Call of Duty 4: Modern Warfare.

Call of Duty 4: Modern Warfare.

Heeey… pour qui tu me prends ? Ma fromagerie en bas de chez moi, elle vendait trois choses: du fromage, des ouiches lorraines et de la bouffe chinoise. Alors, mec, toi, avec tes régimes à la con tu me fais bien marrer. Tu as devant toi le spécialiste de la ouiche lorraine. Du travers de porc sel-poivre. Il y’a 23 ans, j’ai gagné le prix de meilleur cuisinier de bouffe asiatique en leur préparant… un méchoui.
– Un méchoui ? Tu pipotes pas un peu ?
– Moi, pipoter ? Jamais je pipote !

Call of Duty 4. Jeu terminé, et 15h de jeu online, je peux donc en parler longuement… Pourquoi est-ce qu’il vous le faut ? Pourquoi est-ce qu’il vous le faudrait pas ? Autant de réponse, avec autant de questions dans cet avis, et vice et versa.

ahahahaha guerre

Avis payable en deux fois. Quinze francs avant, quinze francs après. En tout cas, c’est un très bon jeu. Désolé les amoureux, c’est peut-être votre journée, mais moi je fais l’amour ET la guerre.

Bref. C’est armé d’un verre de sirop de citron et de mon courage, ma passion, que je vous offre cette critique en béton armé. Alors, bref, dans le monde impitoyable du FPS moderne, il faut être un crack ou avec de la classe pour se faire remarquer et, étonnamment, Call of Duty 4 s’est fait remarquer dans une période de Noël riche en Halo 3, en Crysis ou en Orange Box. Si bien que le jeu est devenu le mois dernier le plus joué sur Xbox live, ce qui en assure pas mal (et surtout veut dire que le jeu a battu Halo 3, ce qui veut pas dire grand chose, en soit, mais qui permet d’assurer dans les dîners mondains) mais qui personnellement m’attire une franche indifférence, car je joue pour l’instant sur PlayStation 3.

Donc bref, on va tout de suite aller à l’essentiel pour le coté chiant, c’est à dire la technique: en tant que joueur FPS exclusivement console (je comprends pas comment on peut jouer à la souris et au clavier, y’a trop de touches, on s’y perd, et en plus ça rame si on a pas configuré, bon bref c’est chiant quoi :p), la jouabilité est parfaite, et on peut même les customiser si on trouve ça moyen pourri, mais je n’ai pas eu de problèmes, étant donné que je me suis habitué mentalement à voir R1 tirer, Carré recharger ou X pour les sauts… Graphiquement, bah on en prend plein la gueule si on a l’écran, sur un 4/3 on en prend aussi plein la gueule dans certaines missions mais on en profite juste moins. Enfin, j’ai vu peu de ralentissements, et la bande son est tout à fait correcte puisque composée de cris, de tirs et de musiques épiques par Gregson-Williams.

Bref, le modo solo de Call of Duty 4 se déroule, si vous suiviez bien, de nos jours. Après trois épisodes de Seconde Guerre Mondiale, ça peut faire plaisir, surtout qu’on a tendance à surbouffer de la WWII en ce moment et que tuer des hommes de la Wehrmacht ne m’amusait déjà plus dans la dernière mission du premier Medal of Honor. Heureusement que le cinquième volet, annoncé pour la fin 2008, reprendra encore un peu de cette guerre… (évidemment, puisque Infinity Ward prend deux ans pour préparer le 6, et donc laisse le 5 aux manchots de chez Treyarch. C’est plus ou moins une bonne décision et permettra de reconnaître les bons des mauvais Call of Duty: prenez le premier et ceux aux chiffres pairs.)
Enfin bref, si cela se passe de nos jours, on n’évite pas de jouer les gentils. Un jour on jouera peut-être, si le monde va mieux, des membres des forces armées italiennes pendant la WWII ou des nord-coréens, ou des islamistes, ou des zombies, ou quelque chose comme ça. Enfin bref, on joue tour à tour un membre des SAS et un vaillant soldat américain engagé dans un conflit au Moyen-Orient, mais on sait pas trop quel pays, vu que le radar en début de mission montre successivement la coté ouest d’Arabie, le Koweit, l’Iran, et le nord de l’Iraq. Du coup je suis pas en train de me demander si on se farçit pas TOUT le Moyen-Orient.
Les anglais, eux, ne font que combattre des russes. Mais bon, attention, du russe nationaliste qui veut revenir au temps de l’URSS. Bah oui, l’armée rouge poutinienne, elle est sympa, elle est pas méchante, elle a des fleurs qui sortent de leurs canons tout ça.

Une fois passée, donc, cette petite faute de goût (elle est où l’armée française hein ? Oui, je sais, en Afrique, et on a pas le droit de faire des trucs en Afrique sinon c’est raciste – cf. polémique RE5), entrons dans le vif de ce mode solo avec la première mission, celle du cargo, qui consiste à s’infiltrer de manière gaillarde dans un bateau avant de tout faire péter en courant comme un dératé dans le bateau qui se met à couler. Et là WOUF. Pour avoir cette mission sur grand écran, j’ai eu le mal de mer. Carrément. Le bateau tangue, ce qui ne facilite pas la visée, et il faut tenir compte de tout ça dans cette mission, au demeurant assez simple.

Et très vite, on apprend une chose: les missions au Moyen-Orient sont pénibles, alors que celles du SAS sont beaucoup plus intéressantes. Mais le must est, et restera pour longtemps, la mission à Pripyat. Vous voyez cette image ?

J’y étais. C’est ce que vous pourrez dire après cette mission. En effet, vous vous retrouvez dans un des villages voisins de Tchernobyl, et vous parcourez cette zone abandonnée, non sans craintes et sans peur, par exemple, de chiens devenus cannibales, et caetera. Le sens du détail et le fait qu’on soit finalement dans une zone TRES proche de la réalité, pour pas dire quasiment identique, on a envie de dire « woh ». Bon, après, à la fin ça devient un champ de bataille, donc bref…

La fin du jeu filtre parfois avec le holywoodien, mais la fin est pas mal, quant à la fameuse mission bonus, je dois avouer que la première fois j’ai zappé les crédits. Mais elle est courte cette mission, bien intense, bien que permettant nombre d’interrogations sur son utilité. Oh, et puis on s’en fous de son utilité.

Donc un mode solo finalement bien court (comptez… allez, j’ai fait sept heures en Seconde Classe…) qui en fout plein les dents (ah ah la fin de l’acte I évite le manichéen, c’est déjà ça) mais qui n’est pas suffisant si on veut en faire plus. Et vu que Call of Duty est une série surtout multijoueur par tradition, on doit donc s’attaquer au online, et là, OUH CA DEPOTE SEVERE.

Je ne suis pas un grand habitué des FPS Online mais là, il me semble bien qu’on touche un assez haut niveau dans la qualité. Je viens à peine de dire cette phrase qu’entre celle-ci et celle-là, il s’est écoulé une heure durant laquelle je me suis dis « bon bah je vais y retoucher un peu. » Principale raison: j’ai débloqué l’AK-47u et j’aime bien cette arme -dans les jeux vidéo-, ensuite, pour écrire cet article je suis allé sur un forums de fans passionnés et bon, ça m’a donné envie d’y jouer, alors j’y ai joué.

Bon, bref. Il y’a environ seize modes et quatorze cartes, alors les cartes, j’ai presque l’impression que c’est comme la mode solo: les cartes SAS Vs Spetznaz sont bien plus intéressantes que les cartes Marines Vs Barbus, mais en général, mis à part l’horrible niveau avec les hangars et les trous d’ou sortent de la fumée, y’a pas de cartes vraiment péraves. Et en plus, quand on gagne avec la Spetznaz, on à l’hymne soviétique, ce qui fait plaisir.

Bon, bref, revenons aux modes, donc on a des classiques Deathmatch (finalement pas mon genre préféré, parce que j’y suis une brèle), les matchs par équipe (mon genre préféré, quand c’est méga discipliné et qu’on sent qu’une team en combat une autre. Tout faire pour déloger une team d’un point précis, ça donne envie de pleurer de bonheur. Ensuite des modes classiques comme les trois drapeaux à contrôler pour ammasser des points, le QG unique à contrôler pour ammasser des points, la mode Sabotage ou on doit tout plastiquer (ou presque), ou bien encore la mode « A l’ancienne » que j’adore (en gros pas d’armes prédifinies, tout à l’ancienne, avec des santés gargantuesques, des armes à choper dans le niveau, et caetera) , mais aussi la formidable mode-hommage à Iggy Pop: Search & Destroy ou on ne peut mourir qu’une fois et, malgré ça, réussir à défendre une zone ou … à la plastiquer. Enfin un mode 1 contre 1, assez tendu -même si, pour l’instant, j’ai joué que contre des gens au niveau assez bas, que donc j’ai dominé de manière purement amonitesque.)

Donc, bref, le choix est là, a noter la mode Hardcore, ou le radar et toutes les infos à l’écran sont supprimées, et ou les scores sont triplés et les armes boostées. En bref, on s’éclate à mort rien qu’a choisir.

Enfin, si le niveau général des joueurs est pas mauvais (peu de campeurs, une bonne ambiance en général via les micros, et un niveau très abordable.), je reste quand même parfois à me faire avoir comme un newbie. Si jamais vous voyez un type sprinter sans arrêt sur le champ de bataille en tirant sans viser, ça doit être moi. Ah oui, et qui lance des grenades au pif = moi. (mais une fois ça a marché, trois morts d’un coup. J’étais fier. Une chance sur 349 que ça arrive.) Ah, et qui est le seul à utiliser des grenades flashs = moi. Et qui est le seul à avoir un shotgun, aussi. Et qui adore utiliser le couteau.

Non, parce que pour moi, le shotgun est mon arme de prédilection dans tous les jeux vidéo, quels qu’ils soient. Déjà dans Goldeneye, le niveau Statue était un ravissement de par son abondance de fusils à pompe. Inutile de dire quelle est mon arme préférée de jeux comme Resident Evil 4 ou God of War II (attention, il y’a un piège.) Le petit coté puissant de l’arme, du genre « laisse moi caser un SEUL coup, mais tu vas voir que je vais te foutre un coup dont tu te souviendras toute ta vie » (phrase ambïgue), ajoutons le coté « je recharge à l’unité », tout ça, c’est forcément extraordinaire. C’est pour ça que j’aime les fusils à pompe. Mais vu que toutes les maps privilégient le combat à moyenne portée, bah je suis handicapé. Et du coup je crève avant de placer mon fameux coup. Triste vie.

Légere interlude.

Ceci était une légère interlude.

Car le multi de Call of Duty 4 est aussi entièrement personnalisable, au sens ou avant de commencer le match, il faut ainsi préparer son armement. Les armes disponibles sont nombreuses, dévastatrices (y’a pas de Klobb donc c’est déjà ça) et, surtout, sont des vraies. Au début de sa carrière en multi, on est loin de tout avoir. On débute avec un arsenal limité (M4, AK-47, Skorpion, MP5, W1200 et démerde toi avec ça) et la possibilité de faire sa propre classe n’apparaît qu’une fois le niveau 3 atteint. Oui, car il y’a des niveaux, un peu comme dans un MMORPG, le coté farmage chiant en moins. Sans compter les atouts (ainsi on peut choisir d’avoir une santé plus importante, ou une cadence de tir plus rapide, évidemment, les atouts les plus intéressants (munitions boostées, silence lors du déplacement, non apparition sur le radar) viennent avec des niveaux plus élévés. Sans oublier qu’une fois le niveau max atteint, on débloque le mode prestige et on peut choisir de perdre tous ses acquis pour avoir un « mode prestige », qui ne sert pas à grand chose… mais on a un icone plus fun.

Sans oublier les « défis », qui permettent une augmentation d’expérience. Ca va du défi classique (tuez 50 personnes avec l’AK, tuez 100 avec le Dragunov, et caetera…) au défi complétement crétin comme sauter de 9m et mourir. Enfin bref, on s’amuse toujours avec Call of Duty 4 online. En tout cas, en 15h, pas le moindre signe de lassitude, ce qui est sans doute normal, mais je resterais frustré tant que je n’aurais pas débloqué ce foutu Bennelli M4, ras le bol du W1200. Y pue.

Et évidemment, fin du fin, la Killcam, qui permet de voir les 5 dernières secondes du type qui vous a buté… avant qu’il vous bute. C’est à ce moment-là que vous remarquez que vous êtes vraiment une cible vivante. Enfin, que je remarque.

Bref. BILAN. Superbe graphiquement, fantastique multijoueur, jouabilité customisable, multijoueur qui bute, technique au top, multijoueur qui pue la classe comme Abitbol, solo court mais intense -comme un bon film- en plus d’avoir un replay-value tout à fait honorable (et encore je l’ai fait en Seconde Classe… En Vétéran ça doit être la classe), mais surtout cet incroyable mulltijoueur. Je me dis qu’entre français, ça doit être sympa. C’est pas que je déteste les « FUUUUCK » en cas de défaite, ça a son charme, mais « ENCULEEEE », ça à plus de gueule.

Bon, bref n’hésitez pas. Call of Duty 4 est vrament un jeu qui mérite sa réputation de pue-la-victoire. Vraiment. Un très bon jeu. Vivement le prochain Infinity Ward, en tout cas.

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2 réactions au sujet de « Call of Duty 4: Modern Warfare. »

  1. Un nouvel article, bien long, bien marrant, bien complet, comme je les aime 🙂

    J’aimerais bien y jouer, mais:
    – PC pourri
    – pas de next-gen
    – pas d’argent (enfin si mais pas envie de le dépenser!)
    – pas trop le temps avec tout le bordel que je me tape

    Sinon, j’ai joué à Call of Duty 4 mais sur DS: sympathique. Bonne musique, bons bruitages, graphismes très convenables pour de la DS, jouabilité à la Metroid Prime Hunters (visée au stylet), mais 1 chargeur pour buter un mec, là c’est chiant.

    (excellente, la petite interlude, du grand art; voilà comment faire de la pub dans le service public)

  2. Pour le défi 9m et mourrir, je l’ai fait en LAN sur la map des hangars. Dès qu’une équipe gagnait, on allait tous vers le trou le plus proche pour sauter. Ce fut un grand moment.

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