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Mangarama assassin et sentimental

Ptet que je vis un printemps super animé mais ça va pas m’empêcher de lire des mangas et de les lister sur Néant Vert tout en donnant mon forcément très pertinent avis.

Donc c’est un mangarama donc concept simple: j’évoque des lectures récentes et marquantes. Pas de spoiler. Juste l’envie de partager. Comme j’ai les yeux qui piquent (j’ai bien mangé 1) je vais pas allonger inutilement cette intro et partons directement dans du gros shonen mainstream fraîchement terminé.

Note: une partie de ces mangas, je dois leur lecture au dossier manga romantique que Sebastien Ruchet nous a offert dans le n°29 de LOLJAPON. Si vous voulez plein de titres intéressants, c’est par ici, peu après le début de la troisième heure d’émission.

Assassination Classroom

AssCla

Y’a des oeuvres comme ça, tu les commences, tu trouves ça top puis arrive un point où tu te dis « ouais non c’est pas si top en fait », tu les laisses tomber puis tu reviens vers elles une fois que des ponts ont bien coulés sous l’eau et, magie, tu surkiffes à mort et tu te fais tout d’un coup. J’ai eu très clairement ce syndrome pour Assassination Classroom. Y’a deux ans j’avais adoré les deux premiers tomes, détesté le troisième mais comme tout le monde m’a assuré que ça devenait super génial y’a un moment, allez, je me suis lancé dans le tout le mois dernier, dans l’optique de vivre la fin en « direct. »

Et, effectivement, Assassination Classroom accumule les excellentes idées et forme une oeuvre complète qui ne manque certainement pas de qualités.

2016-02-08
Quand tu lis un doujin de Xration

En soit, Assassination Classroom est une série qui d’amblée est pas mal risquée puisqu’elle joue avec énormément de choses qui, à la moindre mauvaise maîtrise, peuvent se retourner contre elles. Ce scénario difficile à expliquer hors contexte (des élèves qui doivent assassiner leur professeur), une alternance constante entre une intrigue très sérieuse et des blagues très potaches, un design à part des canons du Shonen Jump, un casting composé de près d’une trentaine de personnages dès le second tome, des enjeux qui tournent autour d’un impératif chronologique, etc etc.

Je ne saurais pas expliquer ce qui, à l’époque, m’avait deçu dans ce fameux troisième tome. Le personnage de Madame Pouffe, peut-être ? Je ne comprenais pas bien son interêt et le rythme s’effondrait subitement. Étrangement, dès le tome suivant, le rythme remet à s’accélerer et ne s’arrête jamais.  J’aurais fait l’effort de lire le tome 4, j’aurais sans doute jamais fait de hiatus. Car non content de proposer un univers original et un casting très large, Assassination Classroom est surtout une série qui se lit très facilement. Le vrai talent de ce manga c’est celui de nous immerger aisément et de trouver la narration parfaite, en permanence.

Donc non seulement ça se lit bien mais en plus c’est, concrètement, bien tout court. Panique au début: ces vingt élèves de la classe 3-E, comment on va les différencier, comment on peut avoir le temps de tous les développer ? Et bah le manga y arrive et à la fin on les aime tous pour des tas de raisons. Evidemment les élèves « principaux » (Karma, Nagisa, Kaede…) vont connaître plus de développement que les autres mais tous ont leur heure de gloire et tous dépassent leurs archétypes avec talent. Rio est trop cool, par exemple.

Et quelle surprise de voir le manga parfois devenir hyper sombre et toujours parvenir à être super crédible et super impliquant ! Quand Assassination Classroom veut nous mettre mal à l’aise, il y arrive et certains thèmes sont assez violents: l’arc de Nagisa avec sa mère est assez inattendu dans un truc qui vient quand même du magazine le plus inoffensif de tous les temps, c’est à dire le Shonen Jump !

Même la fin est super cool, l’auteur semblant avoir réussi à imposer de terminer quand même son manga  au moment où il voulait alors qu’il est, faut-il le rappeler, le second manga le plus populaire et le mieux vendu du magazine derrière One Piece. Du coup on a une fin complète, satisfaisante, émouvante et qui ne contredit pas tous les tomes qui précèdent. C’est chouette un manga qui a une bonne fin, ça arrive pas tant que ça !

Bref, Assassination Classroom a été une excellente lecture de bout en bout, je la conseille très fort à tout le monde car, en bonus, c’est un shonen qui se fait parler au public le plus large possible, ce qui est quand même un sacré bonus.

2016-02-04
Best girl

Shinshunki Bitter Change

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Du bodyswap ! J’adore le bodyswap ! J’aime quand des adolescents échangent leurs corps et découvrent l’amour !

… mais là ils sont toujours bloqués dans le corps de l’autre cinq ans après sans savoir comment changer !

AH ! 

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  1. Comme toujours dans ma cantine, je suspecte qu’ils foutent des somnifères dans leurs sauces juste histoire de pourrir l’aprem de tout le bâtiment
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Lasagnes générationnelles

Je me suis jamais remis du fait que l’an dernier, à Epitanime, débarque des passionnés d’animation japonaise qui ne connaissaient juste pas La mélancolie de Haruhi Suzumiya. Ce qui m’avait choqué alors n’était pas forcément le fait qu’ils ne connaissent pas mais surtout le fait que, ayé, j’étais devenu un « vieux » dans cette communauté à l’âge moyen toujours assez faible et qu’une grande partie, sans doute même la majorité, du public qui vient en salon n’est plus de la même génération que la mienne.

Une fois que j’ai pris conscience de ce fait, j’ai pu me calmer deux minutes, respirer un bon coup et essayer de cartographier les différentes générations de passionnés de culture visuelle japonaise. Du coup là je pose un peu mes différentes observations que je tire de mes expériences sur l’Internet et, plus probant, en salon en tant qu’associatif.

J’ai donc découpé la communauté d’otakus français en cinq morceaux. Je vous préviens: c’est assez grotesque, et ça n’a pas forcément vocation à être une super analyse sociologique pointue™. Du moment que j’évite les généralisations abusives, moi, je suis content. Vais-je réussir dans cet objectif ?

Ces générations ne sont ni exhaustives ni exclusives. Faire partie d’une génération ne signifie pas forcément s’opposer à une génération précédente/suivante. Il n’y a pas de meilleures générations par rapport à d’autres. Je reste volontairement flou sur les périodes historiques de durée entre chaque génération de fans. 

MazingerZ-front

Génération I: ceux qui créent

La génération Goldorak c’est la première, la plus agée, celle qui a découvert la popculture japonaise via GoldorakAlbator ou San Ku Kai. Jeune à cette période, elle a la vingtaine au début des années 90. Comme ils sont alors jeunes, passionnés, remplis d’énergie et d’idées, c’est eux qui vont créer ou fréquenter les premiers salons dédiés, fabriquer le tissu associatif de l’époque, fréquenter Junku, monter des projets et découvrir, souvent par le biais de VHS chinoises ou d’exportations à prix d’or, des oeuvres emblématiques des années 80 / début des années 90 qui n’auront jamais la chance de passer au Club Dorothée.

C’est cette génération qui va créer Animeland, qui va monter le Cartoonist et l’Epitanime, qui va pouvoir vivre l’essor du Minitel pour aller sur 3615 Toon, qui va fonder des maisons d’édition comme Kazé, diffuser du Nadia tard le soir sur Game One, en somme c’est elle qui va poser toutes les bases pour les générations qui suivent et qui explore une terre alors largement inexplorée.

Il y’a envers les oeuvres japonaises un amour dû au décalage avec le reste de la production d’alors, et le plaisir de voir des œuvres d’aventure, d’action et de SF qui parlent au public enfantin d’une façon différente. C’es

Le livre Big Bang Anim leur est dédié.

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Bilan annuel Cinéma ~ 2015 / 2016 ~

Quand j’étais jeune j’allais beaucoup au cinéma. Dans mon bled ouistrehamais, y’avait un cinéma local à genre 500m de chez moi, mon père avait pu obtenir des tas de places à pas cher via son CE, du coup je me gênais pas pour aller voir tout ce que ce cinéma, qui ne possède qu’une seule salle, pouvait proposer. Du coup entre 2002 et 2006, j’ai vu énormément de films et j’allais environ deux fois par semaine au cinéma. Après ça, ça s’est calmé, j’ai commencé à me sentir un peu bourgeois et à vouloir voir de la VO systématiquement du coup je devais aller sur Caen et dans les salles qui en projetaient, qui n’étaient pas si nombreuses, même si, encore une fois, par chance, y’en avait une à 1km à pied de mon lycée. Ce qui était bien pratique. 

Bon puis après 2008 je suis devenu hikkikomori, je sortais plus de chez moi mis à part pour les conventions et quand je suis sorti de cette phase fin 2010, le cinéma était devenu moins ma priorité. Du coup j’allais voir quelques blockbusters ici ou là mais je faisais plus le choix d’aller voir des trucs qui pourraient me surprendre. Arrivé sur Paris, malgré la pléthore d’offres, pareil, la flemme m’avait un peu gagné: y’avait moyen d’aller à des cinémas peu onéreux pour les moins de 26 ans mais ils étaient un peu loin de mon boulot et leurs horaires étaient pas toujours à mon avantage.

Mais du coup tout ça me manquait un peu. Quand j’ai eu 26 ans j’ai compris que c’était la fin des réducs cinéma donc du coup j’allais devoir commencer à payer cher mes tickets. Et par « cher » j’entends « UGC-cher. » 11€ la place. Au secours. Qui peut mettre cet argent dans des tickets de cinéma. A quel moment ça vaut le coup. C’est un manga et demi.

Alors du coup je me suis dis « et si je prenais une carte illimitée. »

Ca me permettrait de retourner voir des tas de films, ça me forcerait à adopter un style de vie ou, pour rentabiliser ma carte, je dois aller voir des films. Et dans un sens, c’est ce que je voulais. Ce rythme que j’avais dans mon adolescence, il me manquait un peu et comme je suis un garçon qui n’a aucune capacité de concentration, bah si je vois pas un film au cinéma, je le verrais jamais vraiment dans des conditions qui me sont personnellement optimales – si je me met à le mater chez moi, je ferais inévitablement autre chose à un moment du visionnage.

Du coup, allez, c’est parti, voici mon bilan de cette première année ou, même si y’a eu des mois « sans », j’ai quand même vu pas mal de bons trucs. Mon seul regret est que, à mon sens, j’ai pas encore pris assez de « risques. » Je suis souvent allé voir des films auquel je savais à quoi m’attendre. Je manque encore du réflexe d’aller voir des films vraiment à l’aveugle et de sortir de ma zone de confort que sont les films généralement américains. Bon, en tout cas, ça me permet d’enfin étrenner sur Néant Vert un nouveau bilan annuel, après l’animation japonaise et le jeu vidéo: le cinéma.

Comme ces bilans la règle est la suivante:

  • Je prends un mois de l’année et je lui attribue un film que j’ai vu ce mois-là, peu importe la véritable date de sortie du film. Ce n’est pas forcément le meilleur film que j’ai vu ce mois-ci, juste celui qui me paraît le plus intéressant à évoquer.
  • Je ne parlerais que des films que j’ai vu au cinéma, pas de ceux que j’ai pu voir… en dehors d’un cinéma. Même si honnêtement j’ai vu peu de films en dehors, à cause des soucis de concentration dont je parlais plus haut. Teehee.

Avril

Whiplash

Avril

La semaine dernière j’ai fait un rêve nul: j’étais joueur de piano dans un groupe de reprises d’animes – sans doute lié à Trio ELM vu que ça partageait certains membres – sauf que je savais pas jouer de piano. Dans le rêve ça allait, j’arrive à improviser des mélodies qui collent bien mais j’arrivais pas, par exemple, à faire un truc fidèle pour faire une chouette reprise de Raise Your Flag. Les autres membres du groupe s’en moquaient, ils trouvaient déjà cool ce que je faisais, sauf que eux je m’en fichais vu que le producteur du groupe c’était JK Simmons qui reprenait son personnage de Whiplash et qui m’engueulait à mort. 

Du coup voilà, un an après avoir vu le film, il me reste tellement en tête que JK Simmons poppe dans mes rêves pour me rendre maboule. C’est un film sur la créativité et l’auto destruction, qui reste volontairement très ambigu dans son message: est-ce que le héros devient un mec hyper talentueux parce que le prof l’a détruit, harcelé et constamment humilié ou était-il déjà hyper talentueux de base et tout ce que ce prof a fait c’est le détruire psychologiquement, le rendant timbré et prêt à sacrifier sa vie entière pour une once d’acceptation ? Pourquoi ce héros continue constamment de chercher le respect de ce mec qu’il déteste ?

En dehors de ces questions c’est aussi un film à la bande originale magistrale, participant à construire une ambiance oppressante et tendue tout le long du film. On mate pas Whiplash pépère: tout le film on le mate avec une boule au ventre car tout peut exploser n’importe quand. Et même quand ça explose, on est pas sauvé: ça peut réexploser encore plus fort. On sait jamais si on doit aimer ou haïr ces personnages, et tout se conclut sur un concert magsitral de près de dix minutes qui passent à vitesse éclair. C’est beau, bien mis en scène et ça raconte des choses intéressantes, bref Whiplash c’était dingue.

C’est vraisemblablement ce que je considère être le meilleur film de ce bilan annuel donc, dans un sens, dites vous que tous les autres qui arrivent derrière sont moins biens. Bon moyen de commencer, dis donc.

Plus rapidement, ce mois-ci, j’ai aussi vu:

  • Shaun le Mouton: j’ai adoré, c’était vraiment trop chou. Moment gênant ou j’ai cherché partout une VOST… mais comme le film est quasi muet, j’avais l’air con.
  • Avengers 2: J’en suis sorti très deçu, c’est à la fois trop long – on se fait quand même chier – et trop court – y’a des tas d’éléments qui sont pas évoqués ou assez développés -, du coup on perd le bon équilibre qu’il y’avait dans le premier. Donc mis à part quelques jolies scènes, ça reste très très médiocre. Quand je lui préfère Thor: The Dark World, y’a ptet un souci.
  • Fast and Furious 7: j’ai trouvé ça diablement merdique, c’est dingue. En fait non, c’est un mot dur: les scènes d’actions sont pas mal voire carrément folles (la scène à Abu Dhabi avec les voitures qui passent d’un gratte ciel à l’autre, fouyaya) mais dès que ça veut devenir sérieux je me faisais vraiment ultra méga chier.

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Nisekoi.full.1950167

[Néant Sept #17] Le top 7 des fins de Nisekoi

Pas de surprises: Nisekoi devrait se terminer cette année. Les ventes commencent à s’éroder, la popularité de la série est en berne et l’intrigue commence à se clôturer, avec des filles clairement exclues du « harem » et la conclusion de certaines sous-intrigues.

Je suis pas comme les fans ricains du Jump qui crachent sur Nisekoi en permanence et veulent sa mort continuellement  1, dans le sens où j’avoue méga kiffer Nisekoi et pas être gêné le moins du monde par l’absence d’évolution dans l’intrigue romantique principale vu que je lis surtout parce que c’est drôle, joli et que j’aime beaucoup tous les personnages. A partir de là, cette histoire de clé et de cadenas je m’en fous largement, tant que y’a des gags. 

Comment Nisekoi va se finir ? Naoshi Komi va t-il éviter le piège de la fin qui n’en est pas une ? Quelle sera la best girl ? Ruri et Shuu vont-ils enfin s’avouer leurs sentiments ? Fuu va t-elle enfin pouvoir profiter du fait que Haru est désormais une butch pour tenter sa chance ? Y-san de Chiba deviendra t-il un personnage de la série ?

On peut se poser des tas de questions. Moi de mon côté, j’ai imaginé 7 fins.

Et je vous ai fait un top avec ça.

Il peut y’avoir un peu de mauvaise foi et de choses irréalistes. JE SAIS PAS.

Si ça peut vous rassurer je lis pas trop les scans japs (je sais que 2/3 trucs dont le fait que certaines filles sont sorties du game) donc l’article spoile pas la parution française. 

Et, oui, vous avez peut-être remarqué si vous êtes un lecteur fidèle: c’est le troisième article d’affilée sur un manga romantique. Et pas le premier sur Nisekoi. Je suis désolé.

Endcard dun des épisodes de Nisekoi:
Endcard d’un des épisodes de Nisekoi:

Mentions honorables

Yume End: Raku se réveille et, ho, c’était un rêve depuis le début ! En vrai il est déjà marié à Yui depuis dix ans.

Shueisha End: l’auteur devait terminer le manga en trois chapitre parce que la série se fait axer du coup il improvise une fin avec un mécha, une déclaration d’amour avortée à cause d’un accouchement soudain et une dernière page ou on voit Raku dire à une fille « je t’aime également, sortons ensemble » sans qu’on ne voie ni son visage ni ses signes distinctifs. Malin.

Bayrou End: Raku aime Kosaki, Raku aime Chitoge, Chitoge aime Raku, Kosaki aime Raku, Chitoge aime Kosaki et Kosaki aime Chitoge. Qu’est-ce qu’on se fait chier depuis le début, la polygamie c’est pas si mal et ça évite de fournir une fin qui va faire rager la moitié du lectorat.

Graou Graou End: Kosaki et Chitoge comprennent que Raku vaut pas tripette et que le tribadisme en fait c’est super génial. Elles finissent ensemble et deviennent un couple de lesbiennes qui s’occupent d’un orphelinat-zoo-pâtisserie super badass.

Classic End: Raku retrouve le traineau qu’il utilisait quand il était gosse. En essayant de le réparer, il constate qu’une clé s’était cachée dans l’objet. La clé ouvre le cadenas. Depuis le début, c’était son traîneau.

7/ Chitoge End

Nisekoi04
Illu officielle ? Je ne trouve pas la source originale.

Raku découvre qu’en fait il kiffe Chitoge depuis le début, se rend compte qu’il ressent plus rien pour Onodera, la clé de Chitoge ouvre son cadenas, ils partent en lune de miel en France, s’installent dans le quartier parisien des Pyramides, ils vont reprendre le Book Off local et vivent une vie éternelle merveilleuse de libraires loin de toutes contraintes yakuzas. Ils vont mourir heureux à 87 ans, dans leur sommeil, après avoir offert un gorille au Zoo de Vincennes.

Chitoge a gagné, tout le monde aurait pu le deviner dès le chapitre pilote et parce que Chitoge était omniprésente dans la com autour de la série.

Pendant ce temps: Kosaki Onodera ne croyant plus en l’amour, elle vire aigrie, cynique et misanthrope, maltraitant toutes les apprenties qui viennent travailler à sa patisserie. La qualité des gateaux se dégradant à cause de ses nombreuses crises de dépression, la clientèle déserte et la pâtisserie doit mettre la clé sous la porte. Le système japonais ne permettant guère à Kosaki de se contenter de toucher le RSA toute la vie, elle finit par vivre aux crochets de sa petite soeur et meurt seule et malheureuse à l’âge de 43 ans à cause d’une toux sèche qu’elle n’avait pas l’envie et le courage d’aller traiter. Si seulement une balle de base ball n’avait pas interrompue sa confession ou si seulement Raku ne s’était pas endormi quand elle a voulue lui en rouler une !

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  1. Tout en continuant à le lire, parce que quitte à être branquignole, autant l’être jusqu’au bout. Après les fandoms américains sur les mangas et les animes, et surtout les « experts » du Jump, j’ai tendance à pas les supporter de base tant ils disent de la merde. Non Haikyuu c’est pas de la merde pour yaoistes, bande de teubés et oui c’est normal que Assassination Classroom a pas de couverture du Jump la semaine de son départ: aucune série a la couv la semaine de sa dernière apparition dans le Jump. Ni Naruto, ni Dragon Ball l’a eu, je veux dire. Bon pardon, je rage dans le vent mais ça fait du bien.
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Kanojo wa Rokurokubi – Romance au long cou

C’est le printemps qui revient donc j’imagine que l’amour est partout ? Deux jours après mon article sur Soredemo Boku wa Kimi ga Suki / Forget Me Not en voilà un nouveau encore sur un coup de coeur qui est encore un shonen de romance qui est encore issu de la Kodansha. C’est plus fort que moi mais j’imagine que « romcom Kodansha » ça va devenir ma nouvelle niche ? Tant que j’ai pas à relire Love Hina, moi, ça me convient.

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Kanojo wo Rokurokubi est donc un manga du Bessatsu Shonen Magazine,  dans lequel il est publié depuis mars 2015. L’auteur est Zui Nieki et si c’est son premier manga, il dispose également d’un tumblr et d’un pixiv tous deux assez bien remplis, même si ça tourne logiquement beaucoup autour de sa série actuelle. Et il faut tourne que ça touche une niche potentielle puisque, tout simplement, Kanjo wo Rokurokubi va mélanger fantastique et romance de manière astucieuse.

Après l’intrigue se déroule dans le Japon contemporain et on suit Natsuki Kanoi, une jeune lycéenne qui aurait pu être tout à fait comme les autres… si elle n’était pas une rokurokubi. Les rokurokubi sont des éléments du folklore traditionnel japonais, dépeints depuis des temps anciens, qui prennent le jour la forme d’humains normaux mais, la nuit, allongent leurs cous et jouent des tours aux villageois. Donc voilà pour Natsuki: elle a l’air d’une lycéenne normale mais elle peut allonger son cou quand l’envie lui en prend… ou sous l’effet de l’émotion.

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Elle ne se cache pas particulièrement dans la société: tout le monde autour d’elle sait ce qu’elle est. D’ailleurs, on se rendra très progressivement compte que plein d’autres « monstres » du folklore japonais peuplent ce lycée qu’on pourrait croire à première vue composé que d’humains normaux. La meilleure amie de l’héroïne est, par exemple, une noppera-bô, avec quelques pouvoirs bonus et une homosexualité assumée pour que tout soit toujours plus coloré.

La série peut donc être considéré comme un mélange astucieux de slice of life dans un univers qui est lui-même un mélange entre un certain réalisme et une légère dose fantastique. Dans ce sens Kanojo wa Rokurokubi pourrait être comparé à des séries comme flying witch, NieA_7 ou Aria, oeuvres ou des éléments « spéciaux » sont traités comme partie intégrante d’un quotidien finalement assez paisible. Mais le slice of life n’est pas que le seul genre possible de la série qui vise aussi le genre de la romance parce que dans tout ça Natsuki a un petit problème: elle est grave amoureuse de son voisin de classe et d’immeuble, le très sympathique et un peu excentrique Itsuki. Les deux s’entendent bien, mais est-ce qu’il y’a moyen que les choses évoluent ? Eh, qui sait.

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Soredemo Boku wa Kimi ga Suki – Tournent les rateaux

Parfois j’aime me dire que j’ai des gouts simples. J’aime la vanille et j’aime la fraise ? Alors je prends une glace vanille/fraise. J’aime bien gérer une ville dans Simcity et j’aime gérer des lignes de transports dans Cities in Motion ? Alors je joue à Cities Skyline. J’aime les intrigues politiques et j’aime Kevin Spacey ? Woh, c’est super bien House of Cards.

Mais parfois c’est plus compliqué de mélanger des trucs que j’aime bien: j’aime beaucoup la Formule 1 et j’aime beaucoup le hentai vanilla, mais faut avouer que des hentai vanilla avec des F 1, y’en a pas des masses. De même, j’adore Nobuo Uematsu et je surkiffe jouer à Rock Band, mais ça va être difficile de caser You’re not Alone dans le jeu d’Harmonix 1

Puis parfois un miracle arrive, un mélange qu’on attendait pas se produit. Tenez, j’aime beaucoup Que sa volonté soit faite 2 et je suis faciné par les histoires d’amour malheureuses à la Makoto Shinkai. Comment mélanger ça, c’est pas incompatible ? Une série ou un garçon doit draguer un maximum de filles pour sauver le monde face à un univers ou aucune histoire d’amour ne laisse le spectateur comblé ?

Et bien, au Japon, le miracle a eu lieu, la salade a été cuisinée, mes prières ont été exaucées et ça donne lieu à un très beau manga en 44 chapitres et 7 volumes. Son nom ? Soredemo Boku wa Kimi ga Suki. 

Couverture du premier tome aux Etats-Unis, ou il sort depuis hier sous le nom Forget Me Not aux éditions Kodansha USA.
Couverture du premier tome aux Etats-Unis, ou il sort depuis hier sous le nom Forget Me Not aux éditions Kodansha USA.

Le pitch, il est pas mal: Serizawa est un trentenaire un peu paumé dans la vie, qui fait un boulot pas forcément très passionnant et qui vit seul. Il a le spleen, le marasme, le seum, la déprime. Un jour, alors qu’il rentre chez lui avec son petit scooter, il croise une jeune fille qu’il croit reconnaître, se crashe à cause de la surprise et tombe inconscient sans voir le visage de celle-ci. Tout ce qu’il sait c’est que celle-ci appelle l’hopital et le contacte peu après par téléphone. Il croit reconnaître une ex à lui mais n’arrive pas à retrouver quelle ex pour une raison simple: il a beaucoup d’ex et a chaque fois il était la raison pour laquelle ces relations ont échouées.

Il va la rencontrer le lendemain mais avant ça il va se retrouver seul avec ses mémoires pour répondre à cette question: parmi toutes ses histoires d’amour ratées… laquelle est cette fille, qui semble laisser entrouvrir un nouveau départ ?

On va donc explorer ses souvenirs et revivre toutes ses histoires ratées, une par une, du début à la fin. Ici, pas d’amourettes non réciproques, juste des vrais bons gros gadins amoureux qui vont parfois lui faire très mal, du collège jusqu’a sa vie adulte.  Et malgré ce postulat qui pourrait paraître très déprimant, ce qui est chouette est que Soredemo Boku wa Kimi ga Suki est loin de n’être qu’un arrache-larmes de plus !

Chou
Quand le premier baiser avec ta future ex est trop trop chou

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  1. Notez que parfois un miracle arrive: je surkiffe Uematsu, je surkiffe le catch, donc je surkiffe voir des catcheurs faire le thème de victoire de Final Fantasy.
  2. The World God Only Knows / Kami nomi zo shiru sekai, ça me saoule de pas savoir lequel des TROIS noms utiliser, encore heureux que je parle pas d’Higurashi/Hinamizawa/When They Cry/Le sanglot des cigales
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MGSV08

Metal Gear Solid V: The Phantom Pain – Ashes to Ashes

 Donc ça y’est, c’est fait, j’ai profité de la période de Noël et des promotions d’il y’a deux mois pour m’attaquer à la nouvelle génération de consoles. Et comme j’aime bien rester fidèle d’une marque à l’autre lors d’un changement de génération, c’est vers la Xbox One que mon choix s’est porté. Oui, je sais, certains d’entre vous vont s’empresser de me juger, mais je considère – à tort ou à raison – que les deux consoles n’étant pas vraiment si différentes que ça, je n’ai pas vraiment de raison de changer de bord. C’est ainsi, et mis à part quelques JRPG Jap que je n’aurais jamais eu le temps de faire de toute façon , je ne pense perdre tant d’exclus qui m’intéressent.

Evidemment, acheter une console c’est surtout le faire pour les jeux et là j’avais deux vrais arguments de choix qui m’attendaient:  le premier est Rock Band 4, évidemment, qui même si c’est une version très light de Rock Band 3 reste une suite que j’attendais et un moyen de me remettre un peu aux instruments en plastique après un an de petite pause. Le second… c’était très justement Metal Gear Solid V: The Phantom Pain. 

J’aime beaucoup la saga MGS. Je me souviens de mon mois de mai/juin de 2000 passé sur le premier jeu, avec sa VF. Je me souviens avoir galéré comme par permis dans la scène ou il faut grimper les marches d’une tour tout en faisant face à une vague d’ennemi avec son maigre FAMAS. Tout comme je me souviens déjà de ce scénario creusé, des cinématiques dingues pour l’époque ou du gameplay qui pour la première fois m’initiait à un genre que j’allais kiffer par la suite, celui de l’infiltration.

Puis est arrivé Metal Gear Solid 2 Sons of Liberty. Premier jeu que j’ai acheté day one. Avec le DVD Bonus, et tout. Je l’ai fini dans presque toutes les modes de difficulté 1, j’ai trouvé presque tous les dog tags, bref j’ai passé du temps sur ce jeu. A la fin je pouvais le speedrunner easy breezy. Je suis sur, j’aurais poussé encore un peu, j’aurais pu choper des records. Carrière manquée. Quant à Metal Gear Solid 3 Snake Eater, il a passionné l’adolescent fana de guerre froide que j’étais à l’époque, mais j’avoue l’avoir refait « que » trois fois.

C’est après qu’un truc s’est brisé: j’ai jamais eu de PS3 au bon moment pour Metal Gear Solid 4 2 et quand j’ai enfin pu jouer à Peace Walker via sa version HD sur Xbox360, j’ai adoré jusqu’a ce que je tombe contre d’horribles boss qui te demandent de l’endurance sur une demie-heure une heure. Du coup je ne l’ai jamais terminé. Et j’avoue n’avoir, du coup, absolument rien suivi sur ce cinquième épisode. Au point de rien ressentir en voyant les trailers débarquer à l’E3…

Alors qu’est-ce qui a changé ? Metal Gear Solid V: Ground Zeroes.

MGSVGroundZeroes

Sorti en 2014, ce jeu à la durée de vie internationalement reconnue comme nulle (la mission principale se clôture en une heure et demie si on y va à l’aveugle, 20mn si on sait déjà quoi faire et où aller) était gratuit durant l’été 2015 pour les détenteurs de Xbox Live Gold. Je suis donc allé squatter chez Concombre, heureux possesseur d’une One, et je me suis fait le jeu en un après-midi. Et là pam: le gameplay est méga bien fait, l’ambiance est dingue et le peu d’intrigue qu’il y’a se vaut surtout par le fait qu’il se termine sur un putain de cliffhanger. Donc oui, j’ai mal pour ceux qui l’ont payés 30 boules y’a deux ans mais bon dieu, qu’est-ce que c’est bon.

Du coup voilà: on m’offre la promesse d’une grosse intrigue, une ambiance guerre froide de fou et tous les critiques autour du V parle d’un monde openworld vraiment bien fait ? Ok, c’est chaud, mais je suis hype.

Et me voilà, cent heures de jeu plus tard, à vous donner mon avis sur ce blog. On est le 29 Février en plus, c’est un peu dingue, donc allons y c’est parti, je vais dire beaucoup d’amour sur ce jeu.. et évidemment mes quelques déceptions parce que, comme tout le monde, y’a un truc qui rend triste avec Metal Gear Solid V, qui aurait pu être un des plus grands jeux jamais faits.

Cool guys
Cool guys (sauf Hal Emmerich) (what a dick)

Continuer la lecture de Metal Gear Solid V: The Phantom Pain – Ashes to Ashes 

  1. Je suis resté éternellement bloqué à la torture finale en European Extreme, je voulais pas péter ma manette.
  2.  Je me suis payé une PS3 fin 2013, j’ai finalement acheté MGSV en occasion en novembre 2015. Le disque est encore dans ma PS3: j’ai juste fait le début du chapitre 1 « pour voir » puis dix jours plus tard je me suis payé la XOne. RIP.
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Nocturne Epitanime du 13 Février – Koe no kagiri

LES NOCTURNES EPITANIME. 

Vous connaissez sans doute déjà la « vraie » convention Epitanime, celle qui se déroule fin mai, qui prend place pendant 48h non-stop, et qui est toujours l’occasion de s’éclater entre otakus dans une ambiance légère et amicale. Vous connaissez ptet moins les Nocturne ou, en gros, on se ramène à 21h, on fait des trucs dans l’école EPITA lié à la culture visuelle japonaise, et on part à 6h, bien défoncés mais heureux d’être en vie. Je traîne dans ces Nocturne depuis avril 2009 mais faut avouer que ces dernières années bah… j’y allais un peu moins en visiteur vu que j’en avais pas fait depuis janvier 2014. En même temps des Nocturnes, ça faisait un an que y’en avait plus eu – la dernière était pour fêter la Saint-Valentin 2015, entre temps l’association a essayé d’en refaire en décembre mais lol l’état d’urgence et la panique générale de novembre – et les précédentes j’y étais en associatif dont je suis à moitié excusé.

Je suis donc allé à celle du 13 février. Programme assez mince: aucune asso extérieure à Epitanime s’est déplacé, mais ça ne m’a pas empêché de rester toute la nuit. 70% du temps a été dédié à faire du karaoké. J’avais 2/3 thalistes avec moi (Tsuchi et Yoka, yo) et c’était sympa.

Mais du coup je vais vous raconter cette longue soirée. Heure par heure. J’ai décidé de faire mon journaliste total pour l’occasion et j’ai passé la soirée avec un stylo et mon fidèle carnet de notes (qui, honnêtement, traîne dans mon sac depuis quatre ans mais n’a pas concrètement servi depuis la fois ou j’ai interviewé des japonais à Japan Expo Centre 2012), prenant plein de notes sur tout ce qui se passe etc etc. Le tout avec un style volontairement très bref, encore plus oral que d’habitude. Vous allez aimer.

L’article sera illustré de fanarts cools – souvent lié à des séries que j’évoque – parce que bon, j’ai pas vraiment de photo de l’événement sous la main. La photo qui sert de bannière à l’article a été récupérée sur l’album officiel de l’événement, sur la page Facebook des Nocturne Epitanime. Parce que moi mes photos, elles ressemblent plutôt… à ça:

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C’est moins excitant !

MAIS VOICI DONC MON HISTOIRE.

 

20h

La Nocturne ouvre officiellement ses portes à 20h mais comme on connaît bien les petites habitudes d’Epitanime, on préfère aller au kébab à cette heure là. Rendez-vous donc à 20h devant « Le Pacha », un kébab tout tout près. Je retrouve Tsuchi, Yoka, Eruliuce et ZetaKebab et on se fait donc de la bonne viande salade/tomate/oignons. Je suis le seul à prendre un sandwich Adana, ce qui crée la sensation à la table. Les discussions ne sont pas incroyablement passionnantes, vous en conviendrez: ça parle beaucoup de Gundam. Yoka sort son recueil des nouvelles de Naoshi Komi, on repense à Double Arts, ça sale nos frites. Je suis tellement YOLO que je prends un GINI. La caissière croit que je suis étudiant donc me file le tarif lié. Cool.  On reconnaît déjà des gens qui vont aller à la Nocturne derrière. La télé diffuse un match qui oppose la Juventus à Naples. Hype.

 

Une Kikuchi Makoto fana du Juventus, par Sora Inoue
Une Kikuchi Makoto (The Idolmaster) fana du Juventus, par Sora Inoue

21h

On part ensuite vers Epita. Y’a la queue. On passe une minute à se dire « eh y’a le responsables activités d’Epitanime qui gère l’entrée, si on demande très gentiment, ptet qu’il nous fera passer » mais on a finalement aucun courage à demander. Du coup on va à la fin de la queue. Y’a pas grand monde dedans mais elle va très lentement vu que chaque personne qui entre est fouillée méticuleusement, et son nom entré dans une base de données interne. Il crachine. Les mecs sortent leurs parapluies, je m’en bat, je suis normand. Les gens devant nous parlent de Highschool DxD. Nous ? Comme deux d’entre nous ont passés du temps en Corée et au Japon, ils parlent de leurs expériences avec les love hotels. En Corée, c’est tellement pas cher que tout le monde s’en sert pour dormir et économiser des thunes. Au Japon les caisses sont automatisées, wow, folie. Je demande si y’a des cartes de fidelité, genre 12-25 ans. C’est drôle. On rigole. C’est bien l’humour.

On rentre ptet 30mn après avoir fait le début de la queue. Je me fais tamponner le poignet et on me demande si je suis célibataire ou en couple. Comme je suis en couple, je n’aurais pas le droit à un petit bracelet que j’aurais pu offrir à ma « Valentine potentielle » dans l’école. Les filles quant à elle, c’était l’inverse: si elles avaient un bracelet, elles étaient déjà en couple. Initiative fun, vaguement patriarcale (si j’ai bien compris, le mec était obligé d’être actif et la fille passive, je sais pas, ça reste bon enfant, je sais pas si des couples se sont formés, si oui on veut les noms, la différence d’âge et les plats préférés.) On fouille mon sac et je suis heureux de ne pas avoir ouvert la petite bouteille d’eau que j’ai ramené, sinon j’aurais été dans le caca. Un type nous demande si Thalie fait des activités ce soir. J’hésite à lui dire « ha bah bien sûr, c’est pour ça qu’on fait la queue à l’entrée. » Faire la queue à l’entrée d’une conv/salon: je le fais tellement peu que je suis plus habitué.

On fait rapidement le tour des salles. Effectivement c’est mince: deux salles de jeux vidéo musicaux (une dédiée à un jeu de danse, l’autre dédiée à un jeu de danse), deux salles de jeux vidéo plus classiques, une salle atelier dessin et l’amphi karaoké. On fait le tour de la salle JV. Des types jouent à Gravity Rush PS4. Le Bomberman Saturn à 8 est au rendez-vous, tout comme Smash 4 et Mario Kart Wii. On songe y revenir plus tard. Là c’est kara.

Amphi déjà plutôt blindé, on arrive à prendre des places au premier rang tout à gauche. Ca va être précieux pour la suite. On se fait accueillir par trois génériques de Shonen Jump à la suite: Assassination Classroom, Haikyuu, Shokugeki no Soma. Ok cool.

On va s’asseoir POUR NE PLUS JAMAIS PARTIR. Il est 21h55.

Ouais Fukuyama double les deux personnages, donc, ouais, le fanart était logique
Ouais Fukuyama double les deux personnages, donc, ouais, le fanart était logique (par ana bi)

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La place de la famille dans les films de Mamoru Hosoda: trois films pour trois points de vue

On est quelques semaines après la sortie en France du Garçon et la Bête et, très naturellement, le nom de Mamoru Hosoda est sur toutes les lèvres. Un peu facilement qualifié de « nouveau Miyazaki » dans la presse généraliste, jugé comme la meilleure chose qu’il soit arrivé à l’animation japonaise depuis Satoshi Kon par la presse spécialisée dans le cinéma, plus généralement adoré par les passionnés et otakus français, bref, encore une fois le réalisateur japonais, qui n’en est qu’a son sixième long-métrage et son quatrième sorti en salles en France 1, déchaîne l’enthousiasme général comme j’ai rarement vu en matière d’animation japonaise – seulement Miyazaki et Kon pouvant justement prétendre à un tel amour du public français.

Après c’est comme tout: il n’est pas intouchable. Et comme le consensus total ça serait, il est vrai, un peu chiant, des voix commencent ici ou là à signaler que Hosoda, ce n’est peut-être pas la statue irréprochable qu’on veut décrire. Une des critiques revenant le plus régulièrement signalant qu’il a beau être sympa mais que, bon, ses films parlent tout le temps de la même chose.

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Mamoru Hosoda qui fait un sourire forcé après avoir entendu dire qu’il fait « tout le temps la même chose »

En soit, il y’a effectivement trois thèmatiques qui reviennent constamment chez les films d’Hosoda 2 : la première thématique c’est souvent de faire d’événements fantastiques et extraordinaires des éléments concrets du quotidien d’une personne jusque là « normale » – l’homme loup, le pouvoir de voyager dans le temps, un monde parallèle rempli de bêtes, un monde parallèle numérique – et de traiter ça de manière à ce que la frontière entre éléments fantastiques / science-fictionnels et éléments réels soit la plus fine possible. Bref, c’est un genre plus qu’une thématique, mais ça revient constamment chez lui.

La seconde c’est l’amour. Y’a toujours une histoire d’amour chez Hosoda. Ca se manque pas. Mais y’a pas forcément énormément à en dire dessus, d’autant qu’il n’a pas vraiment le monopole des histoires d’amour au cinéma, haha.

La troisième c’est bien évidemment la famille. Ca ne vous aura pas échappé car il ne faut pas avoir BAC+6 en critique cinéma pour le constater mais, oui, Hosoda aime en parler. Peut-être pas tant que ça dans La Traversée du Temps mais ses trois films suivants – Summer Wars, Les Enfants Loups, Le Garçon et la Bête – tournent clairement autour de ça et en font, sans la moindre subtilité, leur thème principal.

Du coup c’est devenu une critique: Hosoda, il parle tout le temps de la même chose, il change pas. C’est pas illogique de le reprocher, et on peut comprendre la frustration que certains peuvent avoir de voir quelqu’un de talentueux comme Hosoda pas tenter des thématiques « neuves. »

Neuves comme quand il a décidé de rendre One Piece super glauque
Neuves comme quand il a décidé de rendre One Piece super glauque

Mais en même temps ça me semble montrer qu’on est passé à coté de quelquechose: à chaque fois, Hosoda parle de la famille mais change comment il en parle. Et si il en parle c’est ni par facilité ni par calcul, mais aussi parce que quand on s’informe sur sa vie personnelle et ses convictions, on comprends qu’il a une certaine légitimité à parler de familles. Dès lors, il faut à mon sens prendre le trio Summer Wars / Enfants Loups / Garçon et la Bête plus comme une sorte de trilogie venant d’un véritable auteur qui va tout simplement parler de famille sous trois angles à chaque fois différents mais qui seront au final complémentaires.

Et comme expliquer c’est déjà un peu excuser, revenons sur ces films et sur leur manière d’aborder les liens familiaux. On en profitera pour revenir sur la personnalité et la biographie de Hosoda, le tout pour voir d’où peut lui venir sa passion pour ce thème.

Ça spoile les trois films donc… euh… vaut mieux les avoir vus.

Par contre ça spoile pas la Traversée du Temps donc ça va
Par contre ça spoile pas la Traversée du Temps donc ça va

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  1. Je ne compte pas Digimon le film parce que vu le remontage barbare, c’est plus vraiment le film qui a été conçu par Hosoda au départ
  2. Quand je dirais « films d’Hosoda » dans cet article, je vous préviens dès maintenant: je ne prends en compte ni Bokura no War Game ni One Piece et le Baron Omatsuri, non pas parce qu’ils seraient mauvais (c’est très loin d’être le cas et j’en profite pour vous dire que le Baron Omatsuri ça déchire pas mal) mais surtout parce qu’ils sont des films à licence où Hosoda n’a pas forcément eu les mêmes libertés que ce qu’il aura à partir de La Traversée du Temps.
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YYZ (Mangarama psycho-romantique)

Je pourrais vous parler longuement de Metal Gear Solid V The Phantom Pain mais je n’ai que 60h de jeu au compteur, c’est peut-être trop tôt. Alors du coup, je pense que revenir sur quelques unes de mes lectures récentes de mangas fera très bien l’affaire. Bonus: j’ai dormi 4h30 cette nuit, mon esprit est dans un brouillard dingue, mais c’est parfois dans ce genre de conditions extrêmes qu’on lâche son plus beau slam sur le papier de l’eldorado. Un truc comme ça. 

J’en profiter pour signaler le retour de la plus belle de toutes les webradios Anime/JV/Rock, c’est à dire Tsumugi, après un mois d’arrêt forcé. Si vous cherchez du bon son en fond, et que vous êtes intéressés par les trois genres pré-cités, n’hésitez pas à y jeter une oreille et à partager à vos copains !

Bon allez, commençons bien comme il faut et allons aborder un thème que les mangas aiment ne jamais aborder: la transsexualité. Vous savez sans doute déjà de quel manga on va parler.

 Hourou Musuko

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Nitori a dix ans, c’est un garçon mais il a envie d’être une fille. Yoshino est dans la même classe, c’est une fille mais elle a envie d’être un garçon. Voici l’histoire de leur adolescence, de la primaire jusqu’au lycée: les problèmes qu’ils vont subir, les interrogations qu’ils vont se poser, les joies qu’ils vont avoir, les rencontres qu’ils vont faire. Car tout autour d’eux, ils vont avoir des impacts plus ou moins majeurs sur la vie de beaucoup d’autres préadolescents.

Par où commencer ? C’est assez compliqué d’en parler… Pas forcément à cause du thème, qui est largement traité tout le long des quinze tomes, et le fait avec justesse et bienvaillance, réfléchissant sur beaucoup d’aspects – physiques, psychologiques, sociaux – de la transsexualité et du transgenre. Et si certains peuvent trouver risqué de mettre en scène des enfants sur cette question, dites vous que c’est traité avec parcimonie et réserve et que, non, vous ne verrez pas des enfants de onze ans se questionner plus que ça sur la sexualité. La sexualité en elle-même arrivant même très tard dans le récit. Donc là dessus, pas de pièges ni de moralisme, le seul défaut qu’on peut vraiment reprocher sera finalement une sorte de véritablement traitement du passage de femme à homme.

Si le manga réussit parfaitement son coup sur le fond – les personnages évoluent constamment, le sujet est bien traité, évite les clichés -, c’est d’un point de vue plus technique que je dois avouer être un peu plus mitigé. Si l’on passe sur le style visuel qui est volontairement simple et qui passe plutôt crème, c’est du point de vue de la narration et de la manière de raconter le récit que je suis plus critique: c’est parfois dur à lire. J’avoue que mon incapacité à retenir les noms japonais m’a pas mal handicapé et que j’ai parfois confondu des personnages, ce qui est imputable à moi et moi seul, mais l’histoire avance à rythme bien trop lent et, quand ce n’est pas le cas, parfois bien trop rapide. Des soucis énormes sont parfois bazardés en trois pages tandis qu’à l’inverse, on va passer des chapitres et des chapitres sur des histoires pas si passionnantes. Sans compter que parfois les transitions de case en case se font assez peu naturellement et que, dans l’ensemble, j’ai trouvé que ça manquait d’émotions.  Malgré son style pastel et ses personnages mignons, Hourou Musuko m’a parfois paru très froid. 

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Mais tout cela n’est pas applicable à l’ensemble du manga et, par contre, j’avoue avoir eu beaucoup moins de mal à lire les volumes finaux. A partir du dixième/onzième tome, tout paraît mieux maîtrisé et on allie une histoire juste avec, enfin, quelques émotions et une narration qui te pose moins un obstacle à la lecture. J’ai vraiment adoré le volume final, même si je trouve que ça se termine un poil trop vite: un petit épilogue n’aurait pas été de refus.

Vu les thématiques abordées, je suis très surpris de voir qu’aucun éditeur français n’a souhaité tenté l’aventure, ne serait-ce que parce que le transgenre est de plus en plus évoqué mais pas toujours très bien compris et, à ce titre, Hourou Musuko a une vraie place à jouer, en dehors de toutes considérations commerciales.

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