Mangas & Animes

Utena ~ Du cul ! Du cul ! Du cul !


Sain’oji aime manger des bananes.

Difficile de juger véritablement Utena. Anime répétitif très gravuleux, anime provocateur parodie de shojo, anime aux messages philosophiques et réfléchis ? Eh bien, un peu de tout ça en fait… Mais surtout un anime qui date de 10 ans maintenant. 1997. Ca nous rajeunit pas. A l’époque la France était même pas championne du monde, et je n’était qu’en CE1. Brrr.

Sinon, je serais absent à partir de lundi matin, jusqu’a samedi soir. Cause: Visite dans l’Enfer auvergnat. Je tacherais de faire un beau post de conclusion de la Saga WoW demain et je tacherais de trouver quelqu’un pour me poster le billet de bonne année. Ou pas. Après tout je m’en fous.


Un avis scandaleux.

Utena, avant d’être un anime, était un manga. Ne prenez même pas le peine de vous déplacer pour le lire, il est inintéressant. Si. Vraiment. Bien dessiné, mais vraiment shojo à mort. Enfin, si vous aimez ce genre, n’hésitez pas alors, mais sinon, ça va vous lourder et vous le lirez en vous disant: « il avait raison. IL AVAIT RAISON ! »

Publié en VHS en France (bah dis donc…) chez Dybex, le DVD est passé chez Kaze et, sans être trop méchant, ça se ressent pas mal. La présentation est pas vilaine mais … les bonus sont très Kaze (« oh regardez les belles bandes annonces ! ») et a deux/trois reprises on a des beaux sous-titres mal calés, dont durant toute une scène d’une minute dans un épisode, ce qui est d’un grand pratique. Ah, et pas de VF. Personnellement quand j’ai la VOSTFR a disposition je mate rarement la VF, mais j’aime bien juger aussi la VF et, donc, pas de VF. Donc pas grave.

Le synopsis ? Ah oui pardon. Bien. L’héroïne, Utena, aime bien porter l’uniforme masculin, ce qui lui vaut quelques réprimandes régulières de la part de la proviseur adjoint, mais elle s’en fout Utena, elle est libre dans sa tête et dans son corps, elle fait ce qu’elle veut. Et comme rien n’interdit aux filles de porter un uniforme masculin, tout va bien. Et donc, elle vit tranquillement sa scolarité avec sa meilleure amie, Wakaba. Evidemment, elle possède une bague en forme de rose que lui a offert celui qu’elle nomme « son prince charmant », qui lui a sauvé la vie quand elle était très jeune, et qu’elle recherche toujours ardemment. Mais très vite, tout s’accélere, elle voit Sain’oji, un des membres du comité des étudiants, molester Himemiya Anthy, et décide de la protéger. Aperçcevant la bague en forme de rose, Sai’onji provoque en duel Utena et lui donne rendez-vous dans un lieu mystérieux…

Dans ce lieu mystérieux un grand escalier, et quand on monte l’escalier on tombe face à un chateau dans le ciel, et une grande zone de combat. Et là peu commencer le duel. Et Utena bat Sain’oji. Et Utena gagne le droit de disposer comme elle veut d’Anthy. Et c’est là que commence l’histoire…

En gros, pour être clair, l’anime Utena c’est 37 épisodes. Ca en fait un peu beaucoup surtout que ça peut très vite bourrer le mou en raison de la grande répétitivité du truc. Répétitivité assumée certes, mais répétitivité quand même. Heureusement, pour désintoxicer un peu les yeux du pauvre téléspectacteur qui devrait supporter le même épisode en 37 fois, il y’a des épisodes qui sortent de cette répétitivité et qui sont plus délirants, qui n’apportent rien au scénario et qui se contentent juste de montrer les personnages en situations cocasses. Et c’est pour ça que l’anime a crée le personnage de Nanami, par exemple.

Ensuite, l’anime et le manga offrent une petite ribambelle de personnages, dont les plus marquants sont effectivement Touga et Utena. Puisque Utena doit combattre des gens, autant en combattre qui ont des petits problèmes personnels, surtout liés à l’amour. Ainsi Touga passe chaque épisode avec une file différente, Sai’onji n’a d’yeux que pour Anthy qu’il veut plus que tout, Kaoru est androgyne, aime Anthy et est aimé par… sa propre soeur, Jury en aime une autre mais ne vogue que de deceptions en deceptions, quant à Nanami c’est son propre frère, Touga, qu’elle aime. Donc déjà, c’est un peu le foutoir.

Car Utena c’est ça. C’est très sombre. C’est un voyage dans le coté obscur de la sexualité. Obscur parce que ça ne s’affirme jamais vraiment, parce que c’est jonché de sous-entendus (mon dieu les 14 000 allusions phalliques par épisode, c’est culte) et parce que jamais on entre de plein pot dans la sexualité. Alors que c’est vraiment, AMHA, le thème central de la série.

Utena se divise tout d’abord en trois parties: la partie 1 qui met Utena en face du comité des étudiants, dont chaque membre veut récupérer Anthy pour des raisons personnelles et qui jette les bases. La partie 2 confronte Utena a l’ordre de la Rose Noire et à une bonne partie des personnages secondaires qui, chacun, veulent récupérer Anthy et son pouvoir pour des raisons personnelles. Et la partie 3 est un remake de la partie 1, mais en encore plus poussé, et avec une conclusion propre à chaque personnage. Et dans chaque partie, on retrouve un ou deux épisodes humoristiques… Comme par exemple le mythique cury explosif qui échange les personnalités, et la quête de Nanamy pour les récupérer… (pauvres éléphants)

Evidemment, au milieu des sous-entendus, des blagues, des personnages, y’a un scénario. Très mince et franchement négligeable…

La partie 2 de la série est assez intéressante pour moi puisqu’elle permet à des personnages qu’on pensait inintéressants de s’affirmer et d’avoir leur heure de gloire, sans compte que là aussi, on attaque à chaque fois des sujets graves. Y’a pas de légerté dans les thèmes attaqué par Utena, et pourtant c’est traité de manière légère parfois, et de manière trop lourde d’autre. Mais tout y passe: hétérosexualité, amour non réciproque, homosexualité gay et lesbienne, Inceste, amour platonique… Même la zoophilie, la pédophilie (ou éphébophilie, sans doute) et la nécrophilie est attaqué. Bien que pour la zoophile, il faut se tirer un peu les cheveux.

Techniquement ca a presque pas pris un coup de vieux. C’est bien animé, la musique et les doublages sont impec’ et le chara design est très très bon. (ah Utena *o* !) Un petit bémol sans doute dans l’animation, parfois molle.

Ah, puis évidemment Utena est très absurde. Parfois vous verrez un train passer derrière une discussion, Kaoru chronométre souvent les scènes sans raison apparente, un match de base ball se déroulant on ne sait pourquoi derrière nos héros… Le monde d’Utena est un monde fou et cinglé. Un monde ou on est forcément déstabilisé, et surtout, un monde ou il ne faut pas toujours chercher le sens…

Utena est une oeuvre folle, déjantée, mais très lourde à digérer. Il faut se préparer pour la regarder…

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3 commentaires

  • Alake

    … Bah dis donc…

    J’ai vu que les premiers épisodes de la série (pour tout dire ça m’a rapidement lourdée) mais en lisant ton article… bah j’ai bien envie de m’y remettre ^^

    Pis jme rappelle d’un amv sur cette série, "The Ding Dong Song" en fond musical… à mourir de rire XDDDDDDDD

  • Axel Terizaki

    Utena je le regardais en VHS car un copain les achetait, mais je ne suis pas allé bien loin, j’ai vite trouvé ça un peu lourd à regarder en effet (un peu comme Escaflowne tiens, même époque).

    Mais par contre j’ai bien aimé quelques passages du film, dont tu ne parles pas, d’ailleurs. C’est bien dommage 🙂

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