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Final Fantasy Type-0 – Children of the Grave

Retournons en 2006. Alors que Final Fantasy XII se fait toujours attendre en Occident, Square Enix annonce en grandes pompes le Fabula Nova Crystallis censé contenir trois jeux extrêmement attendus: Final Fantasy XIIIFinal Fantasy Versus XIII et Final Fantasy Agito XIII. Si les deux premiers ont faits et refaits parler d’eux au fil des années – le XIII en développant son univers et son histoire le temps de trois jeux et le Versus XIII en devenant purement et simplement Final Fantasy XV -,  le troisième élément de cette liste est sans doute le moins connu du lot et celui qui aura le moins attiré l’attention des joueurs. Pourtant lui aussi a une histoire compliquée: peu montré les années qui ont suivies son annonce, il devait être un jeu mobile à la base avant de devenir un jeu PSP qui, quelques mois à peine avant sa sortie, connaîtra un solide renommage en règles, passant de Final Fantasy Agito XIII au Final Fantasy Type-0 qu’on connaît. Le jeu sort donc en 2011 sur la Playstation Portable de Sony qui est alors en fin de vie et se fait remarquer pour un fait assez unique dans l’histoire récente des FF: il ne sort tout simplement pas en Occident. Ah. Ca choque.

Fast forward en 2014, et Square Enix annonce triomphalement que le jeu sortira bel et bien en Occident via une toute nouvelle version HD prévue pour Xbox One et Playstation 4. Bonnes nouvelles ! Le jeu sort donc début mars 2015 et n’est principalement acheté que pour une raison, commercialement maligne: le jeu est fourni avec une démo de Final Fantasy XV. La bonne vieux méthode Zone of the Enders, comme on l’appelle, fait finalement plus de mal que de bien à Type-0, qui passe du coup relativement inaperçu en tant que jeu, encore plus quand la dite démo est extrêmement critiquée. Bref, peu de gens jouent au jeu qu’ils ont vraiment achetés et son statut funeste de jeu-PSP-boosté-pour-la-HD ne le rend guère attractif.

Il est entre temps sorti sur PC mi 2015 et en ce début 2017, Micromania solde le jeu si dur que vous pourrez le trouver à 5€ neuf sans aucuns problèmes. Ok. Dur.

C’est dommage que le jeu ait été si vite oublié car je viens de le terminer et je peux vous le confirmer: Final Fantasy Type-0 est un jeu généreux, aux thématiques très intéressantes et sur lequel il y’a beaucoup à dire. Ca tombe bien, j’aime en dire beaucoup. Allons-y~.

Rem & Machina, au milieu d’une bataille

Final Fantasy Type-0 se déroule donc à Orience, un monde où quatre nations sont en guerres permanente: l’empire de Milites, le royaume de Concordia, l’alliance Lorican et le dominion de Rubrum. Comme pour ne rien arranger, chaque nation possède un cristal qui leur confère des grands pouvoirs et leur offre des points forts dont ne disposent pas forcément leurs voisins. Sans compter évidemment ces bons vieux l’Cie qui sont, peu ou prou comme dans Final Fantasy XIII, des humains choisis par les cristaux pour servir de représentants divins ce qui leur donne des pouvoirs uniques et la possibilité d’obtenir une espérance de vie bien plus longue que leurs semblables, avec simplement une seule requête: que ces humains s’acquittent d’une « tâche » qui, une fois effectuée, les transformeront en cristal et les libéreront de la vie.

Evidemment, ce monde contient d’autres détails intrigants, comme le fait que quand une personne meurt, tous souvenirs d’elle sont effacées des mémoires de chaque individu. Pratique dans un monde sans cesse en guerre où aucun soldat ne peut se souvenir des meurtres qu’il a du effectuer ou des amis qu’il a perdu. Ni le deuil ni la perte n’existe et seuls les l’Cie ont l’air de se remémorer plus de choses sur les disparus que la moyenne, mais eux c’est les réminiscences de leur vie entière qui s’efface plus vite que la norme. 

Bref tout cet univers est bien beau mais quand un beau jour l’empire de Milites, dirigé par le maréchal Cid Aulstyne, décide d’envahir Rubrum et d’utiliser une nouvelle technologie réduisant au silence le cristal du dominion, c’est là que la merde devient réelle. Dépourvu de tous ses mages, dont l’armée est extrêmement dépendante, le dominion se prend une raclée dantesque et manque de disparaître purement et simplement des cartes quand surviennent alors douze individus, des adolescents élèves de la grande académie centrée autour du cristal du dominion, qui arborent fièrement une cape vermillion et font partie de la mystérieuse « classe zéro. » Plus puissants que la moyenne, ces élèves ont une autre particularité bien plus ennuyeuse pour l’empire de Milites: malgré le brouillage du cristal, ces douze gamins peuvent continuer à utiliser de la magie et infliger, à eux seuls, des dommages considérables sur l’armée envoyée. Le dominion de Rubrum est donc temporairement sauvé et l’heure de la contre-attaque arrive…

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Danganronpa Another Episode – Désespérément vôtre

Le Stunfest vient de se conclure, c’était vraiment bien, j’en aurais bien fait un article si j’avais juste pas giga la flemme 1 et Epitanime arrive, à l’heure actuelle la météo prévoit trois jours de pluie d’affilée, ça va être fun, préparez vos capuches.

Bref, une semaine d’entre-deux assez intense, donc l’occasion parfaite de parler rapidement de Danganronpa Another Episode – Ultra Despair Girls. Tout d’abord parce que je l’ai fini le mois dernier, ensuite parce que jusque là j’ai toujours parlé des épisodes de Danganronpa ici donc autant parler de celui-ci, même si on va être plus succint.

Pas parce que le jeu est nul, loin de là, juste que y’a pas forcément autant de choses à en dire que les deux précédents et excellents jeux de la franchise.

Bonus: vous me retrouverez ce dimanche en tant que maître de cérémonie des Prix Minorin 2015 et dès à présent dans le 229e numéro de l’Apéro du Captain Web où je vous parle de ♪ l’industrie du hentai ♪.

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Du coup Danganronpa Another Episode – Ultra Despair Girls est un jeu spin off de la franchise Danganronpa, est sorti en 2014 au Japon, en 2015 en Europe et est une exclu PS Vita. Il se distingue d’amblée des jeux principaux par le fait qu’ici on lâche complètement le concept de base (quinze génies enfermés dans une académie qui doivent s’entretuer mutuellement pour sortir de l’école) et qu’on modifie totalement le gameplay d’origine (version sous stéroïdes d’un Ace Attorney) pour à la place offrir au joueur un jeu d’action dans lequel on contrôle Komaru Naegi, la soeur du héros du premier Danganronpa, qui va devoir survivre dans une cité en proie au Désespoir en combattant des armées de Monokuma robotiques à l’aide d’un mégaphone capable de pirater les robots…

Son but sera donc de sortir de cette ville et elle fera pas mal de rencontres sur le chemin, à commencer par Fukawa Touko, une personne très… étrange… avec qui elle va former un duo explosif tout le long de l’intrigue.

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Bref, pas de meurtres, pas d’enquêtes, juste des Monokuma à flinguer à coup de gun pour tenter de survivre. En outre, ce jeu est d’amblée réservé aux gens qui ont déjà joués au moins au premier Danganronpa, puisque sans avoir fait ce jeu, l’intrigue de Another Episode vous paraîtra super absconne. Bon, là je state l’obvious, comme on dit, mais autant être clair. D’autant plus que ça serait dommage de pas trop comprendre l’intrigue de Another Episode parce que c’est l’énorme qualité de l’épisode. Surtout parce que c’est pas dans le gameplay que vous allez trouver le moindre plaisir.

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  1. TL;DR – Les speedruns étaient super oufs, les deux conférences que j’ai vu étaient pas mal – celle sur l’histoire de la presse JV a juste eu le défaut de parler pendant des heures de l’importance de la note sans jamais vraiment parler de l’histoire de la presse JV -, y’avait beaucoup de monde, ils ont utilisés l’espace au maximum et on était dingues devant la finale Soul Calibur V ou le mec se mange une grosse branlée et un Perfect pendant sept ou huit rounds avant de revenir et de gagner les vingt suivants
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Metal Gear Solid V: The Phantom Pain – Ashes to Ashes

 Donc ça y’est, c’est fait, j’ai profité de la période de Noël et des promotions d’il y’a deux mois pour m’attaquer à la nouvelle génération de consoles. Et comme j’aime bien rester fidèle d’une marque à l’autre lors d’un changement de génération, c’est vers la Xbox One que mon choix s’est porté. Oui, je sais, certains d’entre vous vont s’empresser de me juger, mais je considère – à tort ou à raison – que les deux consoles n’étant pas vraiment si différentes que ça, je n’ai pas vraiment de raison de changer de bord. C’est ainsi, et mis à part quelques JRPG Jap que je n’aurais jamais eu le temps de faire de toute façon , je ne pense perdre tant d’exclus qui m’intéressent.

Evidemment, acheter une console c’est surtout le faire pour les jeux et là j’avais deux vrais arguments de choix qui m’attendaient:  le premier est Rock Band 4, évidemment, qui même si c’est une version très light de Rock Band 3 reste une suite que j’attendais et un moyen de me remettre un peu aux instruments en plastique après un an de petite pause. Le second… c’était très justement Metal Gear Solid V: The Phantom Pain. 

J’aime beaucoup la saga MGS. Je me souviens de mon mois de mai/juin de 2000 passé sur le premier jeu, avec sa VF. Je me souviens avoir galéré comme par permis dans la scène ou il faut grimper les marches d’une tour tout en faisant face à une vague d’ennemi avec son maigre FAMAS. Tout comme je me souviens déjà de ce scénario creusé, des cinématiques dingues pour l’époque ou du gameplay qui pour la première fois m’initiait à un genre que j’allais kiffer par la suite, celui de l’infiltration.

Puis est arrivé Metal Gear Solid 2 Sons of Liberty. Premier jeu que j’ai acheté day one. Avec le DVD Bonus, et tout. Je l’ai fini dans presque toutes les modes de difficulté 1, j’ai trouvé presque tous les dog tags, bref j’ai passé du temps sur ce jeu. A la fin je pouvais le speedrunner easy breezy. Je suis sur, j’aurais poussé encore un peu, j’aurais pu choper des records. Carrière manquée. Quant à Metal Gear Solid 3 Snake Eater, il a passionné l’adolescent fana de guerre froide que j’étais à l’époque, mais j’avoue l’avoir refait « que » trois fois.

C’est après qu’un truc s’est brisé: j’ai jamais eu de PS3 au bon moment pour Metal Gear Solid 4 2 et quand j’ai enfin pu jouer à Peace Walker via sa version HD sur Xbox360, j’ai adoré jusqu’a ce que je tombe contre d’horribles boss qui te demandent de l’endurance sur une demie-heure une heure. Du coup je ne l’ai jamais terminé. Et j’avoue n’avoir, du coup, absolument rien suivi sur ce cinquième épisode. Au point de rien ressentir en voyant les trailers débarquer à l’E3…

Alors qu’est-ce qui a changé ? Metal Gear Solid V: Ground Zeroes.

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Sorti en 2014, ce jeu à la durée de vie internationalement reconnue comme nulle (la mission principale se clôture en une heure et demie si on y va à l’aveugle, 20mn si on sait déjà quoi faire et où aller) était gratuit durant l’été 2015 pour les détenteurs de Xbox Live Gold. Je suis donc allé squatter chez Concombre, heureux possesseur d’une One, et je me suis fait le jeu en un après-midi. Et là pam: le gameplay est méga bien fait, l’ambiance est dingue et le peu d’intrigue qu’il y’a se vaut surtout par le fait qu’il se termine sur un putain de cliffhanger. Donc oui, j’ai mal pour ceux qui l’ont payés 30 boules y’a deux ans mais bon dieu, qu’est-ce que c’est bon.

Du coup voilà: on m’offre la promesse d’une grosse intrigue, une ambiance guerre froide de fou et tous les critiques autour du V parle d’un monde openworld vraiment bien fait ? Ok, c’est chaud, mais je suis hype.

Et me voilà, cent heures de jeu plus tard, à vous donner mon avis sur ce blog. On est le 29 Février en plus, c’est un peu dingue, donc allons y c’est parti, je vais dire beaucoup d’amour sur ce jeu.. et évidemment mes quelques déceptions parce que, comme tout le monde, y’a un truc qui rend triste avec Metal Gear Solid V, qui aurait pu être un des plus grands jeux jamais faits.

Cool guys
Cool guys (sauf Hal Emmerich) (what a dick)

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  1. Je suis resté éternellement bloqué à la torture finale en European Extreme, je voulais pas péter ma manette.
  2.  Je me suis payé une PS3 fin 2013, j’ai finalement acheté MGSV en occasion en novembre 2015. Le disque est encore dans ma PS3: j’ai juste fait le début du chapitre 1 « pour voir » puis dix jours plus tard je me suis payé la XOne. RIP.
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Cities Skylines – On a construit cette ville (sur le Rock N’Roll)

En mars 2013, notre coeur a été détruit, piétiné et déféqué par Electronics Arts. C’était le mois de la sortie de SimCity, le cinquième épisode tant attendu d’une saga qui a rendu plus d’un joueur fou depuis le début des années 90. Des joueurs certes fous mais qui ont pu attendre assez aisément avec un SimCity 4 suffisamment profond pour les faire tenir en haleine pendant presque neuf ans. Un jeu ahurissant et qui ne se termine jamais vraiment, grâce entre autres à une carte régionale qui mettait beaucoup de temps à être remplie, en plus d’avoir un jeu extrêmement moddé et disposant d’une extension – Rush Hour – qui apportait réellement énormément de choses.

Mais SimCity 2013 est arrivé, nous a déçu, on a pleuré, fin de l’histoire. Le jeu ne manquait pas de bonnes volontés mais ne parvenait à exécuter correctement aucune d’entre elles. Comme si vous vouliez faire un calin à un chat mais qu’a la place vous l’étouffiez parce que putain vous êtes un être humain vous êtes super fort en fait, arrêtez de l’étrangler ce foutu sac à puces nom de dieu. Il faut dire qu’EA avait en plus pris toutes les décisions les plus stupides qu’il soit, rendant ce développement un calvaire. Moralité: si vous aimez les city builder, restez sur SimCity4. Car ce n’est pas la saga des Cities XL qui allait apporter l’alternative recherchée.

Simultanément un groupe de finlandais nommé Colossal Order sort un jeu très niché: Cities in Motion. Le but du jeu ? Gérer les transports en commun d’une métropole. Bus, métros, tramways, trains… Pour un mec dans mon genre, qui peut passer 20mn à regarder la carte du réseau de transport d’une ville, c’est le type de jeu qui peut me faire perdre des heures et des heures. J’en avais parlé super rapidement au début de l’été 2012.

Cities In Motion et sa map Tokyo <3.
Cities In Motion et sa map Tokyo <3.

Le premier épisode était donc vraiment sympa mais au bout de 10h on comprenait aisément comment le jeu fonctionnait et il devenait extrêmement facile de gagner à tous les coups. Le second volet sort en 2013, peu après SimCity, et dispose désormais d’une interface 3D. Un peu moins agréable (on joue désormais dans des villes créées pour l’occasion et plus forcément des métropoles célèbres), il développait néanmoins quelques cotés city builder ici ou là avec la possibilité de créer des routes et de voir la ville se développer autour d’elle. Quelques signes, donc.

Et c’est donc cette année que sort Cities Skylines. Ici fini de se focaliser sur les transports: on marche directement sur SimCity. Et ça marche. 

Comme la majorité des screens de cet article, celui-ci vient du subreddit lié au jeu
Comme la majorité des screens de cet article, celui-ci vient du subreddit lié au jeu. J’aurais bien mis des screens de ma partie mais comme je joue dans des configs vraiment basses, ça aurait été un peu dégueu.

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Super Danganronpa 2 – Tonnerre sous les Tropiques

Je crois que si je calcule bien, j’ai acheté trois consoles cette année. La bonne nouvelle c’est que j’aurais pas à en racheter avant un bail. La mauvaise c’est que… eh y’en a pas vraiment. Du coup yep j’ai chopé une Vita à Noël avec deux idées bien en tête: la première c’est de me faire plein de JRPG exclusifs Sony dans les transports parisiens, la seconde c’était Super Danganronpa 2. Je vous avais parlé du premier Danganronpa en juillet 2013 et j’en avais dis beaucoup de bien. J’ai parlé plus récemment sur Crunchyroll de l’adaptation animée de 2013 mais c’est un autre sujet. Dans tous les cas je vous conseille la lecture de mon article de juillet si vous connaissez pas l’univers et avant de lire celui-ci.

Mais si vous voulez pas, bon,  pour résumer ce que j’avais dit du jeu: malgré quelques petits défauts, le premier Danganronpa est assez passionnant, très intense, avec plein de bonnes idées. Un mélange parfait entre un survival game, un jeu d’enquêtes, un dating sim, un poing & click et un univers complètement barré visuellement. La sauce prenait bien et les seul regrets étaient dûs à un héros un peu trop inutile, un léger manque d’ambition et une fin en tire-bouchon qui appellait à une suite pour plus d’explications. Maintenant que la suite on l’a, on peut s’y attacher…

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Super Danganronpa 2 est donc sorti en juillet 2012 sur PSP mais on s’en fiche parce que ce qui nous intéresse c’est la version Vita en anglais sorti en septembre 2014. Toujours développé par la même équipe, le jeu se présente d’abord comme un spin-off au premier jeu – les mêmes règles, le même univers, des personnages et un lieu différent – mais se révèle très vite, sans trop de surprises, être une suite directe qui répond à beaucoup de questions du premier.

Le scénario du coup ? 16 « super-élèves » de la Hope’s Peak Academy se retrouvent, le jour de leur rentrée, seuls sur une île tropicale paradisiaque. Un mystérieux robot professeur en forme de lapin, Usami, leur explique que c’est un voyage scolaire et qu’ils seront chargés de récupérer des « fragments d’espoir » en devenant amis les uns avec les autres. Bref ça a l’air cool et fun sauf que Monokuma, le méchant robot panda sadique du premier, débarque l’air de rien, tabasse Usami et prend sa place. A partir de ce point, on revient aux règles habituelles de Danganronpa: quelqu’un veut partir de l’île ? Il lui suffit de tuer l’un des autres élèves… Et si il n’est pas attrapé et identifié par ses camarades suite au procès qui suit, il a le droit de s’échapper tandis que ses camardes sont exécutés. Mais si il se fait attraper, c’est lui qui a le droit à une punition. 

Inutile de le dire, pour le héros qu’on contrôle, Hajime Hinata, l’ambiance est pas à la fête. Et quelques jours plus tard, les meurtres commencent…

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Far Cry 3 Blood Dragon – Sauter au dessus du requin

Nouvel article jeu vidéo plutôt court sur un jeu totalement différent de Spec Ops, chroniqué la semaine dernière. En l’occurrence un jeu XBLA sorti en mai dernier pour une quinzaine d’euros et qui se présente publiquement comme un spin-off de l’excellent Far Cry 3 – qui lui n’était pas si différent de Spec Ops The Line dans ses propos.

Spin-off qui prouve que chez Ubi Montreal ils ont pétés les plombs puisque Far Cry 3 Blood Dragon est un hommage complet et assumé aux nanars et films d’action des années 80, en plus des FPS des années 90. Vous avez aimé le scénario très méta de Far Cry 3, intelligent, remettant en cause le lien entre le joueur et la violence ? Ah bah espérez pas retrouver ça dans Blood Dragon. Mais alors pas du tout.

La couverture s'inspire des jaquettes de pas mal de jeu Megadrive des années 90. Ca se voit un peu !
La couverture s’inspire des jaquettes de pas mal de jeu Megadrive des années 90. Ca se voit un peu !

Vous êtes donc « dans le futur » (en l’occurrence 2007, ce qui est le futur pour le jeu, enfin bref on y reviendra) et vous incarnez Rex Coulton, un soldat de l’armée américaine dans un monde détruit par la guerre nucléaire entre les Etats-Unis et la vermine communiste soviétique. Un monde pas terrible, d’autant que sur une île au large des côtes américaines, une mystérieuse arme biologique est mise au point par un ex-soldat américain aux intentions douteuses, le vil Sloan, ancien camarade d’armes de Rex ! Votre objectif ? Vous rendre sur cette île et découvrir ce qu’il s’y passe !

C’est alors qu’entre en scène des scientifiques fous, des dragons qui tirent des lasers, votre sidekick black qui se fait buter en cinq minutes de jeu et des armes qui tirent, elles aussi, des LASERS.

L’AMERIQUE !

 

Ne vous attendez pas à une grosse surprise : le jeu reprend la majorité des éléments de Far Cry 3, se contentant de donner aux éléments du jeu un nouveau design et de nouvelles textures. Les panthères deviennent des « cyber panthères fluorescentes », les soldats d’Omega Force ont exactement le même comportement que les pirates ou les soldats d’élite rencontrés sur Rooke Island, même la végétation et le design général de la carte a un profond air de déjà vu, simplement fixé dans un univers moins… coloré.  Ce re-design général n’est pas toujours très réussi, hélas – l’open world du jeu n’est pas plaisant à parcourir à cause de son aspect sombre qui fait qu’on sait jamais vraiment trop où on va et qu’on ne reconnaît que très mal les différents éléments de la carte. On peut reconnaître la volonté d’hommage mais c’est dommage que celle-ci débouche sur un univers visuel finalement assez pauvre.

Ouais, c'est visuellement... voilà.
Ouais, c’est visuellement… voilà.

D’autant plus dommage que tout le reste fonctionne impeccablement : le scénario est nanardesque au possible, mais l’assume jusqu’au bout. Non seulement le jeu parvient impeccablement à retranscrire cette ambiance de film post apo pérave des années 80 sorti directement en vidéo, mais en plus il y ajoute, comme dit plus haut, un hommage aux jeux de shoot science-fiction fantastique des années 90. Un passage à la fin du jeu, par exemple, m’a donné l’impression de rejouer à Turok 2 quinze ans après, ce qui n’est pas spécialement pour me déplaire. Enfin, les références à des classiques des années 80 comme Robocop, Predator, Terminator, Rocky ou bien Commando sont présentes, de manière plus ou moins subtiles ou explicites. Mais quelqu’un avec une culture ciné très spécialisée sur cette époque s’amusera à essayer de rechercher toutes les références du jeu, et elles sont nombreuses.

Mais c’est surtout l’humour du jeu qu’on retiendra. Alors oui je reprocherais un peu de répétition dans les blagues et une subtilité pas toujours criante. Faites la quête des télévisions, bouffez vous quinze ou seize fois le héros qui fait remarquer « j’espère qu’on va pas me faire chercher des plumes » et appréciez la capacité à Ubi Soft de vanner son propre produit (ici Assassin’s Creed II et ses plumes de merde, si vous n’aviez pas compris), tout en cédant un poil à la tentation de la masturbation. Mais mis à part ces quelques blagues auto référentielles à l’univers Ubi Soft, le reste du jeu envoie du paté niveau répliques intentionnellement merdiques et over the top. Le héros refuse de se doper parce qu’il l’a promis à une femme, en l’occurrence la STATUE DE LA LIBERTÉ et les VAINQUEURS NE SE DROGUENT PAS ! Ha, prends ça héros de Far Cry 3 ! Le héros s’amuse même à balancer une quantité ahurissante de one liners à chaque fois qu’il tue un ennemi, en fonction évidemment de la façon dont l’ennemi a été tué (« Ah il a perdu la tête », « Il est parti en claquant » etc etc), dans une exagération qui prouve que le jeu ne se prend jamais au sérieux.  Et je ne vous parle pas des écrans de chargement ou bien du didacticiel prévu au début. Le mieux est de laisser… la surprise. Même si le jeu qui te rappelle que « les grenades explosent », c’est drôle.

Habituellement j’avoue que voir un jeu vidéo se foutre de la tronche du jeu vidéo est quelque chose qui m’énerve assez vite. Je considère souvent ça comme un clin d’œil carrément pas subtil au joueur qui est censé rigoler mais, souvent, se taper quand même ce qui est moqué ou critiqué. Quand ça ne te sort pas du trip – j’aime pas, en tant que joueur, être rappellé que je joue à un jeu. Bref ça te tape l’épaule, ça te sort du trip et ça espère profiter de ton sourire pour être apprécié, c’est un peu démagogique quoi. Mais là vu que tout le jeu est là pour se foutre de la tronche de tout, ça passe beaucoup mieux. Zéro subtilité, mais eh, recevoir une quête annexe vous demandant de tuer des tortues mutants parce qu’elles  « projettent une révolte avec des rats »  et voir le héros balancer un « hein quoi ? » en réponse c’est séduisant.

DRAGONS ! CYBER KRAKENS !
DRAGONS ! HOMME KRAKENS !

Si je fais vraiment l’emphase sur l’humour et l’écriture du jeu, c’est parce qu’il faut pas le nier : le gameplay du jeu est médiocre. Ce n’était pas la qualité principale de Far Cry 3 mais au moins dans ce jeu là nous avions la possibilité de faire du craft, de pouvoir se diriger dans une table des compétences ou bien de pouvoir disposer d’une grande quantité d’armes.

Ici le nombre d’armes est limité à sept, vous gagnez automatiquement des compétences en grimpant de niveaux, il n’y a plus de craft, la quête principale se termine en trois heures, il faut trois heures de plus pour faire les quêtes annexes et les succès si vous en avez quelque chose à faire et, surtout, bah y’a que ça à faire de tout le jeu. Tirer sur des ennemis qui se ressemblent tous, avancer dans des couloirs, parfois affronter des dragons qui font office de mini boss, capturer des garnisons qui se capturent toujours de la même façon et rarement très inspirées d’un point de vue level-design, chercher des télés et des VHS pour débloquer des améliorations d’armes et, euh, voilà. C’est dans son déroulement un FPS bas du front sans trop de surprises. Le jeu est en plus très facile et vous finissez vite le jeu à marcher sur les ennemis en sifflotant. On a pas vraiment de sensation de puissance, juste l’impression que les ennemis ne posent aucun défi, avec une IA pas toujours maligne qui aime se jeter sur les grenades, ou se laisser poignarder comme si c’était une de leurs passions secrètes.

Far Cry Blood Dragon est vraiment drôle. Far Cry Blood Dragon est un excellent hommage. Après il reste un jeu  stand alone à quinze euros et, surtout, un jeu au gameplay passable dont les seuls plaisirs viennent de ce qu’on voit et entend, et pas de ce à quoi on joue. C’est étrangement un jeu qui se prête sans doute mieux  à être regardé joué qu’a être vraiment joué. Ou à être joué entouré de potes et de commentaires déchaînés. Je ne le déconseille néanmoins pas, si vous cherchez à vous dérider, il fera son office. Partez juste du principe qu’entre deux dialogues hilarants, vous risquez de vous ennuyer un peu à faire des choses déjà faites trois cent fois ailleurs. Ce qui me permet de le conseiller avant tout à ceux qui jouent peu aux FPS, eux au moins risquant de s’amuser plus que les autres.

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Spec Ops The Line – Malaise Warfare

Oui donc voilà j’ai terminé Spec Ops The Line y’a quelques jours et j’avais besoin d’en parler. Enfin je me sentais dans le devoir d’en parler. Histoire de rajouter une pierre dans l’édifice. Et d’alimenter ce blog. Aussi. Un peu.

Donc. Spec Ops The Line.

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Sorti l’an dernier peu avant l’été, Spec Ops The Line se présentait comme un Third Person Shooter dans un contexte militaire et oriento-désertique désormais ultra connu du joueur qui s’est tapé les Call of Duty, les Medal of Honor ou bien les Ghost Recon.  Boîte à la couverture ultra classique, gameplay comme présenté ultra basique, et la seule particularité annoncée, elle est ultra folle: ça se passe dans un Dubai ravagé par une tempête de sable. WOW C’EST OUF DIRAIS-JE SUR UN TON SARCASTIQUE. Et puis des gens y ont quand même joués (sans doute parce que payé pour ça) et ont remarqués que, oh putain de merde, en fait le jeu est pas juste un TPS. C’est une putain d’adaptation officieuse en jeu vidéo d’Apocalypse Now qui lui-même était une putain d’adaptation officieuse en film du bouquin Au Coeur des Tenèbres de Joseph Conrad.

Et donc oui, surprise: Spec Ops The Line prend un univers « Call of Dutyien »… pour le déconstruire, le parodier, l’analyser et le critiquer. Et c’est pour ça qu’aujourd’hui tout le monde en parle et que le jeu a acquis une aura quasi intouchable. Car on était nombreux, très nombreux à en avoir ras le cul de la guerre contre la Terreur. Ras le cul de ces 3000 jeux qui, depuis le 11 septembre, poussent comme des champignons pour permettre aux hommes occidentaux de continuer à fantasmer la guerre, de massacrer du russe et de l’arabe maléfique sans arrières pensées, de vivre une vision idéalisée de la guerre ou les soldats du « bon camp » sont des héros ou des martyrs face à des milliers d’ennemis sans identités, sans personnalités. Enfin, là on parle évidemment des campagnes en solo qui sont de toute manière ignorées par des milliers de joueurs qui sont là que pour un multijoueur online souvent de qualité. Mais, euh, là n’est pas le sujet.

Spec Ops vient remettre tout ça un peu à plat. C’est difficile d’aller plus loin sans spoiler mais dites vous juste ça : la grande qualité de Spec Ops c’est son écriture. Parfois très subtile, parfois grosse comme un camion, il reste difficile de nier sa réelle efficacité. A la fin du jeu, on se sent pas forcément très bien pour le héros… et pour une partie de nous même. Le jeu est d’ailleurs très court : je l’ai terminé en six heures dans la difficulté normale (sachant que j’ai du perdre une heure sur l’avant-dernier chapitre, diabolique de difficulté.)

SpecOps03

Cette courte durée de vie n’est pas un défaut : non seulement le propos du jeu n’aurait pas été si efficace en continuant à s’étirer (au bout d’un moment on aurait fini par comprendre que la guerre c’est mal) mais le gameplay de Spec Ops n’est pas ce qu’on peut appeler un modèle de diversité. Des couloirs, des zones vastes ou les ennemis vous attaquent, vous les tuez, vous pouvez continuer, et ainsi de suite jusqu’à la prochaine cutscène, qui vous proposera ensuite un schéma similaire. Déjà lourd dans un Call of Duty, le jeu ne possède pas spécialement de particularité qui rendent les gunfights amusants, surtout que ceux-ci peuvent se réveler très difficile et vous faire manger vos erreurs avec un poing américain. Les checkpoints n’étant pas toujours idéalement placé, c’est souvent beaucoup de temps perdu.

Les développeurs ont justifiés ce gameplay banal en insistant sur le fait qu’ils ne voulaient pas faire du jeu quelque chose de fun. Au moins ils ont réussis à ne pas rendre le gameplay particulièrement attracif sans le rendre en contrepartie pénible. Contrairement à un Deadly Premonition, par exemple, qui va tellement loin dans son délire qu’il en oublie de ne pas être agaçant. On a le sentiment de faire notre devoir et quelques variétés dans les situations et les ennemis suffisent à nous maintenir eveillé.

Donc pas de surprises : ne jouez pas au jeu pour son gameplay, mais pour son histoire. Et, surtout, sa morale. Comme Far Cry 3 après lui (mais auquel j’ai joué avant, paradoxalement), il y’a des vraies questions sur le rôle du joueur, sur pourquoi celui-ci aime autant pratiquer des tueries virtuelles et, en plus, le jeu possède toujours une frontière tenue entre fantasme et réalité. Ce qu’on voit à l’écran se passe t-il réellement ou se déroule t-il dans la tête du héros ? On ne sait jamais. Enfin si, on le sait, mais à la fin du jeu, donc ça ne sert à rien de spoiler.

Donc je ne vais pas vous surprendre et je vais donc me rajouter à la longue liste de personnes qui vous conseillent de vous faire ce jeu.

Attention maintenant je SPOILE LE JEU et je vais plus en détail dans ce qui m’a plu ou même gêné. C’est réservé à ceux qui ont finis le jeu et qui veulent savoir mes pensées plus en détail.

Continuer la lecture de Spec Ops The Line – Malaise Warfare 

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Nintendrogue

En ce moment mon esprit ne tourne autour que de cinq choses:

Epitanime 2013, qui a lieu dans à peine plus d’une semaine et dont comme d’habitude les deux semaines qui précèdent sont dédiées à finir l’écriture et la préparation des jeux pour l’association Thalie. Cette année on a un programme 95% Nocturne et vous nous trouverez en salle P10 (anciennement dédiée aux jeux musicaux) à partir de 1h30. Au programme: Quizz Hardcore, des blinds-tests JV & Anime, des quizz thématiques (Gamecube / Anime récents / Hentai / Jeux musicaux / 2012), des projections de l’AMV Hell 6.66 sous-titré du mieux que je pourrais, l’organisation d’un tournoi Guitar Hero le samedi après-midi, des chaises musicales etc etc.

– Fire Emblem: Awakening

– Les parodies de l’opening de l’Attaque des Titans, à commencer par celle avec cet indien charismatique. Non mais sérieusement le passage à partir de 37 secondes, ça colle comme de la confiture sur mes mains après un riche petit déjeuner. D’ailleurs, quand j’ai vu le clip original j’ai été dégouté parce que les images collent moins bien avec la musique que cette parodie.

– Shipper mes personnages de Fire Emblem: Awakening

– Les sorties quotidiennes de scansubs de hentai

Dans de telles conditions, ce blog ne peut donc être convenablement alimenté. Sauf si je vous parle de Fire Emblem: Awakening. Et vous encourage à vous l’acheter dès maintenant comme ça quand vous viendrez à Epitanime, vous pourrez streetpasser mon armée, je pourrais streetpasser la votre, et je pourrais ainsi leveler mes petits personnages plus facilement. PARCE QUE DONNEL IL SE LEVELLE PAS TOUT SEUL PUTAIN.

Enfin bref, pourquoi Fire Emblem Awakening mérite votre attention si vous possédez une 3DS ? 

Une Anna par l'auteur junkpuyo
Une Anna par l’auteur junkpuyo

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Far Cry 3, est-ce que tu viens pour les vacances ?

De la saga Far Cry je n’ai qu’un souvenir vague de l’épisode Xbox que je me souviens avoir tripoté quelques heures en compagnie de mon frère, sans avoir été passionné plus que ça. Ca date d’une bonne demi-dizaine d’année maintenant, voire plus. Ouais sans doute plus. Far Cry 2 m’est passé à coté et donc quand Ubi a annoncé vers 2010 que allo, il va y’avoir un troisième volet, je m’en foutais grave. Et puis l’E3 2012, et puis me voilà à Nolife à devoir mater des trailers de jeu qui m’intéressent pas afin de pouvoir écrire des news dessus et passe un trailer quelconque pour Far Cry 3. Ok, c’est quoi ce personnage de Vaas Montenegro, il a l’air fun, il change un peu. Et puis tiens, bam, présentation du jeu à l’E3, ok ça réveille, ça a l’air bien cool et, attendez une minute, le joueur a l’air d’être carrément interpellé. Et Vaas Montenegro est plus très fun, il est juste maintenant complètement cinglé et dérangeant. Un peu cool, mais eh, l’aimer c’est un peu glauque, quand même, yo. Il a pas l’air très admirable.

Et puis évidemment j’aurais du m’en douter – le jeu sort et il est acclamé par la presse. Et même la presse de confiance genre Canard PC, Nolife, ce genre de trucs que je sais solide, quoi. 10/10 dans Canard PC quand même, quoi, yo. J’étais extrêmement curieux vis à vis de ce jeu, et il avait a partir de ce moment toute ma complète et définitive attention (merci Leonardo di Caprio pour cette chouette phrase.) Bon, comme je suis pauvre j’ai du attendre pour me l’acheter, mais comme j’ai pu le récupérer gratos après avoir passé quelques jours au sein d’Ubi Montreuil pour playtester un jeu quelconque (je spoile pas, mais c’était pas un jeu ultra mémorable), bah yeaaaaaaaaaaah c’est parti, let’s go to Rook Island.

FarCry304.jpg
Rook Island, sa faune riche et accueillante.

Donc oui, qu’importe. Quand j’étais gamin j’adorais le Doom-like. Oui je dis Doom-like parce que c’est ce que je disais à l’époque, le terme FPS il existait pas. On parlait de GoldenEye, de Turok, de Medal of Honor, de Perfect Dark voire même, si on osait, de South Park. A l’époque, ce genre de jeu vidéo signifiait des univers intéressants, des courses au jeu qui aura soit la personnalité la plus unique, soit les plus gros guns, soit le multi le plus fendard. South Park n’était pas très bon, mais tu pouvais balancer des boules de neige à la gueule des gens et les booster en puissance en pissant dessus. C’était fun ! Turok 2 c’était un jeu hardcore mais qui te permettait de te défouler sur des vélociraptors ou des aliens à coup de sonde cérébrale, de lance-flammes ou bien de shredder multiballes. Même Medal of Honor introduisait un peu sur consoles le genre du FPS militaire mais le faisait dans un contexte alors original et novateur. Maintenant le FPS a relativement perdu de ce fun et de cette simplicité. Dans un sens c’est logique parce que tout doit évoluer et qu’on ne peut pas rester éternellement sur des histoires de gros flingues sortis de nulle part et d’aliens sans personnalités (quoique, Halo…) mais de l’autre c’est relativement épuisant de voir qu’aujourd’hui le FPS est cantonné à du militarisme à foison, comme si le premier Modern Warfare (pourtant excellent) avait ouvert une boîte de Pandore avec son succès. Aujourd’hui (et, soyons honnête, depuis Doom 3), le FPS doit être un genre sombre, forcément adulte, qui se prend forcément au sérieux et qui cherche un certain réalisme en plus d’un multijoueur online optimal.

C’est ce qui se vend le mieux, certes. Le FPS réaliste militaire aux graphismes marrons. Que les gens achètent rarement pour le solo mais bien réellement pour le multijoueur avant tout. Même les FPS de science-fiction comme Halo se sont un peu forcés à se rapprocher de cet univers. Fini le héros solitaire qui détruit la moitié d’une planète à lui tout seul, bonjour au membre impersonnalisé d’une escouade quelconque. Bonjour les missions passées à affronter des humains qui surgissent par paquets de douze, à se faire crier dessus par un général quelconque. Le joueur de FPS ne veut plus être le leader, le héros, il veut être l’esclave soumis d’une histoire qui ne le mettra jamais en valeur. Le nouveau héros de FPS est un observateur. Et c’est chiant.

Des jeux sortent un peu désormais de ce cas de figure, revendiquent un retour au FPS à l’ancienne. Mais souvent soit on est dans la parodie pure et dure comme Serious Sam, soit on reste dans des teintes marrons crado comme Rage ou bien on continue à incarner un héros trop souvent observateur et soumis comme dans The Darkness.

Bref, Far Cry 3 se révèle finalement étrangement frais. Et c’est l’une de ses principales forces.

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Sonic All-Stars Racing Transformed – Sega Bros Racing

Retournons un an en arrière. Peu avant la sortie de Sonic Generations, je réalisais donc un article sympa sur Sonic & Sega All-Star Racing, ma conclusion étant que si on y trouvait du potentiel et que le jeu était fun, il était handicapé par un fanservice pas super généreux, des items péraves et un level-design super feignant qui faisait que le jeu ne restait pas en mémoire et n’offrait pas autant de fun que souhaité. Bref, incapable de faire rivalité avec la saga Mario Kart, qui offrira un an plus tard un Mario Kart 7 solide et indispensable pour les possesseurs de 3DS.

Par contre ça va peut être vous surprendre mais dès que j’ai appris qu’une suite était dans les tuyaux, je me suis permis d’être un peu enthousiaste. Comme j’ai dit en conclusion de mon article, le premier jeu offrait malgré tout de bonnes bases, mais le jeu manquait de finition et peut-être de budget, ce qui n’est pas forcément inattendu avec une production Sega. Alors du coup voir ces bases être reprises et avec de bonnes chances d’être travaillées et améliorées, ça m’intéressait. Surtout quand le jeu te vend cash du fanservice en dévoilant, par exemple, Vyse de Skies of Arcadia comme personnage jouable. Là oui, je me suis spermé les sous-vêtements, si je peux me permettre le néologisme. Tant pis si à coté le jeu se renomme “Sonic All-Stars Racing” en foutant dehors le nom Sega comme si il effrayait tout le monde – de l’autre coté, la licence Sonic étant ultra populaire auprès des enfants et des familles, il est normal que ce soit mis en avant pour permettre à Sega de capitaliser. Et tant pis si, à première vue, le jeu pompe l’idée des véhicules transformables à Mario Kart. Mais là aussi il suffit de jouer au jeu pour se rendre compte que Sega pique certes l’idée, mais arrive à se l’approprier et à l’améliorer.

Transformed01.jpg

Pour faire simple, dans une fin d’année remplie de jeux de courses “arcade” – que ce soit Need For Speed Most Wanted, le décevant Forza Horizon ou bien les très étranges Little Big Planet Karting (car Sony s’imagine que la licence LBP intéresse des gens) et F1 All Stars (et là juste wtf) – et bien Sonic Transformed semble être le meilleur des jeux du lot. Malgré quelques défauts qu’on va voir ensemble, le jeu réussit à remplir son cahier des charges avec brio et à offrir, pour la première fois depuis Crash Team Racing, une alternative intéressante à la saga Mario Kart. Celle-ci n’est pas détronée, mais par moment, on sent qu’il y’a manière à au moins l’égaler, ce qui n’est pas mal.

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