Let’s get dangerosu

Let’s get dangerosu

Ok, article fourre-tout.

On y va.

C’est parti.

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J’ai enfin pris le temps de terminer la première partie de la seconde saison de Durarara!! et, oui, avec leur découpage en trois parties c’est super relou de décrire où on en est. Certains me diront que j’ai presque six mois de retard mais d’une, la fable de la lièvre et de la tortue, et de deux, le premier arc – les quatre/cinq premiers épisodes – donnait super pas envie de continuer. C’était une sorte d’arc sans enjeux, ultra léger mais ni très drôle ni très intéressant. J’étais limite en train de flipper du genre « c’est l’arc qui est moins bien ou en fait Durarara c’est mieux dans mes souvenirs ? »

Heureusement, la seconde partie de la saison était beaucoup plus convaincante, offrant un arc bien mieux construit, avec une réelle intrigue qui est construite façon Narita: au départ on a plein d’intrigues parallèles pas forcément toutes très passionnantes mais peu à peu celles-ci vont se rencontrer et former une conclusion assez mémorable. Sans surprise, c’est exactement ce qui est arrivé. En plus ça a un peu joué avec mes attentes: j’ai passé tout l’arc à me dire que Mikado devenait borderline pénible – c’est pas sa faute c’est son rôle dans l’échiquier d’Ikebukero – mais la scène du stylo m’a bien eu et du coup j’ai hâte d’en voir les conséquences par la suite.

Parait que la saison est un échec commercial au Japon (les DVD/BR se vendent beaucoup, beaucoup moins bien que la S1) ce qui est compréhensible vu le temps écoulé depuis juin 2010 et la fin de Durarara mais, eh, au moins je regrette pas que cette seconde saison ait été conçue. Maintenant j’attendais que la seconde partie de la seconde saison soit terminée pour me la marathoner et me préparer à la troisième partie de la saison et, non, rien à faire, c’est relou ce découpage.

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Heureusement niveau découpage, EyeShield21 est beaucoup moins pénible puisque, comme tous les mangas du monde, il est découpé en chapitres et en volumes. On m’a toujours dit énormément de bien de ce manga centré sur le football américain mais le fait que ça soit un sport que je ne maîtrise que peu m’a longtemps fait reculer. Puis j’ai lu Nononono sur le saut à ski et à partir de là je me suis dit que n’importe quel sport je pouvais gérer. Puis ça serait con de pas lire un manga dont non seulement on est unanime dans mon entourage sur sa qualité mais qui en plus est dessiné par fuckin’Murata, dont j’ai découvert le style sur le remake de One Punch Man dont on parle aujourd’hui partout autour du monde.

Et, effectivement, c’est bien bonnard. J’en suis au 13e/14e tome et, même si j’avoue pas encore avoir compris toutes les règles du football américain, c’est assez facile de se laisser porter parce qui est un manga sportif d’une efficacité absolue. Les personnages extravagants et cet univers haut en couleur aide également énormément la série à se trouver une véritable personnalité, un attrait qu’on ne trouve pas ailleurs. C’est facile à lire, vraiment fun, la série parvient donc à remplir ses objectifs alors que je n’en suis qu’au tiers.

Donc voilà, on est en 2015, et je vous conseille de lire EyeShield21. Eh, avoir dix ans de retard c’est pas dramatique en soit.

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Du coup pour se tourner vers plus récent, je dois avoir être plutôt peiné par Gakkougurashi, ou School-LIVE en Occident, cette fameuse série tranche-de-vie-moe qui en fait est, well, une histoire de survie en milieu zombie. Le premier épisode joue même avec ça tout le long: pendant vingt minutes on croit avoir une série à-la-K-On avec des filles mignonnes qui font des trucs mignons, c’est pas très drôle, pas très original, puis paf surprise, tout est une désillusion de l’héroïne et en fait depuis le début elles sont juste quatre survivantes (et un chien) enfermées dans l’école.

Y’a plein de bonnes idées: le fait que les trois filles essaient de continuer à convaincre la quatrième que ses délires de « tout va bien » sont bien réels afin qu’elles puissent s’accrocher à quelque chose et pas sombrer dans la folie de leur situation, c’est intéressant. Mélanger une esthétique colorée et moe à une série horrifique et parfois cruelle, c’est là aussi une bonne idée. Mais c’est ces terribles cas où j’ai beau constater que j’ai affaire à un truc intéressant devant moi dont, hélas, je ne parviens absolument pas à m’intéresser plus de cinq minutes. Je trouve ça lent et, hélas, pas super passionnant. Du coup je m’ennuie vite alors que, techniquement, je devrais trouver en cette série plein de choses intéressantes à voir.

Bon, ça arrive. Dans tous les cas, School LIVE, de part son idée initiale, devrait rester dans mes mémoires, ce qui n’est pas tout à fait perdu.

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Le harcèlement scolaire et l’ijime sont des sujets de plus en plus présents dans le monde du manga, pour une raison que je n’arrive pas vraiment à expliquer mais qui, en tout cas, témoigne bien d’un mal de plus en plus central au sein de la société scolaire japonaise. Koe de Katachi ou LIFE, par exemple, sont des ouvrages qui ont décidés d’évoquer le sujet à bras le corps. Mais c’est aussi le cas de Kasane, un manga récent, débuté en 2013. Cinq volumes sont sortis au Japon à l’heure actuelle mais je n’ai évidemment pu lire que les deux tomes traduit en langue de Shakespeare.

Le scénario est en tout cas très intrigant: on a une héroïne nommée Kasane, dont la mère était une actrice superbe et renommée mais hélas décédée. Problème: de sa mère, la petite Kasane n’a absolument pas récupéré la beauté et est même d’une laideur réellement repoussante, à tel point que son père l’abandonne et s’enfuit. Evidemment, ses camarades de collège et de lycée ne sont pas plus tendres avec elle et sa laideur conjuguée à son peu de confiance en elle et d’aisance sociale en fait d’elle une cible privilégiée des autres élèves qui s’acharnent quotidiennement sur sa personne.

Mais Kasane a un rêve: devenir une actrice flamboyante comme sa mère. Et celle-ci lui a laissé un étrange souvenir: un mystérieux rouge à lèvres qui permet d’échanger son visage avec celui de la personne qu’on embrasse… Alors quand elle récupère le rôle de Cendrillon dans la pièce de sa classe et qu’une jeune fille commence à lui mettre des batons dans les roues pour essayer de la remplacer, elle va l’utiliser et découvrir cet étrange pouvoir…

Du coup j’ai pu en lire que le quart mais c’est un manga dont je pense sérieusement garder un oeil dessus. Le « souci » avec les mangas qui traitent de l’ijime c’est que souvent on voit le personnage souffrir mais jamais « s’en sortir. » Donc ça reste des lectures difficiles, certes riche en enseignement et en qualité, mais qui forcent un peu le lecteur à sortir de sa zone de confort. C’est sans doute pour ça qu’un LIFE a bidé chez Kurokawa, sans nul doute – on a pas forcément envie de lire ce genre d’histoire.

Mais Kasane est plus intéressant parce que grâce à son pouvoir, la vie pourrie de Kasane possède des moments « de vengeance. » Je met ça entre guillemets parce que les premières fois qu’elle va utiliser son pouvoir, elle va le regretter, mais en même temps ça va aussi la faire évoluer. L’intrigue progresse également plutôt rapidement et dès le deuxième tome apparaît un personnage qui va emmener le manga sur une autre direction et mettre totalement de coté la dimension ijime. Ce qui ne me chagrine pas tant que ça vu que ça va devenir un manga de théâtre et que, well, en tant qu’ancien comédien amateur, c’est loin de me désintéresser.

Bref, c’est joli, c’est sombre, c’est intéressant et plein de bonnes promesses: je vous conseille donc Kasane. 

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En parlant de mangas pas dispos en Occident mais-qu’on-peut-lire-quand-même, je vous présente Sentou Hakai Gakuen Dangerous. Je vais ptet limiter ce nom a juste Dangerous. On trouve derrière ce manga  un duo d’auteurs: Kagami Kyousuke à l’écriture et Yokota Takuma au dessin. Retenez bien ce second nom car c’est déjà celui qui a dessiné Onani Master KurosawaMolester Man et est en train de faire un bon début dans le Jump avec le très rafraichissant Straighten Up. Straighten Up, j’en parlais rapidement dans l’article sur le Jump, c’est un manga extrêmement mignon sur deux jeunes lycéens qui veulent se lancer dans le monde de la danse compétitive. Ils sont tous deux très attendrissants et même si ils vont rencontrer des obstacles sur leur route, le manga possède un ton véritablement léger, avec une légère romance remplie de sucre et de bons sentiments. Juste avant, Takuma avait publié un petit manga en trois chapitres dans le Jump qui se nommait Koganeiro et qui lui aussi était rempli de bons sentiments et de positivisme plaisant.

Du coup Sentou Hakai Gakuen Dangereous c’est totalement pas ça. C’est un shonen de baston ultra débridé, entre Enfer et Paradis et Medaka Box. C’est un manga qui met en scène un affrontement dans une école entre trois partis, tous composés de personnages aux pouvoirs ultra abusés et parfois inutilement compliqués. Et c’est dans cette audace et ce je m’en foutisme que le manga tire sa force. C’est pas tous les jours qu’on rencontre des personnages dont les pouvoirs impliquent, entre autres, de pouvoir faire jouir les gens jusqu’a leur mort. Un autre pouvoir implique l’apparition de boutons rouges qui causent la mort des gens qui appuient dessus. Le héros a comme pouvoir celui de pouvoir changer le sexe des gens a volonté. Et chacun de ces pouvoirs complétement débiles sont utilisés dans un cadre très sérieux, très cruel, ou tout le monde peut mourir n’importe quand. Et quand tu meurs parce que ton crâne a explosé à cause d’un curry mortel, bon, c’est pas de bol.

C’est une série courte, genre sept ou huit volumes – elle se termine pile au moment ou Takuma part en direction du Jump pour commencer Straighten Up – mais elle est vraiment fun et, vraiment, j’y retrouve pas mal de ce que j’adorais dans le Oh Great du début des années 2000, façon Enfer et Paradis. Ce genre de shonen « pour grands garçons », vous voyez ? Une nouvelle fois, c’est rempli d’idées, certaines fonctionnent, d’autres moins, mais au moins avec Dangerous on a un truc différent à chaque chapitre, et c’est le plus cool.

 

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Pour traduire: son pouvoir est d’infecter les hommes qu’elle souhaite infecter d’un virus qui les font vomir du sperme et exploser leurs testicules, LA BASE (et c’est au centre du scénario.)

 

 

Pour le reste d’aujourd’hui, je vais être un poil plus concis, mais pour résumer:

  • J’ai eu peur au début mais finalement Gatchaman Crowds Insight reste une série progressive, farfelue, unique et intéressante. La thématique de cette saison semble apparemment contredire les propos de la première mais si on creuse un poil on se rend compte que c’est plus compliqué que ça. J’aime beaucoup l’idée de mettre Hajime en retrait, par exemple. On en discutera plus en profondeur quand ça sera terminé.
  • J’ai aussi lu les six ou sept premiers tomes américains de l’édition officielle de Monster Musume. C’est une série… plutôt fun. En fait ce qui me fait kiffer c’est la manière dont l’auteur développe son univers et rend « naturel » la présence des personnages monstres dans le monde humain. Y’a un souci du détail un peu idiot qui me passionne pas mal. En soit c’est pas ultra intelligent, mais y’a quelques qualités là dedans, outre la présence de tétons ici et là.
  • De tous les films que j’ai vu cet été, je vous conseille bien évidemment Vice Versa, mais vous avez pas besoin de moi pour aller voir un Pixar. Par contre je me suis surpris à ne pas détester les 4 Fantastiques. Y’a, encore une fois, des idées « intéressantes » mais il faut aussi avouer que malgré ça on s’y fait globalement chier et que le combat final est ahurissant de nullité. C’est dommage parce que la première heure, j’ai pas trop mal accroché et j’avoue trouver ça moins nullos qu’un Jurassic World ou, pire, un Pixels qui sont deux films qui m’ont un peu agacés.
  • Même si ok Jurassic World est pas non plus une purge rassurez-vous. C’est juste que toutes les scènes ou y’a pas de dinosaures, bah c’est de la merdasse. C’est pas possible de faire autant de personnages détestables ou insignifiants. Y’avait Chris Pratt à l’écran et j’étais même pas ultra jouasse. Pourquoi, Jurassic World ? Pourquoi tu m’as rendu insensible à Chris Pratt ?
  • Et du coup niveau mangas, j’ai été un peu deçu par le premier tome d’Innocent. Le postulat me botte pas mal (raconter l’histoire de Samson, le bourreau de la Révolution Française), l’ambiance glauque et froide avait l’air assez séduisant mais au final le tome m’a un peu refroidi. L’histoire semble partir un peu n’importe où et le style graphique n’en est au final pas vraiment un que j’apprécie.
  • A l’inverse, j’ai été plutôt botté par les Bienvenue au Club de chez Akata dont j’avais toujours flashé sur les couvertures mais que j’ai jamais acheté jusqu’à ce que j’apprenne que Nikki Asada était aussi la chara-designeuse originale d’Euphonium. Bravo le veau. En tout cas les deux premiers tomes offraient un shojo manga à nouveau assez intéressant – c’est le mot du jour et faut que je trouve des synonymes – qui se lit plutôt bien et qui tient surtout grâce à ses personnages un peu débiles-mais-malins-quand-c’est-nécessaire, ce qui est un archétype que j’apprécie énormément.
  • Et enfin le premier tome de Diamond is Unbreakable m’a vraiment légitimement enthousiasmé. On dit souvent que c’est le meilleur arc de la saga Jojo, je découvre pour l’occasion et holala ça démarre en trombe. Au moins contrairement à Stardust, faudra pas onze tomes pour que ça devienne cool. J’aime.

 

Voilà pour les choses dont j’avais envie de parler, à la prochaine o/ !

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Ah non pardon, pour finir: je lance un nouveau podcast sur Radio Kawa à la rentrée de septembre. Je n’en dis pas plus pour garder le maximum de surprise mais je peux assurer que ça devrait intéresser beaucoup de lecteurs de ce blog. J’ai déjà enregistré les deux premiers numéros, j’en suis assez content et j’espère que vous apprécierez ♪.

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3 réactions au sujet de « Let’s get dangerosu »

  1. D’un je comprends tout à fait l’échec de la suite de Durarara comme moi aussi 5 ans après j’en avais plus grand chose à foutre. Et les 4 premiers épisodes m’ont fait fuir. J’arrivais pas à garder les yeux ouverts.
    Content de voir sinon que Yoko dessine encore même si l’idée de voir l’artiste débuter chez Jump fait un peu peur… au vu des grandes lignes du plot :/

    1. J’assure que Straighten Up est vraiment très bon, et la danse compétitive est un sujet qui a l’air aussi passionnant que le football américain.
      (surtout dû au fait que c’est un sport qui se pratique en double)

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