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vendredi 27 janvier 2012

"Je suis catcheur donc j'écris"

Bon ce week end c'est le Royal Rumble aka le ppv de la WWE le plus formidablement fun de l'année. Je pourrais refaire comme l'an dernier et vous filer un pavasse gigantesque sur le catch mais ça ferait rédite, surtout que le seul truc a changer serait le nom des champions. Alors à la place je vais vous parler de mes deux dernières lectures de roman. Et vous allez voir que c'est surprenant ET intéressant.

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Si il y'a bien un domaine dans lequel on imagine pas un catcheur exceller c'est dans le domaine de la littérature. Pourtant ces deux livres sont une sorte de contradiction de ce préjugé. Les deux sont des autobiographies, les deux ont terminés assez facilement dans les meilleures ventes de livres aux Etats-Unis et les deux sont très bien écrits, à défaut d'être disponible en français. je dis ça dès maintenant au cas où, pour qu'il n'y ait pas de mésentente: ces deux livres ne sont disponibles qu'en anglais et, même si ce n'est pas le plus royal des anglais qui y est utilisé, ça reste réservé à ceux qui ont confiance en eux dans la compréhension de cette langue.

Si j'ai choisi ces deux livres c'est parce que d'abord les quelques extraits que j'en ai lu m'ont convaincus, parce qu'ils n'étaient pas chers sur amazon (une quinzaine de dollars pour les deux) et aussi parce que ce sont deux catcheurs que j'adore. En outre ces deux livres sont assez intéressants parce qu'ils se complètent mais ça je l'ignorais au moment de l'achat.

Commençons par le premier livre: c'est Have a Nice Day de Mick Foley. Écrit en 1999 et racontant les quinze années de carrière de Mick Foley dans le catch, des débuts jusqu'a la consécration ultime - c'est à dire le titre de WWF Champion. On va donc le voir évoluer de promotions en promotions, errant dans le catch indépendant et ses salaires de misère jusqu'a ses expériences dans les GROSSES fédérations de l'époque. Ce qui est d'amblée extrêmement intéressant avec ce livre - et qui justifie le fait qu'il fasse 800 pages - c'est que Mick Foley a tout vu tout fait. Et je dis ça au premier degré. Catcher au Nigeria et au Burkina Faso ? OK. Catcher au Japon dans un tournoi hardcore ? AUCUN PROBLEME ? ECW, WCW, WWF, NWA, UWF ? TOUTES.

Ce qu'il faut d'abord savoir avec Foley c'est qu'il a un diplôme universitaire dans sa besace - il continuait à étudier tout en suivant en parallèle des cours pour devenir catcheur. Bon ok ça ne fait pas automatiquement de lui un grand intellectuel mais on va dire que par rapport à la moyenne du milieu - qui, comme on peut le voir dans le livre, est rarement surchargé de lumières intellectuelles - ça le permet de bien s'en sortir au niveau neuronal. Le second point important c'est que Mick Foley est une semi-légende. Ce n'est pas un homme qui brille énormément sur le ring: techniquement, il est loin d'être extraordinaire. Non, là ou c'est un catcheur extrêmement doué c'est pour prendre des coups et faire des trucs un peu fou. Mick Foley c'est le mec qui est tombé deux fois d'une cage de dix mètres en dix minutes, c'est le mec qui au Japon a gagné le titre de "King of the Death" dans un tournoi de match hardcore tous plus tarés les uns que les autres (et dont la finale était un C4 Barbed Wire Match - des barbelés et du C4, oui) ou bien c'est le mec qui a perdu une oreille en Allemagne au cours d'un match parce que eh, c'est juste une oreille après tout !


Mick Foley dans la vraie vie. Il a l'air GENTIL et TOUT.

Du coup le livre commence directement par raconter l'histoire de la fois ou il a perdu son oreille, histoire de nous mettre dans le bain. Après seulement il commence à raconter sa vie de manière chronologique, et là ça devient intéressant.

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lundi 23 janvier 2012

Japanantes - Recovery, Guard Cancel et Perfect

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Dans quelques jours je sortirais la version 2011/2012 de l'habituelle carte des conventions en France et cette année, de manière intéressante, Nantes sera plutôt bien représentée: il y'a à peine un mois et demi c'était Art to Play qui se voulait être une grosse convention pro brassant des dizaines de milliers de spectateurs et qui n'en a final pas rameuté tant que ça tout en faisant preuve d'une certaine maladresse. Et donc à peine plus tard, seconde convention nantaise avec JapaNantes, organisé par des élèves de l'école Polytech dans les locaux de l'école pour une convention fort agréable et fort charmante, avec beaucoup d'envie et de passion, et une organisation en béton. En tout 2200 visiteurs, ce qui est quand même pas trop mal.

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Mais bon, allez, pour le principe, faisons le tour de tout et dans un élan analytico-critique, essayons d'en détacher les points positifs et les points négatifs.

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mardi 17 janvier 2012

Au fait, j'ai découvert que King Kong était un bon jeu

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Sorti en 2005 en même temps que le film de Peter Jackson sur quasiment toutes les consoles de salon possibles de l'époque (PS2, Xbox, Gamecube, Xbox 360, PC), le jeu King Kong a une histoire assez intéressante derrière lui: Peter Jackson assez impliqué dans l'affaire, Michel Ancel à la direction artistique et surtout un délai très réduit pour faire le jeu, estimé entre 18 et 12 mois. Je dois avouer que les premières images, présentées à l'E3 2005, m'avaient assez séduites et ce qui m'avait surtout chauffé à blanc c'était certains parti pris du jeu dont principalement l'idée d'avoir zéro interface à l'écran. Eh, à l'époque, c'était assez novateur. Même encore aujourd'hui ça l'est un peu, note.

Du coup après six ans à attendre, je l'ai enfin chopé sur 360 dans l'idée d'y jeter un oeil, enfin. J'ignorais si le jeu avait bien vieilli mais ce que j'ignorais au final c'est si King Kong était un jeu intéressant ou pas. Tout ce que j'avais retenu des critiques de l'époque c'était des reproches sur sa durée de vie, qui ne devait guère dépasser les six heures. La bonne nouvelle c'est que je l'ai fini en dix heures. La mauvaise nouvelle c'est qu'il a un peu vieilli graphiquement. Mais la très bonne nouvelle c'est que ça reste encore aujourd'hui un jeu particulièrement intéressant à jouer, et je vais tâcher d'expliquer pourquoi.

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Un jeu où on brûle des ronces.

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mardi 10 janvier 2012

Boku wa Tomodachi ga Sukunai - Communautarisme et gros nichons

Moui la saison d'automne 2011 des animes a quand même envoyée du lourd mine de rien: on a eu le génial Fate/Zero, la suite des excellents Mawaru Penguindrum et Idolm@ster, on a eu le tellement-mieux-que-préjugé Ben-to, on a eu le début de Hunter X Hunter 2011 qui envoie bien comme il faut, Mirai Nikki TV fut l'exemple de l'adaptation parfaite d'un manga en anime et à coté de ça on a le très surprenant Un-Go et si on apprécie les nanars fait avec trois morceaux de pains dans un studio sordide, Persona 4 the Animation saura être apprécié à sa juste valeur. Après évidemment, il y'a quelques merdes du genre Guilty Crown ou C3 mais c'est habituel. Et entre les deux niveaux, un anime transite dans une dimension parallèle. Cet anime c'est Boku wa Tomodachi ga Sukunai aussi surnommé Haganai parce que les gens sont des branleurs d'une et de deux parce que dire "Boku wa Tomodachi ga Sukunai" ça te bouffe déjà le tiers de ton tweet. Et ça c'est con.

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Adapté d'un light novel à succès, Boku wa Tomodachi ga Sukunai (qu'on peut traduire par "Je n'ai pas beaucoup d'amis") raconte l'histoire d'un jeune blondinet nommé Kodaka qui est un peu traité en paria par ses collègues étudiants parce qu'il a une tronche de délinquant et que donc il fait flipper tout le monde. Arrivé dans une nouvelle école catholique il espérait enfin se fondre dans la masse et se faire des VRAIS potes mais rien à faire, il avait oublié que les japonais sont xénophobes. Owww. Enfin bon, sa vie s'annonce pas simple jusqu'au jour ou il croise dans une salle de classe vide une de ses camarades - Yozora - en plein flagrant délit de papotage avec un ami imaginaire. C'est glauque mais du coup ça amène au rapprochement entre les deux personnages et à la création d'un club dont le but serait de permettre à ses membres d'apprendre comment se faire des amis. Sauf que rassurez-vous, ils passeront leur temps à ne pas en branler une. D'autant que se grefferont très vite au club une autre bande de cas sociaux et à la fin ils seront tous amis sans s'en rendre compte mais continueront à essayer d'apprendre comment se faire des vrais amis.

C'est produit par le studio AIC donc déjà ça part pas vainqueur sur la forme mais est-ce que ça s'en sort bien dans le fond ? Est-ce que Boku wa Tomodachi ga Sukunai prend un postulat débile pour nous offrir une bonne comédie ?

Non.

Mais vraiment pas.

Mais y'a 2/3 trucs positifs.

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2/3.

Go critique.

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samedi 31 décembre 2011

[Article du réveillon] VIe Guerre du Saint Graal, version mauvais goût

Traditionnel article de la nuit du réveillon avec cette année un twist terrible: je l'écris pas le soir du réveillon et il est en réalité programmé depuis quelques jours pour s'auto-publier automatiquement ! Du coup pour fêter ça, j'apporte mon incroyable contribution au concept de la VIe Guerre du Graal. A la fois pour célébrer la fin de la diffusion de la première partie de Fate/Zero (qui d'un point de vue qualitatif enculait des poneys à coup de Chanel n°5 et dieu sait que pour moi ceci est un compliment) et aussi parce que j'aime bien le concept.

Rappel, ce concept consiste donc à reprendre les sept rangs de "Servant" de l'univers Fate (c'est à dire Lancer, Archer, Caster, Rider, Berserker, Assassin et le dernier que j'ai oublié là maintenant mais qui me reviendra plus tard) et à lui attribuer un personnage issu soit du petit monde (ah voilà je suis con j'avais oublié Saber) de l'anime, soit du manga, soit du jeu vidéo. Pour l'info finale, le concept est né dans un topic du forum Mata-web et c'est totalement issu de l'esprit de Rukawa. Oh.

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Mais en réalité comme j'en ai pas grand chose à faire de ce qui se passe sur Mata Web, j'ai du attendre que Tabris, via son blog Kochi Kochi, pousse le concept aux blogs et là seulement je me suis dit "ok ça a l'air cool, je vais le faire aussi, ça devrait booster un peu mes stats google analytics et créer du buzz sur mon klout."

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Bon, alors on va commencer un peu la réflexion du coup. Moi je préviens, je me suis surtout inspiré des jeux vidéo parce que vu que moi je mate surtout des animes non-violents et incroyablement pédérastes, c'est chaud pour moi d'y trouver des trucs. 5 viennent d'anime et 2 de jv.

LANCER

Le Prince de Faléna - Suikoden V
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Bénis soient ceux qui ont joués à Suikoden V, l'un des meilleurs RPG de la Playstation 2. Malgré son aspect un peu efféminé et son mutisme traditionnel, voilà un vrai héros qui n'hésitera pas à mettre son corps en jeu pour rétablir un pouvoir stable à son royaume, sans jamais chercher à se mettre en avant ou à prendre la place de sa soeur. C'est un jeune garçon pourtant charismatique, capable d'unir 108 personnes essentielles sous sa bannière et ses idéaux, qui toujours restent purs. En outre c'est quand même aussi un gros gros bourrin à la lance qui se permet quand même de battre en duel nombre de personnages pourtant censés être plus expérimentés que lui. Ok c'était des QTE mais QUAND MÊME.

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