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Cities Skylines – On a construit cette ville (sur le Rock N’Roll)

En mars 2013, notre coeur a été détruit, piétiné et déféqué par Electronics Arts. C’était le mois de la sortie de SimCity, le cinquième épisode tant attendu d’une saga qui a rendu plus d’un joueur fou depuis le début des années 90. Des joueurs certes fous mais qui ont pu attendre assez aisément avec un SimCity 4 suffisamment profond pour les faire tenir en haleine pendant presque neuf ans. Un jeu ahurissant et qui ne se termine jamais vraiment, grâce entre autres à une carte régionale qui mettait beaucoup de temps à être remplie, en plus d’avoir un jeu extrêmement moddé et disposant d’une extension – Rush Hour - qui apportait réellement énormément de choses.

Mais SimCity 2013 est arrivé, nous a déçu, on a pleuré, fin de l’histoire. Le jeu ne manquait pas de bonnes volontés mais ne parvenait à exécuter correctement aucune d’entre elles. Comme si vous vouliez faire un calin à un chat mais qu’a la place vous l’étouffiez parce que putain vous êtes un être humain vous êtes super fort en fait, arrêtez de l’étrangler ce foutu sac à puces nom de dieu. Il faut dire qu’EA avait en plus pris toutes les décisions les plus stupides qu’il soit, rendant ce développement un calvaire. Moralité: si vous aimez les city builder, restez sur SimCity4. Car ce n’est pas la saga des Cities XL qui allait apporter l’alternative recherchée.

Simultanément un groupe de finlandais nommé Colossal Order sort un jeu très niché: Cities in Motion. Le but du jeu ? Gérer les transports en commun d’une métropole. Bus, métros, tramways, trains… Pour un mec dans mon genre, qui peut passer 20mn à regarder la carte du réseau de transport d’une ville, c’est le type de jeu qui peut me faire perdre des heures et des heures. J’en avais parlé super rapidement au début de l’été 2012.

Cities In Motion et sa map Tokyo <3.
Cities In Motion et sa map Tokyo <3.

Le premier épisode était donc vraiment sympa mais au bout de 10h on comprenait aisément comment le jeu fonctionnait et il devenait extrêmement facile de gagner à tous les coups. Le second volet sort en 2013, peu après SimCity, et dispose désormais d’une interface 3D. Un peu moins agréable (on joue désormais dans des villes créées pour l’occasion et plus forcément des métropoles célèbres), il développait néanmoins quelques cotés city builder ici ou là avec la possibilité de créer des routes et de voir la ville se développer autour d’elle. Quelques signes, donc.

Et c’est donc cette année que sort Cities Skylines. Ici fini de se focaliser sur les transports: on marche directement sur SimCity. Et ça marche. 

Comme la majorité des screens de cet article, celui-ci vient du subreddit lié au jeu
Comme la majorité des screens de cet article, celui-ci vient du subreddit lié au jeu. J’aurais bien mis des screens de ma partie mais comme je joue dans des configs vraiment basses, ça aurait été un peu dégueu.

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JonetsuIntro

Jonetsu 1.0 – Gravé dans la roche

M’a fallu une semaine pour récupérer mais maintenant que c’est fait, je suis chaud bouillant pour vous faire un récapitulatif de la première édition de Jonetsu, convention qui s’est déroulée le week-end du 28 et 29 Mars sur Paris. Deux spécificités: la première c’est que c’était une petite conv axée conférences/amateurs, la seconde c’est que well j’étais dans l’organisation du début à la fin. Du coup ça me paraît le bon moment pour vous faire un article qui sera pas axé que sur le week-end de convention mais sur tout ce qui s’est déroulé avant. Comment est né le projet, quelles sont les difficultés qu’on a eu à surmonter, qui est responsable de quoi, etc etc. Bref, le B-A-BA de « comment on fait une convention. » Spoiler: la réponse est « c’est chaud mais pas impossible. »

Dans tous les cas je suis évidemment très fier d’avoir participé à cette aventure. Avant toute chose, pour mettre les choses dans le contexte, ma participation à Jonetsu se tenait en cinq rôles:

1/ Être le « responsable activités », c’est à dire gérer avant et pendant la convention le contact avec les associations et les différentes organisations capable d’amener du contenu et des activités.  En plus de gérer le planning de l’espace activités. Un rôle presque symbolique au final vu le peu d’événements et de difficulté.

2/ M’occuper, en binôme avec une autre personne, de faire les annonces micros pour annoncer les conférences et les news importantes. Avec ma plus belle voix radio pour accompagner des phrases qui n’avaient grammaticalement pas beaucoup de sens par moment.

3/ Evidemment gérer les activités Thalie en tant que président de l’association, ce qui m’a fait présenter quelques jeux et vaguement superviser l’ensemble des jeux proposés ce jour là. Bon, pas tous. Après est-ce que faire des jeux c’est du boulot ou c’est du plaisir ? Les vraies questions.

4/ Préparer, organiser et présenter la cérémonie des prix Minorin, ce qui demandait finalement pas mal de boulot (est-ce le seul boulot que j’ai réellement fait ? Roh. Ptet.)

5/ Modérer la conférence de Maritan (Good Smile Company), ce qui a été un boulot léger vu que celle-ci gérait à donf et n’avait absolument pas besoin d’aide <3.

Le tapis rouge des célébrités à quelques heures de l'ouverture du dimanche
Le tapis rouge des célébrités à quelques heures de l’ouverture du dimanche (photo : Epona)

Donc en vrai j’ai surtout beaucoup blablaté  sur le forum de l’asso Nijikai pendant presque un an. And still counting. Donc je suis pas forcément le staff le plus impliqué. Ni celui qui a le plus travaillé. Donc prenez mes infos avec beaucoup de pincettes parce que ptet que je me surestime.

Bon, allez, assez d’avertissements, on y va ? Ca a commencé quand tout ça déjà ? Remontons un an en arrière…

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PrintempsIN

La semaine de tous les dangers

Je suis sûr qu’au fond, vous vous dites tous « holala c’était tellement mieux quand sur Néant Vert on avait des articles fourre-tout » ou bien « c’était super génial quand tu choissisais au hasard des mecs que t’aimais pas et que tu t’acharnais dessus d’articles en articles avec des petites phrases assassines et super matures. » Ptet même que certains d’entre vous pensent que c’était encore mieux quand je faisais des concours de génériques ou je fourrais mes articles d’artworks non sourcés.  Certes. Y’a des choses sur lesquelles je ne peux pas revenir, ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas temps pour un article fourre-tout !

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Commençons en parlant de Jonetsu, tiens. C’est une convention qui se déroulera ce week-end dans le sud du Paris, pas trop loin de porte d’Italie. J’en parle un peu tout le temps ces derniers temps, que ça soit sur Twitter ou dans LOLJAPON, mais je n’en ai toujours pas parlé ici et je pense que cinq jours avant et dans le cadre de cet article c’est le meilleur moment.

Bref, qu’est-ce que ça sera ? Ca se déroule du samedi 10h au dimanche 19h, ça a pour thème la création dans les milieux un peu otakus et il y’aura un planning assez séduisant de conférences qui verra témoigner des créatifs, des éditeurs ou des connaisseurs sur des sujets aussi variés que le graphisme dans le manga, la situation du visual novel en France ou bien encore les enjeux du simulcast. Sans compter évidemment la première projection de la version finale de l’AMV Enfer 3 et, well, les Prix Minorin 2014.

Car à titre personnel j’y serais en tant que couteau suisse puisque je serais à la foi organisateur de jeux avec Thalie, à la fois modérateur de conférence, à la fois maître de cérémonie de remise de prix mais également staff de manière général, responsable des activités de la convention et speakerine au micro pour les annonces etc. Je crois que mon hyperactivité n’aura jamais été aussi bien résumé que dans ce paragraphe.

Maintenant même si tout ça semble faire beaucoup, je tiens vraiment à signaler que c’est rien par rapport au travail ahurissant qu’ont abattus beaucoup de personnes en six mois. Alors certes, ça reste une convention qui sera finalement petite et modeste, mais les ambitions derrière le projet sont nombreuses et on espère que ça sera un point de départ enthousiasmant. En outre l’expérience de tous les participants en tant qu’associatifs ou visiteurs offrira un moment , on l’espère, alimentés par une passion sincère et authentique.

Dans tous les cas je suis à fond. En tant que staff j’ai hâte d’être à la rencontre du public, d’être partie intégrante du projet et de présenter une cérémonie des prix Minorin qui va être, je vous l’assure, riche en découverte, en coup de coeur et en mauvaise foi mal assumée. En tant que visiteur, j’ai hâte d’assister à nombre de conférences et, surtout, à l’AMV  Enfer 3 qu’on attend depuis deux ans et demi et qui part sous toutes les bonnes augures.

Je crois que c’est Corti sur un forum qui avait dit un jour « les conventions, t’es visiteur puis dix ans plus tard, si t’y es encore, c’est que t’y es organisateur. » Ca va faire dix ans l’année prochaine que je me suis rendu à ma première Japan Expo et, voilà. Emotion.

Tiens, en parlant d’émotion…

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Shigatsu wa Kimi no Uso c’est terminé.

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Boku no Hero Academia – Serious Sentai School

LES SUPER HEROS.

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Je prétends pas un gros lecteur de comics mais la mythologie autour des héros de l’univers Marvel et DC m’a toujours assez fasciné. Sans jamais ouvrir le moindre bouquin, j’ai toujours eu un malin plaisir à ouvrir des pages TVTropes ou des wikis dédiés à l’univers de certains héros et découvrir leurs histoires, leurs dynasties, leurs antagonistes. Alors, certes, je vais voir les films du MCU comme un geek lambda et j’attends Age of Ultron avec une impatience non dissimulée. Finalement j’éprouve envers les super héros le même attachement que Star Wars, dont j’ai découvert sans déplaisir l’univers étendu au fil de mes aventures sur Internet… et sans jamais en avoir lu les ouvrages centraux.

Par contre ce pour quoi je me prends de plus en plus de passion, ce que je dévore de plus en plus, c’est les mangas du Shonen Jump. Je vous ai déjà raconté mes passions récentes pour des ouvrages contemporains du magazine tels que Nisekoi, Haikyuu, Medaka Box ou Food Wars: Shokugeki no Sôma. Si j’avoue avec une légère gêne que je n’ai jamais été vraiment très intéressé par « l’âge d’or » du magazine – duquel finalement je ne connais que Saint Seiya sans jamais avoir vraiment réussi à me plonger dans Ken le Survivant, City Hunter voire même un Dragon Ball dont je n’ai jamais dépassé le centième chapitre -, la période beaucoup plus contemporaine me fascine et me passionne. Est-ce l’effet Bakuman ? Est-ce que c’est cette vague de changement qui souffle sur une publication qui met en avant de plus en plus de nouveaux auteurs et doit se démener pour trouver le successeur à Narutoalors même que One Piece n’est même plus publié à rythme régulier à cause des premiers signes de faiblesse d’un auteur qui ne s’est jamais vraiment reposé en plus de quinze ans.

Donc pourquoi je vous parle de comics et de Shonen Jump ? Car aujourd’hui je vais vous parler d’une série toute jeune du Jump – une trentaine de chapitres à peine – mais qui a l’air très bien parti pour en devenir une de ses locomotives. Un titre attachant, un shonen pur jus qui puise son univers visuel d’un amour sincère des comics américains: c’est Boku no Hero Academia. Aussi nommé sous son nom occidental My Hero Academia. 

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Boku no Hero Academia prend place dans un univers contemporain ou, pour faire simple, les humains naissent tous avec un pouvoir nommé « Quirk », qui est un pouvoir aléatoire qui peut changer selon la personne. Tous ? Non, une poignée d’irreductibles naissent sans quirk et sont donc la risée de la société. Notre héros, Deku, est un de ces quirkless. Ce qui le traumatisme évidemment énormément, d’autant qu’il est un fana absolu des super héros qui, évidemment, constituent quasiment à eux seuls une industrie. Parmi ceux là le plus connu est All Might,  la caricature même du Superman américain, beau, grand, fort, musclé et toujours souriant, digne de l’âge d’argent des comics..

Un beau jour, alors qu’il se lamente encore une fois de ne pas avoir de quirk et d’être la risée de ses camarades, Deku rencontre All Might… et lui sauve la vie face à un monstre étrangement puissant. Ayant une dette pour le jeune homme, All Might lui dévoile son secret: son pouvoir est limité dans le temps, commence à s’affaibilir et il vit la majorité du temps avec un corps malingre, chétif et terrorisant. Mais son pouvoir il peut le transmettre à Deku et c’est, après quelques événements, ce qu’il va faire. Dès lors, et possédant entre les mains un pouvoir ahurissant qu’il ne contrôle encore que peu, Deku va pouvoir rejoindre l’académie Yuuei, qui forme des héros en devenir…

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Les nouveaux héros !

 

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WMIN

La liste (très commentée) des main-event de Wrestlemania

On va arriver en mars, sonnez hautbois raisonnez musettes puisque ça veut dire qu’à la fin du mois tombera Wrestlemania qui est, pour caricaturer, le Superbowl du catch. Oui c’est une caricature assez peu fine mais, eh, c’est le plus efficace. Du coup je me disais, et si je faisais mon père Castor et que je vous racontais les 30 main-events de l’histoire de Wrestlemania.

Sachant que:

– Bon, si vous savez pas, Wrestlemania c’est donc l’événement le plus important de la WWE, qui est la fédération n°1 du catch mondial. Ca a lieu chaque fin mars / début avril et la préparation des matchs, les histoires etc, tout ça commence parfois dès novembre.

– Le main-event c’est techniquement le dernier match de la soirée. C’est censé être le plus important. Donc c’est celui qui bénéficiera du plus de promotion, de préparation, de concentration, de temps. C’est là ou on trouvera les plus grosses stars du moment, en somme. Après, oui, officieusement, il peut y’avoir plusieurs main-event à Wrestlemania et la WWE est de plus en plus fana du concept d’avoir 2 ou 3 main event, mais pour des soucis de simplicité et traditionalité, on ne va évoquer que les derniers matchs de chaque soirée. Celui ou le gentil est toujours censé gagner à la fin (spoiler: y’a deux fois sur 30 ou ça arrivera pas.)

– La liste qui vient m’empêchera pas de vous donner mon opinion sur pas mal de trucs, et je vous assure que je peux pas sacquer Hulk Hogan.

– Comme cet article est un peu dédié à ceux qui s’y connaissent peu en catch, je rappelle la définition de deux termes importants: le face c’est le catcheur qui est gentil, le heel c’est le catcheur qui est méchant. Et oui messieurs dames, le catch c’est un sport scripté qui sert avant tout à raconter des histoires. 

Bref, après tout ça ça vous intéresse toujours ? Allez, c’est parti Marcel !

 

Wrestlemania I – Hulk Hogan & Mr.T vs Roddy Piper & Paul Orndoff (avec Mohammed Ali et Pat Petterson en arbitres invités)

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Mr.T se préparant à transformer Onrdorff en purée pendant que Hulk Hogan fait le doigt de Gurren Lagann.

31 Mars 1985 – Madison Square Garden, New York

Qui est qui ?

Pour chaque match je vais essayer d’introduire les catcheurs présents dans le match. Par exemple ici y’en a six.

Hulk Hogan - Si vous pensez « catcheur » vous pensez peut-être à Hulk Hogan qui a été une figure très importante de la pop culture américaine des années 80 et 90. C’est un des catcheurs les plus importants de l’histoire de la WWE, vous vous en doutez bien, et sera au centre de toutes les attentions dans une assez longue période qui va du début des années 80 (environ 1982) jusqu’a son départ de la WWE en 1993. Dans cette période, il sera indéboulonnable. D’une part grâce à sa popularité légendaire qui fait que si elle veut vendre du billet, la WWE doit absolument compter sur Hulk Hogan. D’autre part grâce à son talent politique certain qui fait que de toute façon il a longtemps fait en sorte dans les coulisses que la WWE ne puisse compter sur personnes d’autre. Sa gimmick est la même pendant 15 ans – il est le gentil héros américain qui n’abandonne jamais. Et quand on mate ses promos avec 25 ans de recul on constate que c’est un peu un connard, en fait.

Mr.T - Si vous pensez « Agence Tous Risques », vous pensez à Mr.T. Oui c’est le Mister T. Et non il n’a jamais été catcheur professionnel. Juste que pour vendre son Wrestlemania au public le plus large possible, la WWE avait besoin de ramener des stars à la fois connue ET crédible dans un ring. Et, bon, Mr.T ça le fait grave. Il est donc pour ce match le pote d’Hulk Hogan.

Roddy Piper - Roddy Piper est un catcheur canadien qui s’est crée une gimmick d’écossais grand gueule assez efficace. Ennemi naturel d’Hulk Hogan durant toutes les années 1984 et 1985, son personnage est alors celui d’un gros connard raciste et misogyne. Il a par exemple pas hésité à frapper Cindy Lauper en milieu d’un ring. Oui, la Cindy Lauper de « Girls Just Wanna Have Fun« . Quel connard ce Roddy Piper !

Paul Orndorff – Honnêtement je le connais peu donc je vais pas faire semblant j’ai pas copié Wikipedia. Roddy Piper est son manager et le surnomme « Mr.Wonderful. » Pour résumer, Piper est le cerveau et Orndorff les muscles. Mais si il se retrouve là c’est surtout parce que, un mois avant Wrestlemania, il a interrompu le match Hogan vs Piper pour aider son collègue écossais…

Mohammed Ali – Arbitre spécial du match, c’est un fameux boxeur que vous connaissez peut-être.  Il est là un peu par hasard et parce qu’il fallait un grand nom… Il va se ramener à Wrestlemania totalement pété, ce qui exige qu’un second arbitre spécial l’assiste, en l’occurence:

Pat Petterson - Un catcheur canadien qui a commencé sa carrière dans le début des années 60. Assez populaire, il sera à la WWF principalement assistant du alors tout jeune Vince McMahon, tout jeune PDG ayant fraîchement hérité de la fédération de son père. Il est le créateur du Royal Rumble et un des bookers les plus intelligents de l’industrie. Il est aussi un des rares catcheurs ouvertement gay dans une industrie assez macho, ce qui est d’autant plus génial qu’il l’était déjà dans les années 60 et que ça n’a jamais été sa gimmick ou quoi que ce soit.

Pourquoi ils se battent ? Donc pour résumer, Roddy Piper a attaqué Cyndi Lauper, ce qui a énervé Mr.T et Hulk Hogan, et donc ils se battent pour l’honneur de la chanteuse et pour abattre le claquet à un Roddy Piper qui vient avec son protégé et son meilleur pote.

Le match il vaut quoi ? … Ce qu’il vaut. Honnêtement on est pas trop trop loin d’un main event d’un épisode 2014 de RAW, avec une célébrité dans le lot. Hulk Hogan bodyslamme Piper à l’infini, Mr.T s’imagineune force tellement exagérée qu’il lui suffit de faire une pichenette pour que Orndorff s’envole. Le finish est dû à Bob Orton qui veut attaquer Hogan mais qui attaque son ami Orndorff par erreur et qui finit par subir un tombé de la part d’Hulk Hogan. Non c’est un match assez moyen techniquement mais d’un il est assez divertissant et de deux il est important de le mettre dans son contexte.

Ah, et Mohammed Ali n’aura pas servi à grand chose.

 

Et le ppv en lui-même, il vaut quoi ? Y’avait Cindy Lauper qui accompagnait la challengeuse au titre mondial féminin et André The Giant a jeté 15 000$ dans une foule en délire. Ah, et si vous trouvez qu’ils abusent avec le push de Roman Reigns, attendez de voir le match de David Sammartino parce que niveau « fils de » over-pushé, on a échappé au pire.

Les main-eventers feront quoi à WM2 ? Piper et Mr.T s’affronteront dans un match de boxe (!), Hulk Hogan défendra son titre mondial dans une cage en acier et Paul Orndorff va faire un double contout face au Magnificient Muraco dans le tout premier match de l’événement. Ca va. Ils seront encore là c’est déjà ça.

Wrestlemania 2 – Hulk Hogan (c) vs King Kong Bundy (Steel Cage Match pour le WWF Championship)

WM2
Deux hommes dans une cage

7 Avril 1986 – Nassau Veterans Memorial Coliseum, Uniondale NY.
Rosemont Horizon, Rosemont IL.

Los Angeles Memorial Sports Arena, Los Angeles CA.

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La mort aux trousses – Grim Fandango Remastered

Une des raisons qui explique pourquoi je ne suis pas vraiment un joueur très PC c’est que les ordinateurs sont arrivés très tardivement dans mon enfance. J’avais genre 11 ans la première fois que la famille a décidée de s’acheter un ordinateur. J’étais en 6ème à l’époque. A titre de comparaison, ma première console j’avais 6 ans. Donc, forcément, ma culture gamer je l’ai bâtie sur Megadrive puis PlayStation et pas sur PC. Par conséquent, j’ai raté toute cette culture PC du milieu années 90, à commencer par les LucasArts.

Ce qui du coup fait que j’éprouve, finalement, très peu d’affection pour des séries pourtant estimées comme Monkey Island. Pire: quand fin 2009 je décide de profiter d’une promo pour me faire le remake du premier sur Xbox360, j’ai littéralement calé sur ce jeu. Je le trouvais assez pénible à manier, incroyablement nullissime en terme d’énigmes et, surtout, pas drôle du tout. C’est pas que je me suis forcé à le finir mais, si, un peu. Pourtant je suis convaincu que si je l’avais fait plus jeune et dans le contexte des années 90 je l’aurais sans doute adoré.

Un peu comme, par exemple, j’adore Grim Fandango. C’est l’un des premiers jeux que je m’étais fait sur PC. Et à l’époque j’étais dingue de ce jeu. J’ai même écrit un article dessus en me basant sur mes souvenirs il y’a, wow, déjà quatre ans. A l’époque j’indiquais espérer un remake sur XBLA parce que le jeu était devenu difficile à trouver légalement. Eh, la bonne nouvelle c’est que mes souhaits sont devenus réalités. La mauvaise, c’est que c’est pas sur XBLA. La bonne, c’est que je m’en fous, j’ai une Vita.

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Et, c’est terrible, mais y rejouer m’a rappellé pourquoi j’adorais ce jeu mais m’a aussi ramené à la gueule tous les défauts que j’avais oublié ou occulté dans ma mémoire.

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LLIN

[Néant Sept #14] Top 9 des filles de Love Live

Faut avouer que depuis qu’on se prend plus trop la tête en permanence entre otakus pour savoir quel est le mieux entre le mécha et le moé – on en a plus grand chose à foutre depuis 2010 -, les sujets tendus sur la blogosphère otaku – dont on en a plus grand chose à foutre depuis 2010 – sont finalement assez rares et il faut commencer à creuser pour dégoter du drama qui, hélas, ne parlera souvent qu’a cinq ou six pélés qui sont toujours les mêmes – et dont on en a plus grand chose à foutre depuis 2010.

HEUREUSEMENT.

Aujourd’hui on vit dans une époque merveilleuse ou on peut juger de la qualité des goûts d’une personne grâce à Love Live. 

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Cela permet donc, à défaut de se battre pour des idées et des causes, de faire affronter nos goûts en matière de waifu. Jeunes, vieux, hommes, femmes, voyants, malvoyants, russes, français: tout le monde à ses personnages préférés de Love Live et c’est rarement les mêmes que les autres. Et, souvent, notre amour pour un personnage signifie également un dégout pour un autre. PARFAIT. C’est bon ça coco, ça crée des tensions qui peuvent être exploités pour du clic, du drama, des insultes ! Tiens toi à ton fauteuil, Julien Chièze, on entre dans le milieu du journalisme total !

Ca pourrait marcher aussi avec Kantai Collection mais vu que y’a 3000 personnages, c’est un peu plus relou. « Oui moi j’aime pas Tatsuya Glaglapoumpoum » « Han c’est quel personnage » « C’est un sous-marin éthiopien inclus dans la mise à jour 3900, suis un peu, crétin. » C’est dur à suivre. Alors que Love Live, bam, elles sont neuf et leurs archétypes sont tellement clichés et exagérés que ça crée tout de suite des attachements personnels et des haines naturelles.

Du coup voilà mon top 9 des filles de Love Live. Oui d’habitude je fais des tops 7 dans cette rubrique mais, bon, elles sont neuf. De la pire à la meilleure. Et oui, c’est le troisième top sur ce blog en trois mois, l’absence d’honneur elle est t o t a l e

 

9/ Yazawa Nico

"Moe moe Kyun" pourrait dire cette Nico illustrée par TIES
« Moe moe Kyun » pourrait dire cette Nico illustrée par TIES

Aussi appellée Nico la connasse par de très nombreux observateurs neutres, Yazawa Nico ressemble physiquement à une gamine de maternelle, ce qui tombe bien puisqu’elle en partage aussi le mental. Fana d’idol au point d’avoir fondé son propre club « de recherches sur les idols », elle tape l’incruste dans un groupe qui cherchait surtout une salle pour répéter et, oh, ça tombe bien, elle avait la salle avec son club pourri dont elle était la seule locataire. C’est un peu du chantage, et le chantage c’est totalement dégueulasse. Mais Nico s’en fout puisqu’elle n’a pas de moralité.

Notre premier contact avec Nico c’est pour découvrir que c’est une 2ch-fag classique qui languedepute sur les forums pour couvrir le néant de sa propre existence.  Et qui ment à sa famille pour pas que celle-ci soit déçue d’elle. Bref comme le redditor lamba coincé à vie dans la cave de ses parents à la recherche d’un boulot imaginaire qui daignera mériter son talent.

On apprend plus tard qu’elle avait essayée de former un groupe qui s’était planté, ce qui est sans doute normal vu son absence réelle de talent. Quand à un moment dans la saison 2, A-Rise nous fait le résumé des talents de chaque fille de µ’s, tout le monde à un truc – Kotori la couture, Eli le talent de ballerine, Honoka l’énergie – sauf Nico qui a, well, le talent d’être Nico. Le jet de pitié. 

Alors, las, il fallait tenter de sauver le soldat Nico et essayer de lui trouver un truc pour lui permettre de sortir la tête de l’eau. Et bah, fort étrangement, ils ont essayés le coup désespéré de la faire entrer dans un pairing yuri avec Maki, ce qui ne fonctionne que guère vu le peu de crédibilité de la chose. C’est à ce moment là que je gueule contre le nouvel ordre mondial judeo-maçonnique qui crée plein de faux doujins et fanarts NicoMaki pour faire croire le pairing populaire mais vous êtes pas prêts, et j’y risque ma vie si je parle trop.

En attendant, de toute la série, devinez celle qui gueule le plus et qui en fait le moins ? Nico. Qui est incapable d’être agréable plus de deux secondes et se conduit comme une parisienne du seizième arrondisement durant deux saisons ? Nico. Qui n’est étrangement aimé que par les lolicons ? Nico. Qui a comme meilleure scène dans la saison deux celle ou elle se mange des branches dans la face ? Nico. Qui a la catchphrase la plus forcée et la moins appréciable du groupe ? Nico. Qui aurait du continuer de gérer son club sans rien dire ? Nico.  De qui j’arrête pas de tirer des UR et des SR à la place de filles bien plus cools ? Nico. Qui a un nom qui ressemble à une marque de chips ? Nico. 

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Pourquoi Sword Art Online II aurait pu être excellent (et ne l’est pas totalement)

C’est reparti pour un tour. En avril 2013 je m’éclatais à développer énormément mon rapport amour/haine pour Sword Art Online, ce qui a terminé avec une centaine de commentaires, oscillant régulièrement entre « han le mec il chie sur SAO alors que c’est qu’un anime, pas de stress ^^ » et « han il a raison, c’est vrai que SAO c’est de la merde. » Well, non, c’est pas ce que je disais à l’époque. Pour résumer de manière concise: j’avais beaucoup aimé Sword Art Online mais j’étais frustré de le voir faire certaines erreurs agaçantes comme ne pas développer plus que cela son univers ou bien proposer un méchant de merde. Sans parler de l’ écriture générale qui, si elle a parfois 2/3 éclairs de génie, était quand même assez immature.

Bref. J’ai donc continué à développer un certain amour pour la franchise, comme si ça permettait à mon moi de 25 ans de retrouver l’ado caché au fond de moi.

Donc bref, été 2014 – début de la saison deux.

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VOUS ETES PAS MOTIVES POUR SAO II, SOLDAT GUIGNOL ?

 

On est donc reparti pour une analyse arc par arc de ce qui a fonctionné et pas fonctionné et qui fait que, oui, Sword Art Online II avait tous les éléments en main pour être une excellente série mais que finalement, ouais, non, pas ce soir.

Juste un point rapide: j’ai maté les dix premiers épisodes au format hebdomadaire, semaine par semaine. J’ai mis un peu de temps à mater l’épisode 11 (genre une ou deux semaines) et j’ai après tellement décroché qu’il a fallu quatre mois pour que je daigne lancer le 12… que j’ai ensuite enchaîné avec tout le reste de la série d’un seul coup. J’ai pas maté douze épisodes d’un coup depuis au moins L’Attaque des Titans ou Shinsekai Yori. Si seulement je pouvais avoir une telle motivation pour toutes les séries de 13 épisodes qui se morfondent dans le fond de mon disque dur…

Bref. 

Du coup j’ai un souvenir un peu moins concret de l’arc Phantom Bullet alors que les deux autres arcs sont bien plus frais dans ma tête. Cela étant dit, on peut commencer. C’est partie pour du gros yakafokon des familles.

(Ah oui et l’article spoile tout le contenu de la saison. Mais ça, eh, vous êtes pas bêtes, vous l’avez deviné sans moi.)

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Royal Rumble 2015 – Reigns In Blood

J’ai dormi 2h cette nuit on va essayer de faire un truc quand même parce que oh boy y’en a des trucs à dire sur le Royal Rumble de cette année. Et comme ça faisait longtemps que j’avais pas fait un article catch d’actualité, ça me rappellera de bons souvenirs. Et je suis tellement deg, tellement deg.

 

Bon mise en contexte pour les gens qui savent pas: le Royal Rumble est un événement annuel de fin janvier de la WWE. Pay-per-view de 3h, il est reconnu pour son Royal Rumble Match, ou 30 superstars se battent dans une gigantesque battle royale aux règles exotiques: deux catcheurs commencent le match et toutes les deux minutes un nouveau catcheur entre sur le ring jusqu’a ce que trente d’entre eux soient rentrés. Le but du jeu ? Eliminer ses adversaires en les jetant du ring par dessus la troisième corde. Le gagnant est le dernier survivant, c’est à dire le seul à ne pas avoir été jeté du ring. C’est le meilleur match ever.

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Le meilleur match ever pour deux raisons:

1/ Il lance la Road to Wrestlemania c’est à dire ce couloir de deux mois qui mène à Wrestlemania qui est le plus gros événement de l’année pour la WWE, un show de 4h aux moyens extraordinaires et qui est un peu le Superbowl du catch. C’est là ou sont censés être les plus grands matchs, les meilleurs catcheurs, les plus belles rivalités, les storylines les plus ambitieuses, etc etc.  Le gagnant du match est important puisqu’il est assuré d’être number one contender pour le titre mondial et donc d’être dans le main event de Wrestlemania. TLDR – Le gagnant est aussitôt projeté dans un rôle principal et il est donc important. Sans compter que pendant le Rumble Match lui-même des rivalités vont commencer à se créer. Bref c’est un match IMPORTANT.

 

2/ Le match est juste fun. C’est 30 catcheurs qui sont balancés toutes les deux minutes et c’est un bon moyen de faire une sorte de « bilan » de qui en est ou. Selon la durée de vie dans le match, selon le nombre d’éliminations, on peut dessiner l’importance d’un catcheur dans les plans de la WWE. On peut également voir immédiatement comment le public réagit à tel catcheur et déterminer facilement qui est over ou non. Et puis c’est juste fun de pas savoir qui va arriver ensuite. Un gros nom ? Un petit nom ? Une entrée surprise avec des vétérans qu’on a pas vu depuis perpet’ ? Des retours de blessure ? C’est pour ça que c’est de loin mon match préféré et un de ceux que je suis le plus apte à remater des années après. Ce coté aléatoire et dramatique fait du Royal Rumble un immanquable.

Du coup c’est pour ça que je suis resté tard cette nuit à le mater en entier. Pour moi, hors de question de le mater en différé ou plus tard. Le Royal Rumble c’est du direct ! Trop de risques de se faire spoiler d’une et puis tradition de l’autre . Six ans que je mate le Royal Rumble en direct, peu importe ou je suis ou ce que je dois faire le lendemain. Un examen le lendemain ? Osef, je mate le Rumble (ça m’est arrivé en 2010 et 2012.) Du boulot ? Osef, Rumble (2015.) Je suis pas chez moi ? Tant pis, je me démerde (2012, 2014.) Au chômage ? Cool (2013) !

Mais là cette année je me demande pourquoi je suis resté aussi tard. Et je suis un peu déprimé. Parce que c’était le plus mauvais des Royal Rumble que j’ai pu voir depuis 2009. Ohlala.

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Pour plein de raisons, une d’entre elle étant « je suis pas chez moi », peu d’images dans cet article et surtout des gifs et des images que j’ai trouvées de ci de là…  J’avoue que l’article est très très cathartique.

(et sert à me maintenir éveillé.)

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Super Danganronpa 2 – Tonnerre sous les Tropiques

Je crois que si je calcule bien, j’ai acheté trois consoles cette année. La bonne nouvelle c’est que j’aurais pas à en racheter avant un bail. La mauvaise c’est que… eh y’en a pas vraiment. Du coup yep j’ai chopé une Vita à Noël avec deux idées bien en tête: la première c’est de me faire plein de JRPG exclusifs Sony dans les transports parisiens, la seconde c’était Super Danganronpa 2. Je vous avais parlé du premier Danganronpa en juillet 2013 et j’en avais dis beaucoup de bien. J’ai parlé plus récemment sur Crunchyroll de l’adaptation animée de 2013 mais c’est un autre sujet. Dans tous les cas je vous conseille la lecture de mon article de juillet si vous connaissez pas l’univers et avant de lire celui-ci.

Mais si vous voulez pas, bon,  pour résumer ce que j’avais dit du jeu: malgré quelques petits défauts, le premier Danganronpa est assez passionnant, très intense, avec plein de bonnes idées. Un mélange parfait entre un survival game, un jeu d’enquêtes, un dating sim, un poing & click et un univers complètement barré visuellement. La sauce prenait bien et les seul regrets étaient dûs à un héros un peu trop inutile, un léger manque d’ambition et une fin en tire-bouchon qui appellait à une suite pour plus d’explications. Maintenant que la suite on l’a, on peut s’y attacher…

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Super Danganronpa 2 est donc sorti en juillet 2012 sur PSP mais on s’en fiche parce que ce qui nous intéresse c’est la version Vita en anglais sorti en septembre 2014. Toujours développé par la même équipe, le jeu se présente d’abord comme un spin-off au premier jeu – les mêmes règles, le même univers, des personnages et un lieu différent – mais se révèle très vite, sans trop de surprises, être une suite directe qui répond à beaucoup de questions du premier.

Le scénario du coup ? 16 « super-élèves » de la Hope’s Peak Academy se retrouvent, le jour de leur rentrée, seuls sur une île tropicale paradisiaque. Un mystérieux robot professeur en forme de lapin, Usami, leur explique que c’est un voyage scolaire et qu’ils seront chargés de récupérer des « fragments d’espoir » en devenant amis les uns avec les autres. Bref ça a l’air cool et fun sauf que Monokuma, le méchant robot panda sadique du premier, débarque l’air de rien, tabasse Usami et prend sa place. A partir de ce point, on revient aux règles habituelles de Danganronpa: quelqu’un veut partir de l’île ? Il lui suffit de tuer l’un des autres élèves… Et si il n’est pas attrapé et identifié par ses camarades suite au procès qui suit, il a le droit de s’échapper tandis que ses camardes sont exécutés. Mais si il se fait attraper, c’est lui qui a le droit à une punition. 

Inutile de le dire, pour le héros qu’on contrôle, Hajime Hinata, l’ambiance est pas à la fête. Et quelques jours plus tard, les meurtres commencent…

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