365 jours de JV ~ 2016 / 2017

365 jours de JV ~ 2016 / 2017

On est en août donc vous connaissez la tradition: il est temps pour ce blog de faire son bilan annuel en matière de jeu vidéo et ainsi répondre à la question « à quoi ai-je donc joué depuis août dernier ? » L’occasion pour moi de donner mon opinion sur des jeux à l’actualité (plus si) brûlante, vous conseiller des jeux, vous en non-recommander d’autres, etc etc. Comme vous le savez peut-être désormais déjà, les bilans annuels de Néant Vert ont cette particularité de ne pas forcément parler de ce qui est sorti durant l’année écoulée mais à quoi j’ai joué pendant ce laps de temps. A partir de là, je découpe le bilan en douze, chaque partie faisant référence à un mois de l’année, auquel j’attribue le jeu qui a le plus marqué, pour moi, le mois en question. C’est une tradition qui existe depuis 2008, après tout.

Rapidement: comme le bilan 2015/2016, voilà une année où j’ai assez peu joué, peut-être une vingtaine de jeux grand maximum. Du coup ça n’a pas été spécialement dur de choisir les jeux, encore une fois. Mais dans le lot il y’a beaucoup de jeux longs et la majorité dont je vais parler sont des titres sur lequel j’ai passé minimum une trentaine d’heures à chaque fois. Cela me permet donc de déclarer officiellement que ce fut une année qui a vu triompher la qualité sur la quantité.

 


Août 2016

Fire Emblem Fates: Conquête

J’avais fini le bilan de l’an dernier avec Héritage pour le mois de Juillet donc voilà, logiquement, Conquête, le versant « hardcore » de Fire Emblem Fates et celui où tu peux te taper tes frères et sœurs sans complexes parce que, eh, t’es certain à 1200% que y’a pas de lien de sang: les liens familiaux sont que dans ta tête

Quant au jeu en lui-même je dois avouer par contre avoir déclaré forfait au bout de vingt heures, complètement gavé. Une lassitude qui peut s’expliquer par deux erreurs critiques de ma part. La première c’est que je croyais que comme j’avais fini Awakening et Fates Héritage avec (presque) tous les persos 1 en Difficile Classique je m’étais dit que j’allais faire Conquête dans cette même difficulté sauf que, oups, c’est très très dur dès la première mission. Certains me diront que c’est juste la difficulté des « vrais » Fire Emblem mais comme moi j’étais pas venu pour souffrir, je suis passé en Normal au bout de trois missions et là je commençais à rouler sur les ennemis donc le fun était pas omniprésent. 

La seconde erreur c’est que j’avais passé 80h sur Héritage donc là j’en étais à 100h de Fire Emblem en deux mois et, ouf, arrive un moment où le gameplay a beau être impeccable, tu ressens l’envie de passer à autre chose.

Je me dis qu’un jour je m’y remettrais certainement, et que j’enchaînerais avec Revelations mais c’est vrai qu’après 80h de Héritage et 20h de Conquête, je commençais à me dire que ça aurait été bien si, peut-être, au lieu de faire deux intrigues longuissimes et un peu moyennes, ils avaient faits une seule vraie grosse bonne intrigue.


Septembre

Ace Attorney: Spirit of Justice

Je me souviendrais toujours quand à la moitié du mois d’août je me réveille et me rends compte qu’un nouveau Phoenix Wright allait débarquer dans à peine quinze jours. J’aurais pas du être surpris, je pense, mais j’étais tellement dans un autre monde parallèle à ce moment là que j’en oubliais presque de prendre des news d’une de mes franchises préférées. Était-ce parce que ma dernière expérience en date avec Ace Attorney c’était ce cross-over mollasson avec le Professeur Layton, me faisant oublier l’excellente surprise que fut Dual Destinies fin 2013 ? Dans tous les cas, voilà Spirit of Justice qui s’annonçait comme l’épisode de l’appel au voyage, avec une moitié du jeu dans les Etats-Unis-d’Amérique-du-Japon qu’on connaît si bien et l’autre moitié dans le fantastique royaume de-pas-l’Inde-ou-le-Pakistan. Et on rajoute à ça une affaire finale qui se déroule simultanément dans les deux pays parce que, eh, c’est ça qu’on veut. 

En vrai ce concept est cool mais montre rapidement ses limites: pour des raisons inexplicables des persos sont communs aux deux pays, ce qui n’a pas un immense sens (une pensée pour Nahyuta qui doit se taper 30 heures d’avion par semaine pour squatter le plus de procès possible) et met grave en exergue le fait que Spirit of Justice… a très très peu de personnages et d’environnements différents. On visite toujours les mêmes endroits, on rencontre toujours les mêmes témoins et les affaires ont tellement peu de personnages différents qu’on tourne rapidement en rond. Ca n’empêche pas les affaires d’être bien écrites et le fait qu’il y’ait peu de décors et de personnages est compensé par le fait que tout est visuellement ultra-soigné, avec des sprites complets et détaillés, mais on en aurait aimé plus, ça manque largement de surprises et de renouvellement.

Mais c’est le seul vrai défaut de ce sixième volet qui réalise autrement un très beau miracle: rendre le personnage d’Apollo Justice enfin attachant. Cela fait donc de Spirit of Justice un Ace Attorney qui rend mieux honneur à Apollo Justice que le vrai jeu Apollo Justice. Dingue, non.

Maintenant plus qu’une seule attente: la sortie en Europe de Dai Gyakuten Saiban et, oui, ok, je sais, c’est mal barré.


Octobre

WWE 2K16

Pas grand chose à dire, je l’ai chopé en Games with Gold, j’y ai joué quinze heures, j’ai découvert que j’étais devenu trop vieux pour être patient devant les conneries des jeux WWE, qui restent des jeux de bastons cons mais empêtrés dans des mécaniques de jeu qui datent encore et toujours de Smackdown vs RAW 2005. La mode Univers est inintéressante, la mode scénario dure peu de temps et n’a pas grand interêt, la carrière est répétitive en diable… Au moins le roster est largement fourni et on a toujours la possibilité de créer des personnages débiles alors ça va…

… Mais bon à un moment faudrait vraiment qu’ils reprennent la formule de zéro. 


Novembre

Pokémon Lune

Encore une fois une franchise qui m’est chère débarque avec un volet sur lequel je n’avais mine de rien que peu d’attentes. J’y suis du coup allé relativement vierge, avec pour seule connaissance du jeu que le fait qu’il n’y aurait plus d’arènes et que les Pokémons ont désormais des formes Alola cheloues. 

Et bah surprise surprise j’ai trouvé le jeu proprement excellent. Après sept générations, Alola peut sans doute se targuer d’avoir l’univers avec la personnalité la plus marquée et toute la progression dans le jeu est une vraie randonnée feel good qui n’a comme seul défaut que sa très grande linéarité. Mais si on outrepasse ce problème parfois frustrant, on a véritablement un jeu rempli de bonne humeur, où tous les personnages ont un caractère marqué, amusant, où l’on rigole souvent (grâce à une traduction française remarquable), où l’on varie souvent les cadres que l’on explore et où l’on ne s’ennuie jamais vraiment. Même le postgame est un peu plus bossé que ses prédécesseurs avec, enfin, la possibilité de retourner à la Ligue défendre son titre contre une ribambelle de prétendants.

On pourra reprocher un manque de révolutions au sein du gameplay de la franchise, tout comme on pourra critiquer le fait que désormais tout soit facile, et ça serait des remontrances tout à fait légitimes, mais dans mon coeur, cet ouragan de bons sentiments et de couleurs que propose le jeu m’a fait tout oublier et c’est pour ça que aujourd’hui, même avec le recul de huit mois, je n’ai pas honte à dire que Lune est mon jeu Pokémon favori depuis les intouchables Or & Argent. Rien que ça.

(Ah et l’OST est excellente.)


Décembre

Final Fantasy Type-0 HD

Pendant que tout le monde s’étripait à étriper Final Fantasy XV, je passais mon temps à jouer à l’autre enfant maudit de feu le Fabula Nova Crystallis avec Final Fantasy Type-0, ancien Final Fantasy Agito XIII. Je l’avais surtout pris à la base pour une seule raison, parfaitement stupide: la présence de Kana Hanazawa et de Miyuki Sawashiro dans le casting japonais. Comme j’avais envie de me faire un JRPG sur Xbox One, bon, le fait que mes doubleuses favorites s’y trouvent était un bonus tout à fait appréciable. 

J’ai dédié un long article en janvier sur le jeu donc je vais tâcher de me limiter à une opinion claire et concise: j’ai adoré Final Fantasy Type-0 mais, hélàs, c’est un titre que j’ai du mal à vraiment recommander pour une seule et bonne raison: ça reste un jeu PSP à la base, et ça se sent énormément. Beaucoup de mécaniques répétitives, un univers visuel loin d’être sublime, un appel au farming et une réelle nécessité de faire un voire New Game+ pour pouvoir accéder à un putain de tiers du jeu. Sans compter les quêtes annexes parfois ridicules de difficulté, quand elles ne sont pas tout simplement absconnes. 

Y’a des tonnes de défaut, c’est un jeu qui demande énormément d’efforts pour qu’on y entre mais, comme beaucoup de jeux japonais, si vous y arrivez vous êtes récompensés par un contenu de malade. C’est un jeu où vous devez gérer quinze personnages, chacun avec son gameplay, ses tactiques, son équipement. L’intrigue est également vraiment solide, avec une vision cruelle de la guerre vue par des protagonistes souvent déphasés par ce qu’ils voient, ne faisant preuve que de rarement d’émotions. Tout cela amène à une conclusion magistrale, avec une cinématique de fin que je place personnellement dans mon top 5 des plus belles fins de JRPG. 

Bref ce jeu est pour moi un vrai coup de coeur mais il n’est clairement pas pour tous. Le jeu est aujourd’hui vendu à des prix vraiment bas donc, au pire, tentez ! 


Janvier

Shantae and the Pirate’s Curse

Après avoir passé janvier 2016 sur Shovel Knight, janvier 2017 a été passé sur un autre jeu de plates-formes 2D a inspiration rétro avec ici Shantae and the Pirate’s Curse, suite très attendue – si j’ai bien compris là je fais ça de tête attention les yeux – d’un jeu Game Boy Color passé inaperçu au moment de sa sortie mais devenu culte. Dans le cas de Shantae ce qui me parlait surtout c’était le fait que c’était une création WayForward, un studio qui avait su attirer mes grâces via deux jeux en particulier: Mighty Switch Force et DuckTales Remastered. Sans compter les bandes originales de Jake Kaufman, un mec qui a statistiquement 100% de réussites.

Bon pour être très clair j’ai fini le jeu à 100% en pile dix heures, j’ai perdu pas mal de temps à essayer de battre les boss sans encaisser de dégats car je reste une foutue pute-à-succès, et ça a pas été dix heures fondamentalement désagréables. Les dialogues se forcent ptet un peu trop à faire des blagues rarement drôles, mais c’est même pas un vrai défaut: au moins ils essaient de faire de l’humour, c’est déjà ça. 

Bref, ça se parcourt bien, ça se parcourt vite, ça doit désormais être soldé un jour sur deux donc, écoutez, si vous voulez de la plate-forme 2D à l’ancienne et que vous avez pas un niveau d’exigence du genre « tout doit être aussi bien que Shovel Knight » (car rien ne sera meilleur que Shovel Knight), ça peut vous faire un week-end. Sinon écoutez au moins l’OST, eh.


Février

Lost Oddysey

Il était gratuit pour les propriétaires de Xbox One donc c’était le moment où jamais de sauter sur un jeu que j’aurais mille fois dû faire sur Xbox360 tant le casting derrière le jeu est exactement ce que j’aime: Hironobu Sakaguchi et Nobuo Uematsu, ensemble comme au bon vieux temps. Tout le monde m’en disait toujours du très grand bien mais à la place je préférais, par exemple, passer 15h à essayer de débloquer des succès dans GoldenEye Reloaded. Parfois je me demande pourquoi je suis malheureux mais rien qu’en écrivant ce genre de phrases, je me dis que je le mérite.

Blague à part, Lost Odyssey m’a profondément convaincu pendant les cinq heures que j’ai passé dessus. J’ai même déjà eu quelques larmichettes sur une ou deux des petites histoires qu’on peut débloquer en explorant l’univers, écrites et traduites merveilleusement bien, avec une OST incroyable et un style visuel original, sachant mettre en valeur ce qui est pourtant des beaux pavés. Le gameplay est à côté ultra classique mais c’est même pas un vrai problème: je suis venu jouer à un JRPG Sakaguchi, je m’attends un peu à du « comme au bon vieux temps. » 

Non en vrai le seul souci de Lost Odyssey c’est que connement je l’ai commencé une semaine avant la sortie de Breath of the Wild. Du coup bah dès que j’ai lancé Zelda j’ai complètement oublié Lost Odyssey… que je ne compte évidemment pas laisser de côté pour autant tant, je le répété, ce début de partie m’a déjà touché !


Mars

Zelda: Breath of the Wild

J’avais joué à Twilight Princess sur Gamecube comme un vrai, bah du coup logiquement c’est la version Wii U de Breath of the Wild qui a attiré mon coeur parce que j’aime jouer comme un hipster (surtout quand j’ai pas l’argent pour une Switch.) 

Que dire sur ce monument, du coup ? Rien de très original, hélàs: c’est effectivement un monde ouvert très poussé, avec une liberté grisante, offrant perpétuellement à son joueur des nouveaux challenges, des nouvelles idées. J’adore le concept des sanctuaires, ces puzzles parfois assez funs faisant une utilisation totale des pouvoirs qui nous sont conferés. J’adore le fait que chaque habitant de Hyrule a un nom, un caractère, des occupations fixes. J’aime, en général, tout le sens du détail dont ce monde gigantesque semble avoir bénéficié, le rendant riche en caractère et encore plus plaisant à explorer. J’adore escalader des trucs. Non sérieux, vraiment, escalader c’est la vie. J’ai mis tous mes jetons dans l’endurance parce que je veux juste escalader plein de trucs. Puis y’a Mipha, j’adore Mipha, elle est trop choue.

Bref c’est une complète réussite, et j’ai l’impression que j’étais un des rares a accueillir ce jeu avec une vraie hype tandis que la majorité de l’Internet était devenu ronchon parce que le stream de l’E3 2016, comprenez, « il s’y passait pas grand chose. » Bah ouais mais faut creuser les gens, holala.

Maintenant j’aimerais dire que je l’ai fini triomphalement mais en fait le souci c’est que après 3 donjons et la récuperation de la Master Sword, j’allais faire le 4e et dernier donjon mais, oups, Persona 5 est sorti à ce moment là et… voilà. Je pense que je suis pas le seul dans ce cas mais, promis, le DLC de cet hiver devrait me permettre de m’y remettre pour de bon !


Avril

Persona 5

J’ai fini Persona 4 quelque part vers mai 2009 et depuis ce jour ma vie entière était dédiée à l’attente d’un nouveau Persona. Huit ans plus tard, le voilà ce foutu nouveau jeu. Mais comme Zelda, tant pis si on l’a attendu aussi longtemps vu que chaque minute de jeu justifie complètement cette longue et terrible attente… et des minutes de jeu y’en a énormément vu que moi, par exemple, il m’a fallu exactement cent heures pour finir le jeu, et je crois pas avoir spécialement lambiné !

Persona 5, pour vous la faire court, c’est l’apogée de la formule Persona. Ils ont pris le 3 et le 4, retirés tous les trucs un peu frustrants et emmerdants, améliorés tout ce qui pouvait être amélioré, ajouté plein de petits trucs plaisants, posé ça dans un Tokyo répliqué à la perfection et rajouté une intrigue qui cette fois allait parler de trucs sérieux. Pas que les précédents Persona étaient pas sérieux, loin de là, mais juste que cette fois on aborde frontalement les sujets qui peuvent fâcher. 

Persona 5 est donc un jeu blindé de contenu: il y’a toujours 3000 choses à faire et, pas de bol, avec le système de calendrier vous devez faire des choix et des priorités donc vous allez même pas voir, dans votre première partie, au moins un quart voire un tiers du jeu. C’est un JRPG où tu réfléchis très fortement aux stratégies de combats… mais aussi aux stratégies pour optimiser ta vie quotidienne. C’est pour ça qu’on déteste tous Morgana, qui parfois nous empêche de dormir la nuit alors que, putain, faut aller maxer la joueuse de shogi trop mignonne qui permet de débloquer des nouvelles compétences de combat qui sont indispensables. Il y’a beaucoup de personnages à qui parler, beaucoup de lieux à visiter, beaucoup de choses à acheter… On peut vite se perdre !

Mais, paradoxalement, je suis aussi sorti de Persona 5 avec encore beaucoup d’appétit: le jeu a beau m’avoir pris littéralement cent heures de ma vie, j’en voulais plus encore à la fin. Ca m’a fait vraiment mal de quitter le groupe de potes qu’on a vu être développé durant tout le jeu, encore plus vis à vis de certains personnages introduits assez tard dans l’intrigue et qu’on ne voit donc que trop peu (pauvre Haru, qui est dans notre team que pendant un quart du jeu :'(.) De même, certains élements de l’intrigue semblent être encore enveloppés d’un certain mystère, comme si on nous réservait la réponse pour «  »plus tard. » » 

En parlant de l’intrigue, ça sera sans doute ma seule réserve avec Persona 5: elle va dans trop de directions. On sent que les auteurs essaient de parler de plein de sujets sensibles: la dépression, le suicide, les mariages arrangés, la prostitution, les relations tendues entre la jeunesse et le monde adulte, la corruption, etc etc… Mais en passant tout le jeu à jongler d’un angle à l’autre, on fini par n’en développer réellement aucun: tout est traité de manière limitée avant de passer à un autre sujet. C’est un peu dommage tant cela aurait pu donner au jeu le pouvoir de filer des coups de poings encore plus balèzes et d’être une vraie source de réflexions, au lieu d’être parfois un bête diaporama des soucis de la société contemporaine.

Mais je chipote: Persona 5 est mon jeu de l’année, sans rivalité possible. Tout Atlus y a donné son meilleur et cela donne un jeu aussi cool qu’excellent, qui sort le JRPG de sa case habituelle et permet de rappeler à tous que les japonais, quand ils se sortent les doigts, ils restent les maîtres du monde vidéoludique.


Mai

Crash Bandicoot 3: Warped

Ecoutez en mai je préparais Epitanime et les dix ans de Néant Vert donc j’ai peu joué, d’autant que finir Persona 5 m’a mis dans un semi-coma vidéoludique. J’ai certes commencé Okami HD mais c’est pas avec trois heures de jeu que je pourrais dire quoi que ce soit d’un tel monument donc à la place je vais parler du fait que j’ai passé tout un samedi à me refaire Crash Bandicoot 3, la version Playstation originale, comme quand j’avais dix ans et que les seuls soucis dans ma vie c’était que je devais arrêter de jouer à 19h sinon ma maman me confisquait les manettes. C’est pas la première fois cette année que j’étais pris d’une fièvre bizarrement rétro car j’ai passé une partie de mon mois d’août sur les deux premiers Spyro the Dragon, pour me rappeler qu’ils sont funs à jouer mais que, wow, les caméras à l’époque comment on faisait. 

Mais le sujet ici c’est Crash Bandicoot 3 Warped qui reste un jeu très simple, un peu tordu si on veut le précieux 105% (ce niveau bonus où faut te faire choper par un ennemi bien précis, zéro moyen de deviner tout seul) et qui déjà montre la volonté de Naughty Dog de faire de Crash bien plus que du jeu de plates-formes avec pas mal d’expériences, de qualités variables: les niveaux jetski sont plutôt sympas à jouer tandis que les runs en moto sont… gentiment dispensables, et vraiment mauvais venant de la team qui sortira moins d’un an plus tard l’excellent Crash Team Racing. 

Bref toujours pas mon Crash favori – c’est Cortex Strikes Back, comme tout le monde – mais toujours suffisamment fun pour te tenir en haleine un week-end, même dix-neuf ans (!) après sa sortie.


Juin

Cities Skylines: Natural Disasters

J’ai péché, j’ai réinstallé Cities Skylines, chopé les DLC pendant les soldes, et j’ai passé 20h dessus rien que pendant le mois de juin. Par conséquence, je n’ai joué qu’à ça de tout le mois. 

Mais en vrai c’est terrible parce que j’ai beau avoir mis tous les DLC, il m’a quand même fallu à peine une quinzaine d’heures pour que je recommence à tourner en rond avec ma vie. Le problème, en général, avec les jeux de gestion c’est que tu passes souvent une période à galérer à savoir ce que tu dois faire pour réussir, la partie la plus excitante, avec le plus de rebondissements… puis quand tu comprends toutes les arcanes et que tu gères, bah ça tourne un peu en rond. Du coup, voilà, ma belle vie atteint les 75 000 habitants, j’ai 200 000 dollars en caisse donc mis à part me casser le cul à faire des réseaux de transports hyper sophistiqués, j’ai plus grand chose à faire de fou.

Mais je continue à y jouer grave quand même. C’est ça la force de ces jeux. 

Allez Paradox, plus qu’à rajouter un système de région à la SimCity 4 et on tient le city builder vraiment ultime, tu peux le faire.


Juillet

Motorsport Manager

Nouveau mois, nouveau jeu de gestion avec Motorsport Manager, le jeu de gestion d’écurie de Formule 1 par les créateurs de… euh… Football Manager. C’est un peu un fantasme qui devient réalité pour moi ! Et le jeu est, pour le coup, pile ce que j’en attendais. Très ouvert au modding (indispensable si on veut jouer avec les vraies écuries et les vrais pilotes), y’a pas mal de choses à tester et explorer dans ce jeu qui, pour le coup, se révèle souvent imprévisible. Le jeu est en outre d’une vraie difficulté et essayer de remporter la victoire en partant de rien (mon challenge favori dans tous les jeux de gestion sportive, je rappelle que je débute toujours avec des clubs de National / CFA dans les Football Manager) se mérite vraiment énormément, tant rien n’est fait pour nous faciliter le travail et nous rappeler que le sport automobile est un milieu parfois très injuste, où l’argent est réellement le nerf de la guerre !

Y’a pas mal de trucs à rajouter ou corriger pour la suite, évidemment: on aimerait beaucoup plus de circuits tant on fait vite le tour de ceux déjà présents, plus de contrôle des pilotes et de son staff et, surtout, une IA adverse parfois un peu moins conne quand il pleut sur la piste, mais on a d’ors et déjà des bases très très solides pour la suite. Si en plus SEGA arrive par miracle à choper des licences officielles (avec la nouvelle FOM, moins grippesous que à l’époque Ecclestone, tout est possible), alors ça serait le pompon. En attendant, merci SEGA et Playsport de réaliser mes rêves. 

(Et de me faire perdre tout ce temps que j’aurais pu passer sur des JRPG à l’intrigue complexe et travaillée.)


Très vite, le reste des choses à évoquer:

  • Spyro: La caméra est nulle à iech, je me souvenais plus à quel point c’était horrible. Mis à part ça ça reste un platformer très réussi qui, sans atteindre la grâce d’un Banjo-Kazooie sorti la même année, n’a aucune crainte à avoir sur ses qualités.
  • Spyro 2: Le premier Spyro en plus varié, plus bossé, mieux pensé. Top.
  • This War of Mine: Grosse déprime à chaque fois qu’on y joue, j’ai passé une partie entière à explorer les mécaniques sans jamais faire un nouveau run. Encore une fois, tous les jeux avec des mécaniques de rogue-like ou faut atteindre « the perfect run » sans chance de revenir en arrière c’est hélàs pas ma came et si je croyais très fort que This War of Mine allait être le premier jeu de ce style que je pourrais kiffer, finalement… non, il m’a lassé très vite. Dommage. Mais si c’est votre came, foncez !
  • Sakura Swim Club: J’ai testé pour vous « les eroges américains de Steam qui font genre c’est des jeux japs alors que non » et, well, c’était couillon et débile mais bon, y’a une ou deux scènes que j’ai bien aimé ( ͡° ͜ʖ ͡°) . Problème ? Elles sont très courtes ces scènes ( ͡° ʖ̯ ͡°). Avec une CG à chaque fois et vingt lignes de texte grand maximum ( ͡° ʖ̯ ͡°). Foutus ricains (ಠ ε ಠ). 
  • 1, 2, Switch: C’est nul (alors que j’en attendais beaucoup après la présentation Nintendo, comme quoi.)
  • Okami HD: Ca blablate beaucoup mais c’est normal j’en suis à peine au début on m’avait prévenu. C’est sublime, sinon. 
  • Killer is Dead: Je pensais pendant 4 missions que j’allais grave kiffer, que c’est vrai que j’avais pas fait de jeu suda51 depuis Killer7, que visuellement ça claque, que le gameplay est tout à fait potable… puis à un moment le jeu m’a forcé à combattre un boss que pour le vaincre faut faire deux fois de suite une séquence de BUTTON MASHING QUE J’ARRIVE PAS A PASSER. Et avant que vous me disiez « git gud », j’ai passé la torture en Extreme dans Metal Gear Solid 2. Donc bref ragequit instantané, déso pas déso.

 

Oui, vraiment pas beaucoup de jeux cette année. On va essayer de se rattraper l’an prochain ! Eh, après tout, rien qu’en ce début de mois d’août j’ai touché à Crash Bandicoot N’SaneProject CarsShovel Knight Specter of TormentDOOMStardew ValleyMicrosoft Bingo (vg ça me déstresse) et Sonic Mania donc, eh, ptet que l’amour du jeu vidéo ça me reprend !

Réponse l’an prochain.

Si je me suis pas coupé les doigts après avoir retenté le boss de la mission 4 de Killer is Dead.

  1. Merci encore à Kage qui est tué par le scénario sans que jamais tu sois vraiment prévenu, du coup si t’as oublié de lui faire un gosse, tu l’as dans le cul
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3 réactions au sujet de « 365 jours de JV ~ 2016 / 2017 »

  1. Je te félicite pour les 92h que j’ai passées sur Persona 3 Portable.
    Et je suis pas loin de la fin de Persona 4 Golden (en Février) donc je te félicite aussi pour les 72h que tu m’as déjà fait passer sur P4G.
    Mon gros souci, j’ai ni PS3 ni PS4 pour faire Persona 5 après T_T Et encore moins de télévision !!
    Bref, je ferai certainement P5 un jour, dans 10 ans, comme j’ai attendu 10 ans pour faire P3P. La PS4 sera devenue une console rétro. Halala.

    Cette année, j’ai été marqué par les jeux que je rattrape puisque (hololo) j’ai enfin eu une WII l’été dernier, et j’ai pu y jouer cet été. Donc 10 ans après la sortie de la Wii. Et j’ai ainsi fait mon PREMIER (VRAI) MARIO avec Mario Galaxy, et c’était plutôt pas mal ! Pas la tuerie que j’attendais, notamment parce que, hé, la caméra elle fout quoi !? mais bon, c’était cool.

    J’ai fait aussi FF X sur ma Vita. (donc cette fois, 15 ans après la sortie). Sympa, ça m’a bien arraché la larmichette à la fin, mais justement sur la fin j’en avais un peu ras le bol, alors le boss de fin, double Zanmano, one-shot, END.

    Cette année, je me suis pris Crypt of the Necrodancer, et whow autant les jeux de rythme j’suis bon, autant les rogue j’suis un désastre x) j’ai malheureusement lâché, j’y reviendrai peut-être un jour, mais les sessions que j’ai eu dessus ont quand même été plutôt jouissives. Donc pas déçu.

    Evidemment P4G, gros gros coup de coeur (j’ai nolifé comme un fou dessus pendant une semaine en Juillet avant de me reprendre un peu – et puis la vie continuait autour).

    Et enfin, mais ça c’est toute l’année, j’ai poncé à fond les 3 Project Diva de la PS Vita, notamment Project Diva F et Project Diva X que j’ai fait cette année (le F 2nd l’année dernière). J’ai pas réussi à m’en lasser. C’est la 2e série qui m’est très chère à mon coeur ces dernières années (avec les Persona).

    Voilà mon récap perso ^^

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