Final Fantasy Type-0 – Children of the Grave

Retournons en 2006. Alors que Final Fantasy XII se fait toujours attendre en Occident, Square Enix annonce en grandes pompes le Fabula Nova Crystallis censé contenir trois jeux extrêmement attendus: Final Fantasy XIIIFinal Fantasy Versus XIII et Final Fantasy Agito XIII. Si les deux premiers ont faits et refaits parler d’eux au fil des années – le XIII en développant son univers et son histoire le temps de trois jeux et le Versus XIII en devenant purement et simplement Final Fantasy XV -,  le troisième élément de cette liste est sans doute le moins connu du lot et celui qui aura le moins attiré l’attention des joueurs. Pourtant lui aussi a une histoire compliquée: peu montré les années qui ont suivies son annonce, il devait être un jeu mobile à la base avant de devenir un jeu PSP qui, quelques mois à peine avant sa sortie, connaîtra un solide renommage en règles, passant de Final Fantasy Agito XIII au Final Fantasy Type-0 qu’on connaît. Le jeu sort donc en 2011 sur la Playstation Portable de Sony qui est alors en fin de vie et se fait remarquer pour un fait assez unique dans l’histoire récente des FF: il ne sort tout simplement pas en Occident. Ah. Ca choque.

Fast forward en 2014, et Square Enix annonce triomphalement que le jeu sortira bel et bien en Occident via une toute nouvelle version HD prévue pour Xbox One et Playstation 4. Bonnes nouvelles ! Le jeu sort donc début mars 2015 et n’est principalement acheté que pour une raison, commercialement maligne: le jeu est fourni avec une démo de Final Fantasy XV. La bonne vieux méthode Zone of the Enders, comme on l’appelle, fait finalement plus de mal que de bien à Type-0, qui passe du coup relativement inaperçu en tant que jeu, encore plus quand la dite démo est extrêmement critiquée. Bref, peu de gens jouent au jeu qu’ils ont vraiment achetés et son statut funeste de jeu-PSP-boosté-pour-la-HD ne le rend guère attractif.

Il est entre temps sorti sur PC mi 2015 et en ce début 2017, Micromania solde le jeu si dur que vous pourrez le trouver à 5€ neuf sans aucuns problèmes. Ok. Dur.

C’est dommage que le jeu ait été si vite oublié car je viens de le terminer et je peux vous le confirmer: Final Fantasy Type-0 est un jeu généreux, aux thématiques très intéressantes et sur lequel il y’a beaucoup à dire. Ca tombe bien, j’aime en dire beaucoup. Allons-y~.

Rem & Machina, au milieu d’une bataille

Final Fantasy Type-0 se déroule donc à Orience, un monde où quatre nations sont en guerres permanente: l’empire de Milites, le royaume de Concordia, l’alliance Lorican et le dominion de Rubrum. Comme pour ne rien arranger, chaque nation possède un cristal qui leur confère des grands pouvoirs et leur offre des points forts dont ne disposent pas forcément leurs voisins. Sans compter évidemment ces bons vieux l’Cie qui sont, peu ou prou comme dans Final Fantasy XIII, des humains choisis par les cristaux pour servir de représentants divins ce qui leur donne des pouvoirs uniques et la possibilité d’obtenir une espérance de vie bien plus longue que leurs semblables, avec simplement une seule requête: que ces humains s’acquittent d’une « tâche » qui, une fois effectuée, les transformeront en cristal et les libéreront de la vie.

Evidemment, ce monde contient d’autres détails intrigants, comme le fait que quand une personne meurt, tous souvenirs d’elle sont effacées des mémoires de chaque individu. Pratique dans un monde sans cesse en guerre où aucun soldat ne peut se souvenir des meurtres qu’il a du effectuer ou des amis qu’il a perdu. Ni le deuil ni la perte n’existe et seuls les l’Cie ont l’air de se remémorer plus de choses sur les disparus que la moyenne, mais eux c’est les réminiscences de leur vie entière qui s’efface plus vite que la norme. 

Bref tout cet univers est bien beau mais quand un beau jour l’empire de Milites, dirigé par le maréchal Cid Aulstyne, décide d’envahir Rubrum et d’utiliser une nouvelle technologie réduisant au silence le cristal du dominion, c’est là que la merde devient réelle. Dépourvu de tous ses mages, dont l’armée est extrêmement dépendante, le dominion se prend une raclée dantesque et manque de disparaître purement et simplement des cartes quand surviennent alors douze individus, des adolescents élèves de la grande académie centrée autour du cristal du dominion, qui arborent fièrement une cape vermillion et font partie de la mystérieuse « classe zéro. » Plus puissants que la moyenne, ces élèves ont une autre particularité bien plus ennuyeuse pour l’empire de Milites: malgré le brouillage du cristal, ces douze gamins peuvent continuer à utiliser de la magie et infliger, à eux seuls, des dommages considérables sur l’armée envoyée. Le dominion de Rubrum est donc temporairement sauvé et l’heure de la contre-attaque arrive…

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Une introduction rapide et consistante aux magazines de prépublication de manga~

ON EST LE 31. 

DONC JE DOIS FAIRE UN ARTICLE

PARCE QUE CA FAIT HUIT ANS QUE JE FAIS UN ARTICLE CHAQUE 31 DECEMBRE. Paie tes traditions bizarres.

Mais bref, cette fois on va parler manga. Et, pour ne pas changer, on va parler industrie japonais. Je le sais, tu le sais, il le sait, elle le sait, on le sait, nous le savons, vous le savez, elles le savent, ils le savent: quand on lit un manga en France, il est, dans 99% des cas, pas en premier lieu sorti au Japon sous ce format-là, qui n’est qu’une seconde étape. Car si beaucoup de japonais lisent les volumes reliés, beaucoup continuent à aller directement à la source, c’est à dire les magazines de prépublication. Et, ça tombe bien, l’immense et implacable majorité des titres sont avant tout publiés chapitre par chapitre dans des magazines aux rythmes divers et variés. 

Donc du coup on connaît sans doute quelques uns de ces magazines: le Shonen Jump, forcément, peut-être le Shonen Magazine, le Margaret… mais peut-être pas forcément plus. 

Du coup ce que je vous propose via cet article c’est de lister les principaux magazines de prépublication. Tout d’abord en les regroupant via maisons d’édition (histoire de remarquer quels magazines partagent les mêmes directions), ensuite en les regroupant par public visé (le sempiternel Shojo/Shonen/Seinen) puis par ligne éditoriale. En gros. 

Juste un truc avant de commencer: les magazines de prépublications ne sont pas vraiment comme chez nous. N’imaginez pas plein de Spirou remplis de mangas. Non en vrai imaginez des annuaires remplis de mangas. Les magazines de prépub c’est des pavasses de 300 à 500 pages, imprimés souvent dans du papier ultra dégueulasse, qui coûtent souvent entre 200 et 500 Yen (c’est à dire entre 2 et 5  euros) et qui sont voués à être jetés après lecture.

Et rapidement, pour définir les termes shonen/shojo/josei/seinen qui vont être utilisés car ils sont différents de la manière dont, en France, on s’en sert:

Kodomo: Le manga pour gosses en bas âge, moins de 8 ou 9 ans. Souvent des gags mangas ou des séries à l’intrigue très limitée.

Shonen: « pour jeunes garçons » vous me direz. Sauf que c’est pas si simple. Effectivement le genre vise de base les pré-ados et les adolescents masculins, et va essayer de viser leurs envies, mais c’est devenu très progressivement un genre assez universel, qui a un lectorat féminin qui existe et qui est désormais pas mal pris en compte par la majorité des éditeurs. Du coup le shonen « à l’ancienne » qui raconte des « trucs de mecs » n’existe plus vraiment, ou alors est limité à 2/3 magazines, donc partons du principe que ça concerne tous les adolescents de 9 à 16 ans.

Shôjo: A l’inverse, le genre désigne « pour les jeunes filles », de 7 à 15 ans en règle générale et, effectivement, ne trouve pas spécialement de public en dehors de ces limites, malgré des tentatives de ci de là.

Josei: Le manga « pour la jeune adulte », en gros du milieu de l’adolescence jusqu’à… euh… la fin de la jeunesse I guess. 

Seinen: Le manga « pour le jeune adulte. » Littéralement pour ceux qui savent lire à peu près tout l’alphabet jap. Il faut d’amblée distinguer le Seinen dans sa forme traditionnelle (des oeuvres universelles, matures,  aux thèmes adultes censés parler au jeune de 15 à 30 voire parfois au délà) et le Young qui commence de plus en plus à devenir son propre genre (qui est une sorte de shônen sous stéroïdes avec plus de violence, plus d’intensité, plus de sexe et plus… de tout en général.) Mais le seinen c’est aussi les oeuvres censées faire du bien aux adultes, à les aider à retrouver des bons sentiments, donc c’est aussi là qu’on retrouve des BD comiques ou mignonnes, ne soyez donc pas surpris.

Adult: Ce que nous on appelle grosso merdo le Hentai. Le cul, quoi.

Un autre point: j’ai essayé, pour illustrer, de mettre des couvertures mettant en avant des séries du magazine en question. Ca paraît con dis comme ça mais beaucoup de magazines (surtout en young) mettent en couverture… des gravure idols. C’est à dire des jeunes filles qui posent de manière plus où moins sexy. Donc ne vous étonnez pas si certaines couvertures n’ont… pas de mangas dessus.

Ceci étant dit, dans tous les cas j’espère que vous apprécierez ce listing qui n’est pas exhaustif et j’espère que vous me pardonnerez la concision de certaines descriptions (je dois vous avouer que j’ai des violentes lacunes en terme de shôjo donc juger la ligne édito des magazines spécialisés j’ai un peu galéré, donc il est possible que je dise de la merde.)

 

Shueisha

Fait partie du « Hitotsubashi Group », en compagnie de la Shogakukan et de la Hakusensha. Fondé en 1925. 

Weekly Shonen Jump

Public visé: Shônen

Rythme de publication: Hebdomadaire

Fondé en: 1968

Séries emblématiques (en cours): One Piece, Gintama, Haikyuu, Hunter X Hunter, My Hero Academia, Food Wars, World Trigger, The Promised Neverland…

Séries emblématiques (terminées)Dragon Ball, Saint Seiya, Slam Dunk, Hokuto no Ken, Yu-Gi-Oh, Naruto, Kochikame, Bleach, Video Girl Ai, EyeShield 21, Death Note, City Hunter, Kenshin le Vagabond… 

Plus gros magazine de prépublication à l’heure actuelle en terme de tirages par numéro (qui dépasse les 2 millions), une institution duquel vient la plupart des plus gros blockbusters mangas de ces trente dernières années. En pleine phase de renouvellement à l’heure actuelle, après avoir passé 2016 à mettre fin à pas mal de séries pourtant bien installées (BleachAssassination Classroom, NisekoiToriko ou bien encore Kochikame.

Possède une édition en anglais, gérée par Viz Media (qui est la branche occidentale de la Shueisha et, plus largement, de l’Hitotsubashi Group.)

Le public visé reste les enfants et les jeunes adolescents, les histoires sont donc rarement très compliquées ou très adultes, même si on y trouve volontiers du sang et un peu d’érotisme de ci de là.  Mais le public est en réalité beaucoup plus varié

 

Jump SQ

Public visé: Shonen

Rythme de publication: Mensuel

Fondé en: 2007 (remplace le Monthly Shonen Jump, fondé en 1970)

Séries emblématiques (en cours): To Love Darkness, Blue Exorcist, Platinum End, Seraph of the End, Twin Stars Exorcists…

Séries emblématiques (terminées): Claymore, Rosario+Vampire, Letter Bee, Shi Ki (Jump SQ)

Kurohime, Angel Densetsu, I’ll, Eleven (Monthly Shonen Jump)

Remplaçant du vénérable Monthly Shonen Jump, le Jump SQ (pour Square) est un mensuel shonen qui vise un public un poil plus agé que son contemporain hebdomadaire. Ici c’est plus gore, les intrigues un poil plus compliquées et l’érotisme va beaucoup plus loin. En gros c’est un peu l’entre-deux, niveau public visé, entre le Shonen Jump et le Young Jump

Le Jump SQ gagne peu à peu en importance au sein de la Shueisha, comme le témoigne l’arrivée dans le magazine d’auteurs comme le duo Oba/Obata et leur Platinum End. 

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Bilan 2016 du Shonen Jump, l’heure du ménage

Après vous avoir fait le coup l’année dernière, on est reparti pour un second bilan de l’activité du Shonen Jump, cette fois-ci couvrant tout ce qui s’est déroulé en 2016 dans le magazine. Une grosse année car, vous le savez sans doute un peu si vous suivez l’actualité du monde du manga, l’actualité a été chargée pour le magazine qui s’est débarrassé de beaucoup de ses plus grosses séries ! Un changement radical par rapport à une année 2015 qui, souvenez-vous, avait été extrêmement tranquille et plaçait le Jump dans une situation bizarre où il y’avait peu de séries « inutiles », où toutes trouvaient le succès quelque part, et permettait au magazine de fournir à la Shueisha un bon paquet de titres vendeurs et populaires.

On aurait pu donc croire que le Jump allait rester à la cool, se contentant de se laisser porter par ses gros hits historiques sauf que non ils ont tout envoyés valser, ont mis fin à cinq grosses séries, se préparent également à conclure Gintama et après ça on va arriver à une situation étrange où les deux plus vieilles séries régulières du magazine seront One Piece (1997) et… Haikyuu (2012) ! Bref, la génération dorée des années 2000, qu’on pouvait résumer schématiquement par le quatuor Naruto/Bleach/Gintama/Toriko, est bel et bien terminée, et le Jump semble vouloir aller ailleurs ? Mais la vraie question c’est… où ?

Ce bilan reprendra plus ou moins le même plan que l’an dernier: on reviendra sur toutes les séries parues cette année dans le magazine, on commentera leur présent (popularité dans le magazine et ventes des tomes reliés)et on pronostiquera leur avenir. Sur ce, allons y !

Notes:

  • Rappel: j’ai écrit un article pour expliquer comment on juge la popularité d’une série dans le Jump en se basant sur les sommaires.
  • L’année 2016 éditoriale du Jump va de décembre 2015 à novembre 2016. Par exemple le dernier numéro en date, sorti la semaine dernière, c’était le 2017.2/3. 
  • Même si le dernier numéro de l’année est le 2016.52, il n’y a pas eu 52 numéros du Jump en 2015: il y’a aussi eu quatre numéros double. Ils ne sont même pas double en taille, juste qu’ils couvrent plusieurs semaines (c’est lié à Noël, au Nouvel An, à la Golden Week et à la première semaine d’août, qui correspond aux vacances d’été.) Ca fait un total de 48 numéros, en réalité. 
  • Changement par rapport à 2015: j’ai retiré les graphiques liés aux chiffres de ventes en première semaine. Ceux-ci m’apparaissaient finalement peu pertinents. Pour les ventes, désormais, je me contenterais de signaler les ventes en première semaine du dernier tome en date et, si la série est classée dans le top 30 annuel Oricon, je me chargerais de donner le nombre de volumes vendus dans l’ensemble de l’année.
  • J’ai décidé, également, pour les graphiques de popularité, de revenir à une méthode simple: celle de la place dans le sommaire. Pas de ranking « pure » comme l’année dernière, qui compliquait beaucoup les choses et ne me paraissait pas si pertinent que ça. Néanmoins vous noterez que certains chapitres sont en verts sur les graphiques: cela veut dire que le chapitre en question bénéficie d’une page couleur ou est en couverture du magazine, ce qui veut dire que le chapitre en question n’a pas un classement pertinent vis à vis de sa popularité mais qu’il est placé éditorialement à cette position (vu qu’on peut pas mettre des pages couleurs n’importe où dans un magazine papier et que les pages couleurs sont là pour « aider » un manga à se faire remarquer, donc c’est quelque chose que les éditeurs choisissent.)
  • Le plus important à retenir: la vraie « première place » est la seconde sur les graphiques. Car sur ces graphiques, la première revient toujours à la série qui est en couverture, ce qui ne témoigne pas – forcément – de la popularité concrète de la série. 
  • Toujours sur le code couleur des graphiques: Rouge veut dire que la série est clôturée à ce chapitre, Bleu veut dire que la série part en hiatus à partir de ce chapitre.
  • J’ai volontairement mis Boruto de côté dans l’article. La série est trop… particulière pour ça (publication mensuelle, toujours des pages couleurs, ventes irrégulières, statut de spin-off…)
  • Cliquez sur les graphiques pour les afficher dans leur taille réelle. Ca les rendra plus lisible, c’est fait pour ça !

Voilà, dit comme ça ça paraît indigeste et incompréhensible mais vous allez voir, on va commencer tout de suite et vous allez vite comprendre. 

 

C’est le top !

One Piece

Eiichiro Oda

Débuté en Août 1997 (1997.34)

couvertures pour un total de 10 numéros avec pages couleurs. La série a été absente de 9 numéros.

tomes sortis en 2016 (du 80 au 83)

Ventes en première semaine du tome 83: 1,631,659 exemplaires

Classement dans le top 30 Oricon de 2016: 1ère place avec 12,314,326 exemplaires vendus. (En 2015: 1er / 14,102,521 exemplaires vendus)

Rappel des prévisions 2015: « Toujours le n°1 en tout, vraisemblablement. »

Comment la série se porte ? Bon, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise. One Piece reste One Piece. Le mastodonte indéboulonnable. Populaire, adoré, qui se vend par palettes entières. Le film GOLD a été un succès, la série continue à cartonner à l’archipel et à l’international, n’en jetez plus, y’a rien de vraiment neuf à dire et la série va pouvoir aborder sa vingtième année d’existence le coeur léger car il est toujours le bateau-amiral de sa flotte.

Prévisions pour 2017: Toujours le n°1 en tout, vraisemblablement. 

 

Haikyuu

Haruichi Furudate

Débuté en Février 2012 (2012.12)

couvertures pour un total de 12 numéros avec pages couleurs. 

tomes sortis en 2016 (du 19 au 24)

Ventes en première semaine du tome 24: 282,363 exemplaires

Classement dans le top 30 Oricon de 2016: 5ème place avec 6,474,394 exemplaires vendus. (En 2015: 6e / 6,531,508 exemplaires vendus)

Rappel des prévisions 2015: « Ça devrait rester stable aussi bien en terme de ventes que de popularité. Avec un peu de pot, le match actuel PRENDRA ENFIN FIN. » 

Comment la série se porte ? Bah écoutez, toujours très bien. Les deux saisons de l’animé ont participés à maintenir la haute popularité de la franchise, et ce même si ça a été transféré à des horaires de nuit quand la première série était diffusée le dimanche après-midi. Le gros match a pris fin, on est passé sur un arc plus posé à base d’entraînement et de préparation, ce qui habituellement dans les mangas de sports amène un déclin en popularité, déclin qui ne se retrouve pas vraiment ici. En bref, Haikyuu s’impose bel et bien comme la série sportive forte des années 2010 pour le Jump.  

Prévisions pour 2017: 2017 devrait être la première année depuis 2014 où Haikyuu ne bénéficiera pas d’une adaptation animée, faute de contenu suffisant pour permettre une quatrième saison de 13 épisodes. Il faudra voir si ça entraîne une chute réelle des ventes mais vu le fandom très large de la série, les dégats devraient être largement atténués.

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Your Name. – Everlong

Après presque six mois à le voir détruire tous les scores du box-office japonais et à attirer comme un aimant toutes les bonnes critiques du monde (5 étoiles dans les Cahiers du Cinéma, wtf), une partie infime du public français a pu enfin découvrir hier via de nombreuses avant-premières tout autour du pays Your Name., le nouveau film de Makoto Shinkai, avant la sortie nationale qui est datée au 28 Décembre. En tant que français, c’était difficile de découvrir le film sans avoir en tête la réputation aveuglante qu’il y’avait autour et au fond de la tête on s’attendait tous à ni plus ni moins qu’un pur chef d’oeuvre. Pour ma part, je suis donc arrivé dans la salle avec un peu cette pression au fond des tripes, cette peur de ne pas trouver le film incroyable et du coup, cette peur de ne pas apprécier le film pour ce qu’il est, mais pour sa réputation, son aura. 

Et bien ouf, pas la peine de stresser !  Le film était effectivement très bon, et se trouve dans la juste continuité de la carrière de Makoto Shinkai. Mais là où il se distingue, et là où je pense que se trouve une partie des racines de son succès japonais, c’est que c’est un film où il y’a beaucoup à dire dessus. Il raconte beaucoup de choses, surprend son spectateur à quelques reprises et possède de nombreux niveaux d’interprétations qui fait qu’on sort de la salle avec une grosse envie d’en parler. C’est un film qui nous laisse avec beaucoup de choses en tête, beaucoup de choses qui nous font gamberger et, sans offense envers Miyazaki, Yoshiura ou Yonebayashi, c’est un sentiment qu’aucun autre film d’animation japonais de ces dix dernières années – à l’exception très notable des Enfants Loups – n’a pu me faire ressentir. On ne sort pas de Your Name. avec juste « bon c’était bien », on sort de Your Name. avec le cerveau ultra actif, qu’on ait aimé le film ou non, et avec beaucoup de choses à en dire. Et à ce titre, il devrait rester dans les mémoires collectives pendant un petit moment.

Pour tout cela, et pour les qualités techniques, visuelles et sonores indéniables du film, typiques du Makoto Shinkai qu’on connaît bien en France depuis 5 Centimètres Par Seconde, je ne peux que vous recommander qu’extrêmement chaudement ce film, ne serait-ce que pour plus tard en discuter avec des gens. En attendant, dites vous que c’est un film non dénué de surprises et qui va aborder des thémes et des symboles auquel vous ne vous attendiez sûrement pas en allant voir ce qui devait être à la base une simple histoire d’échange de corps. Mais pour mieux apprécier ces surprises, je vous recommande du coup d’essayer d’en savoir le moins possible et d’aller voir le film le plus tôt possible dès qu’il sera dans des salles chaudes prêt de chez vous. 

Et du coup si vous n’avez pas vu le film, quittez cet article car, comme je l’ai dit, y’a beaucoup de choses à dire sur ce film, sauf que pour ça va falloir creuser dans tout le film. 

ATTENTION: A partir de ce point, l’article va spoiler grave parce que là on entre en mode analyse de toute l’oeuvre donc tenez vous en très éloignés si vous souhaitez garder toutes les surprises.

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Un an d’anime ~ 2016

Oh non ! On est début décembre ! Ca veut dire que le blog va devenir très prévisible et va, pour la neuvième fois en neuf ans, faire son bilan des animés de l’année ! Où est l’originalité ?

Réponse: enterrée avec le respect.

l o l

animegag

Si vous ne connaissez pas le principe des bilans annuels de Néant Vert, et c’est tout à fait possible, je prends toutes les oeuvres que j’ai vu durant l’année écouléepeu importe leur année d’origine et je vous parle de manière concise mais détaillée de douze d’entre elles. Sachant que, comme d’habitude, je rattache chaque oeuvre à un mois de l’année, souvent le mois durant lequel j’ai regardé la série… ou le film.

Si l’exercice vous plait, il y’a huit articles à explorer sur le thème de l’Anime/JV, un petit nombre du même format sur le thème du jeu vidéo, et désormais côté Cinéma. Le tout est listé sur la page « Bilans annuels » ♪.

Rapidement, avant de débuter, 2016 aura été une année très molle pour moi au niveau de l’animation japonaise. A cause de beaucoup d’événements et de soucis durant la première moitié de l’année, j’ai du pas mal freiné ma « consommation » à la fois à cause du manque de temps et à la fois à cause de la fatigue, qui faisait que je peinais fortement à me concentrer sur quoi que ce soit. Ca aura été une année largement plus manga, pour le coup, mais si ça peut vous rassurer, y’a quand même de quoi parler !

Décembre 2015

Mobile Suit Gundam: Iron-Blooded Orphans

anime01

Je n’ai pas encore débuté la seconde saison mais les deux premiers tiers de la première m’auront au final pas mal séduit, et c’est vraiment la première fois que j’accroche autant à une série Gundam qui, il faut l’avouer, ne renouvelle pas forcément autant que ça les formules chères à la franchise. On y trouve un scénario très cruel, quasiment d’actualité, avec la révolte de jeunes exploités face à un système truqué et nettement en leur défaveur, qui ont été déshumanisés par des années de travail forcé sous la coupe de socipathes, ce qui font d’eux des adolescents en quête de vengeance, et qui ne connaissent que peu la pitié et la valeur de la vie humaine. Et ce sont les héros. 

En dehors des très bons combats de mécha, c’est donc surtout l’évolution de cette bande de garçons perdus – chaperonnés par une princesse charismatique mais beaucoup plus timorée – qui va pas mal nous impliquer et nous passionner. Une fois que la série quitte Mars pour devenir spatiale va commencer à vraiment apparaître l’autre grande habitude de la franchise Gundam avec un jeu politique constant, qui se révèle tout aussi riche. Puis arrive les premiers morts, et là on se souvient qu’on est dans un Gundam et que même si Tomino est pas là, faut pas trop s’attacher aux personnages, on est en guerre quoi.

De la série je retiendrais surtout deux choses: déjà une excellente OST, que ce soit au niveau des génériques (♪ Koe no kagiri koe no kagiri ♪) qu’au niveau du taff de Yokoyama Masaru qui sort quelques thèmes bien puissants avec des choses aussi inattendue qu’une guitare sèche type flamenco. La seconde chose que je retiendrais c’est cette scène très très forte du troisième ou quatrième épisode, ou le héros tue de sang froid un adversaire agonisant… en plein milieu d’une phrase de celui-ci. Personnage posé instantanément, on sait que ça va pas être les Bisounours.

Bref, si vous vous plaignez que l’animation japonaise c’est plus que des lycéennes et des romances nulles, niquez vos races, allez mater Gundam IBO, c’est toute la SF d’action et de politique dont vous rêvez.

Les années précédentes, en Décembre:

  • Fate/Stay Night (2006)
  • Serial Experiments Lain (2007)
  • Clannad (2008)
  • Macross: Do You Remember the Love (2009)
  • The World God Only Knows (2010)
  • Boku Wa Tomodachi ga Sukunai (2011)
  • The Idolm@ster (2012)
  • Le Vent se Lève (2013)
  • Souvenirs de Marnie (2014) 

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Mangarama des arts, des sports et des ninjas

Vous allez bien ? « Bof » ? Ouais je comprends, les temps sont durs. Heureusement, là, ce que je vous propose c’est de partir avec moi dans le joyeux monde des mangas et de vous évader un peu. Mon dieu cette accroche était tellement clichée, je me dégoûte un peu.

Bref, l’intro ne va pas être très longue, je vais juste évoquer six mangas que je lis en ce moment, dans la plus pure tradition des mangaramas qui peuplent ce blog depuis presque deux ans maintenant.  Aujourd’hui on va être très shonen, je l’avoue, mais vous allez voir qu’il y’aura pas mal d’ambiances différentes ! On va avoir de la comédie potache, du sport sans complexes, un grand classique que je découvre enfin, la découverte de la danse classique, des repas qui se complexifient et, évidemment, un sport imaginaire passionnant et qui sait dépasser les apparences. Vous êtes chauds ? Alors allons-y.

Grand Blue

grandblue

Vous aimez la PLONGEE SOUS MARINE mais vous trouvez que Amanchu c’est un peu trop INTELLO BOBO HIPSTERO MEDIATICO BLOGO PARISIEN BIEN-PENSANT pour vous ? 

Alors découvrez GRAND BLUE.

Un manga qui parle de plongée sous marine… 

… mais aussi et surtout: d’alcool, de quiproquos romantiques, de tricheries en examen, d’alcool, de festivals universitaires, de réputations brisées, d’alcool, d’otakus, de bromance, d’alcool, de nudisme, de bisexualité, d’alcool, de blagues grivoises, de tennis et, évidemment, de l’alcool. 

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Quand tu interprètes très personnellement les gestes sous-marins

Car Grand Blue raconte l’histoire de Iori, un jeune homme qui se prépare à rejoindre une université paisible dans une cité au bord de la mer. Squattant le magasin de plongée de son oncle, il se prépare donc à vivre ce qu’on appelle la belle vie tranquille et excitante d’un jeune étudiant universitaire. Mais très vite ça va se barrer en couilles puisqu’il va rencontrer le club universitaire de plongée sous marine locale, une bande de nudistes sympatoches, qui vont le recruter de la manière la plus efficace qui soit: grâce à des longues soirées arrosées. Bien que notre héros ne sache pas nager, il va donc découvrir les charmes de l’exploration sous-marine… ainsi que les beuveries infinies. Qui vont souvent l’amener dans des situations incongrues. Genre devoir assister aux cours en calbut.

Grand Blue est donc une pure comédie, très souvent hilarante, qu’on doit à Inoue Kenji, un auteur dont vous ne connaissez peut-être pas le nom, mais dont vous connaissez sans doute un de ses travaux puisque, c’est à lui qu’on devait le génial Baka to Test, comédie ultra intense et méga bien rythmée qui, déjà à l’époque, mettait en scène des idiots de manière assez débonnaire. Normal donc qu’on retrouve dans Grand Blue ce même humour, ce même goût de la blague à tout prix. Car les héros de Grand Blue sont des grands couillons qui sont clairement assumés comme tels. Des grands couillons pas méchants, certes, mais qui volent jamais très haut d’un point de vue intellectuel et qui savent se mettre efficacement dans des situations bien gênantes pour tout le monde. 

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Et ce qui est bien c’est que l’humour de ce manga là s’entasse. Des blagues entamées dans le chapitre 1 continuent dans le chapitre 16. Plus on avance, plus on découvre de nouvelles blagues tandis que les anciennes évoluent, surgissent au moment où on s’y attend parfois le moins. C’est parfois méta mais sait trouver l’équilibre pour ne pas trop tenir sur des références et des bris du 4ème mur. Bref, c’est bien ciselé et, du coup, c’est vraiment très drôle. Honnêtement, je vous le conseille vraiment énormément si vous cherchez une comédie japonaise qui sorte un peu des clous et qui est, pour le coup, plus universelle que beaucoup d’autres.

C’est donc mon coup de coeur de cette fin d’année car dieu sait que comme dirait Lorie, j’ai besoin d’humour.

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Kimi wa Midara na Boku no Joō – Bouquet de nerfs

Je déteste Lynn Okamoto.

Enfin, je le déteste pas personnellement. J’ai détesté Elfen Lied, détesté Nonono 1 et, du coup, je déteste ne serait-ce que l’idée de lire un jour Brynhildr. C’est un auteur dont je n’aime pas le style, dont je hais le simplisme de ses personnages et de ses situations, qui ne fait jamais preuve de subtilité ce qui, du coup, me donne l’impression d’être pris pour un débile. Et le pire ? C’est que y’a souvent des bonnes idées ou des trucs cools dans ses œuvres. Je peux même pas totalement le détester. 

Alors du coup que se passe t-il quand je lis un manga au pif, kiffe pas mal après quatre chapitres, puis découvre que c’est écrit par Lynn Okamoto ? Je ne sais pas, c’est un sentiment indescriptible, partagé entre la frustration, la déception et la bonne surprise, semblable à celui que j’ai ressenti en 2006 quand je voulais que la France se fasse claquer au premier tour de la coupe du monde pour faire chier mon frère et que finalement non la France est allée jusqu’en finale et que woowoow je suis monté dans le train de la hype et je m’ai oublié mes principes et mes préjugés pour profiter du moment.

Bref, comme le but de Ribery contre l’Espagne, ce manga est rapide, concret, efficace, sexy, le fruit d’une belle collaboration et la preuve que même un mec pas toujours connu pour sa grande finesse peut faire quelque chose susceptible de faire vibrer les sentiments primaires de même les plus intellectuels d’entre nous.  Voyons ça ensemble dans ce 1001e billet de Néant Vert qui est dédié, du coup, à Kimi wa Midara na Boku no Joō. Le titre peut vaguement se traduire en « Vous êtes Indécente, ma reine », et c’est pas un titre usurpé, comme on va le voir.

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Kimi wa Midara na Boku no Joō (que je vais réduire à Kimidara si vous le voulez bien) est donc un manga débuté en 2012 dans le Weekly Young Jump, avec pour auteur Lynn Okamoto et pour dessinateur Mengo Yokoyari. L’intrigue est simple: Subaru et Saito sont deux enfants inséparables, malgré leurs très différentes origines sociales. Ainsi Subaru est originaire d’une très très grande famille, extrêmement riche depuis plusieurs générations, qui a l’air de contrôler certains bails au Japon tandis que Saito, bon, c’est un gosse de prolo. Bref, malgré la guerre des classes, ces deux enfants se kiffent bien, se taquinent, s’amusent, c’est la belle vie.

Sauf que.

SAUF QUE.

Subaru doit partir direction un établissement scolaire et internat ultra côté, où le droit d’entrée est une somme ahurissante, impossible d’accès pour le quidam moyen. Sauf que Saito, bah, ouais, c’est le quidam moyen, du coup il est niqué et il doit voir son amour d’enfance partir loin de lui. Mais c’est sans compter sur ses ressources et quand un droit d’accès à cette école via une bourse et des résultats exemplaires apparaît, il sait saisir cette chance, étudie sans compter, et parvient, six ans après le départ de son amie, à rejoindre en tant que lycéen cette école. Là bas il se rend compte que Subaru a bien changée: moins garçon manquée qu’avant, elle est devenue l’idole de cet établissement prestigieux, n’est jamais descendue de la première place du classement depuis son arrivée et, hélàs pour notre héros, ne semble accorder la moindre importance à lui, comme si elle avait tout simplement oubliée son passé.  Déprimé as fuck, Saito décide de partir chouiner dans sa chambre d’internat et se met à rêver d’une porte qui lui permettrait d’accéder directement à la chambre de son aimée…

C’est là qu’une porte permettant d’accéder directement à la chambre de son aimée apparaît à la place de la porte de son placard, que son aimée en sort vétue d’une serviette de douche, qu’un dieu en forme de polochon explique qu’un accord a été passé et que leur voeu mutuel a été écouté. Et Subaru a beau nier les faits, elle a elle-même fait ce voeu, au point d’être considérée comme la « contractante » par ce dieu qui va, donc, exiger d’elle un paiement. Et ce paiement il est simple: une fois par jour il va retirer à Subaru son sang-froid, sa maîtrise de soi. Et du coup, pendant cette heure, celle-ci n’aura plus aucune barrière morale. Ce qui va d’abord être vaguement mignon – elle va enfin avouer à Saito tous les sentiments qu’elle a envers lui et qu’elle réprimait pour conserver son image et par peur d’être rejetée – mais va vite poser des problèmes quand il va découvrir que Subaru, en fait, elle est méga portée sur le cul. Et pas n’importe quel cul: celui du héros, si possible.

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  1. Le manga de saut à ski très sympa quand ça parle de saut à ski, carrément imbuvable dès qu’on sort des pistes
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1000 images pour le 1000e article de Néant Vert

Ok les amis on y est, le 1000e article de Néant Vert, il est là, posé, tranquille, détendu, prêt à être lu par vos yeux fripons.

Quelques idées m’ont traversées l’esprit mais pour l’occasion je suis parti sur un concept immédiatement simple: la grosse particularité de Néant Vert c’est que, habituellement, ça pavasse dur. Ne me mentez pas mais mes articles sont parfois trois fois trop longs. Je doute un peu que « parfois » soit le bon mot mais on va faire avec. Du coup, pourquoi ne pas prendre la chose différemment et mettre surtout en avant… des images.

Pour ce 1000e article ce sera donc 1000 images qui seront mis en avant. Exactement 1000 images. Pas une de plus, pas une de moins. Et ces images, elles ne sortiront pas de nulle part: elles représenteront milles choses que j’ai vu / lu / joué / vécu depuis la date de création du blog, c’est à dire le 29 Juin 2007. Il y’a donc neuf ans et demi. Ces choses qu’on va voir ce sera les choses que j’aime – mais aussi que parfois je hais – et ce sera aussi bien des animés, que des mangas, des jeux vidéo, des podcasts, des films, des catcheurs, des grands prix, des conventions, des événements personnels… Ce sera très varié !

Pour l’occasion, tout sera classé dans un ordre à peu près chronologique, et on va évoluer de la date de création du blog – 29 Juin 2007 – à aujourd’hui. Pour plus de lisibilité, les galeries sont classées par saisons qui sont, grosso merdo, semblables à celles des animés (été: juillet, aout, septembre ; automne: octobre, novembre, décembre etc etc.) Les images montrées sur cette page sont des vignettes, cliquez dessus pour accéder à la légende – où j’explique plus où moins concisément pourquoi j’ai choisi de mettre tel truc – et à la version agrandie de l’image. Notez qu’une fois une image agrandie, il vous suffit d’utiliser les flèches de votre clavier pour naviguer dans le diaporama de la saison.

A vous donc de voir comment vous allez parcourir ce long diaporama de l’histoire du blog: de manière linéaire ? En picorant ? En vous arrêtant sur ce qui vous intéresse ? En remontant le temps ? Libre à vous de choisir comment vous allez profiter de tout ça. En vous remerciant de votre fidélité, que vous lisiez Néant Vert depuis le début ou depuis quelques mois. Sur ce, profitez-en.

Avertissement: comme vous le savez, le hentai est un truc que j’aime bien donc certaines images vont aborder des oeuvres ou des auteurs que j’affectionne particulièrement. Il y’aura donc une trentaine, voire quarantaine, d’images NSFW dans le lot. Pas de guro, ou de choses insoutenables, rassurez-vous, juste des seins et des fluides. J’ai tâché de surtout mettre en avant des scènes mignonnes parce que, eh, c’est mon kink.

Sur ce, on est parti ♪

Été 2007

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Love Live! Sunshine!! – House of the Shipping Sun

AVANT DE COMMENCER CET ARTICLE D’UNE IMPORTANCE ABSOLUE:

  • Mes hommages à la Brigade SOS Francophone, qui a décidé le week-end dernier de se dissoudre après 6 ans de bons et loyaux souvenirs. Félicitations à une association qui a quand même fait beaucoup pour fédérer une communauté et faire découvrir l’animation japonaise à un public le plus large possible. Si leur plus grand fait d’arme restera l’organisation de la venue de Noizi Ito à Epitanime 2010, il serait tristounet de les limiter à ça. Merci pour tout !
  • J’organise l’après-midi du dimanche 23 Octobre, avec le patronage de Radio Kawa, un grand blind-test anime au sein de l’Ecole Multimédia, à quelques pas des Halles. Si vous êtes intéressés pour y assister voire même peut-être y participer, l’entrée est gratuite, il suffit simplement de s’inscrire au préalable, ça sera enregistré en audio et vidéo, faisant le fruit d’un futur épisode hors série de Kaorin !
  • Sound! Euphonium 2 c’est la semaine prochaine, vous entendez le bruit de la hype ?
  • Vous lisez actuellement le 999e article de Néant Vert. Là aussi, vous savez ce que ça veut dire ? Le prochain sera le 1000e. Est-ce que ça va donner un article immense et long à lire ? Très vraisemblablement ! Mais vous allez voir: y’aura un twist !

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Bref, on est en 2010, le groupe µ’s se lance sur scène et se débutait la franchise Love Live, dans un succès plus que modeste. Le premier single de ce groupe fictif, composé de 9 filles animées aux doubleuses-chanteuses bien réelles, se classe dans les 150e places de l’Oricon, ce qui est pas extrêmement fabuleux. Ce qui va sauver ce projet c’est surtout que derrière y’a trois grosses entreprises – ASCII Media Works, Sunrise et Landis – qui vont vraiment pousser le truc et lui laisser le temps de marcher. Ce qui va bénéficier au projet, dont les singles vont à chaque fois faire de mieux en mieux, jusqu’en 2013 avec la sortie quasi conjointe de la première saison de l’animé et d’un jeu free to play simple, accessible et efficace, qui vont tous deux méga booster la licence, et commencer à la placer à des firmaments impensables au début. Mais, hélas, toutes les bonnes choses ont une fin et c’est alors que le groupe continuait de remplir des salles et de vendre des singles par brouettes entières qu’il est mis fin à µ’s en avril 2016, la date coïncidente avec la fin du contrat des 9 artistes qui interprétaient les personnages du groupe.

Et histoire qu’on soit très clair sur ce que valait les animés de la première génération Love Live, difficile pour moi de ne pas comparer directement les aventures de µ’s avec celles de Afterschool Tea Time, leurs consoeurs de K-On. Car comme K-On, la première saison de Love Live était assez irrégulière, cumulant autant de très bonnes scènes que de passages relativement ennuyeux voire médiocres. Car comme K-On, la seconde saison de Love Live s’envole en terme de qualité, trouve son rythme, trouve comment développer et utiliser ses personnages, et fait passer un excellent moment à ses spectateurs, se concluant sur des scènes qui sont, de manière surprenante, riches en émotions. Et enfin, comme K-On, le film Love Live voit nos héroïnes partir dans un pays étranger et trouver toute la détermination pour mettre fin à leur groupe, car c’est le temps des adieux dans un Japon où, semblerait-il, quitter le lycée après sa troisième année équivaut à partir mourir hors champ.

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C’est donc dans ce contexte que Love Live Sunshine arrive. Une série qui doit non seulement nous présenter Aqours, mais qui doit aussi essayer de trouver l’équilibre entre assumer son lourd héritage sans en être pour autant trop dépendant. Profiter du boost crée par le nom, imposer sa propre personnalité et sa propre ambiance, tout en convenant aux attentes des fans de la première heure. Bref, y’a de la pression de tous les côtés et, on va le voir, Love Live Sunshine arrive à la gérer même si on surprend la série à trop souvent demander à son prof comment elle doit faire.

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Le problème avec les jeux de gestion

Bonjour, je suis Amo et j’ai une addiction aux jeux de gestion. Là par exemple j’ai passé 60h sur Football Manager 2016 en un seul mois. Je me déteste.

 

CELA ETANT DIT je ne regrette pas une seule seconde.

Car on a tous un peu nos jeux vidéo « défouloir » préférés. Pour s’aérer la tête certains vont faire du jeu de rythme, d’autres du FPS en lignes, ici du jeu de course, là bas du shoot ou encore des longs grinds dans des JRPG hardcores… On a tous un ou plusieurs styles de jeux qui ont l’avantage de nous absorber, nous faire entrer dans « la Zone » et nous couper un peu du monde. L’idéal après une mauvaise semaine, en somme. J’avoue que les jeux de courses ou les jeux musicaux ont pas mal tendance à m’absorber mais le nec plus ultra ça reste un bon vieux jeu de gestion. Des trucs à gérer, des chiffres à absorber, des décisions à prendre ? Je suis votre homme. Jeux infinis, chronophages, où il y’a toujours quelque chose à faire / à penser, c’est vraiment le compagnon ultime. Un album en fond, les yeux rivés sur l’écran, prêt à devenir une larve qui ferait frémir même le plus tolérant des philosophes de plateau télévisé.

 

sayori

Dormir devant son pc, à la fraîche (Sayori)

Je ne sais néanmoins pas trop quand ça a commencé. Quand j’étais môme j’avais entendu parler de ces jeux mais possédant une Megadrive et aucun PC, l’accès était évidemment compliqué. Je me suis rapidement fantasmé ce type de jeu à l’aide de quelques articles ici ou là. Pour moi SimCity c’était un jeu de création, pas de gestion. Genre on avait budget illimité, on dessinait la carte, les routes, on faisait comme on voulait. Il faut bien comprendre que quand j’étais gamin j’avais aussi une fascination pour les cartes. Je dessinais des tonnes de plans de villes imaginaires et je pense avoir perdu le respect de ma grand mère maternelle quand à 8 ans j’ai demandé pour Noël un Guide rouge Michelin. Pas pour savoir les meilleurs restaurants, non, juste parce que le guide contenait le plan de 200 villes de France. De Abbeville jusqu’à Yzeure. Je pouvais passer des heures à regarder les plans avec l’oeil humide et le sourire en bouche. Un peu mon porno de l’époque, en somme.

Du coup, dans ma tête, ce genre de jeu était clairement le prolongement de cette passion géographique et ça me fascinait. Mais je n’y avais pas accès. Pas une vraie grosse frustration, rassurez-vous: j’étais suffisamment passionné par le fait de finir Quackshot et Tazmania pour ne pas laisser les regrets m’envahir. Peu de temps après l’achat de ma Playstation on m’offre mon premier jeu de stratégie, Command & Conquer: Alerte Rouge. Oui, la version Playstation, pas de problèmes. Rapidement, je m’intéresse moins pour l’intrigue du jeu et sa version uchronique de la Seconde Guerre Mondiale 1 que pour l’aspect de gestion et de création de base ! Comprenez bien: dans Alerte Rouge on pouvait construire des bâtiments, des unités, des murs… Rien de mieux pour moi ! Commence alors un étrange gameplay alternatif du jeu où mon but n’était pas de gagner mais juste de construire la base la plus esthétiquement convaincante. Les vraies priorités.

gestion01
Vous y voyez une base militaire froide, j’y voyais à 10 ans une ville de mes rêves <3

Je me souviens même d’une méthode ultra vicelarde: commencer une partie en mode custom, faire commencer tout le monde avec 0$, faire le code qui permettait d’avoir 1000$ et ainsi construire sa base en toute quiétude, sans risque d’être dérangé par l’IA adverse. Un vrai petit jeu de gestion de base, tout choupi.

Mais bon, tout ça c’est pas du vrai jeu de gestion, et l’arrivée d’un PC dans le foyer va évidemment régler pas mal les soucis d’accessibilité au genre.

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  1. Où les Soviétiques prennent la place des Nazis. On pouvait jouer pour les deux camps et le côté Soviétique offrait la meilleure chose qu’il soit: des cinématiques avec un Staline over-the-top
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