Hitoribocchi no Marumaru Seikatsu

Don’t bully the bocchi

Le pitch: Alors qu’elle commence sa scolarité au collège, la jeune Hitori Bocchi, timide, stressée et peu confiante en elle, se voit être victime d’un terrible ultimatum par sa seule amie, Kai: elle va être obligée de devoir amie avec toute sa classe, sinon Kai ne lui reparlera plus jamais… Comment Hitori va t-elle surmonter ce défi ?

  • Studio: C2C
  • Réalisation: Takefumi Anzai
  • Date de début de diffusion: 6 Avril 2019
  • Nombre d’épisodes: 12
  • Adaptation ? Oui (Manga de Katsuwo)
  • Disponible en France ? Oui (Crunchyroll)

Dans un monde où chaque saison d’anime possède deux ou trois comédies en milieu scolaire, se démarquer est un acte délicat et Hitoribocchi va d’emblée choisir un angle qui saura attirer mon regard, me prendre au coeur: celui de l’adorabilité. Avec ses jolies couleurs, ses designs simples, les moues mignonnes que font les héroïnes en permanence, la promesse d’offrir un truc aussi rigolo que mignon est posée. Et comme souvent on va s’intéresser à un casting simple, avec des personnages qui ont souvent un signe distinctif très exagéré, qui va être la source de nombreux gags.

En vrai, Hitoribocchi se regarde très facilement au début. Le temps de poser les personnages, les blagues fusent, joliment mises en scène, sans excès ni animation de folie, mais avec pas mal de petits effets visuels qui fonctionnent. Si l’ambition est de donner vie aux cases du manga, alors cet objectif est réussi, on y reconnaît parfaitement la patte de son auteur, et certaines cases mythiques sont retranscrites comme il le faut. Le cast en lui-même est amusant à suivre, que ce soit Hitori et ses plans inutilement tordus pour essayer de dire bonjour à quelqu’un ou bien évidemment Aru, star secrète de la série, dont la lose émerveille nos journées.

Hitoribocchi est donc une série assez sympathique mais qui va hélas à partir de la moitié de sa saison… tourner un chouia en rond. L’humour de Hitoribocchi il ne se renouvelle hélas que peu, et le développement des personnages étant finalement assez minimal, on se retrouve très vite à avoir la même variation de gags d’un épisode sur l’autre. Si ces gags restent sympathiques, la série nous dit surtout très vite qu’elle n’ambitionne certainement pas de briser son plafond de verre.

Et, pire, la série peut même être très gênante quand elle s’essaie à des moments censés être plus sérieux, comme celui ou Hitori recroise son amie d’enfance au karaoké. Qu’est-on censé ressentir dans cette scène d’une cruauté absolue, basée sur une promesse qui semblait rien de plus qu’un gag de plus ? Cela était-ce bien nécessaire de faire souffrir l’héroïne pour un malentendu de gosse, dans une série qui a toujours essayé jusque là d’être bienveillante envers ses personnages et porteur de bons sentiments pour son spectateur ? Étrange scène, qui décontenance et laisse interrogateur sur les vrais messages que veulent porter la série.

Cela étant dit, Hitoribocchi reste un moment sympathique, rempli de bonnes bouilles, de gags qui vivent bien en standalone sur Youtube et de jolis génériques. Et il faut reconnaître que quand on est un peu introverti, Hitori est un personnage dans lequel on s’identifie assez aisément, une sorte de totem spirituel qui la rend attachante et facile à suivre. Allez courage petiote !


Hitoribocchi no Marumaru Seikatsu

2.5 out of 5 stars (2,5 / 5)
Sympa

Très sympa à suivre dans ses premiers épisodes, Hitoribocchi est une série globalement adorable hélas plombé par un humour qui manque clairement de variété et devient très vite répétitif. Ca ne rend pas pour autant la série désagréable à regarder, ça en fait un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on va chercher ce qu’on sait y trouver, mais on aurait aimé plus de surprises avec ce cast mine de rien assez attachant.

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