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3 idées reçues sur les studios d’animation japonaise

Article qui ne mérite pas une intro de fou car son principe va être très simple: essayer de mettre à mal quelques préjugés et idées reçues sur le fonctionnement de l’industrie de l’animation japonaise. On a beau en France tous consommer de l’animé à foison, c’est vrai qu’on a encore qu’une idée très vague de comment un animé est fabriqué et qu’on sous-estime peut-être un peu trop le travail humain nécessaire et les finances requises pour produire ne serait-ce qu’un seul épisode. 

L’idée de cet article est donc d’essayer d’éclaircir de la manière j’espère la plus concrète possible quelques points encore assez troubles, qui mènent à des phrases qui sont souvent assénées sur les forums et réseaux sociaux dès qu’il s’agit de parler d’animé, et plus particulièrement quand on évoque les studios d’animation, dont leurs rôles sont encore trop souvent fantasmés. On va donc se la jouer façon Décodeurs du Monde, je met la phrase et j’explique pourquoi elle n’est pas spécialement exacte !

Mais avant de commencer, rendons à César ce qui est à César: cet article récupère pas mal de ses infos de la conférence « La production d’anime », conférence organisée à Jonetsu 2.0 il y’a deux semaines par Yoka et Olivier Fallaix, ainsi que d’articles anglophones, particulièrement sur Sakugabooru. Bon et y’a l’anime Shirobako aussi, qui amène plein de vrais bonnes infos sur le milieu de l’animation.

Comme vous m’êtes sympathiques et qu’il faut bien illustrer l’article pour aérer un minimum, j’ai choisi de ponctuer cet article de gifs tumblr avec des personnages doublés par Kana Hanazawa. Parce que c’est comme ça que je roule.

1/ « Si l’animé est raté c’est à cause du budget »

NON.

En 2016, une interview a lieu avec Shingo Natsume et Chikashi Kubota, respectivement réalisateur et chara-designer de One-Punch Man, un des animés les plus techniquement impressionnants de ces dernières années. Au cours de cet interview les deux hommes sont formels: le budget des séries animées sont tous dans la même fourchette, « certains un peu plus, certains un peu moins, mais les différences ne sont pas imposantes. » Natsume renchérit: si One-Punch Man a pu avoir la qualité qu’il possède c’est car le projet a « eu la chance » d’attirer des « gens talentueux » qui n’étaient pas « motivés par l’argent » et qui ont « sacrifiés leur vie personnelle » pour pouvoir contribuer à l’animé.

Là on parle de One-Punch Man en guise d’exemple mais c’est un exemple qu’on peut généraliser à une grande majorité des animés. On estime qu’aujourd’hui le coût de production d’une saison de 13 épisodes est, en moyenne, autour des 250 Millions de yen, ce qui correspond grosso merdo à 2 Millions d’euros, donc environ 150 000€ par épisode. Cela peut sembler beaucoup mais compte tenu de la quantité personnel recruté pour la réalisation d’un seul épisode, c’est en réalité relativement peu. A titre de comparaison, un épisode des Simpsons coûte à produire autour des… 2 Millions d’euros. Oui vous avez bien lu: un épisode des Simpsons coûte autant qu’un cour d’animé 1 .

Et, plus pragmatiquement, si un show n’est techniquement pas au niveau c’est souvent plus un souci de planning. Sans rentrer trop dans les détails, disons simplement que pour produire une série animée, un studio va se diviser en 3 ou 4 équipes qui travailleront parallèlement chacun sur un épisode: dans le cas d’une division en 4 équipes, par exemple, l’équipe 1 s’occupera de l’épisode 1 puis de l’épisode 5 et 9, l’équipe 2 de l’épisode 2 puis de l’épisode 6 et 10, et ainsi de suite. 

Seulement il suffit qu’une des équipes accumule du retard – et vu les délais parfois très serrés, c’est loin d’être improbable – pour que tout le projet prenne l’eau. Si l’équipe 2 prend du retard, des membres de l’équipe 1 ou 3 devront venir les aider, ce qui va en retour eux même les faire prendre du retard, donc devoir bâcler pour rendre dans les temps… Bref, un cercle vicieux !

Là vous aurez peut-être trois remarques:

1/ « Ils n’ont qu’a travailler plus ! » => Il y’a un mois mourrait Kazunori Mizuno, animateur et réalisateur vétéran. Pourquoi je mentionne ça ? Il est mort d’épuisement à cause de la charge de son boulot. Dans une interview en 2015, Thomas Romain – designer et animateur d’origine française travaillant au Japon, entre autres sur des séries Satelight comme Macross Delta ou Symphogear – mentionnait que les animateurs travaillaient « 10 à 12 heures par jour, y compris les week-end » ce qui est un rythme, vous en conviendrez, déjà très intense.  Ne leur demandez pas de bosser plus, s’il vous plaît, sinon je met vos noms sur le Phan-site et vous allez avoir un changement de cœur, fissa.

2/ « Ils n’ont qu’a s’y prendre plus à l’avance ! » => Evidemment souvent impossible car les studios sont dépendants de nombreuses contraintes. Ainsi, le délai entre le moment où ils ont la confirmation qu’ils allaient s’occuper de l’adaptation et le début de la diffusion peut parfois être bien plus serré qu’on le croit, sans compter que parfois le studio doit parvenir à terminer un projet pour en débuter un nouveau. Peu de studios ont la chance de pouvoir s’y mettre à l’avance !

3/ « Ils n’ont qu’a recruter plus d’animateurs ! » => L’idée reçue principale sur le budget est que, en gros, plus il y’a de budget et plus on peut recruter d’animateurs pour bosser sur le projet. En théorie, why not. En pratique ? D’une il faut des sacrés talents à la tête du projet pour gérer une série avec de plus en plus de gens impliqués à sa réalisation, de deux recruter plus d’animateurs est… très dur. Pourquoi ? Car il y’a une pénurie d’animateurs à l’heure actuelle. De plus en plus de séries sont produites mais, pour différentes raisons, le nombre d’animateurs n’a pas suivi cette croissance, rendant aujourd’hui overbookés des animateurs souvent déjà surchargés.

En somme, retenez donc cela: ce qui aujourd’hui fait la qualité technique d’un animé, ça va être deux éléments très concrets: la gestion rigoureuse d’un planning qui permet aux équipes de prendre le temps de travailler convenablement et, surtout, le talent couplé à la motivation des membres de son staff. Le budget est, finalement, mineur dans cette équation.

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  1. Même si l’exemple est très extrême: les Simpsons est un show qui rapporte énormément, et par conséquent le staff qui travaille derrière est extrêmement bien rémunéré, à commencer par les doubleurs.
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Bilan annuel Cinéma ~2016/2017~

L’an dernier j’inaugurais le premier bilan cinéma de l’histoire de Néant Vert qui reprenait la formule habituelle des bilans annuels de ce blog, avec une division qui correspond aux douze mois de l’année écoulée et où j’attribue à chacun de ces mois une oeuvre que j’ai lu / vu / joué, et j’en parle. Le bilan cinéma ne s’attribue néanmoins pas à tous les films que j’ai vu cette année mais uniquement à ceux que je suis allé voir en salles. 

Un bilan un peu plus court que l’an dernier car, hélàs, la vie a fait son chemin, j’ai eu un printemps et un été très serrés, je ne suis pas allé voir autant de film que je l’aurais aimé et quand est venu la fin d’année, les programmations des salles ne m’attiraient pas plus que ça et/ou je n’avais pas le temps de pouvoir m’y déplacer. Mais qu’importe, voici les douze films de mon année ♪. 

 

Avril 

Captain America: Civil War

J’ai profondément détesté Avengers 2 qui était le best of du pire de ce que pouvait être le MCU: un blockbuster interminable, inutilement compliqué, qui est plus motivé à l’idée de poser un univers que raconter une histoire qui se tient en un seul long métrage. Ma déception était haute, d’autant que, à l’inverse, le premier Avengers cristallisait tout ce que j’aimais dans cet univers. Du coup j’avais pour ainsi dire aucunes attentes particulières autour de Civil War si ce n’est un maigre espoir que ça soit « moins chiant. » Et la bonne nouvelle c’est que j’ai beaucoup aimé ce que j’ai eu et que Civil War est ce qu’aurait du être Avengers 2 dès le début: une vraie réunion de héros, avec un objectif clair, des personnages bien utilisés et, surtout, des scènes avec des vraies conséquences sur l’intrigue et sur les personnages. En outre, le film se posait ce défi assez compliqué d’introduire deux nouveaux personnages importants (Black Panther et Spider-man) mais y parvient vraiment bien, comme pour montrer qu’on est pas forcément obligé de tout faire avec des films origin story 

Bref, y’a évidemment les défauts habituels des prods MCU – les combats sont pas toujours lisibles, les antagonistes sont honteux – mais l’intrigue de ce Civil War est sans doute le haut du panier. 

Vu aussi ce mois-là: 

  • Midnight Special – Relativement pénible, malgré des beaux plans.
  • Le Fantôme de Canterville – J’ai du mal à être négatif envers des films où y’a Louis Astier, Michael Youn et Audrey Fleurot. En vrai ça reste un film pour enfants, pas spécialement mal réalisé, pas malveillant, eh why not.
  • Les Visiteurs 3 – Pire nuit américaine de l’histoire du cinéma, pires figurants, pire running gag pour l’incompréhensible « y’a plus de lait » et pire interprétation du personnage de Robespierre. Film en outre terriblement interminable, qui passe 15mn à suivre nos héros en France occupée alors qu’on s’en bat en fait ???
  • Grimsby: Agent trop spécial – Si vous aimez les comédies ou des mecs se planquent dans des vagins d’éléphants, c’est pour vous (et c’est donc pour moi.)
  • Hana & Alice mènent l’enquête – Léger et détendu, Hana & Alice est du bon feel good made in Japon, avec deux personnages portés par des actrices très motivées et très passionnées.

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Mark Hard

Après un article où j’évoquais mes souvenirs de l’époque où je jouais à Persona 3, voici donc un article très original où j’évoque mes plus grands souvenirs de fan de catch. Promis juré craché les prochains articles redeviendront moins personnels ! 

Donc voilà, courte intro car le but de cet article sera, tout simplement, de vous partager quels sont les dix plus beaux moments de ma vie de fan de catch. Je suis ce noble art avec beaucoup d’attention depuis 2007, donc il y’a évidemment bien plus de choses que ça mais eh, l’article est déjà un poil long donc n’exagérons rien.

Commençons, donc !

10/ Wrestlemania 32 avec des potes

J’ai toujours eu vis à vis du catch une consommation assez solitaire. Si j’ai, je pense, pas mal bourré le mou aux gens avec ça via ce blog ou via les réseaux sociaux, ça reste une passion que je ne partage que peu, et ce même si au départ j’avais l’habitude de mater du catch et d’en discuter avec une amie en parallèle sur MSN. Une fois MSN mort je matais ça vraiment totalement en solitaire, sans jamais en parler à qui que ce soit et, même aujourd’hui, il reste dur de m’en faire parler en public. J’ai beau avoir une vraie passion pour ça, soit je le cache, soit je pars d’un terrible principe que ça n’intéressera de toute façon pas grand monde. 

Wrestlemania 32 je l’ai donc vu deux fois: la première fois seul, la seconde fois avec des amis dont l’un découvrait purement et simplement le catch. Du coup malgré la longueur ahurissante de ce WM32 (près de 5h30), c’était vraiment une des premières fois où je pouvais exprimer cette passion au maximum, expliquer des choses, initier, aider des gens à adorer ce qu’ils voyaient. Donc oui, ce premier « moment fort » est très niais, très bienveillant mais il est l’aboutissement d’une longue frustration, dont je suis, j’avoue, le premier responsable.

Ceci étant dit, passons à des choses plus concrètes.

 

9/ Le début de la Nexus

Avant que NXT soit la vraie fédération de développement que le monde adore, c’était une real tv vaguement médiocre, où 8 catcheurs devaient prouver au public qu’ils méritent d’être là et qu’ils sont l’avenir de la WWE. Wade Barrett gagne la saison 1 dans une relative indifférence, après avoir passé une douzaine d’épisodes à faire des choses aussi incroyables que porter des barils, embrasser des moches et faire du Taboo sur le ring. Bref, un succès dur à porter et qui aurait pu tuer dans l’oeuf la carrière de huit catcheurs, dont le très aimé alors Daniel Bryan, catcheur à la carrière indépendante connue et reconnue. 

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Persona 3 ~ Memories of You

Persona 5 sort dans quelques jours en Europe et aux Etats-Unis, et tout la presse semble déjà être formelle: c’est LE JRPG du moment, celui sur lequel tous les projecteurs sont braqués. Jeu étendard, avec des titres comme ZeldaNier Automata ou The Last Guardian, d’une industrie du jeu vidéo japonais qui aurait enfin quitté un marasme dans lequel elle aurait stagné depuis trop longtemps, parce que j’imagine qu’on joue pas tous aux mêmes jeux. Dans tous les cas, on est bien de loin de l’accueil très timide qu’avait eu Persona 3 lors de sa sortie en Occident il y’a maintenant neuf années, et je vous avoue que j’ai un peu loupé le moment où Persona est passé du statut de « JRPG gentiment niché » au « JRPG auquel jouent les gens qui ne font jamais de JRPG. »

Mais si du coup, j’ai vraiment hâte d’être mardi prochain, et d’enfin pouvoir me mettre à ce jeu que j’ai attendu dès le jour où j’ai vu défiler le générique de fin de Persona 4 quelquepart en mai 2009, mes pensées se tournent définitivement en ce moment surtout vers Persona 3, me refaisant revivre avec tendresse et nostalgie tout ce que le jeu m’aura appris.  Un jeu qui m’aura vraiment touché, transformé, et qui aura été là pour moi au moment où il fallait. Petit article très personnel, donc, pour lui rendre hommage et vous expliquer, avec peut-être trop de détails sur moi-même et sans aucun spoiler sur le contenu du jeu, pourquoi Persona 3 en particulier a une place si importante dans ma vie.

L’article sera ponctué d’artworks du jeu par Shigenori Soejima, pour le plaisir

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Pensées et captures d’écran, part II

Il y’a cinq ans et demi, j’avais fait un petit article nommé « Pensées et captures d’écran«  où j’avais posé 25 captures d’écran d’animé, je commentais ça rapidement et je passais à autre chose. C’est vrai que l’idée était sympa et que je n’ai jamais perdu ce réflexe de prendre plein de screenshots des animés quand je les mate, ce qui me permet ensuite de les mettre dans des dossiers et de les classer par mois car je suis parfois un peu psychopathe:

1,60Go de screenshots, sisi

Donc la règle est relativement simple: je sélectionne 20 captures d’écran de mes visions ~récentes~ d’animé, j’essaie d’en choisir des classes ou des représentatives, et derrière je fais un petit paragraphe tout choupinou pour m’exprimer un peu. Rien de bien compliqué: on est parti !

Avant de commencer, cependant, une petite news puisque je serais présent à Jonetsu 2.0 samedi 8 et dimanche 9 avril. Si je ne suis pas investi directement dans l’organisation du salon comme il y’a deux ans, je ne peux néanmoins que vous recommander de vous y rendre si vous cherchez une convention dédiée aux conférences et à l’aspect culturel du manga et de l’animation. J’y présenterais également la remise des prix Minorin 2016, que je suis actuellement en train de ne pas préparer pour écrire cet article ♪.

 

En ce moment j’essaie d’appliquer une résolution: mater chaque semaine un film d’animation que je n’ai jamais vu. Evidemment, comme je suis plutôt peu original, je débute par les Ghibli qu’il me manque et, de loin, Si Tu Tends l’Oreille est mon plus gros coup de cœur. Oublié des distributeurs français car on ne le doit ni à Hayao Miyazaki ni à Isao Takahata, Mimi wo Sumaseba est la seule oeuvre de Yoshifumi Kondo, qui décédera trois ans après d’un anévrisme qui aurait été cause, ou du moins facilité, par un burnout et un manque global de repos. Difficile donc de pas penser à ça en voyant ce film extrêmement bien réalisé, très détaillé, aux animations superbes et qui nous raconte l’histoire d’une héroïne forte en caractère qui va trouver sa place en tant qu’artiste, identifier son talent et apprendre à l’exploiter. Très beau, très fort, très inspirant, il s’est d’emblée posé comme un de mes films d’animation favori tant il m’a touché et ému. Il aborde mine de rien pas mal de thèmes mais le fait à chaque fois avec une vraie justesse. Et même si il se base dans un Japon contemporain, il sait garder l’onirisme et le fantastique des oeuvres Ghibli habituelles. Ne faites donc pas comme moi l’erreur d’attendre aussi longtemps avant de le voir: sautez dessus dès que vous croisez le DVD, en espérant un jour qu’il dégainera sorti en Blu-Ray.

Kyoto Animation l’a encore fait: prendre un manga gentiment moyen et en faire un animé qui l’améliore beaucoup trop. J’avais lu le premier tome du manga peu avant la sortie de la série, j’en avais rien retiré de très positif, donc j’ai abordé le premier épisode de Kobayashi-san Maid Dragon avec une grosse réserve, m’attendant à retrouver un truc aussi pénible et médiocre que l’horrible Myriad Colors Phantom World que le monde entier a effacé de sa mémoire. Et bah non, ça me fait presque chier de le dire mais ça marche beaucoup trop bien. Le rythme est mieux construit, les personnages sont beaucoup moins antipathiques et sont même fougueusement attachants, l’humour marche mieux et on nous rajoute tout un ptit sous-texte sur le thème de la famille, traité avec sérieux et bienveillance par les différentes équipes de Kyoto Animation. Alors, certes, ça reste une comédie légère, qui ne nous rend jamais hilare et qui ne restera pas dans toutes les mémoires, mais au moins on a l’assurance à chaque fois de passer du bon temps pendant 20mn donc le contrat est rempli. 

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The Promised Neverland – Hallowed Be Thy Name

 Death Note a définitivement une place particulière dans le Shonen Jump des années 2000. Dans un magazine qui encore alors ne proposait que des séries d’actions aux pouvoirs toujours plus fucked up, des comédies qui ne sortaient alors que peu de leur carcan ou des romances peu développées entre lycéens, inutile de dire que voir arriver une série qui mélangeait efficacement des codes fantastiques, policiers et psychologiques tout en mettant en scène un protagoniste aux intentions condamnables et en basant l’intrigue sur des plans tarabiscotés aux conséquences concrètes sur le récit, ça a eu un véritable impact. L’oeuvre elle-même n’est pas forcément dénuée de défauts mais cet ensemble aura séduit un très large public et aura permis au Jump de rappeler que, parfois, il peut produire des choses qui sortent du moule et bénéficient tout de même de la machine de guerre éditoriale et marketing dont peut s’enorgueillir le magazine.

Avec ce succès public et international, Death Note aurait pu créer un genre au sein du Jump et permettre de voir naître, dans le magazine, d’autres séries de mystères à la moralité ambiguë, susceptibles de parles à ces adolescents et jeunes adultes qui veulent lire plus de choses dans ce ton. Hélàs, ce n’est pas vraiment ce qu’il s’est passé et le Jump s’est maintenu dans cette ligne éditoriale qui privilégie le divertissement pur et un public type évident: les pré-adolescents, avant tout.  La fin de Death Note, en juillet 2006, n’aura donc rien chamboulé dans le magazine. 

Flashforward dix ans en avant, été 2016.  Période étrange pour le magazine: la fin de Bleach et de Nisekoi viennent d’être annoncés, et en réunion éditoriale, celle de la série quarantenaire Kochikame a été décidée. Trois oeuvres importantes du magazine et de son histoire vont donc nécessiter des remplaçants et c’est dans ce contexte bien précis qu’est annoncé une nouvelle série, gérée par deux auteurs jusque alors méconnus. Cette série c’est Yakusoku no Neverland et, trente chapitre après ses débuts, mon enthousiasme n’a toujours pas chuté d’un iota. Ca pourrait effectivement être le manga dont tout le monde va parler d’ici quelques mois et, honnêtement, ce succès serait loin d’être démérité tant l’oeuvre montre des qualités évidentes, se démarque vraiment du lot sous plein de bons aspects et sait, et c’est le principal, offrir un plaisir de lecture indéniable. 

Le premier chapitre avait su, à l’époque, marquer les esprits. Il nous présentait donc l’histoire de Emma, Norman et Ray, les trois enfants les plus agés d’un orphelinat idyllique où les enfants sont traités avec amour par la seule adulte de l’endroit, une femme nommée affectueusement Maman, qui sait leur offrir soin, écoute et gentillesse. Entre plusieurs jeux à l’extérieur du bâtiment, les enfants sont soumis à des tests de logique et de connaissance, qui leur permettent de ne pas laisser le cerveau s’ankyloser. Bref, un bel endroit et tant pis si un mur gigantesque entoure l’orphelinat, que les enfants portent tous le même uniforme blanc et qu’ils ont un chiffre tatoués sur le cou: pour nos héros, c’est un paradis, paradis qu’ils quitteront dès que des adultes souhaiteront les adopter. D’ailleurs, à la fin du premier chapitre, c’est une petite fille qui a été choisie et qui va avoir le droit de quitter l’orphelinat ! Mais hélàs, elle oublie son petit lapin en peluche , nos héros courent donc essayer de la rattraper pour lui rendre l’objet oublié et, cela va les amener à voir ce qu’ils ne devaient pas voir: la vraie destinée qui attend les enfants qui ont été choisis pour être « adoptés »…

La situation n’étant guère joyeuse et laissant songer à une fin tragique, les trois héros vont donc tâcher d’allier leurs forces – l’endurance et l’agilité pour Emma, la stratégie pour Norman, les connaissances pour Ray – pour tâcher de partir de l’orphelinat avec tous les enfants qui s’y trouvent afin d’empêcher la conclusion tragique qui point le bout de son nez pour tous ces joyeux garnements. 

On va donc suivre leurs errements, leurs découvertes, leurs tactiques et leurs frustrations dans cette quête de liberté qui ne sera pas tous les jours aisée.

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Pourquoi Sword Art Online: Ordinal Scale aurait pu être excellent (mais connaît son public)

Ah Sword Art Online, succès inattendu de 2012, qui s’est imposé depuis avec calme et sérénité comme un véritable blockbuster de l’animation japonaise, trouvant un public qui dépasse les limites habituelles du média pour devenir une véritable porte d’entrée à l’animation japonaise, qui continue de séduire, cinq ans après sa sortie, un public toujours plus large et nombreux. On peut détester l’oeuvre, et dieu sait que c’est pas déraisonnable tant SAO tend souvent le bâton pour se faire battre, mais nier son impact concret sur l’industrie contemporaine de l’animation japonaise serait au mieux manquer de recul au pire porter des œillères. 

Mon avis sur Sword Art Online, vous le connaissez peut-être déjà bien: j’ai une profonde affection pour l’univers et ses personnages, mais je suis constamment agacé par le fait de voir la série trop souvent se tirer des balles dans le pied pour briser son élan et s’effondrer aux moments clés. J’avais ainsi dédié deux longs articles à la question, le premier analysant qualités et défauts de la première saison 1, le second s’attaquait à la seconde saison, sans surprises 2 . Encore aujourd’hui c’est les deux articles les plus lus de l’histoire de ce blog, ils sont toujours fréquemment commentés, bref, le sujet anime encore beaucoup.

Du coup, voilà, on est en 2017, Sword Art Online II va quand même arriver sur ses 3 ans et beaucoup de gens attendent non sans désinterêt une adaptation de la suite du light novel, ce qui passera donc par le fameux arc Alicization. Arc qui débute sa parution en France pile ce mois-ci mais qui va en étonner plus d’un de part sa longueur puisque c’est ni plus ni moins que sur neuf tomes que tout cela va se dérouler, là où Phantom Bullet, par exemple, n’en durait que deux ! Si l’arc s’est conclut au Japon, permettant de démarrer l’adaptation, il restait important, vraisemblablement, de remettre Sword Art Online dans tous les esprits, ce qui va donc être l’objectif du premier film cinématographie de la franchise qui est, en l’occurrence, ce Sword Art Online Ordinal Scale. 

Ordinal Scale conte une histoire inédite, écrite pour l’occasion et censée se dérouler entre la fin de Mother’s Rosario et le début de Alicization. Les fans pourront en outre être rassurés car Reki Kawahara – l’écrivain du light novel – est crédité au scénario mais est accompagné, pour l’occasion, de Tomohiko Ito, assistant réalisateur de La Traversée du Temps mais, surtout, réalisateur des deux premières séries. Un homme qui connaît donc bien le sujet puisqu’il était aux premières loges pour le toujours délicat travail d’adaptation. Bref, si souvent on a toujours ce mauvais pressentiment vis à vis des « films de », qui peuvent certes parfois être excellents mais sont plus souvent négligeables voire abyssaux en terme de qualité. Car si ils reprennent une franchise à succès, le fait qu’ils n’auront jamais la moindre importance dans l’oeuvre qu’ils adaptent force les scénaristes à rester cantonnés à des limites claires, qui vont les empêcher de se lâcher ou de prendre le moindre risque: c’est certainement pas dans un film Naruto random que un personnage important va perdre la vie, ce qui va atténuer considérablement les enjeux.

Ajoutez à cela la souvent nécessaire contrainte d’insérer dans l’univers des personnages originaux et inédits qui donnent souvent l’impression d’être des rajouts artificiels au récit, et on a donc logiquement bien du mal à prendre au sérieux ces films d’animation qui, pourtant, sont souvent au Japon des non négligeables succès du box office local.

Bref, tout ça pour dire que j’allais voir ce film sans vraies attentes. J’avais pas vu les trailers, j’avais pas lu l’intrigue, j’y allais en aveugle total avec juste l’espérance d’avoir deux/trois scènes d’actions qui pètent un peu. A 13€ la place, c’est un peu bizarre comme investissement, vous l’avouerez. Dans tous les cas, ça m’a permis de découvrir la fameuse grande salle du Grand Rex et sa capacité de 2700 personnes – la salle était pleine. Je pensais pas un jour dans ma vie assister à un film depuis un balcon situé au second étage, et c’est une manière étrange de voir un film, mais le cadre superbe et, surtout, le public à fond, ajoute beaucoup au plaisir. Car, après tout, quoi de mieux pour voir un blockbuster que le voir avec des gens qui se chauffent à certaines scènes clés ?

Rassurez vous, je suis pas quelqu’un qui habituellement apprécie beaucoup les gens qui parlent au ciné mais dans ce cadre là – 2700 fans au garde à vous -, ça a paru souvent naturel et ça n’a apporté que des bons sentiments. Bon, ok, sauf si t’es mon voisin de derrière qui passait son temps à se plaindre fortement à chaque scène un peu fanservice parce que, là, bon, si t’es un peu cul coincé et que des plans décolletés te choque, qu’est-ce que tu fous devant SAO. 

(Photo issue du Twitter officiel du Grand Rex) (j’étais au second balcon) (tout en haut)

Un peu décevante, néanmoins, fut l’intervention des deux invités japonais en l’occurrence le chara-designer et animateur chef Shingo Adachi accompagné du producteur Shinichiro Kashiwada qui, en bons invités japonais typiques, ont sortis les banalités et la langue de bois car, évidemment, à quoi bon avoir une personnalité quand à la place on peut réciter froidement et à la virgule près le discours composé par l’équipe marketing japonaise comme l’impose la culture du pays. Instant un peu étrange où le producteur insiste sur le fait que le film a été réalisé avec l’objectif que « même ceux qui n’ont pas vu les deux séries puissent l’apprécier. » Spoiler alert: pas trop. 

Maintenant que le contexte a été posé, je vais donc parler en profondeur du film. A partir du prochain paragraphe, je vais donc spoiler.  Si vous voulez une opinion sans spoiler, la voici: en gros, le film remplit réellement ses objectifs. C’est une vraie oeuvre ultra fanservice, qui va s’appliquer à faire les bons clins d’oeils au bon moment, qui va tâcher de mettre sous le projecteur tous les personnages les plus appréciés et qui, surtout, met le paquet bien comme il faut sur ses scènes d’action, qui envoient vraiment du lourd avec des effets dans tous les sens tout en restant lisible, clair et en offrant quelques plans assez dingues. Rien que pour ces combats, le film vaut son pesant de cacahuètes, et ça se conclut même sur une baston finale qui en une poignée de minutes va déshydrater tous les fans de la franchise tant chaque seconde sera une ribambelle de références, de clins d’oeils et de moments forts. Après, vous vous en doutez, le film n’est pas non plus dénué de défauts: si il possède des vraies bonnes idées, le scénario ne s’empêche pas de partir dans certaines incohérences stupides et possède même quelques répétitions mal venues qui donnent parfois la vague impression que le spectateur est pris pour un con. 

En bref, c’est un « film de » qui fonctionne très bien, qui donne au fan ce qu’il a envie de voir sans le choquer mais qui se cogne la tête sur des trucs couillons et ne convaincra sans doute pas vraiment ceux qui méprisent déjà la franchise. Bref, ça donne du plaisir à ceux qui ont déjà un faible pour l’univers de SAO mais ça n’ouvrira clairement pas le cercle à un nouveau public. Je doute que ce soit vraiment un objectif visé.

Tous les screenshots proviennent du PV4, si vous vous posez la question (y’a des plans du film tellement cools que j’aurais adoré les screener pour illustrer l’article mais va falloir attendre, hélàs)

Continuer la lecture de Pourquoi Sword Art Online: Ordinal Scale aurait pu être excellent (mais connaît son public) 

  1. TLDR – Aincrad pose trop de questions auquel il ne répond pas et Fairy Dance est sympathique mais est condamné à rester dans l’ombre d’un premier arc beaucoup trop imposant
  2. Et autant je déteste Phantom Bullet qui s’ultra cassait la gueule en cours de route, autant j’avais adoré Mother’s Rosario qui redynamisait pas mal la série
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Mangarama désopilant

Eh, dans une semaine je vais découvrir Marseille et la Japan Expo Sud, petite hype au fond du coeur – surtout pour le voyage et pour la conférence, la conv en elle-même m’intéresse moins vu que contrairement à 2013 y’aura pas Ikuhara . En attendant, malgré tout, cette première fois provençale, je vous propose un article court, léger, qui ira directement au point, avec un Mangarama qui sera dédié à quelques mangas comiques que je lis ces derniers temps. Allez savoir pourquoi spécifiquement je lis masse de comédies en ce moment, mais j’imagine que le quota action / baston est comblé par ma découverte de Naruto qui avance relativement sereinement (j’en suis au moment ou Gaara et ses potes reviennent pour aider Naruto à sauver Sasuke) (la première fois) (parce que ça se trouve ça arrive plein de fois après.)

Mais bon, allons y ♪

Kaguya-sama wa Kokurasetai

Kaguya Wants To Be Confessed

Il est le président parfait du conseil des élèves d’un lycée ultra-prestigieux malgré ses origines modestes, elle est sa vice-présidente parfaite venant d’une famille extrêmement influente et importante du Japon, les deux s’aiment, les deux savent que l’autre l’aime mais il y’a un seul problème: ils ont une fierté colossale. Du coup ils refusent tous deux d’être celui qui va faire le premier pas et se confesser à l’autre, car pour eux se confesser ça veut dire prendre le rôle du faible du couple. Ils vont donc commencer à manipuler les événements et les personnes autour d’eux pour faire en sorte que l’autre personne soit celle qui va faire l’effort de se confesser.

Tarabiscoté, donc, et la couverture du tome 1 donne le sentiment qu’on va lire un truc à base de manipulations sales, de coeurs brisés et d’absence totale d’honneur, où tous les coups seront permis. Surprise, c’est en fait… absolument adorable.

Publié dans le Young Jump, magazine seinen respecté, Kaguya-sama se pose donc rapidement comme une sorte de Code Geass de l’amour, où tous les personnages commencent à prévoir plusieurs coups à l’avance et à se prendre la tête même si le plus ridicule des détails. Très drôle de part cet aspect over-the-top, le manga se permet même de rajouter des personnages en plus, comme la très libre trésorière, qui vont dynamiter à leur façon le manga à rythme régulier pour ne pas le faire sombrer dans une routine certaine. Plus malin encore, certains chapitres vous feront passer des rires aux larmounettes, avec des passages plus jolis, plus émouvants, qui rendront grâce aux sentiments réels des personnages, qui sont tout de même traités avec un vrai sérieux. Ah, et il y’a un narrateur à la Kaiji dans tout ça, qui raconte les événements AVEC BEAUCOUP D’ENTRAIN ET DE POINTS D’EXCLAMATION !! Y’a du coup parfois un petit côté Delphine 1 – Yvan 0 et tout ce qui fait référence, même sans le vouloir, à des travaux dans lequel est impliqué Dominique Farrugia, moi, écoutez, j’y suis totalement favorable.

Ce n’est pas un exercice facile que celui dans lequel s’était lancé Kaguya à la base car au moindre détail loupé, l’ambiance peut s’effondrer et passer du drôle au ridicule, voire au gavant. Mais après une cinquantaine de chapitres, ça continue de bien se tenir et chaque semaine voit venir de nouveaux plans foireux absolument hilarants tout en réussissant à développer les personnages et les relations entre eux. C’est mon conseil sincère du mois, et je l’ai ajouté entre Straighten Up, Again!! et Helck dans mon autel des œuvres dont je rêve d’une édition française de qualité dans mon étagère. J’ai même libéré un peu de place, en prévoyance, je le mettrais entre mes Your Lie In April et mes Genshiken.

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Do The Evolution

En janvier 2012 était organisé la première édition de Japanantes, une convention nantaise organisée par les élèves du Polytech local et qui s’est pas mal construit, de l’aveu même de certains de ses organisateurs, en prenant comme exemple un modèle tout à fait vénérable et semblable: la convention Epitanime, elle organisée depuis près de vingt ans par des élèves d’EPITA, une école parisienne d’informatique loin d’être inconnue. Cette première édition, je l’avais adoré à l’époque car dès le premier coup, elle avait su trouver la bonne formule et profiter de la place gargantuesque dont elle disposait pour proposer une très grande quantité d’activités et de contenu qui faisait que chaque salle de classe visitée, chaque couloir exploré, chaque stand observé était l’assurance de trouver quelque chose de neuf, de différent, nous permettant ainsi d’évoluer dans la convention à notre rythme et de trouver chaussure à son pied. Le tout dans une ambiance jeune, passionnée et bon enfant, qui ne visualisait pas le visiteur comme un portefeuille sur pattes mais comme un véritable être humain, qui allait pouvoir trouver dans ce salon de quoi s’exprimer, s’animer et offrir l’opportunité de rencontrer des nouvelles têtes ou de se créer des jolies mémoires avec ses amis.

Après cela, la convention a continuée son petit bonhomme de chemin et chaque mois de janvier voyait les élèves de Polytech Nantes retrousser leurs manches et organiser « leur » événement, qui ramenait chaque année toujours un petit peu plus de visiteurs. Alors oui ça reste un événement modeste qui ne dispose pas d’un budget suffisant pour faire venir, par exemple, des invités japonais et sa fréquention n’a rien de comparable avec des événements plus imposants, disposant de vraies entreprises à leur tête, comme Japan Expo, Polymanga ou Paris Manga, mais suffisamment pour permettre à la convention d’être justifiée et de trouver sa place dans l’écosystème mine de rien pas négligeable de la « culture otaku » dans l’ouest de la France. 

Donc jusque là il y’avait une bonne dynamique et une mise en place ardemment facilitée par une collaboration étroite avec l’école dans lequel se déroulait l’événement, qui offrait aux organisateurs du salon l’endroit idéal pour s’exprimer et offrir un Japanantes généreux, riche en contenu, qui permettait aux créateurs, aux associatifs, aux visiteurs et aux professionnels de s’exprimer.

Le défilé cosplay de Japanantes 2017, photo de Jimmy le Carnec

Mais ça, c’était avant.

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Les openings à retenir, édition hiver 2017 ♪

Si vous connaissez bien Néant Vert, vous savez que je ne suis pas vraiment du genre à faire des « bilans » de chaque saison d’animé et ce pour une raison simple: je mate suffisamment pas d’animé pour être un chouia pertinent dans ce domaine. Du coup je laisse ce plaisir à beaucoup d’autres blogueurs plus doués et qui sauront vous aiguiller sur quoi regarder. 

Par contre y’a un truc que j’essaie de mater au maximum à chaque nouvelle saison et c’est les openings. Je ne peux pas le nier: j’ai une véritable et authentique fascination pour ces mini-clips d’une minute trente qui intorduisent chaque série, ce qui est pour moi un petit art caché dans l’art de l’animation. 

En 2010 j’avais essayé d’imposer une nouvelle rubrique régulière sur Néant Vert ou déjà je sélectionnais les meilleurs openings d’une saison mais hélàs, à l’époque, fallait absolument passer par Youtube et bien chanceux étaient les génériques qui se faisaient pas striker du site de partage de vidéos en moins de quinze jours. Ca donnait donc des articles périmés au bout de 7 jours, ce qui était pas encourageant, surtout pour quelqu’un comme moi qui a une âme d’archiviste et qui aime garder des traces précises de tout1

Mais heureusement aujourd’hui avec la technologique, wordpress, le HTML5, les webm, c’est plus simple de partager ces vidéos, de faire en sorte que les articles restent durables et pertinents donc allez c’est reparti. Considérez donc que cet article sera le premier de quelque chose que je vais essayer de faire chaque saison.

… Et ce même si j’aurais peut-être du débuter ce concept là à une autre saison car je vais être honnête, des openings qui m’ont tapé dans l’oeil cet hiver, y’en a extrêmement peu. Y’a que huit openings que j’ai trouvé intéressant d’évoquer, ce qui est très peu mais, bon, ça va permettre un démarrage en douceur, j’imagine ?

 

Vite fait: je « juge » les génériques par rapport à l’ensemble qu’ils forment, pas spécialement pour la qualité de leurs chansons. La qualité des chansons je « juge » ça chaque année via mon podcast Kaorin et l’exercice périlleux mais rigolo du top 22 annuel.

Comme d’hab, même si je semble indiquer le contraire, mes propos restent évidemment subjectif en diable, sauf quand je dis du mal de l’opening de Seiren parce que ça par contre wow quelle merde. 

Kuzu no Honkai

Scum’s Wish

Chanson: Uso no Hanabi (96neko)

Studio: Lerche

Je partais évidemment très intéressé par l’adaptation animée de Kuzu no Honkai: en décembre dernier je me suis lu quasiment tout le manga et j’avais adoré cette belle histoire d’adolescents en ébullition qui vont passer leur temps à s’exploser le coeur à coup de décisions malvenues. C’est finalement pas si fréquent de voir des animés dédiés à des romances foireuses et je me demandais si ils allaient adoucir le ton ou bien, au contraire, être plutôt fidèle et bien retranscrire les baffes émotionnelles que se prennent les personnages.

Après deux épisodes je suis totalement convaincu par cette adaptation et, surtout, je me passe le générique d’ouverture en boucle. Difficile pour moi de ne pas nier mon gros kiff de cette chanson interprétée par 96neko (connue pour des reprises Nico Nico Douga de titres Vocaloid ainsi que pour avoir fait un featuring sur l’opening de Flying Witch l’an dernier) qui colle comme de la glue à l’ambiance de l’oeuvre. Je dois surtout avouer apprécier ce sentiment d’étirement des couplets rapides de la chanson: on pourrait croire à plusieurs moments qu’on va changer de rythme et de partie mais à la place non seulement la chanteuse continuer à chanter très rapidement après les breaks mais en plus on sent que le tout continue de s’accélérer vaillamment, avant le moment où – enfin – tout se stoppe et où tout se pose quelques instants, afin de partir sur un couplet final nous laissant voir l’héroïne et ses pensées de couples qui se sautent dessus car, oui, surprise messieurs dames: Kuzu no Honkai va vous parler de la sexualité de protagonistes qui sont à un âge où ils ne pensent qu’à ça. 

Certes, visuellement ça reste par contre assez modeste. Pas d’animation de fou. C’est, là aussi, dans le prolongement d’une série qui connaît ses priorités et préfère miser sur sa mise en scène et sur l’ambiance posée plutôt que sur ses performances techniques. Et pour le coup, l’ambiance, visuellement, elle est là: les personnages sont souvent le regard dans le vide, on comprend en un coup d’oeil leurs tracas et leurs états d’esprits, des symboles simples nous permettent de comprendre que d’autres personnages ont des choses à cacher, comme par exemple ce plan sur l’oeil de Akane où le fait qu’elle ne fasse pas partie des personnages allongés à la fin. 

Y’a pas de grande révolution, y’a rien de très original mais c’est efficace, carré et ça évite plus d’un piège. Je pense qu’il aurait été facile de commettre l’erreur de mettre un opening bien larmoyant avec des violons tristes pour nous faire comprendre que Kuzu no Honkai ça allait être une série sérieuse où les personnages vont souffrir mais à la place on a un truc musicalement assez péchu, d’une grande colère froide et le tout est très stylisé. 

Coup de coeur, du coup.

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  1. Ce qui explique pourquoi j’ai jamais rebooté Néant Vert, même si les 400 premiers articles du blog me font généralement bien cringer encore aujourd’hui.
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