Mangas & Animes

[Néant Sept #33] Le top 22 des génériques d’anime de 2025

Parfois je me demande pourquoi je continue à numéroter mes articles-classement en « Néant Sept » quand ce ne sont plus vraiment des tops 7 et que ça fait écho à une vague époque en 2012 où j’essayais d’en faire une section régulière et hebdomadaire de ce blog… Bref ! Le top 22 des génériques d’anime de 2025 ! C’est le sujet, c’est l’objectif du jour ! Là vous allez me direz, « ok mais tu l’as déjà fait via ton podcast Kaorin » sauf que non, là je m’en vais faire le classement des génériques non pas en tant que chansons mais en tant « qu’objets » génériques. Quel a été le meilleur opening, le meilleur ending de 2025 – c’est à ça que je vais tenter de répondre plus ou moins vaillamment.

L’an dernier j’avais déjà fait ça sous forme de vidéo, j’avais plus ou moins prévu de le refaire et puis j’ai eu la flemme le moment venu – malade début décembre, pas le courage, sachant que faire des vidéos Youtube autour du sujet des génériques c’est beaucoup d’efforts et de frustrations pour ne pas fâcher le robot modérateur du site, bref c’est pas un plaisir particulièrement ouf. Donc à la place, je vais vous le dévoiler bah via un bon vieux billet de blog – car j’ai quand même fait mon petit classement de mon côté !

Donc, allez, fî d’attentes, direction ce top 22 dès à présent !

(Note, j’ai l’impression que sur Firefox les vidéos ont du mal à se lancer donc j’ai mis en lien après elles les vidéos sur Youtube… Un peu embêté par ça :/c. Mais ça marche impec sur les autres navigateurs !)

22/ Shangri-La Frontier OP4

Awich – Frontiers

Réalisation: Shun Yamaguchi | Lien Youtube

Bon on démarre par le même 22e que le classement Kaorin… Mais faut avouer que j’aime vraiment bien ce quatrième opening de Shangri-La Frontier ! Pourtant il part sur des bases qui me rendent habituellement plutôt frileux: c’est un générique qui est en théorie assez fixe, qui se contente de manière très mécanique de faire défiler les personnages comme je fais défiler les slides de mes Powerpoint en stream. Mais alors je dois avouer qu’il le fait avec beaucoup de style – rien n’est tant figé que ça, les personnages sont tous présentés avec beaucoup de classe, ça pose avec efficacité, tout le monde y est montré sous son air le plus cool, le plus badass. Alors ajoutez par dessus un ptit rap assez sympa avec choeurs et instru faussement dramatique, et vous avez un générique qui donne envie de s’intéresser à tous ces persos et à tous ces combattants qui ont l’air de dégager une aura de bâtard, comme diraient les jeunes.

Bref, un générique que sur le papier je ne devrais pas aimer mais que je me suis rapidement retrouvé à mater un peu en boucle – c’est fluide, c’est propre, la direction artistique est travaillée et y’a une transition entre chaque plan qui marche à merveille. Le ptit segment avec la combattante-danseuse qui se casse la gueule / fond au noir / caméra qui se repositionne pour le prochain gars ? Mmm parfait. J’en reprends quand vous voulez de ce shangri-la shangri-la shangriiiii-la.


21/ Catch me at the Ballpark! ED

Ai Farouz, Ikumi Hasegawa, Maaya Uchida, Mayu Sagara, Momoko Seto – Ballpark de Shake! Shake!

Réalisation: Jun’ichi Kitamura | Lien Youtube

J’ai pas encore donné mon impression globale de 2025 mais en gros ça a été une super année pour les génériques – y’en a beaucoup que j’ai adoré. Mais ma vraie « surprise », entre grosses guillemets, c’est à quel point ça a été une grosse année en particulier pour les endings. Souvent méprisés et délaissés, nos bons vieux génériques de fins ont été en 2025 plutôt chouchoutés, et le théâtre de pas mal de très chouettes expérimentations. Cela a aussi été l’endroit parfait pour y croiser des génériques funs et rigolos, vu que les openings ne le sont plus tellement de nos jours – et donc, big up à Catch me at the Ballpark qui avec ses vendeuses de bières dansant sur fond de choppe bien remplie, ont su illuminer une partie de notre printemps !

On a là aussi une recette simple mais bien menée: chanson extrêmement fun et entêtante menée par des doubleuses qui donnent tout, visuels colorés, chara-design rond tout adorable et évidemment une bonne vieille chorégraphie à l’ancienne, animée avec soin et passion. Cela nous donne donc une bombe de bonne humeur qui me donnerait presque envie de boire une bière bien fraîche – seulement je déteste ça, donc ce n’est pas aujourd’hui que les lobbys Asahi m’auront ! Je suis immunisé à leur propagande ! Contrairement à celle de Pepsi-Cola ! Aie aie aie…


20/ Rent-a-Girlfriend saison 4 OP

ClariS – Umitsuki

Réalisation: Ciao Nekotomi | Lien Youtube

Écoutez, j’en suis le premier surpris mais je dois admettre que la quatrième saison de Rent-a-Girlfriend aura eu au moins un mérite à nous offrir: son opening était super bien. Je suis pas forcément friand des génériques « à histoire », ceux qui prennent 1mn30 pour nous raconter une ptite saynette, parce que j’ai tendance à trouver ça vite répétitif: au bout du neuvème ou dixième épisode, tu fais juste que revoir la même petite histoire en boucle, ce qui amène à une certaine lassitude, lassitude que je n’ai pas forcément sur un clip musical par exemple. Mais là je suis convaincu parce que ça bouge bien et que l’idée est plutôt rigolote ! Voir ce crétin de héros être projeté dans le monde des contes et croiser les différentes héroïnes est une bonne idée, alors quand en plus c’est exécuté avec pas mal de grâce et de talent c’est encore mieux: c’est vraiment bien animé, les jolis plans s’enchaînent bien, c’est souvent super rigolo et ça a une vraie bonne énergie. Y’a plein de sections que j’adore: Mini qui s’enquille sa bouteille de boisson agrandissante, Mami qui lâche un ptit tehee après avoir invoqué un dragon… Même la zik est plutôt sympa ! C’est du ClariS un peu mémorable ! Cool !

Après, pas de surprise que ça soit aussi bien quand on voit qui est aux commandes: c’est Ciao Nekotomi, réalisatrice qu’on avait déjà remarqué via deux autres openings c’est à dire ceux de Shikimori et Alya. Elle est un peu coincée sur des adaptations d’oeuvres de romance médiocre mais on ne peut pas dire que ça la fait bâcler son travail, bien au contraire – elle sait mettre en valeur les rares qualités de chaque œuvres, soigne tout ça, amène beaucoup d’idées et de créativité à chaque fois… Tout comme Shingo Yamashita avait réussi à sublimer et à rendre cool The Rising of the Shield Hero y’a deux ans, Ciao Nekotomi parvient à rendre fun et sympathique Rent-a-Girlfriend. Ce n’est ni un hasard, ni un coïncidence: juste la preuve qu’on a affaire à un grand nom du générique d’anime !


19/ Dusk Beyond the End of the World ED

Hana Hope – Two of Us

Réalisation: Masaaki Tanaka | Lien Youtube

En parlant de génériques qui subliment une oeuvre un peu bête: qu’il est joli l’ending de Dusk Beyond the End of the World ! Clairement une oeuvre qui a bénéficié de beaucoup de soins et d’amour de la part de ses staffs… sauf au niveau de l’écriture de l’intrigue et des personnages. Oups ! Dans tous les cas on salue bien haut le très talentueux Masaaki Tanaka qui semble avoir dirigé et animé en solo cet ending dédié à Amoru, personnage au design qui ne craint pas le froid et de qui on va suivre la vie pendant une petite minute trente, minute remplie de jolies images et de jolis plans placés sur une jolie musique. C’est un ending très beau, très chaleureux – tu sens que l’auteur aime ce personnage, du coup il se fait plaisir et c’est un plaisir bien transmis.

Pas grand chose de plus à rajouter – comme le 20e on est là devant la meilleure partie de l’anime, au moins on finissait pas à chaque fois sur une mauvaise note, c’est déjà ça !


18/ Chitose is in the Ramune Bottle ED

CiderGirl – Kagerou

Réalisation: Ciao Nekotomi | Lien Youtube

Chitose is in the Ramune Bottle est clairement la pire série dont j’ai maté plus de deux épisodes cette année: c’était mal écrit, très immature, avec des personnages profondément antipathiques et, surtout, erreur fatale, un ton très prétentieux, qui déguisait mal le fait que l’auteur semblait sincèrement croire en la bonne odeur de ses propres pets. Ça m’a rendu triste parce que les illustrations du light novel par raemz sont très jolies ! Mais non, c’est juste un bel enrobage autour d’un beau paquet de merde !

Beau paquet de merde à nouveau sauvé par Ciao Nekotomi ! Et j’avais pas tilté avant de faire cet article que c’était aussi elle à ce générique de fin ! Comme quoi !

Bon je vais faire simple sur les commentaires laudatifs: la séquence de course au refrain est franchement superbe, elle porte à merveille tout un ending qui est dans son ensemble d’un sens esthétique vraiment réussi et vraiment bien fait. Ca a de la gueule, ça accompagne à merveille une chanson rock un peu générique des CiderGirl et, encore une fois, ça met vraiment bien en valeur le protagoniste de la série qui – pourtant – ne le mérite pas vraiment tant c’est une énorme merde. Donc bravo Ciao Nekotomi ! Tu as encore transformé le plomb en or ! Pour la quatrième fois ! C’est ça l’alchimie dernier cri !

(Note: l’opening est lui aussi super cool.)

(… et réalisée par Masaaki Tanaka, l’auteur de l’ending de Dusk Beyond the End of the World.)

(Putain, la cascade de coïncidence là.)


17/ Les Carnets de l’Apothicaire saison 2 OP1

Lilas Ikuta – Hyakkan Ryouran

Réalisation: Ayaka Nakata | Lien Youtube

Grosse année une nouvelle fois pour Lilas Ikuta qui, en plus de son travail avec YOASOBI qui est toujours labellé de succès, aura réussi deux énormes choses au sein de la popculture de 2025: faire un opening des Carnets de l’Apothicaire et, surtout, avoir fait un featuring avec un rappeur normand. Pas tout le monde peut s’en prévaloir !

Blague à part, très chouette ce premier opening des Carnets de l’Apothicaire ! Particulièrement fan de tous les segments imagés et symboliques: la succession de visages au début, les personnages qui se transforment en fleurs, Maomao qui se perd dans des labyrinthes de mystère, les présentations rapides des membres de la cour… C’est un générique plus classique que les précédents, mais qui parvient à avoir pas mal de charmes grâce à ses nombreux plans aux symboles plus ou moins subtils. J’aime bien mais – on va le voir – un autre opening va aussi faire ça et le faire beaucoup mieux, ce qui justifie que celui-ci n’est « que » 17e.

(Ce qui est déjà très fort vu l’année top qu’on a eu !)


16/ Lazarus ED

The Boo Radleys – Lazarus

Réalisation: Mai Yoneyama | (Pas de version Youtube officielle car Adult Swim sont des ABRUTIS)

Quel incroyable non-évenement que fut Lazarus cette année. C’est un peu ça la magie des oeuvres originales Netflix: prendre un staff de rêve pour produire du rien. Du rien visuellement propre, mais du rien quand même ! Mais bon, je ne vais pas être mauvaise langue plus longtemps car déjà je trouve que je le suis beaucoup trop dans cet article jusqu’ici et aussi car, eh, au moins, on pourra retirer de Lazarus un très très beau générique de clôture. Posé sur la chanson qui a manifestement donné son titre à la série, c’est avant tout une performance d’animation – un gigantesque plan séquence de 1mn30, où la caméra se faufile entre des corps inaminés (endormis ? sans vie ?) sur une autoroute dévastée.

La séquence est animée par une seule personne – la réalisatrice, Mai Yoneyama, ancienne de chez Trigger et réalisatrice du clip Yoku de Eve – dans un soin et une propreté franchement impressionnante qui, mélangé à la musique, donne un petit clip qui parvient à toucher quelques émotions. C’est un générique sombre au propre comme au figuré, qui transpire une certaine forme de mélancolie et de tristesse, qui a une certaine gravité. Mais sans être pour autant plombant, déprimant ou trop fort dans son pathos – ça marche. Une performance technique folle qui en plus à un mérite artistique bien trouvé ? Excellent combo, je lève mon pouce d’approbation et j’envoie ça à Balard sans hésiter.


15/ My Dress-Up Darling saison 2 ED

PiKi – Kawaii Kawaii

Réalisation: VIVINOS | Lien Youtube

Eh j’ai pas encore parlé de mon âge aujourd’hui ! Mais là vous voyez j’étais en train de remater cet ending pour préparer mon paragraphe et je me suis rendu compte que j’étais là, à presque 37 ans, en train de m’enjailler sur cet ending rose bonbon aux références pour lesquelles je commence à être peut-être un poil trop vieux. Quoique, est-ce vraiment vrai ? Est-ce que la référence à osu placée début du couplet ne cache pas un autre réalisateur trentenaire en face ? Est-ce que je dois arrêter de douter et m’affirmer contre la peur de ne pas être « normal » dans une société où la normalité n’existe en réalité pas vraiment ? Allez, disons ça – en tout cas, quel plaisir que cet ending ! Tout mignon, avec ses petites Marines qui tapent des poses dans tous les sens, quand elles ne sont pas transformées en simili-Labubu ou en personnage de visual novel.

Je pense que ce qui marche le mieux ça reste vraiment l’association entre les images et la musique: ce petit délire rétro-pop marche à merveille avec ces visuels roses bonbons à donf. La phrase que je vais dire peut paraître con mais c’est ce genre de générique qui ne fonctionne à merveille que parce que la musique et le son cohabitent parfaitement. On aurait pas pu avoir ces images sur une autre chanson, le réalisateur s’est parfaitement adapté à ce qu’il avait reçu et ça en fait du coup un authentique bon petit clip. Bref, oui, la phrase est con mais croyez bien que des génériques médiocres où la chanson pourrait être changée sans souci y’en a pas mal !

Bref, ending parfaitement adapté à l’esprit de My Dress-Up Darling – je ne suis pas étonné qu’il soit devenu un peu viral, il semble être fait pour ! Et c’est un succès mérité !


14/ Tojima Wants to Be A Kamen Rider ED

TeddyLoid feat. Shigeru Matsuzaki and TOPHAMHAT-KYO – One More Time

Réalisation: Pas trouvé 🙁 | Lien Youtube

Je ne vais pas forcément beaucoup développer pour celui-ci – disons juste que voir une petite boulette de takoyaki s’entraîner et devenir un Kamen Rider, le tout sur une musique débilement entêtante de Teddyloid, ça met le smile dans n’importe quel contexte. Elle court de manière rigolote le long d’un canal, elle fait des pompes, elle tape un Kamen Rider Kick contre un nounours et tout et tout ! C’est trop bien ! C’est ça l’animation japonaise que j’aime !


13/ One Piece OP27

GRe4N BOYZ – Tenshi to Akuma

Réalisation: Wataru Matsumi | Lien Youtube

Le glow-up général sur l’anime One Piece depuis maintenant plus d’une demie-décennie c’est vraiment incroyable: on est passé d’une période où, je me souviens, tout le monde en avait pas grand chose à foutre de l’adaptation animée (en tout cas, par rapport au manga) et aujourd’hui on retrouve un enthousiasme collectif autour de la série animée qui fait plaisir à voir. C’est bien aidé par un staff de chez Toei encore plus talentueux et encore plus passionné qu’avant, et l’un des premiers symptômes de ce grand renouveau c’est vraiment la qualité des génériques d’ouverture depuis quelques temps: autrefois des grands trucs poussifs de 2mn30 pouvant apporter l’ennui de manière inéluctable, aujourd’hui on a des vrais bons génériques péchus, bien conçus, bien pensés, qui suintent l’amour à la saga d’une manière qu’aucun déodorant ne peut combattre.

Donc voilà, après l’extraordinaire Uuuuus l’an dernier, nous voilà devant Tenshi to Akuma, qui cartonne aussi à donf – grands plans envolés, revue de tout un casting très généreux, couleurs dans tous les sens, ptites séquences d’animation parfaitement adaptées… Les séquences de baston en léger ralenti sur le début du refrain ? Mmm délicieux. C’est tout ce que j’attends d’un chouette générique de shonen: une appel à l’aventure, une présentation et mise en avant des personnages clés, des séquences d’action savamment mises en scènes… On est bon. Mon seul bémol pourrait être la chanson, qui manque ptet d’un peu de péche et d’énergie – la voix du chanteur des Green Boys reste un peu traînante, ça manque d’un flair épique qui aurait pu sublimer tout ça. Mais je ne vais pas cracher dans la soupe: de toute façon Luffy n’aime pas qu’on gâche de la nourriture !


12/ DanDaDan ED2

WurtS – Doukashiteru

Réalisation: Komugiko2000 | Lien Youtube

Ce n’est pas inédit à 2025 mais ça reste une année où ça s’est bien développé: quel plaisir de voir les jeunes réalisateurs et réalisatrices de la scène Youtube venir débarquer dans le monde de l’animation pour faire des génériques ! Quand Dandadan fait appel à l’excellent Komugiko2000 pour son second ending, quelques années après que celui-ci ait signé des clips pour ZUTOMAYO (Kira Killer), on l’accueille ainsi naturellement avec beaucoup de joie – ça amène des esthétiques différentes, ça amène de la fraîcheur des idées, bref tout le monde est gagnant. Et gagner on le fait donc à fond avec ce Doukashiteru qui voit les personnages de la série danser de manière fun et joyeuse tout autour des différents décors de la série – festival scolaire, tunnels sombres, couloirs vides.

J’ai toujours eu une faiblesse assumée pour les endings de gros shonen qui se veulent funs et léger – j’aime bien quand après 20mn de baston et d’enjeux dramatiques on se retrouve devant un ending qui décompresse, qui voit les personnages faire un peu les cons, où même parfois prendre du bon temps avec les antagonistes, comme si le tournage était fini et qu’ils pouvaient s’amuser entre humains. C’est pour ça que j’avais kiffé l’ending de Elusive Samurai où que je garde des bons feelings de pas mal d’endings de Bleach… Et Doukashiteru est complétement là dedans, avec en plus un style visuel dont je suis assez gaga – les grosses têtes, les sourcils énormes, les sourires francs et joyeux… j’adore aussi comment on intercale le temps d’une demie seconde des plans un peu plus sérieux entre deux séquences de fun, ça crée un contraste dont je suis assez friand.

Bref, beaucoup de fun et de joie là dedans – un ending très Dandadan dans l’esprit, finalement !


11/ Ruri Rocks OP

Rei Yasuda – Hikari no Sumika

Réalisation: HERO | Lien Youtube

Alors oui, rien à voir avec le HERO qui a écrit Horimiya – Hero c’est un jeune animateur (je dis « jeune » car il est né en 1993 et est donc moins âgé que moi) (👴) qui avant de réaliser cet opening aura été animateur-clé sur pas mal d’excellents génériques, entre autres auprès de Shingo Yamashita sur Shield Hero. C’est à priori la première fois qu’il dirigeait ici un générique et c’est déjà un début tonitruant – on ressent clairement les quelques inspirations Yamashita de ci de là, avec les couleurs ou certains plans un peu remarquables (celui où la caméra est situé sous Nagi qui marche par exemple) sachant que, dans tous les cas, on est sur quelque chose de très beau !

Clairement, c’est là aussi un générique vraiment porté par sa chanson, que je trouve d’une beauté simple et sincère: belle voix sur belle guitare, une ode à la beauté de la nature et de la découverte, ce qu’illustre à merveille les visuels magnifiques de la série. Les lumières sont somptueuses, les personnages remarquablement mis en valeur, les décors sont à tomber par terre – pendant une minute trente on est devant un petit clip qui met en avant la richesse et la splendeur de la nature, des pierres et de la curiosité humaine. Je parlais plus tôt des génériques qui savent mettre en valeur les plus belles choses de leurs séries, c’est ici totalement le cas – sauf qu’en plus, bonus, contrairement à un Rent a Girlfriend ou un Chitose, on est là devant une série qui a réellement ses qualités ! C’est bienvenu !

Donc oui, un générique qui pendant 1mn30 fait du bien au coeur et au moral, donne envie de sortir dehors et d’arrêter de doomposter sur son téléphone. Si ma grand-mère avait été cet opening, je serais peut-être sorti plus souvent dehors au lieu d’être encore sur mon écran – mais bon, si elle avait été cet opening je ne serais peut-être par là car un opening ne peut pas avoir d’enfant ! Donc, en fait, encore heureux que ma grand-mère n’ait pas été cet opening !

Euh…. je me perds un peu là, non ?


10/ Mobile Suit Gundam GQuuuuuuX ED

Suisei Hoshimachi – Mou dou natte mo ii ya

Réalisation: Touko Yatabe | Lien Youtube

Point sur mes révisions de japonais: aujourd’hui j’ai appris le mot 水星 qui veut dire « Mercure », se compose des kanjis « Eau » & « Étoile » et se prononce donc « すいせい » soit « Suisei. » Donc moi, tout content: ah mais du coup la vtubeuse Suisei Hoshimachi son Suisei est en référence à la planète Mercure ? Cool ! Sauf que non, derrière on m’a annoncé cette terrible vérité: elle s’appelle Suisei en référence au mot pour comète, qui s’écrit avec les kanjis 彗星 (donc « comète » et « étoile ») et se prononce aussi Suisei. Comment ça y’a des homonymes aussi dans le japonais D: ? Je tombe de haut…

Bref, les vtubers arrivent dans le monde de l’anisong et on a eu une ptite demie-dizaine cette année: Mori Calliope sur Gachiakuta, le groupe Nornis de Nijisanji sur A Gatherer’s Adventure in Isekai, le groupe VWP a eu son propre anime… mais malgré tout c’est bien Suisei Hoshimachi qui domine le game avec une apparition ni plus ni moins que dans la grosse série Gundam de l’année, le très étrangement bordélique GQuuuuuuX. Chanson diablement efficace, diablement dynamique, illustré par des visuels voyant les deux héroïnes de la série s’ennuyer puis s’amuser dans un petit appartement rempli de vie, de bordel et de couleurs. C’est joyeux, c’est dynamique, le refrain est une bombe de plaisir et les jolis détails ne manquent pas – j’aime bien comment Machuu jongle avec le fromage fondu de sa pizza ou comment Nyaa joue avec l’aquarium comme… un chat, justement. En tout cas, c’est très vivant et on ressent bien la camaraderie entre nos deux personnages. Je serais un peu mauvaise langue envers GQuuuuuX, je dirais que nos deux héroïnes ont via cet ending plus de développement et de vie que dans une série qui va progressivement les effacer et les écraser au fur et à mesure des épisodes…

D’ailleurs ouais, c’est ptet le seul « défaut » de cet ending: son ton un peu joyeusement nihiliste est parfois… en contradiciton totale avec certains cliffhangers un peu vener qui concluent certains épisodes. C’est parfois très bizarre d’avoir un truc grave qui se déroule sous nos yeux… et qui sont suivis immédiatement par nos deux héroïnes qui font du karaoké comme des couillonnes. C’est le syndrome Clannad After Story qui revient à nouveau, est-ce si terrible ? Je ne sais pas – vaut mieux ça que de ne pas avoir ce très fun ending, je vous dirais.


09/ Anne Shirley OP

Tota – Yokan

Réalisation: Naoko Yamada | Lien Youtube

Après The Colors Within et en attendant du coup Jaadugar très bientôt, il faut bien que Naoko Yamada s’échauffe un peu et son échauffement elle continue de le faire comme quand elle était à Kyoto Animation: en se faisant méga plaisir sur des génériques d’anime. C’est un point de la carrière de la réalisatrice que je trouve qu’on sous-estime souvent – oui elle fait des super films et des supers séries, mais elle fait aussi des super génériques ! Please don’t say « lazy » de K-On! est toujours un des meilleurs endings de tous les temps, et c’était une de ses premières réalisations, au calme !

Mais bon ici pas le temps d’être « fainéant »: son travail sur Anne Shirley est donc sur deux très jolis génériques (puisqu’elle a aussi réalisée l’ending, plus solennel) qui vont une nouvelle fois mettre en avant ses petits tics de réalisation habituels. Comme souvent on retrouve donc des fleurs, des corps magnifiquement animés, dont toutes les parties ont quelque chose à dire: les bras, les jambes, le visage, la tête… Tout bouge pour accompagner du mouvement, des postures, des démarches qui vont en dire beaucoup sur les personnages, sans mots et sans grands discours. Anne en particulière bouge partout: dès l’intro ses jambes dodelinent sans cesse, sur le refrain sa démarche est exagérement assurée avant de se métamorphoser au fur et à mesure des personnages qu’elle croise… Parfois la marche et la danse se confondent, donnant un ensemble presque chorégraphié, à la limite de la comédie musicale.

Et puis y’a la chanson qui va avec – là aussi parfaitement adaptée avec son atmosphère douce et campagnarde, c’est joli, c’est adorable et c’est parfaitement utilisé par la mise en scène. Le petit segment où les ptits animaux de la forêt sortent leur tête en rythme sur le piano ? Fantastique.

Bref sah quel plaisir – continuez à donner des génériques à Naoko Yamada s’il vous plaît. Quitte à la laisser les faire sous pseudonyme, comme pour Kaguya-sama. Enfin non elle est plus chez KyoAni donc elle a plus besoin de pseudo pour bosser à côté donc ça arrangera rien. Enfin bref, plus de Naoko Yamada dans tous les cas 🤓👍 !


08/ Apocalypse Hotel OP

aiko – skirt

Réalisation: Kana Shundo | Lien Youtube

Si vous vous posez la question très nichée de « c’est quoi les cinq meilleures premières secondes d’un opening cette année » alors moi je pense que c’est Apocalypse Hotel, qui démarre d’une manière que j’adore: piano grave, pas sur un escalier, affichage grave du nom de la série, ayé on est parti direct pour un sacré ride ! Et puis, au fur et à mesure, à l’image de la série, la gravité va laisser de plus en plus place à de la lumière, des couleurs et de la légereté, jusqu’à un final qui sent la fête, la danse et la joie. Une authentique montée en puissance de la solitude jusqu’à l’espoir, c’est subtil comme une brique mais ça n’en est pas moins inspirant et motivant. C’est un essai parfaitement réussi !

Mais globalement c’est un de ces génériques qui, comme Chitose ou Lazarus cités plus tôt, réussit à la fois à être une vraie belle performance technique en matière d’animation (la fluidité de la danse de l’héroïne, ayaya) mais aussi une vraie réussite artistique dans ce qu’elle veut dire et transmettre: voir l’héroïne danser sublimement une valse alors qu’elle est seule, avec un partenaire clairement inexistant, ça amène une force émotionnelle auquel il est difficile de résister. Encore une fois c’est en plus parfaitement raccord avec l’esprit d’Apocalypse Hotel donc on est bel et bien sur un jackpot où tous les bons chiffres se sont alignés. C’est une belle réussite en terme d’ambiance et de technique, qui fonctionne si bien que quand à un moment dans la série l’opening est amputé de 45s il devient vraiment beaucoup moins bien – c’est un vrai ensemble d’une minute trente à laisser intouché car il raconte de manière millimétrée une bien belle histoire !


07/ Les 100 petites amies qui t’aiiiment à en mourir saison 2 ED

Amane Shindō, Suzuko Mimori, Rie Takahashi, Lynn, Kanon Takao – Unmei!?

Réalisation: Imomushi | Lien Youtube

Est-ce que celui-là je le surestime pas un peu dans ce classement ? Ptet, mais c’est un vrai coup de coeur personnel et vous êtes là pour mon avis donc voilà, hop, vous avez mon avis: il est super fun cet ending ! Clairement conçu en trois parties, comme la musique, j’adore chacunes d’entre elles – le premier tiers avec les personnages qui font les couillonnes sur des scènes, le second tiers plus solennel avec joli artwork et musique plus douce et enfin le derniers tiers ou se cumule une scène de parc d’attraction digne de Où est Charlie avec ses détails à foison avant une conclusion adorable où les héroïnes tapent la petite pose avant de nous dire merci d’avoir regardé.

Oh – est-ce que je peux en profiter pour dire à quel point j’adore quand une oeuvre se termine en nous remerciant d’avoir regardé ? C’est stupide mais ça me touche un peu quand les créateurs prennent le temps de nous envoyer ce genre de petit message, ça crée un tout petit lien avec eux, j’aime beaucoup ça. C’est peut-être qu’égocentriquement j’aime être ainsi flatté et remercié pour un effort qui n’en était pas vraiment un, mais dans tous les cas j’encourage tout le monde à conclure ses films, ses séries ou ses jeux par un petit merci au public ! Comme quand les acteurs saluent le public à la fin de la pièce ! C’est trop sympa, c’est très humain !

Bref je divague – globalement pour Unmei prenez ce que j’ai dit sur Catch me at the Ballpark et montez le niveau des compliments. J’aime bien comment cet ending parvient à être très fun, très amusant tout en étant très dyamique et en s’offrant un design unique, bien fait, bien maîtrisé. Les ptites amies sont toutes rigolotes, ont leurs petits moments de gloire, ça bouge tout le temps, y’a tout un enrobage autour des personnages qui est bien pensé, bien fait – les enluminures autour des scènes, les couleurs changeantes selon le personnage, les héroïnes qui ont toutes leurs propres expressions au moment des encouragements. C’est pastel, c’est mignon, ça respecte et honore à merveille l’univers très délirant de la série, c’est un beau 10/10 sur l’échelle de la chaleur et de l’amour. Et y’a un petit vieux qui bouge son popotin, que demander de plus !


06/ Ameku MD: Doctor Detective OP

Aimer – SCOPE

Réalisation: Ryuu Nakayama | Lien Youtube

Ryuu Nakayama est ptet l’homme le plus détesté du Japon pour son rôle de réalisateur sur l’adaptation 2022 de Chainsaw-Man jugée trop froide et pas assez anime par le public local mais il ne semble pas être homme à se laisser abattre: le voilà désormais réalisateur de générique ! Et si on en croit ce SCOPE alors peut-être que son style qui vise à être plus cinématographique et plus « photoréaliste » que beaucoup d’autres animes se prête mieux à ce type d’exercice: c’est en tout cas un générique qui a pas mal de cachet ! Déjà très chouette chanson, avec une Aimer qui part dans son style cuivres et dynamisme à la Zankyou Sanka, ce qui est loin de totalement me déplaire. Alors quand en plus vous avez au dessus de ça une succession de très beaux plans à la photographie et aux lumières jamais déplaisantes, qui mettent parfaitement en valeur les décors hospitaliers et l’héroïne un peu mystérieuse de cette série, ça donne un truc qui tape pas mal. Je ne veux pas alimenter ce running gag un peu inquiétant de l’Internet qui vise à attirer beaucoup trop d’importance et d’accusation de fétichisme à la moindre apparition de pieds nus, mais la séquence où l’héroïne pose ses pieds nus à terre ? Quelle animation sublimement fine, quelles belles lumières et beaux reflets.

Mais au délà des questions pédestres, j’aime aussi beaucoup le refrain – succession de très nombreux plans très stylisés, focalisés soit sur l’héroïne, soit sur différents objets un peu aléatoires qui ont en réalité une grande importance puisque liés aux objets « clés » de certaines des affaires de la série. Pourquoi un crâne de dinosaure et pourquoi une petite ombre angélique ? Réponse ♪ dans la série ♪.

Bref, un opening somptueux et détaillé, qui ouvre avec beaucoup de grâce une série… qui est elle beaucoup moins belle et beaucoup moins bien réalisée. C’est ptet le petit souci de ce générique: c’est une illustration non contractuelle de la série ! Oupsie 🤓 ! Bon bah c’est pas grave, on prend quand même !


05/ WATANARE OP

Akari Nanawo – Muri Muri Shinkaron

Réalisation: Natsumi Uchinuma | Lien Youtube

Faire cet article me force à un peu creuser les CV des réalisateurs et réalisatrices, et y’a un truc que j’en retiens qui est franchement chouette: pas mal des meilleurs génériques de cette année sont réalisés par des personnes jeunes, où dont c’est les premiers génériques. Ce qui est franchement prometteur pour l’avenir ! On a donc ici Natsumi Uchinuma qui offre ce qui est clairement l’opening le plus débilement otaku de ce top, avec ses sonorités bien denpa bien criardes ainsi que son imagerie ultra colorée et ultra pétante. C’est clairement mon genre de merde à moi, donc pas étonnant que je le propulse assez irraisonnablement dans le top 5: bref, c’est l’opening de Watanare !

Encore une fois, si je l’aime beaucoup c’est pour une myriade de petits détails cumulés qu me font plaisir: la manière dont sont affichés les crédits (parfois trop gros, parfois avec une ptite transition assez fun), Renako qui chute en faisant murimurimurimuri, Renako qui apparaît mal dessinée et transparente derrière les plans des autres héroïnes, les transitions du refrain entre les différents personnages où elles font chacun un coeur d’une manière qui témoigne de leur personnalité (Satsuki fait le mien de manière super discrète le temps d’une seule frame, Kaho en fait un très exagéré qui pointe vers son oeil – ce qui a un certain lien avec l’intrigue, etc etc), le ptit coeur qui tombe sur la gueule de Renako à la fin synchronisé avec un dernier coup de batterie, Renako qui chute dans la spirale de la déprime sur le awawawawawa… J’ai beaucoup de choses à y voir, beaucoup de choses à y adorer – comme beaucoup de génériques que j’ai cité ici c’est vraiment un segment qui a très bien compris ce qu’est Watanare, ce que sont les qualités et les forces de l’oeuvre, et qui en offre ici une synthèse musicale incroyable. Et puis la zik, ha ! Quel plaisir pour moi – j’adore Akari Nanawo, j’adore Nayutaseijin, j’aime quand les deux collaborent ensemble donc ouais, je prends tout ça sans déplaisir.

Muri muri ♪.

(Note: l’ending a aussi beaucoup de style !)


04/ CITY the Animation ED

TOMOO – Lucky

Réalisation: Shiori Yamazaki | Lien Youtube

Avec le recul, et si je réflechis, je crois que tous mes génériques favoris de chez Kyoto Animation sont des endings ? Free, K-On, Suzumiya Haruhi, Clannad, Kyokai no Kanata… Bon je ne dis pas qu’ils font des mauvais openings – des séries comme Kobayashi, Lucky Star ou Full Metal Panic Fumoffu sont là pour témoigner du contraire – mais c’est vrai que c’est un studio qui a toujours su historiquement soigner ses génériques de clôture, y compris à une époque où tout le monde s’en branlait un peu.

Bref ! J’adore l’ending de CITY. Je vais pas forcément vous faire un long paragraphe mais, en gros, il touche le côté enfantin de mon cerveau et il m’amène à chaque fois une sorte de nostalgie et de retour à l’innocence qui peut parfois m’émouvoir. Le refrain en particulier, je me fais toujours un peu avoir à ressentir une certaine forme d’émotion – ce petit singe qui fait un 360° tout rigolo avec son skate, les ptits bonhommes qui sautillent au milieu de fleurs qui sourient (certaines avec des lunettes de soleil)… je ne sais pas, je trouve que ça sublime un univers qu’on croirait tout droit issu de dessins d’enfants. Je veux dire: le soleil a un sourire tout le long du truc ! C’est ce côté « gamin » sublimé et assumé que j’adore avec cet ending, en plus servi avec un style stop-motion que je trouve épatant. Voir cette esthétique enfantine devenir « solide « avec ces maisons, ces personnages sculptés et ces décors faits main, ça donne un sentiment que cette innocence d’enfance devient un peu réalité. C’est beau…


03/ Shoshimin OP2

Yorushika – Kaseijin

Réalisation: Kyohei Ishiguro | Lien Youtube

Je parlais de Mercure tout à l’heure – saviez vous que Kasei (avec les kanjis de feu et d’étoile) c’est Mars ? Et que donc jin à la fin ça veut dire Martien ☝️🤓 ? Hum, bref…

Kyohei Ishiguro dis donc ! Réalisateur de Your Lie in April et de Nos Mots comme des Bulles, lui aussi devenu réalisateur d’opening sur son temps libre et, dis donc, il nous aurait pas pondu un truc de qualité là ? Alors habituellement, c’est vrai que j’ai une petite réserve sur les génériques qui essaient d’être trop artistiques – j’ai souvent du mal à pas voir ça autrement que comme une certaine forme de prétention, quand ça n’est pas carrément hors-sujet par rapport à la série que le générique est censé accompagner. Mon exemple perso c’est The Perfect Insider dont je déteste le générique… en tant que générique. Je trouve que c’est un joli clip d’une minute trente mais que ça n’est pas vraiment bien « accordé » avec la série, que ça fait son truc un peu égoïstement de son côté. Peut-être suis je un peu trop traditionnaliste et limité, très clairement ! Mais y’a toujours ce risque que l’artiste / le réalisateur se sente « au dessus » de l’oeuvre pour laquelle il travaille et finisse par l’absorber ou l’annuler dans ses délires. Je suis souvent attaché à ce qu’un générique soit lié à un anime et le mette en valeur, si ça fait sens.

Mas bon je vous prends la tête pour rien ici parce que, justement, j’aime beaucoup Kaseijin car justement c’est un générique ultra-artistique qui est extrêmement cohérent avec la série qu’il accompagne ! Quoi de mieux pour illustrer les cerveaux malades de deux adolescents légèrement sociopathes qui se la pètent de ouf avec leur grosse intelligence qu’un générique bordélique et méga best of exposant une dizaine de méthode d’animation différente ? Le tout sur une très jolie chanson de Yorushika ? Bon bah banco hein.

Ce n’est pas totalement parfait à mes yeux – je trouve que y’a peut-être trop de contenu dans ce générique et que parfois ça se succède beaucoup trop vite, de manière pas toujours très cohérente avec une chanson qui est elle plutôt douce. Toute cette générosité visuelle peut avoir du mal à cohabiter: on passe parfois du coq à l’âne d’un plan au suivant, et certains plans superbes passent trop vite pour être vraiment appréciés et absorbés. C’est un générique qui gagne du coup au fur et à mesure des visionnages, des détails qu’on commence à remarquer, des liens qu’on commence à créer avec l’intrigue et avec certaines séquences « fortes » de cette seconde partie de Shoshimin. C’est un délire artistique assez extrême dans sa proposition, c’est un bordel un peu mieux organisé qu’on y croit – j’ai de l’affection pour ce générique qui nous viendrait donc de Mars. Pas étonnant qu’on veuille aller y vivre…


02/ My Hero Academia The Final Season ED

BUMP OF CHICKEN – I

Réalisation: Hanako Ueda | Lien Youtube

Je critiquais gentiment les vieux génériques de One Piece (enfin ceux des années 2010) plus tôt mais avec le recul, je pourrais tailler un peu My Hero Academia qui avait ce souci assez récurrent d’avoir des génériques toujours « corrects. » A part deux ou trois exceptions assez claires comme Peace Sign ou Sora ni Utaeba, la franchise a toujours sortie des génériques très sages, rarement marquants, qui n’utilisaient jamais les meilleures chansons de leurs artistes (je ne sais même plus si MAN WITH A MISSION a fait Merry Go Round au concert d’octobre) (tout ce que je me souviens c’est qu’ils ont pas fait DATABASE 😡😡😡.) Bref un grand océan de « correct », toujours très surprenant venant d’un studio – Bones – qui historiquement n’a jamais été radin sur les génériques de ses adaptations de shonen. Mais non, même le meilleur opening de tout My Hero Academia n’effleure pas le moins bon opening de tout Fullmetal Alchemist, c’est comme ça.

Bref, coupons ce cynisme et cette négativité inhabituelle de ma part, je m’en excuse, c’est la faute à cette année 2026 qui commence de manière vraiment pas emballante, et revenons à ce qui nous intéresse: le putain d’ending final de My Hero Academia ! Il est SUPER ! Il touche à nouveau a un truc sur lequel je suis assez faible: les génériques de fin de série qui sont un peu « hommage » à tout le passé. I c’est un générique qui fait le bilan calmement et qui, en 1mn30, va retracer avec un soin admirable quinze ans de My Hero Academia, des débuts de Deku avec All Might jusqu’aux combats finaux, en passant par Ochako qui hurle du haut de son toit ou les finales de tournois – bref les moments forts et iconiques d’un manga qui en a quand même eu quelques uns sur son compteur. Le tout illustré par BUMP OF CHICKEN qui nous fait du BUMP OF CHICKEN: jolie balade, refrain un peu rock et… un son bizarre dans le fond de l’instru du refrain ? Ouais écoutez bien, on a l’impression que y’a des petits bruits mécaniques un peu irréguliers qui sont en fond du refrain. Quand vous commencez à le remarquer, vous entendez que ça et moi je vous avoue que ça me rend ouf, j’ai l’impression que le mp3 est corrompu mais NON.

Bref, choix douteux d’instru mis à part, c’est un bel ending et un bel hommage à toute une série. Idéal pour les adieux, idéal pour se souvenir des bons moments et pub incroyable pour tous les carnets de note autour du monde.


LES MENTIONS HONORABLES !!!

Quand j’ai du virer ces chansons du top

Car oui, avant le numéro 1, je vais vous en citer une dizaine péle-mèle:

  • Assez époustouflant l’opening de To Be Hero X. Je suis pas convaincu par tous les choix de réalisation, mais le petit passage avec le personnage en costard qui alterne trois styles d’animation différent, je dois avouer que y’a un super style.
  • KILLKISS, l’opening de Bang Dream Ave Mujica démontre si il le fallait qu’une 3D n’empêche pas un générique d’avoir une direction artistique solide et maîtrisée. Très fan de cet opening, mais c’est parce que globalement je suis très fan des trucs abusivement goth et émo – c’est ma phase Nightwish du lycée qui s’exprime encore en moi.
  • Adorable l’ending de la seconde saison de Hero Skills. Je ne connaissais pas le premier qui paraît-il avait déjà le même style visuel mais voir tous ces persos d’anime dessinés avec une inspiration très claire de BD franco-belge m’amène une satisfaction assez inédite !
  • L’ending de Food for the Soul a la séquence de karaoké la plus fun de 2025. J’ai envie de chanter en tapant du poing dans l’air comme la meuf.
  • Dealing with Mikadono Sisters refait le coup de Too Many Losing Heroines avec un ending différent par héroïne, les trois sont super, les trois ont leur propre univers, j’adore quand ils font ça pour des romcom, merci Monogatari et Nisekoi d’avoir pavé ce chemin.
  • En parlant de SHAFT ! Je suis content parce que depuis quelques années ils se rappellent qu’historiquement ils savent faire des génériques et l’ending de Ninja Assassin est là pour en témoigner ! Vraiment dans ce style fun avec persos en SD et choré débile, on est de retour en 2010 écoutez pourquoi pas.
Mon énergie en abordant 2026 (c’était avant que je reprenne conscience de l’effroyable condition des enjeux géopolitiques modernes actueles, des risques élevés de conflits à envergure mondiale, de la monté inélucutable d’une technocratie amorale et influente, des risques concrets de dégradation imminente et radicale de nos systèmes économiques, en plus évidemment de la position médiocrissime du Stade Malherbe de Caen dans leur première année en championnat national.)

  • Je trouvais Shingo Yamashita discret depuis quelques temps, pas trop de génériques de lui pendant quelques saisons… C’était jusqu’à ce qu’on apprenne qu’il réalisait un film (Cosmic Princess Kaguya, sortie dans une semaine) donc il est tout excusé ! Bon, ça ne l’a pas enchaîné de signer sous le pseudonyme qu’il utilise pour les oeuvres coquines l’opening de Nukitashi que je trouve un peu stylé. Je pensais pas voir un jour dans un générique une pénétration en cowgirl être timée avec soin sur une basse mais écoutez il faut un début à tout.
  • Dans la catégorie « On a pas beaucoup de moyens, on fait à l’économie mais damn les vibes sont immaculées » je voudrais nommer l’opening de This Monster Wants To Eat Me qui trouve cette esthétique sobre mais envoutante dont peut se targuer, par exemple, le tout premier opening d’Higurashi.
  • Peu marqué par l’opening de la seconde saison de Solo Leveling mais l’ending ? Ah il a mon attention ! Mais je suis faible sur Ling Tosite Sugire…
  • L’opening de YAIBA est techniquement époustouflant – dommage que la zik manque de souffle et d’identité, mais on va faire avec.
  • J’aime beaucoup l’ambiance un peu joueuse et étrange de l’ending de Yasei no Last Boss. Entre la zik qui tapent dans des sonorités assez mécaniques, les plans dépeignant le personnage comme un marionnettiste et les plans très étranges dans Tokyo pour une série se déroulant dans un univers de fantasy, il auréole très vite ce personnage d’un mystère supplémentaire…
  • Enfin, le premier opening de Princession Orchestra trouve vite une vibe un peu combattive qui marche du tonnerre, héritant pas mal du style des génériques de Precure, tout en parvenant à imposer vite sa propre identité. J’ai bien la longue séquence de baston du refrain, même si elle est un peu saccadée – ça marche bien en tout cas !

Allez, sur ce – el numero uno !


01/ Witch Watch OP1

YOASOBI – Watch me!

Réalisation: Megumi Ishitani | Lien Youtube

C’est une année où, en vrai, le premier n’a pas été facile à designer tout simplement parce que je pense que tout mon top 9 j’aurais pu le justifier à cette première place: y’en a pas un qui se distinguait particulièrement. Du coup, allez, mon choix se porte sur Witch Watch, marquant les premiers pas de Megumi Ishitani sur des génériques hors One Piece, et avec quel succès ! Ode colorée et sublimement animée à tous les personnages de ce manga déluré, qui ici vont être mis en avant via plein de plans, de couleurs, de transitions toujours assez malignes. Tout s’enchaîne superbement et on en a en une minute trente des ptits persos qui dansent comme des débiles, des copines qui rigolent dans un temple, des plans menaçants sur des antagonistes mystérieux, des personnages qui semblent glisser et danser sur le bitume, des plans sur des maisons brulées, un personnage qui écrit le nom de la série avec des fleurs ou bien encore l’héroïne qui pointe joyeusement vers le nom de la chanson.

C’est juste fun. Voir toutes ces séquences, toutes ces couleurs, toutes ces idées, toute cette créativité – c’est inspirant, c’est joyeux, ça donne envie de sauter dans l’univers de la série et de partager cette ambiance avec tous les personnages. Et dans les détails que je kiffe – quelle incroyable intégration des crédits ! Dans les messages du métro, en parallèle de passages piétons, dans les bulles d’un personnage… Les noms des créateurs de la série sont placés de manière amusante et créative tout le long du générique, ajoutant du flair et du contenu à tout cet ensemble. Je veux le dire clairement: c’est un générique dont la version creditless est un crime – soudainement plein d’espaces deviennent vides, moches, l’héroïne pointe joyeusement vers du rien en milieu de refrain…. Ne faites pas ça chez vous, n’imposez pas la version creditless à vos pairs !

Le seul défaut, si je devais en pointer un – c’est ptet la chanson d’anime de YOASOBI la moins intéressante qu’ils aient produits ? Si elle accompagne à merveille le générique parce que Megumi Ishitani et ses équipes ont donnés le meilleur d’eux même pour que ça colle à donf, je la trouve assez bof en dehors et en version longue. Bon, ça arrive et ce n’est pas dramatique ! Reste que du coup, Watch me est mon opening favori de 2025, une année très riche, très fructueuse, en espérant un 2026 tout aussi généreux sur cet aspect là ♪.

Bonus: y’a une version du générique en mode « making-of » et franchement, c’est un move qui est super pour mieux comprendre et visualiser le taf de maboule qu’un anime demande !


Bon et bah on est bon pour le bilan génériques de cette année ! Plus qu’à faire le bilan-vidéo et on en a terminé avec les animes de 2025 ehehe ! A très vite ♪.

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