TEWIN

Ma petite fédération de catch (ne peut pas être aussi cool)

 

Ayé j’ai fait un titre parodie de celui d’Oreimo, Kill me please.

Bon en ce moment je suis bien embêté car je ne joue plus aux jeux vidéo que sur console portable. J’arrive plus à jouer sur ma 360, ma manette de PS3 est restée là ou a eu lieu Hajime fin août et j’ai la flemme de la chercher, quant à ma Wii U j’ai plus assez d’argent pour l’alimenter et croyez bien que c’est pas l’envie qui manque. Bon par contre je joue sur PC. Enfin « je joue sur PC. » Je joue à UN jeu sur PC. Et ce jeu, vous ne le connaissez sans doute pas, c’est Total Extreme Warfare 2013. Un jeu dont je suis sur la même save depuis maintenant prêt de deux mois et ce sans interruption.

Qu’est-ce que Total Extreme Warfare, me demanderez-vous ? C’est une série de jeu qui date de la fin des années 90, développée par un seul mec (Adam Ryland) et ou le joueur se retrouve à gérer une fédération de catch. Autrefois développé en amateur sous le nom Extreme Warfare Revenge, le jeu s’est « professionnalisé » en 2005 pour passer chez l’éditeur Grey Dog, un éditeur spécialisé dans la simulation/gestion très textuelle. Je dis ça car vous voyez Football Manager ? Et bah Total Extreme Warfare est encore moins sexy visuellement.

La preuve !
La preuve !

Le jeu vaut une trentaine de dollars, est assez complet et très pointu. Tellement pointu que je ne vous recommande absolument pas le jeu si vous êtes pas un minimum très passionné par le catch parce que sinon vous allez juste vite être perdu et vite être noyé sous le flot d’informations à ingurgiter et à enregistrer. De base le jeu dispose d’un univers fictif qui lui est propre, avec des fédérations et des catcheurs imaginaires qui font partie d’un grand tout nommé le « CornellVerse » qui évolue au fur et à mesure des premiers épisodes, datés des années 90. Mais, évidemment, le jeu est autant ouvert au modding qu’Assassin’s Creed Unity aux bugs. Et comme la communauté autour du titre est super active, il est pas dur en trois clics et demi de changer les bases de données du jeu pour qu’à la place de ces faux catcheurs on retrouve les noms connus du catch du monde entier.

Le jeu est donc très exigeant. L’erreur de débutant dans ce jeu c’est d’installer un mod « Monde Réel 2014″ et de tout de suite prendre le contrôle de la WWE. Y’a pas mieux pour se dégouter. Parce que cela va exiger du joueur une patience absolue. Organiser un show est quelque chose d’assez austère, ou vous devez gérer ça match par match, angle par angle, ce qui vous prendre facile dix minutes / un quart d’heure à chaque fois. Alors quand vous vous retrouvez avec la WWE et ses trois ou quatres shows hebdomadaires… Rien que dans ma partie actuelle, pour qu’un mois s’écoule dans le jeu, je dois y passer entre deux et trois heures. Sachant que c’est un jeu dont chaque partie est vouée à être jouée sur le long terme parce que l’univers est en perpétuelle évolution et que c’est une évolution toujours assez lente…

Mais bref, malgré tout je suis addict à ce jeu. Il est facile à lancer (faut juste faire gaffe à passer son ordinateur en langue anglaise sinon il buggue) et c’est le genre de trucs auquel je joue affalé dans le canapé en écoutant de la merde sur Spotify ou Tsumugi. J’y trouve mes trois heures de repos hebdomadaires, à me faire un petit mois de booking, hop. Puis parfois pour m’endormir ou pour m’occuper au boulot, je réfléchis à comment je vais gérer mon booking dans ma partie, etc.

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Et pour résumer rapidement, comment ça fonctionne ? Chaque catcheur a une armada de statistiques et le but du jeu est de former les meilleurs événements possibles. Y’a plein de petites règles à respecter comme par exemple mettre le meilleur match possible en main event c’est à dire à la fin, respecter la fameuse dynamique Face Vs Heel, protéger le prestige de ses titres, etc etc. Mais plus vos événements sont bons et bien notés, plus la popularité de la fédération augmente et avec elle l’argent et les possibilités que cela crée. Plus vous êtes bon, plus vous êtes reconnu et plus vous pouvez signer des « grands noms » qui pourront vous aider à atteindre des notres dytirambiques. Sachant qu’évidemment vos catcheurs vieillissent, s’usent, se blessent ou lassent le public donc il faut prendre garde à ne pas toujours vous reposer sur les mêmes stars et à toujours former le plus de stars possibles afin de pouvoir assurer un turn over décent.

 

MAIS BON. Tout ça est bien sympa mais passons au centre de ce billet qui intéressera je pense trois personnes dans le monde. C’est à dire que je vais vous raconter ma partie actuelle. Celle que j’ai commencée début septembre. Ha. Si vous êtes fan de catch, vous allez aimer quand même parce que c’est du fantasy booking bien dégueu comme on en voit peu en France.

Bon pour expliciter les choses, vis à vis de ma partie, voilà les bases à appréhender:

  • J’ai choisi comme avatar Shane McMahon parce que je trouve cool de jouer Shane. D’un point de vue « roleplay » ça fait très « je veux à tout prix rivaliser avec mon papa. » Et puis j’ai ce kiff secret pour Shane, on parle d’un mec qui aurait pu rester un héritier chouchouté mais qui a manqué de mourir plusieurs fois sur le ring juste pour permettre à l’entreprise familiale de continuer à être fructueuse.
  • Le mod que j’utilise est un mod qui débute à la moitié de l’année 2002. J’ai choisi cette période un peu au pif. J’suis pas fan de l’Attitude Era et, initialement, je voulais me faire une run ou Shane aurait été le chef de la TNA. Vous allez le voir mes plans ont changés.
  • J’ai modifié quelques détails avant de commencer, certains assez marrants comme, par exemple, j’ai fait en sorte qu’André le Géant soit encore vivant.
  • A deux-trois moments clés j’ai utilisé l’éditeur pour pimenter les choses – genre en 2008, Steve Austin revient de blessure complétement guéri.

OK VOUS ETES CHAUDS ?

OK LET’S GO.

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TouchTouch

Japan Touch 2014 – You Touch my tralala

Eh, les conventions de l’ouest je commençais à connaître alors je me suis dit « bon, ok, allons voir au sud est comment vont les choses. » Enfin, non, ça c’est pas vraiment passé comme ça. C’était plus « eh les mecs, y’a Yamatogawa d’invité à Lyon pour Japan Touch » et la réflexion a pas été lente. C’est bizarre, hein. En 2013 j’ai hésité à aller à Marseille pour Ikuhara et je l’ai pas fait « parce que pas d’argent », par contre aller à Lyon pour Yamatogawa, zéro problème, même si j’ai toujours pas d’argent. Ptet que j’accorde plus d’importance au hentai qu’a l’art.

Eh, ça expliquerait énormément de choses.

Shingeki no India
Shingeki no India

Bon bref, Japan Touch est une convention « historique » qui fêtait ce week-end sa seizième édition et était pour l’occasion couplé à la première édition du « salon de l’Asie. » Tout cela était organisé dans une sorte de grand parc des expositions prêt de Lyon, grand parc qui hébergeait ce week-end là deux autres salons, un dédiés aux animaux et l’autre aux vieilles voitures.

Voilà pour les présentations. Sinon concrètement ? Bah c’était Paris Manga à Lyon.

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Comptez le nombre de copyrights dégommés dans cette image \o/

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A la faveur de l’automne

Vous voulez mon avis sur les premiers épisodes des animes de cette saison d’automne ?

Ok c’est parti !

(Bon j’ai commencé à écrire cet article mercredi dernier, je le termine là tout de suite. La flemme est grande et mes occupations nombreuses, tout ça.)

(Au passage, ce week-end, vous me trouverez sans doute à Lyon en train de faire la queue pour des dédicaces de Yamatogawa. Mon absence d’honneur fait que, oui, je fais Paris/Lyon juste pour un auteur de hentai. MAIS PAS N’IMPORTE LEQUEL.)

 

Shigatsu wa Kimi no Uso

Shigatsu

Salut, série de la saison. Ca doit être la troisième ou quatrième fois que je vous en parle en autant d’articles, ce qui pourrait presque témoigner de mon appartenance à un lobby quelconque. Pourtant Shigatsu wa Kimi No Uso est super bien  et c’est vraiment l’anime de la saison que je vais le plus vous encourager de regarder.

Pour rappel, ça raconte l’histoire d’un jeune garçon qui était dans son enfance un prodige au piano mais qui après la mort de sa mère a laissé tomber cet instrument et « profite » de l’adolescence en déprimant et en ne sachant pas quoi faire de sa vie. Bon donc il est triste jusqu’a ce qu’il rencontre Kaori, une jeune fille qui est son exact opposé et qui se révèle extrêmement talentueuse au violon, bien que peu académique.

Grosso merdo c’est:

– Visuellement sublime, que ce soit en terme d’animation que de choix visuels. C’est coloré, bien pensé et  l’anime se prive de rien, se révélant assez sublime de bout en bout. Attendez la scène du concert dans l’épisode 2, vous allez kiffer. Le pire ? C’est qu’après cinq épisodes y’a pas encore le moindre signe d’affaiblissement.

– Bien écrit. L’ouvrage mélange quand même quatre à cinq genres un peu casse gueule: on a du drame, on a de la comédie, on a de la musique et on a de la romance, le tout avec un ton shonen parce que, eh, c’est de là que ça vient.  Et ça marche impeccablement, les éléments en questions étant bien gérés, sans compter le fait qu’en cinq épisodes on a déjà une tripotée d’enjeux qui sont posés: le secret de Kaori, la volonté du héros à se sortir de sa mélancolie, le carré amoureux entre les quatre personnages auquel vient de s’adjoindre un cinquième, les futures compétitions du piano, la place  de la musique dans la vie de ses héros…

– Musicalement, c’est, heureusement, tout aussi bien foutu. La reprise « libre » de Beethoven au second épisode était magistrale. C’est une série qui est consciente de ses priorités et qui, bien évidemment, fournit un travail admirable sur ses scènes de concert. Je me plaignais, un peu à moitié, que le souci du manga était de nous offrir les images mais pas le son et que quand ils parlaient d’une chanson en particulier, on pouvait être un peu largué si on avait une connaissance maigre en musique classique. Ils ont pas loupés ça. Pas du tout.

L’opening est sublime et l’avenir de la série s’annonce intense avec les putains de concours de musique qui vont pas finir d’ajouter des personnages à cette série et, avec eux, des nouvelles visions de la musique. Je crois que j’ai laché le manga à peu près dans ses eaux là donc là je vais commencer à découvrir et je suis parti pour kiffer. D’autant que, doit-on le rappeler, la série couvrira vraisemblablement la totalité du manga donc on aura une vraie fin ♪. Yaaaay.

 

Denkigai no Honya-san

Denki

Droppé après le premier épisode. Pas que ça soit mauvais, loin de là. Juste que j’ai déjà lu le manga et que c’est une adaptation qui n’apporte pas grand chose. Si vous avez pas lu le manga et que vous cherchez une comédie légère et anti-déprime, c’est un des meilleurs choix de cette saison. C’est sympathiquement drôle, le cadre « jeunes adultes vendeurs de doujins H à Akihabara » est original et attirant et plus on avance plus le coté romance va évoluer pour apporter plein de bonnes choses et de bons sentiments.

J’ai lu sur Twitter des comparaisons avec Nichijou par contre et je comprends pas vraiment vu que c’est pas vraiment le même style ??

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[Rediff] Interview de Ryukishi07 – Auteur chapeauté

Suite à un changement de version, certaines de mes anciennes interviews / chroniques écrites pour le Journal du Japon sont aujourd’hui devenues inaccessibles, sans que je ne sache si c’est permanent ou temporaire. Du coup par sécurité je vais les rapatrier ici peu à peu grâce au pouvoir de mes archives personnelles. Ce soir, celle de Ryukishi07. Effectuée peu avant l’édition 2012 d’Epitanime, ou il était invité.

Photos prises par Thomas Hajdukowicz et traduction japonais/français effectuée par Stéphane Lapie.

Cette année, la plus vieille convention encore en activité de France, Epitanime, avait pour invité Ryukishi07, le cerveau derrière les ouvrages, adaptés en animes, Higurashi No Naku Koro Ni etUmineko No Naku Koro Ni. Nous avons pu le rencontrer le vendredi soir, trois heures avant le début de la convention.

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Q : Pouvez-vous vous présenter pour tous les Français qui ne vous connaissent pas ?

Ryukishi07 : À tous les Français : enchanté ! Je m’appelle Ryukishi07 ! Je produis les visual novelHigurashi No Naku Koro Ni, Umineko No Naku Koro Ni, bref la saga When They Cry. J’aimerais pouvoir appeler ça « sound novel » mais c’est une marque déposée au Japon, tout comme « visual novel ».

Q : Ça règle le souci de savoir si on doit appeler ça un « sound novel » ou un « visual novel »…

Ryukishi07 : En France le terme n’est pas déposé donc on peut appeler ça comme on veut. Au Japon par contre, la notion la plus sûre en terme de droits c’est « PC-Novel ».

Q : Quelle était votre expérience professionnelle avant d’écrire la saga When They Cry ?

Ryukishi07 : À mes 20 ans, j’ai passé trois mois dans une entreprise ordinaire, et après cela j’ai été fonctionnaire pendant dix ans au sein d’une mairie de district (ndt : équivalent d’une mairie d’arrondissement pour les Français.)

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Double Arts – Shonen tactile

Encore un article manga, quelle débauche. Cette fois on va s’intéresser à une série courte et terminée, donc ça devrait être moins long que d’habitude. Donc ouais y’a pas si longtemps je parlais de mes sentiments compliqués pour Nisekoi genre « je sais que c’est pas génial mais l’auteur parvient à rendre ça extraordinairement fun » et du coup je m’étais jamais vraiment demandé qui était cet auteur, Nomi Kaoshi. Puis on m’a dit qu’il avait fait un autre manga dans le Jump avant, Double Arts. Ok. Et que c’était « bien. » Bon. Why not. Je venais de sortir de la lecture du tome 8 de Nisekoi donc j’étais à fond dans la confiance.

Le tome 8 de Nisekoi c'était surtout l'apparition de Drunk Onodera, ce qui place le manga directement dans le Panthéon des meilleurs Romcoms Ever.
Le tome 8 de Nisekoi c’était surtout l’apparition de Drunk Onodera, ce qui place le manga directement dans le Panthéon des meilleurs Romcoms Ever.

 

Bon y’a qu’une vingtaine de chapitres, trois tomes, ok on reconnaît les syndromes de la-série-abandonnée-par-le-Jump-au-bout-de-trois-tomes. Si vous avez lu Bakuman, vous savez comment ça se passe dans ce magazine de prépublication: si votre série est pas assez populaire ou ne vend pas assez (même si ok il est dur de vendre un manga en étant impopulaire), elle dégage. Donc Double Arts quand on s’y lance, on sait que ça va se terminer vite.

Les trois tomes dans toute leur splendeur
Les trois tomes dans toute leur splendeur

Et soyons francs: 90% des séries qui se terminent rapidement dans le Jump c’est souvent assez mérité. Soit parce que ça manque d’originalité, soit parce que ça se lance pas vraiment, soit parce que les personnages sont tartes. J’en avais déjà parlé y’a un an et demi avec Pajama na Kanojo, qui avait duré qu’une vingtaine de chapitres pour un bilan contrasté – du genre les 15 premiers chapitres sont vraiment biens mais soudainement on sent que l’auteur panique parce que les chiffres sont pas bons et il sort une multitude de tours de magie de sa manche pour essayer de redonner de l’interêt sauf que du coup il tue sa série. Il transforme un bon  pot au feu en mauvais hâchis, quoi.

Du coup je me suis lancé dans la lecture de Double Arts surtout dans un esprit d’analyse: j’allais lire ça pas pour voir ce que ça valait en tant qu’ouvrage (je partais avec peu d’espoir) mais voir si on y voyait les prémices de Nisekoi et le potentiel de son auteur. Après tout, Zombie Powder (le Kubo avant Bleach) est assez fun à lire et permet de remarquer plein de trucs qui seront utilisés plus tard dans Bleach.

Et j’en suis sorti dégoûté et frustré parce que, putain de merde, Double Arts c’est vraiment bien. 

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Elraine et Kiri, les deux héros, après avoir botté des popotins.

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Yamada-kun and the Seven Witches – Little Kiss Academia

Donc là Néant Vert sort d’une série de trois articles dédiés aux shonen de la Kodansha, eh c’est pas mal mais ok je conçois que ça manque un peu de variété. Du coup je vous propose cette fois de parler cette fois de manière un peu plus détaillée d’un manga (c’est original) classé shonen (vraiment original) de la Kodansha (toujours plus d’originalité) que j’ai un peu ultrakiffé alors que, on va le voir, la série ne manque pas de petits défauts et de poncifs presque agaçants mais eh, vous parlez au mec dont l’article le plus lu de son blog c’est « j’aime beaucoup Sword Art Online mais je trouve que là là là là là là et là c’est de la merde. » L’amour des contradictions, le serpent qui se mange la queue et d’ailleurs l’image est juste puisque « Serpent » c’est mon signe astrologique chinois.

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Chaud, nen

 

Yamada-kun And The Seven Witches, nommé  Yamada-kun To 7-nin No Majo de son nom japonais que je suis infoutu de me remémorer, est donc un manga de Yoshikawa Miki, publié dans le Weekly Shonen Magazine depuis Février 2012, ce qui fait deux ans et demi. Yoshikawa Miki parlons en maintenant: il s’agit donc d’une mangaka connue en France pour le manga Drôles de Racailles qui avait été publié chez un éditeur dont je pourrais googler le nom mais allez au pif je vais dire que c’était chez Pika.

C’est aussi et surtout une ancienne assistante de l’auteur de Fairy Tail ce qui se voit énormément. Vous savez la rumeur qui veut que Hiro Mashima ait été assistant sur One Piece, ce qui expliquerait pourquoi Fairy Tail ressemble à fond visuellement et spirituellement ? Elle est totalement fausse, Mashima a juste pompé. Par contre si vous vous dites « eh mais attends, l’auteuse de Yamada-kun elle pompe Mashima », non là ça va. Les deux sont potes, les deux sont dans le même magazine et bossent pour le même éditeur. Ca va.

Ok instant scénario alors: Yamada-kun And The Seven Witches raconte l’histoire de Yamada, un mec qui arrive dans son nouveau lycée pour se faire des potes mais qui, comme il a une dégaine de loubard et un caractère assez trempé, est incapable de s’en faire et erre seul dans la… euh… solitude. Mais sa vie va se trouver chamboulée quand il tombe dans un escalier, percute l’idole de la classe – la jeune Shiraishi qui est belle et intelligente – et se réveille… dans son corps. Car oui leurs esprits ont été échangés !

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C’est pas la réaction de l’héroïne au bodyswap mais celle d’une autre fille encore parce que oui le héros y va embrasser des gens tout le long de la série

Très vite les deux lycéens découvrent comment wtf ça se fait cette merde là: Shiraishi possède la possibilité de pouvoir échanger de corps à l’aide d’un baiser.  A partir de là ça va commencer à être funky puisque le conseil des élèves va s’en méler, un club va être construit et, comme le nom l’indique, Shiraishi n’est pas la seule « sorcière »: il y’en a six autres dans l’établissement, toutes dotées d’un pouvoir différent ! Sans compter le héros qui, mystérieusement, semble diposer d’un pouvoir de « copie », là aussi en embrassant les sorcières. Son rôle va donc être central dans tout ce chaos…

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Shonen, amitié et Kodansha: le Bessatsu Shônen Magazine (3/3)

Eh j’avais dit « deadline mardi », j’avais juste pas dit quel mardi. Erm.

Marii de Joshiraku par 紗夜
Marii de Joshiraku par 紗夜

Donc hop bref on est parti, faites entrer les clowns et les artistes sur la piste, la dernière partie de la mini série d’articles sur les magazines shonen de la Kodansha, une des rivales les plus emblématiques de la Shueisha. Après le Weekly Shonen et le Monthly Shonen, passons à un magazine spin-off de ce dernier, crée il y’a environ cinq ans, un beau jour d’automne japonais de 2009. Ce magazine, c’est le Bessatsu Shônen Magazine.

Celui-ci se place comme plus « mature » que le Monthly et le Weekly, visant plus la frange 18-25 que la 12-18. Maintenant, le Monthly le visait aussi mais, on va le voir, les ouvrages du Bessatsu vont souvent plus loin.

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Couverture du magazine, avec Aku no Hana mis en avant

Donc un article sur le même modèle que les autres: je vais présenter quelques séries publiées ou en cours de publication dans ce magazine et en profiter pour donner mon avis éclairé et totalement objectif (non même moi j’y crois pas à cette phrase.) L’article qui suit devrait être cours, y’a que cinq ou six mangas qui seront présentés et vous en connaissez déjà forcément un.

 

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Shônen, amitié et Kodansha: le Monthly Shônen Magazine (2/3)

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Seconde partie de la série d’articles sur les principaux magazines shônens de la Kodansha, et l’opportunité pour moi de parler de mangas assez librement (surtout, hein.) La première partie était dédiée au Weekly Shônen Magazine et pavassait pas mal mais rassurez vous cette seconde partie sera plus courte.

Car certes le Monthly Shônen a une longue histoire – le magazine a été crée en 1964 soit il y’a 50 ans – mais son histoire détaillée est finalement peu connue et si  on trouve dans son passé nombre d’auteurs célèbres – Osamu Tezuka, Go Nagai, Hideo Azuma ou Yumiko Igarashi – ce n’est pas dans ce magazine que ceux-ci ont sortis leurs titres les plus connus. Et, d’ailleurs, en général peu de titres du Monthly Shônen ont trouvés succès en Occident. C’est pour ça que la partie historique de cet article sera fun car dédiée à un seul manga. Pour le reste, on évoquera rapidement les mangas qui sont en cours de parution dans le magazine avec mon avis ultra subjectif pour chacun d’entre eux.

Une couverture normale du magazine, ici avec Noragami en avant
Une couverture normale du magazine, ici avec Noragami habilement en avant

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Shônen, amitié & Kodansha: Le Weekly Shonen Magazine (1/3)

Fanart Koe no Katachi par syatey
Fanart Koe no Katachi par syatey

 

Bon un article fait instinctivement, pour me réveiller en ce lundi de reprise. Depuis maintenant quelques temps, j’avoue me passionner pour suivre régulièrement ce qui se passe du coté du Shonen Jump, regarder régulièrement quelles séries marchent, quelles séries débutent, lesquelles se terminent, etc. Vous savez pas c’est quoi le Shonen Jump ? One Piece, Dragon Ball, Ken le Survivant, Saint Seiya, Video Girl Ai, Bleach, Naruto, Haikyuu, les sept premiers arcs de Jojo’s Bizarre Adventure, bon bref, un magazine qui a du pedigree et qui peut se vanter d’avoir lancé la quasi totalité des gros cartons shonen de l’histoire de l’industrie. Puis quand je m’ennuie je regarde aussi l’évolution de l’équivalent shonen mensuel, le Square Jump. D’abord pour To Love Darkness, mais aussi pour des trucs comme Gate7 ou Claymore.

Mais bon, stalker la Shueisha est amusant trente secondes alors regardons du coté d’un de leurs principaux rivaux, la Kodansha et ses deux magazines shonens « phares », le Weekly et le Monthly Shonen Magazine. Et le petit spin-off de ce dernier, le Bessatsu Shonen Magazine, pour le fun et le plaisir.

Donc je vais juste présenter succinctement quelques mangas phares de ces magazines, passé comme présent. Certains sont déjà très connus en France, d’autres représentent l’avenir ou ne sortiront juste jamais chez nous à cause de la barrière culturelle. Contrairement à mes articles habituels ou je poste tout d’un coup dans un pavé gigantesque, je vais découper tout ça en trois articles distincts: un dédié au Weekly Shonen, un dédié au Monthly Shonen et un, évidemment, dédié au Bessatsu Shonen. Je les publierais selon mon rythme bien à moi~. Mais je vais essayer de tout sortir avant la fin du mois de septembre.

Une couverture random du Weekly Shonen Magazine, avec Yamada-san and the Seven Witches en couverture
Une couverture random du Weekly Shonen Magazine, avec Yamada-san and the Seven Witches en couverture

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Moe Matsuri – Les otakus dans la place

Bon allez j’suis en vacances depuis deux semaines mais il est quand même temps que je m’y remette. Alors parlons d’une convention. Tiens. Allez. Ca faisait longtemps. Deux mois. Donc ok c’était ce week-end à Val d’Europe, la station de RER juste avant Disneyland, et ça s’appelait Moe Matsuri.

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Bon « convention » est pas un terme très juste. C’était plus un « festival. » D’ailleurs le « Matsuri » de « Moe Matsuri » ça veut dire festival en japonais, comme de par hasard.

Comprenez que l’entrée était gratuite, en plein air, au milieu d’un endroit habituellement touristique, et que 90% des activités consistaient juste à rencontrer des stands d’artistes amateurs pour leur acheter des choses, en plus de voir 2/3 cosplays de ci de là.

Attendez, dis comme ça, vous vous demandez sans doute « eh mais c’est Harajuku en fait ? » Ah bah oui c’est carrément Harajuku. Harajuku qui a quand même lieu ce week-end dans l’habituel parc de Bercy. Faire deux événements identiques à une semaine d’intervalle, c’est osé, c’est sûr, mais je suis pas sûr que ça bénéficie à qui que ce soit. Enfin on va pas dire non à des événements légers et gratuits, c’est sûr.

Itasha Tony Taka / 20
Itasha Tony Taka / 20

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