[Néant Sept #20] Le classement des séries du Jump des années 2010 (par la qualité de leurs couvertures)

[Néant Sept #20] Le classement des séries du Jump des années 2010 (par la qualité de leurs couvertures)

Dites moi, vous savez que cette année c’est le cinquantième anniversaire du Shonen Jump ? J’ai fait des trucs pour fêter ça dans le monde du podcast mais étrangement, sur ce blog, j’ai été muet sur le sujet. Donc je vais fêter cet anniversaire à ma façon, avec un truc qui me caractérise concrètement: les classements pertinents et réfléchis. Et comme sujet, je vais être original et je vais couvrir ma période de spécialité du magazine, c’est à dire l’histoire contemporaine du magazine. Donc, pour schématiser, les années 2010.

Bref, pour fêter ça – mais aussi le fait que mon patreon a dépassé la barre des 100$j’ai décidé de classer toutes les séries débutées dans le magazine durant les années 2010. Toutes les séries. Les (regarde ses notes et fait du calcul mental) 96 séries. 

Sauf que pour les classer, j’ai pas choisi de les juger par la qualité concrète de leur contenu. Peu m’importe leurs intrigues, leurs personnages, leurs styles, leurs impact sur l’industrie.

Non ça on s’en fout. Car aujourd’hui je vais les classer en me basant sur la qualité… de leurs couvertures.

Moi jouant avec vos attentes

Car le saviez-vous ? J’adore les couvertures de manga. Les couvertures c’est un peu comme les openings pour les animes: ça sert de porte-étendard, c’est quelque chose que pas mal de gens vont voir et ça donne déjà un aperçu de la série en terme de contenu, de style et d’ambition. Les bonnes couvertures elles jouent avec des règles tacites mais, en général, faut faire une illu qui accroche l’oeil, qui soit claire, lisible, épurée, sobre. Placé sur un étal, faut attirer l’attention et qu’en un temps très limité, une personne puisse avoir une première idée du contenu ou que, au contraire, la couv soit si mystérieuse qu’elle te force un peu à ouvrir le tome.

Tout ça pour dire que voilà donc le classement complet des séries du Jump des années 2010… en tout cas le classement complet des couvertures. Ma méthodologie est simple: j’y suis allé au coeur et à l’affect mais, en gros, comme j’expliquais plus haut, je cherche d’une couverture de l’expressivité, de la clarté, des bonnes couleurs, des personnages qui posent de manière cool et, en bonus ultime, un bon logo.

Sept notes avant de commencer:

  • Qu’on soit clair: sont dans le classement que les séries qui ont démarrées après le 1er Janvier 2010. Je compte pas les séries qui ont été publiées dans les années 2010 mais qui ont démarrées plus tôt. Car d’une ça aurait été encore plus casse-tête, et de deux vous voulez pas ouvrir un top des « séries des années 2010 » pour voir Bleach premier car, oui, je surkiffe à mort les couvertures de Bleach. 
Le premier auquel vous avez échappé
  • Je juge chaque série en fonction de ma couverture préférée pour cette série. Je classe pas « un ensemble », disons juste que pour chaque série j’ai regardé toutes les couvertures, j’ai pris celle que je préférais et à partir de là j’ai laissé le classement faire. Y’a donc des fois ou une série est classée assez haut juste parce que même si les couvs sont pas bonnes, y’en a une qui sort du lot.
  • En guise d’illustration vous trouverez les couvertures originales. Bon, dans 80% du temps la question se pose pas vu que vous allez voir que les séries sorties en France… elles sont très minoritaires.
  • Mais paradoxalement j’utilise le nom français si la série est sortie décemment en France
  • Les illustrations viennent, tout simplement, de amazon.co.jp. Et parfois ils scannent pas super les couvertures: les couleurs sont souvent pas pas ouf. Désolé.
  • Je remettrais l’article à jour une fois tous les six mois pour rajouter les séries qui débuteront d’ici la fin 2018 et l’année 2019. Genre Alice et Taiyou j’ai espoir de couvertures cools donc ça serait bête de louper ça.
  • J’ai choisi d’être lapidaire dans mes commentaires de chaque couverture. Y’a quand même beaucoup de trucs à commenter, c’est mieux pour tout le monde.

Enfin, oui, le classement est, dans sa conception, injuste avec les séries courtes: avec deux, trois ou quatre tomes seulement, les séries vite parties ont pas forcément eu autant le temps de se fonder un style, une tendance que les séries plus longues qui, avec dix, quinze ou vingt volumes, auront mille fois eu l’opportunité d’au moins sortir une couv qui claque. 

On notera aussi que certains auteurs savent déjà avant même de faire la couv que la série est annulée donc ils peuvent aussi en avoir plus grand chose à foutre. Ça se ressent par moment.

Bon vous êtes prêt pour un top 96 ? 


96/ Light Wing (Hideo Shinkai)

On dirait la couverture d’une BD franco belge pour gosses mais, genre, pas les bonnes BD, genre celles que tu achètes en station service à 2€ et que les auteurs écrivent sous pseudonyme pour pas que ça ruine leur CV. Le mélange bleu orange doit pas mal aider à cette impression, personne le tente jamais ce mélange, y’a une raison.


95/ Koisuru Edison (Kizuku Watanabe)

C’est un personnage à cheveux roses qui a une idée sur du papier millimétré. J’aime la sobriété mais là c’est la même sobriété que les paquets de gateaux discount genre « tiens tu veux des princes, voilà un paquet rond, une photo de prince, et on appelle ça super-gateau-choco, pourquoi tu veux plus, à quoi ça sert de rêver, ces trucs abaissent ton espérance de vie. »


94/ Judos (Shinsuke Kondou)

Les éclairs verts c’est quand même osé, et si y’a plus que NOOB qui en fait c’est pour une bonne raison. C’était ptet pour donner un petit hommage à Tekken ? On ne saura jamais.


93/ Ultra Battle Satellite (Yûsuke Utsumi)

Ca fait très affiche de nanar et je suis pas certain que c’était l’effet voulu. La compo est tellement affreuse que le mec s’est dit « ptet que si je rajoute des sommes à côté des visages, personne verra quoi que ce soit » et, non, bon, ça surcharge un peu


92/ Takuan to Batsu no Nichijô Enma-chô (Kentaro Itani)

Je cherchais un truc à peu près esthétiquement plaisant dans cette couverture et je trouve que le héros qui regarde le logo en se disant « welp ça va pas tenir trois tomes » c’est le moins pire.


91/ Hachi (Yoshiyuki Nishi)

J’ai parfois pas grand chose à dire, là je me sens juste terriblement agressé par la perspective du dessin.


90/ Takamigahara (Jûzo Kawai)

L’auteur il a trouvé l’option « surligner » de son Veneda jaune fluo et il s’est dit il va en faire une couv puis son éditeur est arrivé et a imposé trois persos en couleur normale. Dur.


89/ Lock On! (Uchida Kenta)

Dire que à douze numéros du Jump prêt, j’aurais pas eu à parler de cette couverture puisque du coup la série aurait débutée en 2009. Et j’aurais pas eu à parlé d’une couverture qui est « un mec qui tient un appareil photo comme un flingue sur un fond rouge avec une lycéenne cheum qui danse Las Ketchup par dessus. »


88/ Retsu!! Date-senpai (Shinsuke Kondô)

Putain, Ichigo il a méga mal vécu l’arc Fullbringer, effectivement.


87/ Ole Golazo (Takamasa Moue)

Voilà un exemple de l’auteur qui savait que sa série était déjà annulée, qu’il devait quand même faire deux couvs, qu’il a fait « allez vous niquer » et qui a fait le truc le moins fun du monde pour une série pourtant nommée « Ole Golazo » dont le concept, je le rappelle, est qu’on y suivait un joueur de taekwondo banni des arènes pour sa violence excessive et qui se reconvertissait en joueur de foot. Et, oui, sa jambe sur la couverture elle fait 20cm.


86/ Devilyman (Kentaro Fukuda)

L’auteur il a tellement honte du titre de sa série qu’il fout son perso pile au milieu pour que les gaijins le lisent pas.


85/ Jaco the Galactic Patrolman (Akira Toriyama)

Grosses vibes rétro pour cette couv très très simple mais, bon, eh, c’est Toriyama, il a le droit d’être rétro, il a crée le rétro. 


84/ E-Robot (Ryohei Yamamoto)

Femme qui rit à moitié sur ton livre ?

Non désolé je peux que faire une blague pourrie, cette couverture m’inspire tellement rien, j’ai déclaré forfait.


83/ Kaizô Ningen Roggy (Yû Miki)

J’ai pas grand chose à dire, les chaussures du gars ont pas l’air ultra confortable.


82/ Sporting Salt (Yûto Kubota)

Pourquoi ce vert fluo, pourquoi tous ces personnages, pourquoi ces poses, pourquoi rajouter encore plus de personnages dans des cases. C’est chargé tout ça.


81/ Himedol!! (Kazuro Kyo)

Le perso est sympa, les trois tonnes de textes à droite un poil moins.


80/ Best Blue (Masahiro Hirakata)

On commence à arriver aux couvertures qui font le minimum mais le font correctement, à commencer par ce gars qui nage dans les airs avec un air determiné. 


79/ ZIGA (Kentarô Hidano)

Ta série parle d’un garçon qui doit empêcher un kaiju de réduire sa vie encore plus en miettes que ça ne l’est déjà ? Bon bah tu met le garçon, tu met le kaiju, et voilà. 


78/ Genson! Kodai Seibutsu-shi Packy (Retsu)

Vous allez le voir les couvertures des séries « comiques » et « inexportables » du Jump c’est quasi inclassable. Ici y’a beaucoup de trucs qui vont, beaucoup trop de trucs qui vont pas, qu’est-ce que je dois faire.


77/ Dois Sol (Katsutoshi Murase)

Je sais toujours pas si le mec à droite il fait du foot ou il danse la rumba mais dans tous les cas j’ai deux certitudes:

1/ C’est sans doute le héros de Giant Killing, mais jeune

2/ Le logo de cette série est clairement le plus laid de l’article

3/ Le nom aussi c’est le plus laid

4/ Je fais plus de deux certitudes si je veux


76/ Marchen Oji Grimm (Kizuku Watanabe)

Comme c’est une série comique, tu sais que la couverture est laide exprès donc du coup je l’ai pas mis dans le fond du classement parce que sinon ça serait trop facile. En vrai l’effet 3D du prince qui veut qu’on tire sur son doigt est pas mal.


75/ Metallica Metalluca (Teruaki Mizuno)

Les séries de 2010 qui ont des couvertures de séries de 2001, c’est un concept mais, eh, écoutez, quand t’as Metallica dans ton titre, tu as le devoir de passer ton 21e siècle à avoir un public de vieux cons nostalgiques.


74/ Mononofu (Haruto Ikezawa)

Des persos sur des pièces de shogi ? On l’a jamais faite celle-là.


73/ Demon’s Plan (Yoshimichi Okamoto)

La couverture classique à base de gros plan sur le visage du protagoniste moi je dis tant que c’est bien fait j’ai pas de raison de râler.


72/ SWOT (Naoya Sugita)

Ah cool un manga de petit vulgos qui fait des doigts, super le respect. C’est mieux que Blood Lad, c’est déjà ça.


71/ Stealth Symphony (Yoichi Amano)

Cas d’école d’une couverture vraiment trop surchargée, qui utilise une super illustration… mais qui est une illustration qui n’est pas adaptée à faire une couverture. Je vois les intentions (créer une symétrie autour du héros) mais y’a trop de personnages, personnages qui sortent peu du décor, et le héros se retrouve camouflé par le nom et le numéro du volume. C’est un crash autoroutier et ça peut expliquer pourquoi, malgré le fait que la série est scénarisée par l’auteur de Baccano / Durarara, ça a pas capté masse l’interêt en librairie.


70/ Takujô no Ageha (Itsuki Furuya)

Regardez le en train de suer de manière classe pendant que derrière un personnage féminin pose avec la mort dans son regard. Enfin, tu me diras, si moi aussi je me levais un matin pour voir que tout ce qui est en bas de mes genoux a disparu, je ferais le minimum en terme de pose tellement je serais en train de baliser.


69/ Kagamigami (Toshiaki Iwashiro)

C’est une couverture. Qui existe. Qui n’a pas de qualité. Qui n’a pas de défaut. Qu’on peut mettre sur les tomes. Ou pas la mettre. On sait pas. On sait juste que les jaquettes c’est pratique.


68/ Cross Account (Tsunehiro Date)

Yep, ça aussi c’est une couverture. Y’a un héros. Une héroïne. Ils ont des téléphones. C’est normal, ça parle de deux adolescents qui se rencontrent sur Twitter. Oui. 


67/ Harisugawa au pays des miroirs (Yasuhiro Kanô)

Yasuhiro Kano ça fait depuis 1992 qu’il veut vraiment faire une série qui marche vraiment dans le Jump donc je peux comprendre qu’il se soit fendu le cul pendant vingt ans et qu’il ait pas remarqué que son calendrier indique « 2011 » et non plus « 1993. » 

Mais en 1993 ça aurait été une jolie couverture.


66/ Tokyo Wonder Boys (Tsunehiro Date)

Rare cas d’une série qui a tellement bidée qu’elle a qu’un seul tome. L’auteur a quand même fait un truc pas trop mal mais, comme vous, je me demande pourquoi le Jump a tenté tellement de mangas de football dans les années 2010 sans jamais se poser la question de les sortir avec des couvertures qui claquent.


65/ Robot X Laserbeam (Tadatoshi Fujimaki)

C’est simple, ça va au plus concret, ça parle de golf, on y met des golfeurs qui posent avec des clubs et des casquettes, on sait de quoi ça parle (donc ni de robot géant, ni de piou piou laser.)


64/ Hungry Marie (Ryûhei Tamura)

Heureusement que j’ai dit que je classais en fonction « de ma couverture préférée » pour cette série car autant j’apprécie bien la couv du tome 3, autant celle du tome 4 c’est la pire que j’ai pu voir pour préparer cet article.


63/ Noah’s Notes (Haruto Ikezawa)

Le style « couverture de magazine mode » est un choix de style intéressant et original, qu’il faut signaler et applaudir. Dommage que la série ait été ni intéressante ni originale.


62/ Shinmai Fukei Kiruko-san (Masahiro Hirakata)

Je trouve la couverture très feel good, j’aime bien quand un auteur sait que sa série a bidé au sein du Jump mais part quand même avec une couverture positive genre « on se reverra les amis, merci de nous avoir suivi. »

(Bon l’auteur en question reviendra dans le magazine pour Best Blue, pas de happy ending.)


61/ U19 (Yuji Kimura)

Gros plan sur le héros, gros plan sur sa main et gros plan sur mon seum car je dois être le seul français qui aimait bien U19.


60/ School Judgement (Takeshi Obata)

La couv du tome 1 est correcte, celles du tome 2 et 3 sont vraiment pas ouf. Ma théorie c’est que si Obata a bien fait les dessins du manga, la couverture il a demandé à quelqu’un d’autre. Où alors il voulait vraiment tester un autre style puis a abandonné l’idée quand la Shueisha lui a livré trois tonnes de thunes pour qu’il fasse Platinum End. 


59/ Kurokuroku (Atsushi Nakamura)

Le rose très rose des collants est une idée esthétiquement osée, tout comme le nez géant du mec en bas à gauche mais étrangement ça passe. 


58/ Kurogane (Haruto Ikezawa)

J’aime bien la simplicité de cette couverture, j’aime moins le fait que l’auteur passait son temps sur Twitter à trasher Medaka Box. 


57/ Koisome Momiji (Tadahiro Miura)

Bon on va essayer de rien dire sur le fait que les cuisses de la fille font deux fois la largeur de ses tibiais, et on va apprécier la pose, le décor simple, et le joli logo.

Et les miches.

Eh eh j’ai dit miche .


56/ Yuna de la pension Yuragi (Tadahiro Miura)

Bah ouais, les couvs de Yuragi c’est exactement les mêmes que Koisome Momiji, les décors en moins et le succès commercial en plus. On remarquera que y’a toujours un effort de fait sur les cuisses, c’est à ça qu’on reconnaît la signature d’un auteur.


55/ BORUTO (Ukyo Kodachi)

Regardez moi Boruto sur cette couv, il en est déjà au bout de sa vie. Tout dans son expression semble dire « Yep, c’est moi, Boruto, je suis pas mon père, vous êtes deçus, je le suis aussi. » Plus largement, les couvertures de Boruto singent pas mal la composition des couvertures de Naruto mais sans le dynamisme ou l’équilibre dont Kishimoto savait faire preuve. Du coup on a juste des vagues ersatz un peu figés, où on sent dans chaque pixel la pression que subit son illustrateur.

Ces couvertures me stressent beaucoup trop du coup.


54/ Momiji no Kisetsu (Masayoshi Satoshô)

Deux fois mieux que Mononofu, je m’inquiète juste pour le fluo sur l’héroïne, qui ruine un peu le joli panorama de l’image (après tout, rien ne crie mieux « automne » qu’un perso aux cheveux qui luisent dans le noir.)


53/ Shonen Shikku (Yuto Tsukuda)

Note, le second tome (sur deux) a un effet miroir, avec un autre personnage (sans doute rival) qui part dans le sens inverse. Dans tous les cas y’a un vrai bon dynamisme dans cette illustration. Puis, oui, y’a un fond blanc.


52/ Tomatoypoo no Lycopene (Koiji Oishi)

Comment voulez-vous que je classe cette couverture ? Là tout ce que je peux faire c’est regarder cette tomate-chien et faire « aawwww trop mignon <3. » C’est vrai qu’il est trop mignon. 


51/ Saiki Kusuo no Psi-nan (Shuichi Asô)

Les couvertures de Saiki no Kusuo no Psi-nan ont leur petit style… que je déteste pas mal, ça fait beaucoup trop petit malin à mon goût – « ha lol, on parle même sur la couverture, on est trop trop méta ;). » Mais, eh, vu que Psi-nan c’est de l’humour de petit malin un peu arrogant, je peux pas nier que ça colle.


50/ Golem Hearts (Gen Osuka)

Golem Hearts invoque là aussi une esthétique un poil vieillot – ça me rappelle les couvs de mangas très ancrés début 2000 genre MÄR – mais arrive à montrer suffisamment de dynamisme et de clarté pour que ça aille au délà du trip rétro. Bath.


49/ Yoakemono (Yusaku Shibata)

Ca paie pas de mine mais en terme de couverture qui essaie cash dès le premier tome de te montrer six personnages, c’est du découpage qui fonctionne bien.


48/ Full Drive (Genki Ono)

L’école Bleach, hein ? Un perso, un fond blanc, un titre en gros ? Ok, allez, tu sais que j’aime ça, ça passe.


47/ Black Clover (Yuki Tabata)

On va croire que je charge Black Clover pour la millième fois en le classant en milieu d’article mais j’ai un vague souci sur les couvertures qui m’ont toujours parues figées au maximum. Y’a pas beaucoup de dynamisme, les personnages font un peu poupées de cire mal mises en valeur, les poses sont souvent très classiques, le logo un peu planqué dans le lot. Je réussirais jamais à pointer exactement ce qui me gène, mais y’a un truc qui me gène.


46/ Ibitsu no Amalgam (Ryo Ishiyama)

J’aime bien la place du logo dans la composition de la couverture. Il prend, genre, la moitié de la place, mais semble pas omniprésent ou envahissant pour autant. C’est un bon exemple de sobriété. 


45/ Hi-Fi Cluster (Ippei Goto)

J’ai une faiblesse un peu problématique pour les persos qui se battent en costume cravate et ça a peut-être influé mon jugement, j’en suis le premier désolé. Mais, en vrai, le gars il est sur un fond gris-moche et c’est pas un problème, c’est surprenant.


44/ Shûdan (Yokota Takuma)

J’aime beaucoup les mangas de YOKO mais l’illustration couleur c’est pas vraiment ce dans quoi il brille le plus. Mais la couverture du tome 2 de Shudan apaise pas mal l’esprit. Je me sens relaxé en voyant ce ciel crépusculaire.


43/ Koi no Cupid Yakenohara Jin (Tomohiro Hasegawa)

Oh monsieur le grand méchant loup, comme vous avez de grosses dents, de gros yeux et euh un gros doigt. En librairie, cette couverture, on la remarque, c’est indubitable.


42/ iShoujo (Toshinori Takayama)

Un petit peu le coeur qui bat sur ce chara-design et, encore une fois, une couverture qui malgré un gros handicap (un fond gris-moche), fait de son mieux pour montrer plein de personnages et faire un bon découpage.


41/ Dr.Stone (Boichi)

Bon, désolé, oui, le style de Boichi pour les illustrations couleurs je suis complètement froid, mais ça au pire c’est pas un souci. Moi ce qui me saoule avec les couvertures de Dr Stone c’est ces morceaux de pierre dans tous les coins de la couverture qui semblent exister que pour saccager l’illustration. Du coup ça donne un truc plutôt désagréable à mater.


40/ Muto BLACK (Daijiri Nonoue)

Fond blanc, personnage qui regarde vers l’horizon, c’est désormais du classique, vous comprenez que c’est un truc qui me plait beaucoup trop, je suis désolé, au suivant.


39/ Sensei no Bulge (Kohei Horikoshi)

Après Crazy Zoo, Horikoshi a décidé de faire des couvertures beaucoup plus épurées pour sa seconde série, Sensei no Bulge. C’est pas trop mal, mais c’est là qu’on remarque que Horikoshi aime beaucoup mettre plein d’habits compliqués sur ses personnages. Rien d’inattendu pour un auteur qui a décidé de faire un méchant qui a toujours une main super détaillée sur le visage ou une méchante qui a une coupe de cheveux qui part vraiment trop dans toutes les directions et doit pousser au burnout plus d’un animateur de BONES.


38/ Bozebeats (Ryôji Hirano)

Si on excepte le fait qu’on a l’impression que le gars tient un flingue-lance missiles avec sa main gauche, y’a une bonne expression de visage, une bonne couleur et une méga grosse gatling.


37/ Jujutsu Kaisen (Gege Akutami)

Au départ la couv du tome 1 j’étais « meh » mais plus je la regarde plus je la trouve réussie. Partir dans une ambiance vert-marécage, faire en sorte que le corps du personnage soit dans les mêmes teintes et du coup mieux faire ressortir son visage et sa main, c’est pas bête, et l’équilibre des couleurs est bon. 

Même si là, en l’état, j’ai peur que les gens se disent direct « oh cool, une copie de Parasyte » alors que non pas trop.


36/ Straighten Up: Welcome to Shika High’s Competitive Dance Club! (Takuma Yokota)

Je suis biaisé, ce manga est forcément vingt places au dessus de sa vraie place mais j’ai toujours pas mal aimé le concept des couvs de Straighten Up où chaque tome représente un des duos de danseurs, et tâche de représenter en un clin d’oeil la manière que les personnages ont de vivre la danse. Et du coup le tome 1, comme c’est des héros mignons qui font de la danse mignonne, bah c’est choupi as fuck (encore plus quand le dernier tome les représente deux ans plus tard.)


35/ Smoky BB (Yuya Kawada)

C’est… plutôt badass. Pour un sport aussi chiant et planqué que le baseball, c’est même un peu trop badass. Cette expression sur le visage du héros, brrr, j’en ai le corps qui palpite.


34/ Hungry Joker (Yuki Tabata)

Je médisais sur les couvs de Black Cover mais c’est aussi, un peu, parce que j’ai le sentiment que Yuki Tabata faisait des meilleures couvertures sur sa première série, Hungry Joker. Niveau compo, ce premier tome fonctionne quand même mieux que n’importe quel tome de Black Clover, non ?


33/ Soul Catcher(S) (Hideo Shinkai)

Là aussi l’étrange cas d’une série qui a habituellement des couvertures assez peu flamboyantes mais qui sort un beau truc le temps d’un tome. On a l’impression que les trois persos vont se maraver avec leurs instruments et rien qu’imagine une brune taper quelqu’un à coup de hautbois, ça me donne envie de lire la série. Merci aux brunes, merci aux hautbois et merci aux uniformes scolaires rouges. 

(J’espère que c’est un hautbois car ça se trouve c’est une clarinette, mon vocabulaire « instruments de musique » est aussi très très nul.)


32/ Illegal Rare (Hiroshi Shiibashi)

Encore une fois l’école Bleach du « un titre, un perso, un fond blanc » et, écoutez, je suis toujours positif et biaisé, ça change pas, ça a pas de raison de changer, par contre vu l’ongle du mec j’espère qu’il a pas de relations sexuelles avec qui que ce soit.


31/ Sengoku ARMORS (Shôta Sakaki)

Ca POURRAIT être trop chargé, ça l’est même un petit peu soyons honnêtes, mais j’aime bien la composition de l’ensemble et le gros titre en blanc sur le côté. 


30/ Magico (Naoki Iwamoto)

C’est très sombre, les couleurs vives ont été bannies comme les lunettes de piscine autour de Bastille-Nation-République mais les poses sont classes.


29/ Samon the Summoner (Shun Numa)

Style très coloré, très comique, très adapté à la série (qui était une sorte de Neuro comico-mystique) et le découpages en cases surplombé d’un personnage en couleur a permis à l’auteur de bien s’amuser pendant dix tomes.


28/ Mitsukubi Condor (Ryo Ishiyama)

Si vous me demandez pourquoi je met celui là finalement assez haut je vous répondrais que je ne sais pas vraiment, juste que j’aime bien la pose et que j’aime encore plus les « ailes » en symétrie derrière le personnage, ça donne un côté hyper badass qui, pour le coup, me donne envie de lire la série. En plus y’a que trois tomes, ça doit pas être une lecture très compliquée.


27/ Kimi o Shinrayku Seyo! (Kazusa Inaoka)

Y’a qu’un seul tome de sorti pour l’instant, et y’en aura certainement pas plus de trois vu que la série vient de se faire annuler, mais j’ai hâte de voir les prochaines couvertures car le style de ce tome 1 me plaît pas mal. C’est foutraque sans l’être, assez mignon, joliment coloré, j’en veux plus.


26/ Lady Justice (Ken Ogino)

Que deux tomes pour cette série qui mélangeait peu habilement super héros et fanservice coquin mais les deux couvertures étaient pas mal bossées et essayaient de rendre le mieux hommage à… la Lady Justice du titre. C’est pas tous les jours qu’on a du manga avec une héroïne dans le Jump, profitons en.

Points bonus, évidement, pour la coupe déchirée qui remue au vent, c’est numéro 7 dans mon top 10 des clichés qui fonctionnent à mort sur ma gueule.


25/ Spring Weapon n°1 (Tomohiro Hasegawa)

La série a durée sept tomes et, à chaque couverture, l’auteur a tenté un truc différent et, honnêtement, à chaque fois, ça marchait plutôt bien. Y’a une vraie bonne maîtrise des couleurs et un style, pour le coup, assez unique. 


24/ Crazy Zoo (Kohei Horikoshi)

C’est le Horikoshi des débuts, celui qui a pas forcément toujours bien compris le concept de lisibilité et qui est très très certain que plus un personnage est detaillé mieux c’est, et c’est pour ça qu’on l’aime. Ici on aimera d’amour les deux héros qui marchent gaillamment vers le lecteur avec des sourires injectés de swag, se contrefoutant des vilains méchants qui sont derrière.


23/ Love Rush (Ryohei Yamamoto)

Je la trouve adorable comme tout cette couverture. Dommage que y’aie eu que deux tomes parce que même si le manga était pas ultra original (et tentait de faire une romcom fanservice alors que Yuragi no Yuuna-san avait déjà commencé à bien se poser), on sent bien que son auteur a méga bossé son dessin depuis l’époque de E-Robot. 


22/ Pôro no Ryûgakuki (Ryûhei Tamura)

Une série à deux tomes où tu sens que l’auteur s’éclatait plus à faire des illustrations que des histoires, ce qui est loin d’être problématique, faut juste le faire collaborer avec le bon scénariste.


21/ Kinai Banashi Hanasaka Ikkyû (Yuya Kawada)

Wah la surprise totale cette couverture. Déjà parce que pour le coup j’avais complétement oublié l’existence de la série mais parce que en plus l’auteur il s’est dit « tiens je vais apprendre au mec de Toriko comment faire une illu cool avec un perso qui porte du orange. » Non mais sérieux, une couverture qui a comme couleurs principales le rose et le orange et qui arrive à tout bien mélanger, quel est ce secret ?


20/ Iron Knight (Tomohiro Yagi)

Je vous présente Tomohiro Yagi. Son problème c’est qu’il arrive pas à faire tenir ses séries plus de vingt chapitres dans le magazine alors que ses couvertures c’est du travail de, je cite un collègue, « bâtard. » Et c’est vrai qu’il est doué le gars.


19/ Isobe Isobe Monogatari (Ryô Nakama)

Dans le genre « série comique inclassable », y’a pas à chier, l’auteur de Isobe Isobe Monogatari il se casse le cul jusqu’à ses couvertures à imposer son style estampe-punk-moderne. Ca se voit que je met des mots au pif parce que j’ai jamais su acquérir le moindre vocabulaire potable en terme d’art genre « surréalisme » et « romantisme » tu me dis c’est pareil je fais « moui ça fait sens » ?


18/ Enigma (Kenji Sakaki)

Beaucoup de couleur, c’est osé, ça fait vomir des gens, moi j’aime bien. Les couleurs. Pas que des gens vomissent. Gardez vos germes loin, surtout que c’est un mécanisme naturel de vomir quand on voit des gens vomir. J’aime pas vomir.


17/ Kiben Gakuha, Yotsuya-senpai no Kaidan (Haruichi Furudate)

Très très bonnes vibes, j’aime les persos qui me regardent de manière zehef en pointant leur doigt devant leur bouche. J’aime aussi pas mal l’aspect sépia / délavé qui est recherché.


16/ Food Wars: Shokugeki no Sôma (Shun Saeki)

Unpopulair opinion: que ce soit Shun Saeki ou Tosh, j’ai jamais vraiment aimé les illus couleurs de cet auteur, souvent une question de poses assez peu naturelles ou de couleurs un peu bof. Et par conséquent les couvertures et les illustrations couleurs de Food Wars je suis au regret de signaler que je suis pas méga à fond dessus… Mais y’en a deux ou trois qui sortent du lot, principalement autour du tome 15. Et puis, derrière, t’as des couvs assez bof genre la couv du tome 21 où tout le monde a un balai et où personne est heureux d’être là.


15/ We Never Learn (Taishi Tsutsui)

Ok c’est des couvs plutôt chargées parce que l’auteur essaie souvent de se donner comme challenge de mettre sur le couv des éléments qui correspondent au maximum de chapitres mais y’a un bon mélange de couleurs vives, les poses des persos sont sympas et, dans l’ensemble, c’est plutôt adorable. Et, surtout, on sent déjà une amélioration à chaque tome donc à voir où tout ça va nous mener.


14/ Red Sprite (Tomohiro Yagi)

Toujours Tomohiro Yagi, toujours une couv qui claque (et qui est effectivement très très rouge), toujours une série très courte.


13/ Buddy Strike (KAITO)

KAITO il/elle est beau joueur comme auteur: après s’être fait virer sa série en moins d’un tome, il/elle en a voulu à personne et s’est juste dit simplement, « bon bah tant pis mon manga est devenu un one-shot mais je vais lui faire une couverture qui claque sa race quand même. » Nice. 


12/ ST&RS (Masaru Miyokawa)

C’est très différent de tout ce qu’on a eu jusqu’ici et c’est un style qui là me parle vraiment bien. En règle générale, c’est original d’avoir un auteur qui pense sa couverture en format paysage plutôt qu’en format portrait donc déjà ça sort du lot, mais en plus le style est vraiment plutôt cool.


11/ Hinomaru Sumo (Kawada)

J’ai commencé cet article en me disant « welp, je vais saquer Hinomaru Sumo » sauf que du coup j’ai rematé toutes les couvs et, en fait bah… elles claquent vraiment bien. Le style visuel de la série a beau clairement pas être mon style, Kawada se fait de plus en plus chier sur les illustrations couleurs, ça fonctionne et, pour le coup, c’est recommandable. 


Allez, on entre dans le top 10, on augmente la taille des images.


10/ act-age (Shiro Uzasaki)

CE REGARD, WOLOLO ON EN DÉCONNECTERAIT LE GPS POUR S’Y PERDRE.

Donc voilà, vous l’avez, le roi du domaine « fond blanc, gros plan sur visage de personnage » parce que voilà, niveau style, engager un illustrateur pour faire les dessins de ton manga, c’est un move payant. Le tome 2 utilise la même construction donc je commençais à espérer un modèle à base de « un tome = un perso » mais, à ma grande déception, le tome 3 est un peu plus classique (et moins époustouflant.)


9/ World Trigger (Daisuke Ashihara)

Cet article m’a permis de devenir un peu plus WOKE si vous me permettez l’anglicisme. Comme Hinomaru Sumo je suis entré en mode « ah, World Trigger, super série mais les couvs sont pas… » 

Lol, en fait les couvs sont super, j’ai rien dit. Le jeu avec les lignes noires, le personnage seul, le fait que chaque couv c’est un personnage différent, les cases dans le fond pour représenter discrètement les autres persos. Pas mal…. Pas mal.


8/ Pajama na Kanojo (Kôsuke Hamada)

Bah oui, bien sûr que le mec qui fait les couvs et les illus de Hanebado a un passé dans le monde du manga et bien sûr que déjà à l’époque il faisait des couvertures de malade. Regardez moi ces belles couleurs, regardez moi ce joli logo, regardez moi ce perso blond tout mignon qui se planque au milieu de tournesols genre « tu me vois pas je suis caché j’ai 120% de camouflage en haut à droite de l’écran. » C’est verdoyant, c’est chatoyant, ça booste presque le moral.


7/ Assassination Classroom (Yusei Matsui)

Y’a rien à dire, les couvs à concept c’est sur la longueur que ça marche le mieux. Et voir Assassination Classroom tenir le délire pendant près de vingt et un tome, c’est proprement épatant. Si au départ on comprends pas des masses l’intérêt, plus on avance et plus les couvs s’adaptent au contenu, de manière parfois subtile. Et quand, soudainement, la couv est intégralement noire avec des yeux lumineux, ça nous prend de court, ça nous coupe le souffle et ça nous fait presque appréhender la lecture. 

Et, évidemment, arrive le tome final où on voit enfin les élèves sur la couverture. Et c’est tout aussi émouvant que le contenu. 

Impeccable.


6/ Nisekoi (Naoshi Komi)

Nisekoi y’a deux phases, et Naoshi Komi l’explique très bien dans ses préfaces de tome: y’a la phase où il « comprend pas c’est quoi le fun dans la colorisaiton » et la phase « putain les illus couleurs c’est génial en fait. » Et du coup autant les huit premières couvertures elles sont sympas mais, honnêtement, ça aurait été dans la mauvaise moitié du classement, autant à partir du tome 9 le gars il change sa méthode de colorisation, se trouve un nouveau style et… commence à grave se gaver. Regardez moi la couv du tome 18 ! Ces couleurs, ce dynamisme, ces poses. Trop bien. 

Et, étrangement, je préfère les couvertures des éditions françaises pour une raison toute conne: le carré noir en haut des couvertures est beaucoup moins envahissant. Dans l’édition japonaise, il reste là même quand les couvs commencent à gagner en ambition, ça fait un peu « relique d’un autre temps. »


5/ My Hero Academia (Kohei Horikoshi)

Si vous lisez l’article dans l’ordre vous avez pu voir la longue évolution de Horikoshi dans le noble art de la couverture – d’abord avec Crazy Zoo ou il faisait des trucs ultra chargés mais pas moins réussis, puis Sensei no Bulge où il a essayé de faire quelque chose de plus épuré. Tout ça déboule donc sur My Hero Academia, qui a des couvertures où l’auteur… continue de pas mal expérimenter, mais avec les connaissances acquises jusque là. Du coup on a des trucs plus épurés, à l’ambiance souvent changeante, avec de multiples couleurs. Du coup l’ensemble ne dispose guère de cohésion, et c’est sans doute le seul défaut, car que ce soit All Might qui charge avec la rage au ventre, l’hommage aux affiches Star Wars du tome 20, l’ambiance pop-rock légère du tome 19le dilemme de Todoroki affiché sur le tome 5, ça marche.


4/ Cross Manage (KAITO)

Ok lol respect j’ai presque rien à dire, KAITO en illu il se donne toujours à 100%, ça se voit, et chaque couverture est une bénediction supplémentaire.  Ca me fait chier d’en avoir que cinq à admirer mais, en même temps, une série centré sur le lacrosse féminin, dans le Jump, cinq tomes c’est déjà un petit miracle.


3/ Haikyuu!! (Haruichi Furudate)

Encore une série « à fond blanc » même si, de temps en temps, l’auteur aime bien jouer avec ça (genre le tome 22 qui s’adapte subtilement au fait qu’on va suivre Nekoma au lieu de Karasuno.) Car dans les couvs de Haikyuu on est là pour le mouvement, le dynamisme et une mise en valeur iconique des personnages. Dans les couvs de Haikyuu, ils sont plus que des joueurs, ils sont des statues, des divinités, des héros mythologiques. 


2/ Kimetsu no Yaiba (Koyoharu Gotoge)

Les couvertures de Kimitsu no Yaiba c’est à l’image de la série: les premiers tomes c’est sympa puis dès le tome 4, ça passe trois vitesses d’un coup et ça part à 300km/h sur l’autoroute du talent. Ca éclate en mille couleurs, ça représente merveilleusement bien l’univers des personnages présentés, ça mélange le cool et le badass, c’est dynamique, étincelant, ça devait rôder dans la nuit mais à la place, la nuit, ça l’éclaire façon hélicoptère du SWAT.

Non sérieux, qui serait assez criminel pour se dire « ouais je vais mettre un logo WordArt pour saccager tout ça ? »


1/ The Promised Neverland (Posuka Demizu)

Vous espériez peut-être une surprise. Peut-être que vous vous disiez « ça peut pas être Neverland, ça serait trop évident. Trop facile. Trop commun. » Bah oui, désolé, mais quand tu confies ta série à une illustratrice reconnue, expérimentée ET talentueuse, bah les chances que tu fasses de la merde, elles sont pas bien élevées. Regardez moi la couv du tome 5 ! Regardez moi cette symétrie, cette expressivité, cette clarté ! Au final j’aurai pu choisir n’importe quelle couv parce que y’en a pas une qui me paraît plus faible que les autres, à chaque fois on a de l’ultra solide, avec des illustrations simples, claires, efficaces, qui accrochent immédiatement l’oeil, qui sont en plus très variées, qui restent pas figées sur un schéma sans jamais perdre en cohérence d’ensemble. Honnêtement j’aurais pu vous poster la couv du tome 9 qui est éclatante mais comme je trouve qu’elle spoile un chouia je vous l’épargne. 

Mais, ouais, bien sûr que Neverland est indiscutablement n°1. Choix évident, bien sûr. Choix facile, indubitablement. Mais choix logique avant tout.

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3 réactions au sujet de « [Néant Sept #20] Le classement des séries du Jump des années 2010 (par la qualité de leurs couvertures) »

  1. Salut top très intéressant et bien sympa à lire mais pourrais tu me donner la source de cette information merci
    « la Shueisha lui a livré trois tonnes de thunes pour qu’il fasse Platinum End. »

    1. Y’a pas de source, y’a pas d’info c’est une blague sur le fait que c’est certainement pas l’envie de faire une bonne série qui les motive sur Platinum End 😉😉

      1. je vois effectivement de quoi tu veux parler mais Obata avait dit une fois lors d’une interview qui est dans son artbook Blanc et Noir, que le jour ou il dessinera de super beau dessins alors il sera très satisfait de son travail et prendra beaucoup de plaisir.

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