Sakura Quest – Campagne Supernova

Sakura Quest – Campagne Supernova

En ce mois d’octobre 2017, cela va faire six ans que j’ai quitté la Basse-Normandie où je suis né, où j’ai grandi, où j’ai été scolarisé et où toute ma famille se trouve. Pendant toute mon enfance et toute mon adolescence, je me suis construit avec l’idée que Caen était le centre de ma vie, et comme aucun membre de ma famille n’est jamais sorti longtemps des limites de la région, je m’étais alors rapidement fait au concept que normand, je le serais toute ma vie. Quand mes camarades de lycée ou d’université étaient tentés par le rêve d’aller sur Paris, je n’avais pour eux qu’une sorte de mépris vaguement déguisé: pourquoi diable aller se terrer dans cette mégalopole surpeuplée, froide, chère, qui n’avait pour elle que son activité démesurée ?

Pourtant me voilà, depuis quatre ans et demi, dans ce champ de béton qu’est l’Île de France. Et je m’y suis retrouvé tout à fait volontairement car, voyez-vous, il me fallait à l’époque un objectif clair pour échapper à mes idées noires et débarquer en région parisienne sans toit ni travail faisait l’affaire. J’avais fait alors un pari que j’avais méticuleusement calculé. Sauf que, eh, vous me connaissez: je suis à chier en maths. 

Mais point de dramatisme: je m’en suis sorti malgré tout. Avec de la chance, du travail et beaucoup d’abnégation. Ma place en Ile de France je me suis battu pour l’avoir, je l’ai eue, l’objectif a été accompli. 

Tout ça pour me rendre compte, donc, après quatre ans, que ma place elle n’est pas ici et elle ne le sera jamais. 

Complet et définitif seum. 

Mais tout va bien, ce sentiment je ne suis pas le seul à le vivre: l’héroïne de Sakura Quest aussi.

Ici en prison: l’héroïne de Sakura Quest

Sakura Quest est donc une série animée sortie cette année, d’une durée de 25 épisodes et qui fait partie de ce que je nommerais « La Trilogie du Travail par PA Works », un ensemble de trois séries qui parlent du boulot où, en plus de la série qu’on évoque aujourd’hui, on y trouve Hanasaku Iroha (une ado débarque dans l’onsen de sa grand mère et découvre que le travail c’est cool™) et Shirobako (le quotidien d’un studio d’animation japonais classique.) Si ces deux premières séries ont leur petite renommée, celle-ci ne dépasse néanmoins pas trop les férus d’animation, un fait dont Sakura Quest ne pourra, semble t-il, même pas se targuer tant la série est finalement passée inaperçue.

Il faut dire que l’intrigue de la série n’est pas forcément vendeuse de ouf et ne promet pas de l’action ultra trépidante car on y suit Yoshino, une provinciale-devenue-tokyoite fraîchement sortie des universités et à la recherche d’un TRAVAIL. Mais hélàs pour elle, elle ne trouve rien, que dalle, nada, wallou. Elle accumule les envois de CV, les entretiens d’embauche et rien ne semble porter ses fruits. Un fait d’autant plus alarmant que, eh, le frigo est vide et les économies pas bien plus remplies. Elle accepte donc dans ces conditions une étrange demande puisque l’office du tourisme d’une ville japonaise bien campagnarde, Manoyama, qui semble vouloir la recruter pour devenir leur « reine. »

Tout un arc tourne autour de l’animation de la ville grâce à Youtube, vous y verrez des vieillards se troller dans les commentaires sur la taille de leurs navets, c’est à voir.

Elle y débarque donc avec un sac et trois affaires en scred sauf que l’office du tourisme là bas est très très déçue puisqu’il semblerait qu’ils se sont adressés à la mauvaise Yoshino. Mais voilà, le contrat a déjà été signé, donc à Yoshino de devenir malgré tout la « reine » du « Royaume de Chupakabura », une attraction locale en plein abandon, ce qui va surtout signifie qu’elle va devenir la figure publique du tourisme local. Un tourisme local… très peu actif. A l’image de la ville de Manoyama elle-même qui semble perdre un peu plus vie chaque jour, où les jeunes partent vers les grandes villes et où tout semble stagner. 

Yoshino va donc se donner la tâche aussi ambitieuse que compliquée de faire revivre Manoyama et elle aura avec elle l’aide de ses quatre « ministres »: Shiori, une native pure souche de Manoyama, très impliquée dans la vie locale ; Ririko, arrivée à Manoyama pendant son enfance et plutôt recluse ; Sanae, une experte en informatique qui a quittée Tokyo pour venir « se ressourcer » à Manoyama sans avoir trop réfléchi aux conséquences et, enfin, Maki, native mais qui était partie quelques années plus tôt pour vivre ses rêves à Tokyo… et à du revenir la queue entre les jambes. Ensemble, à elles de venir apporter un vent de fraîcheur dans la ville !

Notez Shiori qui planque son saké pour que personne en pique, c’est important

En soit, cette intrigue, elle fait très téléfilm français du mardi soir, vous ne trouvez pas ? Je veux dire, »un étranger arrive dans un bled de Province, s’en retrouve metamorphosé et découvre que la vie, elle est mieux quand on est loin des grandes villes et plus près des bonnes valeurs traditionnelles, et va aider le village à retrouver sa gloire d’antan », c’est vraiment très très France 3. Enfin le France 3 que je regardais quand j’étais gosse. Dans tous les cas, c’est peut-être pas le truc le plus excitant dans l’animation japonaise de 2017, d’autant que la série a, comme l’avait déjà chez PA Works des séries comme Hanasaku Iroha ou Nagi no Asukara, un rythme volontairement plus lent qu’habituellement, sans compenser pour autant avec l’extrême beauté visuelle des séries pré-citées. C’est une série que tu mates si t’es vraiment motivé à la mater, c’est ça que je veux dire ! 

La bonne nouvelle, néanmoins, c’est que Sakura Quest parvient à échapper à des nombreux pièges et à ne pas se montrer aussi naïf que son synopsis pourrait le laisser croire. Ce qui en fait une vision beaucoup plus intéressante qu’espéré !

It’s dangerous to go alone ! Take this !

Déjà, je ne peux que dire oui à une série qui va parler de manière très concrète de ce thème pas sexy qu’est l’exode rural. De plus en plus de personnes, dans tous les pays, partent des campagnes pour partir alimenter les grandes villes, et ce depuis près d’un siècle. La population se concentre de plus en plus nombreuse dans quelques grands centres urbains, quittant et abandonnant les espaces ruraux, les laissant uniquement habités par des retraités et des personnes sans la possibilité de se bouger qui, une fois disparus, ne seront pas remplacés. Mais là ou le phénomène a pris de l’ampleur ces dernières décennies, que ce soit au Japon ou en France, c’est que désormais même les villes d’envergures moyennes commencent à être touchées, se dépeuplant pour les grands pôles urbains qui sont à proximité d’eux. 

Dans Sakura Quest on va donc à la fois tenter de nous montrer l’effet concret de cet exode en nous présentant une ville touchée de plein fouet par le manque de renouvellement et la stagnation. On va tâcher également de nous l’expliquer puis, comme on est dans une série qui se veut quand même un peu feel good, on va voir nos héroïnes combattre cette mort annoncée de leur petite ville1 avec leurs propres solutions qui, vous allez le voir, se trouvent entre… euh… tradition et modernité. Oui, ok, j’aurais peut-être pu trouver une formulation moins clichée mais là pour le coup, c’est parfaitement adéquat.

🙁

Je disais plus tôt que la série se voulait un peu feel good mais c’est un peu une exagération: la série n’est pas si naïve que ça. Nos héroïnes ne vont pas changer toute la ville du jour au lendemain mais pendant les vingt-cinq épisodes, elles vont faire de leur mieux, parfois en échouant sur le chemin. Leurs échecs vont nous rendre un peu triste pour elles, surtout si comme moi vous faites dans l’associatif et l’événementiel – ah, organiser des trucs pour que personne ne vienne, un cauchemar que je fais une fois par mois mais que elles, elles vivent trois ou quatre fois dans la série. Mais à chaque fois, ces échecs se prouveront nécessaire pour leur évolution: au lieu d’abandonner, elles vont s’adapter, changer des choses, trouver des nouvelles idées. Ca ne sera jamais du temps perdu et jamais du drama gratuit ! 

Et parfois, inversement, ce qui pourrait sembler être des grands succès pour elles se révéleront, en fait, des échecs. Tout l’arc autour du concert à mi-série est parfaitement éloquent sur ce point: ce n’est pas parce que quelque chose amène du monde que c’est un succès. Et cette réalisation amène tous les doutes et les questionnements nécessaires. L’insatisfaction inattendue après que ce soit déroulé quelque chose sur lequel on a beaucoup travaillé, pour lequel on a tout donné: voilà, encore, encore une fois, voilà un arc qui m’a profondément parlé. 

Parfois on regarde un truc, lit un machin, joue à un bidule et au milieu on se dit « mon dieu, mais tout ça, ça parle de moi !? » Bon alors, voilà: si je suis si positif envers Sakura Quest c’est aussi et surtout parce que la série n’a jamais cessé à un seul moment de me parler, à moi exactement. Moi, le mec qui a vu sa région natale déperir au fil des années ; Moi, le mec qui quitté sa région natale pour se retrouver dans une mégalopole où il continue de se sentir perdu ; Moi, le mec qui fait 3000 trucs au sein de sa communauté, trucs qui sont parfois des fours, parfois des succès, mais n’ont que trop souvent pas l’influence dont je rêvais au moment de la conception. Chaque « échec » des héroïnes, je l’ai pris pour moi. Chaque « réussite » des héroïnes, je l’ai espéré pour moi. Je voulais que Manoyama s’en « sorte » parce que si Manoyama s’en sort, ça veut dire que la région de ma naissance elle peut ptet aussi s’en sortir.

C’est d’autant plus frappant que, quelque part au milieu du visionnage, je suis reparti une semaine en Basse Normandie, cette fois en compagnie d’une dizaine d’amis. Je me suis retrouvé, du coup, un peu guide touristique improvisé durant six jours, et c’est là que je me suis retrouvé à la fois dans le plaisir de faire découvrir à des amis les qualités et les charmes de ma région, mais ce processus m’a aussi amené à redécouvrir des choses auquel je m’étais habitué à force d’y vivre. Pendant ce voyage j’ai commencé à développer un sentiment terrible mais, pour la première fois, je commençais vraiment à regretter d’être parti… quand bien même j’avais des bonnes raisons de le faire ! J’en suis sorti avec une déprime ahurissante et le sentiment, vraiment, d’avoir enfin découvert ce que ça voulait dire d’avoir une région natale. A 28 ans, j’ai pris conscience du sentiment de déracinement, et la beigne n’était pas spécialement confortable. 

Du coup, comprenez que voir les héroïnes de la série parler eux aussi de leur rapport vis à vis de leur(s) ville(s) natales, j’étais tout à fait ouvert pour les écouter.

Surtout quand, en plus, la série ne me prend pas pour un con et ne se contente pas de dire « pour sauver les petites villes, il suffit de dire qu’elles sont géniales et remplies d’histoires !! » 

Non, on va aller un peu plus loin.

Les solutions amenés par Sakura Quest, pourtant, elles sont concrètement pas compliquées: c’est à la jeunesse de venir sauver les villes en déperdition et, pour cela, il faut que les plus anciennes générations amènent leur soutien et s’ouvrent à l’adaptation. Je vous refais pas le laius « entre tradition et modernité » car c’est comme les Werthers’ Originals, ça écœure vite, mais c’est clairement le sujet de la série. Au départ, la seule chose qui oppose les initiatives – certes parfois maladroites – de nos cinq héroïnes de 20/25 ans c’est les vieilles générations qui sont méfiantes, acariâtres, peu enclines à collaborer et à pardonner et souvent enrayées dans leurs vieux fonctionnements. Mais peindre les vieux comme méchants serait injuste car tous ont souvent de très bonnes raisons d’être froids et inquiets: souvent parce que de nombreuses déceptions et échecs leur ont fait perdre tout espoir de voir Manoyama se sortir de l’impasse. C’est là qu’est la différence entre les héroïnes et ces « antagonistes » – toutefois sympathiques – puisque de par leur jeunesse, elles n’abandonnent pas après un échec !

L’autre solution – toute aussi évidente – est l’appel aux initiatives locales et personnelles: projets, clubs, associations, activités, etc. En gros, tu trouves « qu’il se passe rien » dans ton coin… bah investis y toi, et fais y des trucs, car personne ne le fera forcément à ta place. Encore une fois c’est un précepte qui me parle vraiment, et que je trouve d’une grande justesse. C’est ce message qui me paraît différencier Sakura Quest d’oeuvres comme, par exemple, Souvenirs goutte à goutte de Isao Takahata (qui racontait juste l’histoire d’une urbaine qui découvrait les charmes de la campagne et souhaitait juste s’y installer.)

En gros, ici, pas de « viens te reposer à la campagne, jeune urbain fatigué », on a la un message plus actif, plus concret: « viens participer à la renaissance de nos campagnes, tout le monde peut y jouer un rôle ! » Sans compter qu’ici les efforts doivent venir des deux côtés puisque la plus grande morale de la série elle enjoint les autochtones à accepter à coeur ouvert tous les étrangers de bonne volonté qui contribueront à pouvoir rendre à leur ville le clinquant d’antan. Message d’ouverture totale, 100% progressiste, 10/10, la rédaction aime ça.

YOSORO~

Et c’est vrai que je sais pas si c’est ces quatre années de P A R I S qui me rendent froid et cynique mais… vivre dans une petite ville ça me manque aussi beaucoup. Je pense qu’on peut pas comprendre l’importance du « tissu local » si on a vécu toute sa vie dans une grande zone urbaine. J’ai vécu quinze ans de ma vie à Ouistreham, fière station balnéaire de 9000 habitants qui vit du port l’hiver, et de ses plages l’été. De Ouistreham j’en connais chaque recoin, chaque rue, chaque salle de classe, chaque commerce. Je suis allé voir plus d’une centaine de films dans le cinéma associatif local, tenu par une armée de bénévoles engagés et passionnés. Chaque année autour du mois de juin arrivait les cérémonies du Débarquement avec tout ce que ça amenait d’histoire et de célébrations. Tout ce que la ville m’a apporté de positif, c’était souvent grâce à son tissu local et associatif ! 

Dans un des épisodes, une des adolescentes de Manoyama semble extatique à l’idée qu’une simple chaîne de patisserie s’installe dans sa vie. Ça pourrait nous faire sourire mais le jour ou notre ville a accueilli un putain de McDonald’s, on s’est senti plus important et on était tous un peu comme elle ! C’est comme si notre ville, soudainement, s’ouvrait au monde ! 

Mais il n’y a évidemment pas toujours eu que des moments de joie: j’ai aussi vu la rue commerçant dépérir, voyant la boucherie locale être remplacée par une banque ou la librairie par un énième restaurant ouvert que pour les touristes l’été. J’ai vu des clubs de sport, des clubs culturels, être fermés manque de financement ou d’engagement. J’ai vu tous mes amis partir vivre à Caen, à Rennes ou à Paris mais, évidemment, je serais mal placé pour les critique car je les ai suivis. Aussi content que j’étais d’être ouistrehamais, je ne m’y voyais pas y vivre plus longtemps. 

Et, ça aussi, ça me fait tellement comprendre les jeunes personnages de Manoyama qui veulent partir. Quand Erina tape une durite sur le manque d’animation de la ville, ça peut être un peu énervant mais au fond sa frustration… je l’ai ressentie aussi à sa place !2 

Oui la consommation de bières dans cette série ferait pas mal frémir la loi Evin

Sakura Quest me met donc dans une position délicate car je m’y retrouve tellement et elle me fait tellement me questionner sur qui je suis que j’ai du mal à la considérer avec une totale objectivité. Et, en même temps, la série me parle vraiment car j’ai un profil très atypique et que, pour le coup, j’ai vraiment rencontré la série au bon moment. J’aurais eu la série y’a trois ans, alors que j’étais en plein rush pour accomplir ce rêve d’avoir mon premier appart-juste-à-moi, tout ça me serait passé juste à côté. La série ne vous évoquera sans doute pas autant de choses que moi elle m’évoque ! 

Néanmoins je ne crois pas avoir mentionné ce qui est pour moi la qualité la plus insoupçonnée de la série, c’est à dire son casting. Pour être franc, après le premier épisode je trouvais les héroïnes coupables d’un manque de clinquant. Leurs caractères me paraissaient un peu trop sobres et j’avais peur de ne pas me passionner outre mesure pour elles. Mais tout va bien car elles évoluent vraiment très positivement tout au fil de la série: chaque héroïne aura son épisode qui lui est dédié, et plus on avancera, plus on leur découvrira quelques spécificités de caractères et quelques petits détails qui sauront nous les rendront attachantes (le don de Shiori a se bourrer la gueule au saké ; la passion de Ririko pour les trucs très wtf, etc.)

Idem pour les habitants de Manoyama qui, au départ, nous paraissent assez classiques mais, encore une fois, à force de les croiser et de les découvrir un peu plus à chaque fois, le charme opère et quand vient le moment des adieux à l’épisode 25, nous voilà bien attristés à l’idée de leur dire au revoir ! Que ce soit l’inventeur un peu cinglé (et qui fait un peu office de deus ex machina par moment), le chauffeur de bus charmant mais blasé, la très froide présidente de la fédération des commerçants, la famille qui gère un petit restaurant familial ou bien encore l’extraordinaire Sandale, qui nous offre UNE intervention amusante par épisode et possède de loin le meilleur anglais de la japanimation de 2017. L’occasion d’ailleurs de signaler le bon effort de PA Works dans les langues étrangères puisque durant quelques épisodes, des personnages espagnols vont venir squatter et vont parler… avec un espagnol tout a fait correct. Comme quoi engager des doubleurs à l’aise avec des langues étrangères, ça fait le taf.

Bref, un excellent travail sur le casting et dieu sait qu’au début de la série je croyais pas autant m’attacher à tous ces drôles d’oiseaux là !

Au final j’ai autant parlé de moi que de la série dans cet article, ce qui n’est au final qu’une conséquence logique de la force à laquelle je me suis projeté dedans. C’est le même effet que devant un Sound! Euphonium où je me retrouve devant une série avec pas mal de qualités mais qui sait en plus me parler, me toucher et faire résonner un petit quelque chose au fond de moi. J’imagine que plus je grandirais, plus j’accumulerais d’expériences, de peines et de joies, et plus je saurais trouver de l’intérêt dans des œuvres de ce genre qui me feront me replonger sur moi-même. Je devrais peut-être commencer à m’habituer, haha.

Sakura Quest reste une série que je ne peux que vous conseiller, particulièrement si vous cherchez une série qui sait allier comédie et légèreté avec un rythme posé et la prétention de quand même se saisir de sujets d’actualité pour, quelque part, essayer d’en parler un tant soit peu sérieusement. Si Sakura Quest a été conçu avec l’envie de nous faire réhabiliter nos petites villes et nous en rappeler leur importance, alors l’objectif est accompli et dieu sait que le thème était suffisamment casse-gueule pour que ça finisse mal !

  1. Même si Manoyama a quand même 50 000 habitants – ce qui en France équivaut à une ville comme Ajaccio ou Cherbourg – c’est, à l’échelle du Japon, une petite ville
  2. Puis bon elle est doublée par Tomoyo Kurosawa, la voix de Kumiko dans Euphonium, et ça s’entend par moment alors je suis biaisé vis à vis d’elle.
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2 réactions au sujet de « Sakura Quest – Campagne Supernova »

  1. Whoa, chouette article !
    Ayant vécu toute ma vie soit en banlieue parisienne (très proche de Paris en plus), soit dans une grande ville de l’ouest, je serai surement moins sensible aux thèmes de Sakura Quest… mais lire ici toutes ses qualités et sa pertinence par rapport à la situation actuelle, c’est super intéressant !

    Juste, j’ai pointé deux petites fautes :
    puisque de part leur jeunesse –> puisque de par leur jeunesse
    faire raisonner un petit quelque chose –> faire résonner un petit quelque chose

    (mais ça prouve que j’ai lu tout l’article, non ? 😉 )

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