Jonetsu 1.0 – Gravé dans la roche

Jonetsu 1.0 – Gravé dans la roche

M’a fallu une semaine pour récupérer mais maintenant que c’est fait, je suis chaud bouillant pour vous faire un récapitulatif de la première édition de Jonetsu, convention qui s’est déroulée le week-end du 28 et 29 Mars sur Paris. Deux spécificités: la première c’est que c’était une petite conv axée conférences/amateurs, la seconde c’est que well j’étais dans l’organisation du début à la fin. Du coup ça me paraît le bon moment pour vous faire un article qui sera pas axé que sur le week-end de convention mais sur tout ce qui s’est déroulé avant. Comment est né le projet, quelles sont les difficultés qu’on a eu à surmonter, qui est responsable de quoi, etc etc. Bref, le B-A-BA de « comment on fait une convention. » Spoiler: la réponse est « c’est chaud mais pas impossible. »

Dans tous les cas je suis évidemment très fier d’avoir participé à cette aventure. Avant toute chose, pour mettre les choses dans le contexte, ma participation à Jonetsu se tenait en cinq rôles:

1/ Être le « responsable activités », c’est à dire gérer avant et pendant la convention le contact avec les associations et les différentes organisations capable d’amener du contenu et des activités.  En plus de gérer le planning de l’espace activités. Un rôle presque symbolique au final vu le peu d’événements et de difficulté.

2/ M’occuper, en binôme avec une autre personne, de faire les annonces micros pour annoncer les conférences et les news importantes. Avec ma plus belle voix radio pour accompagner des phrases qui n’avaient grammaticalement pas beaucoup de sens par moment.

3/ Evidemment gérer les activités Thalie en tant que président de l’association, ce qui m’a fait présenter quelques jeux et vaguement superviser l’ensemble des jeux proposés ce jour là. Bon, pas tous. Après est-ce que faire des jeux c’est du boulot ou c’est du plaisir ? Les vraies questions.

4/ Préparer, organiser et présenter la cérémonie des prix Minorin, ce qui demandait finalement pas mal de boulot (est-ce le seul boulot que j’ai réellement fait ? Roh. Ptet.)

5/ Modérer la conférence de Maritan (Good Smile Company), ce qui a été un boulot léger vu que celle-ci gérait à donf et n’avait absolument pas besoin d’aide <3.

Le tapis rouge des célébrités à quelques heures de l'ouverture du dimanche
Le tapis rouge des célébrités à quelques heures de l’ouverture du dimanche (photo : Epona)

Donc en vrai j’ai surtout beaucoup blablaté  sur le forum de l’asso Nijikai pendant presque un an. And still counting. Donc je suis pas forcément le staff le plus impliqué. Ni celui qui a le plus travaillé. Donc prenez mes infos avec beaucoup de pincettes parce que ptet que je me surestime.

Bon, allez, assez d’avertissements, on y va ? Ca a commencé quand tout ça déjà ? Remontons un an en arrière…

Genèse et tout

Vous vous souvenez d’Epitanime 2014 ?

Oui, voilà. C’était un événement assez traumatisant. On a eu des diurnes de remplacement mais ce n’était pas pareil. Pour la première fois depuis, well, deux décennies, les otakus français vivaient la perte de leur convention « phare. » Cette conv montée par une asso étudiante, qui occupe les locaux d’une école d’informatique pendant 48h non stop, ou tout le monde est porté par le karaoké, le cosplay, les activités, les rencontres… Après une édition 2013 ruinée par la météo, les espérances pour cette édition 2014 étaient hautes. Mais à deux mois de la convention, l’annonce tombe: pas d’Epitanime cette année, officiellement car pas assez de staff motivés. On tombe de haut, même si les signes avant-coureurs se multipliaient depuis janvier.

Du Shigatsu Wa Kimi no Uso dès le matin en karaoké <3
Du Shigatsu Wa Kimi no Uso dès le matin en karaoké <3

On est donc début avril 2014 et du coup dans la section inter-association de la Brigade SOS, je lâche un taquin « bon on fait une conv ou on se touche ? » Et la boutade est vite devenue sérieuse. Parce que, fondamentalement, c’était un peu le rêve de beaucoup d’associatifs présents dans le coin. On constate l’absence d’Epitanime et on se dit « il faut à tout prix une alternative otaku, au cas où Epitanime c’est mort à jamais. » Eh, Epitanime 2015 à l’air très bien parti pour avoir lieu mais en avril 2014, les inquiétudes étaient légions sur le sujet. On monte très rapidement une structure, et il faut à peine quinze jours pour qu’on se lance sérieusement dans le débat, avec la recherche d’un nom d’asso et d’un nom de convention. Ah ouais ça rigole pas.

C’est alors que nait l’association Nijikai. La constitution, pas de surprise, c’est majoritairement des membres d’autres associations, principalement la Brigade SOS, Type-Moon France, Forum Thalie et Kawa Soft. Exemple frappant: le président, Yokathaking, est ainsi le secrétaire de Thalie et le président de Type Moon France. C’est ainsi un regroupement neutre et nécessaire pour simplifier ce qui aurait été un bordel incommensurable si il aurait fallu gérer la convention à partir d’un regroupement officieux de 4 associations. Si le nom de l’association arrive plutôt facilement, le nom de la convention va être un débat homérique. Eviter les noms génériques en « Japan Truc » ou les mots débiles comme « Kawaii. » Déjà réussir à instaurer l’identité de notre convention en un seul nom. Pas simple. Une cinquantaine de propositions sont disséquées. Vous avez ainsi échappé à des noms tels que Nijikai, Otakusphere, Esprit Doujin, IMACON, Osamu, Tokyo 3 ou bien encore Festival Anime Passion (c’est moi le responsable de celui là) …

Combien faut-il de staffs pour accrocher une affiche ?
Combien faut-il de staffs pour accrocher une affiche ?

Le coup de bol c’est que dès que Jonetsu, qui signifie Passion, a été proposé, ça a tout de suite été le coup de foudre. Rien à reprocher, ça sonne bien, ça se prononce bien, les noms de domaine sont libre, banco. Puis notre cercle otaku francophone à cet attachement assez marrant au mot PASSION. Impeccable.

Après on vous fera remarquer que Jōnetsu prend un macron en vrai, voire peut aussi s’orthographier Jounetsu, mais ça aussi ça a pas été décidé au pif. Sachez déjà qu’à titre perso j’ai écrit Jounetsu pendant six mois sans me rendre compte qu’on avait décidé Jonetsu sans u. Tehee.

Mais ayé, on avait une asso et un nom pour le festival, c’est pas mal, ça commençait vraiment à prendre forme. Maintenant il fallait déterminer définitivement ce qu’on y voulait y faire. Nos trois inspirations, pour caricaturer, c’était le Comic Live In Paris de 2011 auquel on aurait rajouté une bonne dose d’esprit de l’Epitanime et l’aspect panel/conférence de pas mal de conv ricaines. En somme avoir un événement qui mette vraiment en avant la scène de la création amateur en France, qui soit à taille humaine afin de favoriser les rencontrer dans une ambiance détenue et avoir un programme de conférences qui permette à de nombreuses personnes de s’exprimer devant un public curieux sur des sujets toujours plus variés.

En somme: du fanzine + des activités + des conférences.

La salle activité, peu avant d'être envahie de joueurs sur-motivés
La salle activité, peu avant d’être envahie de joueurs sur-motivés (photo: Epona)

D’autres volontés se greffent ensuite à cela: la volonté de nous tenir loin de tous stands professionnels un peu sombres et prompts à vendre des produits contrefaits, un aspect un peu moins poussé sur le cosplay qu’une convention ordinaire ou bien tâcher de viser un public connaisseur tout en essayant de ne pas non plus exclure un public familial ou qui souhaite découvrir plus de choses sur le sujet de l’animation. Enfin le choix de la date est un débat assez binaire, un coup d’oeil sur le calendrier nous montre que deux réelles possibilités si on veut exister sans se faire piétiner par une autre grosse convention: soit fin mars, soit la Toussaint. C’est parti pour mars 2015.

L’été débute et on a donc ce nom, cette structure et une visualisation concrète de ce qu’on veut que la convention soit et quand on veut qu’elle prenne place. Le président (Yoka) et le secrétaire (Kabu) profitent de Japan Expo pour d’ors et déjà faire le tour des professionnels, des éditeurs et de toutes autres personnes qu’on juge pertinente pour la préparation du salon. Eventuels conférenciers, stands sur place, etc etc. Bref après ce grand tour qui a quand même pris les cinq jours, les réactions sont nombreuses et variée mais dont le bilan semble être que la démarche semble suffisament appréciée, y compris chez les professionnels, pour nous prouver que c’est pas une idée à la con et qu’on creuse sur un bon chemin.

Faire une conv pour mettre des afichettes à la con dans les toilettes: check
Faire une conv pour mettre des affichettes à la con dans les toilettes: check

La tête dans le guidon: les six mois préconv

Après un été plutôt tranquille vient la rentrée, et commence réellement les deux premiers défis:

1/ Trouver un endroit où organiser ça

2/ Trouver l’argent

Et ces deux points sont, vous vous en doutez, très liés. Plus le budget à notre disposition est haut, plus on peut louer une grande salle. Sauf que, surprise, de l’argent on en a pas énormément. Des subventions ? Difficile – l’état en donne de moins en moins et surtout pas à des associations qui n’ont rien prouvées. Des sponsors ? Difficile – l’industrie des cultures japonaises en France est dans une situation compliquée et n’a pas forcément envie de jeter de l’argent dans un projet mené par une association… qui n’a rien prouvée. Alors on mise sur les ventes d’espace à des stands pros, sur les ventes de ticket… et sur des dons et des prêts personnels de membres de l’association. Ils sont plusieurs à avoir donné entre 100 et 500€ pour que cette conv ait lieu, et je ne parle pas de Yoka qui a carrément fait un petit boulot tout le mois de décembre dont la quasi intégralité du salaire a servi à financer Jonetsu. Pas mal le président.

Quant aux lieux, c’est un peu moins d’une dizaine de salles qui sont visitées. Beaucoup sont rapidement impossibles à cause du prix. Mais, à nouveau, le choix se fait plutôt vite: ça sera le Seven Spirits, dans le 13e.  Choix motivé par le prix, la polyvalence de la salle, la possibilité d’avoir une vraie salle conférence et les nombreux avantages garantis par la salle qui vont alléger notre budget. On en sort certes un peu chagriné d’avoir finalement un espace assez limité mais heureux de toutes les contraintes qui se sont envolées et rassurés d’avoir une salle où s’installer. En plus le symbole involontaire est amusant: c’est à une station de tramway de l’école Epita. Comme si on souhaitait rester voisins.

La salle le vendredi midi, 20h avant le début de l'installation
La salle le vendredi midi, 20h avant le début de l’installation de la convention et alors qu’une soirée étudiante commençait à se préparer

C’est là que la conv devient concrète dans les esprits. Je vous raconte pas le jour ou j’ai visité la salle avec Yoka et où j’ai compris que, ayé, ça allait être là. Du coup il faut y’aller, on est mi octobre et la conv devrait avoir lieu dans même pas six mois. Dis comme ça, c’est un peu yolo, c’est sûr. D’ailleurs nombreux ont été ceux qui, non sans raison, s’inquiétaient de ce délai très serré et tenaient vraiment à décaler de six mois voire d’un an la date prévue. Et c’est ça qui est finalement le plus fun, avec du recul: Jonetsu 1.0 est une conv réfléchie depuis un an, mais dont le moteur a réellement démarré sept mois avant le début de l’évenement, après cinq mois de chauffage. Est-ce un modèle à suivre ? Pas forcément. Est-ce que ça nous a finalement nuit ? Holala, pas du tout.

Du coup, moi je suis là à être responsable activités. Au début je visualisais un espace géant. Je savais exactement ce que je voulais: du karaoké non-stop, un coin jeu vidéo et une scène pour des quizz et des activités animées par des assos variées. Et, allez, si on a un rab de place, on invite une asso qui viendrait avec son stand proposer du dessin ou des jeux traditionnels. Et puis essayer d’organiser un concours de cosplay, quand même, parce que même sans le strass et les pailettes, c’est toujours cool !

Bon, évidemment, tout n’est pas aussi simple. Déjà, on constate très vite que la place va manquer et que si on veut accueillir 500 visiteurs simultanément sans que ceux-ci ne se sentent comme dans un RER B entre Chatelet et Gare du Nord, il va falloir sacrifier des choses. Au revoir le jeu vidéo ! Est-ce qu’on a un endroit ou on pourrait mettre du karaoké sans que le bruit envahisse toute la convention ? Nope. Au revoir le karaoké ! Un stand pour une asso « traditionnelle » ? Compliqué.

Un des petits décors pour Figurines du stand Good Smile (Photo: Epona)
Un des petits décors pour Figurines du stand Good Smile (Photo: Epona)

C’est le moment de préparation de la convention où on joue tous à Tetris. Comment caser X tables de fanzine et 3 stands professionnels dans une salle à la superficie limitée ? Comment tirer le mieux parti de notre espace ? Une vraie prise de tête. Est-ce qu’on y est arrivé, finalement ? Je pense. Il reste des petites erreurs (on aurait du faire une salle acti plus grosse) mais honnêtement les responsables de l’agencement et du plan ont assurés comme des chefs.

Du coup on va dire que novembre/décembre c’est la terrible période, un peu décourageante, de l’essorage. On prend toutes les idées qu’on avait, tous les concepts qu’on voulait dans « notre convention parfaite » et tout ça est jeté, proposition par proposition, sur le mur de la réalité. Un mur tenu par deux piliers en béton indestructible: la place et l’argent. Avec un mantra pour faire passer la pilule: les idées qui ne passent pas le check ne sont pas jetées et incinérées mais plutôt rangées dans le grenier en attendant l’année suivante. Yep. 

C’est en janvier qu’on déstresse.

Parce que fondamentalement si la conv a eu lieu c’est surtout grâce à trois personnes, auquel je vais rendre hommage dès maintenant:

– Yoka, le président de l’asso qui s’est vraiment donné corps et âme pour tout lancer. Ca a quasiment été son boulot à temps plein pendant six mois ! Et non seulement il n’était pas rémunéré mais en plus il a, comme je l’ai dit plus haut, bossé à coté pour pouvoir financer cette conv. Le garçon étant en plus plutôt charismatique (sauf quand il est stressé sur les plateaux du 101% de Nolife), inutile de dire que sans son bagoud et sa volonté, il nous aurait manqué beaucoup de choses.

– Kabu, le secrétaire et le cerveau derrière la conv. Celui qui a fait les tâches ingrates, qui s’est pris la tête sur le moindre détail, qui a pensé, repensé la conv. Celui qui était prêt à discuter pendant une nuit entière du prix et de la composition des sandwichs. Lui aussi s’est investi quasiment à temps plein pendant une section de temps de six mois pour faire tout ce que personne ne voulait faire.

– Enfin, Nobody. C’est son pseudo. Elle a rejoint le projet un peu plus tard mais a pu trouver l’argent qu’il nous manquait et qui a été précieux. Grâce à elle, on a pu aborder les derniers mois sereinement. Et si encore il n’y avait que l’aspect financier sur lequel elle a sauvée nos nerfs et nos miches ! Elle a été la matière grise derrière tout l’aspect nourriture de la convention et a dirigée courageusement cette équipe de l’ombre qui, pendant toute la conv, était aux cuisines plutôt que profiter du projet. Ces galériens qui se sont sacrifiés pour réaliser ces sandwichs qui sont aujourd’hui plutôt populaires. 

Yoka qui fait son job de président et qui corrompt les fanzines à coup de venoiseries (Photo: Epona)
Yoka qui fait son job de président et qui corrompt les fanzines à coup de viennoiseries (Photo: Epona)

Du coup c’est en janvier qu’on arrive à trouver un sponsor (l’épicerie Wing Seng), par la grâce de Nobody, et que nombre de membres arrivent à donner assez de leur poche pour permettre un budget serein. Il permet pas des folies mais, au moins, on aura pas à avoir plus de visiteurs que de place possible pour être dans le vert, ce qui est pas mal. Oh, et on a une affiche qui tue aussi:

Printemps01

Du coup c’est à peu près à cette période là que va naître la figure mystique du sandwich au poulet. Et dieu sait qu’on a poussé la blague très loin.. A la base, on s’était posé la question de « on met quoi dans les sandwichs » et après des -vrais- débats (« on met de la mayo ou pas ? » « j’aime pas la mayo donc non » « wolala vtff » « ta mère d’abord » etc) on avait décidé d’être sage et de proposer soit Poulet soit Thon. Dans la première version de l’affiche, réalisée par le très talentueux Grimm, celui-ci avait été taquin et avait mis « du poulet » dans la liste, histoire de caser une blague et de faire une référence à cette vidéo qui utilise de manière amusante des clichés un peu raciste. On est pas parfait.

Bref, c’était drôle mais du coup devinez quel est le connard qui a dit « ouais ça fait un peu private joke, faudrait mettre sandwich au poulet à la place. » Après un -vrai- débat (« t’es chiant » « non c’est toi qui est chiant » « bon vous faites tous chier je met sandwich au poulet » « va niquer kirito », etc), le terme sandwich au poulet est resté sur l’affiche. Puis, bon, c’est sur l’affiche alors autant commencer à en être fier. Du coup on en a parlé partout. Tout le temps. Ca a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Du coup la pression. Du coup on s’est assuré que les sandwichs sur place soient à la hauteur du buzz. Que nos sandwichs soient plus Zelda Ocarina of Time que Destiny ou Duke Nukem Forever, vous voyez ? Du coup on a pris les meilleurs ingrédients, le meilleur prix et les équipes en cuisine se sont déchainées pour faire des trucs qui font HONNEUR au concept même de sandwich au poulet. Du poulet, de la salade, de la mayo qui défonce, des tomates, des baguettes fraîches emmenées par le boulanger le matin même, VOILA. TROIS EUROS. ON FOUT LA HONTE AUX SANDWICHERIES PARISIENNE, TRANQUILLE.

Résultat: Sebastien Ruchet les a kiffés.

VOILA. C’EST COMME CA QU’ON FAIT UNE BLAGUE CHEZ NIJIKAI. DE MANIERE PRO ET POUR AVOIR DES RESULTÂTS CONCRETS. BAM BAM.

Sandwich fat au poulet
Sandwich fat au poulet

Dire que les deux derniers mois pré-conv ont « glissés tout seul » serait un peu mensonger parce que je n’étais pas vraiment celui qui bossait le plus à ce moment là et je suis sûr que Yoka, Kabu ou d’autres seraient pas d’accord avec moi mais tout s’est, à partir de là, goupillé comme il fallait. Toute la batterie de la com avait commencée et honnêtement elle donnait des résultats satisfaisantes. On a même un premier « gros » invité ! En effet, Tsuka était déjà prévu de longue date pour animer une conférence sur le sakuga et les techniques d’animation mais quand il dit un jour « ha je vais ptet ramener un binôme » et qu’il lâche tranquillement le nom de Yann le Gall, ok. C’est pas un nom forcément ULTRA vendeur (honnêtement, je savais pas qui c’était avant qu’on me le dise, bon) mais d’un point de vue image, il collait admirablement bien avec le but de la conv, en plus d’être extrêmement pertinent dans le cadre de la conférence qu’il allait co-animer.

DONC VOILA. On est détendu, le vendredi avant la conv est diffusé l’épisode de 101% sur Nolife ou Yoka et Grimm viennent parler de la convention (et d’un gigantesque-nuage-de-sueur.) L’après-midi on s’est amusé à flécher le parcours de la station de tram jusqu’à la salle. Ok ça allait avoir lieu. Seul souci théorique: les tables qu’on a reçu sont beaucoup plus grandes que prévues (parce que les devis ont mal été lus.) Pas dramatique en soit. Avec du recul, quand on se rend compte à la veille d’une conv que le plus gros problème ça allait être des tables un poil trop grandes, ça va. Y’a eu pire j’imagine.

Les fanzines s'installent le samedi matin, sans pression (Photo: Epona)
Les fanzines s’installent le samedi matin, sans pression (Photo: Epona)

Voilà la convention

SE LEVER A 5 HEURES 30 DU MATIN.

YEAH.

Je suis donc parti de chez moi à 6h10, accompagné d’Utsu, qui était une des deux charmantes hôtesses d’accueil de la conv. Vous lui avez peut-être dit bonjour. J’espère que vous lui avez dit bonjour. Elle le mérite.  Non mais ho. Bref, on arrive sur place à 7h30, on est en mode « bon allez on passe 2h à installer, on est chaud. » Bon, spoiler: on aura quasiment fini de tout installer au bout de trois quarts d’heure. Trop de staff pour pas assez de trucs à installer, les vrais problèmes. Bref sonnez hautbois résonnez musettes, la convention ouvre ses portes à 10h10. Et du coup comme on avait des croissants en rab, on les a distribué à la foule qui est devant. Cheap heat.

Oui alors d’ailleurs, c’est vachement impressionnant d’avoir des gens qui attendent. Tu checkais Twitter avant ça, tu voyais les gens qui disaient « ouais je vais à Jonetsu ça a l’air cool », bon, ok, c’est juste des pseudos. Mais quand c’est concret devant toi, ok. Surtout que la météo a pas été clémente et qu’il fera un temps médiocre tout le long du week-end. C’est le risque de faire une conv en Mars, yep (′︿‵。). Enfin bref, c’est plutôt cool et ça rentre bien.

Des gens très contents d'entrer le samedi matin
Des gens très contents d’entrer le samedi matin (Photo: Epona)

Pour décrire l’intérieur à ceux qui n’y étaient pas, la salle était donc divisée en deux parties: la partie principale, avec les stands fanzine, les stands pros, la projection en permanence d’une playlist qui mixait éléments du programme et diffusion muette de sakugas / scènes d’animation extraites d’animés divers et variés. A chaque fois avec le titre de l’animé et le nom de l’animateur qui s’est occupé de la section montrée. C’est un truc que j’ai quasiment découvert sur place et c’est vrai que c’était une idée éducative et plutôt cool ! J’ai ainsi découvert que y’avait de la vraie animation dans Mekakucity Actors, c’est un peu fou. Y’avait pas mal de séries différentes pour un total d’environ 200 extraits, ce qui était pas mal – la playlist bouclait toutes les trois heures environ, ce qui était suffisant pour ne pas lasser.

L’autre partie c’était la salle de conférence. Environ 80 places assises, un bar et une scène. Le centre de la maison, comme dirait Cuisinella. Evidemment, vous avez pu le remarquer si vous y étiez, c’était une salle sympa et confortable… mais on y voyait très mal le bas des diaporamas projetés. Et même si des rideaux avaient été installés, la salle n’était pas encore suffisamment sombre pour permettre aux personnes des rangs du fond (qui ne voyaient pas donc pas le bas des diapos) d’observer ce que projetait un second vidéo-projecteur sur un mur plus en arrière. Le vidéo projecteur a néanmoins pu être réhaussé durant la matinée du dimanche mais c’est vrai que là dessus c’était honnêtement un peu frustrant… mais à moins de forcer tout le monde à s’asseoir par terre, il n’y avait pas vraiment de solution.

Prof Maritan en plein cours de figurine (Photo: Epona)
Prof Maritan en plein cours de figurine (Photo: Epona)

Malgré tout le planning des conférences sur le week-end restait le point fort  de la convention et là dessus, pas de déception. Quand je n’étais pas en train d’animer des jeux, j’étais souvent dans la salle en train d’observer avec beaucoup d’interêt ce qu’il s’y passait. La conférence Ghibli est-il mort a ainsi passé le baptême du feu et s’est déroulé sans soucis majeurs, avec deux membres de Thalie, Nock et Nemo, qui ont tachés de revivre sur l’histoire du studio et de faire la liste des personnalités majeures du studio. C’était une « rediffusion » de Japanantes mais j’avoue que revoir deux fois la même conférence ne m’a pas particulièrement gêné. Suis-je un peu biaisé vis à vis de mes membres d’asso ? Sans doute. Du coup j’éviterais un jugement définitif et ptet consanguin.

La conférence Ofelbe/Ototo sur le jeu vidéo dans les animes, mangas et LN était attendue entre autres parce que deux grosses annonces avaient été teasées. Si j’ai loupé la première partie de la conférence, j’ai pu assister aux annonces et, well, autant le manga Accel World n’est pas froncièrement ma tasse de thé, autant l’arrivée en France du light novel Log Horizon me parle beaucoup plus. C’était ensuite suivi par une conférence dédiée à la production d’un anime, présentée par Olivier Fallaix (Crunchyroll, ex-Animeland) et Yoka. Et si c’était très intéressant, la passion des deux hommes pour le bavardage a fait que la conférence s’est un peu trop allongée. Teehee. Du coup ceux qui ont commencés en retard et payés les pots cassés c’était les gens de studio-SHAFT.fr, conférence qui fut en plus à peu près la seule à se taper des soucis techniques de fou. A croire qu’ils ont été sacrifiés au grand dieu karma puisque les autres conférences se passeront de manière beaucoup plus fluide.

Le Yalta de la Japanimation en France, avec deux staff Crunchyroll et un staff Wakanim (Photo: Epona)
Le Conseil de Sécurité de la Japanimation en France, avec deux staff Crunchyroll et un staff Wakanim (Photo: Epona)

Bon, et le samedi s’est terminé sur les prix Minorin, que je présentais. C’était… un peu le dawa. Je m’étais dit courageusement « tiens je vais présenter et tout gérer depuis mon pc en même temps. » Oh bah c’était une idée à la con. Je sais ce que je ne vais pas faire l’an prochain, c’est sûr. Reste que malgré quelques bidouilles techniques au début, la cérémonie semble avoir rempli son rôle: être divertissante, servir de bilan de l’année écoulée et, peut-être, faire découvrir des choses à d’éventuels membres du public. Même si certains prix restent toujours incompréhensible: le prix du meilleur Ending n’a ainsi aucun sens, malgré 33 personnes dans le jury qui ont offert pour le reste des prix des résultats logiques et indiscutables. Sauf le prix de meilleur ending que personne n’arrive à expliquer. Mais bon, les résultats seront publiés officiellement d’ici la fin avril sur le blog, donc un peu de patience et vous pourrez juger de la pertinence du concept !

Ah, et vous n’avez pas compris le coup du « Meilleur Jésus » ? Oh bah si ça peut vous rassurer… moi non plus.

Non, en vrai, j’ai passé une bonne partie du mois de mars a travailler sur cette cérémonie. Que ça soit contacter des jurys, comptabiliser des votes, réaliser des vidéos, des classements, des présentations… C’est un vrai travail de longue haleine. J’espère donc que le sérieux de la démarche s’est ressenti, malgré une organisation sur place qui pouvait paraître assez bordélique. J’en profitais pour expérimenter quelques trucs (faire venir des gens sur scène pour témoigner, par exemple), et du coup je visualise ce que je peux gérer et ce qui est encore trop « ambitieux » ou pas une si bonne idée que ça. La prochaine cérémonie sera donc meilleure. En vrai je suis pas satisfait de la manière dont s’est déroulée la cérémonie mais c’est parce que je suis assez perfectionniste sur tout ce qui concerne les prestations scéniques. C’est mon passé théatral qui apprécie mal les improvisations mal gérées, on va dire. Après, confession: je suis rarement satisfait par ce que je fais, ever. 

Enfin j’avais un noeud papillon et ça c’était cool.

Pendant ce temps, ça vend plein de figurines (Photo: Epona)
Pendant ce temps, ça vend plein de figurines (Photo: Epona)

Pour continuer sur les conférences, le dimanche a été un long fleuve tranquille: la conférence Crunchyroll/Wakanim sur le simulcast s’est déroulé dans une bonne ambiance et a été plutôt riche en enseignements – complétant en quelques sorte la très courte conf qui avait eu lieu à Japan Touch sur le même sujet – , la conférence Good Smile Company était très vivante et même si elle était toute seule, Maritan a offert une sorte de court magistral très vivant et riches en enseignement – particulièrement sur comment repérer des contrefaçons. Arrivait ensuite la grosse conférence de deux heures sur les Sakugas, présentée par Tsuka et Yann le Gall, que j’ai suivi en picorant, passant le créneau à faire des allers-retours entre la salle conf et le reste de la convention. Je dois avouer pas être très passionné par l’aspect technique mais en même temps la structure du très gros créneau (l’exposition de nombreux artistes, vidéos à l’appui) permettait de pouvoir la quitter pour la rejoindre en cours de route un peu n’importe quand. Honnêtement je croyais pas qu’une conférence sur ce sujet pourrait intéresser des gens et, surprise, la salle était pleine du début à la fin. Et beh.

La dernière conférence auquel j’ai pu assister c’était celle de Mangacast qui expliquait, PPT riche en informations à l’appui, comment se faisait le chemin d’un manga en France. Comment était-il trouvé, traduit, adapté, distribué, marketé ? C’était vraiment passionnant de bout en bout. Enfin, la journée s’est conclut pour moi, après une dernière heure de jeux et de fun, sur la première projection de l’AMV Enfer 3. Et oh boy, oh boy. 

TEASER (Photo: Epona)
TEASER (Photo: Epona)

La vidéo sera dispo sur l’Internet d’ici la fin du mois mais en tout cas si je peux me permettre de vous teaser si vous ne l’avez pas vu: c’est vraisemblablement le meilleur AMV Hell-like ever. Autant le second AMV Enfer je continuais à lui préférer le quatrième AMV Hell, autant le troisième, là, je peux rien dire. D’une durée d’une heure et demie, on y trouve vraiment une ribambelle variée de sketchs et de musique particulièrement hypnotisante.

Y’a des skits oufs, d’autres skits hilarants, y’a aussi bien de l’humour que du musical cool, bref y’a tout qui est au vert. Le seul léger défaut est, à mon goût, une variété limitée d’animes qui fait qu’on retrouve beaucoup les mêmes dix séries. C’est loin d’être dramatique et ça ne ruine pas le plaisir global, contrairement à un AMV Hell 7 qui lui souffrait réelleement d’un manque de variété musical (ce qui était pénible.)

 

Pendant ce temps, un militaire amiral distribue des croissants (Photo: Epona)
Pendant ce temps, un militaire amiral distribue des croissants (Photo: Epona)

Du coup revenons à la salle principale de l’événement. Trois stands professionnels étaient présents. Le stand commun Good Smile Company / Hobby Addicts a ainsi été pris d’assault le samedi matin puisque GSC avait décidé de ramener quelques nouveautés venues du WonderFes, à commencer par des nouvelles figurines Hatsune Miku ce qui est toujours une bonne raison d’envoyer de l’argent. A coté on retrouve Ototo/Ofelbe qui venait sans les mangas Taifu (:() mais avec leurs lights novels tous beaux tous chauds, c’est à dire Spice and Wolf et Sword Art Online – ce qui sera semble t-il leurs meilleures ventes du week-end (d’ailleurs fun fact: d’après leurs déclarations en conférence, Spice & Wolf semblait avoir plus de succès à Jonetsu que SAO.) Enfin, Japan’s Doors était là pour les plaisirs otakus habituels: doujinshi, livres, etc.

A coté des pros, il y’avait bien évidemment les fanzines, avec plus de vingt-cinq cercles différents pour un nombre d’artistes total que j’aurais du mal à estimer. On y trouvait tout le petit cercle Doujinsphere (Mi-eau, Tsundereko, Raynart, Sedeto, etc) mais aussi une gamme variée allant de Kokoro à Sanouss en passant par VoxWave ou Wako Factory. C’est un poil plus de fanzines qu’à la Moe Matsuri de septembre et le cadre détendu permettait un contact facile avec ces artistes, ce qui était l’objectif recherché. Un petit stand de live painting s’est même lancé dans le courant du samedi et les artistes se sont succédés pour y faire des petits dessins en live. Une activité lancée un peu à l’improviste, ce qui explique une localisation un peu perdue et une absence de chaises, ce qui aurait pu permettre aux gens de se poser et de regarder les artistes faire péter leur magie. Comme Yann le Gall le dimanche après-midi:

Yann le Gall qui dessine tranquille pépère
Yann le Gall qui dessine tranquille pépère

En parlant « de se poser » et de voir des gens « faire péter leur magie », la salle activités était bien trop petite et j’en suis désolé en tant que responsable activité. Je me disais « 25 places ? Ok ça le fera. » Sauf que non. L’endroit a été bondé du début à la fin et il y faisait du coup une chaleur monstre. Du coup là aussi je suis un peu frustré, j’aurais du être plus ambitieux et pas sous-estimer l’attrait des jeux et des quizz. Pourtant c’est censé être mon domaine vu que c’est un peu ce que je fais en conv depuis cinq ans. Teubé.

Dans tous les cas, il y’avait dans cet espace une bonne ambiance constante et c’est le principal. Mais, comme l’a suggéré de nombreux visiteurs sur les formulaires de sondage situés à la sortie, il aurait fallu un espace plus grand, plus confortable voire un second espace. Et c’est totalement vrai ! Encore une fois, c’est un souci de place et d’argent, hélas. Je pense qu’avec un petit espace JV qui aurait fait tourner du Smash, du Mario Kart et, mettons un jeu au pif genre du Hidden in Plain Sight, le coin activité aurait été moins débordé.

Le plan sur le projo, entre deux diffusions de sakugas rigolos
Le plan sur le projo, entre deux diffusions de sakugas rigolos

A ce titre, tant qu’on est dans les occupations, l’interêt principal de la convention était surtout de favoriser les rencontres d’otakus. Malgré la petite taille, on a essayé de mettre des espace suffisamment larges pour que les gens puissent discuter entre eux sans gêner le passage. Que des gens puissent discuter avec une artiste sur un stand sans boucher une allée. Ce genre de considération. Mais notre espoir était aussi que la météo soit suffisamment bonne pour que les gens puissent discuter dehors (les sorties n’étaient pas définitives et on avait évidemment adopté le même système de bracelets qu’Epitanime ou le Stunfest), ou que les cosplayers aillent faire du photoshoot dans le parc en face.

Mais il a plu la moitié du temps. Et il faisait frais. Meh. Ou était le foutu printemps.

Visualisez moi avec un visage triste pendant que je tape la phrase précédente. Merci.

Des figurines qui s'ébattent joyeusement dans une vitrine (photo: Epona)
Des figurines qui s’ébattent joyeusement dans une vitrine (photo: Epona)

En soit les défauts de Jonetsu ils sont pas durs à comptabiliser: pas assez d’activités, pas assez de place en salle conférence, pas assez de contenu. Du coup si vous aviez une conférence qui vous intéressait pas, les occupations alternatives étaient maigres. Si vous veniez seul et que vous étiez un peu timide (je juge pas, j’ai fait des conventions comme ça, c’était les pires), il y’avait des chances que vous vous ennuyez un peu ou que vous fassiez vite le tour de la convention.

Après tout cela vient, encore une fois, de ces fameuses contraintes de place dont nous étions nous mêmes conscients et frustrés. Du coup le choix a été fait de favoriser qualité à quantité avec, par exemple, un planning conférence travaillé et varié. Dans nos rêves les plus fous on a une seconde salle conf, un espace kara, un espace JV, des dizaines de stands pros auquel on peut faire confiance et qui ne se moquent pas de leurs clients, des endroits pour les cosplayeurs, des invités japonais, tout ça en gardant une échelle humaine, passionnée, amicale et respectueuse du visiteur. Encore une fois il a été cruel le moment ou on a dû sacrifier un par un toutes nos envies pour pouvoir rester modeste sur cette première édition afin de ne pas s’écraser dans la Cordillère des Andes de la Réalité Financière.

Du coup on a été assez transparent là dessus et on misait pas mal sur l’intelligence du visiteur: on espérait avoir des gens qui savaient pourquoi ils payaient leurs tickets. Qu’ils aient conscience avant de venir de tout ce qu’il y’aurait à leur disposition, qu’ils viennent avec un programme en tête de ce qu’ils comptaient faire de leurs deux jours. Qu’ils ne viennent pas avec des attentes démesurées. On espère que ça a marché.

Le stand de Mi-eau, pour vos besoins choupis (photo: Epona)
Le stand de Mi-eau, pour vos besoins choupis (photo: Epona)

Du coup c’est au final 700 personnes qui étaient présentés sur l’ensemble du week-end. C’est honnêtement pas mal pour un projet monté en un an, sans finances préalables et avec une communication qui n’a commencée que très tardivement. J’étais le seul de l’asso à flipper que y’ait trop de monde et qu’on doive refuser des accès pour raison de sécurité, ce qui prouve que quand je fais des prévisions, je suis d’une crédibilité à tout rompre. On a évité les écueils d’organisation sur l’ensemble du week-end et, à première vue en observant réseaux sociaux et sondages, le retour critique des personnes qui étaient sur place est positif. Ce qui est encourageant.

Le pari de faire une convention très axée Passion/Fanzine/Conférences semble donc avoir fonctionné et nous permet d’envisager sereinement l’avenir. Si il n’est évidemment pas encore possible de confirmer une seconde édition, aucun membre de l’association ne sort dégouté de l’expérience. En somme, pas de drama, pas d’inquiétudes, pas de regrets et… c’est chouette. La première fois s’est bien passée !

En somme je suis heureux et fier d’avoir pu participer à cette aventure.

Ce qui est chouette.

Y’a plein de gens à remercier: l’équipe du Seven Spirit qui nous a chouchouté tout le long des deux jours, la team qui a été en cuisine (Raton, Trit’, Draco, Nobody, Tsuchi, QCTX, Corti et j’en oublie sûrement je suis désolé) et qui s’est défoncée pour produire la nourriture nécessaire sans vraiment profiter de la convention qu’ils ont pourtant aidés à organiser depuis pas mal de temps, les conférenciers et les professionnels qui ont eu confiance envers le projet, les amateurs qui ont montrés un réel enthousiasme et, évidemment, les visiteurs qui ont fait le déplacement et ont fait preuve d’un comportement exemplaire tout le long de l’événement. Zéro incident, toujours plein de politesse et de bonne humeur, le public de Jonetsu était un public de qualité. Bravo !

Jonetsu23
On a tous signé une affiche à la fin, et voilà ce que je n’ai pas mis

 

Voilà voilà. Du coup je vous dis salut, je conclus cet article et je pars mater des fanarts d’Hestia et de sa ficelle, ++

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10 réactions au sujet de « Jonetsu 1.0 – Gravé dans la roche »

  1. le toonist financé par les 893 & leurs pachinko et le jounetsu sans U financé avec l’argent blanchi d’une épicerie chinoise de Paris XIII, il est beau le monde de l’organisation des conventions en France !

    maintenant que tu le dis, je n’avais pas vu le délire sur le poulet sur l’affiche. je n’avais point fait gaffe.

  2. C’est sympa de connaître les ficelles derrière l’organisation de la convention (sans mauvais jeu de mots, ahem). Cette histoire du sandwich, nom de dieu.

    Par contre, le son de la salle de conférences était à la limite du déchiffrable (voire inaudible) dans les rangées du fond. Du moins, c’était le cas samedi.

    Au final, ça résume bien l’avis positif que j’ai de Jonetsu, et je dis oui cash pour de futures éditions avec la même ambiance et organisation.

    Ah, et qui a eu cette idée de foutre des affiches décalées dans les toilettes ?

  3. Ça avait l’air bien, même si je ne pense pas être le public visé (seule la conférence avec Yann Le Gall m’aurait vraiment intéressé) et que j’habite de toute façon bien trop loin. J’espère pour vous que vous remettrez le couvert l’année prochaine.

  4. Très sympa cet insight !
    J’ai beaucoup squatté le coin activités mais les conférences se prêtaient très bien au passage express. J’en ai vu peut être 3 entièrement et 4 autres en partie (sur la fin) et c’était toujours très intéressant.

    (Pour le sandwich au poulet, j’avais vu ça comme la nourriture-mascotte en réponse aux célèbres galettes saucisses, pas mal d’avoir l’origine du délire !)

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