Voyage au Japon 2019

Bilan du Premier Voyage au Japon part I – Montagnes, musées et moustiques

Le temps passe vite quand on s’amuse, non ? Il y’a pile six mois, je faisais donc mon premier voyage au Japon, voyage que j’ai raconté via des articles réguliers écrits sur place, où j’ai pu vous dire ce que je faisais, ce que j’ai visité et, surtout, classer les boissons de distributeurs parce que nous autres humains nous sommes tous conçus avec un sens des priorités le plus différent possible de celui des autres. Dans le dernier article je vous avais promis un bilan, et sachez mes amis que mes promesses je les tiens, il m’arrive juste parfois de mettre un peu de temps à me souvenir de leurs existences ! Donc voilà un bilan global de ce voyage, où je vais revenir de manière très large sur mes préparatifs, mes découvertes, mes coups de coeurs et mes regrets. Avoir pu prendre un recul de six mois aura sans doute été bénéfique puisque du coup je vais surtout me baser sur l’essentiel.

Néanmoins même l’essentiel c’est touffu: cet article sera donc en deux parties. La première, que vous lisez maintenant, se concentrera avant tout sur l’aspect « voyage » et l’aspect « culture » du Japon. En gros, ce que j’ai visité, ce que j’ai aimé, mes découvertes sociales et culturelles. La seconde partie, que je vais essayer de sortir dans les dix prochains jours (et ainsi profiter astucieusement du confinement) (si vous me posez la question, je continue de travailler pour ma boîte mais je suis en télé-travail, donc j’économise 3h de transports par jour) (yay) va elle se concentrer sur l’aspect « otaku » du voyage – mes expériences de salons, les boutiques, les figurines, Akiba, Animate, Lashinbang, etc etc.

Ah et autre point: j’avais promis que je ferais un tour de tous mes achats qui, je le rappelle, prenaient un canapé entier sur la fin (deux valises de 23kg chacune + un sac à dos qui en pesait 8, hooray.) Au final oubliez ça, ça fait désormais beaucoup trop longtemps pour que mon recensement soit précis et puis c’est vrai que c’est peut-être un peu indécent de dédier des lignes et des lignes à faire l’apologie de 3000 achats parfois difficilement justifiables (j’ai du claquer 4000 yens pour un glowstick Revue Starlight dont j’aurais sans doute jamais l’usage, par exemple.) Disons juste que j’avais beaucoup économisé sur ce voyage et que deux ans d’économies se sont écoulées dans le Japon dans un bruit sourd et visqueux. Pas source de fierté, mais je me souviendrais toujours de moi qui me trimbale deux valises de 23kg dans Asakusa et jusqu’à Haneda, c’était une belle épreuve physique.

Très logiquement, cet article sera illustré par une sélection de mes photos du voyage: j’en ai pris plus d’un millier, merci mon Pixel pour faire des trucs loins d’être dégueulasse !

Sommaire !

Car on est moderne, ici, cliquez directement sur le titre pour accéder à la partie qui vous intéresse:


Tokyo à 4h30 du matin est… une expérience. Surtout quand ça fait que quelques heures à peine que tu es arrivé.

« Souvenir » et « physique »

Tiens du coup là j’utilisais deux mots sur lequel je vais pouvoir démarrer l’écriture de mon bilan – « souvenir » et « physique. » Le premier c’est que ça a beau faire seulement (ou déjà) six mois depuis mon voyage, j’ai déjà l’impression bizarre de pas avoir vraiment « vécu » ces trois semaines. Je me souviens avec force de moments vécus, je pourrais vous narrer chaque journée de manière relativement détaillée (je l’ai fait un mois plus tard dans un épisode de LOLJAPON, d’ailleurs) mais ayé c’est devenu des « mémoires », des « souvenirs » et j’ai cette impression désagréable de me souvenir d’un film, d’une œuvre artistique mais pas de quelque chose que j’aurais personnellement vécu. Une sorte de décalage étrange, mais étrangement habituel vu que je suis quelqu’un qui a souvent tendance à me voir plus comme un spectateur qu’un acteur de ma propre vie.

Mais, bon, bref, rien de dramatique, c’est juste super bizarre d’être spectateur de ses propres mémoires, et ce voyage m’a aidé à en prendre conscience !

Le temple Kanda, j’ai été un perso de Love Live pendant 30mn

Et oui, « physique » – ces trois semaines au Japon m’ont fait du bien au corps. Alors je vais pas totalement vous mentir j’ai une petite déception – j’ai pas perdu un seul kilo pendant le voyage. Pourtant Google Fit m’indique que j’ai marché l’équivalent de 200km en trois semaines, ça m’a permis d’accumuler du « bon épuisement » et de faire de très bonnes nuits, mais rien à faire le poids est pas parti, à la déception de tous et toutes. Ce n’est pas faute d’avoir sué, mais le principal est que je sentais au fil des semaines mon endurance grimper et je me suis permis quelques performances physiques qui m’ont rendus fiers de moi. Dommage que dès mon retour à Paris j’ai perdu tout cet enthousiasme et cette motivation à bouger plus, mais les grèves de décembre et janvier m’ont réofferts l’opportunité de marcher… Ah marcher dehors… quel doux souvenir…

Après, je dis « faire du bien au corps » mais l’un des trucs que ce voyage m’a aussi appris c’est mes limites physiques actuelles, et c’est toujours bien de les connaître. Reste néanmoins que rarement une journée ne se terminait sans douleurs aux jambes, aux pieds et et c’est vrai que j’ai pas ménagé mes mollets – j’ai des articulations fragiles voir fucked up depuis que je suis petit, ce qui a toujours rendu la plupart des sports un exercice douloureux ! J’ai aussi eu ce moment de stress à Kyoto où mes cuisses avaient tellement frottées que les brûlures devenaient difficiles à vivre. Heureusement une bonne nuit de sommeil en yukata et ça avait calmé les ardeurs de l’intérieur de mes cuisses, mais j’aurais aimé ne pas stresser sur ce genre de sujet – je saurais être plus prévoyant la première fois.

Pas de trompettiste pour m’accompagner 🙁

Bref, on parle de corps mais niveau esprit, ce voyage m’a également fait un bien fou à la confiance. J’ai passé un an à planifier ce voyage, sur la dernière semaine j’étais ultra stressé. D’abord un peu effrayé par le côté « je pars seul en voyage à 10 000km, qu’est-ce qui se passe si il m’arrive un souci » qui est dû à mon inexpérience en terme de voyage, mais c’est surtout les idées un peu noires habituelles du genre « pourquoi tu te fais chier à partir en voyage alors que tu vas pas en profiter parce que tu profites jamais de rien » qui m’ont minées. Au final, non, ça va ! J’ai été très timide, je pense, j’ai très peu interagi avec des japonais, très peu parlé en règle générale, mais je ne me suis jamais « bloqué. » Jamais je ne me suis privé de quelque chose par peur de l’interaction sociale, j’ai toujours pu faire ce que je voulais faire. Et au final arriver chez soi un vendredi matin à 7h après 3 semaines de voyage où j’ai pu faire énormément de choses et reprendre confiance en mes capacités, ça m’a mis la pèche ! Je me sens vraiment plus serein, plus « adulte » qu’auparavant. Alors, après, ça m’a pas empêché de parfois stresser pour des conneries sur place mais ça on va en reparler, haha.

Temple et montagne ? Yep, Japon

Préparatifs !

Allez, tout ça était une intro où j’expliquais le bien concret que ça m’avait fait repassons maintenant dans le coeur du sujet ! Vous n’avez pas lu les articles précédents ? Alors pour faire simple, voilà les quatre infos importantes:

  • Comme dit plus tôt, c’était mon premier voyage au Japon
  • C’est un voyage que j’ai effectué seul
  • Il a duré trois semaines – décollage le 11 septembre à Roissy et atterissage de retour le 4 octobre.
  • Le trajet de mon voyage a été le suivant:

En gros:

  • 3 nuits à Tokyo
  • 3 nuits à Hiroshima
  • Un passage d’une journée à Okayama
  • 6 nuits à Kyoto
  • 2 nuits à Kanazawa
  • 7 nuits à Tokyo

Je vous renvoie vers le tout premier billet pour savoir pourquoi j’ai choisi ces destinations, à la base je voulais vraiment sortir de Honshu (voir Sapporo, Fukuoka, Nagasaki) mais j’ai préféré au final me concentrer sur un trajet « classique » avec uniquement Kanazawa comme seul détour dans le circuit « habituel » de tous les touristes. Okayama n’était pas prévu à la base, c’est un détour que j’ai décidé à la dernière minute lors de mon trajet Hiroshima – Kyoto, haha.

En terme de préparatifs purs, je vous rappelle les différents éléments « nécessaires » qui m’ont fait gagner pas mal de temps, d’argent et de confort:

  • Le JR Pass, évidemment. J’avais pris un 14 jours ! Je l’ai activé le matin avant de partir de Tokyo pour Hiroshima, et tout mon voyage a été étudié autour des dates de validité du JR Pass qui expirait, donc, le lendemain de mon retour à Tokyo depuis Kanazawa. C’est aussi pour ça que j’ai dix jours de Tokyo dans mon voyage, haha.
  • J’avais pris pour mon téléphone une Carte SIM japonaise destinée aux touristes, que j’avais acheté sur Paris dans le quartier japonais, à la boutique Vivre le Japon (qui fournit aussi les fameux JR Pass.) Pour 30€ la carte SIM était valable 31 jours et, surtout, offrait du data illimité. Pas un débit de fou mais amplement suffisant pour scroller confortablement Twitter, par exemple, en haut du mont Misen. Si comme moi vous voyagez seul, c’est mille fois plus pratique que le Pocket Wifi.
  • J’avais Google Maps sur lequel j’avais préchargé en offline toutes les cartes des villes que je visitais donc là aussi pareil, dès que j’étais perdu j’avais immédiatement et efficacement ma localisation !
  • J’avais prévenu ma banque que je partais à l’étranger et j’avais activé une option internationale sur ma carte bancaire !

Par contre, y’a des trucs que j’avais pas prévu et je le regrette donc déjà, ouais, prenez des trucs contre les moustiques. Je me suis fait DÉTRUIRE LES JAMBES. Moi j’y suis allé vraiment en pur YOLO, en me disant que les moustiques français m’évitaient tous, j’ai plus eu de vraies grosses piqures depuis un bail, donc cette invincibilité elle devrait se conserver tout autour du monde. Et bah non ! Parce qu’au Japon vu que y’a beaucoup plus de plans d’eaux bah les moustiques prolifèrent, ils aiment manifestement mon sang de gaijin et, le pire, c’est qu’ils manifestent jamais leur présence ! T’entends pas le bruit, tu sens pas la piqure… du coup bah il te reste que tes yeux pour pleurer quand tu te réveilles un matin et tu constates, comme moi, la présence de 17 boutons sur la jambe droite.

La bonne nouvelle c’est qu’à l’intérieur de votre chambre d’hotel vous êtes plutôt safe c’est vraiment les balades dehors où vous allez être exposés. Donc hésitez pas à prendre de la pommade ou même des trucs censés les éloigner. Moi ça m’a littéralement pourri deux journées entières où tout mon corps était intérieurement en train de pleurer parce que mes jambes avaient été dévorées. Encore aujourd’hui y’a deux ou trois piqures dont je vois encore la « cicatrice » sur mes jambes, c’est vous dire la violence.

Les canaux de Shibuya, un soir d’été

Autre point sur lequel je pensais avoir été prévenu mais finalement j’ai sous-estimé le « problème »: la quantité de monnaie que tu transportes sur toi en permanence. Du coup un seul porte-monnaie français ? Il était pas prêt. J’en ai rapidement acheté un second (en plus un beau porte-monnaie BC Freedom) où je mettais les « petites pièces de merde » (1 yen, 5 yens, 10 yens) et que je sortais uniquement quand je sentais que ça allait emmerder personne si je balançais 21 pièces d’un yen lors d’un achat en combini.

Après mon cas est particulier parce que j’avais décidé de faire tout le voyage uniquement en liquide. Je savais le Japon « mal équipé » en terme de lecteur de Carte Bleue et j’avais peur de trop me lâcher dans les achats de merde si je devais « juste » sortir ma CB. Alors que gérer de l’argent physique m’imposerait à mieux prendre conscience de mon budget et à pas faire d’extravagances. En vrai ça a plutôt bien fonctionné – je faisais un gros retrait une fois par semaine, ça me permettait de tenir cinq ou six jours sans trop de souci et comme j’avais le droit à 3 retraits « gratuits » par mois avec l’option internationale que j’avais activé auprès de ma banque, je prenais pas de trop gros frais de banque.

Bon je vais pas vous mentir, l’avant-dernier jour à Akihabara j’ai commencé à sortir la CB à chaque achat et c’est peut-être pour ça que j’ai claqué… euh… un gros chiffre sur l’ensemble de la journée.

D’ailleurs effectivement, on m’avait prévenu que les japonais soupiraient à donf si toi tu sortais ta CB pas signée et moi en bon français dès la première fois ou j’ai sorti ma CB non signée pour un achat à un Don Quijote l’employée m’a sortie un gros marqueur noir pour que je daigne apposer ma médiocre signature à l’arrière. Donc effectivement, hésitez pas à faire ça avant de partir pour gagner un peu de temps, haha.

Le Dome au crépuscule

Mais ouais dans l’ensemble je suis content j’avais bien tout l’équipement nécessaire pour passer un bon moment donc mes préparatifs ont tous payés. Même si ok, le seul truc où j’ai été con, c’est de pas prendre de médicaments. C’est débile en plus je voulais prendre des doliprane et ma crème pour soulager mes douleurs de dos puis j’ai eu un accès de panique débile au moment de faire la valise du genre « ouais mais ça se trouve les médocs ils vont se faire choper à la douane ??? Et ptet qu’on m’accusera d’amener des médicaments ??? » Oui je sais c’est débile, c’est du paracétamol de base, y’a zéro risque, mais j’ai stressé comme un idiot sur un détail pourri, c’est ce que je fais tout le temps, telle est ma vie.

Donc bref je me suis trimbalé une migraine pendant vingt-quatre heures. Excellent !

teamlab borderless, à ne pas faire si vous avez une migraine

Un dernier point, cependant: le choix du mois de septembre pour le voyage ! Le choix de partir à cette période a été dicté par pas mal d’impératifs professionnels (en gros je suis « obligé » de poser deux semaines de congés entre début juin et fin septembre, donc autant faire en sorte que ces deux semaines soient utilisées pour le voyage) et comme je voulais éviter à tout prix le pic de l’été japonais (humidité à 100° et chaleur entre 35/40), juillet/août c’était mort. Juin c’était trop tôt… donc septembre a fait l’affaire. Et en vrai ? C’était une excellente idée de partir à cette période. La rentrée scolaire fait que les touristes du monde entier sont en train de reprendre le taf, et globalement j’ai pu profiter des principaux endroits réputés comme « touristiques as fuck » sans qu’il y’aie jamais trop de monde autour de moi. J’ai ainsi échappé à ces fameux cars de touristes chinois et j’ai été tout aussi épargné par la malédiction qui veut que tu rencontreras toujours des tonnes de touristes français.

La météo était en vrai ma seule crainte – je partais du principe que quoiqu’il arrive j’allais me taper un typhon de ouf pendant le voyage. Au final pas de typhon ! Sur les vingt-et-un jours passés au Japon, j’ai eu seulement deux jours de pluie, le reste c’était que du beau temps… et de très forte chaleur. La première semaine on était toujours à 35° easy, avec un pic à 37° à Hiroshima. J’étais équipé de manière légère tout le long du voyage, en short pendant trois semaines, c’était pas si mal !

Je conclurais juste l’aspect méteo en disant que l’humidité japonaise est effectivement pas une légende, elle te punche dès la sortie de l’avion. Mais c’est indescriptible, faut le vivre pour comprendre.

Heureusement on est toujours à l’ombre dans les ruelles de Tokyo….

Un rapide résumé du voyage~

Bon intéressons nous maintenant un peu plus au contenu du voyage ! Encore une fois je vais pas retourner dans le détail, je l’ai déjà fait à foison dans les articles résumés de chaque journée, mais grosso merdo sachez déjà que je garde un souvenir extraordinaire de Hiroshima. J’avais dédié une journée à la ville et à ses lieux mémoriels, une autre journée à l’île de Miyajima, et inutile de vous dire que ça a été deux très grosses journées. Miyajima en une seule journée, par exemple, je n’en ai facilement vu qu’un tiers: je me suis concentré sur l’ascension et la descente du Mont Misen, situé au milieu de l’île, et j’ai plutôt ignoré des points comme le temple, la ville elle-même ou bien l’aquarium. Deux journées paraissent la meilleure idée et, effectivement, comme on me l’a souvent suggéré passer la nuit sur l’île semble offrir une couleur unique à votre séjour.

D’ailleurs avec le recul j’ai « esquivé » Nara mais des histoires de daims complétement psychopathes prêts à tout dévorer y’en avait aussi à Miyajima, quelles teignes dis donc.

Ce moment où ton voyage seul et t’as deux lits dans ta chambre = changer de lit chaque nuit §§§§

En règle générale mon « planning » était très yolo sur l’ensemble du voyage. Je me couchais le soir en me disant « demain je fais ça » et basta, quitte à parfois improviser le jour même. A Hiroshima, par exemple, je pensais que les mémoriaux me prendraient la journée mais au final comme tout est concentré au même endroit, je me suis retrouvé après le déjeuner à avoir tout vu (le musée pour la paix est d’ailleurs un indispensable, pensez bien à prendre le casque audio, y’a une piste française et elle améliore considérablement une visite déjà très émotionnelle en soi) donc à « errer » dans Hiroshima.

Et en vrai, tout mon voyage s’est pas mal construit autour de ces moments d’errance, et mes meilleurs souvenirs sont souvent liés à moi qui me balade juste dans des villes en me disant « allez, je vais essayer de rejoindre tel endroit et voir ce qu’il y’a sur le chemin. » Quitte parfois même à pas regarder la carte, à aller là où on croit que c’est, et tant pis si on se perd un peu. A Hiroshima je me retrouve donc à partir en direction du chateau, à prendre la mauvaise route, et à découvrir donc l’un de mes premiers jardins japonais – l’extraordinaire Shukkei-en. Un jardin beaucoup plus petit que d’autres que je visiterais plus tard mais qui concentre tellement de jolies choses dans une superficie aussi mince que chaque pas est un enchantement et une découverte. J’étais venu au Japon aussi pour les parcs dans ce genre donc autant vous dire que c’était le pied.

<3

Après ces « moments d’errance » ils sont biens quand tu sais où tu veux aller, c’est pour ça que par exemple dès que j’arrive dans des villes plus grandes que Hiroshima (qui est certes une grande ville mais où tout est concentré au même endroit) du genre Kyoto voire Tokyo, cette stratégie montre ces limites et mon manque de planification m’aura laissé avec des regrets. Je vais être clair: j’ai « bâclé » Tokyo. En règle générale j’étais pas forcément très à l’aise dans la mégalopole: beaucoup de monde, beaucoup de distance entre tous les points d’interêt, j’avais le sentiment de passer mon temps dans le métro et je savais jamais quoi voir. Y’avait trop de choix et aucun qui m’intéressait plus qu’un autre ! Du coup c’est là que j’ai commencé à vraiment lambiner, à me lever parfois à onze heures voire midi, me balader un peu l’après-midi, rentrer à l’hotel à vingt-et-une heure. C’était beaucoup plus « détente », c’est vrai, et c’est au final ça offre du repos et c’est ça l’interêt des vacances également, mais j’avais une vraie frustration a pas avoir mieux « préparé » Tokyo.

Genre vraiment j’étais énervé envers moi même quand un lundi je me lève, je glande toute la matinée à l’hotel, à midi je me dis « bon faut que je bouge quelque part », je regarde la liste des parcs, je me dis « allez allons au grand parc de Shinjuku », sur le chemin je change d’avis sans réfléchir « et si je visitais plutôt les jardins impériaux » donc sur un coup de tête je descends à Tokyo Station, je vais jusqu’au château impérial et là lol évidemment les jardins ils sont fermés le lundi…. J’aurais pu m’éviter cette frustration et ce « temps perdu » si j’avais mieux planifié. Bon après j’ai rebondi en me rendant compte que j’étais à, genre, deux kilomètes d’Akihabara, donc c’était l’opportunité de traverser le quartier à pied jusqu’à Akiba, et ça a été un de mes rares moments « d’errance » dans Tokyo, où j’ai pu croiser de chouettes paysages urbains, le temple Kanda, ce genre de choses… que je n’aurais pas vu si je l’avais « planifié. »

Exemple de paysage urbain complètement pété que je surkiffe et sur lequel je tombe au hasard pendant ma balade

Donc ouais je suis partagé… D’un côté je me sens frustré d’avoir fait « peu de choses » à Tokyo et de pas avoir profité à fond de la ville, de l’autre je me dis que même dans les moments « ratés » j’ai toujours su rebondir et même si j’ai perdu du temps je me suis quand même reposé durant cette partie de mon voyage, et c’est pas si mal. Donc je ne suis pas non plus fâché, et j’ai quand même passé des moments extraordinaires dans les rares lieux que j’avais « prévu » de voir quoiqu’il arrive: le musée Ghibli était incroyable de cosy, la Tokyo Skytree m’a coupé le souffle et le quartier d’Odaiba a été une exploration… intéressante, avec une chouette expérience au Teamlab Borderless et ses jeux de lumières. Le Gundam Unicorn fut aussi imposant que je m’y attendais, bref c’était plaisant.

Et puis entre Hiroshima et Tokyo y’avait les « petites villes » – Okayama et Kanazawa. Okayama c’était vraiment une décision littéralement de dernière minute. J’avais prévu de passer la journée sur l’île aux lapins mais Miyajima a été une expérience si intense que j’ai dormi onze heures d’un coup, rendant impossible pour moi un détour vers l’île aux lapins. Du coup je monte dans le shinkansen pour Kyoto en me disant « bon au pire j’arrive tôt à Kyoto et je commence l’exploration de la ville », et puis paf je regarde les villes que le shinkansen dessert, je vois « Okayama », je google voir y’a quoi à Okayama, je vois que y’a un des trois grands jardins du Japon et voilà, c’est comme ça que j’ai été eu.

Et en vrai ? C’était top. Y’a pas énormément de choses à Okayama, y’a le jardin et le château et puis basta. A l’époque y’avait même pas l’animé Je veux te voir en haut de l’affiche pour me dire « wah je traverse les mêmes endroits que dans cet animé plutôt sympa » donc en vrai juste flâner dans les rues, les canaux, le jardin, le Animate et la gare c’était une bonne expérience pour un après-midi à la cool. J’y ai aussi mangé un excellent ramen miso, un des meilleurs repas du voyage, au top. Donc si vous aussi vous devez faire un trajet Kyoto-Hiroshima, hésitez pas à faire un détour de quelques heures à Okayama, le jardin Koraku-en mérite vraiment le détour.

Pour Kanazawa c’était beaucoup plus planifié et ça m’a permis une journée bien chargée… qui au final aura là aussi énormément tournée autour du Kenroku-en, un autre des trois grands jardins japonais. C’est sans doute beaucoup plus difficile de faire juste un petit détour à Kanazawa (c’est à 3h de shinkansen de Tokyo, 2h de train de Kyoto, c’est sur le chemin « de rien ») mais honnêtement le centre touriste de la ville, où tout est très concentré – une dizaine de musées, le gigantesque jardin qui est un émerveillement à chaque recoin, le musée d’art contemporain, le château – vous offrira une très belle journée. Vous pouvez même vous balader dans la ville, visiter les quartiers « geisha » ou ce temple rempli de pièges (à réserver au préalable, ce n’est que sur visite guidée et en petits groupes) – bref y’a de quoi faire une très grosse journée donc n’hésitez pas à y faire un petit crochet d’une ou deux nuits.

Et puis après il y’a Kyoto… j’y ai passé une semaine, j’ai l’impression d’avoir rien vu ! Si la ville est beaucoup moins grande que Tokyo, c’est une ville tellement riche d’un point de vue patrimoine et choses à visiter que tout est disséminé littéralement aux quatre coins de la ville, on peut pas vraiment se balader au pif ! Du coup ça a été extrêmement varié: le musée du train, le Fushimi-inari, le musée du manga, le pavillon d’argent… Sans compter la visite de la ville d’Uji, le Kyoto International Anime Manga Fair… Mais j’ai l’impression de devoir sacrifier plein d’autres trucs – pas de tour, pas de pavillon d’or, pas de balade dans le centre de la ville, pas de chateaux, pas de palais, pas de petit détour à Osaka… C’était un chouette séjour, j’y reviendrais sans aucun doute, mais je peux pas m’empêcher de me dire que j’aurais pu en faire plus, damnit. Mais ne nous prenons pas la tête avec des regrets….

Cours Kumiko !

Top ! Le Top 10 des visites touristiques culturelles faites durant ce voyage

Oh non, ce bilan vient soudainement de passer en mode top 10 putaclic ! Alors ok jouons le jeu, voilà les dix endroits que j’ai le plus kiffé durant ce voyage et que je vous conseille de visiter –

10/ La Tokyo Skytree (Tokyo)

Le temple principal d’Asakusa à gauche, la Skytree au centre: une bonne soirée

Alors celui-là effectivement c’est le choix le plus « sacrifiable » parce que moi je considère que j’ai eu énormément de chances lors de ma montée – le ciel était parfaitement dégagé, et j’ai pu profiter pendant une heure et demie d’un Tokyo de nuit entièrement nu sous mes yeux. Ca a été un passage assez émouvant, où je prenais terriblement conscience de l’étendue de la mégalopole et, dans un sens, me rendait compte de ma place très très limitée dans cet ensemble. C’est vraiment un panorama qui m’a pris aux tripes, et j’avais du mal à dégager mes yeux de l’immensité noire-et-orange que j’avais sous les yeux.

J’ai évidemment tenté de prendre plusieurs photos mais ça retranscrit pas à quel point la réalité m’a coupé le souffle !

Maintenant, ok, le Skytree c’est quand même cher (j’ai payé, quoi, 4500 yen pour l’ascension au niveau maximal ?) et faut vraiment des conditions méteo favorables pour totalement apprécier. Je n’ai hélàs pas eu le temps de tester le fameux panorama du siège du gouvernement de Tokyo qui lui est gratuit et, si il est moins haut, il vous permet de mieux apprécier les détails. La Tokyo Skytree, elle, vous donnera juste l’impression d’être dans un avion stationnaire 1 et c’est vrai que son immense hauteur peut jouer en défaveur de ceux qui veulent vraiment voir dans le détail ce qu’ils regardent de haut. Mais pour moi qui a les jeux de gestion city builder dans la peau et une passion de la cartographie, je me sentais à ma place.

9/ Le Musée du Train (Kyoto)

Ca évidemment ça parlera qu’à une certaine niche de mon lectorat mais si vous avez ne serait-ce qu’une once d’amour pour tout ce qui fait tchouchou, le musée du train est indispensable. C’est grand, c’est parfaitement adapté aux visiteurs qui comprennent l’anglais, y’a une vraie générosité en terme de choses exposées qui saura vous émerveiller – des rames entières de vieux shikansen, des locomotives de tous les âges, des faux passages à niveau, une reconstitution de vieille gare des années 50, tous les uniformes de cheminots de l’histoire du rail japonais…

Alors attention c’est centré sur l’histoire du train japonais ! Donc peu de mentions des TGV, des trains américains ou russes, ici vous allez en apprendre un max sur comment le train s’est développé sur l’archipel japonais, des débuts timides du 19e siècle où l’industrie dépendait de quelques rares britanniques venus se perdre sur l’île jusqu’aux guerres mondiales et la privatisation du rail japonais. Et puis y’a même un putain de diorama de qualité si vous aimez les trains miniatures.

« putain de diorama »

Bref, excellente visite, je regrette juste de l’avoir fait en fin de journée, quand les jambes commençaient à crier douleur et que mon estomac m’envoyait des relances régulières par mail internel pour m’informer du fait que j’avais sauté le déjeuner, j’ai donc pas été 100% en forme pour tout voir mais à part ça, aucun regret, c’était kiffant !

8/ Shinjuku Gyoen Park (Tokyo)

Ca a été ma dernière visite du voyage, quand mon esprit essayait de chasser le fait que j’allais devoir prendre l’avion le soir même – je pensais que ça aurait été une bonne idée de prendre un avion qui décolle à 22h afin de profiter d’une journée de plus mais, en vrai, c’est une journée dont tu profites pas vraiment, bien attristé par le fait que c’est ta dernière journée. Cela étant, le Shinjuku Gyoen Park est vraiment pas mal ! C’est un vrai parc comme on se l’imagine, loin des jardins que je vais évoquer par la suite, et qui se distingue par sa division en plusieurs « quartiers » – un parc « à l’européenne », une zone « chinoise » ou bien une zone « japonaise » qui essaie de retrouver l’esprit des jardins traditionnels.

C’est très grand, au point où en trois heures je n’ai pas eu le temps de tout voir, et le prix d’entrée est plus qu’accessible. Si jamais vous en êtes à une semaine sans quitter Tokyo et que vous avez besoin d’un peu de calme, ce parc est pas trop mal, facile d’accès, et il est facile d’y trouver un banc pour s’y isoler dans le calme.

7/ Shukkei-en (Hiroshima)

Mon premier jardin du voyage, je le connaissais pas, ça a été une excellente surprise ! Comme je disais avant dans le billet, c’est un jardin mine de rien assez petit, mais dans lequel ils ont réussis à concentrer un maximum de choses en très peu de place. Des dénivelés, des paysages variés, un étang, des carpes à nourrir, des temples, des plantes, des arbres… il y’a un peu de tout et chaque pas amène un nouvelle vision. Idéal pour conclure une journée dans Hiroshima, pour se reposer après une longue journée. Bon, ne concluez pas la journée trop tard, le jardin ferme (comme beaucoup de choses) autour de 17-18h !

6/ Musée Ghibli (Tokyo)

Dur d’y accéder (je me souviendrais longtemps d’avoir passé une nuit à essayer de choper des places sur un site pété) mais le jeu en vaut la chandelle: le musée Ghibli est un endroit extraordinaire à explorer. C’est beaucoup plus petit qu’on peut se l’imaginer, on en fait le tour très rapidement, mais la qualité du décor, le sens du détail qu’on peut retrouver dans ce bâtiment rend chaque foulée un émerveillement. C’est étudié pour que la visite dure une heure / une heure et demie si vous prenez votre temps donc rassurez-vous chaque minute va bien se passer et vous offrir énormément de choses. Et puis n’oubliez pas le court-métrage !

(big up au gérant de la salle de ciné qui m’a laissé entrer alors que j’avais paumé mon ticket d’entrée comme un débile – seul truc que j’ai perdu de tout le voyage ;_;.)

5/ Mont Misen (Hiroshima / Miyajima)

L’incroyable vue depuis le sommet, en panorama

Miyajima est avant tout connu pour son « torii-sur-la-plage », qui offre des photos incroyables mais pas de bol pour moi, c’était en travaux quand j’y suis passé. J’ai donc pu me focaliser à 100% sur le Mont Misen – 500m de plaisir. Surtout que je m’étais levé ce jour là sans me dire que j’allais grimper une montagne, donc j’en ai sué, mais heureusement je n’ai jamais abandonné et j’ai pu découvrir des endroits vraiment superbes – les temples en pleine montagne, ce feu qui d’après la légende ne se serait jamais éteint en 1200 ans, la forêt profonde, le sommet et sa vue ahurissante sur la baie d’Hiroshima…

Je vous recommande vraiment l’ascension mais je vous conseille d’être mieux préparé que moi ! J’y suis allé en yolo comme disent les jeunes, donc je ne connaissais ni le chemin optimal pour monter, j’étais pas vraiment bien équipé, j’avais sous-estimé la charge physique… Bref j’ai joué avec le feu, en vrai ! Surtout quand j’ai descendu la montagne à pied sur un long trajet de quatre kilomètres tout en descente au milieu d’une forêt, inutile de vous dire que j’étais à une cheville tordue de la catastrophe. Donc faites moins les idiots que moins, préparez sérieusement cette montée qui n’est vraiment pas difficile mais mérite d’être travaillée un peu au préalable.

Quand t’y risques pas ta vie par stupidité, la forêt est superbe

Et si l’effort vous effraie, bon, allez, claquez quelques billets dans le téléphérique qui monte directement à l’observatoire du sommet, ça fait le taf très bien également.

4/ Le Fushimi Inari (Kyoto)

Deux jours après le mont Misen je me sentais capable de tout escalader donc je me suis fait le Fushimi Inari et ses milliers de torii disséminés au milieu d’une montagne forestière comme on l’aime. Profitez des temples à la base de la montagne, et escaladez courageusement: plus vous montez, moins il y’aura de touristes, très logiquement ! Vous attendez pas à un joli panorama en haut de la montagne, c’est toujours de la forêt en haut, mais par contre y’a des tas de petits temples et, plus largement, le Fushimi Inari a réveillé en moins le gamin qui kiffait me perdre dans des parcs ou des labyrinthes. Que ce soit se perdre dans des culs de sac où l’on découvre des petits temples et un petit ruisseau, où bien découvrir un autre escalier un peu planqué qui amène à un flanc différent du Fushimi Inari où vous vous retrouvez étrangement seul, loin des dizaines de touristes omniprésents dans la zone.

Là aussi soyez plus intelligents que moi, préparez la montée car c’est une ribambelle d’escaliers interminables ! Et, surtout, c’est une zone dans laquelle les moustiques sont ROIS donc allez au Fushimi Inari équipés de répulsifs, vous me remercierez !

Note pour le Amo de l’avenir: visiter le Fushimi Inari… mais de nuit. Eh oui, la montagne est ouverte 24/24, et je suis en train de me dire que l’ambiance nocturne dans cette montagne plutôt sûre doit être exceptionnelle. Si jamais je repasse par Kyoto (c’est probable) je tenterais le coup.

3/ Le Koraku-en (Okayama)

Comme expliqué plus tôt dans l’article: détour surprise par Okayama, découverte du Koraku-en, coup de cœur immédiat. Le jardin est assez massif en terme de superficie (il occupe la quasi-totalité d’une île, tranquillement), est relativement plat (une seule colline permet de surplomber l’ensemble du jardin) et mise beaucoup sur ses nombreux plans d’eau. En réalité il paraît que je suis passé à la « mauvaise période » car habituellement les grandes plaines vertes sur la photo sont recouvertes de fleurs au printemps et au début de l’été. Mais l’automne arrivant, point de fleurs. De même je suis arrivé trop tôt pour la neige (duh) et, surtout, pour l’ambiance « automnale » du jardin qui, paraît-il est incroyable quand les fleurs tombent et que l’orange domine.

Mais malgré ça, c’était une excellente balade, un endroit extrêmement calme, serein, où il était facile de s’asseoir et de réfléchir à des choses passionnantes (« que faire de ma vie quand je serais rentré » « est-ce que je devrais être plus clair avec mon crush » « ça fait combien de temps depuis mon dernier kébab » « est-ce qu’on est vraiment sûr que Hibiki est bottom dans son couple avec Miku ») devant des décors incroyables. Mention spéciale pour ce banc situé devant un petit moulin à eau qui m’a fait passer la demi-heure la plus reposante de ma vie.

Bref, comme je le disais plus tôt dans l’article, si les jardins c’est votre kiff alors, oui, le Koraku-en ça vaut grave la peine de descendre du Shikansen pour faire un détour d’un après-midi à Okayama.

2/ Le Musée du Mémorial Pour La Paix (Hiroshima)

Des verres qui ont fusionnés sous la chaleur

J’englobe par là tout « l’ensemble » mémorial de Hiroshima: le musée du mémorial pour la paix mais aussi le parc qui se trouve au nord et dans lequel on retrouve une très grande quantité d’autels, de cloches, de mémoriaux et de sculptures en hommage aux nombreuses victimes de la bombe. Quant au musée… ah, je pense qu’avoir ça en début de voyage a rendu la claque d’autant plus grande parce qu’il me falait toute mon énergie pour affronter une telle claque. Pourtant les musées mémoriaux c’est un peu « mon élément » – j’ai grandi sur les plages du Débarquement donc des musées sur les horreurs de la guerre, ce n’est pas nouveau pour moi. Sauf que le musée d’Hiroshima prend vraiment un angle très terre à terre, et se met à notre hauteur en se concentrant quasiment totalement sur les conséquences de la bombe sur la population de la ville.

Ici on nous fait suivre la vie d’un habitant de Hiroshima et on va nous expliquer de manière détaillée sa mort. Là des objets du quotidien déformés par l’impact. Et puis ici des photos. Et enfin là on nous raconte comment la ville d’Hiroshima a vécue les heures qui ont suivies l’explosion: le chaos global, l’administration qui met des heures à réagir, les gens qui meurent de déshydratation parce que la rumeur voulait que l’eau soit empoisonnée (pas forcément faux) donc on interdisait à tout le monde de boire, les piles de cadavres brûlés vifs qu’on retrouve dans des citernes, le fleuve jonché de cadavre…

Quand j’y étais, il y’avait une exposition au concept simple: des survivants de l’explosion qui peignaient / dessinaient leurs souvenirs du 6 août 45. C’était… dur.

En nous plongeant dans le quotidien d’Hiroshima puis en nous montrant de manière très concrète comment d’un seul flash de lumière la vie de millions de personnes a été changée, on en sort clairement avec une autre vision sur l’événement. Le travail de mémoire est incroyable, la qualité des expositions est indéniable, le nombre de choses à voir et à garder en mémoire est presque étouffant. Si la visite vous suffit pas, il y’a aussi des heures et des heures de témoignages de survivants à regarder dans les archives vidéos du musée, tous sous-titrés en anglais, tous très facilement accessible. J’aurais pu y passer une journée entière mais je sentais que moralement c’était peut-être pas la meilleure idée. J’en profite d’ailleurs une nouvelle fois pour vous vanter les louanges de l’audioguide – 500yen, y’a une piste française d’excellente facture, c’est un must-have. Rien de plus triste qu’une voix très sérieuse et très solennelle qui dans vos oreilles vous raconte la mort horrible d’une enfant de 5 ans pendant que vous regardez les restes de sa blouse.

J’ai l’impression d’en faire « trop » via mes mots, et de peut-être trop jouer sur le pathos et l’émotion. Mais c’est une visite qui m’a chamboulée, pas seulement à cause du sujet qui était de base tragique mais surtout parce que ce musée réussit clairement à passer son message, et le fait avec talent dans la manière de nous exposer les choses.

1/ Le Kenroku-en (Kanazawa)

Allez hop, évidemment ! C’était tellement bien que après avoir fini ma première visite (de presque quatre ans), je suis allé manger, je suis allé dans le centre de Kanazawa et puis j’ai rebroussé chemin parce que, damn, je voulais déjà y retourner. Le Kenroku-en c’est donc un jardin extraordinaire, qui fusionne la superficie du Koraku-en d’Okayama avec la capacité à nous offrir un truc différent à chaque m2 du Shukkei-en d’Hiroshima. Ici un grand lac paisible, ici un petit chemin perdu dans une sorte de forêt, puis ça débouche sur la plus vieille fontaine du Japon, à côté d’un second lac, celui-ci animé par quelques cascades et une grande quantité de poissons qui y naviguent tranquillement. Des statues ? Y’en a. Des points d’observation en hauteur ? Idem. Des sculptures cachées dans la végétation, des corbeaux qui profitent de la soirée naissante pour taper l’incruste… Oh, et puis un très joli panorama sur le nord de la ville de Kanazawa car, après tout, on reste en haut d’une colline, c’est le petit bonus qui fait plaisir.

Je disais tout à l’heure que le Koraku-en m’avait offert la demie-heure la plus reposante de ma vie, le Kenroku-en m’a lui offert peut-être la soirée la plus sereine que j’ai pu vivre. Découvrir le parc en début d’après-midi, le redécouvrir quand le soleil se couche sous les coups de 17h était un autre plaisir, et pas le moins jouissif. Tout le monde dans le parc semblait extrêmement sympathique, et je me demande si il est même possible d’être méchant dans un endroit aussi beau et aussi calme. Arrivé un moment je m’étais posé sur un banc et je me demandais si ça vaudrait pas le coup que je devienne réalisateur de cinéma pour un jour tourner une scène dans ce parc.

C’est beaucoup de ressenti personnel, évidemment, mais dans le Kenroku-en je me sentais brûlant d’un point de vue créatif, je me sentais inspiré, purifié. Là ou Okayama j’avais fait un détour surprise pour découvrir le Koraku-en et j’avais adoré cet inattendu, ce Kenroku-en je me l’étais hypé pendant des mois durant mes préparatifs, et pas un seul gramme de déception n’a été à relever sur la balance après mon passage. Si je vivais à Kanazawa, j’irais chaque soir dans ce lieu. Damn, le parc ouvre même dès 7h, je suis sûr que je me leverais chaque matin tôt juste pour y passer une demie-heure.

Je suis amoureux de ce lieu, je pense que c’est clair !

Je suis moins amoureux du ramen au canard qui y est servi, et qui m’a dégouté étrangement vite mais eh, je suis même près à accepter ces imperfections…

En mention honorable je mettrais le teamlab borderless et le Pavillon d’Argent – qui m’a un peu deçu après une semaine passée à visiter les meilleurs jardins du Japon… mais qui reste une chouette visite. J’ai aussi adoré le sanctuaire Asakusa mais je vais avouer que c’est moins le sanctuaire en lui-même qui m’a plu que le fait de le visiter à six heures du matin la tronche encore enfarinée dans le jetlag. En règle générale, le Japon de très bon matin c’est un excellent plan. Moi je suis physiquement incapable de me lever avant neuf heures, mais si vous ça vous pose pas de souci de vous coucher à 22h et vous lever à 6h chaque jour, hésitez pas, vous aurez une expérience touristique d’une force unique.

Après, honnêtement, mes seules petites déceptions du voyage ça pourrait être le musée du manga (qui est vraiment bien mais que j’imaginais plus « imposant ») ou bien la ville d’Uji mais ça c’est pas tant à cause de la ville elle-même (j’ai beaucoup aimé monter le panorama de la ville, celui qu’on retrouve dans Euphonium – j’en reparlerais surtout dans le second article) que parce que c’est le seul moment du voyage où j’ai eu des nausées, et ça c’était 100% à cause de l’odeur omniprésente du thé vert partout. Ouais je sais que je vais faire mon touriste niais mais rien ne m’a déçu durant ce voyage !

Et puis ok, j’ai pas mis Akihabara dans le classement, mais c’est parce que le volet otaku du voyage, on l’abordera dans un autre article, comme annoncé :).


Le Gourmet Solitaire Jr

Allez, dernière partie de cet article, où je vais mentionner de manière lapidaire plein de trucs qui me viennent en tête, des remarques diverses et variées sur le pays.

Excellent ramen à Okayama, peut-être mon favori du voyage alors qu’il était dans un restaurant que j’ai tout de suite senti comme un gros attrape-touristes (mais j’avais faim)

J’ai pas encore parlé de nourriture durant ce bilan, hein ? Il m’est arrivé débilement de sauter des repas, j’ai envie de me foutre des beignes. J’ai essayé au maximum d’éviter les fast food et le combinis et de tester différents restaurants, avec à chaque fois des spécialités différentes, ce qui faisait que pour remplir cet objectif il m’arrivait de tourner une heure dans un quartier à voir les différents restaurants « disponibles » pour enfin en choisir un quand la faim se faisait trop. C’est un objectif noble… qui a duré une semaine et demi. Au bout d’un moment j’ai commencé à privilégier sans remords les chaînes ! Je me suis amusé la dernière semaine à tester les trois grandes chaînes de restaurants familiaux (Jonathan’s, Gusto et… euh… je sais plus) où tu paies un peu trop cher de la bouffe de cafeteria (souvenirs émus de cette assiette de frites à genre 400 ou 500 yens qui contenait quinze frites qui se battaient en duel.) Mais eh parfois y’avait des glaces badass en dessert, c’était cool !

En matières de chaînes purement japonaises, mes deux vrais kiffs ça aura d’abord été Ichiran Ramen (spécialisée dans les… euh ramen) où j’y ai mangé un ramen aux légumes que tu sentais étudié à la feuille près, aucune originalité, aucune folie, mais damn c’était bon, facile à commander, pas cher et ça m’a méga rempli le bide après une dure journée à errer dans Kanazawa. Mais mon vrai coup de coeur, ça aura été…

(petit violon triste qui commence à s’enclencher quand je repense au fait que je trouverais jamais une chaîne comme ça en France)

…. GoGo Curry.

Les mecs ils sont pas compliqués ils proposent qu’un seul truc: de la viande panée (porc ou poulet, tu te démerdes), du riz et du curry. Tu choisis juste la quantité et là évidemment t’as des préjugés tu te dis « non mais la taille Medium ça doit être du medium pour japonais ça doit être que dalle, je vais prendre le Large directement » sauf que non medium c’est bien medium et large c’est bien large donc BAM MASSE DE RIZ ET DE CHOU ET DE CURRY, BON COURAGE. Le tout dans un joli petit plat en argent et avec une jolie petite cuillère. Le tout pour un prix modique. Bref, coup de foudre à la gare de Kanazawa, et derrière j’ai du me retenir à pas finir chaque dîner du reste du voyage dans un GoGoCurry. Je veux te regoûter, bb.

Bon après en matière de chaînes, j’ai aussi fait du fastfood un peu simple – je considérais que chaque entrée dans un McDo était un échec personnel mais c’est pas grave, j’ai pu y tester leur McTeriyaki qui n’était pas incroyable. Pas testé Burger King Japon mais par contre j’ai pu tester Wendy’s et c’était pas trop mal. Après y’avait aussi la bouffe de combini quand il est 21h et que tous les restos commencent déjà à fermer (erreur basique qu’est celle de pas regarder l’heure avant de se dire qu’il faudrait aller manger) mais honnêtement c’était vraiment pas mal ! Bon souvenir d’un gratin aubergines à faire chauffer qui était assez délicieux et pas cher. J’avoue que comme je déteste le poisson (et que je suis même allergique au saumon), ça me limitait pas mal dans mes choix en combini mais j’ai toujours pu m’en sortir pas trop mal.

Aller à Kyoto pour se faire une 4 fromages à 1000 yens, mes drôles de choix de vie

Mais rassurez-vous, j’ai aussi réussi à tenter pas mal de restaurants plus traditionnels ! Je suis pas un assez fin gourmet pour savoir si j’ai mangé de la merde ou pas, je vais pas mentir, mais j’ai quelques souvenirs vivaces:

  • A Miyajima, galérer des siècles pour trouver un resto qui fasse autre chose que des huîtres, en trouver un, tomber sur le seul resto de Miyajima avec zéro english-speaking :’D. Beaucoup de galère pour se faire comprendre, j’en menais pas large. J’aurais mérité ce porc pané avec du riz miso !
  • A Kyoto, faire le tour des restos autour de l’hôtel, ce qui veut dire tester un chinois tout petiot avec des gyozas ultra huileux mais aussi un des meilleures chahan que j’ai pu tester.
  • Toujours à Kyoto, tester un resto italien, tomber sur un truc ultra cosy, ultra classieux, avec un petit vieux qui était le seul gars à tout gérer. C’était une excellente soirée. Bon par contre, c’était cher :’DDD.
  • A côté de ma station de métro tokyoite (Tawaramichi) y’avait une petite échoppe de yakisoba tenus par deux adorables petits vieux, c’était vraiment pas cher et savoureux à chaque bouchée, un vrai plaisir.
  • Mon premier resto dans lequel je suis entré seul, courageusement: un resto de style américain à Hiroshima. Très bon ! Mais le meilleur burger de mon voyage ça sera deux semaines plus tard dans la banlieue ouest de Tokyo, quand Tsuchi m’emmenera dans un resto de sa ville de banlieue. Savoureux mais… il demandait un peu d’agilité pour être bien dégusté !
Avec les frites au cheddar un peu à droite parce que quitte à sombrer dans le péché, autant y’aller jusqu’au bout
  • A Hiroshima je voulais à tout prix faire un resto d’okonomiyaki, j’ai eu de la peine pour… choisir ! Parce que y’en avait des tonnes, vous vous en doutez ! J’ai fini par prendre un ascenseur et me retrouver dans un resto sombre, sans fenêtres, paumé au second étage de l’arcade commerciale du coin. Malgré cette atmosphère très particulière, autant vous dire que c’était délicieux et que chaque bouchée de cette omelette stéroidée était un ravissement. Les okonomiyakis… pareil… ça me manque… y’a deux trois restos qui en font sur Paris mais… c’est pas pareil ;_; …
  • En terme de « mais pourquoi tu vas au Japon pour ça », j’ai testé le dernier jour un resto… indien. Près du parc de Shinjuku. C’était cocasse: j’ai pas bien compris ce que j’ai commandé (du naan avec plein d’accompagnements), j’ai pas bien compris comment je le mangeais (fallait tremper le naan dans les accompagnements, duh), du coup j’ai un peu eu l’air perdu pendant trois à quatre minutes. Mais tin c’était bon.
  • J’en ai déjà parlé mais ce ramen miso à Okayama dans une petite bicoque située sur l’île du Karoku-en qui faisait resto et location de pédalo= aaaah quelle saveur.
  • J’avais essayé de me la jouer symétrique: mon premier repas avait été un très bon ramen à Asakusa, mon dernier un ramen convenable à l’aéroport d’Haneda. Je suis juste triste d’avoir commandé comme dernier ramen un ramen où y’avait de l’oeuf dur partout, ce que je déteste (morale de cet article: oui je vais au Japon en étant allergique au saumon et en détestant l’oeuf dur, je suis déb)
  • Mes deux repas les plus « regrettés » (dans le sens « j’aurais ptet du tenter autre chose ») ça a été un ramen très standard à Asakusa un vendredi soir de manques d’idées après le musée Ghibli qui n’était vraiment pas très très bien – tu sentais le ramen « de chaîne » en « milieu touristique » mais pas très bien maîtrisé. Et puis du coup ce facheux ramen canard à Kanazawa qui contenait du canard… et environ quinze autres ingédients. Tout me paraissait gluant, au bout de dix minutes j’étais calé mais il me restait la moitié du bouillon et des ingrédients.
Notez les paillettes d’or parce que c’est le kiff de Kanazawa les paillettes d’or. Je sais même pas si c’est du vrai or. J’en doute ? Je sais pas.

Mais bon, tout ça pour dire que le putain de repas de bonhomme que je me rappellerais le plus c’est ce moment à Akiba où avec mon compère Tsuchi on se dit « on devrait se faire un resto de viande », on cherche le plus proche… et on se retrouve dans un resto de viande. Mais, genre, de viande. De viande finement étudiée. Bref, de magyu.

Ouais vu comme c’est visuellement repoussant mais tin c’est de la viande super bonne (qui fond sur la langue !!! ça existe vraiment la viande qui fond sur la langue !!!) avec une sauce finement étudiée, du jaune d’oeuf qui vient relever la saveur, sur un lit de riz qui va bien s’imprégner de toutes les saveurs de ce qui est au dessus. Déjà ça c’est bon mais juste à côté on avait plein de petits trucs sympas pour pimenter le goût, et en bonus un fantastique bouillon à la queue de boeuf qui avait le goût de la mie fraîche, c’était un émerveillement. Je sais plus par contre combien j’ai payé le repas, je crois que c’était abusé du genre 3900 yen… enfin c’est pas si abusé pour la qualité gustitative mais c’est officiellement le repas le plus cher que j’ai jamais consommé dans ma vie de salaryman.

Cela étant dit, fini de parler de gastronomie, passons à la dernière partie !

Pensées diverses regroupées dans un fourre-tout final

Là je vais poster au pif des trucs qui me viennent en tête sur le Japon « en général. »

Déjà oui, effectivement, c’est un pays où les cyclistes sont des tueurs potentiels. En France on est pas habitué à avoir des vélos qui partagent le trottoir, au Japon les trottoirs ils existent en deux versions: soit en version « ultra-méga-large », soit en version « y’a littéralement pas de trottoir, lol », et si vous êtes sur la première version, soyez pas trop serein parce que les risques qu’un vélo déboule de nulle part et impose son autorité sur votre gueule est pas mince. On s’y fait au fur et à mesure mais mes premiers jours à Tokyo, je sentais une épée de Damoclés à chaque balade.

La passion des japonais pour les rues commerciales couvertes est aussi un truc plaisant

Traverser la route est aussi un challenge – surtout quand tu loupes de feu le petit bonhomme vert au passage piéton et que tu sais du coup que t’es parti pour facilement une minute d’attente. Ils sont interminables. Le pire c’est à Kyoto où t’en as même pour des routes à sens unique complètement vide. Mais non, t’attends parce que la pression sociale elle est vraiment présente.

En parlant de pression sociale – tu te sens bien con quand t’arrives en gare avec tes sacs et tes valises alors que les japonais ils sont les mains dans leurs poches parce qu’eux ils se font livrer leurs bagages. Du coup t’es chargé comme une mule comme tous les autres gaijins mais en plus tu dois te battre dans le Shikansen pour espérer trouver de la place pour tes bagages. Au bout du compte si vous avez un JR Pass, prenez toujours des places réservées pour vos tchoutchou, ça augmente vos chances.

Après je dis ça mais un de mes meilleurs voyages c’est avoir pris une place réservée dans un shikansen qui faisait Okayama-Kyoto: on était que trois dans le wagon pendant tout le voyage. Sah, quel plaisir.

Croiser une manif à Hiroshima

Le truc qui m’a matrixé pendant tout le voyage: je pouvais plus mettre en muet mon appareil photo et, de manière plus gênante, mon appli de screenshot. J’ai appris durant le voyage que c’était lié à une loi qui obligeait les appareils photos à « être audible » donc dès que mon téléphone a vu que j’avais une carte SIM japonaise, il a automatiquement switché ses réglages de manière à se soumettre à cette loi. Ca m’a épaté, haha.

L’architecture et l’urbanisme japonais aussi c’est un truc étrange: soit t’as des bâtiments ultra modernes, soit t’as des bâtiments qui semblent pas avoir bougés depuis les années 70 et qui ont l’air de puer la rouille et l’abandon. C’est une sorte de paradoxe japonais, où les rues sont effectivement propres et blanches, mais dès que tu regardes les bâtiments t’as l’impression que certains vont s’effondrer au moindre souffle. Et ça c’est pas spécialement « caché. » Un ptit coup de peinture, ça serait pas mal !

Un truc que j’ai assez kiffé c’est que, ok, le Japon est très bruyant mine de rien. Chaque croisement fait un boucan de fou, entre les voitures, les écrans de pub, les feux tricolores qui font des petits signaux sonores, c’est parfois fou. Mais c’est pas ce côté bruyant que j’ai kiffé, rassurez-vous, c’est le fait que souvent suffisait de quitter l’axe principal pour immédiatement trouver du silence. L’urbanisme local fait que chaque pâté de maison comprend son temple, son parc où là soudainement y’aura plus un seul bruit. Y’a pas mal de petits oasis dans lequel on peut se planquer quand on sature du bruit.

Après, au bout d’une semaine et demie de balade j’avoue que j’ai quand même lâché l’affaire et que j’ai repris cette mauvaise habitude que j’ai en France qui est celle de se balader systématiquement avec des écouteurs (souvent en écoutant un podcast) mais sur Tokyo j’aurais peut-être pas tenu sans ça, haha.

Et puis là comme ça, de tête, j’ai rien qui me vient en tête pour compléter cette partie ! Evidemment, il m’en manque beaucoup à dire mais, écoutez, il me reste la partie « otaku » du voyage à traiter, et c’est déjà pas mal, je mettrais d’autres remarques et pensées à ce moment là. On est déjà à une quantité de mots fort honorable, donc je peux me stopper ici pour le moment !

Donc si vous voulez une conclusion sur l’aspect « culturel » de ce voyage, bah mine de rien j’ai déjà tout dit… dans l’intro. Oui j’ai adoré ce voyage, je m’en pensais pas capable y’a encore deux ans mais j’estime que j’en ai tiré le maximum et que même si j’ai des regrets ou des frustrations celles-ci font forcément partie de l’expérience. J’y ai vu tout ce que je voulais voir, découvert des choses que je pensais pas découvrir et eu des idées pour ce que plus tard j’aimerais voir.

Là, comme vous le savez déjà, je risque de repartir au Japon dès septembre prochain (en priant que, évidemment, la situation s’améliore sur le plan viral) si la tombola pour le Symphogear Live m’est favorable. Le voyage serait forcément plus court, peut-être limité à Tokyo, mais je rêve déjà d’un autre « gros voyage » comme celui-ci, et cette fois-ci sortir de Honshu. Hokkaido et Kyushu sont deux îles qui me font énormément de l’oeil donc j’ai hâte aussi de planifier ça.

Les petites rues de Kyoto

Mais bref, concluons ! J’espère que ce très gros résumé de l’aspect « culturel » de mes bilans quotidiens vous aura plu, moi ça m’a permis de me remémorer d’excellents souvenirs, et en ce moment ça fait plaisir. Rendez-vous donc pour la seconde partie dans un futur proche, et prenez soin de vous~

  1. Un hélicoptère, donc
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Un commentaire

  • Hermine

    C’est bien bel article, Monsieur Amo !
    L’idée de faire un bilan plus tard est pas bête, ça permet au cerveau de faire un peu de tri (ou de tout oublier dans mon cas) et d’envisager ce qu’on veut pour la suite (prochain voyage au Japon ou prochain voyage tout court).
    S’agissant des moustiques, j’ai l’habitude d’acheter, lorsque je vais au Japon, un spray pour la peau et un spray pour les tissus (literie et vêtements) en pharmacie, pour la période de mai à octobre. Et formule « tropicale », parce que les moustiques japonais s’en foutent un peu de la formule adaptée à nos petits moustiques bien de chez nous.
    Vivement l’article « otak' » !

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