Forza Horizon 4

Accalmie in the UK

Le pitch: C’est l’heure du 4e festival Horizon, cette fois-ci en Angleterre ! Allez-vous pouvoir être le meilleur pilote cette fois encore ?

  • Studio: Playground Games
  • Sortie: Octobre 2018
  • Support de sortie: Xbox One, PC

Démarrée en 2012, la franchise Forza Horizon est devenu ce rendez-vous typique de la fin des années paires qu’on est content de retrouver, même si l’on sait que ça ne se révolutionnera jamais vraiment. Explorer des grandes cartes au volant de magnifiques véhicules afin de remporter le maximum de courses ou d’effectuer une grande quantité d’actions spectaculaires, le tout dans une ambiance « festivalière » toujours assez floue mais suffisante pour justifier qu’un quart du Royaume-Uni soit privatisé pendant une année entière pour des conducteurs de grosses bagnoles.

Le choix du Royaume-Uni comme carte est d’ailleurs, honnêtement, la plus grosse qualité du jeu: très variée dans les environnements qu’elle propose, elle permet une carte assez unique, sans trop d’équivalents dans les jeux du même genre, et s’offre même le luxe d’offrir quatre variations de sa carte, les saisons passant à travers le jeu, modifiant aussi bien visuellement que physiquement l’environnement qu’on traverse. Une vraie bonne idée !

D’autant que derrière, les qualités de Forza Horizon sont conservés: un large roster de véhicules, véhicules qui bénéficient comme toujours d’une grande générosité en terme de possibilités de personnalisation. Que ce soit leurs performances ou bien l’aspect visuel des voitures, on peut tout maîtriser sur les doigts de la main, le jeu nous laissant totale confiance sur la manière dont on voudrait, par exemple, rendre cette Mini Cooper encore plus cool. Le tout est bien aidé par des quantités astronomiques de contenu disponible sur les internet, bref, l’enrobage communautaire Forza fonctionne toujours aussi bien, et reste la grande force de la franchise. D’autant que Forza Horizon 4 rajoute une chouette option, celle de créer ses propres tracés, ce qui aura permis aux personnes les plus imaginatives de déjà proposer quelques circuits d’anthologie, bien mis en avant par les moteurs de recherche au sein du jeu.

Alors voilà, comme dans tous les Horizon on retrouve une conduite plaisante des véhicules, qui trouve parfaitement l’équilibre entre arcade et simulation. Comme dans tous les Horizon, les visuels sont superbes et l’effet de vitesse est parfaitement retranscrit. Comme dans tous les Horizon, le contenu en terme de courses est impeccable. Bref, on retrouve vraiment les qualités de la franchise Horizon, qui est parvenu à construire en six ans un jeu de course fun, accessible, détendu, que chacun peut aborder comme il le souhaite.

Mais cela veut dire, aussi, qu’on continue de retrouver les défauts classiques de la franchise. Par exemple, truc tout bête, mais l’ambiance générale reste assez antipathique: le festival Horizon continue d’être un festival musical de babtous bourgeois un peu débilos, qui passent leur temps à essayer de vous parler pour ne rien dire d’intéressant. Heureusement, l’histoire reste limitée, mais chaque dialogue donne l’impression d’être pris un peu pour un débile, même quand on essaie dans les quelques « missions » du jeu de nous apprendre des stats et des anecdotes sur des véhicules mythiques de l’histoire britannique. De même, les radios tournent très vite en boucle: il y’en a au final assez peu, et elles ne contiennent pas une quantité ahurissante de chanson, donc les playlists bouclent assez vite et ce n’est pas la pauvreté de charisme des DJ locaux qui va nous attirer.

Mais, surtout, d’un point de vue course, on continue d’utiliser ce très flou système de « drivatar », où des IA sont censés conduire de manière similaire à vos amis et aux autres joueurs de Forza, mais cela donne des courses assez mal équilibrées, où finalement seul le véhicule choisit contribue à la victoire. Soit on bat trop facilement les adversaires, soit ils vont nous mettre gratuitement une rouste, et malgré les larges possibilités de customisation des difficultés, on finit par passer son temps à alterner les difficultés, sans jamais trouver vraiment celle qui nous convient.

Enfin, on continue de voir d’un oeil assez médiocre les micro-transactions au sein du jeu, jeu qui tente perpétuellement de nous pousser à l’achat pour « gagner du temps » car le grinding est particulièrement pénible dans cet épisode. Les courses font ainsi remporter très peu d’argent et d’expérience ! Si l’on veut devenir riche et conduire les véhicules de ses rêves soit on achète les véhicules avec des jetons-achetés-avec-du-vrai-argent, soit on participe à des « loteries » qu’on peut acheter à volonté sur le marché XboxOne. Loteries qui nous font souvent gagner des vêtements moches que personne de censé ne donnerait à son avatar. Triste monde cruel.


Forza Horizon 4

3.5 out of 5 stars (3,5 / 5)
Très bien

La carte est chouette à explorer, les véhicules variés, la liberté de customisation est généreuse, la conduite toujours aussi plaisante: Forza Horizon est un Horizon de plus, avec les qualités habituelles. Pas de surprise, donc, mais l’assurance d’un bon moment.

1 thought on “Forza Horizon 4

  1. Pourquoi une image de Horizon 1 sur X360 pour illustrer l’article?

    A part ça, tu as bien cerné les qualités du jeu mais je te trouve un peu dur sur les défauts.

    Les Drivatars sont toujours un peu débiles mais c’est pas cheaté comme sur les Forza Motorsport. Effectivement, il faut parfois s’y reprendre une à deux fois pour trouver la bonne voiture mais globalement je n’ai pas eu ce soucis de niveau de difficulté incohérente (à part sur le cross country…).
    L’ambiance kéké… C’est très subjectif certes mais niveau « scénario », je trouve que les Horizon sont ceux qui s’en sortent le mieux, ça reste relativement sobre. Faut voir à côté les Need for Speed, Grid et plus récemment The Crew 2 (ou les XP sont remplacés par des followers).
    Enfin, pour les microtransactions, on est très loin de la période 2012-2013 où la franchise Forza a vraiment touché le fond. Toutes les semaines, tu peux déjà récupérer du pognon grâce aux Forza Rewards qui récompensent ta fidélité à la franchise, ensuite tu as les défis hebdomadaires du Forzathon qui te permettent de récupérer rapidement des tirages et des voitures pas dégueulasses, tu peux aussi débloquer des tirages supplémentaires via le tableau des prouesses de chaque voiture. Enfin, il y aussi la salle des ventes où tu peux faire facilement de bonnes affaires, surtout maintenant que beaucoup de gens ont bien avancé dans le jeu et se débarrassent de pleins de doublons pour faire de la place dans le garage. C’est comme ça que j’ai mis la main sur une Ferrari 250GT Berlinetta Lusso à 300 000 cr; soit quasiment 10% de sa valeur ; bon elle ne me sert quasiment jamais mais qu’est-ce qu’elle est beeeelle !!

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