Mark Hard

Après un article où j’évoquais mes souvenirs de l’époque où je jouais à Persona 3, voici donc un article très original où j’évoque mes plus grands souvenirs de fan de catch. Promis juré craché les prochains articles redeviendront moins personnels ! 

Donc voilà, courte intro car le but de cet article sera, tout simplement, de vous partager quels sont les dix plus beaux moments de ma vie de fan de catch. Je suis ce noble art avec beaucoup d’attention depuis 2007, donc il y’a évidemment bien plus de choses que ça mais eh, l’article est déjà un poil long donc n’exagérons rien.

Commençons, donc !

10/ Wrestlemania 32 avec des potes

J’ai toujours eu vis à vis du catch une consommation assez solitaire. Si j’ai, je pense, pas mal bourré le mou aux gens avec ça via ce blog ou via les réseaux sociaux, ça reste une passion que je ne partage que peu, et ce même si au départ j’avais l’habitude de mater du catch et d’en discuter avec une amie en parallèle sur MSN. Une fois MSN mort je matais ça vraiment totalement en solitaire, sans jamais en parler à qui que ce soit et, même aujourd’hui, il reste dur de m’en faire parler en public. J’ai beau avoir une vraie passion pour ça, soit je le cache, soit je pars d’un terrible principe que ça n’intéressera de toute façon pas grand monde. 

Wrestlemania 32 je l’ai donc vu deux fois: la première fois seul, la seconde fois avec des amis dont l’un découvrait purement et simplement le catch. Du coup malgré la longueur ahurissante de ce WM32 (près de 5h30), c’était vraiment une des premières fois où je pouvais exprimer cette passion au maximum, expliquer des choses, initier, aider des gens à adorer ce qu’ils voyaient. Donc oui, ce premier « moment fort » est très niais, très bienveillant mais il est l’aboutissement d’une longue frustration, dont je suis, j’avoue, le premier responsable.

Ceci étant dit, passons à des choses plus concrètes.

 

9/ Le début de la Nexus

Avant que NXT soit la vraie fédération de développement que le monde adore, c’était une real tv vaguement médiocre, où 8 catcheurs devaient prouver au public qu’ils méritent d’être là et qu’ils sont l’avenir de la WWE. Wade Barrett gagne la saison 1 dans une relative indifférence, après avoir passé une douzaine d’épisodes à faire des choses aussi incroyables que porter des barils, embrasser des moches et faire du Taboo sur le ring. Bref, un succès dur à porter et qui aurait pu tuer dans l’oeuf la carrière de huit catcheurs, dont le très aimé alors Daniel Bryan, catcheur à la carrière indépendante connue et reconnue. 

On est donc à ce RAW de début juin 2010 qui était « spécial. » Les RAW spéciaux, à l’époque, durait 3h au lieu de deux et possédaient souvent des gimmicks un peu débiles, là en l’occurrence tout tournait autour du Viewer’s Choice, où le public pouvait voter sur Internet pour choisir quels matchs ils voulaient. Le main-event est donc l’inarretable John Cena contre le gourou straight edge CM Punk, main-event très attendu au vu du charisme et du talent des deux hommes mais qui sera brutalement interrompu par l’entrée en scène des 8 ex-candidats de la saison 1 de NXT qui vont tout simplement tout détruire. Pendant 15mn, le public et les spectateurs observent méduser ses 8 hommes passer à tabac John Cena, passer à tabac CM Punk, passer à tabac les employés autour du ring. Ils vont même carrément détruire le ring, tenter d’étouffer un des annonceurs avec une cravate, bref on est sur le cul, sachant qu’en plus tout se déroule dans un silence de plomb vu que les commentateurs ont eux aussi été passés à tabac… quand ils ne se sont pas enfuis, purement et simplement. 

C’est arrivé à l’époque où j’étais étudiant et où, donc, je passais toutes mes nuits à regarder le catch en live. J’ai vu ce moment en direct, j’étais purement et simplement abasourdi. C’était du jamais vu et c’était réalisé de manière assez inédite. On avait là un flou total – et réussi – entre le kayfabe1 et la réalité et on avait hâte de voir où est-ce que tout ça allait aller. Et c’est vrai que la Nexus a connue un premier mois d’existence incroyable, où ils ont passés leur temps à interrompre des matchs, à tabasser des vétérans, toujours en inspirant terreur et intimidation sur leur chemin. C’est un groupe que je trouvais passionnant à suivre, et je vous avoue que je conserve encore quelque part un t-shirt Nexus arborant un carré jaune pétant avec ce N si caractéristique.

En tout cas l’espace d’un moment, j’étais en feu, il y’avait enfin eu un rebondissement passionnant au sein du petit monde de la WWE.

 

8/ CM Punk vs The Rock

Début 2013, CM Punk est un recordman: avec près de 434 jours consécutifs de règne en tant que WWE Champion, il battait un record de longevité dans l’histoire moderne de la fédération. Un règne d’autant plus intéressant qu’il avait pas mal évolué au cours de ces longs mois, passant d’un rebelle cool au tout début à un égocentrique arrogant sur les derniers jours. Et autant vous le dire dès maintenant: je suis un fan hardcore de CM Punk, de son style, de ses matchs, de sa passion, de ce qu’il représente. Du coup le voir s’opposer à The Rock lors du Royal Rumble 2013 me rendait assez anxieux: la victoire du Rock était visible depuis la lune, encore plus une heure avant quand John Cena avait remporté le Royal Rumble Match, ouvrant la voie à un rematch entre les deux hommes qui s’étaient déjà affrontés au Wrestlemania précédent. 

Du coup si on savait tous en abordant ce match que CM Punk allait mettre fin à son règne, le vrai plaisir fut les longues promos d’avant match, où The Rock et CM Punk s’échangèrent des piques d’anthologie, et tout le suspens qu’il y’avait autour du match lui-même: le Shield allait-il intervenir en faveur de CM Punk ? Vince McMahon, qui semblait bien déterminé à mettre des bâtons dans les roues de Punk, allait-il jouer un rôle ? Bref, toute la dramaturgie habituelle pour un match qui pouvait honnêtement aller dans toutes les directions. Et le match en lui-même fut une réussite, effaçant même tout dégout que j’aurais pu ressentir en voyant mon chouchou mettre fin à son règne. 

Voilà donc quand un match réussi tout: on a grave envie de le voir, on est en extase quand on le voit et on a envie de le revoir une fois qu’il est passé. Et, pour le coup, CM Punk vs The Rock est mon exemple alpha en la matière. ♪ Champion ♪

 

7/ Survivor Series 2008

Nommé « pire PPV de 2008 » par le Wrestling Observer, Survivor Series 2008 a une place particulière dans mon coeur puisque c’était alors la première fois que je matais un pay per view en live ! A l’époque, pas de WWE Network, tout se matait illégalement sur justin.tv (justin.tv quoi) et on passait notre temps à alterner de streams en streams au rythme des strikes. C’était donc l’époque où je commençais à regarder vraiment beaucoup de catch, quitte à prendre la mauvaise habitude de me coucher à 5h du matin et de décaler de manière indélébile mon rythme de sommeil pour ça. Bon vous savez quoi ? Pas de regrets.

A l’époque je l’avais surtout maté en live parce que des rumeurs faisaient état d’un retour de Edge, mon catcheur méga favori de l’époque, qui était en pause depuis août et qui, effectivement, surgissait au beau milieu d’un match assez soporifique entre Triple H et Vladimir Kozlov pour récupérer le titre de champion WWE. Non seulement j’assistais au retour de Edge mais je le voyais devenir champion ? Impeccable, comment ne pas adorer. 

C’était d’ailleurs via ce PPV la première fois que je voyais John Cena en action: comme j’avais commencé à mater du catch de manière fidèle à partir de fin août 2008, je n’avais pas encore vu l’homme en action et, du coup, le voir gagner easy breezy contre Chris Jericho, alors champion et mon second catcheur méga favori de l’époque, m’a permis d’assimiler très vite que oui, lolCena wins. 

 

6/ The Undertaker vs Roman Reigns

J’ai appris une grande leçon dimanche dernier: le catch peut me faire pleurer. 

Après tout j’ai longtemps ressenti énormément d’émotions en regardant du catch: du rire, de l’émerveillement, de l’admiration, de la surprise, de la joie, de la colère, de la haine… Mais jamais l’idée de pleurer ne m’est venu. La seule fois ou j’ai ressenti un peu d’émotions c’est quand Edge avait abruptement annoncé sa retraire sur le ring. Mais malgré ce que je ressentais pour l’homme, j’étais plus hébété que triste. 

Ici, on a tout qui est fait pour nous émouvoir: le match est placé en main-event de la carte de l’événement, à la toute fin. On sait que l’Undertaker n’en a plus pour très longtemps et que ça pourrait très bien être la fin de sa carrière. En face de lui on a Roman Reigns, bête charismatique haï par une large section du public, qui ne semble connaître que le succès. Avant même que le match débute, on a la certitude complète que l’Undertaker va perdre, peut-être passer le flambeau durant ce match. Et, effectivement, l’Undertaker perd. Mais il perd… de manière beaucoup plus surprenante. On le voit usé et fatigué dans le ring, on le voit échouer à faire ses mouvements les plus iconiques. Il est lent, chaque mouvement semble le faire souffrir, il ne peut se permettre aucun coup vraiment spectaculaire. 

Dit comme ça, on dirait le match le plus pathéthique de l’histoire du catch moderne. Sauf que ces limites, le match les assume et ça va alimenter l’histoire qu’il veut raconter. Car au final si on se rend compte très vite que l’Undertaker ne pourra jamais battre Roman Reigns tant il peine à être ne serait-ce un chouia menaçant. Alors Roman Reigns s’acharne, le massacre, ne lui laisse aucun repos, aucun répit. Mais l’Undertaker trouve toujours son dernier souffle, ne parvient pas à trouver l’envie de perdre, il se relève quoi qu’il arrive. Jusqu’au coup final, celui de trop, qui va le voir perdre une bonne fois pour toutes et voir un Roman Reigns célébrer de manière arrogante cette laide victoire.

Mais ce qui est bien plus intéressant survient après: pendant dix minutes l’Undertaker est applaudi par le public, et part en déposant ses affaire sur le ring, avant de disparaître dans la fumée artificielle, avant un dernier geste. Par des simples gestes remplis de symboles, l’Undertaker n’est plus. 25 ans après ses débuts au sein de la WWE, le voilà qui part, pour de bon.

Et c’est émouvant. Car l’Undertaker ce n’est pas un simple catcheur. C’est un vétéran, qui fait partie de beaucoup de premiers souvenirs et, pour ceux qui ont pu voir certains de ses matchs à Wrestlemania, beaucoup des plus beaux. C’est une figure charismatique, à part, qu’on sait qu’on ne reverra plus sur le ring. Et ça mes aïeux, c’est si émouvant qu’aucune autre oeuvre de fiction ne peut se comparer à ça. Là on ne voit pas un personnage disparaître: on voit purement et simplement un homme avec qui on a littéralement grandi. 

Un moment fort, incroyable, puissant. Je ne regrette pas de m’être couché à 6h20 pour le voir, clairement.

 

5/ Mon premier Smackdown à Bercy

Photo d’époque, déso pas déso

J’étais à l’époque constamment fauché comme les blés mais le fait que j’ai réussi à trouver la thune pour me payer un billet pour aller voir Smackdown à Bercy, quelque part autour de septembre 2009, m’étonne toujours. Mais effectivement je peux confirmer un truc: le catch à la télé c’est bien, mais en live c’est toujours mieux. Même si les événements de la WWE qui viennent en France n’ont pas la même ambition que les émissions télés, même si on sait qu’on ne verra pas de changements de titres ou que les catcheurs en garderont sous le pied parce que pour eux c’est des « petits matchs », le plaisir de chanter, huer, acclamer et crier, il est incomparable.

De cet événement je me souviens surtout de deux matchs: le premier opposait Christian – alors champion ECW – face à William Regal. Deux vétérans charismatiques qui savent exactement quoi dire et quoi faire pour allumer le public. Ce soir là on était leurs marionnettes, ils savaient exactement quoi faire de nous et on adorait être à leur service. Et après cet excellent match on est parti sur le main-event, définitivement trop bon: CM Punk, Chris Jericho & le Big Show face à l’Undertaker, Dave Bautista et Matt Hardy. Excusez moi, ça défonce bien. CM Punk venait de foutre Jeff Hardy dehors et était le mec le plus haï du public, Chris Jericho composait avec le Big Show une tag team beaucoup trop bonne pour la scène tag team de la WWE de 2009, l’Undertaker était encore au sommet de son art quelques mois après son match incroyable contre Shawn Michaels, Batista n’avait pas encore été la star des Gardiens de la Galaxie mais était déjà le héros des enfants et des pré adolescents tandis que Matt Hardy était… euh… là. Pas encore assez broken, j’imagine.

Bref on a été bien gâté et j’ai beau être retourné à Bercy deux fois après ça, rien ne battra cette première expérience, même quand la seconde fois Cody Rhodes criera « vive l’OM » en plein Bercy et même quand la troisième fois on a eu le droit à un main-event Triple H & Kevin Owens vs Sami Zayn & Dean Ambrose. Ok la troisième fois c’était badass.

 

4/ Daniel Bryan à Wrestlemania 30

Je vais pas me la jouer connaisseur pointu: quand Daniel Bryan est arrivé à la WWE en 2010, je ne connaissais rien de son passé en tant que catcheur indépendant. Sa carrière dans la Ring of Honor, ses matchs incroyables tout autour du monde, sa réputation de technicien ultime… tout ça pour moi restait très vague, au point où je mettrais quelques années à comprendre que le « American Dragon » dont j’avais vu un match à Japan Expo 2007,  sur le ring perdu dans un coin, et bien c’était lui ! 

Par contre, même si je méconnaissais tout de son passé, le voir évoluer à la WWE m’avait toujours beaucoup plu. Placé à la NXT sous le tuteurage de The Miz, un catcheur ex-star de real tv à l’égo surdimensionné, les débuts de Daniel Bryan furent celui d’un mec sous-estimé par tout le monde, beaucoup plus talentueux que son maître sans que jamais il ne soit réellement pris au sérieux par qui que ce soit. Ce qui aurait pu être un début casse-gueule a en réalité été le terreau de sa carrière incroyable, tant il a pu attirer avec tout cela l’affection d’un public qui hurlera de joie en le voyant débarquer à Summerslam 2010 sans prévenir. A partir de là commencera une carrière de solide midcarder, où on le voit talentueux, brilliant, parfois même charismatique, mais toujours incapable de traverser le plafond de verre pour devenir LE gars de la fed. 

Et puis arrive Summerslam 2013, où il remporte le prestigieux titre de la WWE face à John Cena, une victoire incroyable, éclatante. Certes, il avait remporté le titre poids lours deux ans auparavant mais son règne était de second ordre et le titre n’avait plus le prestige de son passé. Là on le voyait définitivement arriver tout en haut de la chaîne alimentaire, avec une place à la hauteur de son talent… mais c’était avant que Randy Orton arrive, cashe sa Money in the Bank, et récupère aussitôt le titre remporté par Bryan, coupant net l’élan de notre enthousiasme. A partir de là c’est une étrange période pour Bryan, définitivement ultra populaire, mais toujours relegué au second plan. Comme tout le monde, je me suis reveillé le matin qui a suivi le Royal Rumble 2014 avec une gueule de bois née de la frustration de voir Batista remporter un Rumble duquel Daniel Bryan avait été purement et simplement absent. Daniel Bryan récupérerait-il seulement un jour ce titre perdu 5mn après l’avoir enfin gagné ?

Heureusement, Wrestlemania XXX est arrivé et si c’est toujours aujourd’hui un des meilleurs Wrestlemania de l’histoire c’est non seulement car la carte était extraordinaire mais surtout parce que Daniel Bryan combattra deux fois dans la soirée, dans deux matchs aux enjeux forts: le premier match pour avoir -enfin- sa vengeance contre Triple H et le second match pour récupérer -enfin- ce titre perdu. Deux matchs excellents, extraordinaires, et jamais après un pay per view je ne me suis couché aussi heureux, aussi comblé par ce que je venais de voir. Peu importe les frustrations et les colères ressenties pendant ces neufs mois entre Summerslam et Wrestlemania puisque cela, finalement, n’avait rendu ces victoires que plus belles.

 

3/ Royal Rumble 2010

Le Royal Rumble Match est mon événement préféré de l’année: 30 catcheurs qui se donnent rendez-vous pour un match très réglementé, où deux catcheurs débutent le match et sont rejoints tous les 90s par un autre catcheur. La victoire est obtenue en éjectant les autres catcheurs du ring et, à la fin, le dernier présent entre les quatre cordes remporte la victoire et le droit d’avoir un match de championnat à Wrestlemania. C’est un match passionnant car il encapsule l’état de la WWE, présente ses plus grandes stars, fusionne toutes les storylines ainsi que les rivalités et, enfin, est source de nombreux retours surprises. On ne sait jamais qui va rentrer quand sonne le buzzer et c’est à chaque fois une vraie adrénaline.

Le Royal Rumble 2010 a beau s’être déroulé en tout début des années 2010s, c’est sans doute le meilleur de la décennie jusqu’à présent et à moins que les éditions 2018 et 2019 touchent le sacré, il va être difficile de faire aussi bien, aussi bon. C’est un Royal Rumble où chaque entrant a un but, joue un rôle. On y trouve un choix surprenant pour les deux premiers entrants (Dolph Ziggler et Evan Bourne, deux midcarders alors très sous-estimés), quelques entrées inattendues (celle de Beth Phoenix, seconde femme de l’histoire à rentrer dans un Rumble), des performances mémorables (comme CM Punk alors au maximum de sa gimmick de gourou straight edge qui clamera de longs discours entre deux éliminations) et, surtout, un final anthologique où Edge fera un grand retour après six mois d’absence, une attente interminable pour un fan comme moi.

Encore une fois, jamais je n’aurais été aussi comblé par un Royal Rumble Match et jamais je n’aurais ressenti autant de joie et d’adrénaline qu’au moment d’entendre ces quelques mots: « ♪You think you know me♪ ». 

 

2/ Money in the Bank 2011

Un des meilleurs pay-per-view de tous les temps. Toutes les étoiles s’étaient alignées: comment la WWE aurait pu prévoir avec tant d’avance que le contrat de CM Punk allait se terminer le lendemain d’un pay per view… à Chicago, sa ville natale ? En tout cas, la chance était là, ils l’ont saisis et on construit ce choc entre John Cena et CM Punk, loin d’être la plus conne des idées. Et pour sublimer ça, un mois avant le match, CM Punk sort sa fameuse pipebomb, une des meilleures promos de l’histoire de l’industrie, et passe de « leader raté de la New Nexus » à « monstre charismatique aux paroles dorées. » Vraiment, les étoiles sont alignées, et voir CM Punk rentrer dans une salle de Chicago ultra bouillante, qui veut voir son héros gagner le titre et faire un fuck à la WWE, c’est un moment anthologique.

Le reste on le connaît: le match est excellent, la conclusion incroyable, John Cena est enfin battu par CM Punk, il part avec le titre dans les rues de Chicago, Vince McMahon, l’air hébété, voit sa ceinture mondiale s’en aller. Un grand moment. C’est un peu les Pluies de Castamere du catch. Bon, le reste, hélàs, on le connaît: CM Punk revient à peine au bout de deux semaines, réaffronte John Cena, se fait attaquer par Kevin Nash (!?), se lance dans une feud médiocre avec Triple H et perd tout l’élan qu’il avait emmagasiné. Après l’un des meilleurs étés de son histoire, la WWE s’offrait le luxe de faire le pire automne de son histoire, quel dommage.

Mais il restera toujours Money in the Bank, ce ppv mené par un main-event incroyable mais qui, et je n’en ai même pas parlé, proposait que des matchs excellents pendant 3h, que ce soit les deux matchs Money in the Bank, ce choc dantesque de monstres entre Big Show ou Mark Henry ou bien ce Christian vs Randy Orton qui invoquait le meilleur des deux hommes. Bref, une nuit incroyable, qui plus que jamais m’avait rendu fier d’aimer la WWE, damnit. 

 

1/ NXT Takeover: London

Plus tôt on parlait de la NXT comme d’une réalité télé pourrie mais, à partir de 2012, elle s’est métamorphosée en une vraie fédération parallèle à la WWE, censée servir de développement des futurs talents mais qui est de plus en plus devenu, au fil des années, un mélange explosif qui réunit les meilleurs catcheurs indépendants du monde avec les pousses les plus prometteuses du système de formation de catcheurs made in WWE. J’aurais pu dédier 3000 mots rien que sur l’un des « pay per view » de la NXT, NXT Takeover Fatal-4-Way, qui proposait humblement en main-event un des meilleurs matchs que j’ai jamais pu voir. 

Du coup quand en août 2015, Triple H annonce que la NXT va venir au Royaume-Uni, je me suis instantanément hypé. J’en parle sur le Hangouts de l’association Thalie avec hype en mode « ptn j’ai envie d’y aller » et un des membres, l’excellent Tsuchi, a sauté sur l’occasion en mode « eh pourquoi pas y’aller, j’y connais rien en catch mais ça peut être fun. » Donc ok, on a direct booké les tickets et en plus on a appris au passage qu’on allait pas juste voir un show de la NXT: on allait voir un fuckin’ NXT Takeover. Les Takeover c’est les gros événements télévisés ou y’a les plus gros matchs, y’en a 4 par an, bref c’est pas de la merde j’ai envie de dire. Grosse putain de hype.

Du coup me voilà en ce 15 Décembre 2015 à Londres, on a pris l’avion à 6h du mat pour être là et on sait que si le show continue après 22h on est dans la merde car on doit choper notre car de retour à 23h30, à plusieurs kilomètres de là. Organisation à l’arrache mais c’était worth it: les matchs étaient excellents, on avait d’excellentes places et, surtout, on a eu la chance de faire partie d’un des meilleurs publics de catch jamais faits. Les britanniques, quand il s’agit de chanter ou de faire du bruit pour des athlètes, ce sont des foutus maîtres. On passait pas une seconde sans chanter, huer ou acclamer, ce qui boostait le moral des catcheurs, et leur permettait d’atteindre la vitesse maximale. 

J’ai toujours, un an après, du mal à prendre conscience du fait que j’y étais. Je me met parfois l’événement en fond juste pour me remémorer la joie un peu demeurée que j’ai ressenti quand j’y assistais. Pendant 2h30 je n’avais d’yeux que pour les athlètes, que pour leur spectacle, que pour cet univers de strass et de paillettes, où tout est plus gros et plus important que la vie réelle. Un rêve, éveillé. 

  1. Terme qui désigne l’aspect « pour de faux » du catch, pour schématiser. Quand c’est en kayfabe c’est du spectacle.
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Une réflexion au sujet de « Mark Hard »

  1. Tiens, du catch ça faisait longtemps!
    J’en profite pour donner également les moments que j’ai surkiffé ces dernières années:
    10/Retour des Hardys boyz a Wrestlemania 33: un plaisir
    9/Arrivée de Aj styles au royal rumble: enfin!
    8/K.O qui bat clean Cena lors de son premier match deans le roster principal: cenaloseslol?
    7/Triomphe de DB a wretlemania XXX: ENFIN
    6/Le Tlc 2012: The shield vs Team Hell et Ryback: tellement bon qu’on se fait pas chier une seconde, ce qui est un exploit vu la stipulation cassse-gueule
    5/ La pipebomb de CM punk: c’est donc ça instant-classic?
    4/la retraite du taker: trop tard mais aussi très beau
    3/Cm punk vs Cena au raw avant Wrestlemania: dernière confrontation entre les deux, un petit bijou
    2/La streak prend fin à wrestlemenia XXX: j’ai eu du mal à raccrocher ma mâchoire
    1/Money in the bank 2011: un des meilleurs ppv que j’ai jamais vu

    Et merci beaucoup à Amo pour m’avoir fait découvrir le catch, une passion qui m’anime depuis maintenant sept ans!

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