Kenzen Robo Daimidaler

Libido bideuse

Le pitch: « Depuis peu, les japonais sont régulièrement victimes de l’Empire des Manchots, un empire composé de manchots humanoïdes qui font tout pour émoustiller sexuellement leurs victimes: exhibition de leurs gigantesques membres, distribution gratuite de pornographie… rien ne semble s’opposer à leurs crimes. Sauf peut-être le Beauty Salon Prince, une organisation secrète qui, à l’aide d’un robot géant nommé le Daimidaler contrecarre leurs plans, au détriment de l’immobilier local. Et il se pourrait en outre qu’un lycéen particulièrement pervers, Kouichi Madanbashi, soit le pilote parfait qu’ils attendent depuis le début…« 

  • Studio: TNK
  • Réalisation: Tetsuya Yanagisawa
  • Date de début de diffusion: 5 Avril 2014
  • Nombre d’épisodes: 12
  • Disponible en France: Non
  • Adaptation ? Oui (Manga par Asami Nakama)

J’avais commencé Kenzen Robo Daimidaler la fleur au fusil, avec un espoir naïf: celui d’avoir un pendant comique assumé à des séries comme Aquarion ou Darling in the FranXX, séries qui nous ont enseignées le fait qu’un pilote dirigeait toujours mieux son gros robot quand il avait plus qu’une demi-molle au niveau de ses attributs génitaux. Faut dire qu’en général, la promesse de nudité et de gros combats est quelque chose qui me parle pas mal, donc j’étais parti pour apprécier un délire total et assumé. Et il faut dire que la série démarre pas trop mal: les personnages sont rapidement caractérisés, l’univers est effectivement drôle et délirant, quant à la nudité, elle ne manque pas et en plus elle a le bon goût de ne pas se cacher. Bref, on a ce qu’on veut.

Le problème c’est que tout ça on l’a, en boucle, durant les douze épisodes suivants. Car on se rend compte très vite que Daimidaler est une série qui… tourne en rond. Les personnages n’évoluent pas, l’intrigue est constamment la même, aucun grand enjeu ne se pose, chaque épisode est construit sur le même schéma que le précédent et la seule chose « neuve » qui survient est, quand au milieu de la série, on change de protagoniste, ce qui en théorie devrait amener une nouvelle dynamique mais ne change finalement ni le ton ni le rythme, se contentant d’introduire 2/3 nouvelles blagues qui se répètent dès l’épisode suivant.

Et cela est dommage car cela la série a quelques bonnes idées: on ne sait ainsi jamais vraiment si les héros de la série sont vraiment les héros, la série ayant de plus en plus tendance au fur et à mesure à présenter les manchots comme les bons gars. Un fait d’autant plus explicite que le héros, Kouichi Madanbashi, devient de plus en plus craignos au fur et à mesure qu’avance l’intrigue, commençant comme pervers un peu relou, terminant comme harceleur sexuel destructeur de villes, haï par à peu près la totalité des personnages. Jamais il ne fait l’objet de la moindre redemption, jamais son caractère déviant et désagréable n’est corrigé, mais jusqu’au bout la série nous laisse dans une forme de flou permanent. Du coup, bah oui, c’est les Manchots qui nous intéressent pendant la seconde moitié de la série, surtout via son Grand Empereur et le personnage de Seabarry, qui semble parfois tenir des propos… positifs ? Étrange blague, si il s’en agit d’une.

En somme, de Daimidaler, on retiendra surtout deux choses: la première c’est un doujin hentai sur la série par Pinvise qui est vraiment pas mal, et le second c’est bien évidemment la musique du générique, chantée par un Masaaki Endoh à fond sur l’idée de chanter des insanités sur du rock plein d’énergie. Mais un bon générique ne sauve pas une série, juste des soirées karaokés…


Kenzen Robo Daimidaler

1 out of 5 stars (1 / 5)
Médiocre

Daimidaler avait tout pour être un divertissement total et assumé, aussi humoristique qu’érotique, mais en nous servant la même soupe en boucle durant douze épisodes, elle ne fait au final que nous gaver et nous lasser à vitesse grand V. C’est dommage, car y’a quelques idées qui auraient permis, avec un meilleur traitement, de permettre à la série de tirer son épingle du jeu.

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