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Néant Vert a treize ans d’âge !

Le temps passe vite quand on s’amuse !

Cela étant dit, voilà, on est le 29 juin et qui dit 29 juin dit « temps de faire un billet anniversaire » car le blog a été lancé le 29 juin 2007, à l’époque c’était un dotclear hébergé sur un jexiste, aujourd’hui c’est un wordpress hébergé sur le réseau Shelter de AxelTerizaki (à qui je fais un big up au passage) mais reste qu’il est toujours là, bien actif, bien debout, et avec encore la majorité de ses articles accessibles à tous et tous. Car ouais, ma culture internet c’est laisser le monde entier aller lire mes articles de 2008 ou 2009 librement et leur permettre de constater douloureusement l’évolution progressive d’un homme de plus en plus pris au piège des animus et des mangos. On dit encore animu et mango ? 4chan utilisait ces mots en 2007 mais ça parle à qui aujourd’hui encore ?

Bref, toute cette intro pour en arriver à une constatation simple: lol, c’était quoi l’année qui vient de s’écouler, là ?

Mettez vos lunettes, on commence la lecture ! (Fanart de Yotsuba Nakano par wachiroku)

Je veux dire, d’habitude, je commence ces articles pour vous faire un bilan personnel des douze derniers mois, souvent le timing fait que ça couvre toute une période qui s’étend d’une Japan Expo à la suivante. L’an dernier j’expliquais que j’étais anormalement fatigué, et je m’inquiétais du fait de devoir écrire l’article anniversaire au beau milieu d’une canicule. Bon là, on va pas se mentir, c’était une « grosse » année pour moi-même et pour le blog. Une année où chaque mois ne ressemblait pas trop au précédent… ou ressemblait beaucoup trop au précédent…. ça dépend si on parle du début ou de la fin de l’année…

Je veux dire, ok, on a commencé avec un gros été. La diffusion de Symphogear XV m’a rendu inarrêtable et non seulement j’ai pondu treize foutus articles pour parler des treize foutus épisodes de cette foutue série mais à côté de ça j’ai eu le sentiment de passer un été super-animé, entre les enregistrements de Batoru, Japan Expo, les squats de Nocturne, les annivs de potes, les soirées de potes, les rencontres et les préparatifs pour le mois de septembre, j’ai été d’une activité totale dont je suis le premier surpris. J’en étais même à un point où j’ai même fait du sport !

Du vélo d’appart !

Pendant quinze jours !

Hakurei Reimu qui pose de manière pensive par mossi

Car ouais, tin, j’étais dans l’excitation du mois de septembre et le voyage au Japon ! Mon premier voyage au Japon ! Trois semaines hors de France, en balade quasi-solitaire dans un archipel que j’ai toujours regardé de loin pendant trente ans ! J’étais impatient mais aussi effrayé à l’idée de le faire, ce voyage ! Hâte de visiter des trucs mais aussi peur de pas en profiter comme il faut ! Et bah tout s’est super bien passé. Trois semaines incroyables, qui m’ont remplies le bulbe cranien de souvenirs forts, trois semaines qui m’ont redonnées confiance en moi à un moment où j’en avais besoin. Trois semaines où j’ai beaucoup marché, où j’ai fait des petits trucs qui m’étonnent encore moi-même (j’ai grimpé une montagne !!!), où j’ai pas forcément faire beaucoup de « rencontres » avec les autres, mais où je me suis en quelque sorte mieux rencontré avec moi-même. C’est niais comme formulation mais c’est peut-être la plus juste.

Ce voyage j’en ai déjà parlé via de nombreux articles (que ce soit le bilan ou les articles « quotidiens » écrits sur place) donc je vais pas non plus vous refaire tout le laïus, rassurez-vous. Disons juste que si on doit parler du sujet d’un point de vue « vie de ce blog », je ne regrette absolument pas d’avoir pris un peu de temps dans mon voyage pour écrire mes articles de voyage parce que déjà aujourd’hui, seulement neuf mois après, il m’arrive déjà de les relire pour me rappeler de tellement de choses positives qui sont déjà quelques mémoires pour moi. J’ose à peine imaginer ce que ça fera de relire ces articles dans cinq ans, dix ans, vingt ans. C’était un peu de temps passé à les écrire, évidemment, mais souvent je les écrivais le soir à l’hôtel, quand mes pieds et mes jambes demandaient du repos, ce qui permettait à ma tête de « se défouler » en tapant sur un clavier mes souvenirs de la journée. Je comprends les petits messages inquiets que j’ai reçu quand j’ai commencé à les publier – les « oublie le blog et profite juste du voyage »- mais je pense que j’en ai encore plus profité via ces articles, qui étaient pour moi le meilleur moyen chaque soir de faire le bilan de la journée écoulée, de prendre conscience de tout ce que j’ai fait. J’aurais fait ce voyage en couple ou avec des amis, par exemple, je doute que j’aurais fait ça, haha. Mais dans le cadre de mon petit voyage en solitaire, c’était idéal !

Usage intéressant d’un tank par les héroïnes de Girls Last Tour (art par zaozao rua)

Donc pour la suite ? Bah j’avais déjà prévu au fond de mon esprit que maintenant il allait falloir prévoir un voyage en 2021… Mais pas mal de choses ont changées entre temps, vous vous en doutez ! Déjà en début d’année, l’annonce du Symphogear Live 2020 me voyait déjà commencer à prévoir un budget pour un voyage plus court (dix à quinze jours) et si l’histoire s’est mal terminée (j’ai pas eu le ticket de concert pour lequel je m’étais tant battu) (et de toute façon le concert a été repoussé pour cause de covid) bah j’ai appris une vérité « dangereuse »: ma vie de célibataire endurci par dix ans de pauvreté et d’apprentissage à la dure du concept d’économie, je pouvais facilement budgeter sur un an suffisamment pour refaire « n’importe quand » un voyage de quinze jours au Japon si ça me chantait. Bon, heureusement que ma raison me signale que non seulement le COVID va rendre les voyages compliqués pendant encore au moins un an mais en plus, bah y’a d’autres priorités financières… Mais ça on en reparlera plus tard dans l’article, héhé.

Bref, je reviens du Japon début octobre, ému et fier, la tête plein de bonnes choses, et l’envie de CHANGER ma vie ! Fini de vivre dans un taudis, je déménagerais dès que possible ! Et une fois que j’aurais un appart à mon niveau, je chercherais à changer ma vie sur l’aspect pro ! Ptet que je pourrais aussi investir dans un nouveau PC ! Fixe ! Je suis motivé, décidé à changer ! Rien ne m’en empêchera !

Bon, alors.

Pyra est plutôt cool sur ce fanart par Yan Wan

Déjà effectivement y’a décembre et janvier qui arrive, et là c’est la folie. Mois de grève générale des transports pour lutter contre la réforme des retraites (vous vous souvenez de la réforme des retraites) (ça paraît si loin), donc pour moi qui vit en Ile de France et qui peut pas télétravailler, je fus comme on dit dans une situation étrange. Pour moi ça s’est traduit par… beaucoup de marche. D’après Google Fit, j’ai ainsi enchaîné en moyenne 10km par jour, ce qui est un chiffre qui me file un peu le tournis aujourd’hui. Bref, imaginez, 10km par jour quatre à cinq jours pendant quatre semaines. Les deux premières semaines j’étais étrangement satisfait de la situation: ok c’était « relou », mais ça changeait un peu ma routine, et je me surprenais à endurer pas si mal ces longs kilomètres engloutis. J’étais heureux de bien survivre au truc, je découvrais un peu Paris et je me faisais même des petits circuits de marche différents chaque jour pour varier les paysages et les défis physiques.

Puis bon, la quatrième semaine j’étais détruit physiquement, mes genoux et mes articulations étaient en permanence dans un état de douleur, et je me rendais dangereusement compte que dès que je rentrais chez moi (souvent à 22h), je dormais aussitôt, pour me lever derrière et juste retourner marcher. Je n’avais pour ainsi dire plus aucun loisir. J’en étais au point où le taf était presque devenu le seul endroit un peu reposant pour moi, ce qui était… paradoxal. Imaginez que c’est dans ce contexte que je me retrouve aussi à devoir co-animer un podcast de douze heures (dont je pensais qu’il n’en durerait « que » huit), ce qui a rien amélioré et retiré le peu de repos que je pensais avoir dans une période compliquée. Bref, toute ma motivation post-Japon est tombée, et fin janvier, j’étais à la limite de l’arrêt pour épuisement. Je sais pas comment j’ai fait pour me reprendre en main et pas sombrer, je crois qu’un congé bien placé m’avait permis de souffler le temps d’un week-end de trois jours plutôt bienvenu ! On dit merci les RTT !

Tsumugi, ses sourcils ananas et sa tenue du clip de Sining par pro-p

Bref, nous voilà donc déjà en février, les transports sont de retour donc ça veut dire qu’on va enfin pouvoir commencer à visiter des appartements. Parce que oui, j’ai un taudis à quitter moi, hein ! Toujours le même taudis que j’évoquais déjà y’a deux ans dans le bilan des 11 ans et que je disais que j’espérais le quitter en 2018. Bon twist: je l’ai toujours pas quitté parce que durant l’été 2018 je me suis dit que j’allais plutôt économiser pour le Japon. Les priorités, et ouais !

Cela dit, maintenant qu’on se remet sérieusement dans le location-en-IDF-game, le moral sombre assez vite. C’est terrible, parce que c’est genre ma quatrième recherche de location depuis 2013… et j’ai l’impression que chaque recherche est plus dure que la précédente ! Alors que à chaque fois j’ai toujours des « trucs en plus » par rapport à la fois d’avant ! Bref, me voilà en 2020 à chercher des locations sachant qu’il me paraît manifeste que y’a moins d’offres de locations qu’avant et que les rares offres qui existent toujours sur les sites ont des loyers encore plus chers qu’avant. Je sais pas à quel point c’est une « impression » ou une « réalité » mais reste que la plupart de mes recherches sont vaines, stériles et improductives. Non seulement la plupart des offres me sont inaccessibles à cause de la sacro-sainte règle des « il faut que ton salaire ça soit 3 fois ton loyer » qui s’est de plus en plus imposée et ne me laisse le choix qu’entre des miettes en tant que pauvre assistant administratif expérimenté mais pas très bien payé, mais en plus les rares apparts qui demandent pas cette règle… c’est clairement des taudis dont les proprios et les agences veulent se débarasser à tout prix.

Et le pire dans cette histoire, c’est que je suis même pas « chiant » en terme de demande parce que je vise exclusivement la grande couronne. Je veux PAS vivre dans Paris ou en petite couronne, c’est des atmosphères qui me conviennent pas ! Mais même la grande couronne m’est majoritairement difficile d’accès, ce qui me force à envisager sereinement la méga grande couronne. Melun, Etampes, Mantes… Des noms désormais doux à mes oreilles…

Yuu et Touko respirent l’odeur des fleurs, art de l’autrice du manga, Nakatani Nio

Mais bon, je perds pas espoir, j’ai enfin réussi à décrocher quelques visites récemment, et j’ai peu à peu découvert des sites très utiles comme loueragile ou dossierfacile donc, eh, ça devrait déboucher quelque chose. Et puis au moins, contrairement à 2016, j’ai pas de « deadline. » Je peux prendre mon temps dans cette recherche.

Enfin. Prendre mon temps.

Quitter son taudis, oui, mais prendre son temps pour le quitter.

Je pensais ça en février dernier.

Vous savez avant, genre, la pandémie.

Le sourire est aussi empoisonné que la lame (art par Otofu)

La pandémie de COVID évidemment j’ai eu des tas de phases comme tout le monde: cette phase début février en mode « wah ouf ce qui arrive en Chine », cette phase mi février ou t’es là « wah c’est juste une petite grippe c’est quoi le souci » puis arrive le moment où toi t’es là en tant qu’associatif à Japan Expo Sud et que le samedi soir c’est la PANIQUE GÉNÉRALE parce que le ministère de la santé vient de décider la fermeture des événements de plus de 5000 personnes. Et là on se rend très subitement compte que c’est méga concret, en fait. Tout début mars est une montée progressive dans une forme de paranoia, où la barre de métro qu’avant tu enlaçais comme si y’avait pas de lendemain semblait être devenue pourvoyeuse de mort et de destruction. Tu apprends presque pour la première fois comment se transmet vraiment un virus, mais tu mets pas de masques pour autant parce que, eh, le ministère il a dit que les masques c’était pas utile et même contre-productif. Du coup t’es là au taf, t’es le golio qui est censé distribuer des masques à des employés qui eux vont à la rencontre de clients chaque jour, mais tu leur expliques que le ministère de la santé a dit que les masques c’était pas utile parce que tu crois que, ok, le gouvernement tu penses que c’est de la merde, mais tu lui fais confiance sur les putains de question de santé. Tu penses que là dessus ils vont dire la vérité et être compétents parce que c’est sérieux.

(Je les hais.)

Shutendouji réprime sa haine intérieure (par bonkhity)

Bref, début mars passe ultra-vite, et voilà t’y pas que le cadeau d’anniv de mon taf pour le jour de mes 31 ans c’est de me refiler mon pc de taf pour que je le ramène chez moi et que j’entame enfin ma nouvelle vie de télétravailleur. Qui continue encore aujourd’hui, trois mois après.

Et donc, oui, ces deux mois de confinement et ce mois de télétravail m’ont… FLINGUÉS.

Je veux dire, au début du confinement j’étais serein. Enfin, serein… J’étais aussi anxieux en raison de la situation, évidemment, mais comme la grève des transports j’avais un peu cet état d’esprit qui se voulait un peu positif, du genre « bon ça va changer ta routine, et ça sera l’occasion de te reposer un peu, t’auras plus presque 4h de transport par jour, ça compensera le fait que tous tes congés sont partis en septembre. » Et c’est vrai que les deux premières semaines, allez, j’étais comme un pacha, très heureux de la situation: nourriture dans le frigo, canapé pas très confortable mais canapé présent, moi et mon lit passant dix à douze heures ensemble chaque jour dans une communion aussi belle que complète et puis surtout, damn, un silence total dehors ! Il faisait beau, les voitures avaient disparues, et pour moi qui vit au rez-de-chaussée avec la fenêtre qui donne sur la rue, ça voulait dire aussi plus personne qui passait devant ma fenêtre donc je pouvais laisser ouvrir autant que je voulais. Parfois je sortais ma tête de la fenêtre et je sentais des odeurs printanières que j’avais plus senti depuis que j’ai quitté la Normandie y’a presque dix ans. J’étais bien.

Bon puis le taf que j’avais à faire en télétravail a commencé à se tarir, du coup j’ai commencé à décaler mes horaires de travail… puis j’ai commencé à me coucher tard… très tard… et à me lever n’importe quand… et puis du coup comme les efforts physiques n’étaient plus très présents, mon corps avait du mal à se fatiguer… et même intellectuellement je lui en demandais plus beaucoup puisque j’ai fini par dédier ma vie à jouer à une kilotonne de jeux vidéo que j’avais en réserve… Du coup je me couchais de plus en plus tard parce que je voulais être le plus épuisé « possible » au moment d’aller au lit, pour pas passer des heures à tourner dans le lit, à être confronté à mes pensées et à moi-même.

Un béret, une canne, un air fier et arrogant: oui c’est bien Kotoko de in/spectre (par Kaamin)

Puis souvenez-vous: je suis toujours dans ce foutu taudis. Moi qui fin janvier / début février voulait « prendre le temps » pour « peut-être bouger en avril ou en mai » me suis retrouvé piégé tout ce printemps dans cet appart à l’humidité critique, au mobilier premier prix, à la place limitée… et aux murs en carton. Mes voisins aussi sont devenus marteaux à cause du confinement… entre les enfants qui hurlent n’importe quand, ceux qui font des travaux impromptus à huit heures du matin où bien une de mes voisines qui a passé tout mai à s’engueuler au téléphone avec son mari (?) ce qui sur le principe est sa vie… sauf qu’elle le faisait toujours entre quatre et six heures du matin… C’était aussi compliqué à gérer…

Donc me voilà dans cet appart sans confort, à jouer parfois sans passion à des jeux vidéo qui trainaient dans le backlog depuis je-ne-sais-quelles-soldes et à me limiter au minimum dans mes interactions personnelles. Mi mai, je me suis rendu compte que j’avais discuté oralement avec personne en dehors des enregistrements de podcasts et des réunions associatives… J’avais géré ce confinement en m’enfermant littéralement. Là j’essaie de m’en sortir, et j’y arrive surtout parce qu’on vient vers moi plutôt que l’inverse, et je remercie les gens qui font ce taf de m’approcher parce que damn je suis pas doué à ça :’).

Lala est comme toujours pleine d’énergie, lun ! (art par hoshi)

Bref, je suis redevenu tel que j’étais quand j’étais étudiant autour de 2009 ou de 2010. Le rythme de sommeil pété, les journées interchangeables, les activités qui n’existent plus que pour « passer le temps. » Ces trois mois sont passés étrangement vite, mais je serais incapable de m’y repérer sans m’aider. Genre si vous me demandez « tu faisais quoi mi avril ? » je… pourrais pas répondre. Tout est mélangé dans ma tête, les journées sont les mêmes, sans différence. Le sentiment d’une gigantesque « perte de temps », où plus aucune journée n’a de sens, de but, d’objectif. La seule chose que j’ai pas perdu c’est du poids, parce que évidemment la période n’est pas propice à un régime. Heureusement qu’il me restait ce blog et mes podcasts pour garder un semblant de lien avec le reste de l’humanité ! Parce que avec un monde associatif complétement à l’arrêt jusqu’à la reprise des événements, difficile de se projeter dans un avenir, dans une sorte de réalité.

Car ouais, putain, les conventions ça me manque de ouf. Y’aura pas Japan Expo cette année et je vais pas forcément très bien le vivre tant chaque années c’est l’occasion pour moi de passer quatre jours à enchaîner les rencontres, la parlotte, le rire et le fun. C’est quelque chose où chaque année ça me permet de « recharger » mes batteries, de me rappeler un peu qui je suis, quelle place j’ai dans ce monde, de me redonner un peu confiance tout en passant des excellents moments. J’aurais pas ça cette année, je l’aurais pas plus à Jonetsu, à Epita ou à Nantes, je suis dégouté. Heureusement que j’ai eu Japan Expo Sud fin février ou on a passé des moments hilarants entre membres de l’asso Thalie, ça m’a permis de prendre quelques réserves « de fun » avant l’enfermement. Et puis, merde, sur un plan personnel, j’ai pas pu faire quoi que ce soit pour mon anniversaire, je le vis moins bien que je l’aurais cru !

Le pire étant, évidemment, que ok on est en déconfinement, mais peut-on quand même commencer à réaborder « normalement » l’avenir ? L’épée de Damoclès d’une seconde vague est dans tous les esprits donc, ok, on se force en tant qu’associatif à réfléchir aux convs de l’automne, à se dire « cool on aura Rouen et Nantes fin octobre », mais y croit-on vraiment ? Doit-on même y croire, au risque de se reprendre une nouvelle déception ?

Plus largement, est-ce qu’on pourra un jour cette année réenvisager l’avenir « normalement » ? Ou est-ce un luxe auquel on s’est trop longtemps habitué ? Etait-ce donc ça le privilège de vivre dans une nation en paix ? Retrouvera t-on cette paix ?

Bon bref, le COVID et d’autres choses font qu’on est clairement à un tournant majeur de l’histoire, mais je suis tellement pas prêt à y jouer un rôle ! Je vais juste rester chez moi et écrire sur des animes. C’est… déjà pas mal…

Tentons de se remonter le moral en reposant du Tony Taka, ça faisait bien longtemps !

Bref, en parlant d’écrire sur des animés, parlons vite fait de Néant Bref. Ça n’a pas marché ! Lancé « officiellement » y’a un an, mon site censé héberger des mini-critiques a tout simplement bidé, et je n’y ai plus écrit grand chose au bout d’à peine un mois d’existence officielle. Mauvais timing (le faire trois mois avant le voyage au Japon n’était peut-être pas idéal), mauvaises idées (le lier à mon Patreon me paraissait bien sur le papier, techniquement c’est un méga bordel et le contenu n’est pas assez attractif de toute manière) et puis mauvais état d’esprit: ça devait être un « mini blog » plus détendu, où j’y faisais des articles plus réduits, où je me prenais pas la tête pour rédiger et me contentait de donner mes impressions ainsi qu’une petite note… sauf que très vite j’ai commencé à prendre ça beaucoup trop au sérieux, à me prendre la tête pour faire une critique « pro » et « concise », et foutre une note m’est vite monté à la tête. Bref, ça devait être cool et j’ai réussi à en faire trop.

Considérez donc Néant Bref comme en hiatus. Je retenterais peut-être discrètement de le relancer un jour. Là j’en ai pas le moral et pas l’envie mais qui sait, peut-être que sans pression, un jour, j’y remettrais une pièce ? Le blog disparaîtra pas, j’ai quand même envie d’y garder les critiques qui y sont présentes, donc voilà.

Hibiki est d’humeur combattive ! (Par ChuPirinKo)

Bref, arrêtons de parler de choses tristounettes, ça commence à bien faire. Y’a aussi par exemple la fin de LOLJAPON qui approche mais les conséquences du COVID font que l’épisode final reste encore bien flou pour moi, mais dans tous les cas je vois cette conclusion avec optimisme, soulagement et fierté. Je suis content d’avoir pu organiser une « saison finale » et même si ironiquement ça va accompagner la « mort » de RadioKawa (ce qu’on ignorait au moment de la prise de décision) bah reste que dans tous les cas c’était une décision bien timée. LOLJAPON ça reste des « monuments » chaque mois qu’il faut sculpter, et je n’ai honnêtement plus forcément l’énergie, la force et la motivation pour bosser dessus chaque mois comme au premier jour. Je vous remercie donc tous et toutes de votre fidélité, une page se tourne bientôt, on en reparlera le moment venu.

D’autant que en parallèle, cette année va aussi être porteuse de changements pour Kaorin, le vaillant podcast musical qui va donc devoir vivre en indépendant à partir de cet été. Rien de dramatique, ça devrait bien se passer, le public de l’émission étant particulièrement fidèle depuis cinq ans, le déménagement n’effraiera personne et ne devrait marquer aucun changement particulier. Si ce n’est que Kaorin sera désormais officiellement lié à mon Patreon personnel, qui reste lui aussi remarquablement stable, et continue de m’apporter un revenu complémentaire extrêmement bienvenu chaque mois (je le rappellerais toujours mais, en gros, tout l’argent que j’ai accumulé via Patreon en deux ans compose la quasi-totalité de mon budget Japon de l’an dernier donc, en gros, sans ce Patreon, j’aurais pu faire ce voyage beaucoup plus difficilement.)

Après, c’est le site Patreon qui me déçoit un peu cette dernière année: le redesign des pages est, je trouve, une vraie catastrophe, et l’avenir du site m’a l’air plutôt trouble, les mecs souhaitant continuer à croître pour plaire à des investisseurs alors que le modèle peut pas forcément aller plus loin. C’est obligé que à un moment ça explose avec leurs conneries de vouloir réparer un truc pas cassé. Heureusement, ils vont bientôt enfin offrir la possibilité de pouvoir changer les devises et j’ai vraiment hâte de configurer la page en euros, putain.

Même se faire redessiner façon Sailor Moon fait encore paniquer un peu la pauvre Shamiko. Ganbare ! (par shironagasublue)

Et puis, donc, oui, au final je suis content de l’année écoulée sur Néant Vert, parce que c’est ça le sujet à la base ! J’ai déjà parlé de mon été surproductif avec quelques petits éclats de folie (genre ce recap d’un épisode de Symphogear que j’ai rédigé intégralement dans l’amphi karaoké d’une Nocturne Epitanime), mais au délà de mes articles liés au voyage dont je suis toujours très content, y’a pas mal d’articles postés de ci de là cette année qui me rendent tout fier ! Mon article sur Yurucamp, où j’essaie de mettre en avant les forces principales de l’animé, par exemple, est le genre d’articles que je suis content de faire – on passe beaucoup de temps sur Internet à écrire pour analyser les défauts des oeuvres, mais là j’ai essayé d’analyser longuement les qualités et c’est moins simple, mais beaucoup plus gratifiant !

2019 était aussi l’année où j’ai travaillé pour la première fois avec des exemplaires presses pour faire mon top des sorties du label hentai NihoNiba ! C’était une expérience assez fun, d’autant que mon indépendance n’a pas été particulièrement remise en question rassurez-vous. C’était aussi l’occasion de reparler un peu de hentai sur le blog, qui était un des sujets « forts » de ses premières années d’existence, sujet qui s’est peu à peu dissipé parce que plus je vieillis plus je trouve que c’est dur d’écrire « légèrement » sur le sujet, et aussi parce que ayé, j’ai grandi, j’ai une routine dans mon examen du hentai, je découvre plus forcément autant d’auteurs… Mais eh, le hentai reste un sujet aussi sérieux qu’important, et j’étais content de pouvoir le révoquer le temps de cet article !

Miura de My Hero Academia inspire tous les fanartistes à faire des lapins malins, et c’est pour le mieux (ici, par aito)

Autre article qui a très bien marché cette année, et c’est cool parce que c’est toujours comme tous les ans une source de pas mal de travail, c’est le bilan Jump ! Cinq mois après, y’a déjà la plupart de mes prédictions qui sont claquées au sol (je pensais par exemple que ça serait cool mais peu probable que Kimetsu no Yaiba tape les 50 millions de ventes sur un an, bon bah il vient de les faire en six mois) mais c’est le jeu ! Je sais que c’est un article attendu avec impatience chaque année, je suis content qu’il ne deçoit personne, et je continuerais de le faire avec plaisir, d’autant que plus le temps avance plus le Jump contemporain devient ma « spécialité » et si y’a bien un truc que je comprends dans le difficile monde des influenceurs c’est que avoir une spécialité, c’est très bien vu. Si je dois être le gars qui pendant vingt ans sera invité partout pour parler du Jump contemporain, écoutez, je vais prendre ce rôle sans déplaisir. C’est ça ou Symphogear, et je crains que l’un des deux soit plus beaucoup plus populaire que l’autre.

Après c’est aussi une année où niveau blogging j’ai aussi essayé de faire des trucs un peu plus légers – parfois un peu couillons comme mon article sur le modèle de Sternberg confronté aux romcom japonaises parce que j’aime le concept de prendre un modèle social / psychologique et l’appliquer n’importe comment à la japanime. Léger, aussi, comme ma narration un peu désabusée du jour où j’ai essayé de participer à la tombola pour les tickets du Symphogear Live, illustrant que 2020 est aussi l’année où j’ai essayé de remettre un peu d’aspect « personnel » dans ce blog, de juste raconter ma vie mais de le narrer avec fun. Ou parfois juste balancer ses réflexions personnels – comme quand j’ai évoqué la question de pourquoi j’aimais l’animation plus que les autres formats de fiction. Parler de soi, n’est-ce pas ça qu’on faisait à la base, haha ?

Bref, bonne année pour Néant Vert comme j’ai dit ! Y’a évidemment quelques articles dont avec le recul je suis médiocrement satisfait, ça arrive toujours, genre par exemple ma critique de Star Twinkle Precure je m’étais un peu forcé à l’écrire parce qu’on en était à un mois de confinement et je me sentais stérile d’un point de vue écriture et je pense que ça se sent à la lecture. D’autant que c’est un article où j’ai vraiment l’impression de beaucoup trop soulever des évidences un peu naïves au lieu de parler de vrais sujets. Bon, ça arrive mais au final même si je peux ne pas être fier d’un truc que j’ai sorti, reste que je l’ai… sorti.

Alice façon Art Nouveau, façon Sword Art Nouveau Online du coup ? Allez savoir. (Fanart par Tomiwo)

Parce que oui, conseil blogging / écriture que je crois déjà avoir dit plusieurs fois: au final le seul secret pour être productif en écriture… c’est d’écrire régulièrement. Pendant le confinement j’ai perdu pas mal parce que j’écrivais juste plus sur mon clavier. C’est pas que je manquais d’idées, pas que je manquais de sujets à traiter, juste que comme j’écrivais plus, une partie de mon esprit s’est dit, de manière un peu effrontée, qu’il pouvait mettre l’écriture dans un placard et ne plus s’en préoccuper. Du coup, reprendre ça fait mal parce qu’il faut ressortir tout ça de très loin ! Là ces dernières semaines, j’ai essayé d’écrire au moins un article par semaine, en plus des speaks de Kaorin, et honnêtement ça repart.

Donc ouais, écrire c’est important. Moi mes écrits je les publie presque tous systématiquement parce que cette publication c’est ce qui me sert de carotte (j’ai toujours eu un peu de mal à me motiver à écrire quelque chose qui n’allait pas être « immédiatement » publié après rédaction, c’est une mauvaise habitude mais c’est la mienne) donc dans un sens, même mes articles un peu ratés, même ceux qui ont du mal à sortir, bah sans eux y’aurait pas les suivants, y’aurait pas ça où j’ai plus d’aisance, plus d’automatisme, moins de pression donc peut-être une meilleure qualité globale.

Bon cela étant dit je commence à me dire que j’ai fait le tour de tous mes sujets et, honnêtement, cette année, j’ai tapé un très long pavé ! En même temps, encore une fois: l’année était ouf, c’est normal. On peut qu’espérer une sorte de karma inversé global pour la seconde moitié 2020 ou y’aurait autant de bonnes choses de juillet à décembre que de mauvaises choses entre janvier et juin. Je pars pas optimisme mais… eh… faut essayer de s’accrocher à une once d’espoir.

Sur ce, partons directions les prix Néant Vert, le meilleur de l’année écoulée, allez hop !

Fingerbang à travers les âges et les époques, par Mosako

Prix Néant Vert de l’anime qui déchire

(Essayez de faire semblant d’être surpris)

Senki Zesshou Symphogear XV

Bah oui, écoutez.

Je me suis dans doute déjà exprimé mille fois sur cette saison 5, je trouve qu’il s’agit d’une saison de conclusion absolument parfaite, dont le seul défaut est de ne hélàs pas fournir de réel épilogue satisfaisant, nous empêchant un peu de totalement « conclure » la franchise dans notre esprit. Mais à part ça ? C’était ouf. Les scènes d’action étaient à chaque épisode toujours plus ambitieuses, l’intrigue globale était bien menée, l’effort de continuité avec les saisons précédentes bien présent, en gros on entrait dans cette saison pour voir « la fin », on a eu tout ce qu’on voulait et bien plus encore.

Une sincère réussite qui repose donc à la fois sur un staff manifestement passionné par la série, mais aussi sur un casting cinq étoiles, avec des héroïnes toujours plus cools doublées par des comédiennes qui donnent le maximum en permanence. Encore une fois, la majorité du développement a été centré sur l’héroïne, Hibiki, et ça fonctionnait du tonnerre. En gros c’est fun, c’est bien réalisé, c’est bien animé, la musique est cool, le fan est satisfait et la fin fait péter les énormes enjeux. Et, ouais, avoir vu l’épisode final « en direct » sur Tokyo MX restera une de mes plus belles mémoires. Symphogear a été important pour moi ces dernières années, vous le savez, et j’espère avoir un peu rendu, haha.

Un peu.

2e place: Vinland Saga

Dix ans après avoir essayé de lire le début du manga, redécouvrir Vinland Saga via une adaptation soignée aux petits oignons et centré sur ce fantastique prologue était une joie de chaque instant. Mention spéciale à la fois au personnage d’Askeladd, charismatique leader machiavélique d’une bande de vikings sans foi ni loi, mais aussi à certains épisodes magistralement dirigés – oui, l’épisode du village enneigé, je pense à toi.

3e place: Kaguya-sama: Love is War saison 2

Je me rappelle encore de fin 2018 où je voyais mal comment une adaptation animée pourrait retranscrire efficacement l’humour et la force de Kaguya-sama Love is War. Homme de peu de foi que j’étais ! L’équipe dirigée par Mamoru Hatekayama avait déjà tout défoncée lors de la saison 1 et aurait pu baisser un peu le pied sur la saison 2… ce qu’elle n’a évidemment pas fait, continuant de déchaîner toujours plus d’inventivité, de talent et de bonnes idées sur cette adaptation. Alors quand ces idées viennent accompagner des épisodes de plus en plus forts émotionnellement, que dire de plus ? L’épisode 11 nous a tous brisé le cœur, et restera un des épisodes les plus marquants de 2020, sans aucun doute.

Lauréats précédents:

  • 2008: Sayonara Zetsubou Sensei
  • 2009: Higurashi No Naku Koro Ni
  • 2010: Durarara!!
  • 2011: K-On!!
  • 2012: Mawaru Penguindrum
  • 2013: Joshiraku
  • 2014: Gatchaman Crowds
  • 2015: Shinsekai Yori
  • 2016: Sound! Euphonium
  • 2017: Sound! Euphonium 2
  • 2018: Symphogear G
  • 2019: Shoujo Kageki Revue Starlight

Prix Néant Vert du film (d’animation) qui fait plaisir là-dedans

Kiki la petite sorcière

Redécouvert pour préparer un Batoru spécial et, bon bah oui, c’est un excellent film. J’étais complétement passé à côté lors de mon premier visionnage et en même temps c’est pas anormal: j’avais 15 ans, de Miyazaki j’avais vu que Chihiro et Laputa, et j’allais voir Kiki en espérant autant d’action et d’aventure que dans les deux oeuvres pré-citées. Sauf que Kiki, c’est… de la pure tranche de vie, un genre dont j’ignorais totalement l’existence à l’époque ! Pas de GRANDE intrigue, juste la vie quotidienne compliquée d’une apprentie sorcière. Et à 31 ans, voir cette gamine arriver avec plein d’espoir dans une grande ville et se rendre compte que la vie n’est pas aussi facile et excitante qu’elle se l’était imaginée bah ça me parle énormément, c’est des moments de ma vie que j’ai vécu et ressenti !

Alors quand en plus le film est beau à crever et adjoint tout un petit message très explicite sur la nécessité de prendre des pauses quand on crée / travaille, via l’excellentissime personnage de Ursula, bah moi ça me touche directement au cœur.

2e place: Les Enfants de la Mer

Un film artistiquement ultra maîtrisé, où les images les plus sublimes défilent avec la plus incroyable des musiques. L’intrigue est un peu absconne ? C’est pas grave, j’ai quand même passé mon film à avoir tous les sens en éveil. Les quinze dernières minutes c’est le réal qui récite tout son amour pour 2001, quitte à foutre le spectateur en dehors ? Tant pis pour ceux qui accrochent pas, mais moi c’est un passage qui m’a transporté, touché au coeur et aux tripes.

Bref, un amour très personnel mais sur un film comme ça, y’a finalement que le ressenti qui peut jouer, tant le parti-pris est radical… et forcément clivant.

3e place: Les Enfants du Temps

Le Shinkai nouveau est arrivé, il n’est pas aussi finement écrit que ses films précédents mais il repousse encore les limites en terme de beauté visuelle pure, avec un casting de héros toujours très attachants. On lui excuse donc volontiers de servir de spot de pub géant pour une vingtaine de marques – même si du coup, j’avoue que je n’ai jamais vu un Big Mac aussi beau de toute ma vie.

Lauréats précédents:

  • 2010 – Mon Voisin Totoro
  • 2011 – Redline
  • 2012 – Tintin: le secret de la licorne
  • 2013 – Les Enfants Loups: Ame & Yuki
  • 2014 – Puella Magi Madoka Magica: Rebellion
  • 2017 – Si Tu Tends l’Oreille
  • 2018 – Dans un Recoin de ce Monde
  • 2019 – Liz & l’Oiseau Bleu

Prix Néant Vert du film (pas d’animation) qui fait plaisir là-dedans

Parasite

Tin je vous avoue que j’aurais aimé être original. Le film a été célébré partout. En plus je me souviens l’avoir vu genre le 30 ou 31 juin 2019 donc à quelques jours prêts il aurait été le lauréat de l’an dernier. Mais bon bref, ouais, Parasite était ma découverte de Bong Joon Ho (je n’ai pas une très grande culture du cinéma asiatique, pour être honnête) et ça a été une petite claque bien prévisible. Magistral dans sa manière d’alterner la tension et la comédie, Parasite pour moi se résume dans cette scène incroyable de l’orage, où une inondation engloutit progressivement toutes les personnes les plus pauvres. Les plans sont superbes, les rebondissements légion, le casting incroyablement réussi, bref, on entre dedans et on en décroche pas.

Après, y’a tout ce message assez explicite sur la lutte des classes qui est assez drôle… parce que chacun y voit ce qu’il veut. Je trouve personnellement que le film va pas très loin dessus avec un message un peu couillon – « y’a des pauvres qui en chient, des riches naïfs qui s’en rendent pas compte » -, un message qui se révèle du coup un peu plus inoffensif qu’on pourrait le croire. Pas étonnant du coup que des riches stars d’Hollywood débarque aujourd’hui pour vous dire que Parasite est le récit idéal sur la lutte des classes, parce que les richous ils s’en sortent un peu avec le bon rôle – ok oui ils ont merdés, mais c’est par naïveté, pas par haine des pauvres, ouf !

Cela étant dit, est-ce qu’un message un peu couillon va ruiner mon appréciation du film qui, sur tout le reste, fonctionne putain de bien ? Hola non.

2e place: A Couteaux Tirés

Ah bah putain, quelle surprise. J’y allais juste en me disant « je sais pas ce que ça vaut mais au moins y’a Daniel Craig : ) », j’espérais au minimum un moment sympa et j’ai eu un récit de mystère finement huilé, avec un casting cinq étoiles et un embouteillage de twists et de rebondissement… qui fonctionne bien ? J’ai vraiment adoré comment le film a passé son temps à me troller, à me faire croire par exemple que le mystère était résolu très rapidement alors que non, à me faire douter en permanence sur la compétence du détective ou bien encore à me manipuler sur la manière dont il dépeint les personnages.

Bref, dans un sens, c’est peut-être un mystère « médiocre » qui s’en sort en traitant ça avec un aspect très méta, mais au bout du compte ça marchait, y’avait quelques plans qui sont encore gravés dans mon esprit et, ouais, hein, Daniel Craig avec des accents débiles c’est putain de oui.

3e place: Ad Astra

Premier film que je vois en revenant du Japon, j’étais dans cet état d’esprit un peu absent de « ayé je suis rentré, faut reprendre pied » mais à la place j’ai préféré me faire balader dans l’espace. Ad Astra c’est pas beaucoup d’action, c’est beaucoup de longs plans sur la solitude spatiale, c’est Brad Pitt dans une capsule pendant la moitié du film mais, là encore, ça m’a bien pris. Y’a un truc assez « simple » dans le récit – juste un mec qui va partir de la Terre et se retrouver de plus en plus seul pour confronter son père – qui du coup fait de ce traitement visuel cinq étoiles une totale force. L’intrigue bouffe pas le visuel, le visuel sublime l’intrigue, c’est pas mal.

Et puis, ouais, encore une fois, les récits sur le dialogue compliqué entre père et fils, je suis toujours attentif. Et là ça fonctionne bien, hein.

Lauréats précédents:

  • 2008 – 99 Francs
  • 2009 – OSS 117: Rio Ne Répond Plus
  • 2015 – Whiplash
  • 2016 – Comment c’est Loin
  • 2017 – Dernier Train pour Busan
  • 2018 – En Guerre
  • 2019 – John Wick: Parabellum

Prix Néant Vert du jeu vidéo qui surbute

The Witcher III: Wild Hunt

Quelle putain de drogue. 100h de jeu en trois semaines, je suis tombé dedans comme une mouche dans du miel, incapable de m’en dépêtrer. Protagoniste charismatique, univers plaisant à explorer malgré son aspect régulièrement sombre et poisseux, quêtes annexes engageantes, quelques maestrias dans l’écriture (la quête du Baron Sanglant), une multitude d’activités proposées sans donner le sentiment d’être gavé… Même le gameplay m’a jamais ennuyé, et je dois donc être le seul gars de France à pas trouver Geralt chiant à manier !

Bref, pour moi, c’est clairement l’un des meilleurs RPG occidentaux que j’ai pu toucher, et je me suis gardé l’extension Blood and Wine en réserve pour cet été, avec une vraie hâte à l’idée de me plonger dans le monde de Toussaint, ses vignes, ses monstres cachés dans des caves et ses chevaliers un peu guindés.

(Oui et, du coup, je suis de très prêt Cyberpunk 2077 du coup :’D.)

2e place: Hitman 2

L’infiltration restera toujours un de mes genres favoris et HITMAN 2 en est aujourd’hui l’un de ses meilleurs représentants. Concept toujours simple (bute une cible sur une carte), HITMAN 2 continue à conserver les énormes qualités du « reboot » de 2016 avec ses cartes gargantuesques, fourmillant de vies… et de possibilités pour parvenir à des assassinats toujours plus épiques. La carte de Miami est un délice, et contrairement au premier HITMAN, les cartes finales s’en sortent beaucoup mieux, donnant un vrai sentiment de difficulté digne d’un feu d’artifice final (Sigur Island est… sans pitié.)

Hitman 3 ? Bientôt ? Comptez moi sur les startings blocks.

3e place: Yakuza 0

Mes premiers véritables pas dans ce Kabukicho virtuel, découverte d’un univers généreux, foisonnant, délirant mais à l’intrigue aux enjeux VENER. Encore une fois: un jeu chronophage, plaisant à explorer, avec quelques minis jeux finement huilés et des bonnes idées au niveau de sa mécanique. Hâte de découvrir les autres, du coup !

Lauréats précédents:

  • 2008: Persona 3
  • 2009: Persona 4
  • 2010: Umineko No Naku Koro Ni
  • 2011: Alpha Protocol
  • 2012: Fallout New Vegas
  • 2013: Fire Emblem Awakening
  • 2014: Spec Ops The Line
  • 2015: Super Danganronpa 2
  • 2016: Metal Gear Solid V
  • 2017: Persona 5
  • 2018: Danganronpa V3
  • 2019: Final Fantasy IX HD

Prix Néant Vert du manga dont la lecture a des vertus médicinales

Demon Slayer

C’était top.

Je l’ai déjà mille fois (dont déjà dans le bilan Jump) mais cette dernière année d’existence de Demon Slayer en tant que manga, c’est une année qui restera à jamais unique. Trop d’étoiles se sont soudainement alignées pour que ça soit reproduisible. Ce nouveau succès, cette popularité astronomique sortie de nulle part, ça aurait pu mal tourner, ça aurait pu forcer l’autrice (ou surtout son éditeur) à prendre des mauvaises décisions, ou à se mettre une pression totale dangereuse pour sa santé.

Au final, que nenni, l’arc final annoncé début 2019 est resté l’arc final et wow quelle performance. Demon Slayer je l’ai toujours dit c’est un manga qui a une particularité très simple qui est celle de toujours évoluer dans le bon sens. Le début du manga (et ce qu’on a eu en animé, pour faire simple) c’est la partie la plus « faible. » Déjà intéressant, déjà plaisant à lire, déjà un peu mémorable… mais très perfectible et, surtout, très en déça de ce qui suit. Je vous prends la tête avec l’arc du train mais des arcs comme celui du quartier rouge ou bien tout ce fucking arc final sont des vraies réussites qui prend des recettes simples du shonen de baston pour les appliquer avec talent, sans la moindre fausse note.

Alors après, oui, « que » deux chapitres pour tout conclure et dire au revoir aux héros, ça paraît abrupt. Mais c’est oublier que avant ça on a pu lire pendant six mois un affrontement final colossal, d’une qualité ahurissante, où tous les personnages – principaux comme secondaires – ont joués un rôle, une importance, dans ce combat contre la plus grande menace que l’humanité n’ait jamais connu. Encore une fois: simple, mais appliqué avec talent.

Donc, oui, Demon Slayer ça a été pendant un an mon kiff du dimanche soir, quand je sautais sur Mangaplus pour savoir à tout prix c’était quoi les événements. Demon Slayer me manquera du coup désormais mais je suis honoré d’avoir pu être là dès le premier jour de sa publication mais aussi à son dernier. Précieux.

2e place: The Quintessential Quintuplets

Fuck yeaaaaaaaaaaaaah.

Quintuplets c’est l’un de mes plus grands retournements de veste: ma première expérience des deux premiers tomes s’étaient mal placées, j’y suis revenu quelques mois plus tard, tout s’est enfin mis en place, et j’ai pris un pied monstrueux chaque mardi à avoir mon petit chapitre et de contribuer, avec tout le fandom, à cette grande quête qu’était de savoir qui était la mariée. Les indices s’accumulent en faveur de chacunes des cinq soeurs, le mysère devient passionnant et, en plus, le développement des personnages gagne en force un peu plus à chaque chapitre. On déduit, on s’amuse, tous ces persos sont chouettes, que détester ?

Non, même le volume final je l’aime beaucoup, même si il est sur un ton et une ambiance complétement différente. Là aussi « que » 14 tomes, ce qui reste incroyable dans des magazines shonens qui auraient tendance à traire le succès au maximum… et quand on voit que Quintuplets fait parmi es meilleures chiffres de ventes de l’histoire des romcom manga, ouais, encore une fois, le succès aurait pu incliner l’auteur et l’éditeur à prendre des mauvaises décisions mais nous y avons, heureusement, échappé.

(Je me rends compte que mon top 2 c’est donc deux oeuvres ultra populaires, ultra méga vendus au Japon et méga « commerciales. » Well, RIP le peu de réputation de hipster qui peut me rester.)

3e place: Blue Period

En réalité c’est une année un peu moins riche en lectures par rapport à d’autres années, donc mon 3e est un peu par défaut mais c’est l’excellent Blue Period, qui suit la vie de différents lycéens qui rêvent de rejoindre les écoles d’arts les plus strictes du pays. Rien de compliqué au niveau du pitch, mais non seulement l’execution est formidable mais alors en plus, damn, qu’est-ce qu’on en apprends des choses sur le fait de dessiner, de peindre, de sculpter. A suivre de près.

Lauréats précédents:

  • 2010 – Onani Master Kurosawa
  • 2011 – Soul Eater
  • 2012 – Medaka Box
  • 2013 – Molester Man
  • 2014 – A Silent Voice / Koe no Katachi
  • 2015 – Bonne Nuit Punpun
  • 2016 – Straighten Up: Welcome to Shika High’s Competitive Dance Club
  • 2017 – Scum’s Wish / Kuzu no Honkai
  • 2018 – L’Ere des Cristaux
  • 2019 – Bloom Into You

Prix Néant Vert du meilleur catcheur de tous les temps de l’année

Drew McIntyre

C’est une année bizarre niveau catch pour moi, j’ai littéralement aucun souvenir de toute la période s’étendant de Wrestlemania 35 au Royal Rumble 2020. Dans une période de changements et de bouleversements importants au sein de la discipline, la WWE a passé son temps à la jouer safe et ses concurrents ne sont toujours pas foutrement menaçants – l’AEW ne me fait clairement pas rêver, par exemple. Du coup je suis ça de loin, via les sites de news, les reviews ou les retours de fans mais vu que c’est un fandom où tout le monde est ultra nuisible, bon bah c’est pas passionnant.

Du coup, quand même petit kiff de voir Drew McIntyre monter au sommet de la WWE. Je l’ai toujours beaucoup aimé, j’étais un des seuls français à être un peu fan de lui au moment de sa gimmick de Chosen One il y’a dix ans, et le voir réussir autant son retour est un vrai plaisir. D’autant que le voir devenir champion semble avoir vraiment « boosté » son charisme. Petite joie, donc.

2e place: Edge

Il est revenu et rien que ça ça me le met dans le top <3. Alors quand en plus le Greatest Match Ever délivre ses promesses, que dire ?

3e place: Bray Wyatt

Très fan de sa gimmick de présentateur d’émission pour gosse un peu dérangée (??), très fan de l’execution de cette gimmick, très fan du Fiend, moins fan des lumières rouges merdiques mais dans tous les cas très heureux de cette réinvention du personnage de Bray Wyatt qui reste toujours l’une des valeurs sûres de la WWE !

Lauréats précédents:

  • 2009 – Chris Jericho
  • 2010 – Chris Jericho
  • 2011 – Edge
  • 2012 – CM Punk
  • 2013 – CM Punk
  • 2014 – Daniel Bryan
  • 2015 – Seth Rollins
  • 2016 – Asuka
  • 2017 – The Undertaker
  • 2018 – Tommaso Ciampa
  • 2019 – Kofi Kingston (The New Day)

Prix Néant Vert de la musique écoutée jusqu’à saignement des oreilles

The Killers – The Man

Y’a un petit côté badass et jubilatoire dans ce morceau qui me le rend foutrement addictif. Une chanson qui se fout de la gueule du virilisme et d’un rapport un peu débile à la masculinité, et qui le fait avec style, avec beat et avec un refrain qu’on a envie de gueuler en marchant dans la rue. I’ve got gas in the tank ♪ I’ve got money in the bank ♪

(De base je met pas les anisongs dans cette catégorie sinon vous étiez parti pour que je vous cite toute l’OST de Symphogear XV, j’ai écouté METANOIA, Rikka Ryouyran, Xtreme Vibes et ALL LOVES BLAZING un nombre un peu incalculable de fois.)

2e place: Alain Souchon – Ultra Moderne Solitude

J’adore Alain Souchon, vous le savez, mais j’avais étrangement jamais écouté cette chanson :’D. Et ça a été un crush immédiat. Ironiquement, ça a été une de mes chansons du confinement.

3e place: Apes O’Clock – Le spectacle continue

Je suis là à Kanazawa, je me repose d’une journée entière de marche en allumant mon pc et en me baladant au pif sur Youtube, et là je tombe sur une vidéo des « cinq groupes de rock français à surveiller. » Moi je suis curieux, du coup, et dans cette vidéo je tombe donc sur « Le spectacle continue » des rennais de Apes O’Clock, et ça matche direct. Grosses paroles mais aussi gros son, côté théâtral assumé qui fonctionne à la perfection, ça s’écoute, ça se chante, on peut remuer la tête en même temps, tout est bon. Donc à la fois une bonne découverte, mais aussi une chanson qui restera à jamais dans mes mémoires comme « cette chanson de rock fr que j’ai découvert au pif en plein voyage au Japon. »

Lauréats précédents:

  • 2008 – Queens of the Stone Age – 3′s & 7′s
  • 2009 – Guns N’Roses – There Was A Time
  • 2010 – Lynyrd Skynyrd – Still Unbroken
  • 2011 – Supertramp – The Logical Song
  • 2012 – Dire Straits – Telegraph Road
  • 2013 – Foster the People – Houdini
  • 2014 – Foster The People – Are You What You Want To Be
  • 2015 – Artic Monkeys – R U Mine?
  • 2016 – Modest Mouse – Dashboard
  • 2017 – Porter Robinson, Madeon – Shelter
  • 2018 – DAOKO, Kenshi Yonezu – Uchiage Hanabi
  • 2019 – Streetlight Manifesto – The Three of Us

Prix Néant Vert du générique bien cool de l’année

Stars Align ED

Je vais être honnête avec vous: entre juillet 2019 et maintenant, y’a étrangement peu de génériques qui me passionnent à donf. Donc vainqueur un peu par défaut est l’ending de Stars Align, sa choré vivante et expressive, sa musique un peu entêtante et… euh… ses crédits des chorégraphes à partir de l’épisode 4.

2e place: Fire Force ED1

Hummm images choc sur musique un peu enjouée mais pas si enjouée une fois que tu traduis les paroles.

3e place: Kakushigoto OP

Ah quelle belle ambiance, ah quelles belles images, ah quelle chouette musique.

Lauréats précédents:

  • 2008: Sayonara Zetsubou Sensei OP – Hito toshite jiku ga bureteiru
  • 2009: Maria Holic OP – Hanaji
  • 2010: Zan Sayonara Zetsubou Sensei OP – Ringo Mogire Beam
  • 2011: Ano Hana ED – Secret Base
  • 2012: Mirai Nikki OP1 – Kuusou Mesorigii
  • 2013: Jinrui wa Suitai Shimashita OP – Real World
  • 2014: Otorimonogatari OP – Musou Express
  • 2015: Shigatsu wa Kimi no Uso OP – Hikaru Nara
  • 2016: Rakudai Kishi no Cavalry OP – Identity
  • 2017: Scum’s Wish OP – Uso no Hibana
  • 2018: Princess Principal OP – The Other Side of the Wall
  • 2019: Sword Art Online Alicization OP – ADAMAS

Prix Néant Vert du personnage emblématique de l’année

Kohinata Miku (Symphogear XV)

Artwork de l’excellentissime Murakami Hisashi

Ah Miku. La pauvre n’a pas été énormément développée pendant presque deux saisons, jusqu’à ce que les trois derniers épisodes de AXZ se souviennent de son existence, de son passé, de son pouvoir caché et de ce qui la lie à Hibiki. Quand XV arrive avec donc l’idée que ça serait la dernière saison et ce visuel clé qui voit Hibiki et Miku observer six étoiles filantes aux couleurs remarquables, y’a cette promesse implicite que ouais putain, ça va être le moment de briller pour Miku.

Et, oui, c’est donc sa saison. A la fois comme jeune fille qui va devoir enfin franchir la limite qu’elle s’est donnée et dire enfin ce qu’elle veut dire depuis cinq saisons mais aussi comme jeune fille qui va passer un mauvais moment, se retrouver possédée et argh Shemha était trop cool.

Bref, Miku, en 2019/2020 on avait besoin d’amour, tu en as beaucoup à donner, et tu nous rappelles que les actions comptent toujours plus que les mots.

Lauréates précédentes:

  • 2008 – Suzumiya Haruhi
  • 2009 – Ranka Lee (Macross Frontier)
  • 2010 – Kotobuki Tsumugi (K-On!)
  • 2011 – Shiomiya Shiori (Que sa volonté soit faite)
  • 2012 – Lilly Satou (Katawa Shoujo)
  • 2013 – Buratei Marii (Joshiraku)
  • 2014 – Ichinose Hajime (Gatchaman Crowds)
  • 2015 – Ayase Eli (Love Live)
  • 2016 – Oumae Kumiko (Sound! Euphonium)
  • 2017 – Watanabe You (Love Live Sunshine)
  • 2018 – Tachibana Hibiki (Symphogear)
  • 2019 – Nakano Yotsuba (Quintessential Quintuplets)

Et c’est donc là dessus qu’on va pouvoir conclure ce très gros et très large billet anniversaire. Peut-être pas aussi long que pour le dixième anniversaire… mais sans doute l’un des plus longs faits jusqu’ici. J’espère que malgré tout sa lecture vous aura plu et distrait, je vous remercie tous et toutes de votre fidélité et vous donne rendez-vous dans un an pour le (surprise surprise) quatorzième anniversaire !

Prenez soin de vous !

Fighto made in Guilty Kiss par hamu ! (source introuvable)
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