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La place de la famille dans les films de Mamoru Hosoda: trois films pour trois points de vue

On est quelques semaines après la sortie en France du Garçon et la Bête et, très naturellement, le nom de Mamoru Hosoda est sur toutes les lèvres. Un peu facilement qualifié de « nouveau Miyazaki » dans la presse généraliste, jugé comme la meilleure chose qu’il soit arrivé à l’animation japonaise depuis Satoshi Kon par la presse spécialisée dans le cinéma, plus généralement adoré par les passionnés et otakus français, bref, encore une fois le réalisateur japonais, qui n’en est qu’a son sixième long-métrage et son quatrième sorti en salles en France 1, déchaîne l’enthousiasme général comme j’ai rarement vu en matière d’animation japonaise – seulement Miyazaki et Kon pouvant justement prétendre à un tel amour du public français.

Après c’est comme tout: il n’est pas intouchable. Et comme le consensus total ça serait, il est vrai, un peu chiant, des voix commencent ici ou là à signaler que Hosoda, ce n’est peut-être pas la statue irréprochable qu’on veut décrire. Une des critiques revenant le plus régulièrement signalant qu’il a beau être sympa mais que, bon, ses films parlent tout le temps de la même chose.

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Mamoru Hosoda qui fait un sourire forcé après avoir entendu dire qu’il fait « tout le temps la même chose »

En soit, il y’a effectivement trois thèmatiques qui reviennent constamment chez les films d’Hosoda 2 : la première thématique c’est souvent de faire d’événements fantastiques et extraordinaires des éléments concrets du quotidien d’une personne jusque là « normale » – l’homme loup, le pouvoir de voyager dans le temps, un monde parallèle rempli de bêtes, un monde parallèle numérique – et de traiter ça de manière à ce que la frontière entre éléments fantastiques / science-fictionnels et éléments réels soit la plus fine possible. Bref, c’est un genre plus qu’une thématique, mais ça revient constamment chez lui.

La seconde c’est l’amour. Y’a toujours une histoire d’amour chez Hosoda. Ca se manque pas. Mais y’a pas forcément énormément à en dire dessus, d’autant qu’il n’a pas vraiment le monopole des histoires d’amour au cinéma, haha.

La troisième c’est bien évidemment la famille. Ca ne vous aura pas échappé car il ne faut pas avoir BAC+6 en critique cinéma pour le constater mais, oui, Hosoda aime en parler. Peut-être pas tant que ça dans La Traversée du Temps mais ses trois films suivants – Summer Wars, Les Enfants Loups, Le Garçon et la Bête – tournent clairement autour de ça et en font, sans la moindre subtilité, leur thème principal.

Du coup c’est devenu une critique: Hosoda, il parle tout le temps de la même chose, il change pas. C’est pas illogique de le reprocher, et on peut comprendre la frustration que certains peuvent avoir de voir quelqu’un de talentueux comme Hosoda pas tenter des thématiques « neuves. »

Neuves comme quand il a décidé de rendre One Piece super glauque
Neuves comme quand il a décidé de rendre One Piece super glauque

Mais en même temps ça me semble montrer qu’on est passé à coté de quelquechose: à chaque fois, Hosoda parle de la famille mais change comment il en parle. Et si il en parle c’est ni par facilité ni par calcul, mais aussi parce que quand on s’informe sur sa vie personnelle et ses convictions, on comprends qu’il a une certaine légitimité à parler de familles. Dès lors, il faut à mon sens prendre le trio Summer Wars / Enfants Loups / Garçon et la Bête plus comme une sorte de trilogie venant d’un véritable auteur qui va tout simplement parler de famille sous trois angles à chaque fois différents mais qui seront au final complémentaires.

Et comme expliquer c’est déjà un peu excuser, revenons sur ces films et sur leur manière d’aborder les liens familiaux. On en profitera pour revenir sur la personnalité et la biographie de Hosoda, le tout pour voir d’où peut lui venir sa passion pour ce thème.

Ça spoile les trois films donc… euh… vaut mieux les avoir vus.

Par contre ça spoile pas la Traversée du Temps donc ça va
Par contre ça spoile pas la Traversée du Temps donc ça va

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  1. Je ne compte pas Digimon le film parce que vu le remontage barbare, c’est plus vraiment le film qui a été conçu par Hosoda au départ
  2. Quand je dirais « films d’Hosoda » dans cet article, je vous préviens dès maintenant: je ne prends en compte ni Bokura no War Game ni One Piece et le Baron Omatsuri, non pas parce qu’ils seraient mauvais (c’est très loin d’être le cas et j’en profite pour vous dire que le Baron Omatsuri ça déchire pas mal) mais surtout parce qu’ils sont des films à licence où Hosoda n’a pas forcément eu les mêmes libertés que ce qu’il aura à partir de La Traversée du Temps.
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YYZ (Mangarama psycho-romantique)

Je pourrais vous parler longuement de Metal Gear Solid V The Phantom Pain mais je n’ai que 60h de jeu au compteur, c’est peut-être trop tôt. Alors du coup, je pense que revenir sur quelques unes de mes lectures récentes de mangas fera très bien l’affaire. Bonus: j’ai dormi 4h30 cette nuit, mon esprit est dans un brouillard dingue, mais c’est parfois dans ce genre de conditions extrêmes qu’on lâche son plus beau slam sur le papier de l’eldorado. Un truc comme ça. 

J’en profiter pour signaler le retour de la plus belle de toutes les webradios Anime/JV/Rock, c’est à dire Tsumugi, après un mois d’arrêt forcé. Si vous cherchez du bon son en fond, et que vous êtes intéressés par les trois genres pré-cités, n’hésitez pas à y jeter une oreille et à partager à vos copains !

Bon allez, commençons bien comme il faut et allons aborder un thème que les mangas aiment ne jamais aborder: la transsexualité. Vous savez sans doute déjà de quel manga on va parler.

 Hourou Musuko

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Nitori a dix ans, c’est un garçon mais il a envie d’être une fille. Yoshino est dans la même classe, c’est une fille mais elle a envie d’être un garçon. Voici l’histoire de leur adolescence, de la primaire jusqu’au lycée: les problèmes qu’ils vont subir, les interrogations qu’ils vont se poser, les joies qu’ils vont avoir, les rencontres qu’ils vont faire. Car tout autour d’eux, ils vont avoir des impacts plus ou moins majeurs sur la vie de beaucoup d’autres préadolescents.

Par où commencer ? C’est assez compliqué d’en parler… Pas forcément à cause du thème, qui est largement traité tout le long des quinze tomes, et le fait avec justesse et bienvaillance, réfléchissant sur beaucoup d’aspects – physiques, psychologiques, sociaux – de la transsexualité et du transgenre. Et si certains peuvent trouver risqué de mettre en scène des enfants sur cette question, dites vous que c’est traité avec parcimonie et réserve et que, non, vous ne verrez pas des enfants de onze ans se questionner plus que ça sur la sexualité. La sexualité en elle-même arrivant même très tard dans le récit. Donc là dessus, pas de pièges ni de moralisme, le seul défaut qu’on peut vraiment reprocher sera finalement une sorte de véritablement traitement du passage de femme à homme.

Si le manga réussit parfaitement son coup sur le fond – les personnages évoluent constamment, le sujet est bien traité, évite les clichés -, c’est d’un point de vue plus technique que je dois avouer être un peu plus mitigé. Si l’on passe sur le style visuel qui est volontairement simple et qui passe plutôt crème, c’est du point de vue de la narration et de la manière de raconter le récit que je suis plus critique: c’est parfois dur à lire. J’avoue que mon incapacité à retenir les noms japonais m’a pas mal handicapé et que j’ai parfois confondu des personnages, ce qui est imputable à moi et moi seul, mais l’histoire avance à rythme bien trop lent et, quand ce n’est pas le cas, parfois bien trop rapide. Des soucis énormes sont parfois bazardés en trois pages tandis qu’à l’inverse, on va passer des chapitres et des chapitres sur des histoires pas si passionnantes. Sans compter que parfois les transitions de case en case se font assez peu naturellement et que, dans l’ensemble, j’ai trouvé que ça manquait d’émotions.  Malgré son style pastel et ses personnages mignons, Hourou Musuko m’a parfois paru très froid. 

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Mais tout cela n’est pas applicable à l’ensemble du manga et, par contre, j’avoue avoir eu beaucoup moins de mal à lire les volumes finaux. A partir du dixième/onzième tome, tout paraît mieux maîtrisé et on allie une histoire juste avec, enfin, quelques émotions et une narration qui te pose moins un obstacle à la lecture. J’ai vraiment adoré le volume final, même si je trouve que ça se termine un poil trop vite: un petit épilogue n’aurait pas été de refus.

Vu les thématiques abordées, je suis très surpris de voir qu’aucun éditeur français n’a souhaité tenté l’aventure, ne serait-ce que parce que le transgenre est de plus en plus évoqué mais pas toujours très bien compris et, à ce titre, Hourou Musuko a une vraie place à jouer, en dehors de toutes considérations commerciales.

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EuphoIN

Sound! Euphonium et le prix de la passion

J’avoue avoir toujours été un « bon public » envers les œuvres produites par Kyoto Animation: K-On!!, Clannad, Hyouka, Nichijou ou bien La Mélancolie de Suzumiya Haruhi font partie de mes séries préférées, et même des trucs un peu plus mineurs comme Amagi Brilliant Park ou Free m’ont pas mal plu, malgré le fait que, pour le second, j’y aurais sans doute jamais jeté un oeil si ce n’était justement pas du Kyoto Animation. Bon, j’avoue pas non plus être totalement fanboy et être super vener envers la seconde saison de Chuunibyou et montrer un dédain assez manifeste pour Beyond the Boundary. 

Du coup, logiquement, j’ai beaucoup aimé Sound! Euphonium l’an dernier. Ça ne devrait pas vraiment être une surprise, en soit. Mais j’ai tellement aimé Euphonium que je peux proclamer avec une certaine assurance que c’est sans nul doute ma série préférée de l’histoire du studio, un poil devant – ou un poil derrière – la seconde saison de K-On!!Oui je sais, dit comme ça, vous allez sans doute être beaucoup à lever le sourcil et à vous dire qu’est-ce que je raconte mais, eh, je l’ai dit mille fois et je change pas d’opinion: la seconde saison de K-On elle est VRAIMENT excellente, là ou la première est plutôt poussive et, si elle a des trucs sympatoches, n’est pas si mémorable que ça. Au pire, dites vous que derrière je met Hyouka et Clannad. 

Mais du coup quand Sound! Euphonium avait été initialement annoncé, il y’a eu finalement peu de personnes convaincues par le projet. Le roman de base était inconnu chez nous et revoir Kyoto Animation sur une série musicale située dans un lycée faisait également penser très très fort à K-On, dont la série allait en plus partager la même réalisatrice, la très discrète Naoko Yamada (à qui on doit également Tamako Market et qui va s’occuper du film A Silent Voice à la fin de l’année, ce qui explique pourquoi je suis méga à fond sur le projet.) Du coup bon, on était pas forcément ultra curieux, même si les premiers visuels étaient très très jolis. Mais bon, c’est Kyoto Animation, n’y est t-on pas habitué ?

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Mais le premier key visual rappelait l’amour de la réalisatrice pour les jambes

Et la surprise aura été grande car au final la série m’aura foutue une vraie claque. Mais si je l’ai adoré c’est pas uniquement pour ses personnages attachants, sa qualité visuelle époustouflante, son soin extrême apporté aux détails ou son usage parfait de la musique mais aussi parce que personnellement il m’a beaucoup touché via sa thématique principale et la question que la série pose: à quel point s’impliquer pour une passion ? Comment se donner les armes pour réussir dans ce qui est à la base un simple hobby ? Comment évolue t-on de « je fais ça pour m’amuser » à « je fais ça pour réussir » ?

C’est un thème assez intéressant, qui m’a rappelé mon adolescence, et du coup allez, discutons en ensemble: être adolescent lycéen, avoir une passion qu’on a envie de transcender, comment ça se vit, concrètement ? .

On va discuter de l’ensemble de la première saison. Il n’y a pas forcément énormément de choses à spoiler dans Euphonium mais, évidemment, y’en a quand même et si vous n’avez pas vu la série, il se peut que cet article vous largue. Alors allez voir la série, c’est gratuit sur Crunchyroll ! 

Note secondaire: j’ai ouvert un Facebook pour Néant Vert et – plus largement – toutes mes prods (podcasts, articles, collab, etc.) Hésitez pas à y jeter un oeil et à aimer ça si vous souhaitez suivre au quotidien ce que je fais ! 

Eupho05
En plus les personnages y font plein de têtes débiles

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OPMIN

One-Punch Man résumé à ta mère

Oui alors, donc, vous avez sans doute pas échappé à la sortie française du manga One-Punch Man qui est juste en train de tout exploser sur son passage: l’éditeur a du réimprimer des tomes en urgence à cause d’un risque de rupture (alors qu’il en avait imprimé 60 000 initialement, ce qui est déjà franchement pas mal), tous les médias en parlent (de France Info à Animeland en passant par Direct Matin) et pour être allé à une convention ce week-end, inutile de dire que OPM était sur toutes les bouches.

Mais du coup qui dit « succès » dit « tout le monde en parle. » Qui dit « tout le monde en parle » dit soit « magneto Serge » soit « y’a quand même des gens qui disent des bêtises dessus. »  Et voir des gens qui disent des bêtises ou des inexactitudes, ça me rend un peu triste, donc soit je pourrais commencer à insulter tous ceux qui disent nawak, soit je pourrais essayer de corriger ces erreurs, très gentiment, avec beaucoup de pédagogie et d’humilité, tout en me caressant les tétons.

Donc on va récapituler, très rapidement, tout ce qu’il faut savoir sur One-Punch Man et essayer de corriger les petites erreurs habituelles qui tournent autour de cette série. L’article idéal à faire tourner à votre mère ou à votre collègue qui en a entendu parlé mais qui sait pas c’est quoi.

OPMCouv

Ca raconte quoi ?

C’est l’histoire de Saitama, un mec qui rêvait de devenir un super héros et a réussi à devenir tellement fort qu’il détruit désormais tout d’un seul coup de poing. Du coup, il se fait un peu chier et, en plus, il vit dans un anonymat complet. Sa vie il la passe donc à scruter les meilleures soldes au supermarché du coin et à… se faire un peu chier.

Il va rapidement récupérer un « disciple », nommé Genos, et au bout d’un moment les menaces sur la Terre vont non seulement devenir plus impressionnantes mais en plus Saitama rejoindra l’ordre local des super héros avec pour ambition d’être reconnu un minimum par ses pairs. Spoiler: ça va être plus dur pour lui de trouver le respect que de battre des ennemis super balèzes.

 

C’est qui l’auteur ?

C’est déjà là que ça devient compliqué.

One-Punch Man est initialement un webcomic, un manga publié sur le net, écrit et dessiné par un japonais inconnu nommé ONE, et ce depuis 2009.

Et donc là vous vous dites: « Oh, donc l’auteur, c’est ONE, ça va, c’est pas compliqué. »

Oui… et non. Parce que l’oeuvre réalisée par ONE, elle ressemble à ça:

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Tandis que le manga dont le premier tome est sorti en France la semaine dernière, il ressemble à ça:

OPM02

« Ok, du coup ONE fait les brouillons et le dessinateur repasse derrière, c’est normal. »

Non parce que le webcomic original est sa propre oeuvre. Il sort au Japon sur le net, à part, dans son coin. Il ne sort même pas en volumes reliés ! A l’heure actuelle il en est à un peu plus de cent chapitres et il a trouvé un succès assez ouf avant même que le manga « actuel » soit réalisé.

Retournons quatre ans en arrière, on est en 2012 et ce webcomic un peu moche cartonne vraiment à fond sur l’Internet japonais. C’est à ce moment là que le dessinateur Yusuke Murata, connu pour l’excellent shonen de football américain Eye Shield21,  s’approche de l’auteur pour lui dire « eh mec, c’est cool ton truc, ça m’inspire pas mal, je peux en faire une série ? » Ca passe bien et du coup, Murata va ensuite voir son éditeur, la prestigieuse Shueisha, pour lui proposer le projet. On pourrait croire que ça va finir dans le tout aussi prestigieux magazine Shonen Jump mais au final le projet est casé dans… la version numérique du Weekly Young Jump, le magazine seinen de l’entreprise. C’est un peu un placard mais on sait pas si Murata a choisi volontairement le format numérique ou si la Shueisha l’a mis là en mode « on s’en fous de son truc mais au pire, y’a une minuscule chance que ça lance enfin nos apps numériques dont tout le monde se fout. »

Dans tous les cas ce remake est crédité très différemment: ONE est considéré comme « l’auteur original » tandis que Yusuke Murata est considéré comme « l’auteur du manga. » Si ONE apporte ses idées, Murata va se réapproprier pas mal de l’histoire de base, au point d’en faire sa propre oeuvre via pas mal de petites modifications de ci de là (certaines bastons allongées, des scènes inédites, etc etc.)

DONC.

ONE est l’auteur original mais la version la plus populaire a pour auteur principal Yusuke Murata, assisté par ONE dont on ignore réellement le rôle exact dans ce « remake ». C’est pour ça que dire que One Punch Man est réalisé « par un inconnu » c’est compliqué parce que Murata est loin d’être si inconnu que ça, Eye Shield 21 a quand même connu un très gros succès au Japon et en Occident. Et que son rôle dans ce remake est quand même très important.

 

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Quand tu fais un carton mais que tout le monde oublie que tu as fait Eye Shield 21

Pourquoi est-ce que ça a du succès ?

One-Punch Man est une oeuvre très méta dans son déroulement: elle joue beaucoup avec les codes des mangas « shonen » de baston qui ont été mis en place avec des séries comme Dragon Ball, Les Chevaliers du Zodiaque, Naruto ou Bleach. Donc déjà, de base, la série touche ce public – très large – qui va pouvoir retrouver une parodie efficace à la fois drôle mais très intense de ce qu’ils aimaient lire quand ils étaient plus jeunes. A ce titre, One-Punch Man va énormément plaire à un public qui commence à avoir un peu de bouteille en manga de bagarre et qui est en « manque » d’un truc qui va un peu plus loin que juste de la baston pour public adolescent (car il a vielli et est passé au délà des publics visés par les magazines shonens japonais, fort logiquement.)

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[Néant Sept #16] 10 Japan Expo plus tard

Allez pur blogging perso ce soir, je sens que vous êtes motivés à donf rien qu’à l’idée. En vrai je me suis rendu compte d’un truc terrible en ce début d’année: on est en 2016 et, donc, cette année, ma première Japan Expo va fêter ses dix ans. Ca paraît rien pour vous mais pour rien cet événement signifiait un peu mon entrée dans le monde « otaku » parce que, bon, avant ça, j’étais un normand qui faisait ça dans son coin et qui parlait jamais de manga ou d’animé avec ses copains de lycée parce que, tout simplement, je connaissais personne qui était à fond dans le délire.

Du coup dix Japan Expo au total. C’est cool: ça me permet de faire un top dix. 

Voilà donc un top 10 de mes Japan Expo, le tout étant basé sur des ressentis très personnels. En bas ceux dont j’ai des mauvais souvenirs ou dont l’expérience m’a été quasi traumatisante et en haut du classement, bah ceux qui m’ont le plus éclatés. C’est simple, non ? En plus je me livre à vous, ça participe à mon humanisation, des conneries comme ça, c’est mon agent qui m’a dit que ça serait bien ಠ_ರೃ.

Tant qu’à parler convention, je serais ce week-end avec l’asso Thalie à Japanantes, pour des jeux, des projos et des tas de trucs cools. A titre encore plus perso, j’animerais une conférence sur, vous l’avez déjà deviné, le Shonen Jump pour les Nuls. Ca sera samedi à 13h !

Bon, on est chauds, on est parti, ça va être simple et efficace comme craquer une noix avec une pelleteuse:

 

10 / Japan Expo 2008

Krosoft

Présent: du vendredi midi au dimanche soir en tant que visiteur

2008 c’était… bizarre. C’est cette période un peu bizarre ou je quitte progressivement mon ancien groupe-de-potes-Internet™ mais que Thalie existe pas encore vraiment donc je cherche une nouvelle communauté dans laquelle m’intégrer sans vraiment en trouver une donc parce que malgré mes grands airs de blogueur qui a 3000 projets, je reste un vrai cas social qui préférerait faire brûler une forêt plutôt que devoir amorcer une conversation avec un pompier pour lui dire que ça brûle.

Donc bref faisons la simple: Japan Expo 2008 c’est celle que je fais quasi intégralement en solo. Et les conventions en solo à vadrouiller sans trop savoir quoi faire, well, c’est clairement pas le kiff.

Je me souviens même, avec un peu de gêne, que je voulais faire un truc sur le stand de la Brigade SOS, que je l’avais annoncé sur ce blog, puis que j’ai finalement fait le mort parce que fuck that shit. Ca me gêne tellement que je crois que c’est la dernière fois que j’ai annoncé un truc sur Internet que j’ai jamais fait pour pas revivre cette gêne et cette honte.

En plus 2008 c’est aussi l’édition ou j’ai pas masse de thunes donc le côté « claquer de le pognon » m’a même pas aidé à aller vraiment mieux. C’est aussi l’édition ou je m’inscris à un concours Guitar Hero que je perds (bon ok) mais où l’organisateur m’appelle « Emo » tout le long du concours, ce qui est un peu traumatisant. Je voulais une dédicace de Oh!Great et finalement j’arrive trop tard et je me décourage avant même de tenter ma chance. Bref, je fais rien d’intéressant, je suis frustré, souvent seul, et j’assume pas les rares trucs que je voulais faire, que je fais à moitié au mieux. Bref c’était Nullos-Amo à son meilleur.

Mais bon y’a eu des bons trucs: c’est la Japan Expo ou on m’appelle le vendredi soir pour me dire que j’ai eu le bac et que j’aurais pas le rattrapage à passer. C’est aussi celui ou je découvre le karaoké Epitanime et je crois que ce jour là je n’aurais plus été le même. Ah, et je découvre le concours d’AMV France ce qui, évidemment, va me complétement me transformer. Ah découvrir ce palmarès… Seul…

En règle générale, 2008 aura été une très très belle année de merde pour votre serviteur: c’est presque logique que l’édition 2008 de Japan Expo soit donc la pire Japan Expo de ma vie.

Y’avait qui comme invité à cette Japan Expo ? Go Nagai, Takeshi Obata, Yoshiyuki Sadamoto, Oh!Great, Hirano Kouta

Un souvenir, un seul ? C’était la première fois que la Brigade SOS avait son stand et je me souviens que Kazé (ou Hachette ? Ou Kana ?) leur avait refilé beaucoup trop d’autocollants SOS-Dan à distribuer, du coup on en retrouvait littéralement partout dans la convention. Sur les gens, sur les murs, sur les sols, sur les extincteurs, sur le respect. 

Un achat marquant cette année là ? J’avais peu de thunes mais en claquer 30% dans le premier tome de l’Histoire de Nintendo par Florent Gorges, j’ai zéro regrets.

T’écoutais quoi comme musique sur le chemin ? J’avais zéro goût mais j’étais à fond sur les Weezer à l’époque. The Greatest Man That Ever Lived par exemple. Maintenant que je réecoute je suis en mode « wtf » parce qu’elle est pas ouf cette chanson.

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Persona04

Découvrir Persona en 2016: comment, par où

Bonjour Paris ! Comme chaque année, il est l’heure de l’article du réveillon ! Et cette année, et alors que je suis en pleine crise de passion pour Persona 4 Dancing All Night, je vais répondre à cette grande question, celle qui peut-être vous hante la nuit: comment se mettre à Persona ? Alors que le 5 arrive et que la hype sur Twitter va être stratosphérique, prenons donc quelques instants pour se poser, récapituler et tâcher de guider les gens qui aimeraient débuter Persona mais ne savent pas par où commencer, qui sont un peu dans le vague.

On va le faire façon FAQ, comme ça c’est simple et efficace.

Artwork représentant tous les héros de la franchise, jusqu'au 4. Auteur inconnu.
Artwork représentant tous les héros de la franchise, jusqu’au 4. Auteur: The Star of Pisces.

C’est quoi Persona ? 

Woh euh, cash. Donc Persona est une série de JRPG. Longtemps liée à la franchise des Shin Megami Tensei, dont elle en était un spin-off, elle a commencée de plus en plus à prendre de la distance au point d’aujourd’hui devenir plus importante que sa parente. C’est donc développé par la boîte ATLUS, le premier volet date de 1996.

Les épisodes « canons » de la saga sont, dans l’ordre:

  1. Persona (Playstation / 1996)
  2. Persona 2: Innocent Sin (Playstation / 1999)
  3. Persona 2: Eternal Punishment (Playstation / 2000)
  4. Persona 3 (Playstation 2 / 2006)
  5. Persona 4 (Playstation 2 / 2008)
  6. Persona 5 (Playstation 3, Playstation 4 / 2016 ???)

Les particularités des Persona, communes à chaque oeuvre:

  • Tous situés en ville dans son époque contemporaine, ambiance très portée sur les légendes urbaines et sur ce qui se cache derrière les apparences.
  • Les héros, tous lycéens, sont souvent chargés de sauver leur ville d’une menace qu’eux seuls peuvent percevoir et de cacher leur « occupation » du reste de la société
  • La Velvet Room: espace occupé par un mystérieux personnage nommé Igor, qui est le seul personnage que partage tous (?) les épisodes de Persona (le doubleur original étant décédé, à voir si il sera de la partie pour le 5.)
  • Persona: créatures légendaires / mythologiques qui aident le joueur à combattre, qui peuvent être collectionnés, fusionnés, entraînés, etc. Ce grand bestiaire mythologique est partagé avec la saga Shin Megami Tensei.
  • Le système de combat est généralement le même que les Megami Tensei et jouent particulièrement sur un système de résistance/faiblesse assez simple mais qui exige un certain goût pour la stratégie sous peine de se faire avoir facilement même par un ennemi lambda.
  • Les musiques butent la gueule
Extrait de la jaquette du remake PSP de Persona 2 Eternal Punishment
Extrait de la jaquette du remake PSP de Persona 2 Eternal Punishment

Persona 3 et Persona 4 ont eux principalement apportés… un calendrier: la vie du héros est à gérer au jour le jour, chaque journée étant divisée en plusieurs parties (« matin », « midi », « après-midi », « soirée », etc.) Quand on a du temps libre (ce qui arrive souvent après l’école), le joueur peut explorer la ville, faire des petits boulots, se rapprocher d’autres personnages, aller farmer dans le donjon, etc.

Du coup les deux jeux vont accorder une certaine importance à la manière dont tu gères ton temps libre, sachant que les dates « importantes » – celles où le scénario va immanquablement avancer – sont facile à voir arriver (dans Persona 3, c’est les pleines lunes ; dans Persona 4, les jours de brouillard) donc le joueur connaît sa deadline et doit se prépare convenablement avant celle-ci.

A coté, il y’a un certain côté « dating sim » puisque vous allez pouvoir passer du temps avec différents personnages (membres du groupes, camarades de classes, petits vieux, connards de renards) et faire évoluer votre « affinité » avec eux. Quand vous atteignez l’affinité maximale, cela vous permet d’accéder à l’invocation la plus puissante de l’arcane de tarot auquel est lié le personnage. Donc passer du temps à tchatcher avec des gens pour augmenter votre affinité avec eux est très très loin d’être inutile !

Voilà, en somme, les particularités principales des Persona.

Artwork officiel de Persona 3 Portable
Artwork officiel de Persona 3 Portable

Ok je suis chaud, je commence par le premier ?

Persona c’est un peu compliqué en terme d’univers mais dites vous que chaque jeu est indépendant. Pas besoin de jouer au 1 pour jouer au 2, qui lui-même n’est pas nécessaire pour le 3.  Même les deux Persona 2 sont indépendants l’un par rapport à l’autre (tout en étant complémentaires.)

Du coup y’a aucune raison de commencer par le premier.

C’est pas une question d’accessibilité: comme Persona 3 et Persona 4 ont été des vrais gros cartons, tous les Persona antérieurs sont ressortis sur PSP, avec une trad occidentale. N’importe qui avec une PSP ou une Vita peut donc télécharger le jeu légalement a pas trop cher.

Screenshot du remake PSP de Persona
Screenshot du remake PSP de Persona

Problème: le jeu, même « remaké », a très très mal vieilli: graphismes, système de combat, rythme, difficulté mal dosée… En outre, le scénario du jeu n’est pas incroyable et les personnages sont rapidement insupportables, si je peux me permettre le jugement. Enfin y’a rien des choses « attirantes » qui ont fait le succès en Occident de Persona 3 & 4. Non, commencer par le premier volet c’est assez chaud.

Persona 2 a moins ce souci: les deux « épisodes » du jeu ont une intrigue bien plus solide mais, à nouveau, accusent leurs âges niveau gameplay et difficulté. Mais ça reste plus abordable que le premier et c’est des jeux qui racontent des choses intéressantes ! Néanmoins, ça reste difficile à conseiller comme premier contact. C’est un peu aride.

Screenshot du remake de Persona 2: Innocent Sin
Screenshot du remake de Persona 2: Innocent Sin

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DungeonIN

Dungeon Meshi – Méchoui & Dragons

En ce début de mois de décembre est paru au Japon le Kono Manga wa Sugoi de cette année, comme toutes les grandes traditions annuelles. Ce classement, crée pour les besoins d’un livre, revient sur les « meilleurs mangas de l’année », en faisant deux grands tops: un destiné au public « masculin » (shonen / seinen) et un autre au public « féminin » (shojo / josei.) Ces tops sont composés par un jury large composé de personnes issues de l’industrie du manga donc aussi bien des journalistes que des auteurs, des éditeurs, etc. La tradition s’est désormais inscrite annuellement et a récompensé beaucoup d’oeuvres au fil des âges: Bakuman, Chihayafuru, Assassination Classroom, l’Attaque des Titans ou bien Mes Petits Plats Faciles ont comme points communs d’avoir été premiers de leurs tops respectifs durant au moins une édition annuelle. C’est intéressant de consulter ce classement car mine de rien il met en avant les séries « qui montent » et ne s’arrête jamais aux gros hits, même si la liste des vainqueurs pourrait laisser croire le contraire.

Cette année, le top 2016 offre donc ses deux premières places à deux séries: Wotaku ni Koi ha Muzukashii du coté « féminin » et Dungeon Meshi du coté « masculin. » A partir de là, la curiosité frappe et je me suis donc dit: ça vaut quoi Dungeon Meshi ? Ca fait un petit moment maintenant que je commence à voir des gens en parler, doucement mais sûrement, donc qu’est-ce que c’est que cette série ? De quoi ça parle ? J’aurais quoi à mon repas de Noël en famille ? Est-ce qu’on va encore me resservir du gateau qui a cassé 30 fois le cycle du froid, comment l’an dernier ?

Autant de questions que je vais tâcher de répondre ici. En tout cas, après 20 chapitres une chose est sûre: Dungeon Meshi, c’est vraiment intéressant.

Extrait de la couverture du tome 2
Extrait de la couverture du tome 2

Ca prend donc place dans un monde d’heroic-fantasy assez classique: des aventuriers descendent les étages d’un donjon, ils rencontrent des monstres, chopent des trésors, bref, c’est Donjons & Dragons all over again. Ou Druaga si vous voulez une référence un peu plus japonaise. Bref, on suit un gang qui se retrouve à faire face à un gros dragon rouge et, pas de bol pour eux, ils se font tous déglinguer surtout l’une d’entre elle, Farin, qui se fait carrément dévorer en sauvant son frère, Laius. Et problème: si tous les membres de l’équipe ont réussis à se téléporter à la sortie sans difficultés, Farin, elle, est restée dans l’estomac du dragon !

Une nouvelle quête s’annonce donc pour nos aventuriers: redescendre le donjon et essayer de sortir Farin de cet estomac reptilien avant qu’elle ne soit complètement et définitivement digérée. Car autant les aventuriers morts dans ce donjon peuvent revivre grâce à des sorts spécifiques, autant ceux qui finissent en excréments… c’est plus compliqué. Sauf que bien évidemment cette team a un problème grave: ils sont pauvres. Contraints de faire d’importantes économies sur les rations de nourriture, ils vont devoir se nourrir directement en mangeant les monstres du donjon et pour ça ils vont rencontrer Senshi, un nain particulièrement expert dans l’art de cuisiner du monstre !

Donc voilà, on est parti avec Laius le gourmand chevalier humain, Marcille la flippée mage elfe, Chilchack le sérieux mi-humain voleur et Senshi le très expérimenté nain expert en gastronomie donjonnière !

Fanart par
Fanart par 裏鳥(清丸)

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Bilan 2015 du Shonen Jump, entre statistiques et modernité

Article pour clôturer l’année, en douceur et en sagesse, avec déjà le troisième article de l’année que je vais dédier au Shonen Jump. Promis, c’est le dernier avant un bon moment.

A ce titre, si vous n’êtes pas encore vraiment initié à la manière dont le succès d’une série est jugée dans le Jump, je vous invite à lire cet article de début octobre où j’explique comment on suit le classement d’une série et comment on peut facilement juger si il s’agit d’une réussite ou d’un échec. Enfin, si vous ignorez ce qu’est le Shonen Jump et quelle série on trouve dedans je pourrais namedropper des séries publiées dedans comme Dragon Ball, Naruto, Ken le Survivant, Hunter X Hunter, Bleach, Death Note ou My Hero Academia et linker un autre article qui est la retranscription d’une conférence de présentation du Jump en 2015 que moi et Yoka avons donnés à Japan Expo.

Cet article va être un bilan des séries du Shonen Jump qui ont été publiées pendant l’année 2015. On va donc tâcher de regarder comment cette année se sont débrouillées les différentes séries à l’affiches, voir les séries qui ont débutées, celles qui se sont terminées et souvent parfois qui ont fait les deux à la fois en 2015. Mais au délà de ça, comment les grands anciens du magazine se sont comportés, quelles sont les tendances, ce groupe de séries nées en 2011 et 2012 qui sont à l’affiche du magazine le sont-ils toujours, à l’affiche ? Comment le magazine a géré la fin de Naruto et Kuroko no Basket en 2014 ?

On va donc le voir, avec des stats, des graphiques, des présentations et des opinions subjectives parce que faut bien que je capitalise sur le fait que je lise (presque) tout. Le meilleur des mondes.

STRAIGHTENUPYAY

Points importants:

  • « Année 2015 » va des numéros allant de décembre 2014 à décembre 2015. Le Jump a cette numérotation bizarre. Par exemple celui sorti y’a deux semaine était le 2016.02, le second numéro de 2016, alors qu’il est sorti début décembre. Donc plus d’aisance, on va du 01.2015 au 53.2015.
  • Idem pour les chiffres de ventes puisque les classements Oricon annuels vont de mi-novembre à mi-novembre. Donc là les chiffres de ventes en première semaine que vous allez voir couvrent là aussi la période qui va de mi-novembre 2014 à mi-novembre 2015.
  • Même si le dernier numéro de l’année est le 2015.53, il n’y a pas eu 53 numéros du Jump en 2015: il y’a aussi eu quatre numéros double qui sont numéros, par exemple, 2015 04/05 ou 2015 06/07. Ils ne sont même pas double en taille, juste qu’ils couvrent plusieurs semaines (c’est lié à Noël, au Nouvel An, à la Golden Week et à la première semaine d’août, qui correspond aux vacances d’été.) Ca fait un total de 49 numéros, en réalité. 
  • Pour les graphiques de ventes: l’Oricon donne des chiffres détaillés… pour les séries qui sont dans des top hebdomadaires, mensuels, semestriels ou annuels. On peut donc avoir du mal à traquer, pour les « petites séries », les chiffres exacts. Pour les séries du Jump j’ai donc décidé de prendre les ventes en première semaine comme base des graphiques de ventes pour chaque volume. Ceux-ci sont assez pertinents pour mesurer les tendances d’une série, malgré leurs petites imperfections.
  • Pour le classement des chapitres et les graphiques j’ai choisi la méthode « Pure » c’est à dire que je ne COMPTE PAS les chapitres avec pages couleurs, qui sont aussitôt considérés comme hors classement. C’est pour ça que vous verrez dans les graphiques moins de chapitres qu’il en est sorti dans le courant de l’année.
  • Au passage, les couvertures sont TOUJOURS accompagnées d’une page couleur qui, donc, compte dans le total des pages couleurs. Donc quand j’indique: série présente 3 fois en couverture, 5 numéros avec pages couleurs, ça veut dire que sur les 5 numéros pages couleurs, les 3 fois en couvertures sont inclus dans le chiffre. 
  • Néanmoins, et c’est ma particularité, je continue à compter la série qui fait la lead color, c’est à dire est situé en premier dans le magazine. La première place ne veut donc rien dire sur la popularité de la série mais je continue à la mesurer parce qu’elle a un sens, éditorialement. Par contre je ne le met pas dans les graphiques.
  • Enfin pour les séries qui débutent: les 8 premiers chapitres ne sont pas comptés dans les graphiques puisque ce sont des chapitres qui sont placés non pas en fonction des sondages de popularité mais en fonction des choix éditoriaux.
  • Cliquez sur les graphiques pour les afficher dans leur taille réelle. Ca les rendra plus lisible, c’est fait pour ça !

En bonus, vous trouverez à la fin de l’article des statistiques plus globales sur le magazine: nombre de couvertures, de pages couleurs, d’absences, de première place, etc.

Bon, allons y.

C’est le top !

One Piece

IlluOnePiece

couvertures pour un total de numéros avec pages couleurs. La série a été absente de 9 numéros.

OnePiece

tomes sortis en 2015 (du 76 au 79)

VentesOnePiece

Total des ventes 2015 – 14 102 521 exemplaires – 1er du top 30 Oricon annuel

Comment ça se porte ? Bah très bien, hein. Tout le monde espérait l’an dernier à la même période qu’il se fasse enfin bouffer par l’Attaque des Titans ou Seven Deadly Sins dans le classement annuel mais au final One Piece reste plus largement devant et continue d’écouler minimum deux millions d’exemplaires de chaque nouveau tome. Ce qui lui est très avantageux cette année puisqu’avec un nouveau tome de plus par rapport à l’année 2014, ça booste pas mal les chiffres.

De manière intéressante, la série aura été éditorialement bien moins mise en avant que les années précédentes. Que 7 numéros avec des pages couleurs dont 5 duo couv/lead cover, ça fait bizarre quand on se dit que en 2013 elle aura fait 10 pages couleurs… dont 9 dûes à des lead colors !

Les gens vous diront que ça se vend moins bien qu’avant, et ils auront raison, mais dites vous que les 37 millions d’exemplaires vendus en 2011 ça reste un incroyable événement qui n’est sans doute pas près d’être répété. Alors dans un sens, c’est bizarre de se dire que One Piece est sur la « pente descendante » en terme de vente mais vu que ça empêche pas la série de continuer à casser tous les records, on le perçoit mal.

Ah, et je commente même pas la popularité du manga dans le magazine, c’est juste même pas drôle. La série va tranquillement avoir vingt ans et je peux vous compter le nombre de fois où elle a été placée au délà de la 5eme place dans le sommaire SUR UNE SEULE MAIN et je parle pas de 2015, je parle de depuis 1997. 

Finalement le seul truc un peu noir dans le bilan c’est ses « nombreuses » absences mais c’est à un rythme régulier et c’est moins triste que ça pouvait l’être il y’a trois/quatre ans. Oda se tue la santé pour nous mais il a l’air de tenir bon. Courage !

Prévisions pour 2016: toujours le n°1 en tout, vraisemblablement. Je serais vraiment surpris si soudainement ça se cassait la gueule parce que y’a aucun signe de mauvais santé devant nous. Si la santé d’Oda lâche l’affaire, ok, mais autrement…

Et sinon, tu en penses quoi ? Alors instant confession: j’ai laché One Piece autour du tome 45, et ça fait donc genre cinq ans que je me dis que faut que je me bouge et que je reprenne. J’ignore donc un peu ce qu’il se passe dans l’arc actuel…

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ElitoIN

Raise Your Flag – Passion et élitisme font-ils bon ménage

La question de l’élitisme et, plus largement, de comment communiquer sa passion est une question soulevée parallèlement par un article – que je trouve personnellement assez maladroit – sur le Nostroblog par Eck, et comme c’est un thème sur lequel je me questionne beaucoup ces derniers temps, ça me paraît être le moment le plus pertinent pour en parler.

Commençons par une mise en contexte, qui je suis, pourquoi je me la ramène sur le sujet.

Donc voilà, on est en décembre 2015 et cela va faire une dizaine d’année que je me suis immergé dans cette communauté française de fanas de culture visuelle japonaise qui m’a apporté une quantité ahurissante de bonnes choses, qui contrebalancent plus qu’aisément les quelques soucis que j’ai pu y avoir. Si initialement je squattais surtout les quelques forums Saint Seiya et Bleach que je pouvais croiser, et que mes actions physiques concrètes se sont limitées pendant trois ans à la visite annuelle de la Japan Expo, c’est via la création de ce blog en 2007 et la lecture de ceux liés à feu Blogchan puis Animint Sama que j’ai pu commencer à développer ma culture anime/manga et lier des relations de respect, ou d’amitié dont certaines sont toujours plus que d’actualité. Dans cette communauté que je commençais à fréquenter, j’étais d’ailleurs peut-être finalement un des moins âgés et un de ceux les plus arrivés « récemment » dans le game. J’ai donc eu cette chance de grandir en tant qu’otaku, entourés de personnes qui s’y connaissaient vraiment pas mal, et d’être très tôt exposé à des œuvres en dehors de l’actualité et en dehors de ma « génération. »

Après dit comme ça ça paraît être le paradis mais cela avait ses contrecoups: à la moindre approximation, je me faisais dézinguer par ces mecs qui savent, et gare quand je trouvais un animé de l’actualité vraiment super bien parce qu’il avait de fortes chances que cette génération au dessus de la mienne ne comprenne pas mon enthousiasme et me le fasse comprendre avec plus ou moins de politesse. J’ai donc grandi avec ce paradoxe parfois difficile à gérer: pour le « grand public » j’étais le mec « qui m’y connaissait pas mal » mais je savais que j’avais pas cette légitimité auprès de cette génération qui me maltraitait plus ou moins gentiment à la première lacune de culture que je pouvais exprimer.

Lève ton drapeau et fais raisonner ta voix, par endlesscat
Lève ton drapeau et fais raisonner ta voix, par endlesscat

Alors près d’une demie-décennie, qui s’étend peut-être de 2008 à 2012, à vivre avec ce traitement et bien aujourd’hui encore je vis dans ce doute permanent: quelle est ma réelle légitimité, ma réelle crédibilité ? Vous pourriez croire si vous ne connaissez que mon CV que je suis quelqu’un qui est solide sur le sujet: je gère deux podcasts dédiés à la culture visuelle japonaise (LOLJAPON et Kaorin) , chaque semaine je rédige un article « rétro » sur des animés toujours plus divers et variés pour le site Crunchyroll, j’organise et anime des conférences dans des milieux aussi variés que les Utopiales, Japan Expo ou Epitanime, je gère une association sur le sujet, organise une remise de prix des meilleurs animes annuels, je participe à la mise en place d’une convention japon centrée sur les coulisses de l’industrie, et parfois plus encore. C’est un gros CV. Pour l’auditeur de Radio Kawa ou le visiteur lambda en convention, je dois avoir l’image que je m’y connais.

Et pourtant des gens qui s’y connaissent mieux et qui s’expriment mieux sur le sujet, il y’en a des tonnes. J’ai lu « pas mal » de mangas et j’ai vu « pas mal » d’animés mais, honnêtement, j’ai toujours vécu en sachant que j’en ai pas vu assez. Certains jours, je m’en fiche, j’ai confiance en moi, je sens que je peux vous parler anime/manga pendant des siècles. D’autres jours, je me sens un usurpateur et j’ai peur que quelqu’un sorte d’un buisson en pointant du doigt mes manques évidents et en dénonçant le fait que malgré ça, je suis /trop/ présent sur l’Internet pour en parler. Je vis donc une drôle de balance qui, finalement, s’approche pas mal de ce truc que j’ai appris dans les rares cours de philosophie que je ne séchais pas et qui était à base de, « salut mec, la seule chose que tu sais c’est que tu ne sais rien. » Et ça me frustre autant que ça peut me tranquilliser.

L'habituel art kantoku du jour
L’habituel art kantoku du jour

Alors tant pis, je me pose toujours les mêmes questions: Qu’est-ce que je peux réellement apporter dans cette communauté ? Qu’est-ce que je fais concrètement pour « promouvoir » la culture visuelle japonaise sous toutes ses formes en France ? Et, parmi tout ce que je fais, quel est vraiment l’impact que cela a t-il ? Est-il positif, est-il négatif ? Le fais-je vraiment pour mettre en avant ce que j’aime ou est-ce que finalement je ne multiplie pas les projets pour l’attention et me donner l’impression d’être quelqu’un à moindre frais ?

C’est le genre de questions que j’arrête jamais de me poser.

Mais, la plus importante reste quand même celle-ci: Comment faire pour mettre le mieux en avant les choses que j’aime ? 

J’ai posé le contexte, qui je suis, d’où je viens, ce que je pense être, donc on va pouvoir concrètement en parler. Quel est à mon sens le meilleur moyen de faire aimer aux gens… ce que vous aimez ? Et, surtout, pourquoi l’élitisme pourrait faire plus de mal à ce que vous aimez que ce que vous pensez. « Je suis un élitiste, et alors ? » Et bah alors, je suis pas très fan…

Elito01
Boku no Ghibli Academia, par horikoshi

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2015intro

Un an d’anime ~ 2014/2015

Siri ! Fais moi une définition du mot marronnier. 

  • Définition 1 : Variété de châtaignier cultivé, dont les fruits, comestibles, sont plus gros que les châtaignes (un seul par bogue)
  • Définition 2 : (Par analogie) Nom courant donnée au marronnier d’Inde.
  • Définition 3 : (Journalisme) Sujet qui revient de façon cyclique au fil des saisons.

Mais dis-moi Siri, l’article que nous allons lire n’appartiendrais t-il pas la troisième définition ? N’allons nous pas dès maintenant parti vers un article type, qui existe depuis huit ans sur ce blog ? N’est-ce pas l’heure…

… DU BILAN ANIME ANNUEL ???

Anime201501

Et oui, comme chaque fin novembre / début décembre, on est parti. Règle simple: je prends les douze mois de l’année écoulée et à chaque mois j’attribue un animé, que j’ai regardé et qui m’a marqué. Les animes cités ne se limitent pas aux nouveautés de l’année et peut être aussi bien des grands classiques cinématographiques que des séries à peine sorties.

On est parti et on commence par le mois de Décembre.

 

Décembre 2014

Souvenirs de Marnie

2015dec

Les avant-premières du carrefour de l’animation, toujours très sympa. En l’occurrence j’étais bien content de voir ces Souvenirs de Marnie de Yonebayashi qui sera sans doute plus gardé en mémoire pour son statut de « dernier Ghibli » que pour ses qualités propres, ce qui est dommage parce que c’est un film que j’ai énormément apprécié de bout en bout. C’est un film qui techniquement et objectivement est bien en déça du Vent se Lève et du Conte de la Princesse Kaguya mais, en même temps, qui m’a fait ressentir pas mal de sentiment et où j’ai vu une bonne heure et demie passer à vitesse grand V. Et puis j’aime bien ces histoires d’amitié, ça me réchauffe le coeur.

Alors oui c’est un film finalement certes mineur dans la cinématographie de Ghibli mais cela n’en fait pas un mauvais film pour autant. Je vous le conseille donc, assez bêtement.

Les années précedentes, en Décembre: Fate/Stay Night (2006) ; Serial Experiments Lain (2007) ; Clannad (2008) ; Macross: Do You Remember the Love (2009) ; The World God Only Knows (2010) ; Boku Wa Tomodachi ga Sukunai (2011) ; The Idolm@ster (2012) ; Le Vent se Lève (2013)

 

Janvier 2015

Sword Art Online II

2015janv

Toujours ce crush un peu stupide sur l’univers très débile de Sword Art Online et je ne sais pas quand ça partira. Peut-être quand je deviendrais enfin un vrai adulte ? Ça paraît relou dit comme ça.

Enfin bref, SAO II ça a été compliqué à regarder pour une raison simple: l’arc Gun Gale Online est tellement bof, c’en est ennuyeux. Au sens propre. C’est à dire que dans la saison 1 j’avoue avoir bien kiffé la partie Alfheim Online que tout le monde déteste parce que même si c’était écrit à la pisse, c’était assez fun et ça faisait le taff que je lui demandais. Mais GGO dans SAO II c’est honteux: le début m’a beaucoup plus mais ça se prend les pieds dans le tapis tellement vite que quand on se retrouve face au combat final on est devenu comme le squelette dans la pub Zelda III. C’est chiant ET c’est pas bon, le pire combo possible.

Heureusement, la seconde partie de cette seconde saison rattrape les dégats et, avec l’arc Mother’s Rosario, offre à mon sens le meilleur de ce que peut proposer SAO, avec même une petite pointe d’émotion. Presque bien écrit, cet arc permet de quitter SAO II avec l’impression que c’était plutôt sympa alors que, bon, faut pas oublier que dix épisodes plus tôt on était à deux doigts de se pendre avec nos mains tellement c’était nul.

Donc maintenant j’attends une adaptation de SAO Progressive ou de Aliciziation parce que je suis comme ça, j’ai peur de rien, et i’m such a trash comme ils disent sur tumblr.

Les années précédentes, en Janvier: La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya (2007) ; Full Metal Panic (2008) ; Maria Holic (2009) ; Darker Than Black Ryuusei no Gemini (2010) ; Slayers (2011) ; Ben-To (2012) ; Sakurasou no Pet na Kanojo (2013) ; Hyouka (2014)

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