Japan Expo 2018 -We Got The Beat

Japan Expo 2018 -We Got The Beat

Treizième Japan Expo, est-ce que je commencerais pas à pouvoir m’annoncer comme un vétéran ? Je veux dire, les gamins qui sont nés le jour où j’étais à ma première Japan Expo en 2006, ils sont au collège maintenant, donc autant vous dire que je me sens désormais vieux. Je veux dire je vois tous les ados s’extasier sur Miraculous Ladybug et moi je suis là « c’est quoi ce truc » bref je suis devenu un authentique pépé si on prends en compte la moyenne d’âge du festival. 

Dans tous les cas, les choses ne changent pas: Japan Expo c’est toujours à Villepinte, c’est toujours 250 000 visiteurs, j’y vais toujours en tant que président de l’association Forum Thalie – on tenait un stand les quatre jours – et c’est toujours un des plus gros rendez-vous de l’année. Vous connaissez les bases, j’ai pas trop besoin de présenter plus l’événement, c’est l’avantage.

Alors du coup passons au concret, au biscuit, au goulu: qu’est-ce que j’ai fait durant cette édition, qu’est-ce que j’en retiens, qu’est-ce que j’ai apprécié et, au contraire, qu’est-ce qui m’a deçu ? C’est partI.

Je vais pas vous mentir: j’ai pas pris beaucoup de photos pendant l’évenement. Et j’ai pris encore moins de bonnes photos, lol.

Bon déjà ok attention grand luxe, c’est la première année où j’allais à la convention en voiture ! Comme je vis à Sartrouville et que le réseau autoroutier est pas mal, il me fallait 50mn en semaine et 30mn le week-end pour aller de chez moi jusqu’à la convention, sachant que comme on est exposant on se garait près d’une entrée qui était à 1mn de notre stand, parce qu’on déconne zéro. Au départ j’étais un peu tristoune car je comptais mater des animes avec mes trois heures quotidiens de RER mais au final, lol, je dormais deux heures de plus chaque jour donc tant pis pour cette dizaine d’épisodes de Princess Tutu que j’ai en réserve. 

Du coup je suis passé à côté d’un joli nombre d’emmerdes parce que au délà des grèves annoncées sur la ligne B, il y’a aussi eu le jeudi quelques pépins techniques: quelques express Gare du Nord / Aéroport qui ne desservaient pas le parc des expos mais aussi un train bondé qui s’est stoppé à Ausnay pour se vider sur le quai. Donc voilà un aspect de Japan Expo que j’ai complètement ignoré cette année, à l’exception d’un trajet le jeudi soir ou j’ai mis 2h10 à rentrer chez moi parce que le RER ramait sa race. Rude rude rude.

Du coup des nuits de huit heure, le temps de prendre des bains de pieds et de se faire du manger conséquent: j’étais plutôt bien en forme tout le long du salon ! 

Si on excepte les douleurs aux pieds mais eh j’ai des pieds pourris.

Le stand Bushiroad durant l’installation: pas de NJPW ( 🙁 ) mais du Bang Dream ( 😀 )

Autre luxe: j’avais rien à faire le dimanche ! Pas d’activités à présenter, pas mal de staff sur le stand du coup j’ai passé la journée à faire mon bon gros visiteur, ce qui m’a permis de prendre le temps d’assister à des trucs que habituellement je ne vais pas voir car « j’ai pas le temps. » Ainsi, et pour la première fois depuis fuckin’2008 j’ai pu assister à un des concours cosplay du salon ! C’était les qualifs pour l’European Cosplay Gathering saison 9, j’ai aucune foutue idée des résultats (et je les trouve pas sur Internet) mais j’espère que c’est le groupe Lady Oscar qui a gagné car non seulement ils étaient les derniers mais c’était grave les meilleurs sur tous les foutus aspects. Costumes, chorégraphie, idée, accessoires… ils surnageaient au milieu d’un concours pourtant assez relevé…

… Si on excepte les groupes qui continuent de se ramener avec des pistes pré-enregistrées avec des micros de qualité pourrie (pourquoi vous faire chier à préparer une presta si c’est pour que personne ne vous comprenne parce que la piste son est nulle à chier) et, aussi, les deux présentateurs qui ont certes eu le bon goût d’être court dans les interventions mais qui réussissent quand même à utiliser leur demie minute pour être incroyablement involontairement méprisants envers les séries, surtout les moins connues qui se tapent souvent des ptites remarques genre « personne connaît MAIS. » M’enfin, l’art de la présentation de défilé cosplay est un art compliqué mais ce que j’ai appris c’est que ça sert à rien d’essayer d’être drôle si vous avez pas un super sens de l’humour :’D. 

Le plan le mieux placé de l’histoire

Plus tôt dans le week-end, j’ai aussi pu assister à deux conférences mettant en scène deux des invités les plus intéressants du salon.

D’un côté on avait donc le livedrawing de Yoshitoki Oima qui m’a pas mal deçu. Déjà ça a commencé avec une bonne grosse demie-heure de retard mais bon, eh, les conférences où les invités sont à la bourre car ils sont à l’autre côté du salon en train de faire des dédicaces sur le stand de l’éditeur, c’est un grand classique. M’enfin voilà elle arrive, elle est trop cool, c’est Oima, elle a littéralement mon âge car on est né à un jour d’écart, je suis admiratif eeeeet… elle va pas beaucoup parler pendant l’heure qui arrive. Elle est accompagnée de son éditeur japonais et, je sais pas si c’était prévu dès le début, mais la conférence va littéralement changer de sujet au milieu du truc et ça va être cet éditeur qui va parler non stop, au point où le question/réponse on nous a invités à poser les question « à l’éditeur » pour parler « de son métier » pendant que l’autrice finissait son dessin dans son coin.

Point bonus: A Silent Voice a quasiment pas été évoqué de l’heure, tout le focus se faisant sur To Your Eternity. Turbo-salé.

Et puis plus largement, j’y ai retrouvé un truc que j’avais constaté déjà y’a quelques années, à l’époque sur la conf de Kozaki: on a un présentateur pour la conférence, ok normal. Sauf que quand arrive le moment des questions du public… c’est le présentateur lui-même… qui va dans le public… pour donner le micro. Je suis ptet naïf mais ça serait pas mieux d’avoir un staff dédié à ça ? Parce que là on avait un présentateur – rôle chargé de distribuer la parole dans le public – qui était dans le public et voyait pas forcément qui levait la main pour poser des questions. Du coup il est resté bloqué dans la moitié gauche du public et les personnes de la moitié droite ont jamais pu en caser une. 

Oima, qui elle toute seule réussit à déringardiser la casquette à l’envers

Bref, ptet que Oima est pas à l’aise en public et à préféré ne pas trop parler, ptet que tous les livedrawings se déroulent avec des artistes muets concentrés sur leur dessin – c’était littéralement mon premier -, y’a plein de raisons mais du coup j’étais un peu triste de pas pu la voir s’exprimer plus. 

Après tout n’était pas à jeter: la seule fois où elle s’est vraiment livrée sur elle-même c’était un peu pour nous émouvoir (elle n’a semble t-il pas eu une enfance très simple) et on avait quand même un bonus très appréciable c’est à dire un doublage de la conférence par des interprètes en langage de signe. Une bonne initiative !

Zoomer ça aide pas à la qualité des photos mais voilà Watanabe et ses drôles de dames

Le lendemain, samedi après-midi, c’était au tour de la conférence sur les vingt ans de Cowboy Bebop avec une équipe de choc: Toshihiro Kawamoto (chara-designer), Masahiko Minami (producteur), Keiko Nobumoto (scénariste), Kimitoshi Yamane (mecha-designer) et, évidemment, Shinichro Watanabe, le réalisateur. Bon, et aussi le PDG de Sunrise en bonus total. Beaucoup d’intervenants pour un temps très limité (une petite heure) donc comme d’habitude la frustration de pas avoir vraiment le sujet être très creusé. D’autant que la conférence était tournée autour des résultats d’un sondage qu’on avait posé au public français, sondage qui avait comme question « quel est votre épisode favori de Cowboy Bebop. » L’idée était de profiter de la présence de ce staff pour commenter les resultats mais au final ça a été très rapide: ils ont un peu commentés le 7e, Heavy Metal Queen (pourquoi celui là en particulier, on ne sait pas) et se sont ensuite surtout concentrés sur les trois premiers. 

C’était à partir de là que la conf devenait plus passionnante car sur les trois premiers épisodes, ils ont pris le temps de vraiment détailler des choses. Ainsi, le troisième était l’épisode cinq, Ballad of a Fallen Angel, celui qui introduit le personnage de Vicious. Un épisode que Watanabe explique avoir écrit de manière aussi intense car il avait remarqué que le cinquième épisode d’une série servait « de pivot » aux spectateurs, que c’était à ce moment là qu’était décidé si ils aimaient la série ou pas. 

Le classement du 3e au 10e si ça vous intéresse (et non, pas de « Speak Like a Child », la Betamax ça vend pas)

Pour le second épisode du classement on avait le droit… au tout dernier – Real Folk Blues part.2  Là c’était le moment pour la scénariste, Keiko Nobumoto, d’exprimer son émotion et les raisons derrière cette fin. Enfin, quand est arrivé le moment de dévoiler le premier, petite surprise, très agréable: c’est Pierrot le Fou qui remporte cet honneur. A Watanabe, dès lors, de raconter ses influences (Melville, entre autres) et au présentateur de se moquer un peu de ce vote (!?) mais bon, Watanabe s’est moqué aussi donc ça va (« Il n’y a bien que les français pour aimer cet épisode. »)

La conférence était suivie de la projection, du coup, de Pierrot le Fou. Je pensais pas rester mais l’épisode est si stupéfiant qu’il m’a, une nouvelle fois, englué. 

Au délà du classement et des anecdotes, le plus fun dans cette conférence était les petites piques amicales que se balançaient entre eux les intervenants: le Sunrise de l’époque en a pris pour son grade (« ah si seulement les personnes les plus compétentes du projet n’avaient pas été à l’époque forcées à changer de projet »), Watanabe avait sa ferve et son jmenfoutisme habituel, quant à Masahiko Minami si il fut présenté comme le producteur de Cowboy Bebop, il faut aussi se rappeller qu’il est fondateur des studios Bones, studio qu’il avait fondé par ras le bol de la gestion de Sunrise… fait qu’il a pas hésité à rappeler deux ou trois fois, quitte à venir avec un beau t-shirt Space Dandy. 

Bref, un bon moment, qui aurait pu durer quatre heures qu’on en aurait voulu toujours plus.

Quand y’a personne en Kuri

Après le meilleur moyen de pas louper une conférence… ça peut aussi être de l’annuler. Ainsi le dimanche en salle Kuri, à 10h30, tous les programmes annonçaient une conférence gérée par Ki-oon sur le thèmé « adaptations, oeuvres originales. » Thème aguichant, intervenants potentiellement de qualité (Ahmed Agne lui aussi je peux l’écouter quatre heures sans problèmes), j’étais donc bien motivé à y’aller. J’arrive à 10h20, rien d’installé sur la scène, bon, ça arrive. 10h30, toujours rien. 10h40, les techniciens arrivent et s’installent dans les coulisses. Oui mais… la conférence ? 

Bon bah à 10h50 je suis parti, vraisemblablement ça avait pas lieu. 

Ca aurait été sympa qu’à 10h30 un mec passe pour dire « désolé ça a pas lieu :(. »

Pour promouvoir Dr Stone, gros stand avec un petit mur d’escalade…

En revanche, j’ai pu assister un petit quart d’heure à la dernière conférence du week-end en Kuri, en l’occurence la « cérémonie de clôture » où les deux fondateurs du salon, Thomas Sirdey et Jean-François Dufour, étaient posés pour répondre aux questions du public. Ca fait quelques années que je vois cet event sur les plannings et que je peux pas y assister mais en fait… c’est super intéressant d’y assister. Car, en gros, on leur pose des questions parfois très directes… et ils y répondent. Ainsi une exposante était venue se plaindre de la dangerosité des chaises, une autre personne était venue dénoncer le manque de « culture traditionnelle », une autre est venue se plaindre des soucis de dédicace… Les réponses étaient peut-être pas toujours bonnes – ça reste assez corpo -, mais au moins elles étaient là! 

J’avoue donc, sans complexes, que j’aurais aimé en voir plus, d’autant qu’ils avaient l’air de vouloir annoncer des trucs pour l’édition des 20 ans (l’année prochaine) mais bon, eh. 

Pour promouvoir The Promised Neverland, gros stand avec un petit mur d’es-

J’ai aussi profité du dimanche, d’ailleurs, pour assister au concert de Yoko Takahashi. C’était prévu pour durer que trente minutes, on a eu trois chansons, c’était vite plié mais, bon, eh, c’était l’occasion d’entendre Tamashii no Refrain ailleurs que dans BanG Dream. C’était là aussi la première fois que je remettais les pieds dans la salle de concert depuis un bail (2012) donc j’ai redécouvert la disposition… mais aussi le fait que si tu fais 1m60 et que t’es plus loin que le cinquième ou sixième rang tu ne vois rien. Vis ma vis de petit. 

ON VOIT TROP BIEN

Si je parle surtout des événements auxquels j’ai assisté c’est aussi un petit peu parce que sur tout le reste du salon… j’ai peu de choses à dire ! 

Tenez, par exemple, la zone goodies-figurines, là. Tellement rien à dire ! Elle est inintéressante ! Et vous savez pourquoi ? Parce que TOUT LE MONDE vend LES MÊMES FOUTUES CHOSES. Les stands d’épées ? Ils vendent les mêmes épées. Les stands de figurines ? C’est toujours les mêmes figurines prizes qui sont toutes au même prix. Les autres stands ? Ils vendent des posters, des sacs et des stores avec des illustrations piquées sur le net ou sinon ils font tous des « sacs surprises » avec 3000 trucs pourris dedans. Y’a TELLEMENT rien à voir. Le seul stand dans la zone qui était plutôt intéressant c’était Good Smile Company mais comme ils faisaient équipe avec les allemands de chez Figuya qui leur demandait sans doute une petite marge, bah c’était plus cher que d’habitude. A 50€ la nendo tu commences à réfléchir très sérieusement au sens de la vie.

Sur le stand Glénat, petit atelier « devient un mangaka »

Bref, les stands italiens interchangeables en terme de contenu c’est pas intéressant une seconde et si c’est pour avoir 5 stands avec les mêmes trucs, autant en faire un seul très très gros, je sais pas ? Bref, motivation zéro à me balader dans ce coin là une fois que j’ai remarqué que j’aurais beau observer tous les stands, j’y retrouverais toujours les dix mêmes figurines One Piece, ou Love Live, ou Whatever. Passable.

Triste aussi c’est la totale absence des éditeurs de DVD/BR. Bon Black Box on les attends certainement pas à Japan Expo donc eux ça va. Dybex on sait qu’ils sont à deux doigts de la mort donc on s’y attends pas non plus. Mais All the Anime et Kazé ? Genre Kazé vient mais pour ne vendre que des mangas ? Qu’est-ce que ? T’imagines si en 2006 tu débarques pour faire « ouais je reviens du stand Kazé de 2018 y’a que des mangas à acheter » ? C’est fou ou pas ?

Alors peut-être que les ventes de DVD/BR l’an dernier à Japan Expo c’était nul et que tout le monde y a perdu beaucoup d’argent mais damn, c’est rageant que si tu veuilles acheter de la galette, t’avais que chez Manga Distribution pour te remplir le gosier. D’autant que les prix salons de Kazé et All the Anime étaient souvent très intéressants donc leur venue j’attendais ça avec une petite impatience. Bref, tout ça contribue encore une fois au « manque de variété » dont je parlais plus tôt. Je serais vraiment vener je parlerais de Ki-oon qui comme chaque année embarque que ses grosses nouveautés donc si tu veux profiter de la Japan Expo pour ptet découvrir des trucs de leur catalogue tu peux te gratter mais bon, eh, bon, wallah.

Note mathématique: plus y’a de lolis sur la pochette, plus ça part vite

Tant qu’on est à bourrer la négativité, ça fait des siècles que je suis plus concerné par les dédicaces d’artistes mais paraît que cette année c’était bien foireux, particulièrement le vendredi ou le samedi ou les taux de probabilités de tirer une dédicace étaient beaucoup trop basses. Mais t’avais le droit de retenter ta chance si tu refaisais la queue donc parfois avec de la patience, ça passait: un ami m’a ainsi raconté avoir passé presque six heures à faire et refaire la file pour un artiste que personne ne semblait arriver à tirer. C’est dommage d’en être au dix neuvième impact et de continuer ce genre de petites bourdes désagréables !

Puis, évidemment, tant qu’à taper dans les dramas du week-end, bah vous avez sans doute entendu parler de la douane française qui tape des contrefaçons... sauf que certaines de ces contrefaçons c’était du produit issu de la zone « jeunes créateurs » donc, en gros, des fanarts et des goodies inédits produits par des artistes. Au delà de rappeler la zone grise dans laquelle les artistes amateurs sont en permanence, certains ont peu appréciés le fait de voir des indépendants être jugés plus sévèrement que pas mal de stands proposant des « vraies » contrefaçons – faux sacs, fausses figurines, fausses affiches.

Serait-ce l’odeur… des droits impayés…

Maintenant comme je le disais, les douanes agissent toujours sur « demande » d’un ayant-droit et vu les licences concernées – Dragon Ball, Sailor Moon, Pokémon -, bah vous pouvez sans doute remercier Viz Media – qui détient le droit des animés liés à ces licences – qui a décidé de poukraver ces stands jeunes amateurs en particulier. En attendant, ça va sans doute lancer le débat au sein de la communauté de ce que doit proposer ces stands mais c’est assez cruel dans un milieu – le fanzinat et l’indépendant – qui en occident est méchamment dominé par le fanart et les goodies liés à des grandes licences. Pas forcément par manque d’imagination des artistes mais surtout parce que tout ce qui est « contenu original »… ça n’attire hélas que peu l’intérêt du public. 

Bref, déjà que les artistes présents dans ces zones gagnent souvent des clopinettes, si à terme ils peuvent pas se servir des grandes licences comme « produit d’appel » pour attirer l’attention du chaland qui, derrière, peut découvrir leurs créations originales… bah ça va faire des morts. 

Ce qui serait d’autant plus dommage que justement jeudi, en me baladant dans la zone « jeunes créateurs » je me disais vraiment à quel point c’était une zone qui montait vraiment en puissance ! Grande variété d’artistes, de styles, de profils… C’est un plaisir à parcourir, un plaisir d’y chiner et on s’y retrouve presque plus facilement que dans la grande zone fanzine ou il y’a beaucoup de stands à voir, au point qu’on s’y perd et que au bout du centième stand, on perd toutes concentrations et envie de regarder en détail ce qu’ils proposent… 

Bref, une zone à surveiller de très près.

Y’avait quand même un changement de taille – littéralement – à l’édition de cette année et c’est le retour du hall 4, qu’on avait pas revu depuis 2009 ! Il n’est jamais vraiment parti – il hébergeait la salle « Yuzu » auparavant – mais cette fois-ci il fut utilisé pour héberger tous les stands sportifs et ceux liés aux webséries. Et autant vous le dire: cette zone c’était un oasis. Peu de bruit, une clim à fond, une fréquentation plus basse qu’ailleurs… On y était bien. Faut faire un détour pour y aller, on y arrive pas naturellement, mais c’est confortable donc le voyage vaut le coup

Et tiens, j’ai dit le mot « rafraîchir » donc si vous vous demandez « il a pas fait trop chaud » la réponse est « non cool ça va. » Pour deux raisons:

1/ C’était climatisé à donf, tellement que le matin on avait froid

2/ Le week-end d’avant j’étais à Japaniort, ou il faisait 35° dehors et sans doute beaucoup plus à l’intérieur de la halle non climatisée et très exposée dans laquelle on était. En gros, il aurait pu faire très chaud à Villepinte, ça aurait pas été du niveau de Japaniort où quand on prenait une bouteille pour boire, l’eau à l’intérieur était chaude. 

En parlant d’eau chaude par contre, lol, surprise, les robinets du parc des expos continuent à distribuer automatiquement de l’eau chaude en toute circonstance. Vous vouliez remplir des bouteilles ? Pourquoi vous voudriez faire ça ? S’hydrater c’est un truc de nullos dans notre génération full YOLO.

Que pourrais-je vous dire de plus ? Du côté Thalie on a été assez content du week-end, notre stand a eu une bonne fréquentation. C’était pas gagné: la zone était UN PEU isolée par rapport aux années précédentes et, surtout, tous les stands d’activités qui faisaient du boucan se faisaient face. Une guerre des watts qu’on a pas pu forcément gagner, mais bon, tant pis. J’ai pas grand chose à dire de plus, c’est la première année qu’on avait une nappe et ça c’est fort.

Puis on a bien bourré la Sora

En notes variées et rapides:

  • Y’avait pas de « jours sans. » J’aurais cru que les grèves et le match auraient mis à mal la fréquentation du vendredi mais, non, c’était blindé. Le samedi ? Ultra blindé. Je crois pas avoir vu autant de gens à Japan Expo. La bonne nouvelle c’est que y’avait de la place dans les couloirs et peu de zones d’embouteillages (à part la très classique zone de bouchon en face du stand Square Enix)
  • J’ai passé le salon à essayer de chercher deux choses: le moindre goodies Symphogear (y’avait rien) et Nier Automata sur Xbox One en version physique (spoiler: j’ai découvert le lendemain que le jeu était dispo uniquement sur le XBLA.) 
  • Le stand Koch Media qui, en bon bro, diffusait France Uruguay. En 4G. Un peu pourrie.
  • Plus personne utilise SFR en France, la preuve: j’étais le seul à avoir aucun souci de réseau durant tout le week-end. 
  • Ah le stand Pika ou ça m’a pris dix minutes pour acheter UN tome de manga parce que les mecs se sont dits « ouais on va mettre qu’une seule caisse pour tout le monde, no prob. »
  • Le stand Kazé ou j’achète un seul truc (tome 1 de Neverland) et qu’on me file un sac rempli de 4000 goodies, j’ai appelé Nicolas Hulot pour lui demander mon avis il a fait « ouais bon start up nation mon gars. »
  • Beaucoup de cosplays de l’Ere des Cristaux <3 ! L’anime semble avoir fait exploser la série en France, série qui était en rupture chez Glénat très vite. 
  • Les chaises du parc des expos = de pire en pire au fil des années, on a l’impression qu’elles fondent. 
  • J’ai réussi le miracle de passer par le ring de catch à chaque fois que y’avait pas de match, comment je fais ça
  • Les stands dans la zone éditeur qui sont des étudiants fraîchement sorti d’école de commerce avec un projet nul et donc un stand nul: c’est une sorte de beauté nihiliste flamboyante d’humour jaune
  • Dire à une pote « faut qu’on se croise pendant la conv », réussir par des miracles de communication à jamais réussir à se croiser alors qu’on avait tous les deux envie de se croiser parce que le timing est jamais bon: regardez moi je suis toujours aussi nul en vie sociale malgré les meilleurs efforts possible
  • Je suis sorti UNE FOIS dans le jardin intérieur, ça puait la clope tellement vite comment c’est possible
  • On en parle du stand Square Enix qui blaste à fond le générique de Scum’s Wish, ce qui m’a fait paniquer car du coup j’ai cru qu’un éditeur l’avait acquis ??
  • Ca fait quelques années que j’entends des rumeurs un peu glauques sur les exposants qui le dimanche soir ou le lundi sont attendus à la sortie du parc des expos par des gars salement organisés. Bon bah cette année on a eu un mort.
  • Comme chaque année j’ai l’impression que les free huggers y’en a de moins en moins, faudrait faire des vrais comptages statistiques

Et voilà pour cette édition 2018 ! J’ai pris du plaisir, c’était une bonne parenthèse pour moi dans un quotidien très animé, je suis même pas si fatigué que ça, bref c’était un bon week-end. Maintenant pour les 20 ans de Japan Expo, j’espère un retour des cinq jours, des invités qui soient autre chose que « les trucs cools que les quarentenaires kiffaient à l’époque du club dorothée » et des conférences qui se posent un peu plus. Mais en vrai, à part les râleries habituelles, bah ça reste une machine qui tourne bien, eh.

Et du coup j’ai acheté quoi cette année ? Ok c’est ti-par, vive le capitalisme:

On commence avec les artbooks et le fanzine ! De haut en bas et de gauche à droite:

  • Le calendrier « Kirara Days », calendrier 2019 avec une douzaine d’illustrations d’artistes francophones autour du Manga Time Kirara, c’était chez Monotype
  • Une contrefaçon Un poster Pokémon issu de chez Mi-eau
  • La totale Tsundereko avec l’artbook de Asok, Vinhnyu, Kinary et Sitouanang. Au milieu le premier album de Rainette, de Boite à Biscuit.
  • En matière de gros artbooks chéros qu’on voit mal sur la photo parce que non seulement je suis nul en prise de photo mais en plus je suis nul pour angler: le « Venus » de To Love Darkness, un recueil d’illustrations venus de l’internet, l’artbook dedié aux illustrations de cartes Pokémon et, enfin, le premier recueil Love Live Sunshine dédié aux… illustrations de cartes… dans le jeu mobile. 
  • Des badges Ere des Cristaux et un badge Kizuna Ai (c’était chez Doujin Style) et un ptit chien con de l’Ere des Cristaux (c’était toujours chez Doujin Style)
  • Enfin, toujours chez Mi-eau, une contrefaçon un recueil d’illustrations Pokémon et le premier tome de Nikoloco.

Niveaux mangas, donc:

  • Les tomes 70, 71, 72 et 74 de Bleach, pour compléter ma collec. Le tome 73 ? Je l’avais déjà, cherchez pas la logique.
  • Une You géante à accroche à des trucs, c’est pas du manga
  • Le tome 2 de No Control, aka Kimi wa Midara no Boku na Joo car je soutiendrais Mengo Yokoyari en France jusqu’au bout
  • Tome 12, 13 et 14 de Bienvenue au Club car le design fluffy de Nikki Asada c’est mon sang, c’est mon pain
  • Le tome 9 de March Comes in Like a Lion car quand t’es dépressif t’aimes bien lire un dépressif qui s’en sort
  • Le tome 2 de Neverland car j’aime soutenir les petits projets 
  • L’intégrale de l’histoire des 3 Adolf ! Rien que ça ça m’a coûté 60 boules. Mais pour un si gros classique que je me souviens avoir dévoré à mon CDI j’étais prêt à le mettre. 
  • Le tome 2 de Hana no Breath, de Caly. Votre romance feel good qui malgré sa fin un peu abrupte fait méga bien le taf.
  • Prison School tome 17 car je l’ai déjà dit, j’aime la culture
  • Tome 2 de Au Grand Air, pour le confort et le plaisir
  • Les 8 premiers tomes de Hanayamata car je me suis rendu compte que si je veux les choper c’était un peu maintenant ou jamais
  • Le tome 1 de 4Life, manga français dessiné par Vinhnyu, gars sûr. C’est plein de edge mais c’est pas déplaisant et ce tome 1  a un petit cliff de batard. 
  • Tome 5 de Dead Dead Demon Dedededestruction, histoire de ruiner le feel good de Hana no Breath.
  • Enfin le tome 6 de Gambling School car voilà, Jimeko qui fait des têtes, j’aime bien.

Bref, 95% des achats sont en papier, pas de figurines, pas de DVD, pas trop de goods, c’est pas mal.

Une dernière note: remerciements à tous ceux passés me voir pour me dire des compliments et tout. C’est toujours cool d’avoir des visages et une preuve « physique » de votre existence. 

Sur ce, on se donne rendez-vous l’année prochaine ♪

 

Note: Je remercie RdNetwork qui m’a retrouvé le plan de l’édition 2006 – la première à Villepinte – juste que pour que vous remarquiez le chemin parcouru en terme d’espace occupé.

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3 réactions au sujet de « Japan Expo 2018 -We Got The Beat »

  1. Merci pour le récap !
    Moi c’était ma deuxième Japan Expo (j’avais fait 2016), et j’avais noté quelque chose qui m’a un peu soulé, et qui rejoint un point que tu soulèves. Tu dis « des invités qui soient autre chose que « les trucs cools que les quarentenaires kiffaient à l’époque du club dorothée » », mais quand on te balance un karaoké, c’est fait pour que les gens gueulent du FMA, Naruto, One Piece, le générique français d’Olive et Tom, Code Lyoko (???) et encore et toujours le premier générique de Pokémon, et y’en a marre… Il n’y a eu guère que l’ending de Free! qui a brisé cette odeur de naphtaline… J’ai parfois eu cette impression qu’on te prend pour un « enfant attardé » qui ressasse toujours les mêmes chansons, et ça m’a fait chier.

    Et sinon, pour la première fois, j’ai acheté un goodie (j’avais rien acheté en 2016)… Une grosse peluche Hatsune Miku toute choupi. J’ai aussi cherché du Symphogear dans tout le salon, en vain. Eeeeh, on aura peut-être plus de chance l’année prochaine, qui sait…

    Mais tant que les boutiques, les exposants, les conférenciers ne passeront pas à la décénnie actuelle 2010+, beh ça va continuer à m’ennuyer un peu, quelque part.

    Tout de même, j’ai passé deux excellents jours au parc des expos, j’ai été ravi de vous rencontrer sur votre stand Forum Thalie, et je me suis bien amusé ! Merci 🙂

    1. Ayant organisé le karaoké géant, nous n’avions que 40 minutes, donc nous ne pouvions que mettre des karaokés « chantables » par tout le monde pour faire plaisir à un maximum de personnes ! Sinon nous avons le droit à des critiques aussi car les gens ne « s’amusaient pas assez », c’est un peu un jeu d’équilibriste comme exercice. Si nous avions eu plus de temps, nous aurions pu caser plus de génériques un peu « découvertes » (avec une base de plus de 5000 karaokés VO, on peut largement !) mais ce n’est pas vraiment possible avec le temps imparti.

      Vous savez, les associations ont de moins en moins de places et de moins en moins de créneaux…

      Sinon le reste du temps, nous avions pendant 4 jours sur l’espace des karaokés et des animations 2010+ 🙂

      Après, personnellement, j’ai trouvé qu’il y avait moins de monde que d’habitude, il y a des années où je ne pouvais pas du tout circulé… et pas grand chose ne m’intéressait, donc j’ai hâte de voir ce que va proposer Japan Expo pour sa 20e édition !

      1. Merci pour la réponse ! J’ai été un peu dur, je m’en excuse. J’ai tout de même passé un super moment, même si j’avais un peu de mal à suivre la hype des personnes que j’accompagnais ^^ ! Mais en fait, ce sentiment qu’on ressort un peu trop de vieux trucs, je l’ai senti un peu partout dans le salon, j’ai un peu regretté qu’il n’y ait pas plus de nouveautés mises en avant de manière générale… après, ça doit sûrement venir aussi du fait que je n’achète pas de manga ou d’animes pour des raisons de coût et de place (j’en suis à mon 4e déménagement en 6 ans et en Juillet prochain, rebelotte, et j’habite loin à chaque fois !)

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