K-On! – Un message de liberté lancé à tous mes frères opprimés

K-On! – Un message de liberté lancé à tous mes frères opprimés

Les mêmes critiques reviennent, parfois en boucle, sur le « vide » que serait K-On!. Anime sorti durant le mois d’avril 2009, il semble désormais porter avec lui tout un symbole de l’anime stupide, trop moe pour exister, qui serait, je cite, le cancer de l’animation japonaise tout ça. Sauf qu’ils ont tort. Et qu’ils sont en plus passés à coté d’un des animes les plus engagés qu’il m’ait été donné de voir. Dans K-On! tout est une ode à la liberté, à la démocratie, au libéralisme et à la tolérance mais encore faut-il le voir, ce qui n’est pas accessible aux cerveaux les plus simplets, comme le démontrera habilement cet article.

IF YOU SMEEEEEELLL... WHAT RITSU... IS COOKIN'

Adapté du manga de kakifly, K-On! raconte l’histoire du Keion club où club de « musique lègère », composé de quatre jeunes filles, et nous expose les difficultés qu’elles rencontrent via des situations coquasses et un point de vue d’apparence assez légère. On passe ainsi 13 épisodes en compagnie de Tsumugi, Mio, Yui et Ritsu, à découvrir ces personnages, leur manière de voir la vie et leurs idéaux. Et inutile de le dire: c’est plutôt riche.

Ces quatre personnages (plus – attention spoiler – Sawako et Azusa) sont donc le centre de cette oeuvre, et chacun à leur manière témoigne des soucis que rencontre la jeunesse japonaise et même si c’est fait de manière très légère, la critique sous-jacente reste sévère et dresse un portrait peu reluisant du Japon. J’irais même plus loin en disant que sous ses airs de comédie décomplexée, K-On! cache, pour peu qu’on gratte le vernis, une oeuvre désespérée, pour ne pas dire un cri dans le silence. Un peu comme des séries comme Neon Genesis Evangelion, Le Tombeau des Lucioles ou Mazinger Z-hen

Et si certaines personnes continueront, après cet article, de prétendre que K-On! n’est que du « vent surhypé commercial hyper moe de mes couilles », eh bien vous leur direz, l’oeil plein de fierté et de courage: « Mais mon vieux, tu n’as rien compris à rien« .

All Hail Yui ! Et comme dit la camarade Yui: gateau !

Tout dans K-On! est à lire entre dans les lignes car, comme toute oeuvre ne prenant pas son public pour un idiot, les choses explicitées ne sont qu’une facade, souvent mise à mal à la première interprétation d’un « tout ». Tout d’abord je tiens effectivement à avertir que je ne couvre que les treize épisodes de la série animée originale et non pas le manga qui offre pas mal de passages exclusifs, tout aussi riches en dénonciations justes et désespérées, mais que personne n’a lu.

C’est donc Kyoto Animation qui s’est occupée de cette adaptation. Ce studio, aujourd’hui reconnu par tout le monde (entre autres quand il se ballade dans la rue), possède à son palmarès des oeuvres également assez riches en niveau de lecture – comme Suzumiya Haruhi no Yuutsu ou bien Kanon. Mais également des oeuvres beaucoup plus légères comme Lucky Star qui, pour la peine, ne cache pas grand chose. Évidemment, il va sans dire que chaque adaptation de Kyoto Animation est attendu comme le messie par un groupuscule de fans prêt à promouvoir cet anime au monde entier, en bonne Intelligentsia. Et alors que le monde était encore en attente de la saison 2 d’Haruhi Suzumiya, K-On! a débarqué. Grande surprise chez tout le monde: l’ending de la série se révélait particulièrement bon et les personnages attachants.
Et pendant 13 longues semaines, chaque épisode créa la polémique, certains accusèrent Kyoto Animation, je cite, « d’aller trop loin », de très nombreuses polémiques éclatèrent sur les plateaux télévisés du monde (entres autres en Pologne, en Corée du Sud et au Danemark), et Benoit XVI lui-même publia une bulle le 21 Juin 2009 où il annonçait souhaiter, entre autres, le retour de la paix au Proche-Orient en bannissant des ondes l’épisode blasphématoire de K-On!, c’est à dire le 10 qui allait vraiment trop loin (entre autres dans la scène du test de courage, qualifié par le Figaro de « purement dégueulasse ».)

Quelques mois après la fin de la diffusion, les polémiques ne s’éteignirent pas pour autant: certains accusèrent Kyoto Animation, je cite, « de faire comme K-On! » dans la diffusion de la saison 2 d’Haruhi Suzimya, les ventes mirobolantes du DVD et du BlueRay firent crier au scandale ceux qui préféraient que le n°1 soit Code Geass tandis que l’annonce d’une licence du manga en France se fait encore attendre mais fut confirmée par de nombreuses sources (entre autres mon chauffeur de bus) convaincus d’une acquisition immédiate.

Mais tout cela n’est que vanité et apparences: ce qui nous intéresse est le jus, l’anime en lui-même.

A partir de là, rien ne fut comme avant...

Si il est techniquement plus que convenable (l’animation fait son travail, le chara design fonctionne toujours parfaitement, les scènes SD sont bien amenées) et qu’on a donc pas grand chose à y redire, la musique de fond est elle par contre plutôt peu convaincante. Par contre les « vraies » chansons sont plutôt cools.
Mais là n’est pas le débat.

Comme je l’ai déjà dit: le véritable débat est sur le fond. Car si au final tout roule bien dans des notions dites « objectives » (qu’on peut noter sur jv.com donc), c’est le fond qui est débatable. Et pourquoi ? Car il est très très engagé. Et pas sûr que tout le monde accroche à cette vision très pessimiste du monde… Mais je vais tâcher déjà de vous montrer tout ça (au cas où vous n’avez pas vu K-on! comme cela, ce qui peut arriver. Après tout y’en a bien dans Umineko qui pensent que Béatrice n’existe pas) d’une manière très simple, en commençant par exemple à décrire les personnages et les messages qu’ils véhiculent et qui ne sont, pas souvent, très roses. Pour ne pas dire extrêmement cynique.

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Notez la référence à une oeuvre artistique millénaire: voici la trace des grandes séries.

Prenez Yui donc, présentée à tort où à raison comme l’héroïne de la série. Très énergique, elle semble savoir acquérir pas mal de données de manière presque instinctive mais cela ne l’empêche pas de faire de réguliers Epic Fail scolaires et elle semble avoir une mémoire excessivement courte. Cela fait un peu trop caricatural pour être vrai: il est évident que tout cela n’est qu’une facade, qui semble pourtant bien fonctionner. Derrière Yui, il y’a surtout une grande tragédie familliale. Ainsi, elle vit régulièrement avec sa petite soeur, Ui, mais aucune trace des parents qui semblent régulièrement laisser leurs enfants de coté. Et si la mémoire de Yui, aussi courte qu’elle soit, n’était qu’une protection ? Et si en fait, Yui ne peut pas se souvenir de choses plus lointaines que genre deux semaines, c’est pour éviter de se remémorer le jour où ses parents l’ont abandonnés ? En outre son enthousiasme éternel fait parfois un peu trop forcé, ce qui me confronte dans l’idée que Yui n’est au final que le clown tragique de cette série, tendant de camoufler sa honte d’être abandonnée dans un enthousiasme débordant qui évite aux gens de s’inquiéter pour elle et, donc, de poser des questions embarrassantes. Dans un épisode, le 9, elle semble même évoquer le fait que « ses parents sont en voyage », une raison idéale de mieux se mentir à soi-même et d’échapper ainsi à la vérité, à la réalité !

Échapper la réalité: voici un leimotiv récurrent chez Yui qui, tel un otaku se réfugiant 12 heures par jour sur Internet ou dans Tabula Rasa, semble parfois ne pas comprendre comment la vie autour d’elle fonctionne, comme si tout cela n’était qu’un rêve dans lequel elle jouait un rôle principal et qui se modèle selon sa volonté. Le pire semblerait que le K-On! club continue de la conforter dans cette idée que la vie est facile, que la vie est belle, que tout le monde est sympa. Le destin de Yui est surtout celui d’un futur échec d’intégration dans la vie professionnelle, composée comme chacun le sait au Japon (grâce à la pub Astro et la pub Mikado) de patrons tyranniques et de collègues qui veulent votre peau. Cela est encore plus officialisé dans le manga avec le chapitre – encore exclusif – …

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…où les jeunes femmes doivent choisir leur avenir professionnel via un sondage et où Yui ne sait pas quoi choisir. Un échec vous dis-je.

Enfin on notera son très régulier harcèlement sexuel envers Azusa. Calins ? Seul les plus niais où les plus bornés par les apparences peuvent y croire.

Au final on peut dire qu’elle est totalement à sa place dans ce groupe: connaissez-vous un seul leader de groupe de musique légère qui possède les pieds sur terre ? A l’instar de Noel Gallagher, de Ozzy Osbourne, de Kurt Cobain ou bien Dee Snider, Yui semble ne pas déroger à la règle: la folie et la perte des repères semblent être son quotidien.

Fanservice débordant mais UTILE !

Tsumugi, dans le même état d’esprit, est un personnage assez insaisissable. Au délà de la jeune fille riche très (trop) gentille, mettant à la disposition de ses amies son outrageuse richesse issue d’une famille sans doute superpuissante contrôlant le Japon dans l’ombre (tellement le nom « Kotobuki » ne semble rien dire à personne), et globalement assez discrète (même si elle s’occupe du clavier, qui reste dans l’ensemble un instrument tellement plus audible que la basse), Tsumugi semble minée par une passion assez douteuse et très disproportionnée envers les amours strictement féminins. Et c’est pire dans le manga.
Au délà donc de cette maniaquerie d’ordre sexuelle, ne mâchons pas nos mots, Tsumugi est donc l’héritière d’une grande famille possédant, entre autres, des supermarchés et en fait considérablement profiter ses amies. Par exemple en offrant le gîte dans une résidence secondaire de bord de mer.

Le message ? Chope toi des amis riches ! Cynique, mais efficace. Et difficile de savoir si il faut le prendre au premier ou au second degré, très déstabilisant. C’est éventuellement un grand message prônant l’amitié et la tolérance (« toi aussi, deviens pote avec la classe haute »), mais difficile de véritablement savoir tellement l’anime, dans sa globalité, montre avantages et défauts d’être une bourgeoise.

En outre, Tsumugi semble avoir une fixation et un but assez étrange: celui d’avoir « une vie de personne normale », ce qui crée très vite des situations abracadabrantes (par exemple mouiller sa culotte en servant un Big Mac) et hypocrites: Tsumugi ne fait ça dans le but de comprendre la classe moyenne, mais dans le but de se faire plaisir. Par conséquent ? Elle n’en tirera rien. Tsumugi est l’archétype de la future patronne qui ne comprendra rien à ce que dira ses employés. Si évidemment, elle ne subit pas un mariage forcé d’ici avec une personne d’une famille qui serait intéressé par le contrôle de l’entreprise. Peste. Son avenir n’est au final pas non plus très réjouissant.

WHAAAAAT RIEN A DIRE SUR MOI ?

Ritsu est un personnage assez déstabilisant. Là aussi très énergétique, rien ne filtre vraiment sur son background. On sait juste qu’elle harcèle Mio depuis sa jeunesse sans que plus ne soit vraiment dit. Sa famille, ses origines, sa maison, rien n’est vraiment dit, comme si tout cela était tabou et top secret. Comptez à cela une habitude à vouloir absolument devenir président du club mais en oubliant tout le temps ses obligations. Ces deux choses font que Ritsu semble se diriger vers une carrière politique. Elle semble en outre pouvoir changer totalement de comportement selon la situation, ce qui serait parfait dans cette profession.

En outre sa relation avec Mio est étrange, pour ne pas dire ambïgue, mais nous y reviendront plus tard.

Starlette de mes deux !

Enfin, Mio est le personnage préféré des fans, entre autre pour l’atout classique de « la coupe hime » et son habitude à se retrouver dans des situations génantes pour elle, super cool pour nous. Extrêmement timide, elle semble pourtant se la donner sur scène (malgré sa réticence à chaque fois), mais finit toujours dans des positions extrêmement génantes. Elle est pourtant la seule à vraiment avoir les pieds sur terre et à partir moins en vrille que les autres, elle serait donc la personne « normale » du groupe. Mais tout cela n’est qu’apparence !

Mio a donc une peur chronique de pas mal de choses, entre autres le fait d’exposer ses sous-vêtements au public et surtout une grande peur des barnacles, ces braves crustacés venus du sud de la France. Pourquoi donc une peur des barnacles ? Quelle en serait la source ? Et bien je vais vous le dire: le barnacle est, sur Terre, le plus grand pénis du règne animal (par rapport à la taille de son corps, évidemment). Cela ne peut vouloir dire deux choses: soit elle a peur des pénis parce qu’elle est lesbienne, soit elle a peur des pénis parce que son enfance ne s’est pas super bien passée, peut-être avec son oncle ou sa famille proche. Nous ne voyons pas d’autres explications à cette phobie.

De plus, sentant venir le succès de ce personnage, Kyoto Animation et la/le mangaka original en ont fait également la source la plus probante de fanservice. Non contente d’avoir sans doute été violée dans son enfance, Mio est également violée sur l’autel du fanservice, un traitement qu’on ne souhaite rarement qu’a des personnages féminins. Dès lors il est normal que le personnage fonde un cable et se renferme de plus en plus dans une posture de grande trouillarde stoïque chargée -comme un devoir personnel- de mettre fin à tous les délires. Elle n’hésitera ainsi pas à devenir violente (entre autres vers Ritsu, à plusieurs reprises), à tout prendre au premier degré et à ne jamais véritablement tenter d’évoluer. Elle est d’ailleurs source de nombreux paradoxes: elle ne veut pas être la vocaliste/leader du groupe mais tiens tout de même à imposer à tout prix son nom, elle ne veut pas faire partie d’un groupe musical au début de la série mais connaît pourtant toutes les bases de la guitare basse (alors que si il y’a bien un instrument qu’on apprend pas à moins d’être forcé par le reste du groupe, c’est bien la basse n’est-ce pas), elle continue à rester dans sa posture prudente et trouillarde alors qu’elle n’a jamais été aussi source de fanservice sauvage et gratuit, Mio est toujours à deux doigts de rejoindre les autres membres du casting dans leur folie.

Hola des maids !

Les autres personnages secondaires semblent également porteurs de valeurs plutôt négatives: la prof, Sawako, est l’archétype de la trentenaire japonaise dont aucun homme ne semble vouloir. Comme toute personne dans cette situation, elle a pris une sérieuse tendance à rejeter la faute sur les autres plutôt que sur elle-même: s’en suit donc une habitude à martyriser sadiquement des jeunes femmes plus belles et plus populaires qu’elle. Je suis pourtant sûr que si elle arrêtait ça, elle deviendrait très populaire chez les hommes: ceux-ci doivent peu apprécier l’idée de voir une femme continuer de coudre des cosplays à rythme industriel jour et nuit. On notera également une habitude à camoufler son passé, commun à Ritsu, comme si elle n’assumait pas d’avoir faire du death metal. Elle fuit donc la réalité, un peu comme tout le monde.

Azusa, derrière son statut de loli est à première vue une bourreau de travail. Fascinée par le groupe Mio, elle y entrera, pensant rejoindre l’Eden, mais sera déçue en voyant qu’au final, ce sont tous de grosses feignasses, qu’elle se fera un plaisir de martyriser et de mettre la pression. Azusa est, en quelque sorte, le contact violent entre le groupe et cette fameuse réalité dont on parle beaucoup. Mais peu à peu, elle se laissera infectée et deviendra aussi, voire même plus grosse feignasse qu’elles: elle est même devenue dans l’épisode 13 une telle feignasse qu’elle ne fait pas de recherche google sur les chats mais préfère prendre son portable pour appeler Mio. Parce que lire ça doit être chiant pour elle. Quelle feignasse. En plus de montrer un peu plus sa dépendance envers Mio…

Elle est en outre victime d’un perpétuel harcélement sexuel de la part de Yui.

Par contre on notera l’aspect positif que dégage les deux amies de Yui: Ui, sa soeur donc, a su prendre le départ de ses parents du bon coté (qui ne semblaient pas l’aimer, si on en croit un prénom sans originalité qui retire juste le « Y » par rapport à sa soeur) et sait assumer avec courage et ambition des tâches comme la cuisine, le ménage, mais aussi peut-être le paiement du loyer (car les parents partis, qui leur paie le loyer, la maison, les factures) et la promotion du groupe musical de sa soeur alors que, permettez-moi de le dire, ça devrait être à ses yeux une parasite sans foi ni loi. Mais Ui semble excessivement courageuse et c’est tout à son honneur: elle ira loin dans sa vie. Ce qui pour une femme japonaise doit vouloir dire mariage à 21 ans, enfant à 22 et mort à 84.

Enfin Nodoka semble être le repère que Yui loupe, mais qui sauve à chacune de ses interventions le Keion club d’une mort certaine. Le club lui doit beaucoup mais étrangement n’a jamais véritablement exprimé des sentiments en retour.

Voilà en tout cas pour les personnages, maintenant passons sur la manière dont l’anime touche notre inconscient pour son message de paix et de tolérance principal qui est, et cela ne vous surprendra sans doute pas, « acceptons l’homosexualité dans notre société. » ou plus globalement un véritable cri percant en faveur d’une sexualité libre, sans tabou ni peur d’être jugé.

Un amour interdit, pourtant parfaitement accepté.

Déjà vous avez sans doute pu le remarquer: le sexe masculin est, dans K-On!, totalement absent et, quand il apparaît, c’est soit pour se prendre un gros rateau (flashback de Sawako, épisode 5), soit pour être une menace directe envers nos personnages (clip de Fuwa fuwa time, épisode 6), mais à part cela il est totalement absent, y compris dans le public des concerts. C’est là que l’anime se démarque encore plus que le manga: si le manga était déjà en soit une belle ode au sexe féminin, l’anime se la joue encore plus extrême en ne faisant exister que celui-ci.

Dès lors, l’homosexualité féminine devient quelque chose de naturel, et si on en croit les nombreux signes, tout le monde serait susceptible de, pour parler franchement, coucher avec tout le monde. La seule exception serait Tsumugi qui se contenterait sans grand problèmes de mater tout le monde coucher avec tout le monde, mais elle ne semble faire preuve dans l’anime du moins d’aucun signe de volonté sexuelle, et Sayako possède également cela, mais après tout elle a 30 ans et PERSONNE ne veut d’elle, donc c’est cohérent. Par contre, tout le reste du casting…

Pour faire clair, voilà en quoi chaque couple est possible, preuves à l’appui:

  • Yui & Ritsu => La complicité entre les deux jeunes femmes pour les blagues, rien branler et les cosplays de Mio laisse à penser qu’elles sont totalement connectées psychiquement. Pour être plus clair, je les conçois plus comme un couple de sexfriend sans que l’amour ne soit vraiment au centre.
  • Ritsu & Mio => En bons joueurs d’eroge nous savons que de facto l’amie d’enfance veut votre corps. Je pense que Ritsu & Mio n’échappent pas à la règle. Si Mio reste encore auprès de Ritsu malgré la façon dont celle-ci se conduit envers elle, il y’a forcément une raison: et celle-ci est sexuelle, ni plus ni moins.
  • Yui & Azusa => Là aussi couple plutôt évident, mais peut-être à un seul sens: Yui semble tellement vouloir toucher Azusa que l’ont ne peut pas se poser de question. Je sais que Yui peut paraître innocente mais comme je l’ai dit plus haut, tout cela n’est que façade ! Et la volonté de prendre quelqu’un a tout prix dans les bras est une facade plutôt pratique pour PELOTER SANS MENAGE. Même si peloter une loli n’est peut-être pas optimal.
  • Azusa & Mio => Quand on rejoint un groupe juste pour une personne, voilà quoi.
  • Ritsu & Azusa => Assez tendu mais évoqué dans l’épisode 9, avec la scène à 5mn29 ou Azusa rigole. Vous ne voyez pas en quoi cela prouve l’existence d’une telle relation ? Alors vous êtes loin d’avoir le cinquième de mon talent.
  • Yui & Mio => Parce que tout le monde veut Mio, et quand on en arrive à l’imaginer en maid, c’est qu’il y’a une certaine passion.

Bref, on pourrait continuer longtemps (et si je ne le fais pas, c’est pas parce que je suis à cours d’éléments, mais bel et bien parce que je veux vous laisser réfléchir par vous-même tadada) mais il est indéniable que K-On!, avant d’être un anime que certains décrivent vulgairement comme un « anime avec du thé et des gateaux » (!?) est avant tout l’anime décrivant avec le plus de justesse possible l’adolescence japonaise dans un milieu exclusivement féminin et plutôt aisé (oui parce qu’elles se payent quand même des instruments bourgeois), avec tout ce que cela implique, dont les hormones en feu ce qui implique sauter sur le premier truc qui passe. Et là vous vous dites, « mais attendez c’est casse-gueule, c’est un coup à faire passer les jeunes femmes yuri pour des hormones sur patte, un peu comme Kanako dans Maria Holic », et là je dis non !
Non non non, je dis non !
Car K-On!, malgré ce postulat casse-gueule justement, arrive à faire de l’homosexualité féminine quelque chose d’extrêmement positif, rendant ça très naturel, et donc beaucoup plus acceptable, surtout pour les fascistes de merde qui n’arrive pas à concevoir cela comme autre chose que du fanservice. Sur ce domaine (qui en manque haha), K-On! a des couilles, et des bien remplies. Faire mater K-On! à la terre, c’est la fin de l’homophobie, rien de plus.

Ho ! Un travail chiant !

Dans K-On!, le second grand message serait du genre: le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la conserver.

Ainsi, la seule fois où les héroïnes sont vues en train de sérieusement travailler, c’est pour effectuer le travail le plus relou du monde: compter des bagnoles pendant 10 heures. Le fordisme dans son illustration la plus absurde, la plus inhumaine. Et tout ça pour quoi ? Pour qu’au final, cela ne serve à rien avec une Tsumugi réduisant tout ce travail à néant en obtenant la guitare tant souhaitée à un prix modique. Le message, venant d’un personnage qui en plus deviendra plus tard une patronne, est plutôt clair: ceux qui travaillent sont baisés.
De plus on ne voit jamais le groupe vraiment travailler, il passe effectivement son temps à, je cite, manger du thé et boire des gateaux fournis par Tsumugi sans jamais répéter leur jeu. Au final qu’est-ce que ça donne sur scène ? Un désastre complet, comme s’y serait attendu n’importe qui ayant sa carte à l’UMP ? NON ! Ca donne un excellent concert, que tout le monde surkiffe, avec une chanson qui déchire. La morale ? Elle est là également: le travail c’est au final assez  »useless’. Et là selon sa vision du travail, on ne peut qu’applaudir ou huer cette vision des choses. Moi j’applaudis. Des deux mains.

Et tout cela est encore plus renforcé par une Azusa qui possède le trèèès mauvais rôle quand elle souhaite répéter mais qui, au final, comprend que ouais, le travail n’est pas une nécessitée, n’est qu’une illusion dans ce monde de brutes, et se laisse elle aussi aller à un repos des dieux.

Pourquoi Tsumugi fait ça ? Comment ?

Et au final: comme le dit l’ending: « Please don’t say you are lazy, Because I am actually crazy ». Ca ne peut pas mieux coller à mon analyse un peu abusée. EH OUAIS. Abusée.

(blabla)

Bref. Longue vie à K-On! et en espérant une saison 2 dans les prochaines années, parce que non seulement la suite du manga est franchement cool et donne envie d’une adaptation animée dans la même veine (c’est à dire très bien), mais parce que là on sera qu’initiés pour en profiter, les haters oseront pas se mater la saison 2. Bon sauf si ils sont cons comme des crevasses au point de se faire du mal à ce point là, mais là ça devient leur problème HEIN. Moi je m’en lave les mains.

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25 réactions au sujet de « K-On! – Un message de liberté lancé à tous mes frères opprimés »

  1. Malgré cela, les gens ne changeront pas : la majorité continuera de tenter d’imposer ses gouts et croyances au monde. Il y a des gens qui ne fonctionnent que comme ça, qui se croient parfaits, et prennent donc leur avis pour absolu. Ils ne peuvent pas comprendre qu’une autre personne puisse ne pas penser comme eux.

    C’est pourquoi on en arrive a des rixtes débiles entre groupes, et là j’ajouterais que pro-K-On! vs anti-K-On! n’est pas plus ridicule que religionX vs religion Y. Et, alors que le monde actuel nous pose bien assez de problèmes, nous nous sentons obligé d’ajouter a notre peine ce genre de petite gueguerre aussi inutile que dénuée de sens.

    Pauvre monde.

  2. J’aime pas K-on (enfin sauf l’ending on connait la chanson) mais après coup, il est vrai que je n’avais pas su lire entre ses lignes.
    Pauvre Yui, elle doit tant souffrir de la disparition de ses parents. Et Ui!!! Quelle force d’accepter de porter ce nom si peu inventif!!!

    Enfin bref, Amo reste comme t’es, même si t’as des goûts douteux parfois, t’as bien raison d’emmerder le monde.

  3. « K-On! n’est pas l’anime « vide qui parle de gateaux » que certains idiots du village se plaisent à résumer en une ligne. »

    J’avais dit : « Un anime vide qui parle de thé et de gateaux. »

  4. Rassures moi, cet article est à prendre au second degré, c’est de l’ironie hein ?
    Si oui, c’est du grand art devant lequel je m’aplatit bien bas.

    Sinon c’est de la « surinterprétation » rarement vu 😉 (depuis « les messages cachés de School Days » en fait)

  5. Après avoir lu tout cet article, je reverrai désormais « K-on! » d’un autre œil… Vraiment.

    Mais où vas-tu trouver tout ça, et faire aussi en sorte que ça reste relativement vraisemblable ??!

  6. K-On!, c’est une charge virulente contre le sérieux et le manque de recul qui gangrène la population otaque, c’est un cri pour réveiller les esprits embourbés dans des désirs d’élévation, c’est un pamphlet qui condamne le cynisme latent de notre société, c’est une vague qui vient s’abattre sur la croyance qu’un monde triste est la seule option pour l’humanité.

    Je n’avais jamais vu un dessin-animé aussi violent dans ses propos. Le visionnage fut éreintant.

  7. Tu fais chier Amo. Ca fait un mois que je me casse la tronche pour taper un truc qui ressemble dans la forme, sur une autre série, mais à prendre au premier degré cette fois. Là tu m’as carrément fait douter du bien fondé de mon propre texte…

    Sinon sur le fond j’hadère totalement. Et je vois mal comment on pourrait en faire autrement. K-on c’est over hypé, ca ne mérite pas d’être placé sur un piédestal ni tout ce que vous voulez, mais il n’empèche qu’à part ça c’est fun à regarder, c’est frais et pas prise de tête, ça vous file la pêche et c’est tout ce qu’on lui demande, voir même un peu plus.

    Seulement je doute que les K-on haters en aient vraiment après la série, et c’est là où c’est vicieux. Ils en auraient plutôt apres les fans inconditionnels de KyoAni qui l’ont fait monter sauce avant même la diffusion de la série, sans en savoir quoique ce qoit d’autre que « c’est du KyoAni et c’est moe ». On ne peut pas non plus le leur reprocher…

    K-On aura au moins eu cet avantage de montrer qu’en toute chose il n’est jamais bon d’être extrème, que ce soit d’un côté (les lolipedo aveugles et bruyants) ou de l’autre (les haters irréfléchis et de mauvaise foi)

  8. J’avais bien apprécié cette série mais la ça change carrément mon regard dessus.
    sinon même question de Trit’ « Mais où vas-tu trouver tout ça, et faire aussi en sorte que ça reste relativement vraisemblable ??! »

  9. @Kabu : La hype apparue dès la première affiche de K-On!, à la fin 2008, est l’affaire de tous, des pro-Kyoani aux antis, des musicos aux écoeurés du moe. Y a pas d’histoire d’oeuf et de poule, il n’était même pas sûr à l’époque que ce soit Kyoani ou A-1 Pictures en charge de cette série, mais on maudissait ou priait le studio de Kyoto à l’avance. Il y a juste eu un tas d’otaques qui sont devenus fous en voyant l’image d’une fille tenant une guitare. A partir de là, c’était certain qu’il allait être difficile de ne pas en entendre parler en 2009, pour le meilleur comme pour le pire.

  10. Ce qui nous amène à la remarque la plus importante: Amo, tu te fais vraiment chier chez toi :p

    Sinon K-On c’est marrant deux épisode, et puis après c’est étouffant de moe (et certainement pas rafraichissant justement). Aucune haine aveugle là dedans, juste une constatation.

  11. Ah mais penpen, je ne fais pas de priorité hein je dis seulement que le problème K-On n’est pas sur le contenu mais sur le contexte. Je suis tout à fait d’accord que la faute n’incombe pas à un camp particulier mais bien à un vaste ensemble de crétins, qu’ils soient pro ou anti.

  12. @Kabu : On est d’accord. Reste maintenant à retenter l’expérience de l’affiche « gagnante » pour pouvoir enregistrer plus de résultats et en faire de meilleures analyses (vu que l’affiche de K-On! a pris la communauté scientifique au dépourvu), en mettant par exemple en scène une fille avec un skate ou une fille avec un ballon de foot. Japon, on compte sur toi !

  13. Bon je préviens je lâche un gros pavé, mais il faut que ca sorte de temps en temps. (surtout que je ne poste que très très rarement sur les blog dédiés à la japanime et assimilé)

    Pour commencer j’ai pas l’impression que tu aie bien saisi ce que reprochent les détracteurs de K-on à celui-ci: le problème est pas que ce soit le pire merde jamais crée (parce que non ce n’est pas le cas), c’est juste que c’est un anime finalement assez médiocre qui remporte un succès commercial monstrueux grâce au manque de sens critique des fans japonais (qui maintenant ne se touchent plus sur des catsuka et la belle animation, comme c’était montré dans Otaku no video, mais sur le chara design le plus moe possible).
    Comment dans ce cas espérer tirer la production d’animes vers le haut (en terme de qualité) quand on voit les ventes astronomiques de K-on? Je trouve en tout cas pas ça très motivant pour les gars de chez Bones qu’on bossé (dur) sur Xam’d pour offrir une série qui ne prend pas son publique pour des cons et présente une qualité technique assez monstrueuse.

    Pourquoi je dis que K-on est médiocre? Ben avant tout je tiens a spécifier que jusqu’à l’épisode 6 plus ou moins je trouvais cela simpa: en effet, la série prenait le spectateur pour un abruti en lui faisant gober les pires clichés du genre, n’avait pas d’autres ambition que de remplir les caisses, ne partait pas d’un processus de création d’un série de qualité mais bien d’une simple étude de marché, était vide de tout désir de création artistique et ne cherchait même pas à apporter un tout petit quelque chose de plus au genre du slice of life MAIS elle restait divertissante pour celui qui aime le genre, elle le faisait même plutôt bien.
    Seulement le problème est que, même en ne prenant que des trames ultra-classique et en abusant du fan service le plus basique, la série est tout simplement incapable de tenir en tant que simple divertissement sur 12 épisodes: les scénaristes étaient tellement peu inspirés qu’ils ont repompé massivement leurs gags et leurs scénarios de la 2 eme partie sur les premiers épisodes. Alors je veux bien que dans Azumanga ya des trucs du genre et tout et tout mais pas à ce point là. Tout cela explique pourquoi l’adjectif « vide » est si souvent employés pour K-on: il est avant tout vide de toute volonté de création artistique et de la moindre prise de risques.

    Alors oui, il est vrai que l’anime est avant tout commercial (comme tout en fait) mais il y a quand même quelque chose qui fait peur, prenez Mobile Suit Gundam: en 79, pour les producteurs, l’intérêt de la chose devait se situer dans la possibilité de ventes de maquettes, OK. Mais est ce que cela a empêcher Tomino de créer quelque chose et d’offrir une série tout simplement exceptionnelle? Non, car contrairement a K-on qui est avant tout pensé par des sociologues et des spécialiste de la vente (bon ok, j’abuse un petit peu….), et bien il y avait derrière un réalisateur qui avait une véritable volonté créatrice (quand on voit Ideon je doute qu’on puisse dire le contraire).

    Un autre facteur de ma déception envers K-on est qu’il symbolise tout à fait le KyoAni actuel …. jusqu’au bout je me suis voilé la face en me disant que ce n’était qu’une mauvais passe pour eux, mais avec K-on je ne peux plus nier la mort de toutes les ambitions que le studio pouvait avoir eue (maintenant il peut encore se relever, on ne sait jamais).

    Mais bon l’énorme problème de K-on est que tout le monde le regarde et en parle … alors qu’il n’y a rien a en dire d’autre que ce qui a déjà été dit. Nan mais sérieux, quand je vois ce genre d’articles qui sont obligé d’inventer des motif pour qu’un anime soit intéressant je me dis que ce temps serait quand même mieux employé à faire découvrir des choses que les gens ne connaissent pas forcément bien ou tout simplement à parler d’une série sur laquelle il y a matière à débattre. Alors qu’est ce qui me fait poster ici vous demandez-vous? Ben j’aimerais tout simplement dire aux gens que non, il ne sont pas obligés de regarder les dernières sorties de chez KyoAni et d’en parler sous prétexte que tout le monde le fait. Vous voulez du bon slice of life avec une démarche original et un univers simpa et qui raconte un histoire (parce que oui, avec les animes modernes et l’arrivée de séries du genre K-on ça devient pas évident de tomber sur un vrai scénario)? Allez voir Kamichu: là il y a un vrai travail derrière la série et c’est avant tout le désir de créer un produit de qualité et non pas la paresse d’un studio qui est a l’origine de sa conception. Vous avez aimé Macross Frontier bien qu’à peu près tous les fans soient d’accord pour le décrire comme l’opus le plus mauvais (et je suis gentil) de la saga? …. ben allez voir la série d’origine et vous découvrirez « Do You Remember Love » qui est clairement inégalé de par son esthétique, son ambiance incroyable, et ses trouvailles d’ordre graphique. Vous aimez Shinbo? Et bien allez voir le reste de ses oeuvres: ce serait bête de se cantonner aux 2 ou 3 trucs dont on parle actuellement. Je sais que cela ne s’adresse pas à tout le monde, mais ne regarder que des titres récents et populaires fait passer à coté de bien des choses (qui parle encore de Toradora ou de Kannagi?): et ça c’est dommage. Alors mon message est pas du tout: « Que tout le monde arrête de regarder ces trucs moe à la con et aille se faire Tenshi No Tamago ou du GaoGaiGar », c’est juste que ça me rend triste quand je passe sur un agrégateur et que je vois que ça cause de la même chose partout (surtout que des série de slice of life supérieure à K-on,c’est pas bien dur à trouver, même lucky star qui est loin d’être une référence du genre tente de faire quelque chose de ses 24 épisodes).

    Bon ben voilà désolé si ca a pu prendre des allures de coups de gueule mais je pense qu’on a tous parfois envie de réagir par rapport à une situation qu’on n’apprécie guerre, même si après coups on se dit qu’on aurait mieux fait de passer son temps à d’autres choses et qu’au final je ferais mieux de retourner décortiquer l’animation de « End of Evangelion » avec mon ami qui m’attend et laisser les gens aimer ce qu’ils veulent. Chacun son truc après tout et loin de moi l’idée de vouloir imposer mes gouts à tous.

  14. En me relisant je me suis rendu compte qu’il y avait pas mal de fautes, excusez moi pour ça (le guerre à la place de guère m’a choqué ^^), on va mettre ça sur le compte de l’heure et de la police.

  15. Alors personnellement j’adore K-on, et j’ai été très contente d’apprendre il y a quelques jours qu’il y aurait une saison 2 et je viens de tomber sur l’article.
    Et je dois dire que je ne regarder pas K-on, de cette façon et que c’était juste une bonne comédie. A part pour le personnage de Ritsu où je m’étais rendue compte que derrière son air extravertie et sur d’elle, c’était loin d’être le cas, (quand elle reçoit la chansons de Mio en prenant ça pour une lettre d’amour en est pour le meilleur exemple).

  16. Ha la première saison de K-on tant de souvenir. Une Yui cheater qui apprend facilement et un air de Beck. Une présence de Azu nyan en cours de saison et toujours plein de musique. Je verrais la saison 2 bientôt :p (oui j’ai du retard ><)

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