Panty & Stocking niquent ta mère with Garterbelt

Panty & Stocking niquent ta mère with Garterbelt

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Haaa Panty & Stocking with Garterbelt ! Petit délire offert par les mecs de la Gainax lors du dernier automne, c’est un de ces animes qui pourrait tout à fait rester dans les annales – et le mot « annale » est ici presque à double sens ! Prenez par exemple cet exemplaire d’Animeland… Je lis jamais Animeland mais là j’étais dans la maison de quelqu’un d’autre et j’avais besoin de lecture pour aller aux cabinets. Et si je peux vous dire une chose, c’est bien que lire la critique que le magazine avait écrit sur Panty & Stocking tout en lâchant une arme de destruction massive par les voies arrières était presque trop symbolique. Déjà parce que Panty & Stocking est un anime qui ne recule devant aucune scatophilie mais bien parce que tout ce que le magazine avait retenu du début de l’anime c’est que c’était du caca prout sans rien de plus.

Inutile de vous dire que j’étais offusqué de cet article, de cette dénomination ! Et je vous rassure directement: Panty & Stocking n’est pas du caca prout sans rien de plus ! Y’a aussi de la baise, des gros flingues, du bondage, du sado-masochisme, de la nymphomanie, des enjeux divins, de la baston, des salarymen qui se bourrent la gueule, du vomi, de l’amour, des sentiments, des courses poursuites en bagnoles, des coups d’épées, des mascottes horripilantes, des antagonistes charismatiques, une animation de ouf sur certaines scènes, des hommages à tout ce qu’a pu produire les Etats Unis en matière d’animation ces dernières décennies, des robots qui se transforment et des délires de réal.

Bref un anime qui pouvait que me plaire.

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Le scénario est plutôt simple: Panty & Stocking sont deux putasses, l’une portée sur le sexe et les mecs, l’autre sur les insultes et le sucre, mais ce sont surtout deux anges qui doivent buter des monstres pour gagner des pièces, et une fois suffisamment de pièces récupérées, elles pourront réaccéder au paradis. Pour cela, elles sont sous la coupe de Garterbelt, un prêtre black et afro aussi respectueux de la Bible qu’un gamer d’une adaptation de jeu vidéo au cinéma. S’en suit alors une série d’épisodes racontant leur histoire.

Panty & Stocking est donc un anime qui reprend un fonctionnement très classique: le schéma dit « Monster of the Week » – grosso modo chaque épisode est dédié à un monstre, que les deux personnages vont devoir latter. Et attention le terme « épisode » ne se réfère pas ici aux canons classique de l’animation japonaise: un épisode classique de Panty & Stocking contient en fait un générique, un épisode de 11mn, un second épisode de 11mn et le générique de fin. Et c’est tout ! Du coup ça donne des épisodes rapides, qui prennent pas leur temps et l’opportunité aux réalisateurs et animateurs de prendre une idée simple et de l’utiliser sans trop l’étirer. On se fait très vite à ce format unique, d’autant que certains gros épisodes prennent 23mn à eux tous seuls quand il se passe des trucs d’importants.

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L’épisode « hommage » aux Transformers est juste extraordinaire.

Du coup chaque épisode de la série est… unique. Le premier épisode de la série fait affronter aux deux héroïnes un monstre caca géant tandis que le cinquième traite de la relation entre les deux soeurs, que le huitième est dédié à un monstre qui vole de la lingerie et je vous parle de cet épisode qui parodie les films de zombies ni de celui qui est dédié juste à la mascotte de la série et à son histoire d’amour… particulière. Et il n’y a pas que le thème qui change à chaque épisode, l’équipe de production aussi ! On voit ainsi défiler nombre de réalisateurs et nombre de visions rigolotes de l’univers, l’exemple le plus probant étant le dixième épisode, qui change complétement de style graphique pour nous raconter le quotidien d’un salaryman japonais et père de famille qui vit une vie de merde et dont l’apparition de Panty & Shocking sera le seul bon élément de ce qui est tout de même une journée pourrie pour le pauvre type. Et ça marche. C’est là que la critique qui reproche a la série de n’être qu’une ode au pipi caca trouve ses limites: la série est tout de même vachement diversifiée, c’est totalement vulgaire certes, mais au moins elle se diversifie totalement dans sa vulgarité. L’humour est parfois infantile ? Certes, mais il ne l’est pas tout le temps. Et c’est ça le plus important à retenir.

Autre point attachant de la série: ses personnages. A commencer par son quatuor de héros, principalement les deux garces qui servent d’héroïnes et qui sont détestables sur tous les points, mais tellement détestables qu’au final on finit immanquablement par s’y attacher. Leur caractérisation tient, on va pas se mentir, sur un bout de papier (« Panty baise des mecs tandis que Stocking bouffe du sucre, les deux sont vulgaires ») mais les situations dans laquelle elles sont mises sont tellement diversifiées qu’au final on remarque pas ce problème. Là dessus on peut dire que c’est une totale réussite, surtout que c’est totalement dans l’esprit « hommage » – les héroïnes des Super Nanas sont par exemple pas forcément plus riches en caractères (Rebelle est une brute jamais contente, Bulle une douce rêveuse niaise et Belle une leader irréprochable… plus où moins.) On avait pas besoin de personnages développés, parfait donc. Garterbelt et Brief sont eux aussi dans le même cas même si étonnamment c’est bel et bien Garterbelt qui contient le plus de développement au cours de la série mais quoi qu’il arrive il fait toujours partie de cette catégorie de personnages qui irradient de charisme de manière quasi offensante. Quant à Brief je n’ai toujours pas bien compris si il était là pour tacler le public visé par la série où pas. Mais on aimerait pas être à sa place.

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Et là où la série devient ingénieuse, c’est en introduisant à mi-saison la version obscure du trio divin ! Kneesocks & Scanty sont un peu à cette série ce que la Team Rocket est à Pokémon… mais en bien plus charismatique. C’est là que la série commence à devenir trèès intéressante parce que ce duo revivifie nettement les aventures de Panty & Stocking, apportent de nouvelles possibilités au niveau des idées, bref cela offre des moments à chaque fois plus intéressants. Et rien que le running gag du RRRRule, qui sort un peu de nulle part et qui n’a aucune légitimité mais est maintenu dans la continuité contre vents & marées, ça me donne juste enfin de faire des calins à des producteurs du monde entier.

Et puis surtout wow putain cette OST de malade, composée entre autres par Teddyloid et Taku Takahashi, qui parviennent à pondre une OST 100% electro & co et qui fonctionne juste tétra bien. Rien que le putain de thème de Scanty & Kneesocks, cette intro de malade, ce rythme. C’est le genre de musique tu la fout sur ton baladeur et si jamais la chanson passe pendant que tu marches dans la rue, ça devient une marche épique dans la rue. Une fois j’ai passé une porte automatique, la chanson a commencée quand la porte a commencé à se pousser et que j’entrais dans le centre commercial: inutile de vous dire que j’ai kiffé grave. J’aurais pu, j’aurais rembobiné le temps et j’aurais revécu ce moment pour encore plus l’apprécier. Les génériques sont cools, Fly Away aussi. Bref, je vous conseille d’y jeter une oreille en dehors de la série, au moins pour goûter.

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Mais bon, le plus gros défaut de la série c’est bien sa plus grande qualité: à offrir des épisodes sans cesse uniques, sans cesse différents, il y’a des épisodes qui sont violemment en deça ! Et parfois ça m’a juste horriblement saoulé… Certains épisodes offrent des idées intéressantes, des véritables défis… qui donnent par contre des résultâts giga chiants où carrément pas matable – l’épisode où on a Panty & Stocking en plan fixe qui discutent de bouffe pendant onze minutes est juste l’apogée du terriblement pas génial. Mais ces épisodes « en déça » sont au final particulièrement minoritaires et c’est tant mieux. Puis au final ça tient plus du goût qu’autre chose: certains kifferont le délire d’un épisode, d’autres arriveront pas à entrer dedans, et c’est du coup limite normal que certains épisodes se cassent les dents sur mon bon goût. Que dis-je, ce n’est pas normal, c’est tant mieux.

Bref, Panty & Stocking est assurément une série qui vaut le déplacement et l’expérience, mais je vous encourage chaudement à ne pas prendre le premier épisode comme représentatif, chaque épisode étant son propre univers perso. Évidemment, dire de cette série qu’elle est profonde et culturelle ça serait aussi malhonnête de décrire cet anime que de le décrire comme un truc vulgaire sans rien de plus, mais au fond qu’est-ce qu’en a à branler, du moment que c’est fun. Et cool.

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Et que des gens se curent le nez pour rechercher l’orgasme.

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9 réactions au sujet de « Panty & Stocking niquent ta mère with Garterbelt »

  1. Tiens, moi j’avais bien aimé l’épisode en plan fixe. Certains dialogues faisaient ressortir le côté très enfantin de P&S (lorsqu’elles parlent de bouffe ou qu’elles projettent d’aller au paradis en construisant une tour)

    Par contre, je me pose une question : vu toutes les références occidentales, est ce que P&S ne serait pas le premier anime à viser ouvertement le public européen et américain ? Ou alors les mecs en avaient rien à foutre que l’otak japonais moyen pige ou pas leurs gags…

  2. Animeland qui dit du mal d’un anime ? Mon dieu, il faut vraiment que PSG n’ait aucune chance de sortir en France pour qu’ils se permettent une chose pareille !

  3. « Et que des gens se curent le nez pour rechercher l’orgasme »

    Faut bien commencer à chercher le point G quelque part ! Première review qui me donne vraiment envie de jeter un oeil à la série, je me demandais s’il y avait vraiment autre chose que des références hypées à se mettre sous la dent.

    « ou qu’elles projettent d’aller au paradis en construisant une tour »

    Babel ? Ok, je vais peut-être abandonner mes préjugés sur la série 🙂

  4. T’as pas mentionné le singe « Phoenix Wright », qui malgré une brève apparition a un niveau de charisme hallucinant.

    Sinon je suis content de voir quelqu’un avoir cette vue de l’anime. Il est très con et parfois trop pipi-caca, mais faut pas s’arrêter à ça et certaines critiques le démontent juste à cause de ça. C’est du fun et c’est original, voilà, donc gg à toi.

  5. J’avais jamais vraiment fait attention à l’OST de Scanty et Kneesocks,
    (j’étais plutôt sur le thème song de Panty & Stocking j’avoue)
    Alors merci de me l’avoir fait (re)découvrir 😉 !

    Bonne critique sinon.

  6. Tout a fait d’accord avec l’avant dernier paragraphe de l’article, chaque épisode est différent , mais ils sont tous assez délirants et globalement très agréables, et au final il n’y en a qu’un seul ou je me suis vraiment fait suer (le 10, celui centré sur la mascotte), mais d’autres personnes l’on bien aimé, au final il n’y a pas d’épisode réellement mauvais. Par contre, qu’avez vous pensé des deux épisodes finals ? Je suis super content qu’il finissent la saison en apothéose et ouvrent la voie pour la saison 2, mais il se passe tellement de retournements dedans que je me demande si si ce n’est pas un peu trop, même pour cette série (qui pourtant nous a donné une crotte de nez fantôme géante voulant détruire la lune, c’est dire).

    Je n’y avais pas vraiment fait gaffe en regardant mais la BO est sympa , surtout Anarchy qui ne veux pas partir une fois qu’elle s’est installée das la tête.

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