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Do The Evolution

En janvier 2012 était organisé la première édition de Japanantes, une convention nantaise organisée par les élèves du Polytech local et qui s’est pas mal construit, de l’aveu même de certains de ses organisateurs, en prenant comme exemple un modèle tout à fait vénérable et semblable: la convention Epitanime, elle organisée depuis près de vingt ans par des élèves d’EPITA, une école parisienne d’informatique loin d’être inconnue. Cette première édition, je l’avais adoré à l’époque car dès le premier coup, elle avait su trouver la bonne formule et profiter de la place gargantuesque dont elle disposait pour proposer une très grande quantité d’activités et de contenu qui faisait que chaque salle de classe visitée, chaque couloir exploré, chaque stand observé était l’assurance de trouver quelque chose de neuf, de différent, nous permettant ainsi d’évoluer dans la convention à notre rythme et de trouver chaussure à son pied. Le tout dans une ambiance jeune, passionnée et bon enfant, qui ne visualisait pas le visiteur comme un portefeuille sur pattes mais comme un véritable être humain, qui allait pouvoir trouver dans ce salon de quoi s’exprimer, s’animer et offrir l’opportunité de rencontrer des nouvelles têtes ou de se créer des jolies mémoires avec ses amis.

Après cela, la convention a continuée son petit bonhomme de chemin et chaque mois de janvier voyait les élèves de Polytech Nantes retrousser leurs manches et organiser « leur » événement, qui ramenait chaque année toujours un petit peu plus de visiteurs. Alors oui ça reste un événement modeste qui ne dispose pas d’un budget suffisant pour faire venir, par exemple, des invités japonais et sa fréquention n’a rien de comparable avec des événements plus imposants, disposant de vraies entreprises à leur tête, comme Japan Expo, Polymanga ou Paris Manga, mais suffisamment pour permettre à la convention d’être justifiée et de trouver sa place dans l’écosystème mine de rien pas négligeable de la « culture otaku » dans l’ouest de la France. 

Donc jusque là il y’avait une bonne dynamique et une mise en place ardemment facilitée par une collaboration étroite avec l’école dans lequel se déroulait l’événement, qui offrait aux organisateurs du salon l’endroit idéal pour s’exprimer et offrir un Japanantes généreux, riche en contenu, qui permettait aux créateurs, aux associatifs, aux visiteurs et aux professionnels de s’exprimer.

Le défilé cosplay de Japanantes 2017, photo de Jimmy le Carnec

Mais ça, c’était avant.

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Pure(s) soirée(s)

Yoooooooooooooooosh.

On est le 27 mai, il est 8h45 à l’heure ou j’écris cette ligne, dans environ 60h c’est le début de l’édition 2015 d’Epitanime et il y’a environ 60h c’était la fin du 11e Stunfest rennais. Ce qui signifie qu’on est pile poil entre les deux festivals. Opportunité parfaite pour écrire dessus de manière concise et précise, faire mon petit bilan du Stunfest, vous rappeller les bases pour survivre à Epitanime et parler de 3/4 trucs totalements sans rapport genre Euphnium tout en essayant de pas dépasser les 2000 mots parce que y’a des fois je suis comme ça j’ai pas envie de faire 2000 mots sur Néant Vert.

(spoiler: j’ai échoué cet objectif.)

Le Stunfest c’était donc le week-end dernier et j’ai eu très peur quand ils ont annoncés la date puisque Epitanime n’avait pas dévoilé la sienne et je sentais le coup venir du « oups, deux gros festoches le même week-end, teehee. » Finalement ça va, le Stunfest est simplement tombé les mêmes jours que Geekopolis et, honnêtement, est-ce que j’ai une tête à en avoir quelque chose à faire de Geekopolis ? Est-ce que je touche trois fois le salaire moyen français et que je suis trentenaire nostalgique de l’époque ou les animés c’était déjà mieux avant mais au moins les mecs étaient des mecs ? Bon, voilà. Moi je préfère la Bretagne et les jeux vidéo, c’est dans mon ADN.

Ici une photo de gens qui jouent à Melty Blood
Ici une photo de gens qui jouent à Melty Blood, pour vous montrer à quel point le jeu vidéo est dans mes veines (cette légende n’a pas de sens.)

J’avais longuement parlé de l’édition 2013 sur Néant Vert et en le relisant je trouve plein de moments rigolos dedans. J’avais par contre pas parlé de l’édition 2014, ce qui m’étonne de ma part mais s’explique sans doute par le fait que j’avais du avoir grave la flemme vu que j’étais en plein déménagement à l’époque. Bref, en 2014 le Stunfest avait quitté son gymnase un peu serré pour s’installer dans le Liberté, une grande salle située littéralement au beau milieu de Rennes. Et du coup c’était relativement parfait: tous les espaces étaient maintenant soigneusement cloisonnés, les tournois pouvaient être vus depuis des authentiques gradins comme si on allait voir Jean Jacques Goldman, tous les couloirs autour de la grande salle étaient utilisés de manière optimale pour essayer de caser le max de stands possibles tout en essayant de permettre aux gens de naviguer… Bref c’était bien et j’avais passé la majorité du week-end à traînasser en salle Superplay, à alterner entre applaudir les performances que je voyais devant moi et jouer à Pokémon Link Battle.

L’édition 2015 c’est sensiblement la même chose, avec un plot twist: la salle a vite atteinte sa capacité maximale et il a fallu à partir du samedi après midi faire entrer les gens au compte goutte. Honnêtement quand on était dans la salle, cette surcharge ne s’est pas trop vue grâce à la disposition maligne des éléments du salon mais quand on sortait et qu’on voyait une queue gigantesque sur la place rennaise, on comprenait que la convention était victime de son succès. Sans compter qu’à cause du plan Vigipirate, la capacité avait sans doute été réduite par mesure de sécurité. Ce qui faisait qu’a l’intérieur on naviguait sans trop de soucis mais que dehors des gens devaient faire la grue et attendre que des personnes sortent « définitivement. » Et je parle pas des galettes qui étaient trop rapidement en rupture de stock…

DU MONDE.
DU MONDE.

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Stunfest IX – S’en sticker partout

Stunfest09

 

J’ai une relation assez amusante avec le Stunfest: chaque année depuis 2010 je veux y’aller, et finalement je trouve toujours mieux à faire que d’aller à Rennes quand ça a lieu. L’an dernier j’avais la bonne excuse du « je peux pas je bosse et en plus j’ai pas de thunes » et y’a deux ans j’avais la bonne excuse du « je peux pas je dois aller voir ma copine en plus j’ai pas de thunes. » En 2010 je sais plus ce que j’avais sorti. Peut-être pas de thunes. Et bah vous savez quoi ? J’avais pas de thunes cette année et j’y suis quand même allé. HA. Ca fait quand même beaucoup de printemps d’affilée ou j’ai pas de thunes. Je devrais commencer à me poser des questions.

Qu’est-ce que le Stunfest vous demandez vous peut-être ? Situé à Rennes, ce festival occupe une partie du gigantesque campus de la ville (en l’occurrence un gymnase) et s’occupe de remplir tout l’espace qu’on leur alloue avec des bornes d’arcade, des consoles de jeux vidéo, des transat et des files d’attente. Ouvert de 10h à 1h le vendredi, de 10h à 3h le samedi et de 10h à 20h le dimanche, le salon est donc dédié aux gens qui veulent jouer. Tout le temps. Sans s’arrêter. Mais si le salon possède une large gamme de jeux rétros et de bornes d’arcades funs, le principal attrait reste surtout ses compétitions de jeux de baston, qui attirent les principaux joueurs français… et pas mal d’étrangers tant qu’a faire. En l’occurence, c’est souvent le meilleur moment en France pour voir du haut niveau et en prendre plein les mirettes.

Donc voilà, j’y étais, et je m’apprête à vous offrir ce fantastique compte-rendu. Heureux ?

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