Mangas & Animes

Une sélection joyeuse et non exhaustive de couvertures qui tabassent

Il fait bon dehors, je suis en chemisette en février mais ce n’est pas un problème sur lequel j’ai un contrôle direct et je vous dis donc bonjour à toutes et à tous pour un article passionné centré sur mon kif un peu spécifique envers les couvertures de mangas. Vous voyez ces éditeurs de mangas qui vous disent honnêtement en podcast qu’en France on a un public qui juge beaucoup à la couverture et que si la couverture n’est pas attractive ça part mal ? Je suis une partie du problème.

J’aime les illustrations couleurs cools mais ce que j’aime surtout dans l’art des couvertures c’est comme un auteur va se casser la tête pour créer une « cohérence globale » entre ces différentes illustrations. Une couverture indique l’ambiance qu’on va rencontrer, et souvent les couvertures se répondent entre elles, s’alimentent. Et ça ça me fascine pas mal. Quand j’étais au lycée je griffonais des concepts de couverture dans mes marges pour accompagner les romans que j’écrirais forcément un jour sur tout cet univers méga touffu que j’imagine depuis que j’ai 15 ans. Ne dites pas à Amo 17 ans que Amo 31 ans a toujours pas écrit la moindre ligne sur ce sujet mais qu’il a écrit plus de 30 000 mots sur la franchise Sword Art Online, en un ça le dépiterait et en deux il se demanderait vraiment à quel point Sword Art Online ça doit être génial pour mériter autant de mots donc je veux pas qu’il tombe trop de haut quand viendra 2012 (déjà que ça sera pas une année facile pour lui.)

Donc voilà un article où je vais citer une dizaine, peut-être une vingtaine de couvertures que je méga-kiffe. C’est pas exhaustif, peut-être que je ferais une partie deux un autre jour, voire une partie trois, quatre, cinq, six et sept, mais au moins ça me permettra d’écrire sur un sujet pour lequel j’ai pas besoin de paraître intelligent vu que l’image fait le taf à ma place.

Et tout d’abord, hommage évident à la série qui m’a fait démarrer ma passion pour les couvertures stylées: Bleach. Sauf que le problème…

… C’est que je ne saurais pas vraiment choisir…

… Une couverture en particulier parce que…

… Je kiffe plus la cohérence d’ensemble que des couvertures en particulier…

… Même si vous vous en doutez j’ai quand même des petits chouchous…

Car ce qui me plaît vraiment dans le monde des couvertures de Bleach c’est que pendant 73 tomes (le 74e jouant avec ces règles) on va appliquer un schéma extrêmement simple, extrêmement brut où la couverture ça va juste être un personnage important du tome en question qui pose devant un fond blanc (ça s’appelle pas Bleach pour rien), accompagné du numéro du tome et d’une phrase correspondant à l’un des chapitres. C’est simple, c’est épuré et c’est immédiatement efficace.

Du coup j’avais ce kif, tous les deux mois, de découvrir quel serait le prochain personnage en couverture, quel serait le nom du tome, comment le titre serait mis en scène, comment celui-ci accompagnerait le personnage. Quand un de mes personnages favoris se tapait une couv, j’étais extatique comme jamais. Quand à l’inverse c’était un personnage ultra random qui n’apparaît que genre trois chapitres dans tout le manga, bon j’étais plus déçu.

Et puis même, d’ailleurs, au délà de l’aspect blanc immaculé, ça restait assez témoin de l’esprit de Bleach, qui a toujours été un shonen plus amoureux de ses personnages que de son intrigue, son univers ou ses combats. Le kif de Kubo – et il s’en est jamais caché – ça a toujours été de créer des personnages cools. Donc normal, du coup, que les couvertures mettent en avant ces personnages et uniquement eux, qui sont le seul focus et le seul point d’interêt de ces couvertures. C’est l’ADN de la série.

Un jour je dédierais vraiment un article sur tout l’arc Fullbringers parce que je trouve que c’est un arc assez fascinant, et même quand on regarde les couvertures propre à cet arc on sent que c’est les couvertures pour lesquelles Kubo a clairement pris le plus de plaisir. Déjà on a un changement de police et de style pour l’occasion: le titre du tome est désormais encadré et, surtout, le logo de la série commence désormais à changer de couleur pour s’adapter à la mise en page qui l’entoure.

Mais bon, ce qui se voit surtout c’est que là il part sur de nouveaux styles en terme de couleur, en terme de pose. C’est plus dynamique, ça utilise beaucoup plus les contrastes entre noir et blanc, avec un usage des ombres particulièrement bien pensé. Fullbringer est un arc qui ne dure « que » six tomes mais c’est, malgré tout, les six meilleures couvertures du manga. Je pense. Je trouve.

Ma théorie c’est que Fullbringer a toujours été l’arc « du coeur » pour Kubo, qui voulait vraiment balancer une nouvelle ambiance, une nouvelle direction pour sa série. C’est pour ça qu’il s’éclate sur les couvertures – car ça se sent – parce qu’il peut enfin partir à fond l’esprit libéré sur ce qu’il veut faire. Sauf que hélàs, la vindicte populaire et les pressions d’éditeur lui ont sans doute sommés de retourner à Soul Society et d’avorter un arc pourtant assez prometteur sous pas mal d’aspect. Du coup à partir du tome 55 commence l’arc Quincy, ce qui signifie donc qu’on retourne à un nouveau style de couverture qui va mélanger un peu le meilleur du Bleach 1-48 et du Bleach 49-54.

Usage de la police plus moderne, adaptation des couleurs du logo à l’ambiance de la couverture. Les couleurs redeviennent un peu plus sage, on s’amuse moins avec les ombres, on arrête d’encadrer les titres. Ca reste fort, ça claque pas mal, y’a encore quelques poses assez stylées mais c’est pas aussi « fou. »

Cela étant dit, j’ai quand même pris un pied monstrueux devant la couv du dernier tome, et le fait qu’il revisite la couverture du premier tome, quinze ans plus tard:

C’est le même titre en plus. Rah, j’adore.

En règle générale, je suis plutôt fan de quand la couverture du dernier tome rend hommage à celle du premier tome, ce qui va me permettre d’évoquer très vite fait (et une nouvelle fois) mon amour pour les couvertures de Nisekoi.

Ils ont bien grandis…

Ce qui est fun avec Nisekoi, c’est que Naoshi Komi en avait pas grand chose à faire des couvertures jusqu’au tome 9 environ. Enfin « en avait pas grand chose à faire »… j’exagère évidemment. Mais à partir du tome 10 il va trouver une nouvelle méthode de colorisation et, comme il le dira en préface d’un des tomes, il va tellement trouver de plaisir à coloriser que du coup il va commencer à pondre des couvertures ultra-chiadées. Ca donne du coup la couverture du tome 18, qui est peut-être une de mes couvertures favorites de toute l’industrie du manga:

Je vous citerais surtout les couvertures originales japonaises dans cet article mais là j’ai tenu à vous montrer les deux aussi pour qu’on observe comment adapter une couverture en France tout en gardant l’esprit, ce que je trouve est très bien réussi ici. Dans la couverture japonaise originale je suis un peu gêné par la taille « immense » du carré noir en haut à droite, carré qui baisse bien de taille sur l’édition française et bouffe moins la couverture. En retour le titre est peut-être beaucoup plus massif mais je le trouve bien intégré à l’ensemble.

Quant à la couverture en elle-même je la kiffe simplement parce que je la trouve… très dynamique. Les trois personnages mis en avant ont des vraies bonnes poses, à commencer par Marika qui est fin prête à t’envoyer une flèche dans ton cœur. Et puis, j’adore ce teint d’orange qui est utilisé. Il est… très relaxant.

Relaxant: ce que n’est pas ma couv favorite de Blue Period.

Vous y retrouvez d’ors et déjà le kif que je vous avais introduit avec Bleach: personnage unique qui pose sur fond blanc. Vous allez le voir c’est évidemment une de mes marottes. Sauf que là, Blue Period comme c’est un manga qui part d’art, de carrières artistiques et de pratique des arts, forcément on part sur une couverture qui elle-même se doit d’être un chouia artistique dans ses ambitions, afin de communiquer au mieux ses propos, son ambiance et son intrigue.

Du coup encore une fois, on est sur une série où toutes les couvertures déchirent mais celle là en particulier c’est définitivement la raison pour laquelle j’avais commencé à lire le manga quelques jours à peine avant qu’une édition française soit annoncée (édition française qui a démarrée y’a un mois.) Pourquoi cette couv en particulier ? C’est évidemment une raison de regard. Je n’avais pas encore l’idée de qui était ce personnage en particulier mais juste voir cette lycéenne en uniforme en train de passer un coup de pinceau d’un air clairement possédé m’avait immédiatement séduit.

En règle général, les regards c’est là aussi un de mes points faibles. Si le personnage sur la couverture regarde le lecteur, où que le regard lui fait face, je suis souvent happé, interessé, intrigué.

Mais j’aime aussi quand des personnages se regardent.

Ca c’est la couv d’un manga très récent, qui n’a qu’un seul tome de sorti pour l’instant, et qui se nomme Kimi to Tsuzuru Utakata. Le contenu du manga c’est l’histoire d’une fille qui s’aime pas qui va attirer le regard et l’attention d’une autre fille qui va l’aimer et lui apprendre à s’aimer. C’est un yuri plutôt classique, plutôt joli…. et que je n’ai commencé à lire que parce que la couverture elle est plutôt ouf. En vrai je vous ai fait le pitch mais, honnêtement, ce pitch on le devine dès la couverture – on sait immédiatement que va y’avoir plus que de l’amitié entre ces deux-là, que l’une se sent plus bas que Terre, et que l’autre compte bien lui redonner confiance… en s’élévant quand même un peu au dessus par principe.

Rajoutez à cette excellente mise en scène des couleurs sublimes, une typographie extrêmement sobre (presque invisible) et des petites gouttes d’eau et vous n’avez pas à me convaincre plus, c’est le genre de manga que je suis capable de commander depuis le Japon juste pour pouvoir admirer la couverture dans ma bibliothèque.

Ce que j’ai déjà fait pour les Scum’s Wish, évidemment.

Je vous ai déjà évoqué Mengo Yokoyari dans l’article précédent mais pour rappel c’est une des autrices les plus intéressantes de ces derniers temps, doublé d’une illustratrice de métier et de renom, qui a passé une partie de son début de carrière à faire des illustrations Vocaloid plutôt stylées – c’est à elle qu’on doit les illus du clip de 1,2, Fanclub, par exemple. Elle a un usage assez unique des couleurs, utilisant des tons et des teintes que je vois sur assez peu d’autres couvertures. Tout ça du coup pour illustrer un manga plutôt sombre, où ça se questionne beaucoup sur son rapport à l’amour et aux sentiments. La couverture du tome 4, qui met en scène madame la professeur volage, met ainsi pas mal l’accent sur le côté « cachottier » du personnage. Elle nous regarde, nous fait face… mais que d’un oeil. Elle nous cache volontairement une partie d’elle-même, tout en nous lâchant un passage un sourire… vide ? Passe-partout ?

La couverture du tome 8 (et « final ») y répond d’ailleurs presque, mettant cette fois-ci en scène l’héroïne, Hanabi. Vous y noterez le triplé gagnant: fond blanc – personnage unique – personnage qui nous regarde. Mais ici c’est sublimé par le trait de Yokoyari, qui parvient à donner à cette Hanabi souriante mais en pleurs une vie, une marque qu’on ne trouve pas tout le temps ailleurs. Je suis également assez fasciné par quelques petits détails comme la sorte de légère aura colorée qui semble entourer son corps, ainsi que la présence volontaire de quelques tâches d’encres (ou de larmes) qui se dispersent sur la partie gauche et blanche de la couverture.

Quelque part, c’est aussi une couverture qui encapsule à la perfection l’esprit de la série. Et ça c’est beau.

On reste dans la romance un peu triste avec Blue Flag et son excellente couverture du tome 3, qui a décidé d’invoquer l’esprit Ranma 1/2: moitié soleil et moitié pluie ! C’est pas forcément un mélange aisé à trouver mais en terme de construction, de couleurs et d’ambiance, KAITO défonce tout sans aucun problème. On notera d’ailleurs évidemment le symbolisme évident de placer ces deux personnages main liées sous une sorte de triangle, dans un symbole qui parle beaucoup aux jeunes écoliers japonais amoureux.

J’essaie de sortir un peu de la romance pour la suite, et je vous présente la très jolie couverture du tome 12 de Kyokou Suiri / Stranger Case / in/spectre / Invented Inference. J’utilise les 4 noms de la série parce que je suis ce genre de giga teubé un peu taquin. En règle générale, toutes les couvertures de la série sont ultra réussies parce que, encore une fois, quand tu as une illustratrice douée comme Katase Chiba, ça serait con de pas la laisser taper des super trucs. Mais ce tome 12, en particulier, il me plaît surtout au niveau des couleurs qu’il met en place. Y’a un mix étrangement parfait ici entre le vert bouteille de la robe de Kotoko et l’ambiance rose qui l’entoure et l’enveloppe. La couleur des cerisiers mixée avec la couleurs des arbres qui reprennent vie: voilà une couverture qui sent très bon le printemps !

Et tant qu’à évoquer les mangas qui m’ont aidé à tenir depuis le début de la pandémie, voilà le tour de Le Jour Où J’ai Décidé D’Envahir La Terre, manga démarré chez Ototo fin de printemps dernier et que j’ai commencé à lire juste parce que les couvs étaient trop chouettes. Aucun regret, pour le coup.

Là, presque pour la première fois dans cet article, on est sur de la couverture d’illustration. Pas de personnage seul, pas de fond uni, pas de regard face caméra: c’est juste des illustrations, et souvent pas forcément liées au contenu du tome. Juste les personnages principaux (et l’héroïne en particulier) qui font des trucs, le tout avec un style très réussi où – encore une fois – les couleurs douces font une bonne partie du taf pour qu’on trouve ça tout à fait chouette.

En particulier sur ce tome 5 j’ai deux kiffs bien particulier: le premier c’est l’aspect un peu désinvolte / désinteressée des deux héroïnes qui semblent jouer aux échecs mais en s’en foutant grave genre elles se forcent un peu à devoir le faire (ce qui est un peu témoin de leur relation dans le manga.) Le deuxième c’est que c’est une couv qui nous fait sentir une agréable brise d’été. Entre les vêtements qui flottent un peu, les cheveux qui semblent un peu voler, on a l’impression qu’il y’a un petit vent frais qui vient les accompagner. Il existe peut-être que dans ma tête, ce vent, mais je me sens un peu rafraîchi. C’est cool.

Et là du coup j’ai soudainement une réalisation en plein milieu de la rédaction de cet article – article que comme d’habitude j’écris sans plan prédefini, au fil de la plume et du vagabondage des trois derniers neurones qu’il me reste – parce que je crois que je vous ai menti et que je me suis menti à moi-même. En effet je disais plus tôt que fond blanc + personnage unique qui pose + qui te regarde c’était clairement grâce à Bleach que j’avais acquis le kif. Sauf que… bah non… si je remonte à mon tout premier manga, bah on en arrive à Cardcaptor Sakura qui a… des couvs méga chouettes sur fond blanc, avec Sakura qui pose en regardant la caméra.

Et en particulier, la couv du troisième tome de la première édition m’avait beaucoup marqué à l’époque. Encore aujourd’hui c’est celle que je retiens le plus. C’est celle qui est peut-être la plus lisible, et qui utilise des couleurs aussi bienvenues que le vert clair pour former un costume magnifique, aussi cool qu’adorable…. mais qu’on ne trouve pas dans le manga en lui-même. Je pense sincèrement que le personnage qui représente le plus les CLAMP dans ce manga c’est Tomoyo: elles veulent juste dessiner Sakura dans des costumes cools, elles s’en foutent un peu du reste.

Et du coup ouais, j’hésitais récemment à acheter la Perfect Edition juste pour les couvertures inédites, et puis y’a celles de l’arc Clear Card qui continuent à être vraiment bien…

Ce que je trouve intéressant avec ces couvertures c’est qu’elles ont un cahier des charges un peu étrange puisque c’est des couvertures faites en 2019/2020 qui doivent invoquer l’esprit des couvertures de 1998. On retrouve donc une construction extrêmement similaire à celle de l’époque, et les seules modernisations qu’on trouvera c’est au final au niveau du style où très clairement tu sens quand même 20 ans d’évolution.

(Et les costumes sont toujours aussi cools.)

(On pourrait faire des séries entières de magical girl avec juste un seul vêtement d’une des seules des couvs de Sakura, c’est assez fou.)

Bon allez, tant que je parle un peu shôjo… vous vous souvenez de Crimson Prince ?

C’est un manga que je n’ai…. pas lu ! Mais à chaque fois que je passais en boutique, je flashais très souvent sur les couvertures. C’est surtout dû au style de l’illustratrice: grosses lignes, personnages très simplifiés, couleurs unies, design plutôt rond… J’ai toujours trouvé qu’il se dégageait de l’ensemble une bonhommie, un côté fun et mignon bienvenu, et qui me paraissait un peu « neuf » au sein du rayon shôjo.

Bon après, j’ai pas lu pour autant, mais Crimson Prince j’aimais tes couvs et tes persos adorables dessus, ptn.

Tant qu’on est dans les trucs liés à Ki-oon, vu qu’ils ont démarrés le mois dernier la publication des Cahiers de l’Apothicaire, autant vous dire que je crushe sur la couverture du tome 2 depuis maintenant presque deux ans ! Je suis pas forcément un méga fan de la totalité des couvertures de la série (je les trouve en général plutôt chargées et, vous l’aurez compris, je suis souvent un fan de simplicité) mais les couleurs et la pose prise par l’héroïne sur la couverture du tome 2 m’a toujours ultra séduit, au point que c’est ce qui m’avait fait démarrer la série à l’époque.

D’ailleurs, j’aime encore plus cette couv maintenant parce qu’elle correspond a une des meilleures scène de tout le manga, scène contenu justement dans ce second tome. Oui l’héroïne vient manifestement de se tamponner la bouche après avoir mangé / bu quelque chose, mais si vous saviez surtout ce qu’elle vient de dire… héhéhé.

Si l’on retourne dans mon créneau confort qu’est celui des romances tristes (et qui, dans ce cas présent, se barrent aussi très vite en couilles), alors je suis évidemment dans l’obligation contractuelle de signaler que j’ai beaucoup d’amour pour quelques couvertures de Love X Dilemma / Domestic Girlfriend. La pauvre Kei Sasuga s’est pris pas mal de torrents de merde pour l’intrigue de la série par des nazes sans doute pas habitués à lire des trucs empreints d’énergie chaotique, alors perso j’aimerais quand même aussi signalé qu’elle a un excellent coup de crayon et que quand elle se donne à fond sur une illu ça tabasse bien.

Mais bon, la couv du tome 22 c’est un combo fond blanc / perso seul / regard cam, donc je suis aussi excessivement faible, vous l’aurez bien compris.

Tant qu’on y est j’ai commencé à lire hier le manga Boy’s Abyss qui est un manga extrêmement sombre sur un lycéen qui doit gérer sa grand mère démente, l’absence de père au sein du foyer, un frère hikkikomori qui passe son temps à hurler, un ancien pote à lui qui l’exploite et le fait que l’idol qu’il aime joue avec ses sentiments. Le tout dans une ville de campagne japonaise absolument morose où il n’y a aucun avenir mais qu’il ne peut pas quitter pour ne pas laisser sa famille seul. C’est noir à l’excès, et je me demande comment ça peut retomber sur ses pieds quand t’es le 3e chap t’as du sexe triste et le suicide qui est envisagé.

Cela étant dit, je suis pas là pour vous faire une critique, je suis là pour dire que j’ai commencé à lire ça encore une fois parce que les couv sont vraiment très intriguantes et très belles. Mais, encore une fois, vous voyez bien le pattern: style unique, personnage qui te fait face, gros plan. Et là ça rajoute un poisson qui vient cacher un oeil grâce à son ombre, histoire de rajouter un peu d’onirisme.

Avant Prison School, Akira Hiramoto avait fait Me and the Devil Blues, qui revient de manière très fantasmée et très stylisée sur le pacte que le bluesman Robert Johnson aurait passé avec le diable. C’est une excellente œuvre, hélàs en hiatus mais qui possède des couvertures absoluement haletantes. Souvent basées sur une couleur (le premier tome est bleu) et, encore une fois, la présence d’un unique personnage censé donner le ton pour le tome en question. Le tome 4 c’est celui où notre héros, assisté de Clyde du duo Bonnie & Clyde, doit survivre à une chasse à l’homme au sein d’une forêt de Louisiane, poursuivi par un mec à lunettes absolument psychopathe et timbré… qui est le gars qu’on voit sur cette couverture. Et qui n’a effectivement pas l’air d’être de très bonne compagnie.

Style très à part, du coup, et effet de style assez incroyable avec le reflet des héros dans les lunettes de notre psychopathe. C’est le genre de couv qui reste un peu en toi.

Mais bon, allez, je vais essayer de finir sur une couv plus riche en bons sentiments.

Après « bons sentiments » ? Je sais pas. Déjà on parle de Hanebado donc de Badminton un peu sociopathe mais en plus je parle encore une fois d’un manga pas publié en France donc, si j’en crois les raccourcis que je peux lire sur Twitter, ça veut dire que je fais la promotion du piratage et ça c’est pas des bons sentiments du tout que j’envoie ! Cela étant dit, Hanebado j’ai déjà évoqué y’a deux ans et demi l’histoire que à elles seules couvertures du manga racontent. Je veux dire on commence avec la couverture du tome 1 qui est extrêmement colorée, extrêmement fun, extrêmement porteuse de bons sentiments. Regardez comme Ayano s’amuse, comme elle est dynamique et prompte à jouer de la raquette !

Sauf que, hop, cinq tomes plus tard elle est vener et deter au milieu d’un vestiaire et compte bien te démonter, comme le montre la première couv que j’ai posté. Heureusement, tout ça s’améliore très vite puisqu’on a dans le tome 7 une couverture placée sous le signe du chill. Tu sens que c’est fini la Ayano belliqueuse prête à tuer ses amitiés pour gagner…

Mais en même temps que serait un manga sportif sans arc du tournoi ? Du coup, bam bim boum, les couvs deviennent plus intenses et plus centrées sur l’effort, le jeu, et la dureté du court.

Et ce qui est cool dans tout ça c’est que peu importe est l’ambiance au sein du manga, Kousuke Hamada parvient toujours à la retranscrire efficacement et avec des illustrations d’excellente qualité. En 4 couvertures, on a 4 ambiances radicalement différentes et qui sont, je trouve, toutes d’excellentes qualité. On garde en plus le style et la cohérence d’ensemble. Je trouve ça vraiment réussi, et je pense que c’est idéal de conclure sur Hanebado parce qu’au final, la variété et la diversité unies par des valeurs communes, c’est toujours chouette !

J’espère donc que cet article vous aura plu, comme dit dans le titre et au début je suis loin d’avoir cité tous mes favoris pour autant donc je vous en referais peut-être à l’occasion. Je cherchais juste un prétexte pour écrire un article qui me viderait aussi la tête, donc si vous avez aimé le lire, on aura tous trouvé du plaisir dans l’exercice. Quelle joie !

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2 commentaires

  • Elwingil

    Moi bloquant devant la couverture du T 74 de Bleach :
    « Mais avec la tête du roux on voit pas le titre, c’est quoi cette compo »

    Sinon je partage complètement ton avis sur Card Captor !

  • Hermine

    Ah ah ! Je me sens moins seule avec ma passion « couvertures ». J’avoue qu’à une éposque (avant que le manque de place me rattrape), j’achetais des mangas sur Mandarake en me basant sur la couverture.
    La couverture du tome 3 de « Card Captor Sakura » est aussi ma favorite ! C’est agréable de voir que la « suite » de la série reprend les même codes.
    Un artiste dont j’aime beaucoup les couvertures de mangas, c’est Daisuke Igarashi. C’est sûr que c’est souvent chargé, mais elles ont un charme qui me tape de suite dans l’oeil…

    N’hésite pas à refaire un article sur le sujet !

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