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Mon ancien appart ne peut pas être aussi craignos !

Je vais pas vous mentir, moralement en ce moment je sais pas trop pourquoi, c’est un peu bof. Je reste dans cet état d’esprit chelou où j’ai du mal à visualiser mon avenir, je sais pas trop ce que je veux faire de mon futur, j’ai énormément de doutes sur ma carrière pro et j’alterne entre un abus de confiance en moi et une totale détestation de ce que je suis. J’essaie de m’accrocher à 2/3 trucs du futur (un voyage au Japon l’an prochain si les conditions le permettent ? Passer le permis auto ?) pour pas trop sombrer, ça marche un peu, du coup, ça va, je me sens “que” bof.

Mais heureusement je me sens bof dans un bon appart ♪. Comme je le disais en novembre dernier ou bien dans le bilan des 14 ans de Néant Vert, j’ai récemment déménagé – c’était y’a un an pile ! Mon appart actuel est confortable, bien insonorisé, pas trop mal placé, bref j’y mène une vie honnête et il ne m’amène que peu de sources de stress, ce qui est quelque chose que je vais qualifier de “cool.”

Parce que le précédent, ah, c’était un enfer. Et je m’en vais vous raconter son histoire, enfin. Le tour des crasses qu’il m’a fait, le listing des merdasses, et vous le terminerez en vous demandant pourquoi j’ai pas dénoncé cet appart comme insalubre. Ce à quoi je répondrais “jsais pas, je suis con.”

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Mon mantra pendant les 4 ans dans l’appart

Déjà rapidement, je m’en vais vous conter un peu comment je suis arrivé dans cet appart. Pour vous donner un début de contexte, dites vous que je suis arrivé en Ile de France en 2013 vraiment en méga YOLO: j’avais pas de job, pas de piaule, personne de ma famille qui pouvait m’aider ou me soutenir, j’ai du trouver tout ça en un peu moins de trois mois, et parce que j’ai le cul bordé de nouilles je suis parvenu à trouver tout ça quinze jours avant la date fatidique. J’ai derrière vécu en coloc pendant un an à Torcy, chez une personne gentille, qui a été très patiente avec mes aspects les plus gênants de ma personnalité mais avec lequel je n’ai jamais crée de liens particuliers. En règle générale, étant assez peu adapté à la vie en communauté, j’aspirais surtout à terme à avoir mon propre appart, mon propre logement. Difficile à envisager au départ de mon installation – mon taf était un simple CDD à temps partiel, ce qui me permettait d’accéder à rien en IDF -, le fait que je prenne du galon au travail et passe en CDI temps plein m’a permis, avec joie et bonheur, de trouver un appart via un particulier. Et incroyable: mon dossier est accepté sans problème le soir même qui suit la visite.

Mai 2014, me voilà donc dans mon premier appart “à moi.” Un 22m² bizarrement conçu, un peu humide, divisé en un petit salon et un petit espace en mezzanine. Le tout dans la charmante ville de Carrières sur Seine. Le cadre est sympa et le logement est meublé, ce qui n’implique que peu de dépenses pour le déménagement. Ce qui me va ! J’y vis donc une vie tranquille et pépère, la place commence vite à manquer pour mes 300 000 mangas, je peux y inviter trois personnes grand maximum mais c’est un premier appart de bonne qualité et la vie coule doucement.

Métaphore imagée de moi arrivant à passer chaque mois malgré le fait que à cause de mon loyer j’étais à découvert dès le 15.

Seul petit souci: le loyer est un peu salé, et j’avais sous-estimé son impact sur mon budget mensuel. Donc j’y vis bien mais, pendant tout le long de mon séjour, très difficile pour moi de mettre de côté de l’argent chaque mois. Je commence un peu à respirer uniquement à partir de 2016, avec l’introduction de la prime d’activité, qui rajoute un apport mensuel bienvenu à mon compte en banque et me permet, enfin, de bâtir quelques économies.

Et ce point est important car très vite, je vais me retrouver dans une situation qui va nécessiter, justement, quelques économies. Parce que cet appart je l’avais donc loué à un particulier. Ca me paraissait la bonne idée à l’époque: je voulais éviter des frais d’honoraires, et j’avais un peu la flemme d’essayer de convaincre des agences souvent très exigeantes en matière de dossier. Le particulier en question était un gendarme en mission au moyen-orient, qui louait donc son appart pendant son absence et, ah, surprise, un beau jour de mars ou avril le voilà à me dire qu’il revenait en août. Et qu’il allait revivre dans son appart. Et que, à ce titre, j’allais devoir déguerpir asap.

AH.

Moi quand on m’annonce la nouvelle

Mes économies étaient alors très maigres, et pas forcément prêtes pour un déménagement immédiat mais, bon, tant pis, me voilà au printemps 2016 à devoir commencer au plus vite des recherches et à en faire en sorte qu’elles soient fructueuses, très vite. Pour plein de raisons (= le RER A et le transilien L, ce dernier m’amenant pas loin de mon taf) je veux rester autour de la zone de Carrières-sur-Seine donc je cherche sur Houilles, Carrières, Sartrouville, Maisons Laffite voire même Poissy. Les recherches sont assez compliquées, assez peu fructueuses, mon dossier convainct peu d’agences et les offres de particuliers sont très limitées. C’est la chasse de location en IDF, ceux qui l’ont vécus connaissent la difficulté. Et contrairement à 2014 où j’avais “tout mon temps”, là la deadline rajoute du stress et quand on visite un appart ultra médiocre, on commence à se dire que ok, ptet qu’on pourrait le prendre parce que ptet qu’on aura pas d’autres opportunités d’ici là.

Deadline qui se rétrecit parce qu’en juin, finalement, le proprio m’annonce revenir non pas mi août mais mi juillet. Moi qui pensait avoir encore deux mois me retrouve finalement avec qu’un seul, ce qui va créer un élan désespéré où la priorité sera plus de trouver un appart “convenable”, mais juste un appart. En parallèle, un grave accident arrive à un membre de ma famille, ce qui rajoute une inquiétude considérable. Ah, et comme je suis idiot, j’essaie de quand même continuer à préparer la Japan Expo qui arrive comme si c’était une Japan Expo normale donc mon temps est aussi énormément pris par moi qui écrit des conférences et des jeux en parallèle.

Du coup mon juin 2016, il est… chargé.

J’ai pas forcément de photos très pertinentes du coup pour illustrer voici à quoi ressemblait ma sacoche autour du printemps 2016. Ma vie était aussi chargée que cette sacoche.

Je visite plusieurs apparts durant cette période, et au final tout se joue entre 3 apparts qui m’ont l’air “accessibles”, où les agents m’ont fait comprendre que j’étais un peu seul dessus et effectivement suffit de les visiter pour saisir pourquoi personne en veut. Un appart perdu au fin fond d’Houilles, où la peinture du plafond était aussi craquelée que l’espoir de l’agent de se débarasser de ce bien ; Un appart à Maisons Laffite qui était très près de la gare (cool) mais possédait la salle de bain la plus dégueu que j’ai jamais pu voir (pas cool) ; Et enfin un appart à Sartrouville, QUI VA ÊTRE LE HÉROS DE NOTRE HISTOIRE.

Je ne saurais pas dire pourquoi au final j’ai pris celui de Sartrouville, d’autant que la visite en elle-même aurait du m’alerter: l’agent immobilier était arrivé avec beaucoup d’avance pour ouvrir au maximum les fenêtres et les portes. Il est arrivé avec tellement d’avance… que je l’ai trouvé endormi dans sa bagnole devant l’entrée du studio. J’ai du le réveiller moi-même ! C’était peut-être un méga red flag mais on était alors autour du 20 juin et me restait 2 semaines pour trouver un appart donc on en était dans cette situation où même le drapeau le plus rouge me paraissait attractif.

En vrai, je sais pas trop dans quel état de désespoir et de faim j’étais, mais j’ai retrouvé récemment des logs Hangouts de l’époque où je racontais ma visite à des potes et je disais que l’appart était “très bien.” Donc en vrai, je pense que je l’ai pris tout simplement parce que c’était celui qui me paraissait le mieux parmi les trois. L’appart de Houilles m’avait apparu insalubre dès la seconde où je suis rentré dedans, l’appart de Maisons Laffite je me suis inquiété sur ce qui m’apparaît maintenant des détails (l’état de la salle de bains (qui aurait pu être lavée) et l’absence de plaque de cuisson (que j’aurais pu acheter)) alors que l’appart de Sartrouville, l’agent avait bien fait son taf et avait réussi à me le vendre…. alors que je l’ai trouvé en train de baver sur le siège de son Audi quelques minutes avant.

Je crois que je suis aussi un peu trop naïf.

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Bon bref, je signe le bail le 1er juillet, remise des clés le 5 juillet et j’ai donc 14 jours pour organiser le déménagement. Acceptable, non ? Bon bah le souci c’est que y’a Japan Expo dans ces 14 jours…

Du coup ça donne un plannig pété, que j’avais dû préparer à l’époque dans un Excel:

Plusieurs notes importantes:

  • Le week-end du 2 et 3 juillet c’était weekend RadioKawa, avec entre autres un LOLJAPON en direct, qu’il a fallu préparer, présenter, monter et publier. Du coup je m’occupe pas du tout du déménagement ce week-end là (c’est dommage.)
  • Vu que j’avais pas de meubles à déplacer et uniquement beaucoup de mangas, de livres, de jeux et de vêtements, je pensais que 3 soirées pour les cartons ça passerait crème (non.)
  • Pendant le week-end de Japan Expo je perds ma carte Navigo. C’est la seule et unique fois de ma vie que ça arrive. Du coup l’aprem “Darty” devient l’aprem “je pars à Saint Lazare m’en faire faire une nouvelle.” (Vu qu’en plus la carte Navigo que j’avais perdu était une “Navigo Découverte” donc une sans abonnement, donc je me suis fait sucrer aussi le mois de Navigo que j’avais payé.)
  • Des potes viennent m’aider pour le déménagement, mais aident aussi à finir les cartons / les sacs parce que j’avais fini que la moitié.
  • L’état des lieux de l’appart que je quitte se passe très mal – le proprio est dans une humeur massacrante, sans doute jetlaggé, et il m’enchaîne de remarques ultra blessantes que j’encaisse comme un gros faible. Pas mal des reproches sont un peu débiles, je récupérerais jamais ma caution entre autres parce qu’il m’aura suffisamment intimidé pour que j’ose pas demander des nouvelles.
  • Le midi à IKEA se passe très bien, je récupère en vitesse tous les meubles que j’avais dans mon colimateur. Par contre j’avais sous-estimé le temps de montage de meubles IKEA, et on se retrouve à 22h à finir en urgence le lit en mezzanine, pour qu’au moins je puisse dormir dès le lendemain :’D. Merci les potes qui sont passés aider TvT.

Mais bon du coup, voilà, le déménagement était en rush total, j’ai enchaîné les tuiles, j’ai souffert d’un manque d’expérience, d’argent et de préparation. Cela étant dit, temps maintenant de bien vous présenter l’appartement !

Déjà, admirez à quoi le bâtiment ressemble en dehors:

De quelle époque ce bâtiment est-il ? Je ne saurais dire vraiment, mais je pense pouvoir dire avec certitude que c’est le bâtiment le plus laid de tout le quartier dans lequel il se trouve. Quand j’ai eu l’agent par téléphone avant la visite il m’a dit “ah vous allez voir, le bâtiment n’est pas très joli, il mériterait un petit coup de peinture, mais à part ça l’appart lui-même est très beau”, ce qui fut avec le recul un discours un brin naïf (le bâtiment mériterait surtout un petit coup de bulldozer.)

Donc oui, juste l’état décrépi du bâtiment aurait dû me mettre la puce à l’oreille mais, voilà, comme j’ai dit, je sais pas, j’étais en panique j’ai pas réfléchi. D’autant que très vite après l’emménagement j’ai pris conscience de la mocheté totale de l’endroit, et de l’aura négative qu’il dégageait, au point où j’ai vite fait une croix sur l’idée d’inviter des gens à passer chez moi. A la fois parce que – on va le voir – je vais déjà pas mal galérer à avoir la place de vivre seul mais, aussi et surtout, parce que j’ai rapidement eu honte de vivre dans ce bâtiment.

Où était mon appartement dans tout ça ? Bah, là:

Vous voyez le volet rouge au centre ? Derrière se trouvait ma porte d’entrée. Ouais, j’avais une connexion directe entre chez moi et le trottoir. Pratique quand tu rentres crevés et que tu veux minimiser la distance entre toi et le canapé, mais évidemment stressant au quotidien quand tu te dis qu’il suffirait d’un gus doué en crochetage de serrure pour qu’il visite ton domicile en un temps limité.

A droite, ma fenêtre, qui elle aussi donnait directement sur le trottoir sans grille ou protection particulière. Inutile de vous dire que quand j’ouvrais pour aérer, je faisais bien attention à être présent en permanence dans le studio et que je refermais dès que j’allais aux toilettes, par exemple.

En vrai même si du coup je me suis jamais vraiment senti en sécurité (à chaque fois que je rentrais chez moi après le taf, je m’attendais toujours un peu à voir le volet grand ouvert), bon bah heureusement j’ai jamais eu de souci… à part dans les dernier mois où j’ai vécu dans l’appart, où alors que je jouais à la Xbox à 3h du mat avec la fenêtre ouverte pour aérer (c’est le premier confinement, qui irait se balader dehors à 3h du mat), un gars a soudainement passé la tête par la fenêtre pour me demander des clopes. C’était cool et sans agressivité mais WOW DUDE LE STRESS.

Quoique en vrai à la réflexion, y’a eu un moment pendant toute la première moitié 2019 où un gars a abandonné une bagnole (sans doute volée) juste devant la porte, bagnole qui a rapidement été forcée et squattée, et y’avait parfois un groupe de gus qui venaient fumer de la beuh dedans. Ils étaient pas relous et interagissaient pas avec moi, mais bon j’étais pas motivé à ouvrir la fenêtre quand ils étaient là :’D.

Ah et y’a quoi derrière la grande porte de garage à gauche ? J’ai jamais su.

L’intérieur de l’appartement maintenant ! Voici des photos qui datent de l’état des lieux de départ.

Tout d’abord la partie “salon”, vous pouvez constater que j’ai laissé le lit mezzanine en partant (je n’en aurais pas eu l’usage là où j’allais et, surtout, c’est bien de la merde ce genre de lit.) C’est pas un choix par hasard ce genre de lit car d’une il m’a permis d’optimiser l’espace (mon bureau et ma commode était dessous), de deux le plafond de l’appart était très haut, et de trois une prise électrique avait même été installée en hauteur pour ça.

Le canapé est aussi resté sur place – je pense qu’il a été jeté derrière vu que bon, eh, c’est de la merde.

La partie cuisine ! Honnêtement plutôt large pour un studio de cette taille. Jamais compris par contre l’interêt du “bar” vu que à cause de la taille de l’appart, c’était difficile de ne pas mettre le frigo ailleurs que derrière.

La cuisine reste globalement la partie la moins nulle de cet appartement, même si quand même quelques surprises.

Enfin la salle de bains est elle aussi plutôt large, avec une thématique bleu ciel années 60 qui ravira les fans de carrelage.

Voilà pour les très beaux 22m² qui composent ce studio. La cuisine et la salle de bains prennent la moitié de la place mais ce n’est pas dramatique. Je passe les photos de la cave et des parties communes pour des raisons que j’expliquerais un peu plus tard.

Bon, commençons maintenant à lister les soucis et à raconter les belles histoires vécues durant les 4 années.

Internet

1/ Quand je suis arrivé, il n’y avait pas de prise téléphonique du tout. Un oubli, manifestement ! Du coup j’ai du attendre une semaine qu’on vienne installer la prise et le câble. C’est uniquement une fois cette prise installée que j’ai pu contacter SFR – mon FAI de l’époque – pour leur dire que c’est ok je pouvais désormais connecter ma SFRbox à quelque chose, donc merci de me donner l’accès à Internet svp.

Pour info le câble téléphonique était ce câble que vous pouviez voir en haut à droite de ma fenêtre.

2/ Après environ une semaine, SFR ne trouve toujours pas la prise et le câble. J’en ai ras le cul de leurs conneries, je résille et je passe chez Orange. Vu que c’est des gars d’Orange qui ont installés le bordel, eux ils sauront où est ma prise téléphonique, hein ?

Je reçois donc la livebox Orange, je la branche eeet rien. Je contacte le SAV Orange par téléphone eeeet rien, ils trouvent pas ma prise. Une intervention est programmée, mais pour dans une semaine. Ce qui me force aussi à rester chez moi et poser un jour de RTT.

3/ Pendant ce temps je “survivais” en utilisant mon login SFR pour me co à la partie “publique” d’une box d’un voisin. Ce voisin retire cette partie là au bout de 2 semaines. Coup dur, je n’ai plus Internet du coup ! Orange me filera quelques clés 4G mais à 10Go, inutile de vous dire que ça part vite. Mon été 2016 se limitera du coup surtout à jouer offline à Football Manager 2016.

4/ Oui je dis “mon été 2016” parce que la première intervention d’un technicien ne débouche sur rien – il doit revenir avec une nacelle. Seconde intervention, une semaine plus tard, je repose un RTT, le revoilà, il a sa nacelle, et il est incapable de trouver l’origine du problème. Il me dit “si vous voulez souscrire à la fibre au lieu de l’ADSL, je vous file l’Internet tout de suite, y’a une borne fibre juste à côté”, et moi COMME UN CON je réponds “jsp le syndic a pas donné son accord….”

5/ Une troisième intervention est prévue, je repose un congé, personne ne vient, j’ai été oublié T_T. Je pleure intérieurement en essayant d’appeler le SAV Orange, qui ne répond pas même après 45mn d’attente. Bref, c’est la déprime et j’en vient à me demander si c’est accessible pour ma gueule l’Internet par satellite.

6/ Début septembre, dernière intervention, c’est un nouveau technicien. Il identifie le souci directement, intervertit deux câbles, ça marche, j’ai Internet. Deux mois après mon emménagement.

7/ Internet qui a un débit ultra-féroce: environ 0,6 Mbps en download, 1 Mbps en upload. Pour faire simple, je téléchargeais jamais au dessus de 200 Ko/s. Et me demandez pas pourquoi mon upload était un poil meilleur, je ne saurais pas vous répondre. C’est assez infernal à vivre, surtout quand aujourd’hui tout pèse de plus en plus lourd – exemple, quand j’ai voulu télécharger Forza Horizon 4 sur ma Xbox, ça m’a pris littéralement six jours. Ma grand-mère qui vit dans la Normandie profonde avait un débit cinq fois supérieur au mien ! Je rageais de ce fait !

8/ Internet qui a la fâcheuse tendance… de disparaître ! Vous vous souvenez que mon technicien avait “simplement” interverti deux câbles pour me filer l’accès ? Bah il arrivera parfois que mon propre câble sera parfois interverti avec d’autres pour régler des soucis chez les Internet des voisins, du coup pendant les 4 ans qui vont suivre, je vais passer en cumulé quatre à cinq mois sans Internet. Et comme le câble en question était en hauteur (nécessitant donc la fameuse nacelle), je pouvais pas faire mon desperado et me rebrancher moi même :’D.

9/ Bon heureusement deux choses vont arriver: mi 2017 je souscris un abonnement 100Go en 4G chez SFR. La réception 4G de mon appart étant correcte, je passe par elle pour la majorité des tâches. Et puis surtout, novembre 2019, après trois ans à voir mon syndic faire l’autruche sur ce sujet et à voir tous les autres bâtiments du quartier sauf le mien être éligibles, bah la fibre débarque enfin. Parfois je m’imagine la situation où j’aurais vécu le premier confinement sans fibre mais avec mon vieil Internet préhistorique et ça m’inflige un seum incroyable.

Quand j’attends 4mn pour télécharger un GIF

L’humidité

Bon là, déjà, une photo:

Vous voyez la trace noire à droite ? Et celle tout à gauche, un peu au dessus du compteur ? C’est des traces d’humidité. La première on l’a découverte au moment du déménagement – y’avait un meuble à cette position -, la seconde elle est très vite apparue, très souvent nettoyée, très régulièrement revenue.

Mais globalement, le taux d’humidité de cet appartement était très haut. Et c’était le cas avec tous les autres appartements donc c’était pas uniquement un souci personnel ! J’ai très vite acheté un humitest pour mesurer l’humidité en question et on était entre 75% et 80% l’hiver et l’été, et entre 80% et 90% l’automne et le printemps. Inutile de vous dire que ce n’est pas vraiment vivable même si… on s’y habitue. Je n’avais ainsi pas la moindre conscience que tous mes vêtements puaient l’humidité. Mon corps toussotait la nuit les premiers mois, mais a vite arrêté. Je trouvais normal d’avoir un oreiller un peu humide.

Y’a quelques raisons qui expliquent ce souci d’humidité:

  • Le bâtiment, de base, est ultra humide, j’ai pu le confirmer avec d’autres voisins.
  • Comme ma fenêtre donne sur le trottoir, je ne pouvais pas l’ouvrir en permanence pour aérer (fun fact, pendant tout le confinement j’ai réussi à baisser le taux d’humidité moyen a “seulement” 65% parce que du coup comme j’étais chez moi non stop, la fenêtre était ouverte non stop.)
  • Les extracteurs d’humidité… ne fonctionnaient pas. Celui de la salle de bain faisait un bruit infernal pour zéro pourcent d’humidité retiré, et celui installé dans le salon (qu’on voit en haut à droite sur l’image) n’a jamais fonctionné, malgré l’intervention de deux techniciens différents pour l’installer ou le réparer.
  • Je n’avais pas la place dans la salle de bains pour étendre mon linge du coup je devais l’étendre… dans mon salon. Ce qui était, vous vous en doutez, catastrophique. Le linge mettait en plus des siècles à sécher dans un tel contexte et il m’arrivait parfois d’avoir des vêtements encore mouillés après cinq ou six jours étendus. Je pense que j’aurais du mieux réflehcir à un moyen d’étendre le linge dans la salle de bains, mais hélàs c’était compliqué.
  • Enfin, on m’avait conseillé l’usage de déshumidificateur à recharger mais les recharges censées durer 15 jours étaient déjà finies au bout… de 3. Et ne baissaient pas le taux d’humidité, hélàs.

Bref, j’ai signalé le souci plusieurs fois à l’agence et au syndic, ça a jamais bien marché et sur les deux dernières années j’ai un peu “lâché l’affaire.” Du coup j’espère juste que mon corps a pas souffert sur le long terme d’une vie dans un environnement aussi humide, parce que par contre je peux vous assurer que j’ai des mangas qui ont bien soufferts de ça et que je pense que pas mal d’engins électriques ont aussi douillés (particulièrement ma Xbox.)

Ah puis l’appartement retenait méga bien la chaleur. C’était TRES pratique l’hiver (genre je chauffe une fois, et la chaleur du radiateur “reste” pendant au moins une semaine derrière), mais l’été c’était insoutenable. Surtout que mon appart était exposé ouest, donc se tapait les rayons du soleil à 16h / 17h, donc quand ils sont les plus chauds. Imaginez vivre les canicules avec des températures qui vont de 34 à 38° dans votre appartement, avec un taux d’humidité de 80%… température qui va mettre au moins une à deux semaines derrière à revenir à la normale.

Au moins un tel combo chaleur/humidité ça m’a préparé pour le Japon……

(Non.)

(Bonus: comme le volet de la porte d’entrée était exposé ouest et en métal, il se tapait du coup tout le soleil pendant tout l’après-midi. Si je voulais sortir / entrer pendant ces heures là, j’avais interêt à limiter le contact au minimum avec le volet, sous peine de me brûler.)

J’ai pris une photo en juin 2020 quand le taux d’humidité – après trois mois d’aération constante – arrivait enfin sous la barre des 40%. C’était pour vous dire l’événement !

Le bruit

Bon on va faire simple: on entendait super bien les appartements des autres. Quand le voisin du haut marchait, j’entendais chaque pas comme si il était chez moi. Quand ça parlait, j’entendais tout. Du coup je pense que les autres entendaient très bien ce que moi même je faisais. C’est la joie des appartements de cette époque, j’imagine.

En vrai ça a pas été si relou que ça les deux premières années: mes voisins du haut étaient des vieux pas très actifs, et ma voisine d’a coté avait certes un enfant qu’elle me disait hyperactif mais… que j’entendais pas tant que ça, ça va.

Mais alors à partir de fin 2018, festival ! Une de mes voisines hurlait régulièrement la nuit, genre entre 3h et 5h, et à chaque fois elle semblait engueuler quelqu’un. Son petit ami, son mari ? Je sais pas, mais je ne l’entendais jamais répondre. Et effectivement: il n’était jamais là. Est-ce qu’elle l’engueulait par téléphone, est-ce qu’elle l’engueulait par télékinésie, je ne saurais jamais, je n’avais pas forcément envie de savoir même si tout le bâtiment a fini par rencontrer ce gars quand un jour il s’est ramené avec une bande de potes à lui pour essayer de foutre la pression à la voisine, voisine qui avait ramenée ses potes à elle et qu’ils ont finis par s’engueuler et se lâcher des bails de ouf devant tout le monde, dans la rue. Quand j’en ai parlé à l’agence, ils m’ont dit “ah oui, elle a quelques problèmes.” Ok, ça a l’air mystérieux.

Début 2019 débarque à côté une famille avec 2 petits enfants (un bébé et un gamin de 4 ou 5 ans), leur chambre est sur le mur mitoyen au mien, ils passent leurs temps à hurler, à taper dessus, à pleurer. Jusqu’à parfois 1h ou 2h du matin. C’est l’âge qui veut ça, j’imagine, mais disons que me réveiller en pleine nuit parce qu’un bébé pleure et que c’est même pas le mien, je l’ai vécu médiocrement.

En parlant d’enfantillages – l’appart au dessus du mien j’entendais aussi parfois un gamin faire du roller ou de la trotinette mais, pareil, à des heures… inattendues. Genre minuit une heure. Ma vraie satisfaction c’est qu’un jour où il s’est cassé la gueule et à commencé à pleurer de désespoir. J’ai kiffé.

Et puis la cerise sur le gâteau, le tout dernier mois dans mon appart… le voisin du dessus s’est dit qu’il allait rénover complétement son appartement. Je peux comprendre l’idée (même si je pense qu’on devrait d’abord s’occuper de détruire ce bâtiment avant de le rénover), mais du coup il était en mode full marteau et engin de guerre dès 8h et rappelez vous que je dormais dans un lit en mezzanine, à quelques centimètres du plafond. Donc parfois le coup de marteau il était à un mètre de ma gueule, délicatement séparé par un plafond pas bien épais. Et ce qui aidait encore moins c’est que à ce moment là, j’étais en mood post-confinement avec un rythme du sommeil parfaitement décalé, donc je dormais… pendant les horaires des travaux. Je m’aide pas, c’est vrai.

Je voulais juste vous dire que je suis parvenu dans cet appart à remplir une Billy à presque 100%.

Les parties communes

Ma boîte aux lettres et ma cave étaient donc dans les “parties communes”, une section accessible derrière un portail situé quelques pas à côté de ma porte d’entrée.

TLDR – Le syndic voulait pas que j’ai les clés du portail et des parties communes. Me demandez pas pourquoi, même l’agence arrivait pas à comprendre la motivation du syndic.

Du coup si je voulais récupérer mon courrier ou me rendre dans ma cave, je devais le faire impérativement pendant les horaires où le portail n’était pas verrouillé, ce qui correspondait en gros à “entre 9h et 18h.” En week-end ça se fait, en semaine… c’était évidemment très difficile (j’avais entre 1h10 et 1h30 de trajet entre moi et mon taf…)

Sachant que, évidemment, coup de lol, sur les derniers mois, le portail était parfois verrouillé en permanence. J’ai gentiment signalé que ça serait bien de me laisser tout ça ouvert svp, je me suis fait ignorer par tous mes voisins, par l’agence et par le syndic. Petit coup de stress quand t’es le jour du déménagement et que tu sais pas si tu pourras accéder à ta cave :'(.

Dans les archives photo que j’ai exploré pour cet article, je vous propose un peu de joie et de bonheur avec une photo de ma collection de peluches

La cave

En vrai ça va. J’y avais pas accès tout le temps mais elle était correcte. Si ce n’est que:

1/ La lumière du sous sol était morte et n’a jamais été réparée, du coup fallait aller à la cave avec sa propre torche. Grosse ambiance !

2/ Quand j’emménage, ma cave est toujours verrouillée par un GROS CADENAS qui appartenait au locataire précédent. Réponse de l’agence ? “Bah, cassez le cadenas, vous avez le droit.” Ah ouais ok j’ai une gueule à savoir comment on force un cadenas je retiens. Du coup bah j’ai cassé le cadenas… et un peu la porte au passage… qui se verrouillait plus… Elle a jamais été verrouillé pendant quatre ans…

3/ Non à part ça, ça va. J’y ai juste entreposé des jeux Xbox, des boîtes vides de figurines et des livres, de toute façon. C’est pratique une cave, c’est mon seul regret dans mon appart actuel.

Vague aperçu du lit à mezzanine, avec l’étendoir à linge qui a fait ma fierté et crée mes problèmes

La cuisine

J’ai failli mourir à cause de ma plaque électrique.

Je dramatise pas :’D.

En gros, y’a eu un court-circuit à cause de l’humidité, ça a surchargé la plaque. Du coup elle a explosée. Bon attention hein pas explosion avec du feu et tout, mais force suffisamment puissante pour, par exemple, expulser un des boutons de réglage et le projeter violemment dans le mur. Donc j’aurais pu soit me faire électrifier, soit me prendre un projectile à haute vitesse. Merci beaucoup !

Une nouvelle plaque électrique a été installée dans la foulée, plus moderne, moins risquée. Mais disons que…

… elle dépassait un peu parce que l’électricien avait sous-estimé la taille disponible, du coup je devais quand même éviter si possible l’eau dans cette zone…

A part ça, l’évier avait une petite fuite au niveau du robinet, mais en vrai c’est ok. Ma cuisine a pas été trop chiante, elle a juste essayée de me tuer une fois et ne m’a plus jamais refait chier derrière. C’est convenable !

La salle de bains

Bon, la salle de bains c’est un peu le mélange de tous les problèmes précédents, en un seul endroit. Pour résumer simplement:

  • La plomberie de chaque élément était très faible. Mon évier coulait par intermittence (ça dépendait des jours, de l’heure, de son envie), la chasse d’eau fuyait sur les derniers mois (et le plombier n’est jamais passé malgré trois rendez-vous pris.)
  • Ma douche se bouchait extrêmement vite, à la fois parce que cheveux longs c’est compliqué à gérer mais aussi parce qu’il est tout simplement impossible de démonter la petite grille du siphon pour la nettoyer manuellement ou utiliser efficacement l’art de la ventouse. La seule solution que j’avais était de balancer du Destop et de la soude toutes les deux semaines. Heureusement que c’est pas cher.
  • 10mn d’eau chaude par jour – le ballon d’eau chaude n’était, vous vous en doutez, pas très performant.
  • L’extracteur d’humudité faisait plus de bruit que d’extraction, aboutissant à un terrible taux d’humidité constant au sein de cette salle.
  • La porte de la salle de bains se verrouillait mal, et s’entrouvrait régulièrement sans qu’on puisse rien y faire. Pas de souci quand on vit seul mais quand l’intérieur de la salle était bien humide, ça signifiait aussi que l’humidité sortait par la porte.
  • Le porte-serviettes était très cool lui par contre, 20/20.
  • Enfin d’un point de vue son, on entendait dans cette salle encore mieux les appartements environnants que n’importe où ailleurs. Ce qui signifiait aussi que si je prenais une douche à 1h du mat (où que si mes voisins prenaient une douche à 1h du mat), on réveillait tout le bâtiment. J’écoutais de la musique d’anime quand je me douchais, je savais pas que tout le bâtiment l’entendait :’D. Bon j’espère qu’ils ont aimés l’ending de Joshiraku !
Que deviennent les héroïnes de Joshiraku ? Vont-elles bien ? Mari se fait-elle toujours bully ?

La proximité directe d’un passage à niveau

Ca c’est plus pour le fun mais ouais, je vivais juste à côté d’un passage à niveau.

En vrai c’est pas forcément un souci: les premières nuits tu te réveilles à 4h30 quand le premier train passe, mais ton corps s’y habitue vite donc, eh, it’s ok. Ca restait une ligne exclusivement utilisée par des trains de marchandise donc grosso merdo c’était un train toutes les deux heures, c’est pas dramatique.

Par contre, je vous avoue que le nombre de fois où j’entends le bruit de sonnerie du passage suivi d’un train qui spamme le klaxon à rythme effréné, 95% du temps pour dire à une bagnole DE DÉGAGER, c’est assez effrayant. Y’a eu un soir où j’ai vu un mec rester bloqué comme un idiot entre les deux barrières descendues. Suspens quand ce génie – qui semblait manifestement pas savoir que les barrières sont conçues pour casser facilement si tu forces – a utilisé tous ses talents au volant pour se replacer à la dernière minute dans l’espace de manière à ce que le train passe parallèlement à lui. Y’en aurait eu un autre dans le sens inverse, j’aurais entendu de la tôle.

Mais oui, dans l’ensemble, disons juste que je m’attendais à ce qu’un jour j’entende vraiment le bruit d’une collision mortelle. Dieu merci ce n’est jamais arrivé, mais par contre j’ai trop entendu le son des gens qui ont joués avec le feu.

Quelque part en 2018, une mauvaise herbe a poussée près de ma porte d’entrée. Je l’aimais bien alors je l’ai jamais retirée. Un voisin l’a retiré pour moi, croyant bien faire. J’étais dévasté :'(.

La distance et le quartier autour

Pour conclure, bon, faut aussi dire que le bâtiment avait cette particularité d’être au milieu “de rien” à l’échelle de la banlieue urbaine francilienne. Si on sort Google Maps, en gros on était dans cette zone là:

Ce qui est une zone… un peu bâtarde. T’es à cheval sur quatre villes – Bezons, Sartrouville, Houilles, Argentueil mais en même temps t’es très loin du centre des quatre. Les gares, par exemple, sont exagérément loin: 4km de celle d’Houilles ou de Sartrouville. Le réseau ferroviaire RATP le plus proche à pied était ainsi le terminus du T2, situé à côté du Pont de Bezons, mais c’était là aussi entre 30 et 40mn à pied.

La chance que j’ai eu c’était que j’étais à proximité direct d’un arrêt de bus desservi par deux des lignes les plus actives du coin – la 272 de la RATP et la 9 de la Transdev. Mais c’était à chaque fois entre 25 et 30mn de bus pour me rendre soit à la gare de Sartrouville, soit à celle d’Argenteuil, et les bus étaient systématiquement bondés le soir en départ de chaque gare, ce qui rendait le voyage rarement très confortable.

Niveau quartier autour, disons simplement qu’il n’y avait pas grand chose, à part un gros centre commercial Carrefour, ce qui fut peut-être le seul luxe que j’avais à “seulement” 10mn à pied. Par contre très très peu de petits commerces.

Enfin on était à côté de la Cité des Indes, une des fameuses cités mal famées de la ville. J’ai jamais eu de souci de sécurité – à part les jeunes qui venaient fumer dans l’épave devant chez moi mais qui ont jamais vraiment dégagé une aura particulièrement menaçante – mais par contre ça voulait dire que parfois, pour des raisons de sécurité, une des deux lignes de bus desservait plus le coin. Paraît que quelques jours après mon départ, les deux lignes ont même été coupées le soir par décret du maire qui disait publiquement que “de toute façon, ces bus sont vides le soir”, ce qui est certainement la meilleure preuve que le gars savait pas trop de quoi il parlait.

Mais voilà, souvent, si vous vous demandez pourquoi une cité ça tourne mal, bah le fait de la caser dans un endroit super isolé, où esthétiquement ça reste constamment ultra moche, et où finalement y’a pas grand chose à faire, moi je pense que c’est un indice. C’est le souci de ces quartiers 100% résidentiels (même si ok, j’étais à 10mn à pied du Théâtre de Sartrouville, un fait que je n’ai jamais vraiment exploité….)

Mon coin bureau était, du coup… très chargé. MAIS C’EST MA FAUTE AUSSI, J’AI TROP DE MERDOUILLES.

Points divers

Au pif, les derniers points à évoquer avant que j’oublie:

  • Une des clés que j’ai reçu pour le volet de l’entrée s’est tordue au bout de deux mois. Comment ? Pourquoi ? Je sais pas.
  • Invasion de mites durant toute l’année 2019. Vu l’humidité c’était le paradis pour elles. Je reste globalement surpris que vu justement cette humidité j’ai pas eu “pire” que ça – je m’attendais vraiment à devoir combattre des cafards un jour. C’est jamais arrivé.
  • Point sur lequel je plaide coupable: j’ai vu “trop gros” pour les meubles. Mon canapé était deux fois trop grand, par exemple, ce qui était débile parce que j’avais pris un modèle canapé-lit… que je ne suis jamais arrivé à déployer à cause du manque de place. Idem, la table basse prenait tout le chemin… Donc en gros, non seulement mon espace était petit mais en plus je l’ai surchargé dès le début. A partir de ce point, le ménage était un enfer – je ne pouvais pas faire passer un aspirateur, et la poussière s’accumulait absolument partout.
  • Enfin, non, vraiment, le lit en mezzanine c’est plus jamais ça: c’est pas confortable, ça alimente un peu le sentiment de clostrophobie, dormir à deux dedans donne pas un très gros sentiment de sécurité et, surtout, l’été c’est l’enfer. Vu que l’air chaud ça monte, je vous fait pas un dessin… Bref, pendant trois mois par an, je dormais sur le canapé-lit. CANAPÉ-LIT QUE JE POUVAIS MEME PAS DÉPLOYER A CAUSE DU MANQUE DE PLACE T_T.

Globalement, j’ai vraiment souffert d’un “manque de confort” tout le long des 4 années: toutes mes zones de confort étaient du premier prix (chaise de bureau / canapé) donc jamais très efficace pour se poser, et mon lit était médiocre et peu adapté. Genre de souci que j’aurais pu régler avec de l’argent.

Le même coin bureau deux ans avant la photo précédente. Ca gonfle vite !

Conclusion

Voilà donc un peu pour le topo de mes 4 ans dans cet appartement précis !

Je ne vais pas forcément tirer une grande morale ou de grands enseignements de tout ça: je pense qu’au délà du fait que l’appartement était certainement officiellement insalubre, très mal conçu et très mal construit, j’aurais pu facilement éviter ce traquenard en étant moins dans le rush et plus vigileant au moment de la visite et en étant plus ferme / insistant auprès de mon agence et du syndic pour signaler beaucoup des problèmes et des manquements. Le souci étant que quand je déclarais un souci à l’agence, les personnes qui intervenaient étaient… systématiquement très peu compétentes. Quand elles intervenaient ! Donc au bout d’un moment, j’avoue avoir lâché l’affaire et avoir appris “à vivre avec”, en m’enfermant dans mon imagination d’un monde où j’aurais un appart correct.

Mais dans tous les cas, ouais, soyez toujours très vigilants quand vous visitez, acceptez pas tout et n’importe quoi et oubliez pas que c’est le rôle des agences, syndics & proprios de faire en sorte que vous viviez convenablement. Sous-estimez pas votre confort. Moi en tout cas, j’espère que tout ça est derrière moi !

Ah, et pour finir: toute cette belle histoire c’était 520€ par mois, du coup. Bah oui, c’est l’ïle de France ;).

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3 commentaires

  • Dareen

    C’était très drôle mais ça n’a pas du être facile pour toi. Beaucoup de gens sont malhonnêtes, j’espère qu’aujourd’hui tu arrives à être un peu plus ferme avec eux, et repérer les embrouilles plus tôt ^^

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