Mangas & Animes

Amomonogatari [Le mois des patrons – Sephius]

Le sujet de cet article a été choisi dans le cadre du « mois des patrons », regroupant les mécènes qui me soutiennent sur Patreon !


J’aime bien l’expression « On peut mourir jeune et être enterré en héros, où vieillir et devenir le méchant de l’histoire », mais je pense que si demain je le transformais en « on peut lancer le mois des patrons, le faire, où le laisser vieillir et le voir devenir, genre, le trimestre des patrons« , bon, ça serait juste. Le trimestre des patrons, ça sonne bien après tout. Donc voilà, après la demande de Lua sur JAM Project et celle de BornToBurn sur Nichijou, on s’attaque à la troisième demande qui m’a été faite, et c’est Apey qui me demandait de parler de Aikatsu !

… Sauf qu’en vrai je suis toujours en train de préparer cet article, faut que j’uploade et réencode pas mal de sources vidéos diverses, ça me prends du temps que j’ai pas tout de suite, donc en vrai je vais passer directement à la quatrième demande qui m’a été faite, en l’occurence Sephius ! Gros patron, très généreux – 12$ par mois holy shit -, et une envie pour lui de me voir parler de Kizumonogatari ! Ah, Kizumonogatari, série de trois films qui servent de prequels à Bakemonogatari, attendus depuis 2009, sortis à partir de 2016, les fans sont contents et moi… euh… j’aime pas du tout. Au point où quand on a évoqué le premier film dans Batoru, j’avais été assez haineux à son encontre, ce qui est pas quelque chose que j’apprécie être.

Donc du coup j’aurais pu effectivement dédier cet article à Kizumonogatari mais j’ignore ce que j’aurais pu dire de très intéressant. A la place, je vais m’inspirer de ce thème et vous parler un peu de mon rapport très compliqué à la franchise Monogatari dans son ensemble. Juste un article personnel, donc, qui ne vous apportera ni faits ni anecdotes, juste une opinion personnelle d’une série animée qui s’étend sur plus d’une centaine d’épisodes depuis un début de diffusion y’a… presque dix ans. Et oui, ça commence à devenir de l’anime de daron !

Avec le recul le Amo de 2009 justement il était un peu faux cul: je disais partout que j’adorais le style de SHAFT mais du studio je n’avais maté que les Sayonara Zetsubou Sensei et Maria Holic, nonobstant complétement les autres gros hits sortis à la même période: Hidamari Sketch ou ef par exemple, je m’en foutais pas mal, alors que c’était au moins 30 fois plus intéressant que Maria Holic. Bakemonogatari arrive donc dans un contexte particulier puisqu’il s’agit de l’été 2009. A l’époque je sortais de ma catastrophique première année de droit, j’étais euphorique suite à ma première Epitanime et ma quatrième Japan Expo, la première passée avec la communauté « Thalie », je venais de fonder Tsumugi, j’allais lancer sur Radio Phénix ma propre émission musicale (qui va tenir deux mois) et, bam, à partir de juillet 2009 qu’est-ce qui arrive en bonus ? Plein d’animes !

Ca sera ainsi ma rencontre avec Umineko no Naku Koro Ni, dont les 3 premiers épisodes vont me convaincre de choper les 4 premiers jeux, que je vais me marathoner au rythme d’un par semaine durant tout l’été. Je vais aussi me faire tout Evangelion à ce moment là, déguster la dernière saison de Sayonara Zetsubou Sensei, me mater les génériques de Needless et, surtout, découvrir Bakemonogatari, qui commençait alors sa diffusion.

Un an après sa diffusion, j’avais fait un billet sur l’anime, j’ai un peu honte de le relire parce que j’y expérimentais une idée qui marche pas tant que ça mais ça peut vous indiquer les impressions que j’en avais à l’époque. Faut comprendre aussi que si je commençais à l’époque à gérer en compréhension de l’anglais, le fait de mater une série aussi lourde en dialogues avec des sous-titres VOSTA me facilitait pas vraiment l’immersion. Surtout que vous connaissez Monogatari, vous savez que y’a des messages écrits partout et que, bon, hein, j’essayais de tous les lire. J’ai stoppé passé un point mais du coup je mettais souvent en pause les premiers épisodes. Ce qui est pas super.

Bref, cela explique peut-être pourquoi aujourd’hui j’apprécie surtout la série pour son esthétique ! Et que les dialogues, l’intrigue globale… bah je vois ça comme une sorte de bonus ! Vous me direz c’est terrible parce que la série justement est reconnue pour la cohérence de son univers, pour ses efforts de continuité et pour ses dialogues mais moi tout ça… c’est pas méga ma tasse de thé.

D’autant que, attention, confession: j’aime pas beaucoup Araragi. Le perso m’a jamais séduit et de lui j’ai tendance à retenir que ses défauts et ses scènes un peu gênantes. Oui, avec du recul il est quand même altruiste, généreux, flegmatique tout ce que vous voulez mais c’est pas un personnage dont l’arc narratif me passionne particulièrement. Et c’est là que commence un autre souci que je peux avoir avec Monogatari: j’ai pas de juste milieu en terme de personnages. Soit je les adore, soit je les méprise voire déteste. Et quand on connaît le fonctionnement en terme d’arcs liés à chaque personnages vous voyez le souci: par exemple, Shinobu je peux pas la sacquer, quel que soit sa forme, donc évidemment les arcs centrés sur Shinobu ou je sais que pendant quatre épisodes je vais me taper des discussions entre deux persos que j’aime pas, j’ai tendance à pas être spécialement enthousiaste à l’idée de les lancer.

Au bout d’un moment, je les zappe même carrément. Genre Monogatari Second Season les arcs liés à Mayoi et Shinobu, hop, zooplà, esquivés. Genre j’ai maté une moitié d’épisode j’ai fait « ces persos ne m’intéressent toujours pas », je suis allé directement à l’arc suivant. Est-ce que c’est sale ? Ouais, carrément. Est-ce que j’en suis fier ? Pas vraiment. Est-ce que ça m’a permis de quand même apprécier mon expérience de visionnage de Second Season ? Oui oui. Est-ce que j’ai bien tout compris la série du coup ? Je pense pas mais, en même temps, non seulement je sais pas si j’aurais bien compris en matant tout mais en plus, comme vous l’avez compris, je m’en fous un peu de comprendre la série.

Et c’est même pas que j’aime pas le style de NisiOisiN: Medaka Box est mon manga favori du Shonen Jump, c’est lui qui l’a écrit, et c’est ses dialogues et son écriture qui justement forment les qualités principales de l’oeuvre. Même Juuni Taisen j’aime bien. C’est juste que, effectivement, sur Monogatari, ça me passionne pas

Du coup là vous vous dites « ok mais pourquoi tu regardes du coup. » Bah déjà je regarde pas tout mais en fait, surtout, y’a trois raisons:

  • Les génériques, quand même.

Genre les génériques de Monogatari, ils tuent non ? J’étais à deux doigts pour cet article de faire un classement des openings, mais j’ai vu que ça allait demander de bosser parce que suffit que tu fermes les yeux une minutes et y’en a trois ou quatre de plus qui sont apparus comme par magie. Mais à l’époque de la première saison j’étais autant fasciné qu’admiratif par le côté « on pose l’ambiance de l’arc et de l’héroïne dès le générique d’intro. » D’autant que la série se donnait les moyens de son ambition et proposaient vraiment des chansons réussies bien mises en scène. Et même dans les saisons suivantes ça reste fort, même si je dois avouer que les génériques de Owarimonogatari je commence à les trouver moins « emblématiques » / « marquants » qu’avant, mais quoi qu’il arrive, ça reste du travail de qualité.

  • L’esthétique globale

J’aime beaucoup le style de Monogatari, ça vous l’aurez compris. J’aime bien les décors, les poses, les folies visuelles. C’est un anime qui cherche le beau plan. J’ai pas grand chose de plus à dire, vous en conviendrez. Du coup mettons nous 4/5 screens et ensuite passons à la troisième qualité principale.

  • L’arc narratif de Sengoku Nadeko

Quand la première saison a été diffusée j’aimais bien le perso de Nadeko pour de multiples raisons: c’est un archétype qui me parlait pas mal, Renai Circulation c’est de la bombe, la voix de Kana Hanazawa est délicieuse, l’arc était un peu tragique genre victoire dans la très grosse douleur et le port de maillot de bain scolaire est un plus. En soit, c’était des raisons assez « simplistes » et au bout d’un an j’avais déjà un peu oublié le perso. Toujours chaud pour gueuler Renai Circulation en karaoké, mais Nadeko ? Bon, ok quoi.

Arrive Nisemonogatari et elle commence à se la jouer adulte sans savoir comment se la jouer adulte. Episode un peu zarb mais j’appréciais l’idée de voir le perso « s’engager » dans son crush envers Araragi et essayer n’importe comment de le séduire, c’était maladroit mais rigolo et ça donnait une facette plus « intéressante » de sa personnalité, genre elle est timide et mignonne mais elle sait ce qu’elle veut. Donc ok.

Puis là, bam mon gars, Nadeko Medusa.

J’adore vraiment l’archétype des personnages mignons et inoffensifs mais qui en fait cachent en eux le potentiel de botter des culs ou de virer psycho si on teste un peu trop leur patience. Et j’adore le fait que dans le cas de Sengoku Nadeko, cette transformation elle se fasse surtout sur la base de raisons profondément égoïstes. Que derrière la boule de moe vaguement enfantine de la première saison se cache une meuf qui a aucun compas moral et qui est tellement pourrie-gatée que la moindre chose qu’elle peut pas avoir ça lui fait péter un câble et la pousse à l’envie de meurtre. « Bah du coup ça en fait un horrible personnage » vous me direz, ouais mais non renversez le propos: « ça en fait une chouette antagoniste. » Nadeko c’est une meuf qui toute sa vie a pu faire ce qu’elle voulait parce que personne la voyait comme méchante et tout lui était pardonné parce qu’elle était timide et mignonne, c’est donc logique d’aller jusqu’au bout de l’idée.

Bref voilà un twist que j’aime. Un archétype que j’apprécie auquel on donne une profondeur inédite, un arc narratif imprévisible et qui emphase bien les défauts de l’archétype ? Ok c’est oui. Moi je vous défends Nadeko quand vous voulez parce que ok c’est une horrible personne mais damn qu’est-ce que c’est bien écrit son évolution. Et moi toutes les histoires qui tournent autour d’une morale à base de « faut se méfier des apparences », je suis 100% à fond.

Donc voilà un petit peu mon rapport à Monogatari: un visionnage avec pas mal de trous (en gros j’ai vu Bakemono, Nisemono, les deux tiers de Second Season, Zoku Owarimonogatari et deux Kizumonogatari sur trois), où j’ai choisi égoïstement de sélectionner. Genre comme les fdp qui retirent la croûte de leur pizza, bon bah là c’est moi le fdp qui fait ma petite sélection. Je suis conscient de pas vraiment rendre hommage à l’oeuvre mais c’est une petite tambouille qui me plaît bien parce que j’aime Monogatari, finalement, pour ses aspects les plus superficiels. Je fais parfois mon intello sur ce blog mais je vais vous confier que mes neurones sur cette franchise ils sont concentrés que sur les arcs Nadeko, où là j’analyse à donf. Sur les autres arcs je pourrais GRAVE faire cet effort aussi mais comme un deb je suis là à juste dire « ils sont jolis les décors », « elle est cool Hitagi », « haha elle est rigolote cette phrase » ou « eheh y’a un peu de sous-entendus sexuels c’est pas mal » (note: c’est vrai que c’est pas mal.)

Donc voilà, regardez les oeuvres comme il vous plaît, sachez qu’il est obligé de comprendre une oeuvre à 100% pour l’apprécier et il est même pas obligatoire de l’avoir vu en intégralité et, surtout, si vous êtes créateur ou artiste, mettez des meufs aux cheveux blancs et aux yeux rouges, c’est génial.

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Un commentaire

  • Sephius

    Merci pour cette article sympathique, perso j’ai fait que baka, nise, neko black, neko white et les 3 kizu. Je suis d’accord que Nadeko est un bon personnage (même si j’ai une préférence à Tsubasa, parce que j’aime les catgirls) et aussi les décors qui défonce tous les maisons du sud. En tout cas, une série que je vais essayer de continuer sur la second season. Un petit pouce en haut du patron ( ^0^)7

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