Pensées et captures d’écran, part II

Il y’a cinq ans et demi, j’avais fait un petit article nommé « Pensées et captures d’écran«  où j’avais posé 25 captures d’écran d’animé, je commentais ça rapidement et je passais à autre chose. C’est vrai que l’idée était sympa et que je n’ai jamais perdu ce réflexe de prendre plein de screenshots des animés quand je les mate, ce qui me permet ensuite de les mettre dans des dossiers et de les classer par mois car je suis parfois un peu psychopathe:

1,60Go de screenshots, sisi

Donc la règle est relativement simple: je sélectionne 20 captures d’écran de mes visions ~récentes~ d’animé, j’essaie d’en choisir des classes ou des représentatives, et derrière je fais un petit paragraphe tout choupinou pour m’exprimer un peu. Rien de bien compliqué: on est parti !

Avant de commencer, cependant, une petite news puisque je serais présent à Jonetsu 2.0 samedi 8 et dimanche 9 avril. Si je ne suis pas investi directement dans l’organisation du salon comme il y’a deux ans, je ne peux néanmoins que vous recommander de vous y rendre si vous cherchez une convention dédiée aux conférences et à l’aspect culturel du manga et de l’animation. J’y présenterais également la remise des prix Minorin 2016, que je suis actuellement en train de ne pas préparer pour écrire cet article ♪.

 

En ce moment j’essaie d’appliquer une résolution: mater chaque semaine un film d’animation que je n’ai jamais vu. Evidemment, comme je suis plutôt peu original, je débute par les Ghibli qu’il me manque et, de loin, Si Tu Tends l’Oreille est mon plus gros coup de cœur. Oublié des distributeurs français car on ne le doit ni à Hayao Miyazaki ni à Isao Takahata, Mimi wo Sumaseba est la seule oeuvre de Yoshifumi Kondo, qui décédera trois ans après d’un anévrisme qui aurait été cause, ou du moins facilité, par un burnout et un manque global de repos. Difficile donc de pas penser à ça en voyant ce film extrêmement bien réalisé, très détaillé, aux animations superbes et qui nous raconte l’histoire d’une héroïne forte en caractère qui va trouver sa place en tant qu’artiste, identifier son talent et apprendre à l’exploiter. Très beau, très fort, très inspirant, il s’est d’emblée posé comme un de mes films d’animation favori tant il m’a touché et ému. Il aborde mine de rien pas mal de thèmes mais le fait à chaque fois avec une vraie justesse. Et même si il se base dans un Japon contemporain, il sait garder l’onirisme et le fantastique des oeuvres Ghibli habituelles. Ne faites donc pas comme moi l’erreur d’attendre aussi longtemps avant de le voir: sautez dessus dès que vous croisez le DVD, en espérant un jour qu’il dégainera sorti en Blu-Ray.

Kyoto Animation l’a encore fait: prendre un manga gentiment moyen et en faire un animé qui l’améliore beaucoup trop. J’avais lu le premier tome du manga peu avant la sortie de la série, j’en avais rien retiré de très positif, donc j’ai abordé le premier épisode de Kobayashi-san Maid Dragon avec une grosse réserve, m’attendant à retrouver un truc aussi pénible et médiocre que l’horrible Myriad Colors Phantom World que le monde entier a effacé de sa mémoire. Et bah non, ça me fait presque chier de le dire mais ça marche beaucoup trop bien. Le rythme est mieux construit, les personnages sont beaucoup moins antipathiques et sont même fougueusement attachants, l’humour marche mieux et on nous rajoute tout un ptit sous-texte sur le thème de la famille, traité avec sérieux et bienveillance par les différentes équipes de Kyoto Animation. Alors, certes, ça reste une comédie légère, qui ne nous rend jamais hilare et qui ne restera pas dans toutes les mémoires, mais au moins on a l’assurance à chaque fois de passer du bon temps pendant 20mn donc le contrat est rempli. 

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The Promised Neverland – Hallowed Be Thy Name

 Death Note a définitivement une place particulière dans le Shonen Jump des années 2000. Dans un magazine qui encore alors ne proposait que des séries d’actions aux pouvoirs toujours plus fucked up, des comédies qui ne sortaient alors que peu de leur carcan ou des romances peu développées entre lycéens, inutile de dire que voir arriver une série qui mélangeait efficacement des codes fantastiques, policiers et psychologiques tout en mettant en scène un protagoniste aux intentions condamnables et en basant l’intrigue sur des plans tarabiscotés aux conséquences concrètes sur le récit, ça a eu un véritable impact. L’oeuvre elle-même n’est pas forcément dénuée de défauts mais cet ensemble aura séduit un très large public et aura permis au Jump de rappeler que, parfois, il peut produire des choses qui sortent du moule et bénéficient tout de même de la machine de guerre éditoriale et marketing dont peut s’enorgueillir le magazine.

Avec ce succès public et international, Death Note aurait pu créer un genre au sein du Jump et permettre de voir naître, dans le magazine, d’autres séries de mystères à la moralité ambiguë, susceptibles de parles à ces adolescents et jeunes adultes qui veulent lire plus de choses dans ce ton. Hélàs, ce n’est pas vraiment ce qu’il s’est passé et le Jump s’est maintenu dans cette ligne éditoriale qui privilégie le divertissement pur et un public type évident: les pré-adolescents, avant tout.  La fin de Death Note, en juillet 2006, n’aura donc rien chamboulé dans le magazine. 

Flashforward dix ans en avant, été 2016.  Période étrange pour le magazine: la fin de Bleach et de Nisekoi viennent d’être annoncés, et en réunion éditoriale, celle de la série quarantenaire Kochikame a été décidée. Trois oeuvres importantes du magazine et de son histoire vont donc nécessiter des remplaçants et c’est dans ce contexte bien précis qu’est annoncé une nouvelle série, gérée par deux auteurs jusque alors méconnus. Cette série c’est Yakusoku no Neverland et, trente chapitre après ses débuts, mon enthousiasme n’a toujours pas chuté d’un iota. Ca pourrait effectivement être le manga dont tout le monde va parler d’ici quelques mois et, honnêtement, ce succès serait loin d’être démérité tant l’oeuvre montre des qualités évidentes, se démarque vraiment du lot sous plein de bons aspects et sait, et c’est le principal, offrir un plaisir de lecture indéniable. 

Le premier chapitre avait su, à l’époque, marquer les esprits. Il nous présentait donc l’histoire de Emma, Norman et Ray, les trois enfants les plus agés d’un orphelinat idyllique où les enfants sont traités avec amour par la seule adulte de l’endroit, une femme nommée affectueusement Maman, qui sait leur offrir soin, écoute et gentillesse. Entre plusieurs jeux à l’extérieur du bâtiment, les enfants sont soumis à des tests de logique et de connaissance, qui leur permettent de ne pas laisser le cerveau s’ankyloser. Bref, un bel endroit et tant pis si un mur gigantesque entoure l’orphelinat, que les enfants portent tous le même uniforme blanc et qu’ils ont un chiffre tatoués sur le cou: pour nos héros, c’est un paradis, paradis qu’ils quitteront dès que des adultes souhaiteront les adopter. D’ailleurs, à la fin du premier chapitre, c’est une petite fille qui a été choisie et qui va avoir le droit de quitter l’orphelinat ! Mais hélàs, elle oublie son petit lapin en peluche , nos héros courent donc essayer de la rattraper pour lui rendre l’objet oublié et, cela va les amener à voir ce qu’ils ne devaient pas voir: la vraie destinée qui attend les enfants qui ont été choisis pour être « adoptés »…

La situation n’étant guère joyeuse et laissant songer à une fin tragique, les trois héros vont donc tâcher d’allier leurs forces – l’endurance et l’agilité pour Emma, la stratégie pour Norman, les connaissances pour Ray – pour tâcher de partir de l’orphelinat avec tous les enfants qui s’y trouvent afin d’empêcher la conclusion tragique qui point le bout de son nez pour tous ces joyeux garnements. 

On va donc suivre leurs errements, leurs découvertes, leurs tactiques et leurs frustrations dans cette quête de liberté qui ne sera pas tous les jours aisée.

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Pourquoi Sword Art Online: Ordinal Scale aurait pu être excellent (mais connaît son public)

Ah Sword Art Online, succès inattendu de 2012, qui s’est imposé depuis avec calme et sérénité comme un véritable blockbuster de l’animation japonaise, trouvant un public qui dépasse les limites habituelles du média pour devenir une véritable porte d’entrée à l’animation japonaise, qui continue de séduire, cinq ans après sa sortie, un public toujours plus large et nombreux. On peut détester l’oeuvre, et dieu sait que c’est pas déraisonnable tant SAO tend souvent le bâton pour se faire battre, mais nier son impact concret sur l’industrie contemporaine de l’animation japonaise serait au mieux manquer de recul au pire porter des œillères. 

Mon avis sur Sword Art Online, vous le connaissez peut-être déjà bien: j’ai une profonde affection pour l’univers et ses personnages, mais je suis constamment agacé par le fait de voir la série trop souvent se tirer des balles dans le pied pour briser son élan et s’effondrer aux moments clés. J’avais ainsi dédié deux longs articles à la question, le premier analysant qualités et défauts de la première saison 1, le second s’attaquait à la seconde saison, sans surprises 2 . Encore aujourd’hui c’est les deux articles les plus lus de l’histoire de ce blog, ils sont toujours fréquemment commentés, bref, le sujet anime encore beaucoup.

Du coup, voilà, on est en 2017, Sword Art Online II va quand même arriver sur ses 3 ans et beaucoup de gens attendent non sans désinterêt une adaptation de la suite du light novel, ce qui passera donc par le fameux arc Alicization. Arc qui débute sa parution en France pile ce mois-ci mais qui va en étonner plus d’un de part sa longueur puisque c’est ni plus ni moins que sur neuf tomes que tout cela va se dérouler, là où Phantom Bullet, par exemple, n’en durait que deux ! Si l’arc s’est conclut au Japon, permettant de démarrer l’adaptation, il restait important, vraisemblablement, de remettre Sword Art Online dans tous les esprits, ce qui va donc être l’objectif du premier film cinématographie de la franchise qui est, en l’occurrence, ce Sword Art Online Ordinal Scale. 

Ordinal Scale conte une histoire inédite, écrite pour l’occasion et censée se dérouler entre la fin de Mother’s Rosario et le début de Alicization. Les fans pourront en outre être rassurés car Reki Kawahara – l’écrivain du light novel – est crédité au scénario mais est accompagné, pour l’occasion, de Tomohiko Ito, assistant réalisateur de La Traversée du Temps mais, surtout, réalisateur des deux premières séries. Un homme qui connaît donc bien le sujet puisqu’il était aux premières loges pour le toujours délicat travail d’adaptation. Bref, si souvent on a toujours ce mauvais pressentiment vis à vis des « films de », qui peuvent certes parfois être excellents mais sont plus souvent négligeables voire abyssaux en terme de qualité. Car si ils reprennent une franchise à succès, le fait qu’ils n’auront jamais la moindre importance dans l’oeuvre qu’ils adaptent force les scénaristes à rester cantonnés à des limites claires, qui vont les empêcher de se lâcher ou de prendre le moindre risque: c’est certainement pas dans un film Naruto random que un personnage important va perdre la vie, ce qui va atténuer considérablement les enjeux.

Ajoutez à cela la souvent nécessaire contrainte d’insérer dans l’univers des personnages originaux et inédits qui donnent souvent l’impression d’être des rajouts artificiels au récit, et on a donc logiquement bien du mal à prendre au sérieux ces films d’animation qui, pourtant, sont souvent au Japon des non négligeables succès du box office local.

Bref, tout ça pour dire que j’allais voir ce film sans vraies attentes. J’avais pas vu les trailers, j’avais pas lu l’intrigue, j’y allais en aveugle total avec juste l’espérance d’avoir deux/trois scènes d’actions qui pètent un peu. A 13€ la place, c’est un peu bizarre comme investissement, vous l’avouerez. Dans tous les cas, ça m’a permis de découvrir la fameuse grande salle du Grand Rex et sa capacité de 2700 personnes – la salle était pleine. Je pensais pas un jour dans ma vie assister à un film depuis un balcon situé au second étage, et c’est une manière étrange de voir un film, mais le cadre superbe et, surtout, le public à fond, ajoute beaucoup au plaisir. Car, après tout, quoi de mieux pour voir un blockbuster que le voir avec des gens qui se chauffent à certaines scènes clés ?

Rassurez vous, je suis pas quelqu’un qui habituellement apprécie beaucoup les gens qui parlent au ciné mais dans ce cadre là – 2700 fans au garde à vous -, ça a paru souvent naturel et ça n’a apporté que des bons sentiments. Bon, ok, sauf si t’es mon voisin de derrière qui passait son temps à se plaindre fortement à chaque scène un peu fanservice parce que, là, bon, si t’es un peu cul coincé et que des plans décolletés te choque, qu’est-ce que tu fous devant SAO. 

(Photo issue du Twitter officiel du Grand Rex) (j’étais au second balcon) (tout en haut)

Un peu décevante, néanmoins, fut l’intervention des deux invités japonais en l’occurrence le chara-designer et animateur chef Shingo Adachi accompagné du producteur Shinichiro Kashiwada qui, en bons invités japonais typiques, ont sortis les banalités et la langue de bois car, évidemment, à quoi bon avoir une personnalité quand à la place on peut réciter froidement et à la virgule près le discours composé par l’équipe marketing japonaise comme l’impose la culture du pays. Instant un peu étrange où le producteur insiste sur le fait que le film a été réalisé avec l’objectif que « même ceux qui n’ont pas vu les deux séries puissent l’apprécier. » Spoiler alert: pas trop. 

Maintenant que le contexte a été posé, je vais donc parler en profondeur du film. A partir du prochain paragraphe, je vais donc spoiler.  Si vous voulez une opinion sans spoiler, la voici: en gros, le film remplit réellement ses objectifs. C’est une vraie oeuvre ultra fanservice, qui va s’appliquer à faire les bons clins d’oeils au bon moment, qui va tâcher de mettre sous le projecteur tous les personnages les plus appréciés et qui, surtout, met le paquet bien comme il faut sur ses scènes d’action, qui envoient vraiment du lourd avec des effets dans tous les sens tout en restant lisible, clair et en offrant quelques plans assez dingues. Rien que pour ces combats, le film vaut son pesant de cacahuètes, et ça se conclut même sur une baston finale qui en une poignée de minutes va déshydrater tous les fans de la franchise tant chaque seconde sera une ribambelle de références, de clins d’oeils et de moments forts. Après, vous vous en doutez, le film n’est pas non plus dénué de défauts: si il possède des vraies bonnes idées, le scénario ne s’empêche pas de partir dans certaines incohérences stupides et possède même quelques répétitions mal venues qui donnent parfois la vague impression que le spectateur est pris pour un con. 

En bref, c’est un « film de » qui fonctionne très bien, qui donne au fan ce qu’il a envie de voir sans le choquer mais qui se cogne la tête sur des trucs couillons et ne convaincra sans doute pas vraiment ceux qui méprisent déjà la franchise. Bref, ça donne du plaisir à ceux qui ont déjà un faible pour l’univers de SAO mais ça n’ouvrira clairement pas le cercle à un nouveau public. Je doute que ce soit vraiment un objectif visé.

Tous les screenshots proviennent du PV4, si vous vous posez la question (y’a des plans du film tellement cools que j’aurais adoré les screener pour illustrer l’article mais va falloir attendre, hélàs)

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  1. TLDR – Aincrad pose trop de questions auquel il ne répond pas et Fairy Dance est sympathique mais est condamné à rester dans l’ombre d’un premier arc beaucoup trop imposant
  2. Et autant je déteste Phantom Bullet qui s’ultra cassait la gueule en cours de route, autant j’avais adoré Mother’s Rosario qui redynamisait pas mal la série
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Mangarama désopilant

Eh, dans une semaine je vais découvrir Marseille et la Japan Expo Sud, petite hype au fond du coeur – surtout pour le voyage et pour la conférence, la conv en elle-même m’intéresse moins vu que contrairement à 2013 y’aura pas Ikuhara . En attendant, malgré tout, cette première fois provençale, je vous propose un article court, léger, qui ira directement au point, avec un Mangarama qui sera dédié à quelques mangas comiques que je lis ces derniers temps. Allez savoir pourquoi spécifiquement je lis masse de comédies en ce moment, mais j’imagine que le quota action / baston est comblé par ma découverte de Naruto qui avance relativement sereinement (j’en suis au moment ou Gaara et ses potes reviennent pour aider Naruto à sauver Sasuke) (la première fois) (parce que ça se trouve ça arrive plein de fois après.)

Mais bon, allons y ♪

Kaguya-sama wa Kokurasetai

Kaguya Wants To Be Confessed

Il est le président parfait du conseil des élèves d’un lycée ultra-prestigieux malgré ses origines modestes, elle est sa vice-présidente parfaite venant d’une famille extrêmement influente et importante du Japon, les deux s’aiment, les deux savent que l’autre l’aime mais il y’a un seul problème: ils ont une fierté colossale. Du coup ils refusent tous deux d’être celui qui va faire le premier pas et se confesser à l’autre, car pour eux se confesser ça veut dire prendre le rôle du faible du couple. Ils vont donc commencer à manipuler les événements et les personnes autour d’eux pour faire en sorte que l’autre personne soit celle qui va faire l’effort de se confesser.

Tarabiscoté, donc, et la couverture du tome 1 donne le sentiment qu’on va lire un truc à base de manipulations sales, de coeurs brisés et d’absence totale d’honneur, où tous les coups seront permis. Surprise, c’est en fait… absolument adorable.

Publié dans le Young Jump, magazine seinen respecté, Kaguya-sama se pose donc rapidement comme une sorte de Code Geass de l’amour, où tous les personnages commencent à prévoir plusieurs coups à l’avance et à se prendre la tête même si le plus ridicule des détails. Très drôle de part cet aspect over-the-top, le manga se permet même de rajouter des personnages en plus, comme la très libre trésorière, qui vont dynamiter à leur façon le manga à rythme régulier pour ne pas le faire sombrer dans une routine certaine. Plus malin encore, certains chapitres vous feront passer des rires aux larmounettes, avec des passages plus jolis, plus émouvants, qui rendront grâce aux sentiments réels des personnages, qui sont tout de même traités avec un vrai sérieux. Ah, et il y’a un narrateur à la Kaiji dans tout ça, qui raconte les événements AVEC BEAUCOUP D’ENTRAIN ET DE POINTS D’EXCLAMATION !! Y’a du coup parfois un petit côté Delphine 1 – Yvan 0 et tout ce qui fait référence, même sans le vouloir, à des travaux dans lequel est impliqué Dominique Farrugia, moi, écoutez, j’y suis totalement favorable.

Ce n’est pas un exercice facile que celui dans lequel s’était lancé Kaguya à la base car au moindre détail loupé, l’ambiance peut s’effondrer et passer du drôle au ridicule, voire au gavant. Mais après une cinquantaine de chapitres, ça continue de bien se tenir et chaque semaine voit venir de nouveaux plans foireux absolument hilarants tout en réussissant à développer les personnages et les relations entre eux. C’est mon conseil sincère du mois, et je l’ai ajouté entre Straighten Up, Again!! et Helck dans mon autel des œuvres dont je rêve d’une édition française de qualité dans mon étagère. J’ai même libéré un peu de place, en prévoyance, je le mettrais entre mes Your Lie In April et mes Genshiken.

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Do The Evolution

En janvier 2012 était organisé la première édition de Japanantes, une convention nantaise organisée par les élèves du Polytech local et qui s’est pas mal construit, de l’aveu même de certains de ses organisateurs, en prenant comme exemple un modèle tout à fait vénérable et semblable: la convention Epitanime, elle organisée depuis près de vingt ans par des élèves d’EPITA, une école parisienne d’informatique loin d’être inconnue. Cette première édition, je l’avais adoré à l’époque car dès le premier coup, elle avait su trouver la bonne formule et profiter de la place gargantuesque dont elle disposait pour proposer une très grande quantité d’activités et de contenu qui faisait que chaque salle de classe visitée, chaque couloir exploré, chaque stand observé était l’assurance de trouver quelque chose de neuf, de différent, nous permettant ainsi d’évoluer dans la convention à notre rythme et de trouver chaussure à son pied. Le tout dans une ambiance jeune, passionnée et bon enfant, qui ne visualisait pas le visiteur comme un portefeuille sur pattes mais comme un véritable être humain, qui allait pouvoir trouver dans ce salon de quoi s’exprimer, s’animer et offrir l’opportunité de rencontrer des nouvelles têtes ou de se créer des jolies mémoires avec ses amis.

Après cela, la convention a continuée son petit bonhomme de chemin et chaque mois de janvier voyait les élèves de Polytech Nantes retrousser leurs manches et organiser « leur » événement, qui ramenait chaque année toujours un petit peu plus de visiteurs. Alors oui ça reste un événement modeste qui ne dispose pas d’un budget suffisant pour faire venir, par exemple, des invités japonais et sa fréquention n’a rien de comparable avec des événements plus imposants, disposant de vraies entreprises à leur tête, comme Japan Expo, Polymanga ou Paris Manga, mais suffisamment pour permettre à la convention d’être justifiée et de trouver sa place dans l’écosystème mine de rien pas négligeable de la « culture otaku » dans l’ouest de la France. 

Donc jusque là il y’avait une bonne dynamique et une mise en place ardemment facilitée par une collaboration étroite avec l’école dans lequel se déroulait l’événement, qui offrait aux organisateurs du salon l’endroit idéal pour s’exprimer et offrir un Japanantes généreux, riche en contenu, qui permettait aux créateurs, aux associatifs, aux visiteurs et aux professionnels de s’exprimer.

Le défilé cosplay de Japanantes 2017, photo de Jimmy le Carnec

Mais ça, c’était avant.

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Les openings à retenir, édition hiver 2017 ♪

Si vous connaissez bien Néant Vert, vous savez que je ne suis pas vraiment du genre à faire des « bilans » de chaque saison d’animé et ce pour une raison simple: je mate suffisamment pas d’animé pour être un chouia pertinent dans ce domaine. Du coup je laisse ce plaisir à beaucoup d’autres blogueurs plus doués et qui sauront vous aiguiller sur quoi regarder. 

Par contre y’a un truc que j’essaie de mater au maximum à chaque nouvelle saison et c’est les openings. Je ne peux pas le nier: j’ai une véritable et authentique fascination pour ces mini-clips d’une minute trente qui intorduisent chaque série, ce qui est pour moi un petit art caché dans l’art de l’animation. 

En 2010 j’avais essayé d’imposer une nouvelle rubrique régulière sur Néant Vert ou déjà je sélectionnais les meilleurs openings d’une saison mais hélàs, à l’époque, fallait absolument passer par Youtube et bien chanceux étaient les génériques qui se faisaient pas striker du site de partage de vidéos en moins de quinze jours. Ca donnait donc des articles périmés au bout de 7 jours, ce qui était pas encourageant, surtout pour quelqu’un comme moi qui a une âme d’archiviste et qui aime garder des traces précises de tout1

Mais heureusement aujourd’hui avec la technologique, wordpress, le HTML5, les webm, c’est plus simple de partager ces vidéos, de faire en sorte que les articles restent durables et pertinents donc allez c’est reparti. Considérez donc que cet article sera le premier de quelque chose que je vais essayer de faire chaque saison.

… Et ce même si j’aurais peut-être du débuter ce concept là à une autre saison car je vais être honnête, des openings qui m’ont tapé dans l’oeil cet hiver, y’en a extrêmement peu. Y’a que huit openings que j’ai trouvé intéressant d’évoquer, ce qui est très peu mais, bon, ça va permettre un démarrage en douceur, j’imagine ?

 

Vite fait: je « juge » les génériques par rapport à l’ensemble qu’ils forment, pas spécialement pour la qualité de leurs chansons. La qualité des chansons je « juge » ça chaque année via mon podcast Kaorin et l’exercice périlleux mais rigolo du top 22 annuel.

Comme d’hab, même si je semble indiquer le contraire, mes propos restent évidemment subjectif en diable, sauf quand je dis du mal de l’opening de Seiren parce que ça par contre wow quelle merde. 

Kuzu no Honkai

Scum’s Wish

Chanson: Uso no Hanabi (96neko)

Studio: Lerche

Je partais évidemment très intéressé par l’adaptation animée de Kuzu no Honkai: en décembre dernier je me suis lu quasiment tout le manga et j’avais adoré cette belle histoire d’adolescents en ébullition qui vont passer leur temps à s’exploser le coeur à coup de décisions malvenues. C’est finalement pas si fréquent de voir des animés dédiés à des romances foireuses et je me demandais si ils allaient adoucir le ton ou bien, au contraire, être plutôt fidèle et bien retranscrire les baffes émotionnelles que se prennent les personnages.

Après deux épisodes je suis totalement convaincu par cette adaptation et, surtout, je me passe le générique d’ouverture en boucle. Difficile pour moi de ne pas nier mon gros kiff de cette chanson interprétée par 96neko (connue pour des reprises Nico Nico Douga de titres Vocaloid ainsi que pour avoir fait un featuring sur l’opening de Flying Witch l’an dernier) qui colle comme de la glue à l’ambiance de l’oeuvre. Je dois surtout avouer apprécier ce sentiment d’étirement des couplets rapides de la chanson: on pourrait croire à plusieurs moments qu’on va changer de rythme et de partie mais à la place non seulement la chanteuse continuer à chanter très rapidement après les breaks mais en plus on sent que le tout continue de s’accélérer vaillamment, avant le moment où – enfin – tout se stoppe et où tout se pose quelques instants, afin de partir sur un couplet final nous laissant voir l’héroïne et ses pensées de couples qui se sautent dessus car, oui, surprise messieurs dames: Kuzu no Honkai va vous parler de la sexualité de protagonistes qui sont à un âge où ils ne pensent qu’à ça. 

Certes, visuellement ça reste par contre assez modeste. Pas d’animation de fou. C’est, là aussi, dans le prolongement d’une série qui connaît ses priorités et préfère miser sur sa mise en scène et sur l’ambiance posée plutôt que sur ses performances techniques. Et pour le coup, l’ambiance, visuellement, elle est là: les personnages sont souvent le regard dans le vide, on comprend en un coup d’oeil leurs tracas et leurs états d’esprits, des symboles simples nous permettent de comprendre que d’autres personnages ont des choses à cacher, comme par exemple ce plan sur l’oeil de Akane où le fait qu’elle ne fasse pas partie des personnages allongés à la fin. 

Y’a pas de grande révolution, y’a rien de très original mais c’est efficace, carré et ça évite plus d’un piège. Je pense qu’il aurait été facile de commettre l’erreur de mettre un opening bien larmoyant avec des violons tristes pour nous faire comprendre que Kuzu no Honkai ça allait être une série sérieuse où les personnages vont souffrir mais à la place on a un truc musicalement assez péchu, d’une grande colère froide et le tout est très stylisé. 

Coup de coeur, du coup.

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  1. Ce qui explique pourquoi j’ai jamais rebooté Néant Vert, même si les 400 premiers articles du blog me font généralement bien cringer encore aujourd’hui.
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Final Fantasy Type-0 – Children of the Grave

Retournons en 2006. Alors que Final Fantasy XII se fait toujours attendre en Occident, Square Enix annonce en grandes pompes le Fabula Nova Crystallis censé contenir trois jeux extrêmement attendus: Final Fantasy XIIIFinal Fantasy Versus XIII et Final Fantasy Agito XIII. Si les deux premiers ont faits et refaits parler d’eux au fil des années – le XIII en développant son univers et son histoire le temps de trois jeux et le Versus XIII en devenant purement et simplement Final Fantasy XV -,  le troisième élément de cette liste est sans doute le moins connu du lot et celui qui aura le moins attiré l’attention des joueurs. Pourtant lui aussi a une histoire compliquée: peu montré les années qui ont suivies son annonce, il devait être un jeu mobile à la base avant de devenir un jeu PSP qui, quelques mois à peine avant sa sortie, connaîtra un solide renommage en règles, passant de Final Fantasy Agito XIII au Final Fantasy Type-0 qu’on connaît. Le jeu sort donc en 2011 sur la Playstation Portable de Sony qui est alors en fin de vie et se fait remarquer pour un fait assez unique dans l’histoire récente des FF: il ne sort tout simplement pas en Occident. Ah. Ca choque.

Fast forward en 2014, et Square Enix annonce triomphalement que le jeu sortira bel et bien en Occident via une toute nouvelle version HD prévue pour Xbox One et Playstation 4. Bonnes nouvelles ! Le jeu sort donc début mars 2015 et n’est principalement acheté que pour une raison, commercialement maligne: le jeu est fourni avec une démo de Final Fantasy XV. La bonne vieux méthode Zone of the Enders, comme on l’appelle, fait finalement plus de mal que de bien à Type-0, qui passe du coup relativement inaperçu en tant que jeu, encore plus quand la dite démo est extrêmement critiquée. Bref, peu de gens jouent au jeu qu’ils ont vraiment achetés et son statut funeste de jeu-PSP-boosté-pour-la-HD ne le rend guère attractif.

Il est entre temps sorti sur PC mi 2015 et en ce début 2017, Micromania solde le jeu si dur que vous pourrez le trouver à 5€ neuf sans aucuns problèmes. Ok. Dur.

C’est dommage que le jeu ait été si vite oublié car je viens de le terminer et je peux vous le confirmer: Final Fantasy Type-0 est un jeu généreux, aux thématiques très intéressantes et sur lequel il y’a beaucoup à dire. Ca tombe bien, j’aime en dire beaucoup. Allons-y~.

Rem & Machina, au milieu d’une bataille

Final Fantasy Type-0 se déroule donc à Orience, un monde où quatre nations sont en guerres permanente: l’empire de Milites, le royaume de Concordia, l’alliance Lorican et le dominion de Rubrum. Comme pour ne rien arranger, chaque nation possède un cristal qui leur confère des grands pouvoirs et leur offre des points forts dont ne disposent pas forcément leurs voisins. Sans compter évidemment ces bons vieux l’Cie qui sont, peu ou prou comme dans Final Fantasy XIII, des humains choisis par les cristaux pour servir de représentants divins ce qui leur donne des pouvoirs uniques et la possibilité d’obtenir une espérance de vie bien plus longue que leurs semblables, avec simplement une seule requête: que ces humains s’acquittent d’une « tâche » qui, une fois effectuée, les transformeront en cristal et les libéreront de la vie.

Evidemment, ce monde contient d’autres détails intrigants, comme le fait que quand une personne meurt, tous souvenirs d’elle sont effacées des mémoires de chaque individu. Pratique dans un monde sans cesse en guerre où aucun soldat ne peut se souvenir des meurtres qu’il a du effectuer ou des amis qu’il a perdu. Ni le deuil ni la perte n’existe et seuls les l’Cie ont l’air de se remémorer plus de choses sur les disparus que la moyenne, mais eux c’est les réminiscences de leur vie entière qui s’efface plus vite que la norme. 

Bref tout cet univers est bien beau mais quand un beau jour l’empire de Milites, dirigé par le maréchal Cid Aulstyne, décide d’envahir Rubrum et d’utiliser une nouvelle technologie réduisant au silence le cristal du dominion, c’est là que la merde devient réelle. Dépourvu de tous ses mages, dont l’armée est extrêmement dépendante, le dominion se prend une raclée dantesque et manque de disparaître purement et simplement des cartes quand surviennent alors douze individus, des adolescents élèves de la grande académie centrée autour du cristal du dominion, qui arborent fièrement une cape vermillion et font partie de la mystérieuse « classe zéro. » Plus puissants que la moyenne, ces élèves ont une autre particularité bien plus ennuyeuse pour l’empire de Milites: malgré le brouillage du cristal, ces douze gamins peuvent continuer à utiliser de la magie et infliger, à eux seuls, des dommages considérables sur l’armée envoyée. Le dominion de Rubrum est donc temporairement sauvé et l’heure de la contre-attaque arrive…

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Une introduction rapide et consistante aux magazines de prépublication de manga~

ON EST LE 31. 

DONC JE DOIS FAIRE UN ARTICLE

PARCE QUE CA FAIT HUIT ANS QUE JE FAIS UN ARTICLE CHAQUE 31 DECEMBRE. Paie tes traditions bizarres.

Mais bref, cette fois on va parler manga. Et, pour ne pas changer, on va parler industrie japonais. Je le sais, tu le sais, il le sait, elle le sait, on le sait, nous le savons, vous le savez, elles le savent, ils le savent: quand on lit un manga en France, il est, dans 99% des cas, pas en premier lieu sorti au Japon sous ce format-là, qui n’est qu’une seconde étape. Car si beaucoup de japonais lisent les volumes reliés, beaucoup continuent à aller directement à la source, c’est à dire les magazines de prépublication. Et, ça tombe bien, l’immense et implacable majorité des titres sont avant tout publiés chapitre par chapitre dans des magazines aux rythmes divers et variés. 

Donc du coup on connaît sans doute quelques uns de ces magazines: le Shonen Jump, forcément, peut-être le Shonen Magazine, le Margaret… mais peut-être pas forcément plus. 

Du coup ce que je vous propose via cet article c’est de lister les principaux magazines de prépublication. Tout d’abord en les regroupant via maisons d’édition (histoire de remarquer quels magazines partagent les mêmes directions), ensuite en les regroupant par public visé (le sempiternel Shojo/Shonen/Seinen) puis par ligne éditoriale. En gros. 

Juste un truc avant de commencer: les magazines de prépublications ne sont pas vraiment comme chez nous. N’imaginez pas plein de Spirou remplis de mangas. Non en vrai imaginez des annuaires remplis de mangas. Les magazines de prépub c’est des pavasses de 300 à 500 pages, imprimés souvent dans du papier ultra dégueulasse, qui coûtent souvent entre 200 et 500 Yen (c’est à dire entre 2 et 5  euros) et qui sont voués à être jetés après lecture.

Et rapidement, pour définir les termes shonen/shojo/josei/seinen qui vont être utilisés car ils sont différents de la manière dont, en France, on s’en sert:

Kodomo: Le manga pour gosses en bas âge, moins de 8 ou 9 ans. Souvent des gags mangas ou des séries à l’intrigue très limitée.

Shonen: « pour jeunes garçons » vous me direz. Sauf que c’est pas si simple. Effectivement le genre vise de base les pré-ados et les adolescents masculins, et va essayer de viser leurs envies, mais c’est devenu très progressivement un genre assez universel, qui a un lectorat féminin qui existe et qui est désormais pas mal pris en compte par la majorité des éditeurs. Du coup le shonen « à l’ancienne » qui raconte des « trucs de mecs » n’existe plus vraiment, ou alors est limité à 2/3 magazines, donc partons du principe que ça concerne tous les adolescents de 9 à 16 ans.

Shôjo: A l’inverse, le genre désigne « pour les jeunes filles », de 7 à 15 ans en règle générale et, effectivement, ne trouve pas spécialement de public en dehors de ces limites, malgré des tentatives de ci de là.

Josei: Le manga « pour la jeune adulte », en gros du milieu de l’adolescence jusqu’à… euh… la fin de la jeunesse I guess. 

Seinen: Le manga « pour le jeune adulte. » Littéralement pour ceux qui savent lire à peu près tout l’alphabet jap. Il faut d’amblée distinguer le Seinen dans sa forme traditionnelle (des oeuvres universelles, matures,  aux thèmes adultes censés parler au jeune de 15 à 30 voire parfois au délà) et le Young qui commence de plus en plus à devenir son propre genre (qui est une sorte de shônen sous stéroïdes avec plus de violence, plus d’intensité, plus de sexe et plus… de tout en général.) Mais le seinen c’est aussi les oeuvres censées faire du bien aux adultes, à les aider à retrouver des bons sentiments, donc c’est aussi là qu’on retrouve des BD comiques ou mignonnes, ne soyez donc pas surpris.

Adult: Ce que nous on appelle grosso merdo le Hentai. Le cul, quoi.

Un autre point: j’ai essayé, pour illustrer, de mettre des couvertures mettant en avant des séries du magazine en question. Ca paraît con dis comme ça mais beaucoup de magazines (surtout en young) mettent en couverture… des gravure idols. C’est à dire des jeunes filles qui posent de manière plus où moins sexy. Donc ne vous étonnez pas si certaines couvertures n’ont… pas de mangas dessus.

Ceci étant dit, dans tous les cas j’espère que vous apprécierez ce listing qui n’est pas exhaustif et j’espère que vous me pardonnerez la concision de certaines descriptions (je dois vous avouer que j’ai des violentes lacunes en terme de shôjo donc juger la ligne édito des magazines spécialisés j’ai un peu galéré, donc il est possible que je dise de la merde.)

 

Shueisha

Fait partie du « Hitotsubashi Group », en compagnie de la Shogakukan et de la Hakusensha. Fondé en 1925. 

Weekly Shonen Jump

Public visé: Shônen

Rythme de publication: Hebdomadaire

Fondé en: 1968

Séries emblématiques (en cours): One Piece, Gintama, Haikyuu, Hunter X Hunter, My Hero Academia, Food Wars, World Trigger, The Promised Neverland…

Séries emblématiques (terminées)Dragon Ball, Saint Seiya, Slam Dunk, Hokuto no Ken, Yu-Gi-Oh, Naruto, Kochikame, Bleach, Video Girl Ai, EyeShield 21, Death Note, City Hunter, Kenshin le Vagabond… 

Plus gros magazine de prépublication à l’heure actuelle en terme de tirages par numéro (qui dépasse les 2 millions), une institution duquel vient la plupart des plus gros blockbusters mangas de ces trente dernières années. En pleine phase de renouvellement à l’heure actuelle, après avoir passé 2016 à mettre fin à pas mal de séries pourtant bien installées (BleachAssassination Classroom, NisekoiToriko ou bien encore Kochikame.

Possède une édition en anglais, gérée par Viz Media (qui est la branche occidentale de la Shueisha et, plus largement, de l’Hitotsubashi Group.)

Le public visé reste les enfants et les jeunes adolescents, les histoires sont donc rarement très compliquées ou très adultes, même si on y trouve volontiers du sang et un peu d’érotisme de ci de là.  Mais le public est en réalité beaucoup plus varié

 

Jump SQ

Public visé: Shonen

Rythme de publication: Mensuel

Fondé en: 2007 (remplace le Monthly Shonen Jump, fondé en 1970)

Séries emblématiques (en cours): To Love Darkness, Blue Exorcist, Platinum End, Seraph of the End, Twin Stars Exorcists…

Séries emblématiques (terminées): Claymore, Rosario+Vampire, Letter Bee, Shi Ki (Jump SQ)

Kurohime, Angel Densetsu, I’ll, Eleven (Monthly Shonen Jump)

Remplaçant du vénérable Monthly Shonen Jump, le Jump SQ (pour Square) est un mensuel shonen qui vise un public un poil plus agé que son contemporain hebdomadaire. Ici c’est plus gore, les intrigues un poil plus compliquées et l’érotisme va beaucoup plus loin. En gros c’est un peu l’entre-deux, niveau public visé, entre le Shonen Jump et le Young Jump

Le Jump SQ gagne peu à peu en importance au sein de la Shueisha, comme le témoigne l’arrivée dans le magazine d’auteurs comme le duo Oba/Obata et leur Platinum End. 

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Bilan 2016 du Shonen Jump, l’heure du ménage

Après vous avoir fait le coup l’année dernière, on est reparti pour un second bilan de l’activité du Shonen Jump, cette fois-ci couvrant tout ce qui s’est déroulé en 2016 dans le magazine. Une grosse année car, vous le savez sans doute un peu si vous suivez l’actualité du monde du manga, l’actualité a été chargée pour le magazine qui s’est débarrassé de beaucoup de ses plus grosses séries ! Un changement radical par rapport à une année 2015 qui, souvenez-vous, avait été extrêmement tranquille et plaçait le Jump dans une situation bizarre où il y’avait peu de séries « inutiles », où toutes trouvaient le succès quelque part, et permettait au magazine de fournir à la Shueisha un bon paquet de titres vendeurs et populaires.

On aurait pu donc croire que le Jump allait rester à la cool, se contentant de se laisser porter par ses gros hits historiques sauf que non ils ont tout envoyés valser, ont mis fin à cinq grosses séries, se préparent également à conclure Gintama et après ça on va arriver à une situation étrange où les deux plus vieilles séries régulières du magazine seront One Piece (1997) et… Haikyuu (2012) ! Bref, la génération dorée des années 2000, qu’on pouvait résumer schématiquement par le quatuor Naruto/Bleach/Gintama/Toriko, est bel et bien terminée, et le Jump semble vouloir aller ailleurs ? Mais la vraie question c’est… où ?

Ce bilan reprendra plus ou moins le même plan que l’an dernier: on reviendra sur toutes les séries parues cette année dans le magazine, on commentera leur présent (popularité dans le magazine et ventes des tomes reliés)et on pronostiquera leur avenir. Sur ce, allons y !

Notes:

  • Rappel: j’ai écrit un article pour expliquer comment on juge la popularité d’une série dans le Jump en se basant sur les sommaires.
  • L’année 2016 éditoriale du Jump va de décembre 2015 à novembre 2016. Par exemple le dernier numéro en date, sorti la semaine dernière, c’était le 2017.2/3. 
  • Même si le dernier numéro de l’année est le 2016.52, il n’y a pas eu 52 numéros du Jump en 2015: il y’a aussi eu quatre numéros double. Ils ne sont même pas double en taille, juste qu’ils couvrent plusieurs semaines (c’est lié à Noël, au Nouvel An, à la Golden Week et à la première semaine d’août, qui correspond aux vacances d’été.) Ca fait un total de 48 numéros, en réalité. 
  • Changement par rapport à 2015: j’ai retiré les graphiques liés aux chiffres de ventes en première semaine. Ceux-ci m’apparaissaient finalement peu pertinents. Pour les ventes, désormais, je me contenterais de signaler les ventes en première semaine du dernier tome en date et, si la série est classée dans le top 30 annuel Oricon, je me chargerais de donner le nombre de volumes vendus dans l’ensemble de l’année.
  • J’ai décidé, également, pour les graphiques de popularité, de revenir à une méthode simple: celle de la place dans le sommaire. Pas de ranking « pure » comme l’année dernière, qui compliquait beaucoup les choses et ne me paraissait pas si pertinent que ça. Néanmoins vous noterez que certains chapitres sont en verts sur les graphiques: cela veut dire que le chapitre en question bénéficie d’une page couleur ou est en couverture du magazine, ce qui veut dire que le chapitre en question n’a pas un classement pertinent vis à vis de sa popularité mais qu’il est placé éditorialement à cette position (vu qu’on peut pas mettre des pages couleurs n’importe où dans un magazine papier et que les pages couleurs sont là pour « aider » un manga à se faire remarquer, donc c’est quelque chose que les éditeurs choisissent.)
  • Le plus important à retenir: la vraie « première place » est la seconde sur les graphiques. Car sur ces graphiques, la première revient toujours à la série qui est en couverture, ce qui ne témoigne pas – forcément – de la popularité concrète de la série. 
  • Toujours sur le code couleur des graphiques: Rouge veut dire que la série est clôturée à ce chapitre, Bleu veut dire que la série part en hiatus à partir de ce chapitre.
  • J’ai volontairement mis Boruto de côté dans l’article. La série est trop… particulière pour ça (publication mensuelle, toujours des pages couleurs, ventes irrégulières, statut de spin-off…)
  • Cliquez sur les graphiques pour les afficher dans leur taille réelle. Ca les rendra plus lisible, c’est fait pour ça !

Voilà, dit comme ça ça paraît indigeste et incompréhensible mais vous allez voir, on va commencer tout de suite et vous allez vite comprendre. 

 

C’est le top !

One Piece

Eiichiro Oda

Débuté en Août 1997 (1997.34)

couvertures pour un total de 10 numéros avec pages couleurs. La série a été absente de 9 numéros.

tomes sortis en 2016 (du 80 au 83)

Ventes en première semaine du tome 83: 1,631,659 exemplaires

Classement dans le top 30 Oricon de 2016: 1ère place avec 12,314,326 exemplaires vendus. (En 2015: 1er / 14,102,521 exemplaires vendus)

Rappel des prévisions 2015: « Toujours le n°1 en tout, vraisemblablement. »

Comment la série se porte ? Bon, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise. One Piece reste One Piece. Le mastodonte indéboulonnable. Populaire, adoré, qui se vend par palettes entières. Le film GOLD a été un succès, la série continue à cartonner à l’archipel et à l’international, n’en jetez plus, y’a rien de vraiment neuf à dire et la série va pouvoir aborder sa vingtième année d’existence le coeur léger car il est toujours le bateau-amiral de sa flotte.

Prévisions pour 2017: Toujours le n°1 en tout, vraisemblablement. 

 

Haikyuu

Haruichi Furudate

Débuté en Février 2012 (2012.12)

couvertures pour un total de 12 numéros avec pages couleurs. 

tomes sortis en 2016 (du 19 au 24)

Ventes en première semaine du tome 24: 282,363 exemplaires

Classement dans le top 30 Oricon de 2016: 5ème place avec 6,474,394 exemplaires vendus. (En 2015: 6e / 6,531,508 exemplaires vendus)

Rappel des prévisions 2015: « Ça devrait rester stable aussi bien en terme de ventes que de popularité. Avec un peu de pot, le match actuel PRENDRA ENFIN FIN. » 

Comment la série se porte ? Bah écoutez, toujours très bien. Les deux saisons de l’animé ont participés à maintenir la haute popularité de la franchise, et ce même si ça a été transféré à des horaires de nuit quand la première série était diffusée le dimanche après-midi. Le gros match a pris fin, on est passé sur un arc plus posé à base d’entraînement et de préparation, ce qui habituellement dans les mangas de sports amène un déclin en popularité, déclin qui ne se retrouve pas vraiment ici. En bref, Haikyuu s’impose bel et bien comme la série sportive forte des années 2010 pour le Jump.  

Prévisions pour 2017: 2017 devrait être la première année depuis 2014 où Haikyuu ne bénéficiera pas d’une adaptation animée, faute de contenu suffisant pour permettre une quatrième saison de 13 épisodes. Il faudra voir si ça entraîne une chute réelle des ventes mais vu le fandom très large de la série, les dégats devraient être largement atténués.

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Your Name. – Everlong

Après presque six mois à le voir détruire tous les scores du box-office japonais et à attirer comme un aimant toutes les bonnes critiques du monde (5 étoiles dans les Cahiers du Cinéma, wtf), une partie infime du public français a pu enfin découvrir hier via de nombreuses avant-premières tout autour du pays Your Name., le nouveau film de Makoto Shinkai, avant la sortie nationale qui est datée au 28 Décembre. En tant que français, c’était difficile de découvrir le film sans avoir en tête la réputation aveuglante qu’il y’avait autour et au fond de la tête on s’attendait tous à ni plus ni moins qu’un pur chef d’oeuvre. Pour ma part, je suis donc arrivé dans la salle avec un peu cette pression au fond des tripes, cette peur de ne pas trouver le film incroyable et du coup, cette peur de ne pas apprécier le film pour ce qu’il est, mais pour sa réputation, son aura. 

Et bien ouf, pas la peine de stresser !  Le film était effectivement très bon, et se trouve dans la juste continuité de la carrière de Makoto Shinkai. Mais là où il se distingue, et là où je pense que se trouve une partie des racines de son succès japonais, c’est que c’est un film où il y’a beaucoup à dire dessus. Il raconte beaucoup de choses, surprend son spectateur à quelques reprises et possède de nombreux niveaux d’interprétations qui fait qu’on sort de la salle avec une grosse envie d’en parler. C’est un film qui nous laisse avec beaucoup de choses en tête, beaucoup de choses qui nous font gamberger et, sans offense envers Miyazaki, Yoshiura ou Yonebayashi, c’est un sentiment qu’aucun autre film d’animation japonais de ces dix dernières années – à l’exception très notable des Enfants Loups – n’a pu me faire ressentir. On ne sort pas de Your Name. avec juste « bon c’était bien », on sort de Your Name. avec le cerveau ultra actif, qu’on ait aimé le film ou non, et avec beaucoup de choses à en dire. Et à ce titre, il devrait rester dans les mémoires collectives pendant un petit moment.

Pour tout cela, et pour les qualités techniques, visuelles et sonores indéniables du film, typiques du Makoto Shinkai qu’on connaît bien en France depuis 5 Centimètres Par Seconde, je ne peux que vous recommander qu’extrêmement chaudement ce film, ne serait-ce que pour plus tard en discuter avec des gens. En attendant, dites vous que c’est un film non dénué de surprises et qui va aborder des thémes et des symboles auquel vous ne vous attendiez sûrement pas en allant voir ce qui devait être à la base une simple histoire d’échange de corps. Mais pour mieux apprécier ces surprises, je vous recommande du coup d’essayer d’en savoir le moins possible et d’aller voir le film le plus tôt possible dès qu’il sera dans des salles chaudes prêt de chez vous. 

Et du coup si vous n’avez pas vu le film, quittez cet article car, comme je l’ai dit, y’a beaucoup de choses à dire sur ce film, sauf que pour ça va falloir creuser dans tout le film. 

ATTENTION: A partir de ce point, l’article va spoiler grave parce que là on entre en mode analyse de toute l’oeuvre donc tenez vous en très éloignés si vous souhaitez garder toutes les surprises.

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