Coppelion 01 – C’est d’la bombe

Encore une journée banale au lycée... owait.

Encore une journée banale au lycée… owait.

Noob Man Deux ans après le cataclysme de Fukushima, quelques semaines après les révélations du Canard Enchainé sur la gestion désastreuse de ladite catastrophe, peu après que l’on apprenne que le gouvernement japonais va remettre en marche les centrales nucléaires du pays (ben oui, qu’est-ce qui pourrait mal se passer, après tout ? /o/), je m’apprête à entamer le premier épisode de Coppelion, série adaptée d’un manga se déroulant dans un Tokyo dévasté par une… catastrophe nucléaire. Ambiance, ambiance.

Bref, il est temps de chroniquer ce fameux épisode, qui sera disponible sur ADN (Anime Digital Network) dans un temps fini !

Coppelion // Studio : GoHands // Débuté en octobre 2013 // Prévu pour 13 épisodes // Réalisateur : Shingo Suzuki

Ce qui marque le plus au cours de cet épisode, c’est la splendeur des décors. Ils sont juste… magnifiques, à un point tel qu’on a l’impression que ce sont des photos haute qualité. Cette impression est renforcée par le design des personnages : ceux-ci ressortent tellement qu’ils ont l’air d’être des textures ajoutées après coup à un film.

Mais les décors ont une autre utilité : par rapport aux personnages, ils paraissent ternes et tristes, ce qui rend l’ambiance lourde et menaçante. Même quand il y a de la lumière, on ne peut s’empêcher de ressentir la solitude des héroïnes dans cette immense ville dévastée et de tressaillir en se demandant s’il n’y a pas des… choses qui rodent dans l’ombre.

Le contraste entre décors et personnages est saisissant.

Le contraste entre décors et personnages est saisissant.

Profitons de cette transition pour aborder le scénario. Eh bien, celui-ci n’est que peu développé pour le moment. De ce que l’on comprend, un cataclysme nucléaire a dévasté Tokyo, et la population civile a été évacuée. Mais des signaux de détresse ont été captés en provenance de la capitale sinistrée, et trois jeunes filles génétiquement conçues pour résister aux radiations y sont envoyées en éclaireur.

Une chose positive : le peu d’exposition. Rares sont les éléments explicitement narrés au cours de l’épisode. Quelques remarques, quelques expressions et la mise en scène suffisent à faire comprendre la situation. C’est quelque chose que j’apprécie : inutile de bombarder le spectateur avec le plus d’informations possible durant les cinq premières minutes de l’anime, mieux vaut expliquer le minimum et le laisser faire les rapprochements seul.

Les jeux de lumière sont également réussis.

Les jeux de lumière sont également réussis.

Les personnages, quant à elles, sont peu développées pour le moment. On a affaire à un trio qui semble plutôt banal : une leader, Ibara, qui semble ne pas trop se préoccuper des ordres comme elle le montre en sauvant un survivant agonisant alors qu’on lui avait explicitement dit de ne pas agir une fois des humains détectés ; une jeune fille enthousiaste, qui aime manger et transporte un énorme sac de sport, Aoi ; et une autre plus calme et composée, Taeko, dont les sens sont surdéveloppés et qui a apparemment été génétiquement programmée pour aimer les animaux.

Une chose m’a laissé perplexe pendant un temps : le fait que les héroïnes soient en uniforme scolaire. Cela paraît peu adapté pour une opération de sauvetage dans un milieu possiblement hostile… Puis je me suis dit que ces tenues déstabiliseraient sans doute des ennemis potentiels, et au contraire rassureraient d’inoffensifs survivants. Dans tous les cas, le simple fait de les voir se promener sans tenue de protection suffira à prendre au dépourvu les gens qu’elles rencontreront. À voir.

Le Paradis pour les japonais.

Le Paradis pour les japonais.

L’épisode est relativement lent et calme. Pendant la première moitié, les trois héroïnes pénètrent dans le Tokyo dévasté et secourent un survivant, tandis que la seconde moitié est dédiée à l’exploration de la ville et à la recherche de ceux ayant émis le signal de détresse. C’est au cours de cette deuxième partie que la tension monte, par quelques signes discrets : les décors ternes, la présence d’un canin qui suit les personnages, leur séparation en deux groupes (Taeko restant en arrière pour que ledit canin ne dérange pas les détecteurs destinés à repérer une présence humaine)… jusqu’à aboutir à la fin, où la tension se libère lors de l’attaque d’un chien devenu sauvage dans une scène mouvementée et efficace. L’épisode se conclut sur Ibara tentant de contacter Taeko avec son talkie-walkie, sans obtenir de réponse…

Une bonne façon de conclure l'épisode !

Une bonne façon de conclure l’épisode !

Bref, à mon humble avis, on a ici un premier épisode de relativement bonne qualité. Les décors sont absolument magnifiques, et rien que pour ça, je regarderai la suite avec plaisir, mais même au-delà, la scène finale m’a donné envie de regarder le prochain épisode, et plusieurs points du scénario m’intriguent : jusqu’à quel point les trois jeunes filles ont-elles été génétiquement programmées ? Va-t-il vraiment y avoir des survivants, et si oui, comment se passeront les contacts entre eux et les héroïnes ? À quoi sert le sac de sport d’Aoi : transporter toute la nourriture qu’elle ingurgite, ou autre chose ? Tant de mystères à éclaircir !

Je me rends compte que je n’ai pas été très convaincant… Néanmoins, je pense que vous devriez regarder cet épisode. Au moins pour les superbes décors, et peut-être la mise en scène, l’ambiance et les bribes de scénario vous convaincront-elles de continuer la série.

Et de découvrir, on l’espère, ce que contient ce sac de sport.

Sérieusement, suis-je le seul à me demander ce qu'elle a bien pu mettre dedans ?

Sérieusement, suis-je le seul à me demander ce qu’elle a bien pu mettre dedans ?

4 commentaires sur “Coppelion 01 – C’est d’la bombe

  1. Avatar retarded_fly dit :

    Des uniformes scolaires… pourquoi ?

    Cela me choque bien plus que la vu d’un nombril ou de 5cm² de sein ou de fesses. :winkwink:

  2. Avatar retarded_fly dit :

    DOUBLE COMMENTAIRE !!!!§§!!
    Le studio, c’est Gohands. Starchild est un label musical.
    Des rejetons tous frais de chez Satelight surtout connus pour l’oeuvre original récente de [K] (d’ailleurs c’est la même équipe) et qui pour beaucoup cette série laissa une impression de « mouai » qui demande confirmation par… un film en 2014… derp cette mode de merde (cc tiger & bunny).
    Néanmoins beaucoup de bonne volonté semblaient sortir de cette série et j’attendais la prochaine oeuvre de GoHands.
    (Il y a aussi un Seitokai Yakuindomo en 2010 que je n’ai pas vu et qui réussi à agréablement surprendre certains).

    Sinon pour Coppelion, j’ai… la même sensation que pour [K] à vrai dire.
    On en sait trop peu pour juger, puis on attend, on attend, on attend… et hop c’est le dernier épisode ! Surprise !

    Sinon :
    Une chose positive : le peu d’exposition. Rares sont les éléments explicitement narrés au cours de l’épisode. Quelques remarques, quelques expressions et la mise en scène suffisent à faire comprendre la situation. C’est quelque chose que j’apprécie : inutile de bombarder le spectateur avec le plus d’informations possible durant les cinq premières minutes de l’anime, mieux vaut expliquer le minimum et le laisser faire les rapprochements seul.
    C’est exactement ce qui me saoul un peu et ce que j’ai aimé dans par exemple SSY.
    Je n’aime pas être dans l’impasse et rien savoir. SSY nous bombarde d’info sur le passé, le background du monde, voir même nous spoils des trucs dès le troisième épisode (mais en gardant évidement le plus important… ah ! Souvenir ! Et si le Faux Miyamomachin avait eu le temps de finir sa phrase, le monde aurait était radicalement différent ! :’D… je m’égare).
    Au moins cela nous permet de nous concentrer sur l’histoire, sur les personnages et sur leurs évolutions sur ce monde auquel on a été introduit. Je trouve ça plus franc, on évite des solutions de facilité à base de twistplot à gogo pour relancer une série.
    Bon, chaque oeuvres ne doivent pas toutes être comme ça évidement, mais juste un avis personnel sur le mode d’introduction « d’un monde inconnu ».

  3. Suryce Suryce dit :

    Cher Noob Man, il me chagrine de devoir te contredire autant, mais en toute honnêteté, tu n’es effectivement pas des plus convainquant.

    Déstabiliser des ennemis potentiels ? Déjà que la chose est clairement une excuse, elle ne tient vraiment pas. Les héroïnes sont dans une zone sinistrée, pas une zone de guerre. Le seul ennemi, c’est les loups affamés qui vont se faire un plaisir de leur dévorer leur chair tendre sans protection. La volonté de donner un contexte scolaire à cette histoire alors que c’est pas du tout approprié ne s’arrête pas là d’ailleurs. On a aussi le coup du « vice-principal » parce que… parce que. (Y a aussi le « senpai », mais c’est moins spécifique et intrusif).

    Et les décors sont effectivement super beaux, sauf que malheureusement la mise en scène s’en fiche la plupart du temps, parce que l’ambiance générale est plus orientée vers l’action que la contemplation. Le peu sérieux Log Horizon a le même type de décors, et même si c’est juste pour 30 secondes, il m’a donné l’impression de plus les mettre en avant que Coppelion.
    Et parfois, ce que la mise en scène de Coppelion a envie de contempler, c’est plutôt les héroïnes. C’est incroyable à quel point la scène d’intro reluque le plus possible leurs jambes et leur mini-mini-jupes soulevées par le vent, au point même que comme que certains plans donnent l’impression que leurs jambes sont sans fins ou qu’elles ne portent pas de sous-vêtements, parce qu’ils assument pas non plus de montrer du pantsu même s’ils le suggèrent au maximum.

    En plus, on ne peut pas sortir l’excuse classique du « ça se prend pas au sérieux », parce que justement, cet anime se prend méga au sérieux O_o’
    Ce qui ne fait que renforcer le ridicule de beaucoup de détails. Pourquoi le « vice-principal » est tout le temps en colère ? Pourquoi les filles ne sont clairement pas préparées pour leur boulot, aussi bien mentalement qu’en terme d’équipement ? L’une d’elles à ses gènes modifié pour la faire aimer les animaux, what ?? Est-ce que c’est seulement possible ? Et pis c’est quoi ce déterminisme génétique ? Cela aurait été beaucoup plus crédible de simplement dire qu’elle a été conditionné dès son plus son jeune âge pour ça. Et je ne sais pas exactement comment fonctionne la radioactivité, mais, bien qu’il est raisonnable dans le cadre de la suspension d’incrédulité d’accepter le parti pris de l’anime comme quoi le détecteur des filles réagit bien plus aux êtres vivants que tous le reste, est-ce que les filles ne devraient pas ELLES-MEME être super radioactives d’ici quelques jours et foutre en l’air leur détecteur ? Etre immune aux mutations provoquées par les radiations n’empêche pas celle-ci de leur coller à la peau. Ce qui pose d’ailleurs encore une autre question que j’espère l’anime posera plus tard parce que ce serait pertinent avec la thématique des poupées « non-humaines » : est-ce que les filles pourront jamais -sortir- de Tokyo ?

    A mon avis, ça aurait pu être une très bonne série s’ils avaient joué sur une contemplation et une exploration tranquilles du Tokyo en ruine, plutôt que de se concentrer autant sur le dramatisme et l’action, sans parler du fanservice complètement hors de propos. (D’ailleurs, si c’était une exploration casual plutôt qu’une mission de sauvetage, ils auraient pu mieux excuser le coup des uniformes)

  4. Noob Man Noob Man dit :

    retarded_fly : Merci pour la précision, j’ai lu une mauvaise source. :<
    Pour ma part, je ne dis pas que "absence d'introduction à l'univers = bien", mais là a-t-on vraiment besoin de plus que ce qu'on sait pour comprendre ce qui se passe ? Après c'est une question de préférences et de contexte, et là je trouve que ça passe bien (surtout parce qu'à peu de choses près, c'est notre monde, au contraire de SSY… XD), mais chacun ses goûts. ^^
    (Et Seitokai Yakuindomo est sympa en effet. \o/)

    Cher Suryce, le coup des uniformes est une tentative d'explication avancée au vu des événements de l'épisode. Je suis tout à fait conscient que c'est plus probablement du fanservice, mais est-ce une si mauvaise raison ? Après, j'avoue être influencé dans ce sens par ma relecture récente de Gunslinger Girl, mais bon…

    Quant à ta remarque sur les ennemis, elle serait juste… si les personnages savaient exactement dans quoi ils s’embarquaient. Apparemment, personne ne sait ce qui se passe dans Tokyo, et elles sont envoyées à la recherche d’humains. Je crois me souvenir que, même à Tchernobyl (pour faire une analogie entre deux catastrophes nucléaires), même si la vie sauvage a repris, il n’y a longtemps pas eu de gros prédateurs (plus grande durée de vie que de plus petits animaux => plus de chances de développer un cancer).

    Bref, même si je suis totalement d’accord pour dire qu’il y a du fanservice (encore que, personnellement j’ai plus maté les décors que les jambes dessinées de personnages sur mon écran XD), ça n’empêche pas de pouvoir trouver une explication autre qui tient à peu près la route (et qui sera peut-être validée/invalidée par la suite). :hm

    Niveau préparation, à part Aoi qui panique (et on ne sait pas encore à quoi elle sert, d’où ma fixation sur ce sac de sport u___u’), ça a l’air d’aller. Elles partent pour aller au secours de gens sans doute malades, pas pour combattre des zombies quoi.
    Pour le déterminisme génétique, cette partie sur le « aimer les animaux grâce à ses gênes » m’a fait tilter aussi, mais honnêtement, dans un anime où on peut bidouiller les gênes de façon à ce que la radioactivité ne nous affecte pas, se plaindre de ça revient à briser la suspension d’incrédulité (ouais, être insensible aux radiations c’est clairement pas envisageable, ne serait-ce que parce que les radiations sont des ondes électromagnétiques, un peu comme la lumière mais avec beaucoup plus d’énergie…). Là la suspension porte sur « genetics is magic ! », enfin, pour le moment. ^o^
    Idem pour les radiations qui les imprègneraient. Si jamais c’était le cas, elles seraient sensibles aux radiations. Le seul truc que je puisse imaginer qui les y rende insensibles, c’est un genre de champ de force très proche de leur peau qui repousse les radiations chargées d’énergie. Du coup, problème résolu. u___u’

    Bref, je suis d’accord sur le « bullshit science » et le fanservice, mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier, pour d’autres raisons. \o\

    Et si l’anime avait été « casual », difficile de mettre des enjeux d’une quelconque sorte, ce qui pourrirait un peu l’ambiance je pense.

    C’est à voir, comme je disais. Perso, j’ai trouvé l’épisode efficace dans le sens où il m’a donné envie de regarder la suite, mais je conçois tout à fait qu’il ne plaise pas à tout le monde. ^^’ (et je suis bien conscient du fait que j’ai du mal à être convaincant :<)

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