Archives du mot-clé mangarama

Mangarama désopilant

Eh, dans une semaine je vais découvrir Marseille et la Japan Expo Sud, petite hype au fond du coeur – surtout pour le voyage et pour la conférence, la conv en elle-même m’intéresse moins vu que contrairement à 2013 y’aura pas Ikuhara . En attendant, malgré tout, cette première fois provençale, je vous propose un article court, léger, qui ira directement au point, avec un Mangarama qui sera dédié à quelques mangas comiques que je lis ces derniers temps. Allez savoir pourquoi spécifiquement je lis masse de comédies en ce moment, mais j’imagine que le quota action / baston est comblé par ma découverte de Naruto qui avance relativement sereinement (j’en suis au moment ou Gaara et ses potes reviennent pour aider Naruto à sauver Sasuke) (la première fois) (parce que ça se trouve ça arrive plein de fois après.)

Mais bon, allons y ♪

Kaguya-sama wa Kokurasetai

Kaguya Wants To Be Confessed

Il est le président parfait du conseil des élèves d’un lycée ultra-prestigieux malgré ses origines modestes, elle est sa vice-présidente parfaite venant d’une famille extrêmement influente et importante du Japon, les deux s’aiment, les deux savent que l’autre l’aime mais il y’a un seul problème: ils ont une fierté colossale. Du coup ils refusent tous deux d’être celui qui va faire le premier pas et se confesser à l’autre, car pour eux se confesser ça veut dire prendre le rôle du faible du couple. Ils vont donc commencer à manipuler les événements et les personnes autour d’eux pour faire en sorte que l’autre personne soit celle qui va faire l’effort de se confesser.

Tarabiscoté, donc, et la couverture du tome 1 donne le sentiment qu’on va lire un truc à base de manipulations sales, de coeurs brisés et d’absence totale d’honneur, où tous les coups seront permis. Surprise, c’est en fait… absolument adorable.

Publié dans le Young Jump, magazine seinen respecté, Kaguya-sama se pose donc rapidement comme une sorte de Code Geass de l’amour, où tous les personnages commencent à prévoir plusieurs coups à l’avance et à se prendre la tête même si le plus ridicule des détails. Très drôle de part cet aspect over-the-top, le manga se permet même de rajouter des personnages en plus, comme la très libre trésorière, qui vont dynamiter à leur façon le manga à rythme régulier pour ne pas le faire sombrer dans une routine certaine. Plus malin encore, certains chapitres vous feront passer des rires aux larmounettes, avec des passages plus jolis, plus émouvants, qui rendront grâce aux sentiments réels des personnages, qui sont tout de même traités avec un vrai sérieux. Ah, et il y’a un narrateur à la Kaiji dans tout ça, qui raconte les événements AVEC BEAUCOUP D’ENTRAIN ET DE POINTS D’EXCLAMATION !! Y’a du coup parfois un petit côté Delphine 1 – Yvan 0 et tout ce qui fait référence, même sans le vouloir, à des travaux dans lequel est impliqué Dominique Farrugia, moi, écoutez, j’y suis totalement favorable.

Ce n’est pas un exercice facile que celui dans lequel s’était lancé Kaguya à la base car au moindre détail loupé, l’ambiance peut s’effondrer et passer du drôle au ridicule, voire au gavant. Mais après une cinquantaine de chapitres, ça continue de bien se tenir et chaque semaine voit venir de nouveaux plans foireux absolument hilarants tout en réussissant à développer les personnages et les relations entre eux. C’est mon conseil sincère du mois, et je l’ai ajouté entre Straighten Up, Again!! et Helck dans mon autel des œuvres dont je rêve d’une édition française de qualité dans mon étagère. J’ai même libéré un peu de place, en prévoyance, je le mettrais entre mes Your Lie In April et mes Genshiken.

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Mangarama des arts, des sports et des ninjas

Vous allez bien ? « Bof » ? Ouais je comprends, les temps sont durs. Heureusement, là, ce que je vous propose c’est de partir avec moi dans le joyeux monde des mangas et de vous évader un peu. Mon dieu cette accroche était tellement clichée, je me dégoûte un peu.

Bref, l’intro ne va pas être très longue, je vais juste évoquer six mangas que je lis en ce moment, dans la plus pure tradition des mangaramas qui peuplent ce blog depuis presque deux ans maintenant.  Aujourd’hui on va être très shonen, je l’avoue, mais vous allez voir qu’il y’aura pas mal d’ambiances différentes ! On va avoir de la comédie potache, du sport sans complexes, un grand classique que je découvre enfin, la découverte de la danse classique, des repas qui se complexifient et, évidemment, un sport imaginaire passionnant et qui sait dépasser les apparences. Vous êtes chauds ? Alors allons-y.

Grand Blue

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Vous aimez la PLONGEE SOUS MARINE mais vous trouvez que Amanchu c’est un peu trop INTELLO BOBO HIPSTERO MEDIATICO BLOGO PARISIEN BIEN-PENSANT pour vous ? 

Alors découvrez GRAND BLUE.

Un manga qui parle de plongée sous marine… 

… mais aussi et surtout: d’alcool, de quiproquos romantiques, de tricheries en examen, d’alcool, de festivals universitaires, de réputations brisées, d’alcool, d’otakus, de bromance, d’alcool, de nudisme, de bisexualité, d’alcool, de blagues grivoises, de tennis et, évidemment, de l’alcool. 

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Quand tu interprètes très personnellement les gestes sous-marins

Car Grand Blue raconte l’histoire de Iori, un jeune homme qui se prépare à rejoindre une université paisible dans une cité au bord de la mer. Squattant le magasin de plongée de son oncle, il se prépare donc à vivre ce qu’on appelle la belle vie tranquille et excitante d’un jeune étudiant universitaire. Mais très vite ça va se barrer en couilles puisqu’il va rencontrer le club universitaire de plongée sous marine locale, une bande de nudistes sympatoches, qui vont le recruter de la manière la plus efficace qui soit: grâce à des longues soirées arrosées. Bien que notre héros ne sache pas nager, il va donc découvrir les charmes de l’exploration sous-marine… ainsi que les beuveries infinies. Qui vont souvent l’amener dans des situations incongrues. Genre devoir assister aux cours en calbut.

Grand Blue est donc une pure comédie, très souvent hilarante, qu’on doit à Inoue Kenji, un auteur dont vous ne connaissez peut-être pas le nom, mais dont vous connaissez sans doute un de ses travaux puisque, c’est à lui qu’on devait le génial Baka to Test, comédie ultra intense et méga bien rythmée qui, déjà à l’époque, mettait en scène des idiots de manière assez débonnaire. Normal donc qu’on retrouve dans Grand Blue ce même humour, ce même goût de la blague à tout prix. Car les héros de Grand Blue sont des grands couillons qui sont clairement assumés comme tels. Des grands couillons pas méchants, certes, mais qui volent jamais très haut d’un point de vue intellectuel et qui savent se mettre efficacement dans des situations bien gênantes pour tout le monde. 

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Et ce qui est bien c’est que l’humour de ce manga là s’entasse. Des blagues entamées dans le chapitre 1 continuent dans le chapitre 16. Plus on avance, plus on découvre de nouvelles blagues tandis que les anciennes évoluent, surgissent au moment où on s’y attend parfois le moins. C’est parfois méta mais sait trouver l’équilibre pour ne pas trop tenir sur des références et des bris du 4ème mur. Bref, c’est bien ciselé et, du coup, c’est vraiment très drôle. Honnêtement, je vous le conseille vraiment énormément si vous cherchez une comédie japonaise qui sorte un peu des clous et qui est, pour le coup, plus universelle que beaucoup d’autres.

C’est donc mon coup de coeur de cette fin d’année car dieu sait que comme dirait Lorie, j’ai besoin d’humour.

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Mangarama assassin et sentimental

Ptet que je vis un printemps super animé mais ça va pas m’empêcher de lire des mangas et de les lister sur Néant Vert tout en donnant mon forcément très pertinent avis.

Donc c’est un mangarama donc concept simple: j’évoque des lectures récentes et marquantes. Pas de spoiler. Juste l’envie de partager. Comme j’ai les yeux qui piquent (j’ai bien mangé 1) je vais pas allonger inutilement cette intro et partons directement dans du gros shonen mainstream fraîchement terminé.

Note: une partie de ces mangas, je dois leur lecture au dossier manga romantique que Sebastien Ruchet nous a offert dans le n°29 de LOLJAPON. Si vous voulez plein de titres intéressants, c’est par ici, peu après le début de la troisième heure d’émission.

Assassination Classroom

AssCla

Y’a des oeuvres comme ça, tu les commences, tu trouves ça top puis arrive un point où tu te dis « ouais non c’est pas si top en fait », tu les laisses tomber puis tu reviens vers elles une fois que des ponts ont bien coulés sous l’eau et, magie, tu surkiffes à mort et tu te fais tout d’un coup. J’ai eu très clairement ce syndrome pour Assassination Classroom. Y’a deux ans j’avais adoré les deux premiers tomes, détesté le troisième mais comme tout le monde m’a assuré que ça devenait super génial y’a un moment, allez, je me suis lancé dans le tout le mois dernier, dans l’optique de vivre la fin en « direct. »

Et, effectivement, Assassination Classroom accumule les excellentes idées et forme une oeuvre complète qui ne manque certainement pas de qualités.

2016-02-08
Quand tu lis un doujin de Xration

En soit, Assassination Classroom est une série qui d’amblée est pas mal risquée puisqu’elle joue avec énormément de choses qui, à la moindre mauvaise maîtrise, peuvent se retourner contre elles. Ce scénario difficile à expliquer hors contexte (des élèves qui doivent assassiner leur professeur), une alternance constante entre une intrigue très sérieuse et des blagues très potaches, un design à part des canons du Shonen Jump, un casting composé de près d’une trentaine de personnages dès le second tome, des enjeux qui tournent autour d’un impératif chronologique, etc etc.

Je ne saurais pas expliquer ce qui, à l’époque, m’avait deçu dans ce fameux troisième tome. Le personnage de Madame Pouffe, peut-être ? Je ne comprenais pas bien son interêt et le rythme s’effondrait subitement. Étrangement, dès le tome suivant, le rythme remet à s’accélerer et ne s’arrête jamais.  J’aurais fait l’effort de lire le tome 4, j’aurais sans doute jamais fait de hiatus. Car non content de proposer un univers original et un casting très large, Assassination Classroom est surtout une série qui se lit très facilement. Le vrai talent de ce manga c’est celui de nous immerger aisément et de trouver la narration parfaite, en permanence.

Donc non seulement ça se lit bien mais en plus c’est, concrètement, bien tout court. Panique au début: ces vingt élèves de la classe 3-E, comment on va les différencier, comment on peut avoir le temps de tous les développer ? Et bah le manga y arrive et à la fin on les aime tous pour des tas de raisons. Evidemment les élèves « principaux » (Karma, Nagisa, Kaede…) vont connaître plus de développement que les autres mais tous ont leur heure de gloire et tous dépassent leurs archétypes avec talent. Rio est trop cool, par exemple.

Et quelle surprise de voir le manga parfois devenir hyper sombre et toujours parvenir à être super crédible et super impliquant ! Quand Assassination Classroom veut nous mettre mal à l’aise, il y arrive et certains thèmes sont assez violents: l’arc de Nagisa avec sa mère est assez inattendu dans un truc qui vient quand même du magazine le plus inoffensif de tous les temps, c’est à dire le Shonen Jump !

Même la fin est super cool, l’auteur semblant avoir réussi à imposer de terminer quand même son manga  au moment où il voulait alors qu’il est, faut-il le rappeler, le second manga le plus populaire et le mieux vendu du magazine derrière One Piece. Du coup on a une fin complète, satisfaisante, émouvante et qui ne contredit pas tous les tomes qui précèdent. C’est chouette un manga qui a une bonne fin, ça arrive pas tant que ça !

Bref, Assassination Classroom a été une excellente lecture de bout en bout, je la conseille très fort à tout le monde car, en bonus, c’est un shonen qui se fait parler au public le plus large possible, ce qui est quand même un sacré bonus.

2016-02-04
Best girl

Shinshunki Bitter Change

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Du bodyswap ! J’adore le bodyswap ! J’aime quand des adolescents échangent leurs corps et découvrent l’amour !

… mais là ils sont toujours bloqués dans le corps de l’autre cinq ans après sans savoir comment changer !

AH ! 

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  1. Comme toujours dans ma cantine, je suspecte qu’ils foutent des somnifères dans leurs sauces juste histoire de pourrir l’aprem de tout le bâtiment
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YYZ (Mangarama psycho-romantique)

Je pourrais vous parler longuement de Metal Gear Solid V The Phantom Pain mais je n’ai que 60h de jeu au compteur, c’est peut-être trop tôt. Alors du coup, je pense que revenir sur quelques unes de mes lectures récentes de mangas fera très bien l’affaire. Bonus: j’ai dormi 4h30 cette nuit, mon esprit est dans un brouillard dingue, mais c’est parfois dans ce genre de conditions extrêmes qu’on lâche son plus beau slam sur le papier de l’eldorado. Un truc comme ça. 

J’en profiter pour signaler le retour de la plus belle de toutes les webradios Anime/JV/Rock, c’est à dire Tsumugi, après un mois d’arrêt forcé. Si vous cherchez du bon son en fond, et que vous êtes intéressés par les trois genres pré-cités, n’hésitez pas à y jeter une oreille et à partager à vos copains !

Bon allez, commençons bien comme il faut et allons aborder un thème que les mangas aiment ne jamais aborder: la transsexualité. Vous savez sans doute déjà de quel manga on va parler.

 Hourou Musuko

YYZ01

Nitori a dix ans, c’est un garçon mais il a envie d’être une fille. Yoshino est dans la même classe, c’est une fille mais elle a envie d’être un garçon. Voici l’histoire de leur adolescence, de la primaire jusqu’au lycée: les problèmes qu’ils vont subir, les interrogations qu’ils vont se poser, les joies qu’ils vont avoir, les rencontres qu’ils vont faire. Car tout autour d’eux, ils vont avoir des impacts plus ou moins majeurs sur la vie de beaucoup d’autres préadolescents.

Par où commencer ? C’est assez compliqué d’en parler… Pas forcément à cause du thème, qui est largement traité tout le long des quinze tomes, et le fait avec justesse et bienvaillance, réfléchissant sur beaucoup d’aspects – physiques, psychologiques, sociaux – de la transsexualité et du transgenre. Et si certains peuvent trouver risqué de mettre en scène des enfants sur cette question, dites vous que c’est traité avec parcimonie et réserve et que, non, vous ne verrez pas des enfants de onze ans se questionner plus que ça sur la sexualité. La sexualité en elle-même arrivant même très tard dans le récit. Donc là dessus, pas de pièges ni de moralisme, le seul défaut qu’on peut vraiment reprocher sera finalement une sorte de véritablement traitement du passage de femme à homme.

Si le manga réussit parfaitement son coup sur le fond – les personnages évoluent constamment, le sujet est bien traité, évite les clichés -, c’est d’un point de vue plus technique que je dois avouer être un peu plus mitigé. Si l’on passe sur le style visuel qui est volontairement simple et qui passe plutôt crème, c’est du point de vue de la narration et de la manière de raconter le récit que je suis plus critique: c’est parfois dur à lire. J’avoue que mon incapacité à retenir les noms japonais m’a pas mal handicapé et que j’ai parfois confondu des personnages, ce qui est imputable à moi et moi seul, mais l’histoire avance à rythme bien trop lent et, quand ce n’est pas le cas, parfois bien trop rapide. Des soucis énormes sont parfois bazardés en trois pages tandis qu’à l’inverse, on va passer des chapitres et des chapitres sur des histoires pas si passionnantes. Sans compter que parfois les transitions de case en case se font assez peu naturellement et que, dans l’ensemble, j’ai trouvé que ça manquait d’émotions.  Malgré son style pastel et ses personnages mignons, Hourou Musuko m’a parfois paru très froid. 

YYZ02

Mais tout cela n’est pas applicable à l’ensemble du manga et, par contre, j’avoue avoir eu beaucoup moins de mal à lire les volumes finaux. A partir du dixième/onzième tome, tout paraît mieux maîtrisé et on allie une histoire juste avec, enfin, quelques émotions et une narration qui te pose moins un obstacle à la lecture. J’ai vraiment adoré le volume final, même si je trouve que ça se termine un poil trop vite: un petit épilogue n’aurait pas été de refus.

Vu les thématiques abordées, je suis très surpris de voir qu’aucun éditeur français n’a souhaité tenté l’aventure, ne serait-ce que parce que le transgenre est de plus en plus évoqué mais pas toujours très bien compris et, à ce titre, Hourou Musuko a une vraie place à jouer, en dehors de toutes considérations commerciales.

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Mangarama doux et sensible

Bon on va pas vous mentir, la période est un peu stressante quand on vit en Ile de France. Les événements de vendredi dernier ont un peu chamboulés tout le monde, et personne n’a l’air de s’en être vraiment remis, non sans raisons. Alors que dehors tout le monde est un peu mentalement dans les choux, sur Internet tout le monde est devenu proprement hystérique. Twitter est devenu une machine à ulcères mal-sourcés tandis que Facebook est devenu un réceptacle à haine mal placée. Les donneurs de leçons profitent de l’événement pour se lustrer, les militants de tous bords pour propager leurs agendas idéologiques et nos responsables politiques ne convainquent personne, ne se montrant pas à la hauteur, d’une inculture et d’une irresponsabilité affolante, préférant ragequitter l’Assemblée Nationale au moment le moins acceptable ou se forcer à sortir des phrases qu’ils veulent voir écrit dans les futurs livres d’histoires mais qui sont si mauvaises qu’elles auraient été refusées d’une dissertation de philosophie de Terminale S.

Le tout sous les yeux de citoyens qui, à cause d’une éducation nationale qui a toujours méprisé l’éducation civique, ignorent complètement comment fonctionne le processus démocratique et crient à 1984 dès qu’ils se fantasment une dictature. Quant au combat contre Daesh, combien s’improvisent experts en guerre et géopolitique avancée, essayant de pleinement nous expliquer en 140 caractères des choses d’une affolante complexité, dans une région avec un jeu d’alliance entre états et structures qui rend la Première Guerre Mondiale incroyablement simpliste ?

En bref, des bonnes nouvelles, il n’y en a plus et on devient tous progressivement un peu fous, pas aidés par des réseaux sociaux qui nous inonde d’hystérie, incapable de nous aider à prendre le recul et la réflexion nécessaire. On sature tous et on ne visualise plus très bien un avenir radieux.

MAIS.

HEUREUSEMENT.

Y’A LES MANGASSES.

YAY.

J’en lis toujours plein en ce moment, alors on va faire un petit tour de mes derniers coups de coeurs et autres lectures qui me paraissent intéressantes d’évoquer. J’ai une petite limite de temps devant moi pour écrire donc je vais simplement tâcher d’en citer le maximum. Beaucoup de romcom par contre donc si vous êtes allergique au genre… well, lisez quand même, y’a ptet des bonnes surprises.

A Town Where You Live / Kimi no Iru Machi

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Manga de Seo Kouji, qui est un auteur que j’avoue ne pas connaître tant que ça. Je connaissais Suzuka de nom sans jamais l’avoir vraiment lu, étant donné que le tome 1 est sorti en France à une époque ou la romcom était absolument pas mon truc. C’est un autre très productif depuis une quinzaine d’année et Kimi no Iru Machi est un peu son magnum opus avec près de 27 volumes. Honnêtement j’aurais pu (et du) attendre de terminer de le lire – me reste, quoi, 20 chapitres – avant d’en parler ici mais comme je visualise à peu près où il veut nous emmener, bon. Au pire je ferais un article complet, comme Axel.

Bon alors l’histoire ça se passe dans un village de campagne un peu paumé pas loin d’Hiroshima et on a un lycéen nommé Haruto qui vit avec ses potes et se contente d’amour non déclaré jusqu’à ce que s’installe chez lui une tokyoite nommée Yuzuki qui va au départ l’emmerder grave jusqu’à ce que au bout de deux ou trois tomes, il se rend compte que, eh, elle l’aime et ptet que lui aussi.

A partir de là, on a 27 tomes remplis de très très nombreux retournements de situation. Sa vie et celle de Yuzuki vont pas mal changer, il va rencontrer d’autres filles, connaître la joie d’être en couple, celle de se manger un rateau, essayer de trouver un boulot, etc etc. Au final on va donc suivre cinq / six ans de la vie de ce garçon et des filles qui vont parsemer son quotidien. Sachant que, bon, Yuzuki va être la plus importante du lot.

C’est un manga qui, honnêtement, me fait kiffer autant que rager. En vrai c’est pas mon premier Kouji Seo: j’ai lu tous les chapitres de Fuuka sortis jusqu’à maintenant et déjà à l’époque certains rebondissements m’ont un peu rendus fous. Mais au moins Fuuka a pas LE souci de IruMachi. Non parce que, putain, qu’est-ce que Haruto il est CON. Il prend les pires décisions possibles, est motivé par rien, a zéro réflexion, serait incapable de voir un éléphant dans un couloir et, en plus, il est du genre pur-teubé. Ce mec il ferait du RPG ça serait un Lawful-Good mais, genre, Lawful-Dumb. Y’a tellement de rebondissements dans le manga qui tienne sur son incapacité à prendre des bonnes décisions ou à se laisser guider par son instinct au pur moment possible que des fois t’as juste envie de le tabasser. Ce qui tombe bien vu que y’a des fois OU IL S’EN MANGE UNE:

CA FAIT PLAISIR QUAND CA ARRIVE
CA FAIT PLAISIR QUAND CA ARRIVE

Après il évolue au fur et à mesure du récit et il est sensiblement moins crétin une fois passé le quinzième volume. Il reste quand même parfois borderline idiot (sa vision du sexe est très… japonaise…) mais ça va, les autres personnages contrebalancent en étant tous bien plus intéressants à suivre. Mention spéciale à Rin la machiavélique, qui vient foutre la merde et montrer littéralement ses boobs à chacun de ses apparitions. Ou à la voisine qui se fait toujours plein d’idées à la con.

En soit, Kimi no Iru Machi est pas extraordinaire. Son intrigue repose sur une accumulation de rebondissements un peu torchés ou reposant sur des coïncidences un peu lourdes (y’a une partie ou les personnages sont à Tokyo mais passent leur temps à se croiser toujours aux moments les plus gênants) mais pour peu qu’on accepte ça, on trouve aussi des jolies scènes pleines d’émotions, une histoire d’amour idyllique racontée de A à Z et une lecture bien rythmée. Puis ça peut être aussi assez drôle par moments.  Donc ouais, j’ai bien ragé sur ce manga tout le long de la lecture mais je n’en garderais pas pour autant un mauvais souvenir.

 

Cross Manage

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Mon obsession compulsive du moment c’est le Jump et, non, je suis désolé, je n’ai pas encore soigné ce souci. Cette semaine débute donc une nouvelle série dans le magazine, écrite et dessinée par KAITO, qui se nomme Buddy Strike. Le chapitre 1 est pas mal et je me suis bien moins emmerdé que ce que je craignais vu le thème (du baseball, c’est chiant le baseball.) Mais du coup je me suis demandé comment avait performé le manga précédent du même auteur, j’ai sorti mon tableur à stats, j’ai vu que la série précédente avait réussie à durer 5 tomes (ce qui est au dessus de la moyenne des lancements) malgré des ventes médiocres (4 tomes sur 5 même pas classés dans le fameux top 50 de l’Oricon) et un classement de popularité assez nul (en permanence dans le bottom 5.)

Du coup je devais le lire pour tâcher d’expliquer ce fait: pourquoi cette série s’est maintenue pendant presque cinquante numéros alors que tout était contre elle ?

Et bah surprise: C’EST VRAIMENT BIEN. Continuer la lecture de Mangarama doux et sensible 

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Tous dans le Mangabus

Bienvenue dans le Mangabus ! Préparez vos snacks et vos boissons pour le voyage !
Bienvenue dans le Mangabus ! Préparez vos snacks et vos boissons pour le voyage !

 

Après avoir vécu 25 ans avec moi-même j’ai commencé à comprendre que je vivais par cycles. C’est à dire que je vais avoir une période ou je me bouffe des jeux vidéo par paquets de 30, puis j’en aurais marre et je materais des animes à la place, puis parfois y’a un cycle série télé qui s’intercale – plus rarement – ou alors ça sera le catch. C’est pas un mal mais disons que dans un « monde parfait » j’arriverais à dédier 33% de mon temps aux animes 33% aux JV et 33% aux autres trucs « culturels. » Dans la vraie vie c’est souvent 75% d’un truc, 15% de l’autre et 30% de glande sur Internet ou assis dans le canapé à regarder le plafond au lieu de faire le ménage. Comment ça le total est supérieur à 100%. Ma vie je la vis à 110%, c’est quoi le problème ?

 

Bon bref mon cycle actuel c’est les mangas. Que ça soit du manga acheté flambant neuf en librairie, du scan anglophone hébergé sur des sites douteux ou du manga acheté d’occasion en mode moyen flambant neuf, j’en consomme une tripotée en ce moment. Du coup voilà l’article ou je fais un peu le résumé de tout ce que je lis/suis en ce moment, ou j’en suis, comment ça va et ce que j’en pense. Avec un peu de présentation du pitch et du scénario pour éventuellement vous donner envie. Et bon je sais que ça vous fait mal et moi aussi mais je compte pas les hentai que je lis. Surtout qu’en plus je sais pas trop pour vous mais ça fait bien un bon trimestre que je suis pas tombé sur un H-manga qui valait vraiment le coup. Ouin ouin snif snif fap fap quand même.

Bref.

Commençons.

 

Bleach

Mangabus01

Ou j’en suis: Chapitre 592 (sur l’Internet) / Tome 59 (en France)

Scénario: A la base c’était un adolescent qui pouvait voir les fantômes et qui soudainement chope des pouvoirs pour tuer les méchants fantômes mais depuis on a un peu oublié ce postulat et c’est juste des shinigamis badass qui défoncent des menaces diverses et variées, sous l’oeil coquin d’un Aizen qui a tout prévu.

Ce que j’en pense: J’adore Bleach, même si j’avais un peu ragé dessus y’a 4 ans. C’est l’effet « premier shônen » j’imagine. Certains ont commencés les mangas avec Naruto et continuent de suivre Naruto par nostalgie et attachement. D’autre ont cet effet avec One Piece. D’autres l’ont eus avec Dragon Ball. Bon. Moi mon premier shonen fleuve c’était Bleach. C’était cet été de 2006, peu avant que j’aille à ma première Japan Expo, ha, grand moment. Bon ok j’étais à fond dans Saint Seiya avant ça mais c’était pas pareil, Saint Seiya c’est pas un shonen fleuve y’a que 6 tomes dans toute la série (étrangement numérotés de 8 à 13.)

Bon bref.

Bleach a entamé son « arc final » depuis prêt de deux ans et demi. Je retiens la date parce que « deux ans » est à peu près le décalage entre la parution japonaise et la parution du tome en France. En deux ans un enfant apprend à marcher, à parler et à faire pipi sans en foutre partout ! Après je rigole mais ce décalage de deux ans est toujours intéressant parce que du coup tous les deux mois je relis ce que je « découvrais » y’a deux ans avec le format hebdomadaire et, souvent, je bénéficie du bonus de savoir ce qui va se passer après. Sans compter que, mine de rien, un shonen est bien plus digeste en format « tome » ou tu te fais 10 chapitres en 20mn qu’en format « chapitre à la semaine » ou tu attends une semaine pour fatalement pas grand chose à chaque fois. Ca dilue l’expérience. Mais en même temps les cliffhangers sont plus intenses. Bref, deux expériences différentes.

Enfin bon tout ça on s’en fout on veut mon avis. Ok. J’adore cet arc final. Pour moi Tite Kubo en a juste plus rien à branler et se lâche sans se soucier du lendemain. Et c’est étrangement…  ultra kiffant. Tout y est ultra abusé: les développements finaux des personnages, les bastons qui commencent à invoquer des pouvoirs absolument craqués, les cliffhangers se prennent  plus aux sérieux, y’a du fanservice ici ou là et Ichigo est devenu Dieu sur Terre et il en a rien à foutre. Chaque semaine c’est juste bonnard et c’est finalement tout ce que je demande à ce bordel. Y’a finalement aucun développement qui me déçoit particulièrement et le seul truc que Kubo pourrait oublier de dévoiler qui me foutrait la rage c’est le foutu bankai d’Urahara. J’ai donc pas à me plaindre et je suis heureux de voir que Bleach est redevenu le paradis des bastons craquées et des personnages abusés qu’il était à son heure de gloire.

(Fun fact: relire tout l’arc des Fullbringers d’un seul coup me l’a fait aimer parce que finalement il a plein de petites qualités que j’avais tilté à la première lecture. C’est chaud.)

 

Shigatsu wa Kimi no Uso

Mangabus02

Ou j’en suis: Chapitre 14 (Pas dispo en France)

Scénario: Un shonen… DE MUSIQUE CLASSIQUE.  Le héros était un pianiste prodige durant son enfance mais la mort de sa mère l’a fait arrêter la pratique de son instrument. Désormais adolescent sans repères ni envie, il fait la rencontre d’une jeune violoniste talentueuse qui le remet sur les rails. Arrivent ensuite des tournois de piano et de violon.

Ce que j’en pense: « Prix Kodansha du meilleur shonen 2013. » Je cherchais un truc à lire, j’y suis allé au pif juste en sachant que c’était un lauréat d’un prix plutôt crédible et… C’est une bonne surprise. Enfin « surprise » est difficile à caser dans ce contexte parce que c’est comme aller voir la Palme d’Or et se surprendre à trouver ça bien même si ok Fahrenheit 911 était un peu nullos et ok mauvais exemple.

Enfin bref ce qu’il faut savoir c’est que c’est un shonen finalement assez profond ! Ca parle clairement de dépression et de syndrome de la page blanche dès le premier chapitre et c’est pas toujours ultra joyeux. C’est pas malaise as fuck non plus donc ça va mais eh je pensais lire un pur shonen de musique classique et j’ai donc été surpris de voir que ça parlait pas que de musique classique avec des héros courageux et plein de volonté. D’un coté c’est chez le même éditeur que Koe no Katachi donc… ?

En attendant c’est vraiment bien. C’est très beau, les passages de musique classique sont magnifiquement illustré, c’est bien rythmé, les développements sont rapides et bien faits, les thématiques intéressantes et ça reste malgré tout intense et divertissant. C’est une bonne pioche. Mon conseil néanmoins: attendez la version animée qui débarquera cet automne. Parce que le seul GROS défaut du manga c’est qu’il nécessite une bonne culture en musique classique: beaucoup de scènes reposent sur l’idée que vous savez EXACTEMENT quelle chanson ils sont en train d’interpréter. Comme le papier peut pas vous jouer la musique, l’animé devrait mieux y arriver…

(Enfin après vous mettez Youtube ou Spotify prêt de vous et vous lancez les musiques quand elles sont citées et ça devrait passer, après tout.)

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