Bilan 2017 du Shonen Jump, la jeunesse gronde

Bilan 2017 du Shonen Jump, la jeunesse gronde

Vous avez cliqué, vous savez exactement ce qui va se passer: il est l’heure pour moi de faire le bilan annuel du Weekly Shonen Jump. Qu’est-ce qui s’est déroulé cette année dans le plus important des magazines de prépublciation de manga ? Quels furent les réussites, les meilleures progressions, les plus grandes déceptions et les terribles échecs ? Des questions dont cet article a pour objectif d’apporter réponse ! 

Et donc, que dire ? Après une année 2016 rocambolesque où furent stoppées coup sur coup une tripotée de titres « forts » du catalogue du Shonen Jump, l’année 2017 fut beaucoup plus calme. Elle avait certes commencée sur les chapeaux de roues avec, pour la première fois, ni plus ni moins que six nouvelles séries démarrées en moins de deux mois mais une fois passé cet événement de taille, ce fut une année sans le moindre rebondissement majeur. 

Néanmoins si une tendance s’est installée, c’est bel et bien celle de la jeunesse: beaucoup de jeunes séries ont su s’imposer dans le haut du sommaire et commencer à signer des bonnes ventes, tandis que le magazine les a de plus en plus souvent mis en avant, parfois au détriment des vieux piliers comme One Piece, Haikyuu, Food Wars ou Gintama.

C’est donc une année plutôt fraîche, avec pas mal de bonnes petites surprises et si il n’y a pas eu de vraies révolutions, reste que l’avenir du magazine est loin d’être sombre, et la Shueisha dispose en ce début d’année 2018 d’un potager plutôt fécond, avec pas mal de pousses remplies de promesses. Pousses que la Shueisha ferait bien d’arroser comme il se faut !

Les métaphores campagnardes terminées, passons donc au bilan, série par série, vous êtes ok?

 

 

Notes:

 

  • Cette année, l’Oricon (qui diffuse les chiffres de ventes de nombreux médias, dont le manga) ne semble avoir sorti qu’un top 10 des meilleures ventes, au lieu du traditionnel top 30. Du coup pour les chiffres de vente sur l’ensemble de l’année, je vais me référer au travail d’estimation de mrcho31 sur le forum mangahelpers, qui a calculé les chiffres minimums de ventes de chaque série. Je donnerais les chiffres Oricon officiel pour les mangas du Jump qui sont dans ce top 10 (spoiler: y’en a que quatre.) Le travail semble suffisamment fiable et juste pour m’en servir comme source. 

 

 

  • Même si le dernier numéro de l’année est le 2017.52, il n’y a pas eu 52 numéros du Jump en 2017: il y’a aussi eu quatre numéros double. Ils ne sont même pas double en taille, juste qu’ils couvrent plusieurs semaines (c’est lié à Noël, au Nouvel An, à la Golden Week et à la première semaine d’août, qui correspond aux vacances d’été.) Ca fait un total de 48 numéros, en réalité. 

 

  • Code couleur des graphiques: 
  • Rouge veut dire que la série est clôturée à ce chapitre
  • Bleu veut dire que la série part en hiatus à partir de ce chapitre.
  • Jaune veut dire que la série dispose d’une page couleur dans ce numéro
  • Vert veut dire que la série est en couverture de ce numéro

 

  • Cliquez sur les graphiques pour les afficher dans leur taille réelle. Ca les rendra plus lisible, c’est fait pour ça !

 

 

Comme les soirées de l’ambassadeur, c’est toujours un succès

 

One Piece

Eiichiro Oda

Débuté en Août 1997 (1997.34)

couvertures pour un total de numéros avec pages couleurs. La série a été absente de numéros.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date: 

  • One Piece 87: 1.505.639
  • One Piece 86: 1,452,075
  • One Piece 85: 1,851,770

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Première place avec 11,495,532 exemplaires vendus. (Source: Oricon)

(2016: 1e / 12,314,326 ex. vendus.)

Rappel des prévisions 2016: « Toujours le n°1 en tout, vraisemblablement. »

Comment la série se porte ? A fêté ses vingt ans de manière peut-être presque un peu discrète mais reste le leader incontesté du monde du manga, dépassant son dauphin, L’Attaque des Titans, de presque cinq millions de ventes. Rien que ça. 

Prévisions pour 2018: C’est certainement pas pour 2018 que je vais parier sur un déclin de One Piece qui n’est pas prêt d’arriver. Il sera toujours le n°1 sur tous les plans. 

 

My Hero Academia

Kohei Horikoshi

Débuté en Juillet 2014 (2014.32)

couvertures pour un total de 7 numéros avec pages couleurs. La série a été absente de 4 numéros.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 16: 274.338
  • Tome 15: 340.125
  • Tome 14: 353,292

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Quatrième place avec 5 852 310 exemplaires vendus

(7e – 5,114,916)

Rappel des prévisions 2016:  « La seconde saison de l’animé ne réparera rien, et My Hero Academia devrait s’installer solidement en 3e place »

Comment la série se porte ? La seconde saison a été beaucoup mieux reçue, les ventes progressent doucement mais sûrement et si on reste évidemment loin des chiffres d’un tome de One Piece, My Hero Academia est désormais le second manga du magazine en terme d’exemplaires écoulés. Pas mal ! 

A côté de ça, la licence a pas mal vécue: des nouveaux jeux vidéo, l’annonce d’un film d’animation pour l’an prochain (et une troisième saison), et les mangas spin-off ont continués à prospérer, particulièrement Vigilante. Enfin le succès de la franchise à l’international ne se dément pas, avec des chiffres américains et français qui sont proprement excellents.

Par contre, la très mauvaise nouvelle, c’est que les problèmes de santé dont Horikoshi parlait régulièrement dans ses préfaces se sont développés et que la série, du coup, a commencée à s’absenter régulièrement. Quand on voit la qualité du trait du dessin, et la productivité de cet auteur en règle générale, on ne peut que lui demander de lever le pied ! 

Prévisions pour 2018: La série peut encore progresser un poil dans les ventes au Japon et je vois bien la sortie du film d’animation contribuer à un nouveau boom. Je prie simplement que la santé de l’auteur ne s’aggrave pas :'(. 

 

Haikyuu!!

Haruichi Furudate

Débuté en Février 2012 (2012.12)

couverture pour un total de 9 numéros avec pages couleurs. 

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 29: 406.366
  • Tome 28: 364.818
  • Tome 27: 274,229

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Sixième place avec 5 067 939 exemplaires vendus.

(2016: 5e / 6,474,394 ex. vendus)

Rappel des prévisions 2016:  « 2017 devrait être la première année depuis 2014 où Haikyuu ne bénéficiera pas d’une adaptation animée, faute de contenu suffisant pour permettre une quatrième saison de 13 épisodes. Il faudra voir si ça entraîne une chute réelle des ventes mais vu le fandom très large de la série, les dégâts devraient être largement atténués. »

Comment la série se porte ? Finalement Haikyuu n’aura pas trop souffert de ne pas avoir eu d’adaptation animée: sur le plan des ventes, le manga de Furudate reste un mastodonte qui domine outrageusement le genre sportif. On pourra au pire signaler une dégradation du classement dans le sommaire, où la série n’a plus autant squattée le top 5 qu’avant. De même, la série n’a été qu’une seule fois en couverture du magazine (là ou elle l’avait été cinq fois en 2016.) Mais cela n’a qu’une importance finalement assez limitée: Haikyuu touche un public fidèle et loyal, qui n’a pas encore lâché la série d’un iota et dès qu’une éventuelle quatrième saison débarquera sur les écrans, Haikyuu devrait redevenir omniprésent dans le magazine, comme il le fut auparavant.

Prévisions pour 2018: La vie est un long fleuve tranquille pour Haikyuu, qui devrait poursuivre son ambitieux arc du grand tournoi national et continuer de rester dans le top 3 des ventes du magazine.

 

 

 

Ca continue de progresser

 

The Promised Neverland

Posuka Demizu, Kaiu Shirai

Débuté en Juillet 2016 (2016.35)

couvertures pour un total de 14 numéros avec pages couleurs. La série a été absente de 0 numéros.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 6: 144.360
  • Tome 5: 169.928
  • Tome 4: 134,300

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Douzième place avec une estimation de 2,093,790 exemplaires vendus.

(Position en 2016: Non classé.) 

Rappel des prévisions 2016: « La série devrait devenir une habituée du top 5, se taper des très bons chiffres de ventes à chaque nouveau tome – ptet même déjà s’installer dans le top 30 annuel de l’Oricon allez soyons fous -et annoncer fin 2017 un animé pour 2018. »

Comment la série se porte ? C’est ouf. La série a encore aucun animé, aucun spin-off, aucun jeu, aucune adaptation… Et elle se hisse déjà au niveau de séries comme Food Wars, Gintama, Fairy Tail, Major, Ace of Diamond ou Black Clover. Comme si de rien n’était. C’est incroyable. Sans compter que le premier tome resquatte régulièrement les tops hebdomadaires Oricon…

L’autre miracle c’est que le manga a pris cette année une autre direction, mis fin à un arc important et changé son ambiance… sans perdre une seconde en qualité.  La série reste passionnante chaque semaine, et c’est une des lectures que j’attends le plus chaque semaine. 

En outre si la série est devenue une grande habituée du top 5 du sommaire, elle a également disposée d’une quantité ahurissante d’illustrations couleurs et mise en avant via la couverture: 14 numéros avec pages couleurs. Encore une fois, quand t’as une illustratrice de génie en la personne de Posuka Demizu, ça serait un crime de pas mettre son travail en avant, on est d’accord.

Prévisions pour 2018: Succès au Japon, succès à l’international… The Promised Neverland devrait continuer sur sa lancée, sur son élan, et être encore plus grand en 2018 qu’en 2017. Allez, pari très osé: il sera devant Haikyuu en termes de ventes. Je veux y croire.

 

Black Clover

Yuki Tabata

Débuté en Février 2015 (2015.12)

couvertures pour un total de numéros avec pages couleurs. La série a été absente de 1 numéro.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 14: 139.671
  • Tome 13: 100.937
  • Tome 12: 69,741

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Quatorzième avec une estimation de 1,892,501 exemplaires vendus

(En 2016: Non classé.)

Rappel des prévisions 2016: « Dans tous les cas, Black Clover devrait enfin faire ses débuts dans le top 30 Oricon.  »

Comment la série se porte ? L’animé aura beau avoir été globalement très mal reçu – comme le sont toutes les séries qui percent les tympans de leur auditoire – les ventes du manga ont été multipliées par cinq les semaines qui ont suivi le début de la diffusion donc on peut pas nier que l’impact il est un peu plus gros qu’une pièce de deux euros. A noter aussi qu’un jeu vidéo débarquera l’année prochaine, ce qui va rien gâcher. 

Mais ça c’est des news de fin d’année, qui arrivent au bon moment car jusque là l’année 2017 de Black Clover était honnête sans plus: dans le sommaire elle faisait le yoyo entre le très haut du sommaire et son milieu, les ventes progressaient ultra mollement et, comme pour My Hero Academia, l’auteur a du prendre une semaine d’absence pour des raisons de santé. 

Merci l’anime !

Prévisions pour 2018: La série devrait être dans le top 10 Oricon, du coup. 

 

Yuragi-sou no Yuuna-san

Tadahiro Miura

Débuté en Février 2016 (2016.10)

couverture pour un total de 9 numéros avec pages couleurs. 

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 8: 64.523
  • Tome 7: 82.387
  • Tome 6: 77,399

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Non classé.

Rappel des prévisions 2016: « Elle devrait vivre le destin habituel des séries-ecchi-phares-du-magazine: glisser doucement mais sûrement en bas des sondages de popularité, s’habituer au bottom 5 mais vendre des volumes reliés par cartons entiers en contrepartie. »

Comment la série se porte ? La vie de Yuragi no Yuuna-san fut très tranquille, et relativement conforme aux prédictions: si la série est devenue une habituée du ventre mou voire de la partie basse du sommaire, les ventes restent solides et suffisantes pour justifier pleinement sa présence dans le sommaire. D’un point de vue éditorial, la série n’a également pas particulièrement modifié son ADN: si quelques arcs un peu sérieux se sont installés le temps d’une poignée de chapitres, on reste dans une comédie friponne à l’ancienne, qui n’a pas peur de montrer du popotin et du tété par paquets entiers.

Bref, rien de plus à signaler, si ce n’est que la série semble souffrir d’une terrible injustice: elle accède très peu à la couverture du magazine, malgré sa grande quantité de chapitres avec pages couleurs. On notera que To Love, à l’époque, était aussi peu mis en avant. Bref, à la Shueisha on aime bien les tétons mais on va pas trop les montrer…

Prévisions pour 2018: On continuera d’être dans l’esprit To Love à fond puisqu’une adaptation animée débarquera en avril, par le même studio que To Love en son temps – XEBEC. Et le titre fera également une apparition remarquable en France puisqu’il sortira chez Pika, une maison d’édition… qui ne faisait jamais du Shueisha jusqu’ici. Si Tonkam sort plus les ecchis du Jump, j’imagine que quelqu’un d’autre doit prendre cette place ?

Dans tous les cas, ça devrait aller pour Yuragi, qui tiendra l’année sans forcément trop paniquer.

 

Les Rôdeurs de la Nuit (Kimetsu no Yaiba)

Gotouge Koyoharu

Débuté en Février 2016 (2016.11)

couvertures pour un total de 11 numéros avec pages couleurs. 

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 9: 88.438
  • Tome 8: 81.312
  • Tome 7: 57,083

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Trente et unième avec 1,198,357 exemplaires.

Rappel des prévisions 2016: « Dès que le mag aura mis la main sur des nouveaux hits, Kimetsu no Yaiba devrait – avec Straighten Up – faire partie des séries qui vont se manger des coups de hache. »

Comment la série se porte ? La meilleure surprise de l’année pour moi ça aurait été à quel point Kimetsu no Yaiba a réellement décollé au Japon cette année, avec des ventes qui deviennent sacrément bonnes pour une série dépourvue d’adaptation. Un effet bouche à oreille et un effort de promotion de la Shueisha aura permis à la série non seulement d’augmenter ses ventes de nouveaux volumes mais en plus de voir tout un nouveau public se jeter sur tous les tomes sortis l’an dernier, ce qui aura pas mal gonflé les chiffres de ventes… malgré quelques ruptures de stock en début d’année !

Et la nouvelle envergure de la série elle ne se remarque pas que dans les ventes ou les mises en avant de la série mais aussi dans le contenu, avec des arcs plus ambitieux (l’arc du train est un des meilleurs arcs de l’année en matière de shonen), un style graphique qui continue de se peaufiner de plus en plus et des personnages de mieux en mieux développés. Alternant entre des combats d’une vraie violence et des scènes humoristiques vraiment efficaces, Kimetsu no Yaiba continue de s’affirmer comme l’une des meilleures surprises du Jump, et un titre à surveiller de très prêt, en espérant que ça débarque en France le plus vite possible.

Comment ça ? 

C’est sorti en France ? Chez Panini Manga vous me dites ? Oh non.. Sous le nom Les Rôdeurs de la Nuit ? Non mais c’est une blague je- 

 

Bref, parfois des excellentes séries finissent chez des très mauvais éditeurs et la France va du coup passer à côté. C’est le cas de Kimetsu no Yaiba. Terrible.

 

Prévisions pour 2018: Le Jump a déjà pas mal d’animes sur le feu pour 2018 donc Kimetsu no Yaiba devra attendre un peu pour son tour. Mais une annonce dans la seconde moitié 2018 pour un animé en 2019 fera sens. En attendant, la série devrait rester solidement sur ses acquis en terme de vente et continuer de squatter très régulièrement le top 5. Oh, et l’autrice devrait continuer de nous filer des couvertures de tomes qui continuent de défoncer les yeux, et ça c’est bon.

 

Débarqué cette année, déjà pleins de promesses

 

Dr.Stone

Riichiro Inagaki, Boichi

Publié depuis Mars 2017 (2017.17)

couvertures pour un total de 8 numéros avec pages couleurs. La série a été absente de 0 numéros.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 3: 48.180
  • Tome 2: 50.088
  • Tome 1: 36,075

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Non classé

Ca raconte quoi et ça vaut quoi ? Dr Stone possède certainement le meilleur premier chapitre de l’année, voire même de la décennie, puisqu’on va y suivre deux lycéens japonais… qui vont voir l’apocalypse se dérouler devant leurs yeux. De manière soudaine, abrupte. Je ne détaille pas mais du coup Dr Stone va voir ces deux adolescents reprendre vie genre vingt mille ans plus tard, et ils vont devoir « reconstruire » la civilisation, sachant que l’un est une paire de muscles plein de bonne volonté et l’autre un génie fana de science, de physique et de chimie. 

Et autant vous le dire: c’est un shonen différent. En gros la majorité des chapitres ça va surtout être C’est pas Sorcier mais sous stéroïdes: Monsieur Science va se ramener, nous expliquer comment refaire des trucs à l’aide des pouvoirs de la Chimie (du feu, du coca, de la putain de péniciline) et parfois on a des bastons contre des grosses bestioles ou bien des stratégies compliquées pour essayer de dominer une tribu qui passe dans le coin. Y’a pas grand chose avec lequel on peut comparer Dr Stone et c’est tant mieux.

Comment la série se porte ? Déjà c’est une série qui bénéficie de deux auteurs extrêmement intéressants. L’auteur c’est Inagaki qui avait écrit motherfuckin’ EyeShield21 et le dessinateur c’est le sud-coréen Boishi qui, non heureux de dessiner deux séries hebdomadaires en même temps se paie également le luxe d’être le premier auteur non-japonais à décrocher une série régulière. Le fait qu’on a du attendre 2017 pour avoir un auteur non-japonais aussi haut est un peu gênant mais, eh, vaut mieux tard que jamais.

Autrement, la série brille vraiment dans le sommaire du magazine: très régulièrement en top 5, souvent mis en avant avec des pages couleurs et les ventes sont pour l’instant encourageantes, avec du 50 000 en première semaine ce qui est… plutôt bien ? En tout cas, la Shueisha semble miser beaucoup dessus donc faudra s’attendre à le voir souvent en couverture l’an prochain.

Prévisions pour 2018: Alors la série va déjà débarquer en France, dès Avril et chez Glénat, genre à peine un an après le début de la série au Japon, ça y croit donc très fort. Et vu à quel point Boichi est populaire dans notre pays, ça devrait avoir son petit impact. Au Japon, faudra s’attendre à avoir des ventes qui progressent néanmoins je doute le voir dans le top 30 Oricon fin 2018. En tout cas, il devrait continuer à s’installer confortablement dans le haut du sommaire, un destin finalement plutôt enviable.

 

We Never Learn (Bokutachi wa Benkyou ga Dekinai)

Taishi Tsutsui

Publié depuis Février 2017 (2017.10)

couvertures pour un total de numéros avec pages couleurs.

 

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 4: 58.755
  • Tome 3: 44.541
  • Tome 2: 30,080

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Non classé

Ca raconte quoi et ça vaut quoi ? Que se passe t-il quand on donne une série régulière à Taishi Tsutsui, auteur du spin-off de Nisekoi intelligemment nommé Magical Patissiere Onodera ? On obtient une comédie romantique où l’on suit comme héros un pur prolo qui vit dans une breloque avec ses nombreux frères et soeurs mais rêve de s’élever socialement et d’obtenir une bourse pour l’université de ses rêves. Cette bourse, son proviseur accepte de lui accorder à une seule condition: qu’il s’occupe personnellement d’aider aux études de Fumino et Rizu, deux élèves extrêmement talentueuses: la première est une génie des Lettres capable de vous écrire une analyse en un temps record tandis que la seconde est génie des Chiffres, capable d’élucider la plus difficile des équations en un clin d’oeil. Une charge aisée donc ? Sauf que pour des raisons qui leur sont personnelles, Fumino veut rejoindre une université scientifique et Rizu une université littéraire et que… les deux ne sont vraiment pas bonnes dans ces matières. Et la charge du héros va se compliquer quand il devra également s’occuper de Uraka, une génie de la natation mais beaucoup trop nulle en anglais pour être acceptée dans l’université de son choix…

En gros, We Never Learn va surtout se poser comme l’héritier de Nisekoi en s’axant beaucoup plus sur le mot « comédie » que le mot « romantique. » Si les héroïnes développent toutes rapidement des sentiments pour notre – vraiment sympathique – héros, c’est surtout les situations amusantes et les quiproquos absolument assumés qui vont être le centre des propos. Les personnages sont funs, les dessins mignons, les situations variées: on prend du plaisir à lire We Never Learn et c’est le plus important.

Comment la série se porte ? Vous savez tous à quel point c’est dur pour les comédies romantiques de tenir dans le Weekly Shonen Jump – seulement une demie-dizaine y sont arrivées en cinquante ans. Et on aurait pu croire que avec Yuragi no Yuuna-san déjà pleinement accroché dans le magazine, une seconde romcom n’aurait eu aucune chance mais, voilà, We Never Learn tient vraiment bon et se permet des ventes vraiment bonnes, au dessus de celles de Dr Stone. Et si on observe la position de la série dans le sommaire, on note un démarrage dans le ventre mou mais plus on avance dans l’année, plus on observe de bonnes performances. Et, là encore, la série dispose régulièrement de pages couleurs bienvenues.

Bref, c’est une très bonne surprise !

Prévisions pour 2018: Tenir une comédie romantique sur la longueur n’est pas une tâche aisée, comme je l’avais expliqué dans mon avis-bilan de Nisekoi, et la série dépendra de la capacité de Tsutsui à continuer de se diversifier sans lasser son lecteur. Si il a fait le bon choix de se centrer sur un casting mince mais très agréable, il va devoir démontrer qu’il peut tenir la longueur. Si il y parvient, la série devrait continuer à progresser dans les ventes et se poser comme une autre valeur sûre du magazine. Il peut y arriver !

 

Robot X Laserbeam

Tadatoshi Fujiyama

Publié depuis Mars 2017 (2017.16)

couvertures pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 3: 61.273
  • Tome 2: 59.344
  • Tome 1: 59,605

Ca raconte quoi et ça vaut quoi ? L’auteur de Kuroko no Basket nous revient donc à peine Last Game terminé pour nous offrir un nouveau voyage dans le monde du sport avec cette fois-ci… du golf ! En l’occurence on va suivre Robota, surnommé Robo, un lycéen qui, sans moqueries, semble clairement montrer les symptomes de l’autisme et qui va, après quinze ans à faire les choses sans passion, trouver un sport dans lequel s’exprimer, au sein d’un petit club sans prétentions. 

En gros prenez ce qui a fait le succès de Kuroko – les pouvoirs pétés sur le terrain, les relations poussées entre jeunes hommes rivaux sur le papier amants dans les fanfics -, adaptez le au monde du golf, et vous avez quasiment la même sauce. Mais que dire ? Ca marche toujours pas mal. 

Comment la série se porte ? Déjà ce n’est pas la première fois que le Jump s’essaie au golf puisqu’au début des années 2000 une série très particulière avait trouvé son public au Japon – Rising Impact par Nanaba Suzuki oui oui le Nanaba Suzuki de Seven Deadly Sins – et montré qu’un shonen pouvait s’attarder sur ce sport unique. Il faut également souligner que, sports de combats mis à part, les sports individuels sont rarement très populaires au sein du Jump ces deux dernières décennies, seul Prince of Tennis ayant réussi à se démarquer depuis longtemps. 

Malgré ça, donc, la série possède un démarrage réussi. Il a évidemment bénéficié du fait qu’une partie du public de Kuroko no Basket se soit déporté sur cette nouvelle oeuvre mais on relativisera en signalant que seulement un quart voire un tiers du dit public a fait le déplacement. A voir aussi comment le manga va pouvoir tenir sur la durée: dès les trois premiers tomes on a déjà vu pas mal de trucs de fou qui savent dire fuck à la physique donc est-ce que cette oeuvre pourra encore nous surprendre longtemps ? En tout cas, on a déjà eu une ellipse temporelle importante donc, comme dirait Sonic, gotta go fast. 

Prévisions pour 2018: Au fond de moi, j’ai le sentiment que pour Tadatoshi Fujiyama, Robot X Laserbeam n’a pas la prétention d’être une oeuvre fleuve comme l’était Kuroko. Pour les éléments que j’ai exprimé dans le paragraphe précédent, j’ai l’impression qu’il veut juste faire une série courte et s’éclater sur le thème du golf sans forcément aller plus loin. 

Tout ça pour dire que je verrais bien la série atteindre sa fin naturelle dès cette année. Genre elle continuera de bien se vendre, de bien se classer, mais on va arriver à la fin genre à la fin de l’année. Ce pronostic tient uniquement sur mes tripes, pas forcément sur ma raison, donc voilà, faites en un screenshot et spammez le moi fin novembre 2018, histoire de m’enfoncer.

 

Les classiques bien accrochés

 

Gintama

Hideaki Sorachi

Début en Décembre 2003 (2004.02)

couvertures pour un total de numéros avec pages couleurs. La série a été absente de numéro.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 71: 128 779
  • Tome 70: 128.236
  • Tome 69: 147,283

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017:

Rappel des prévisions 2016: « ♪ This is the end, beautiful friend, this is the end, my only friend, the end ♪ « 

Comment la série se porte ? C’EST PAS LA FIN DU TOUT.

J’en ai marre de dire chaque année « du coup Gintama devrait se finir cette année, regardez, l’arc final est vraiment final. » 

Bah non ça tient. Dans le sommaire il fait toujours un yo yo particulièrement agaçant, ses ventes s’érodent mais ça reste du très solide et les séries animées sont toujours aussi populaires qu’avant – l’occasion de rappeler que au Japon comme en Occident, Gintama est une oeuvre surtout connue par son anime. 

Prévisions pour 2018:  J’arrête de prédire la fin du manga, c’est bon. J’imagine que la série va tenir jusqu’en 2019, fêter ses 15 ans, durer un chapitre de plus de Bleach et se terminer avec Gintoki qui se désabonne du Jump, je sais pas. 

 

Food Wars: Shokugeki no Soma

Yuto Tsukada, Shun Saeki

Débuté en Novembre 2012 (2012.52)

couvertures pour un total de 11 numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 27: 174.721
  • Tome 26: 220.517
  • Tome 25: 213,649

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Neuvième place avec 2 792 441 exemplaires vendus.

(10e / 3,477,128)

Rappel des prévisions 2016: « Du coup je commence à me dire que la fin de Food Wars en 2017 c’est pas impossible. Après, je peux sans doute suranalyser mais c’est vraiment la première année où je me dis que Food Wars ne pourrait pas survivre. »

Comment la série se porte ? Si la série est toujours dans son gigantesque arc du Méga Shokugeki, elle ne s’épuise pas pour autant et je me souviens avec émotion du bilan 2015 où je prédisais que la série allait quitter le top 10 Oricon en 2016 pour ne jamais y revenir… alors qu’au contraire la série s’accroche pas mal à ce top ! Vous noterez d’ailleurs que la série se classe mieux que l’an dernier (9e au lieu de 10e) alors qu’il y’a 500 000 exemplaires vendus en moins. La série est un peu chanceuse sur ce coup !

Par contre, vous constaterez que la saison 3 de l’anime n’a l’avoir d’avoir eu absolument aucun impact sur les ventes.  Oh, et la série a été tout au fond du sommaire en fin d’année. En règle générale, Food Wars ne squatte plus autant le haut du sommaire qu’avant, il est désormais devenu un shonen de milieu de tableau, régulièrement doté de pages couleurs parce que, eh, si t’as Shun Saeki dans ton équipe autant exploiter ses talents. 

Prévisions pour 2018: Avec Neverland et Black Clover qui progressent à fond les ballons, Food Wars devrait décrocher du top 10. J’espère aussi une conclusion de l’arc actuel, auquel cas une question me brûle les lèvres: le manga pourra t-il seulement continuer après celui-ci ? Après un arc à aussi forts enjeux et aussi grands matchs, quel serait seulement l’interêt de l’oeuvre à continuer ? Ça sera aux auteurs de montrer qu’on peut aller encore plus loin… ou à mettre fin à leur série au moment qui compte. 

 

Hinomaru Sumo

Kawada

Débuté en mai 2014 (2014.27)


couverture pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 17: 24.251
  • Tome 16: 30.494
  • Tome 15: 16,234

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Non classé

Rappel des prévisions 2016: « Allez, l’animé, on y croit. A part ça, je vois bien la série tenir 2017 sans trop stresser. »

Comment la série se porte ? Non seulement la série a continuée sans stresser, mais en plus elle a démarrée sa « seconde partie » cet automne. Hinomaru Sumo c’est toujours cette sorte de mini énigme: la série se vend très médiocrement, la popularité au sein du magazine est convenable sans plus, mais elle est toujours là, intouchable, invincible, comme si tu faisais 1m50 pour 40kg et que t’essayais d’éjecter un sumo.

Prévisions pour 2018: La série va enfin avoir son animé. Peut-être parviendra t-elle à avoir des ventes honnêtes après ça ? Dans tous les cas, qui dit animé dit que la série aura encore moins à stresser cette année… Attendons nous donc à voir HinoSumo toujours là en bilan de fin d’année prochaine !

 

Saiki Kusuo no Psi-nan

Shuichi Asô

Débuté en Mai 2012 (2012.24)

couvertures pour un total de 6 numéros avec pages couleurs. La série a été absente de 1 numéro.

tomes sortis en 2017

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 23: 53,231
  • Tome 22: 57 600
  • Tome 21: 69,535

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Quarantième-troisième place avec 992,909 exemplaires vendus. 

Rappel des prévisions 2016: « Devrait toujours avoir aucun problème à tenir l’année. »

Comment la série se porte ? N’a eu aucun problème à tenir l’année, et a même eu le droit à son drama, comme si de rien n’était. Drama qui a permis à la série de faire énormément de ventes cette année grâce à la redécouverte de l’oeuvre par un nouveau public. Bref, cinq ans déjà que Psi-nan vient poser sa comédie très barrée et typiquement japonaises dans les pages du Jump, et ce n’est pas près de bouger.

Prévisions pour 2018: Psi-nan ? Avoir des problèmes à tenir l’année ? Devant ma salade ? C’est impossible !

 

 

Les jeunes séries en situations critiques

 

Seishun Heiki Number One

Tomohiro Hasegawa

Débuté en Octobre 2016 (2016.46)


couvertures pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 4: Non classé
  • Tome 3: Non classé
  • Tome 2: Non classé

Rappel des prévisions 2016: « ¯\_(ツ)_/¯ »

Comment la série se porte ? Je voyais la série mourir en début d’année comme Demon’s Plan et Ore Golazo mais faut croire que les comédies ont toujours un statut spécial au sein du magazine. Du coup la série a survécue toute l’année, discrètement, en s’installant dans cette position un peu bâtarde du sommaire qui est « en bas du sommaire, mais jamais le plus bas du coup t’as des séries qui sautent avant toi. » Les ventes elles-mêmes sont vraiment pas bonnes. Donc, eh.. Pas une bonne année mais la série a malgré tout parcourue le chemin, elle a su tenir la distance, et même si pas mal la haïssent de tout leur corps, certains l’adorent… et ça suffit. 

Prévisions pour 2018: Elle devrait partir. Même si beaucoup de séries sont actuellement en position beaucoup plus précaire, la Shueisha ne va pas pouvoir fermer les yeux plus longtemps. 

 

Shoodan!

Yokota Takuma

Débuté en juin 2017 (2017.26)

couverture pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 1: Non classé

Qu’est-ce que ça raconte et qu’est-ce que ça vaut ? C’est l’histoire de onze gamins de 10/11 ans qui jouent dans un club de foot… qui ne gagne jamais. Mais l’arrivée d’une fille dans l’équipe va profondément les changer et cette gamine aussi douée que forte de caractère va les amener à découvrir le plaisir de la victoire et du dépassement de soi.

C’est par l’auteur de Straighten Up et dessinateur de Onani Master Kurosawa donc je suis biaisé. Les personnages sont choux, les matchs sont bien racontés mais le football n’est pas forcément le focus principal de l’histoire, qui va surtout s’attarder sur le développement et les métamorphoses des héros pré-adolescents. 

Comment la série se porte ? Déjà la série est une sorte de record contemporain du Jump puisqu’elle a été lancée environ quatre mois après la fin de la série précédente de l’auteur, Straighten Up. Jamais ces vingt dernières années il n’y a eu aussi peu de temps entre la fin d’une série et le démarrage d’une nouvelle par le même auteur. Bref, la performance est vraiment à souligner parce que c’est une sorte de truc qu’on voit pas tous les jours.

Par contre, vous le notez: les ventes sont inexistantes et la série a très vite rejoint le fond du sommaire. La série a eu de la chance dans son malheur: il y’avait des séries qui faisaient pires en terme de performance donc elle est jamais passée à la casserole mais on est loin des petits succès qu’on pu avoir Straighten Up. Il peut y’avoir quelques explications à ce désamour: manque d’attrait du public pour des héros aussi jeunes, désinterêt chronique des lecteurs du Jump pour le football, sentiment de redite avec Straighten Up qui partage style et thématiques similaires… On pourra se poser longtemps la question. C’est vrai que même moi je trouve Shoodan pas au niveau de Straighten Up :'(. 

Prévisions pour 2018: Prévision la plus courageuse de tous les temps… vu que la fin a été officiellement annoncée pour fin janvier, la série devrait se finir fin janvier. En tout cas la série aura durée six mois, ce qui est déjà bien. 

 

Cross Account

Tsunehiro Date

Publié depuis Juillet 2017 (2017.29)

couverture pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des deux derniers tomes en date:

  • Tome 2: 16.071
  • Tome 1: 13.603

Ca raconte quoi ? Ca vaut quoi ? Vous aimez les comédies romantiques dans le Jump ? Car en voilà une nouvelle. Ici en l’occurence ça raconte l’histoire de deux adolescents: l’un est un lycéen pleutre et manquant de confiance en lui, l’autre une super idol ultra connue mais qui est dans la vraie vie une grosse otaku à la Umaru-chan. Les deux vont se rencontrer sur Twitter, commencer à s’échanger des DM et… leur relation va évoluer.

C’est plutôt similaire à des séries animées comme Tsuki ga Kirei, et en soit le concept est pas si mal et c’est vrai que les deux persos sont… plutôt sympas ? Mais le problème c’est que très vite, l’auteur va se sentir obliger de partir dans un triangle amoureux traditionnel, et de filer des scènes d’action qui servent vraiment à rien. Du coup, eeeeh, le potentiel à explorer est pas vraiment là.

Comment la série se porte ? Ecoutez, déjà que là on a DEUX romcom qui marchent dans le Jump, est-ce que y’avait vraiment une place pour une 3e ? La série semble avoir été envoyée au front de manière irréfléchie c’est dommage ! En tout cas, elle se vend de manière très moyenne mais au moins elle est dans les top 50 Oricon hebdomadaires et ça on peut pas le dire de toutes les nouvelles séries. Mais quoi qu’il en soit, dans le sommaire, la série est devenue habituée du fond, et ça c’est sans issue.

Prévisions pour 2018: Devrait suivre Shudan, hélàs. J’espère que le héros et l’idol finiront ensemble parce que l’amie d’enfance attachiante non, stop. 

 

Les fins remarquables de cette année

 

Isobe Isobe Monogatari

Ryô Nakama

Débuté en parution régulière en Octobre 2013 (2013.47)

couvertures pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 15: Non classé
  • Tome 14 Non classé
  • Tome 13: Non classé

Classement dans le top 30 Oricon de 2017: Non classé

Rappel des prévisions 2016: « Si les ventes nulles du tome 12 se confirment, bah Isobe est très mal barré pour 2017. Et si ça répète, c’est foutu. Peut-être sera t-il temps d’introduire un nouveau gag manga court au magazine ? »

Comment la série se porte ? Alors wow, la série a littéralement disparue des charts de vente du jour au lendemain. L’an dernier je m’inquiétais de trouver nulle part des chiffres de ventes du tome 12 alors que les tomes précédents faisait des chiffres corrects, ça s’est confirmé cette année, avec des tomes vraisemblablement vendus à moins de 15 000 exemplaires, ce qui est radicalement bas. 

Du coup l’annonce de la fin de la série m’a pas spécialement surpris. Après quatre ans de bons et loyaux services, le samouraï le plus fainéant de l’histoire peut s’en aller la tête haute, il aura été un gag manga à la longevité respectable ! 

 

Straighten Up: Welcome to Shika High’s Competitive Dance Club

Yokota Takuma

Publié depuis mai 2015 (2015.24)

couverture pour un total de 1 numéro avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des deux tomes sortis en 2017:

  • Tome 10: 25,717
  • Tome 9: 17,786

Rappel des prévisions 2016: « Je me plais à rêver d’un monde où ce manga survit ardemment à tous les obstacles dans un magazine, est adapté en animé et sort ENFIN en France… Mais en vrai, je suis préparé au fait que Straighten Up se stoppera en 2017 mais que, bonne nouvelle, on laissera sans doute à Yokota Takuma le temps de clôturer comme il faut l’histoire. Je pense que lui-même ne s’attendait pas à tenir aussi longtemps, de toute façon. »

Quel bilan faire de cette série au sein du JumpJe suis toujours en position fœtale dans un coin, en pleurant quand je repense aux jours meilleurs et à cette sortie française qui n’arrivera jamais. 

NEANMOINS.

Straighten Up fut presque un miracle au sein du Jump. A quel moment un manga sur la danse de salon avec des personnages au design extrêmement mignons et dont la thématique principale c’est affronter son manque de confiance aurait pu marcher dans le Jump ? Même Yokota Takuma ne semblait pas y croire et avait écrit sa série pour trois tomes, la fin du troisième marquant une vraie conclusion en soi, rendant la suite de la série presque comme un gigantesque épilogue. Et la série se conclut alors que, finalement, elle avait trouvée son rythme de croisière: des ventes certes moyennes mais des performances régulières en terme de popularité, se plaçant de temps à autres dans le sacro-saint top 5 et évitant le fond comme la peste. 

Mais la fin semble naturelle, semble ce que l’auteur avait prévu. Il a pu prendre le temps de conclure comme il le voulait et on a une vraie bonne fin, qui fait sens aussi bien en terme de contenu qu’en terme de timing. Bref, ça n’aura duré « que » dix tomes mais ça restera une de mes séries favorites de ces dernières années.

See you, dance cowboy.

 

Summoner no Samon

Shun Numa

Débuté en Septembre 2015 (2015.43)

couvertures pour un total de 4 numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 10: 15,051
  • Tome 09: 21,682
  • Tome 08: 18,487

Classement dans le top 30 Oricon de 2017:

Rappel des prévisions 2016: « Là encore on a une série populaire mais qui se vend médiocrement, donc qui a bien interêt à continuer longtemps de divertir son public. Là aussi, c’est un avenir difficile à prédire pour notre ami invocateur un peu connard. »

Quel bilan faire de la série ? Elle a eue un début incroyablement mauvais: très vite coutumière des fonds de sommaire, j’ai vite parié sur sa mort mais… elle s’en est sortie. Elle n’a jamais fait de ventes mirobolantes mais avait une popularité tout a fait raisonnable, bien poussé il paraît par les ptits gars de 2ch. Bref, c’était comique, ça avait une patte graphique bien particulière, c’est une série qui a eu sa chance, qui a su la saisir, et en faire le maximum. Là encore, un parcours réussi.

 

 

Démarrés l’an dernier… et vite terminés

 

Ibitsu no Amalgam

Ryô Ishiyama

Débuté en Octobre 2016 (2016.45)

couverture pour un total de numéro avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 3: Non classé
  • Tome 2: Non classé
  • Tome 1: Non classé

Rappel des prévisions 2016: « Ibitsu no Amalgam était assez gore dans son premier chapitre, ce qui rappelle que le gore dans le Jump, ça fait longtemps qu’on en a pas vu. Si le manga peut toucher la niche de gens qui aiment ça, ptet qu’il survivra. Mais vu qu’elle a plus l’air de lire le magazine, bon, c’est foutu quoi.  »

Qu’en dire ? C’était le retour du gore dans le Jump, le premier chapitre était un peu impressionnant sur ce terrain là, mais ça n’aura pas su tenir sur la longueur – aussi bien niveau qualité que niveau popularité – et comme la Shueisha devait virer 6 séries en février pour en introdurie 6 nouvelles, Amalgam était à portée du shotgun. Eh. 

 

Ole Golazo

Takamasa Moue

Débuté en Novembre 2016 (2016.52)

couverture pour un total de numéro avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 2: Non classé
  • Tome 1: Non classé

Rappel des prévisions 2016: « J’ai juste peur que le fait d’avoir un manga sur un sport collectif autant centré sur un seul héros le dessert, parce que les mangas de sports qui marchent dans le Jump reposent toujours sur une équipe. « 

Comment la série se porte ? C’est parti tellement vite. La série a durée pile douze chapitres ! Le dernier chapitre, le héros s’envole pour l’Espagne, il signe au Barça, marque des buts et il est heureux ! La fin est si soudaine ! On sent bien que la Shueisha a été complètement pas patiente et qu’il fallait vraiment virer des séries pour le gros mois de février. 

Bref, encore une série de foot, encore un échec. Décidement.

 

Demon’s Plan

Yoshimichi Okamoto

Débuté en Novembre 2016 (2016.51)

couvertures pour un total de 0 numéro avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 3: Non classé
  • Tome 2: Non classé
  • Tome 1: Non classé

Rappel des prévisions 2016: «J’aurais tendance à dire que ça prendra pas mais faut voir, la relation entre les deux personnages principaux est certes la seule vraie grosse qualité du premier chapitre mais elle peut être assez solide pour permettre au manga d’exister. »

Comment la série se porte ? Je vais être honnête, j’ai tout oublié de Demon’s Plan. Le premier chapitre essayait d’en raconter trop du coup ça paraissait juste être un énorme gloubi-bolga et mes craintes se sont confirmées, malgré un ou deux personnages un peu remarquables. Bon. Tant pis. L’auteur avait un bon coup de crayon donc j’espère le revoir ?

 

Les démarrages ratés de l’année

 

Hungry Marie

Ryuhei Tamura

Débuté en mars 2017 (2017.13)

couverture pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois derniers tomes en date:

  • Tome 2: 12.286
  • Tome 1: 16,038

Qu’en dire ? C’était une intrigue… bizarre ? Genre un héros qui un beau jour voit l’esprit de la fille de Marie-Antoinette posséder son corps ? Du coup il passe son temps à alterner entre son corps et celui de la fille de Marie-Antoinette sauf que lui contrôle le corps de la fille de Marie-Antoinette et la fille de Marie-Antoinette controle son corps à lui ? Et il veut essayer de ken la fille de la famille catholique d’en face sachant que lui vient d’une famille taoiste qui est en feud avec les cathos ? Et y’a des délinquants dans l’école qui veulent le marav ? Houla trop d’infos. 

Le pire c’est que, vous voyez, j’ai beau être un hater assumé de Beelzebub j’avais quand même bien aimé le premier chapitre de Hungry Marie ! C’était drôle, ça posait un peu l’univers, et le second chapitre expliquait comment le bodyswap entre le héros et la-fille-de-Marie-Antoinette allait fonctionner, et y’avait un vrai potentiel là dedans, à la fois pour l’aspect comique mais aussi pour l’aspect action. Sauf que… ça tient pas plus de cinq chapitres. Très vite, l’auteur envoie se faire foutre les règles qu’il pose, trouve des raccourcis scénaristiques nuls pour lever les contraintes qu’il a crée et on entre très vite dans un manga de délinquants avec des bastons chiantes et des blagues vulgaires comme dans Beelzebub. J’ai pas signé pour ça, personne a signé pour ça, et le manga de délinquant/furyo intéresse plus grand monde en 2017 (à tort, ou à raison.)

Bref, Hungry Marie ça a tenu 4 tomes, seul le premier est un peu fun, c’est dommage.

 

U19

Yuji Kimura

Débuté en février 2017 (2017.11)


couverture pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois tomes:

  • Tome 3: Non classé
  • Tome 2: Non classé
  • Tome 1: Non classé

Qu’en dire ? Y’avait des idées derrière U19… Intrigue simple mais efficace: un monde où les adultes sont tous-puissants et où si t’as moins de 19 ans, t’as aucun droit… Du coup tu suis des ados qui vont développer des pouvoirs (nommés Libido, rien que ça) et ALLER RAGER CONTRE LA MACHINE. Et je vais pas vous mentir: U19 est pas une lecture que j’ai trouvée désagréable ! J’aime bien le héros, j’aime bien ses compagnons, j’aime bien l’univers simpliste mais efficace que l’auteur essaie de porter… Alors certes y’a zéro nuance mais parfois, pourquoi pas, si c’est assumé. Et dans U19 c’est grave assumé. 

Mais bon, la série n’a pas trouvée son public, comme vous pouvez le voir. Je ne saurais pas forcément expliquer pourquoi mais je pense que le style visuel est peut-être un peu rebutant pour le public contemporain et que si tu veux faire un manga de baston avec des pouvoirs, le milieu lycéen fait plus rêver grand monde. Bon, tant pis, j’espère que l’auteur saura rebondir !

 

Poro no Ryugaku-ki

Gondaira Hitsuji

Débuté en février 2017 (2017.12)

couverture pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ventes en première semaine des trois tomes:

  • Tome 3: Non classé
  • Tome 2: Non classé
  • Tome 1: Non classé

Qu’en dire ? C’était Blood Lad en plus mignon mais même un peu de mignon en plus suffit pas à rendre Blood Lad acceptable. Du coup c’est mort en moins de quatre mois. 

En vrai rien que l’intrigue était problématique: un démon qui débarque dans la vie d’un lycéen pour observer l’humanité, et qui du coup fait plein de blagues et de trucs débiles, parfois volontairement, parfois par maladresse. Tout ça dans le même magazine où était alors publié Summoner no Samon avec un invocateur qui débarque dans la vie d’un lycéenne et qui du coup fait plein de blagues et de trucs débiles. Le manga a beau avoir un joli style visuel, il ne pouvait certainement pas se distinguer. Encore une fois, une série peut-être envoyée au front sans réfléchir… ?

 

 

Les titres très récents encore difficiles (?) à prévoir

 

Golem Hearts

Gen Osuka

Publié depuis novembre 2017 (2017.48)

couverture pour un total de numéros avec pages couleurs.

Ca raconte quoi, et qu’en dire ? Golem Hearts raconte l’histoire d’un monde où les humains ont maîtrisés la science de la conception de golems, golems qui obéissent sans flétrir aux ordres de leurs propriétaires. Dans tout ça on va suivre un jeune héros qui a la particularité… d’être un golem qui non seulement à la forme d’un enfant mais qui en plus possède une conscience, une personnalité, chose qui n’arrive habituellement jamais ! Alors quand son maître va se retrouver dans de sales draps, ce jeune golem va essayer, tout simplement, de devenir le meilleur maître de golems du monde ! 

C’est une série qui a marqué en début d’année avec un très bon chapitre one-shot, chapitre qui est donc devenu une série avant même la fin de l’année. Un processus qu’on ne voit hélàs plus tant que ça ! 

Prévisions: Golem Hearts a démarré l’année 2018 en squattant le fond du classement du coup ça me peine de le dire mais c’est très mal barré, et je vois pas la Shueisha faire preuve longtemps de patience à son encontre. C’est dommage parce que… j’aime bien ce que j’en lis pour le moment. Les cinq premiers chapitres, en particulier, me semblent vraiment réussis avec une bonne mise en place de l’univers, un petit passage riche en émotions, et l’introduction du personnage de Eir qui est la professeure la plus cool et badass du Jump depuis Biscuit, ni plus ni moins.

 

 

Full Drive

Ono Genki

Débuté en octobre 2017 (2017.47)

 

couverture pour un total de numéros avec pages couleurs.

Qu’en dire ? C’est une série de Ping Pong. Avec un héros qui vient d’Allemagne et qui veut faire du Ping Pong au Japon.

Prévisions: C’est déjà au fond du classement, le dessin est vraiment bon, y’a un vrai dynamisme lors des matchs mais les personnages sont pas intéressants. Le Jump tente tous les cinq ans d’imposer une série de ping pong, y’en a jamais une seule qui a marchée plus de cinq volumes, Full Drive était condamné par la malédiction avant même de commencer.

 

Tomatoypoo no Lycopene

Koiji Ooishi

Débuté en octobre 2017 (2017.45)

couverture pour un total de numéros avec pages couleurs.

Qu’en dire ? C’est indescriptible. C’est un gag manga court, qui réagit sur les faits divers japonais du moment, avec un perso kawaii et sarcastique. Ca a rejoint le fond du sommaire aussitot mais c’est normal c’est comme Pyu to Fuku Jaguar ou Isobe Isobee Monogatari c’est les séries comiques de fin de magazine, voilà.

Prévisions: Ecoutez j’en sais rien. Faudra voir comment les volumes se vendent. La plupart du temps, la Shueisha est patiente avec ses séries comiques de fin de magazine donc ça sera ptet encore là en 2018. 

 

Les cas spéciaux

 

Hunter X Hunter

Yoshihiro Togashi

Débuté en Mars 1998 (1998.14)

couverture pour un total de numéro avec pages couleurs. La série a été absente d’un nombre coquet de numéros.

 

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Vingt-deuxième avec une estimation de 1,365,417 exemplaires vendus.

Qu’en dire ? Un seul tome de Hunter X Hunter sort cette année, et la série se classe direct dans le top 30 annuel des ventes. Si vous vous demandiez toujours pourquoi la Shueisha voit pas de problème avec le rythme erratique de la série…

Prévisions: La série va reprendre fin janvier donc vous savez ce que ça veut dire: on va avoir 9 chapitres – pile le nombre nécessaire pour faire un nouveau tome. En juin on aura donc un tome 35. Et on ne réentendra pas parler de Togashi jusqu’à l’hiver suivant. Et ainsi de suite. Un rythme frustrant mais qui sommes nous pour juger. 

 

Boruto

Mikio Ikemoto, Ukyo Kodachi

Débuté en mai 2016 (2016.23)

couverture pour un total de numéros avec pages couleurs. La série a été absence de trois numéros sur quatre. 

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Trentième avec une estimation de 1,365,417 exemplaires vendus.

Ventes en première semaine des tomes sortis en 2017:

  • Tome 4: 136 286
  • Tome 3: 183 557
  • Tome 2:  229 257

Qu’en dire ? Chaque nouveau tome sorti en 2017 se vend environ autour de 150 000 exemplaires en première semaine: c’est peu. Et surtout, chaque tome se vend moins que le précédent. Alors même que la diffusion de l’animé a commencée. Quand ta série diffusée en prime au meilleur horaire possible voit le manga qu’elle adapte se vendre moins en première semaine que The Promised Neverland, y’a un truc qui cloche et c’est certainement pas Neverland. 

En plus, je veux pas jeter du sel dans l’huile du feu pour tirer sur l’ambulance mais quand on repense aux ventes de Naruto… Qui tapait du 700 000 / 800 000 en première semaine et ce jusqu’à la fin… Bon…

Est-ce que le format même-pas-mensuel qui est problématique ? Est-ce que la Shueisha en fait trop dans sa com, continuant de le mettre beaucoup trop en avant ? Est-ce que c’est l’existence même de cette série qui est le souci ? Son écriture ? Son dessin ? Bref, Boruto n’a même pas le tiers de la popularité de son père, tant pis.

Prévisions: J’aurais bien envie de dire que la série va en arriver au point où elle va vendre moins de 100 000 exemplaires en première vente mais comme on l’avait vu avec Toriko, y’a un point où la chute se stoppe et la série va continuer à ramener suffisamment de ventes pour que la Shueisha s’inquiète pas trop. Après tout les risques restent limités: on a qu’un chapitre tous les 6 numéros, trois tomes par an, une série animée aux audiences suffisantes… Pourquoi se priver ?

 

Reviens, on a besoin de toi 🙁

 

World Trigger

Daisuke Ashihara

Débuté en Février 2013 (2013.11)

Position dans le classement des cinquante meilleures ventes 2017: Quarante-huitième avec une estimation de 929,495 exemplaires vendus.

Que dire ? Non, rien je voulais juste signaler que:

  • Aucune nouvelle de Daisuke Ashihara depuis un an et demi :(. On espère qu’il va bien !
  • Seulement deux nouveaux tomes sorti cette année mais ça n’a pas empêché la série de frôler le million d’exemplaires vendus en 2017, ce qui rappelle à quel point la série se vend super bien depuis la diffusion de son adaptation animée
  • Faut que je me remettre à lire la série, j’avais stoppé au tome 5. 

 

 

ET VOILA POUR CETTE ANNEE.

Comme d’habitude, énormément de travail, j’espère que vous l’aurez apprécié. Je sais ces bilans assez populaires donc j’espère vos attentes respectées ! Moi de mon côté je pars profiter d’une semaine de vacances où je compte ne rien faire d’autre que jouer à des jeux vidéo et je vous souhaite une heureuse année 2018. 

Lire les bilans des années précédentes: 2015 ; 2016

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7 réactions au sujet de « Bilan 2017 du Shonen Jump, la jeunesse gronde »

  1. J’ai trouvé ton article très intéressant et ça m’a permis de découvrir certaines séries que j’ai envie de lire, notamment « We never Learn ». Surtout pour son style graphique. Par contre comment est calculé le classement du jump ?

    Sinon, je suis un peu déçu que Robot X LaserBeam ne parle pas de Robot et de Rayon Laser 😉

    1. « Par contre comment est calculé le classement du jump ? »

      Le classement ce fait grâce aux lecteurs chaque semaines dans le Shonen Jump, les lecteurs reçoivent une fiche leur demandant de voter pour leurs trois chapitres préférés et ils renvoient cette fiche. La Shueisha comptabilise sur 1000 votants et le classement est fait.
      En espèrent avoir pu t’aider.

N'hésitez pas à commenter l'article~