WWE Royal Rumble 2010 – Royal Crumble aux pommes et à la cerise

WWE Royal Rumble 2010 – Royal Crumble aux pommes et à la cerise

Ce titre existe aussi en version Royal Crumble Deluxe ou, en encore moins subtil, en version WWE Royal Cheese 2010.

Un mois et demi d’attente, de mi-décembre à la fin janvier, tel est la durée de la longue attente qui sépare WWE TLC du Royal Rumble. Demander ça à des fans habitués à voir trois semaines d’intervalle entre deux pay per view est très cruel, encore plus cruel quand on sait qu’on parle bel et bien du Royal Rumble, c’est à dire un pay-per-view très spécial, au pedigree royal et considéré par énormément comme leur pay-per-view préféré, bien devant Wrestlemania, Summerslam où les Survivor Series. La raison de cela ? Le Royal Rumble match, bien évidemment !

Ce match, intense, part sur un postulat très simple: deux catcheurs commencent le match, un catcheur supplémentaire débarque sur le ring toutes les quatre-vingt dix secondes, pour un maximum de trente catcheur. Tous catcheur expédié du ring est éliminé et le gagnant du match est le dernier sur le ring. Il remporte donc un match unique dans l’année, appose donc son nom dans l’histoire et gagne en plus un match pour un des trois principaux titres de la WWE. Si ça vous motive pas un homme, ça !

Revenons donc ensemble sur les principaux événements de la WWE durant ce mois et demi, du retour de Bret Hart à la dissolution de JeriShow, en passant par la montée en puissance de CM Punk où bien encore de l’ECW Homecoming – et non je ne parle pas encore de la TNA, j’ai maté l’Inpact du 4 Janvier et je reste très mitigé. Il manque encore ce petit truc qui fait toute la différence. Je suis personnellement convaincu que ce « petit truc » c’est des vraies musiques d’entrées pour les catcheurs. Virez Dale Oliver quoi, les seuls thèmes musicaux de qualité qu’il a réussi à faire c’est ceux de Christian Cage et celui d’Abyss.

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Une femme qui se moque de lui, un enfant blasé qui en a rien à foutre de sa tronche, un moustachu dans l’arrière-plan: John Cena ne vit pas ses meilleurs jours.

Ah, qu’elle fut longue l’attente. Du coup, il s’est passé pas mal de choses dans les shows de la WWE. Et il faut que ma mémoire remonte jusqu’a mi-décembre, ce qui n’est pas forcément très facile. Grosso modo, je retiendrais particulièrement le RAW d’avant Noël qui restera personnellement comme le « RAW de la honte » dans ma mémoire. En effet, on le sait, la WWE est très versatile et reste en permanence capable du très bon comme du très mauvais, et là en l’occurence c’était tout de même un très mauvais RAW. La plupart des superstars sans doute déjà partie en vacances, la WWE n’avait eu ce jour là pas grand chose sous la main: un running gag très long entre la DX et le « tribunal des nains », et pas franchement génial. Aucun combat mémorable, et le seul bon moment fut Jericho déguisé en Père Noël discutant sur le ring avec le Big Show qui veut vraiment le retour de son meilleur pote.

On préférera garder en mémoire le très bon show du 4 Janvier, censé faire face au très décevant show de la TNA (qui ne vaut surtout que pour son extraordinaire main-event), qui offrit des très bons matchs (DX/JeriShow, entre autres), un nouveau thème au Miz (I CAME TO PLAY) où bien encore un guest host utilisé de manière optimale: et pour cause, ce fut Bret Hart ! Segment plein d’émotions avec Shawn Michaels, plus sympathique avec Jericho proposant à Bret Hart de devenir arbitre du match et de screwer Michaels, où bien encore Hart se faisant démolir les couilles par Vince McMahon. C’était divertissant, enthousiasmant et prometteur. Pas comme la TNA (#tacle.)

Le reste du temps à RAW fut moins mémorable: tournoi divas qui traîne en longueur (ce qui a au moins le bon goût de foutre Maryse au micro, ce qui n’est pas trop mal, vu que son personnage de québécois psychopathe commence à bien s’ancrer), humiliation hebdomadaire de Jack Swagger, voire de Chris Jericho (le segment avec Mike Tyson mais pute de vie), rivalité grandissante entre le Miz et MVP qui se révèle prendre de l’ampleur au fur et à mesure du temps qui passe, Chris Masters qui passe parfois dire bonjour, Cena, DX, DX, DX et évidemment Orton aussi. Et Sheamus dans tout ça ? Eh bien on le voit peu. Bonne surprise de TLC, il faut bien avouer que le règne de Sheamus est un peu à l’image de celui de l’Undertaker: il est peu présent et on a limite l’impression que les mecs parlent d’un titre vacant que n’importe qui peut choper. Sauf que Sheamus n’est pas l’Undertaker. Mais c’était pourtant bien tenté de la part des bookers, mais rien à faire: Sheamus peine à s’affirmer. On sait pourtant l’homme doué et capable d’être doté d’une sacrée aura, mais rien à faire, on a l’impression qu’il sert à mettre en valeur Cena et Cena, comme si ces derniers n’en avaient déjà pas besoin. Il suffit de voir Sheamus fuir et gagner le match par DQ contre Cena pour comprendre que Sheamus a beau être sympa et champion, il ne faudra pas non plus trop égratigner le père Cena.

Le père Cena qui s’est révélé plutôt pas mal ces derniers temps. Rien à dire: quand il ne gagne pas un match de manière complètement abusée, l’homme est toujours aussi intéressant et charismatique. Le voir un peu éloigné de la course au titre (qu’il n’avait pas quittée depuis juin) fait un bien fou, autant à son personnage qu’a nous.

A coté Smackdown! se démarque surtout par la montée en puissance de la Straight Edge Society. C’est marrant, j’ai l’impression que chaque mois je parle de la montée en puissance de CM Punk – comme si cet été il n’était même à la moitié de son talent. Mais il faut avouer que UGH, rien à faire, il est trop fort. Même si il a connu un petit passage à vide en octobre, le Punk confirme vraiment qu’il peut être un sommet en matière de heel. Ses segments (parfois trop long) où il rase tour à tour de nombreux catcheurs de la FCW pour les inclure dans sa secte straight-edge sont à la fois fascinants mais aussi assez dérengeants. Car le personnage de CM Punk, faisant le maximum pour s’approcher physiquement d’une figure messianique, puise carrément sa source des chefs de secte divers et variés. Très dérangeant mais aussi très efficace donc. Car en plus de ce coté messianique, l’homme reste une vraie petite enflure comme on en fait plus, toujours apte à utiliser un coup de pute où un petit sourire arrogant là où ça fait mal – et sa prestation homérique au Royal Rumble tend à le confirmer. Portant presque Smackdown sur ses bras et se révélant comme top heel incontestable là où Chris Jericho se montre de plus en plus ridicule (parce que booké comme tel), on attend avec impatience son retour à la course au titre, à commencer on l’espère par une prise des titres tag team unifiés.
D’ailleurs, l’arrivée de Serena à la Straight Edge Society reste quand même quelque chose d’assez fort, d’autant qu’elle fut dès la semaine de son arrivée très bien utilisée par CM Punk (bouclier humain ! Le rêve !) et on espère la voir elle aussi représenter haut et fort les couleurs de la SxE au sein de la division féminine.

HEY SALUT ON VIENT CHANTER KOUMBAYA !
Bon, voilà, on va vous chanter Koumbaya. Partez pas.

Une division féminine de Smackdown en deuil. Voilà trois mois qu’on pète les couilles avec Michelle McCool et Mickie James, phagocytant l’intégralité de la division féminine. Y compris la pauvre Beth Phoenix qui se retrouve tweener du pauvre, et la pauvre Natalya qui ne sert à rien: au moins ne voit-on plus Layla et Maria catcher, ce qui est déjà ça de pris. Mais sérieusement, quelle feud de merde. Déjà partant sur un postulat relou (« alors Mickie elle est grosse haha » – SAUF QUE NON) , c’est encore plus relou quand on est censé prendre en pitié Mickie James (alors que non, hein, elle est trop relou pour ça), encore plus relou quand on nous sort des segments promos de 10mn, quand on nous sort une grosse Layla pas drôle, de la merde de la merde de la merde de la merde de la merde de la merde DE LA MERDE. Du coup, quand au Royal Rumble, on nous sort la grosse Layla, on est rassuré de voir le stream bugguer. Au moins le match n’a pas duré longtemps car là la McCool et la Mickie James, je veux juste plus les revoir avant un bon moment. MAIS VRAIMENT HEIN.

Smackdown qui d’ailleurs a une scène tag team assez bizarre: Cryme Time continue plus où moins à jobber (d’un coté je les aime pas, je vais pas m’en plaindre), la Hart Dynasty continue à être plus où moins heel alors que le retour de Bret Hart devrait être exploité en leur faveur – et surtout on ne sait jamais si ils sont en plein push ou pas, combattant pour le titre une semaine, se retapant Cryme Time dès la semaine suivante, paumant le #1 contender la semaine d’après, se foutant le rematch dans leur cul… wat -, Knox et Hass se retrouve dans une équipe super confidentielle pendant que de leur coté, Matt Hardy & The Great Khali fondent juste la tag team la plus has-been de tous les temps. Matt Hardy qui se trouve à devoir entrer sur la même musique d’entrée que Khali, c’est déjà juste effroyable (alors que sa musique d’entrée est le seul truc qui lui permettait encore d’exister) mais en plus quand on y pense on a juste les deux mecs les plus has-been de toute la WWE. C’est juste ignoble.

Et de l’autre coté, RAW n’a aucune scène tag team, à part DX et Legacy… ce qui est juste super pratique quand on voit que les deux champions y sont… et que l’un des deux champions ne peut pas faire tous les Smackdown pour régions religieuses (Michaels s’occupe le mardi de son église texane), bravo le timing !

Mais assez discuté, parlons du pay per view en lui-même.

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Je n’ai pas encore parlé de l’ECW, et c’est assez normal: il n’y a rien à en dire. L’émission, qui vit ses dernières semaines avant d’être vraisemblablement remplacé par un truc nommé NXT qui sera focalisé sur les jeunes lutteurs, peine vraiment dans la semoule ses derniers temps, et se révèle de moins en moins inspiré. Il faut dire que quand les seuls catcheurs qui arrivent à vous faire ressentir autre chose que de l’indifférence sont au nombre de deux (Christian / Regal), c’est difficile de se sentir concerné quand on doit se taper des Yoshi Tatsu & Goldust Vs Beretta & Croft, ou bien des Vance Archer Vs Shelton Benjamin. Des nouveaux qui peinent à s’affirmer, Déjà quel interêt de faire venir une nouvelle tag team… dans une émission dépourvue de tag team ? Enfin, si, y’a bien eu Jackson & Kozlov, donc la question est surtout, quel interêt de faire venir une nouvelle tag team heel… dans une émission dépourvue de tag team face ? D’ailleurs, l’autre question restera aussi… pourquoi donc faire venir autant de nouveaux en heel ? Après tout depuis juin et la nouvelle fournée de lutteurs, seulement Yoshi Tatsu a demarré en tant que face… ce qui n’est pas super génial dans une émission déjà surchargée par les heels. Si on veut, on peut résumer: Christian, Goldust, Shelton Benjamin (qui a opéré un face-turn en court de route), Dreamer (maintenant retraité), The Hurricane et Yoshi Tatsu… contre Regal, Jackson, Ryder, Archer, Beretta, Croft, Kozlov (qui opère un face-turn ?), Burchill, Abraham Washington où bien encore Sheamus… Enfin heureusement que la GM est face sinon c’était vraiment mal barré. Mais d’un autre coté, on se dit que Christian seul pourrait suffir à later la tronche de tout ce beau monde.
L’autre reproche est: MAIS POURQUOI FOUTRE LE MEME THEME ROCKOÏDE A TOUS LES NOUVEAUX ? Archer, McIntyre et Croft/Baretta subissent tous le même GROS problème: un thème d’entrée A CHIER et SUPER classique, avec de la guitare instru déjà entendu plein de fois. Au moins Yoshi Tatsu a eu droit à un thème plus rigolo, quand Sheamus et Ryder n’ont pas eus un truc qui reste vraiment en tête. Mais pffff.

Enfin bref, du coup l’ECW Homecoming pouvait se révéler prometteur. Un des espoirs les plus fous étant de voir une star de SD/RAW choper la ceinture et ainsi entrer dans le roster de l’ECW pour donner un petit coup de boost. Sauf que non. Si on voyait tous CM Punk s’imposer lors de la battle royale, ce fut bel et bien Ezekiel Jackson qui eut ce droit. Au final, quand on résume, on se rend vite compte que de toute manière, tout le roster était déjà venu se casser les dents contre Christian, donc il fallait bien que ce soit son tour – c’était soit lui, soit Kozlov. Choix qui m’a apparu à première vue assez surprenant mais auquel je me suis fait et qui au final m’a même apparu bien vu, cela permettant de développer un peu plus la personnalité et la gimmick de l’ancien garde du corps du Brian Kendrick. Et ça ne rate pas: ce fut tout à son bénéfice, lui permettant d’entamer une gimmick presque biblique, sans que cela ne fasse pour autant doublon avec CM Punk. Bien vu et bien joué.

En outre le match qui a eu lieu au ppv confirme lui aussi le bien qu’on peut penser de Jackson. Après l’avoir vu se battre à Bercy contre Goldust, je savais plus où moins l’homme capable de bonnes choses, et il l’a confirmé. Il faut dire qu’en face il a Christian, un type capable de mettre extrêmement over son adversaire. Du coup, peut-être le meilleur match individuel de la soirée, sans trop de problème. Il est fort ce Christian… et garde donc logiquement le titre.

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Si mêmes les arbitres reprennent les poses de Phoenix Wright…

Les autres matchs de la soirée, je vais faire concis parce qu’ils m’inspirent pas grand chose:

  • The Miz Vs MVP (Titre US) => Il n’a pas duré longtemps et globalement je l’ai trouvé correct. Mais hélàs pas à la hauteur de ce qu’on nous faisait miroiter depuis un petit moment. La feud entre les deux a grimpée de manière extraordinaire, et le match ne le reflète absolument pas, ce qui est TRAGIQUE.
  • Sheamus Vs Randy Orton (Titre WWE) => Pénible. Ok il fut bien écrit, chacun blessant son adversaire à une partie du corps bien précise, en s’acharnant de manière bien évidente, mais bordel qu’il fut chiant. Plus jamais ça. Quinze minutes de catch lent, me rappelant l’Orton que je détestais, où il ne se passe pas grand chose et où l’entrée en scène de Rhodes sauva tout. Mais je suis pas prêt de le remater. Je reste tout de même curieux de voir l’avenir de Cody Rhodes après ça: c’est rempli de promesses !
  • Undertaker Vs Rey Mysterio => Pas génial non plus, mais pour ma défense, je n’ai vu que la fin. Je vais donc éviter de trop en parler mais je trouve toujours assez dommageable de voir pas mal de gens casser gratuitement du sucre sur le dos de l’Undertaker. De toute manière, un match entre deux handicapés du genou était assez peu prometteur. Mais j’avoue aussi avoir pas mal cru en les chances de Mysterio: sa qualification pour le match fut quand même assez épique, et en soit aurait été suffisant pour se faire récompenser par le titre. Mais au final, le brave Rey a subi des assaults de Batista, remporté brillamment un match en cage, un Beat the clock… pour se faire battre en dix minutes par le ‘Taker. Il aurait du laisser sa place pour la peine.

Mais attardons nous surtout sur le Rumble Match, car c’est vraiment le point central de la soirée !

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Et surtout pas sur ça.

Je suis un adorateur des Rumble Match. Je m’en remate régulièrement un pour la route parce que c’est toujours vraiment un grand moment. Toute la pression quand vient le moment du comptage, la sirène emblématique et quand retentit la musique d’entrée de celui qui s’invite à la scène… Et puis toute la tension finale, quand ils ne sont plus que trois, puis deux. L’année précédente, le Royal Rumble 2009 m’avait assez deçu: beaucoup de passages confus et bourrins à dix ou quinze sur le ring, un rythme assez mal goupillé, une tension finale inexistante (les quatre derniers se faisant éliminer en dix secondes) et au final je ne retiens de tout ça que le départ en fanfare de Morrison, alors parti n°2, et le retour surprise pour une soirée de Rob Van Dam.
Mais le Royal Rumble 2010, lui, ne m’a pas deçu: je l’ai même adoré. Il se montre même, au final, un rumble assez unique et assez inspiré du très bon Rumble 2002. Je n’ai d’ailleurs pas été étonné d’apprendre que ce fut le rumble le plus court dans la configuration 30 entrants – 90s d’écart. Il est vrai que dans ce Rumble là, tout se passe très vite. Et c’est pas forcément un mal.

Déjà le début du match surprend. Plutôt dans le bon sens: là où je m’attendais comme 1 et 2 à des main-eventers ou des gros noms, on nous offre Dolph Ziggler et Evan Bourne. Il est vrai qu’habituellement, c’est plutôt du lourd qu’on retrouve à ces positions (Triple H en 2006, Mysterio en 2006 et 2009, Eddie Guerrero en 2005, Chris Benoit en 2004 et 2005, Ric Flair en 2007, Steve Austin en 1999, l’Undertaker et Shawn Michaels en 2008…), donc y voir deux midcarters – de talent – est plutôt surprenant, et pas forcément au mauvais sens du terme. Passé la surprise initiale, on se félicite d’une telle mise en valeur des deux hommes, qui au final resteront plus mémorables que le reste des midcarters de la soirée.
Car l’entrée numéro 3, souvent réservée à de la piétaille, de la chair a canon, de la raclure de midcarter, qui vient souvent se mettre en mauvaise posture face à deux « gros » entrés en première position, est cette fois prise par le premier main-eventer du rumble, et pas n’importe qui: CM Punk. Et commence alors une élimination rapide de Bourne et Ziggler, et un passage extrêmement jouissif: Punk, seul sur le ring (une première depuis Christian en 2002 !) tentant de rallier à lui le public du Rumble ! Logique, normal, bien vu, hilarant et forcément énorme.
Il éliminera ensuite vite fait JTG pour mieux reprendre le micro (« Like i said before I was so brutally interrupted… »), lançant encore quelques petites phrases qui font du bien là où elles passent (« excuse me because now it’s clobberin’ time »), se retrouvant face au Khali pour mieux jouer de son rôle de sauveur et ravir le public qu’on est (« I CAN SAVE YOU GREAT KHALI ! I CAN MAKE YOU GREATER ! ») et là attention, entrant n°6 et encore une très agréable surprise avec l’entrée de Beth Phoenix (une première depuis Chyna en 2000 !) qui se paie même le luxe d’éliminer Khali… avant de se prendre un go to sleep dans la face. On ne peut pas dire que CM Punk soit misogyne.

En bref on pourrait résumer le début du Rumble a une seule catchphrase: CM Punk is better than you. Fuck yeah. Et ce n’est pas l’entrée de Zack Ryder (qui se prendra le micro dans la gueule avant de se faire éjecter) qui viendra remettre en cause l’hégémonie du straight edge sur l’ensemble du Rumble, se montrant encore une fois comme un personnage fort, à la gimmick on ne peut plus extraordinaire, et comme une vraie petite pute qu’on ne peut qu’adorer. Mais tout ça, c’est avant l’entrée en scène de Triple H. Conséquence logique: il se fait contrer son GTS, et se fait sortir. Au final il n’aura duré que dix minutes sur le ring, mais wow, la qualité de ces dix minutes !

Entre alors McIntyre, suivi de Dibiaise, de Morrison et de Kane puis Rhodes. On peut voir d’ailleurs un petit défaut de ce Rumble: les catcheurs « liés entre eux » sortent un peu trop rapprochés les uns des autres. On voit McIntyre arriver, puis deux numéros après Morrison avec qui il est encore plus où moins en feud. Pareil pour Rhodes qui entre peu après Dibiaise, son partenaire de tag team. Plus tard, The Miz entrera deux numéros après MVP et Jericho deux numéros après R-Truth.

Globalement, jusqu’a l’entrée de Michaels et Cena en 18 et 19, on sera un peu dans ce que j’appelle le « ventre mou » du Rumble. D’ailleurs, c’est amusant qu’au moment où je fasse remarquer ça avec Tiya sur MSN, en utilisant bien sûr l’expression ventre mou, entre alors Matt Hardy qui durera 22 secondes sur le ring, La lose c’est sa came, on peut pas test. Il ne se passe ainsi pas grand chose d’énorme (à part Carlito qui accumule les backstabbers) jusqu’a donc la dite entrée de Cena en 19… suivi peu après de l’élimination de Triple H par un Sweet Chin N’Music de Shawn Michaels ! Là c’est un peu un de ces petits moments épiques qui vous font aimer le catch. Pour tout dire, HHH était un des favoris du rumble, en plus d’avoir été rarement éliminé tot dans ce genre de match (tot = avant la sortie du trentième, pour tout vous dire) et le voir sortir comme ça, en plus pas Shawn Michaels, c’est assez EXCITANT.

Commence alors un passage du rumble très critiqué: le bal des midcarters. Si ce passage est injuste (les trois midcarters qui débouleront – Benjamin, Tatsu et Masters – se feront chacun dégager en moins de 40s), il reste hélàs logique: quand tu es midcarter, peu populaire, peu montré comme une grande force, et que tu tombes contre Cena et Michaels c’est à dire les deux top faces incontestables de la fédération, faut pas s’attendre à des miracles face à eux. Du coup, normal que le Big Show reste un peu plus longtemps que les autres, lui étant bien plus « ancré » et plus « légitime » pour résister face à ces deux mastodontes. Pareil pour Mark Henry qui lui est de toute manière un gros tas. Le niveau commencera à se montrer plus élevé pour les catcheurs « normaux » avec R-Truth, qui durera que 5mn mais se paiera le luxe d’éliminer Big Show et Mark Henry, qui sont pourtant réputés comme « invincible » dans ce genre de match. Si ça c’est pas du gros push, je me demande bien ce que ça peut être. Enfin, il sera effectivement peut-être temps que R-Truth se montre plus haut sur la carte: après avoir passé les 3/4 de l’année 2009 dans l’anonymat et avoir connu une feud mineure avec CM Punk, il débute cette année 2010 en battant Jericho (!) et en créeant la sensation pendant le Rumble. On sait que le Truth est pétri de talent, et son personnage est tout de même très acclamé par le public, il serait con de ne pas l’exploiter.

Swagger et Kingston ne feront que passer durant ce Rumble, ce qui est dommageable. Surtout quand, comme Kingston, on a passé ces trois derniers mois assez over. Je ne comprendrais jamais pourquoi Kingston a chuté autant en quinze jours. Les bookers ne savent pas quoi en faire, et c’est effectivement regrettable: mais nous savons pourtant tous qu’il est maintenant mûr pour le titre mondial. Problématique: il était encore plus prêt pour ça il y’a trois semaines, maintenant, après son pitoyable Rumble, ça va être dur. Tout est à refaire pour lui, et ce n’est sans doute pas pendant la road to Wrestlemania qu’on le retrouvera prétendant au titre mondial. Une seule solution pour lui: viser la Money in the Bank.

Enfin on arrive dans les trois derniers numéros du Rumble et là, à ma place, vous frisonnez. J’étais, à ce moment là, assez sévèrement dépité. Dès le #25, j’y croyais plus tellement pour le tant attendu retour d’Edge. Swagger, Kingston… je savais qu’il restait encore Jericho, Regal et Batista. Je savais donc que c’était mort. Mais néanmoins je savais que tant que Regal n’entrait pas, rien n’était totalement perdu. Du coup j’espérais vraiment entendre la musique de Batista en 29 pour avoir des espoirs en Edge numéro 30.

Du coup j’espérais tellement entendre I Walk Alone que j’ai été deçu de pas entendre les premières notes de I Walk Alone pour le numéro 29.

Avant de comprendre que ce que je venais d’entendre c’était pas les premières notes de l’entrée de William Regal mais bien…
You think you know me ?

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Putain d’euphorie. Le temps que je m’en remette, Edge était vainqueur et c’était le plus beau jour de ma vie. Vous pouvez encore en voir le choc sur Twitter
Alors la fin s’est, quand même, pas mal goupillée: Jericho vite éliminé par Edge, on aurait pu penser que la vengeance d’Edge faite, il aurait pu se contenter de ça et se faire éliminer sans trop de souci, au profit d’un Cena ou d’un Michaels plus favori, plus taillés pour le rôle. Mais non. Michaels se fait éliminer comme une merde par Batista (et il est vrai que sa sortie est si misérable qu’on aurait pu croire à un botch où à un truc non prévu, ne serait-ce qu’en matant le facepalm de Batista juste après, genre « oups merde j’ai fait une connerie »), Batista se fait éliminer par Cena, Cena se relève, aperçoit un blondinet foncer vers lui, contre, on flippe à mort, non, argh, que, Cena, que, hein, quoi, CENA TOMBE. HEIN. QUE. WAT.

Qu’on soit bien clair: le retour de Edge ne surprend pas. Même si il n’était pas certain à 100%, le net tout entier y croit, ce qui naturellement nous a tous rendu assez blasé. Mais sa victoire est une PUTAIN DE SURPRISE. Qu’on me fasse pas le coup du « han, on savait que dès qu’il était rentré, c’était pour gagner », ça ne passe pas. Des mecs comme Shawn Michaels, Triple H ou John Cena ont été, durant tout le temps précédant le Rumble, très très bien booké comme gagnant potentiel. Et il aurait été très logique que ça soit eux. Edge aurait très bien pu se satisfaire de faire tomber Jericho pour feuder contre lui. MAIS NON. La WWE décide de faire gagner Edge, et c’est presque inespéré. Même dans mes rêves de fanboy, impossible de voir Edge gagner le Rumble: c’est vraiment pour moi une grosse surprise, un vrai choc, une putain de libération. Quand Edge se retrouve face à Cena, j’ai senti mon coeur palpiter encore plus fort qu’au moment de son entrée. C’était vraiment un grand moment inoubliable, et un de ces petits trucs qui me font vraiment mater du catch. Pour ce sentiment.

Pour résumer, j’ai vraiment adoré ce Rumble. Ce rythme extrêmement rapide dans les éliminations en fait un Rumble unique mais qui restera plutôt mémorable. On pourrait effectivement se plaindre du fossé gargantuesque entre main-eventers et midcarters, de l’humiliation de l’ECW (quatre entrants prévus, il n’y en aura que trois, et aucun ne durera plus de 50s) et du décor de merde (rendez nous le décor du Rumble 2006 !) mais franchement, j’ai kiffé et je suis prêt à le remater d’innombrables fois. D’autant que contrairement à beaucoup de ses ancêtres, il n’y a pas de ces moments melée assez chiants à mater, et il se passe souvent quelque chose sur le ring. Ca ne veut pas dire qu’il faut que tous les Rumble ressemblent à celui-ci, mais au moins celui-ci a une certaine personnalité.

Pour résumer donc le pay per view: un Rumble match excellent qui cloture avec joie le ppv (qui ne durera que 2h40…), un match ECW de qualité et le reste fut de moyen à chiant. C’est normal du coup que pour féliciter l’ECW, la WWE décide de la fermer. Enfin bref, maintenant le plus excitant reste l’avenir: quel rôle va jouer la fin de l’ECW / le début de NXT dans la Road To Wrestlemania ? Quel titre choisira Edge après les Elimination Chamber ? Avec qui feudera t-il en attendant ? Qui sera dans les Elimination Chamber ? Quid de Bret Hart ? Et caetera, et catera. Le meilleur ne fait que commencer, et le catch va vraiment tourner à fond pendant les deux prochains mois, jusqu’au 28 Mars. Ca va être trèèèès bon.

Depush.jpg
Eh John, ça se trouve, on aura enfin ce titre mondial qu’on nous promet depuis un an !
– Oh, ça serait extra ! Ca fait trois ans que j’attends !

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3 réactions au sujet de « WWE Royal Rumble 2010 – Royal Crumble aux pommes et à la cerise »

  1. c tro dommage pour john cena il le mérité tros de gagné se
    royale rumble ossi c un peu normal que edge a gagné il est
    entré en 29ieme alors que john cena est entré en 19ieme
    mai c quan meme super bien pour john il étai super épuisé
    alors c normal il serai rentré en 29ieme il aurai gagné john cena
    mai bon sinon t allé jusque au bou bien joué quan meme john

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