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Étiquette : Impressions BD

Vol 714 pour Sydney – Mood Whiplash

Vol 714 pour Sydney – Mood Whiplash

Et l’alphabet estival continue et entame sa dernière ligne droite. Vous avez aimé le U dédié à Uta no Prince, enfin son opening ? Alors soyez heureux ! Vous en aurez sans doute rien à foutre de ce V, dédié à Tintin et plus particulièrement mon album préféré de la saga: Vol 714 pour Sydney.

Tintin est une série qui a su de manière outrageuse se bonifier à travers le temps de manière spectaculaire. Certains feront certes remarquer que quand on commence par l’ignoble Tintin au Pays des Soviets, on ne peut que faire mieux par la suite et ils auront raison. Mais plus je lis et relis les albums, plus je suis frappé par l’incroyable maturité qui touche la série à partir des aventures lunaires de la saga. Les histoires commencent à devenir de plus en plus sombres, de plus en plus frappées par l’actualité et les scénarios deviennent un poil plus complexes, avec des enjeux plus « réalistes »et un plus grand travail de recherche. Et en outre, Hergé fait un point d’honneur à varier les contextes, et se permet des changements totaux de genre d’un album à l’autre, sans jamais faiblir d’un point de vue qualitatif.

Si on prend les derniers albums de la saga on a donc dans l’ordre l’Affaire Tournesol (véritable hommage aux romans d’espionnage), Coke en Stock (riche en action et centré sur le thème de l’esclavage moderne), Tintin au Tibet (aventure en montagne avec le thème de l’amitié et de l’espoir en fond d’écran), Les Bijoux de la Castafiore (épisode à part extrêmement léger mais malgré tout riche en suspens – dans un sens une parodie du roman de mystère), Vol 714 pour Sydney (science-fiction et docteurs nazis – très James Bondien dans un sens), Tintin et les Picaros (très politique et très cynique) pour conclure sur un Alph-Art qui aurait du être une enquête sur un gang de faussaires dans le milieu de l’art. C’est un peu passer du coq à l’âne à chaque fois. Mais n’est-ce pas au final une des grandes qualités de la série ?

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Alphabet Estival – La Jeunesse de Picsou – Because Destiny Says So

Alphabet Estival – La Jeunesse de Picsou – Because Destiny Says So

L’alphabet estival est, rappelons le, une série de 26 articles estivaux dans lesquels je fais le tour de l’alphabet pour, à chaque lettre, parler d’un truc qui me rend nostalgique / qui me tient à coeur et sur lequel je n’ai pas encore parlé sur Néant Vert. Le K était dédié à Koe de Oshigoto, le L est dédié à Life and Times of Scrooge McDuck… aussi connu chez nous sous le nom de La Jeunesse de Picsou !

J’ai passé mon enfance sur les BD Disney. J’étais abonné au Journal de Mickey et au Super Picsou Géant. Et comme vous le savez sans doute déjà si vous avez jeté une oreille aux deux derniers épisodes de JLNV en date, je détestais violemment l’univers de Mickey, globalement très plat, très concon. Mickey était le héros parfait indestructible qui avait toujours raison, Dingo le seul ressort comique de l’univers (et il n’était pas génial dans ce rôle), Minnie était juste insupportable de platitude etc etc. Le seul bon perso de l’univers Mickey c’est le Fantôme Noir, c’est dire le haut niveau. Et de l’autre coté on avait Donaldville ! Donald le héros irascible, susceptible et loser ! Les neveux qui ont toujours raison mais font parfois des grosse betises ! Les Rapetou ! Fantomiald ! Gontran ! Grand Mère Donald ! Et surtout PICSOU.

Picsou est l’archétype parfait du gros richard un peu rendu fêlé par l’argent, qui était radin comme l’enfer, nageait dans des piscines de pièces et semblait détenir la totalité du monde – en plus d’être constamment la cible des vilains Rapetou où bien de Miss Tick. La mythologie autour de Picsou, dans les BD francaises/italiennes du Journal de Mickey, a toujours été quasiment la plus étoffée de l’univers Disney: on sait qu’il a fait fortune au Klondike en « péchant » une pépite d’or d’une taille astronomique, on sait qu’il tient comme sa vie à son sou fétiche, qu’il est responsable de l’essor de Donaldville et qu’il est écossais. Eh, c’est léger mais c’est déjà plus que Daisy qui, par exemple, à comme univers « elle a des nichons et passe son temps à naviguer entre Donald et Gontran. »

Du coup, logiquement, quand Don Rosa (le meilleur illustrateur Disney en activité) décide de faire un comics basé sur les origines de la fortune de Picsou, sur sa jeunesse, et bah voilà, ça donne un truc tétra extraordinairement génial. Et le mieux ? C’est découvrir ça quand on a onze ans et qu’on se doutait pas une seule seconde que l’intégrale de la Jeunesse qu’on a acheté pour 2€ dans une brocante était le meilleur rapport qualité/prix de toute une vie. Quasiment.

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Maliki c’est devenu sérieusement naze, non ?

Maliki c’est devenu sérieusement naze, non ?

Magical JanKen Pon tome 2 le 27 mai – JETEZ. Y. UN OEIL. Si vous trouvez pas le tome 1 et que vous y connaissez rien à cet univers, essayer de le choper, de le feuilleter, je m’en fous. J’ai vraiment surkiffé ma race sur le tome 1 et Yoma fait vraiment nawak a pas vendre ses titres. Quel beau titre. J’en suis bien conscient. A partir de là, deux options à suivre: faire un article sans rapport avec le Lire le billet.