Me and the Devil Blues [Amo sur le cul inside]

Me and the Devil Blues [Amo sur le cul inside]

Attention, fermez tous vos gueules. Chef d’oeuvre là.

Me and the Devil Blues, chez Big Kana. J’ai découvert ça taleur parce que j’avais une heure à tuer avant de me rendre à Radio Phénix et que je devais bien préparer ma chronique manga (ne tentez pas de devoir résumer Bleach en une minute: on a perdu vingt auditeurs pendant cette minute. A cause de moi. Evidemment, j’estime, vu qu’on sait pas combien on a d’auditeurs. Ca se trouve, y’en avait que deux), feuilleté dans la fnac, juste parce que la couverture bleue m’intriguait. Et très vite, ça m’a plu. Etats-Unis. 1933. Etat du Mississipi. Le héros est un jeune adulte noir, du nom de RJ, Robert Johnson. OH WAIT. Non je vais pas faire genre je le connaissais, mais du coup je le découvre. Mais bref, on va parler de blues, on va parler de combat passé avec le diable pour apprendre le pawa de la musique et on va parler de deux volumes qui pour l’instant déchirent. Le tome 3 je l’ai pas encore lu, y’a du plastique autour mais je l’achéterais dès que l’occaze se présentera.

En gros Me and the Devil Blues c’est la vie très légèrement romancée de Robert Johnson, un des plus grands guitaristes de tous les temps, mort à 27 ans dans des conditions mystérieuses en 1938, n’ayant laissé derrière lui que 29 enregistrements, le trentième étant gardé, selon la légende, par le diable lui-même. Car Robert Johnson aimait bien expliquer, quand on lui laissait l’opportunité, que si il jouait si bien, c’est parce qu’une nuit il jouait de la guitare très mal dans un carrefour, le diable lui-même s’est ramené et celui-ci lui a dit texto: « je peux t’apprendre à jouer, et en échange je bouffe ton âme. »

Et du coup, dans ce manga c’est la folie parce que ça fait comme si c’était vraiment le cas. Et c’est juste démentiel. RJ est un type qui s’apprête à devenir père, qui passe « son samedi soir dans la folie du club, le dimanche matin à expier ses péchés et le reste de la semaine à travailler comme un damné », et qui ne sait pas jouer du tout de la guitare. Une nuit, il s’égare, et se retrouve dans un carrefour. LE carrefour de la légende. Et là il joue… rien ne se passe. Il découvre un petit bar dans un coin, dans lequel il passe deux ou trois jours, et fait la connaissance de Son House, une légende du blues. « Son House, comment pourrais-je apprendre à jouer comme un dieu ? » lui demande t-il. « Il faut comprendre le blues » lui répond t-il. « Qu’est-ce que le blues d’après toi ? – Euh.. de la technique ? – Ah ah de la technique… si tu veux. »

Très vite, Son House lui conseille de se mettre à l’harmonica, tout en essayant de lui faire comprendre ce qu’est le blues…

Et puis RJ rentre. Deux ou trois jours se sont déroulés. Pour lui. Pour les gens de son village, ça faisait six mois qu’il ne l’avait pas vu, sa femme est morte, son enfant aussi… mais par contre il joue le blues comme un dieu. Aurait-il… conclu un pacte avec le diable ?

Dès lors, on suit les pérégrinations de RJ dans le Mississipi, accompagné tout d’abord d’Ike, puis ensuite d’un blanc un peu mystérieux se nommant Clyde. Clyde Barrow. Référence. Et surtout le mangaka n’oublie pas que le héros est noir. Dans les années 30. Au Mississipi. Par conséquent, le racisme est omniprésent, naturel, montré sans trop en rajouter trop dans le pathos, dans le « bouh racisme caca », c’est juste… comme ça.

Il y’a un putain de style graphique dans Me and the Devil Blues, où le noir prédomine, où le noir et blanc implose, ravit les yeux, provoque l’enchantement. Les scènes se succèdent, elles sont classes. Jamais de trucs moches, on sent que c’est bossé, c’est esthétique, ça déchire. Le problème c’est que j’ai pas de scans sous la main, j’ai rien pour vous montrer là, tout de suite, maintenant, les dizaines de planches de fou qui m’ont juste sciés au milieu de la fnac. Akira Hiramoto SAIT dessiner et ça se sent.

Et le pire, c’est je crois le moment ou un connard m’a bousculé (je m’étais bien mis à un endroit pas génant en plus >(), ce qui m’a fait sortir de la lecture. J’étais juste dedans a fond pendant dix minutes. Mais juste à fond dans ce Mississipi des années 30. Tin et je vous ai parlé de la bourgade ou se déroule toute la seconde partie du tome 2 ? Non mais juste un village complètement cinglé et le personnage du non voyant MON DIEU QUOI. Il m’a juste foutu des frissons dans le dos. On ne sait jamais comment il va agir, si il va péter un câble, si il va être gentil comme un agneau ou si il va faire un truc flippant. LE perso quoi.

Bon voilà, topic bordélique et caetera, mais je suis grave sous le charme. Court, mais j’ai pas trop envie d’en dire, j’aurais du juste faire un ptit speech sur le manga et vous laisser la totale surprise, pour découvrir ce truc comme je l’ai découvert, sans le moindre « préjugé », vierge. Jetez-y un oeil, mais vraiment, y’a peu de chances que vous le regrettiez. Si vous n’aimez pas, j’espère que je ne serais pas la cause d’une déception.

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4 réactions au sujet de « Me and the Devil Blues [Amo sur le cul inside] »

  1. Aah, Me and the devil blue.

    Acheté par curiosité, continué par fucking interêt, c’est magnifique :3
    Par contre, c’est déja presque fini non?

  2. Et une découverte de plus, une ! Je ne connaissais pas du tout, et après avoir lu ton aperçu ben…. ça donne grave envie :p. Plus que le blues lui même, c’est le contexte et le décor qui m’attirent. Et si en plus le dessin transcende l’œuvre, pourquoi passer à côté ? J’achèterai donc le Tome 1 d’ici peu ^^.

    Encore merci pour toutes ces découvertes ! 😉

  3. Un manga sur Robert Johnson?!?!? Mon bluesman favori!?

    TABARNAK DE CALISSE. IL ME LE FAUT. IL. ME. LE. FAUT. MÊME SI JE DOIS VENDRE MON ÂME MOI AUSSI.

    Mercimercimercimercimillefois. Puisque que mon âme sera au diable, je peux t’offrir mon premier-né en remerciements?

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