Voyage au Japon 2026

Jamais 二 sans 三

Ayoyo ! Eh oui on commence à faire des titres avec des kanjis dedans, preuve d’un apprentissage du japonais qui vire à une certaine forme d’auto-satisfaction !

Cela étant dit, temps d’ouvrir un nouveau chapitre dans ce nouvel arc travel & lifestyle du blog qui commence à prendre étrangement de plus en plus de place car je suis heureux de vous annoncer que vous aurez bientôt ici de nouveaux articles vous racontant… mon troisième voyage ! Six ans d’écart entre le premier et le second, quatorze mois entre le second et le troisième… On est sur une sacrée escalade, si le rythme s’accélère encore plus je pense que je suis bon pour prendre une carte fidélité dans une compagnie aérienne…

Mais est-ce que je remonterais un jour dans l’avion Noadkoko ? Peu probable… Alors à quoi bon ?

Mais donc, le programme de ce billet n’est pas compliqué – vous présenter un peu le futur voyage qui vous sera conté pendant trois semaines, durant une grande partie du mois de juin, et encore une fois vous parler de mes préparatifs et de mes attentes ! Même si niveau préparatifs, rien de très différent du second voyage – c’est surtout ici le trajet qui va nous intéresser !

Et du coup, sans faire de suspense et histoire d’aller directement à l’essentiel : le trajet cette fois-ci va se focaliser sur le Nord-Est du Japon. En gros le Tohoku, dans lequel je passerais environ deux semaines – et environ une semaine dans la préfecture de Tokyo, pour un total d’environ trois semaines. Ce dernier point fera tilter ceux qui suivent vraiment mes productions de manière très fidèle parce que j’ai souvent dit et répété le fait que je souhaitais vraiment réduire mon temps à Tokyo pour les voyages suivants. Et en fait, disons qu’une partie de cette semaine à Tokyo se fera dans la préfecture de Tokyo, pas dans Tokyo même. Pour expliquer ça, voici donc le trajet prévu, avec mes plus belles flèches rouges :

Eh oui, une partie du voyage se fera sur les îles Izu, qui font techniquement partie de la préfecture de Tokyo ! La lecture de Kore Kaite Shine m’avait un peu mis cette partie du Japon sous projecteur, quelques recherches, lectures et visionnages de vidéo m’ont confirmés que ça avait l’air très sympa à visiter – et en plus y’a un volcan en activité, comme à Kagoshima, donc pourquoi résister ?

En réalité, j’avais déjà mis ces îles sur mon radar dans mes préparatifs du second voyage, en me demandant si y passer une journée serait intéressant : hélas, même si elles font partie de la préfecture, les îles restent difficiles d’accès, avec quelques allers-retours un peu long en ferry, qui eux même ont des horaires qui ne permettent pas de passer sereinement une journée sur l’île sans s’inquiéter d’y rester coincé. Du coup j’ai choisi de plutôt y passer plusieurs nuits, et de pouvoir dédier au moins deux journées entières à l’exploration de l’île principale (Izu-Oshima) et me laisser du temps pour éventuellement faire un aller-retour en ferry vers une des autres îles de l’archipel – en l’occurrence Toshima ou Nijima. Les hotels ne sont pas forcément nombreux à Izu Oshima, le choix n’a pas été énorme, mais je suis déjà assez enthousiaste à l’idée de pouvoir visiter une partie du Japon qui a l’air assez différente du reste du pays. Et puis ça va être surtout l’opportunité de me balader dans la nature, ce qui n’est hélas pas quelque chose que j’ai le plaisir de pouvoir faire !

Le reste du trajet, quant à lui, partira plus vers le nord – et donc, un peu poussé entre autres par une conférence vue à Japan Expo, a une exploration du Tohoku, la section nord-est du pays. Et là, c’est assez simple : on va passer pas mal de temps dans les deux grandes villes principales de la région, en l’occurrence Sendai puis Aomori. Les deux villes serviront de grands hubs depuis lequel je rejoindrais chaque jour en train les différentes attractions touristiques ou lieux d’intérêt qui les entourent. Autour de Sendai, ça va être Yamadera ou Kessenuma, autour d’Aomori ça va être Hirosaki ou les gorges d’Oirase, par exemple…

En plus de ces deux grosses villes, on aura aussi quelques étapes plus courtes – à Akita et, surtout, pour une nuit en ryokan dans les montagnes japonaises. Ce sera à Zao-Onsen et j’ai pas mal de hype pour cette section du voyage je vais pas mentir ! Même si c’est aussi très impressionnant…

Moi j’ai vu l’opportunité de voir un lac dans un cratère, je l’ai saisie – c’est ça l’attrait de Zao-Onsen

Globalement, trajet dont je suis assez content même si encore une fois ça a été un cauchemar à planifier – le Tohoku est une région que je ne pouvais pas vraiment préparer et planifier comme je l’avais fait pour le Kansai ou Kyushu, ou chaque ville contient en elle-même beaucoup de choses à voir, et où on peut garder un jour ou deux pour voir autour éventuellement. Ici, pour être honnête, les villes en elles-mêmes n’ont pas tant de chose à voir qui me motiverait à y rester plus de trois jours – du coup il faut les envisager comme des hubs qui me permettent de visiter toute la région autour. Ça implique de faire le tour et le listing de tous les trucs qui ont l’air cools & sympas autour d’une ville, de regarder les temps de trajet, les fréquences trains / bus etc… C’est parfois un peu décourageant, ça demande pas mal de taf et j’avoue pas encore l’avoir fait pour toutes les villes : autant Sendai j’ai mon programme assez clair, autant Aomori je suis encore dans un certain flou artistique !

J’avoue aussi qu’initialement j’étais parti sur un plan encore plus ambitieux où j’aurais passé 2/3 jours à Sendai, un jour à Zao-Onsen, 2/3 jours à Aomori… avant d’enchaîner avec l’île d’Hokkaido ! Genre un jour à Hakodate et, là aussi, 2/3 jours à Sapporo. Mais quand ça m’a fait me rendre compte que j’en étais à genre 8 ou 9 hotels différents en 3 semaines, j’ai stoppé ces conneries : un des aspects du second voyage qui m’avait un peu frustré c’était de changer trop fréquemment d’hôtel à mon goût, et de jamais avoir vraiment le sentiment de réellement se poser. A peine je commençais à être à l’aise avec un hôtel ou une ville que je partais pour la suivante. Du coup là j’ai essayé de trouver un meilleur équilibre – au final j’ai autant d’hôtels que sur le second voyage, mais j’alterne entre ceux où je passe cinq nuits et ceux où j’en passe qu’une, ce qui devrait être plus confortable pour moi… en plus de me permettre de plus facilement m’organiser pour le takkyubin et le transport des bagages !!

L’office du tourisme (?) d’Aomori a un design dingo, il me fait rêver… Doritos géant…

Sachant que dans tout ça, reste quand même des moments dans la ville de Tokyo : comme d’habitude je passe trois jours dans la ville en arrivant, et cette fois-ci j’ai choisi de n’y passer que deux jours complets avant d’en repartir – dont un jour sans doute déjà bloqué pour ma visite traditionnelle de Nakano Broadway et des boutiques otakus plus ou moins douteuses. Autrement j’ai prévu d’y visiter certaines zones de la ville que je ne connais pas encore bien : le parc d’Ueno, les musées… et essayer de faire pas mal de marche urbaine. Je me suis entre autres planifié un trajet d’environ 20km pour une des journées, histoire d’explorer la ville de manière un peu différente, en essayant de rester « en surface » au maximum. Peut-être un nouvel aller-retour à Yokohama ? Ou un aller-retour à Mito ou Hakone ? On verra, Tokyo est pleine de mystères finalement…

Généralement c’est un voyage où je vais essayer, comme le second, de beaucoup marcher – ça me fait du bien et ça me permet de voir plein de belles choses donc let’s go !

(Le paradoxe étant que à la base j’avais essayé de planifié un voyage qui soit un peu plus « relax », pour me reposer après un début d’année que je savais chargé et occupé, mais au final j’ai le sentiment que je vais encore beaucoup marcher – mais j’espère que passer une partie de ma dernière semaine dans des zones plus calmes comme Aomori ou Akita me donneront l’occasion de trouver un meilleur rythme pour pas être sur les rotules à la fin !)

Bon ensuite, en terme de voyage pur et dur – l’avion !

Comme Mio, j’avais cet enthousiasme avant mon premier vol international de 14h, j’aimerais revenir à cette innocence et cette joie… Mais je sais que c’est impossible…

Là-dessus pas de surprise, je reprends l’exact même aller-retour qu’au second voyage, donc chez ANA, avec le départ en soirée à 19h20 pour l’aller, et le départ à 9h30 le matin pour le retour, en trajet direct évidemment parce que je suis masochiste et que j’aime profiter de l’occasion pour marathoner des séries télés diverses et variées.

Le plus rigolo c’est que j’ai repris l’exact même aller-retour… après avoir passé plusieurs heures à faire des recherches diverses et variées. J’ai testé plusieurs dates différentes, plusieurs compagnies, des avec escales, des sans escales, des aéroports de départ ou d’arrivée différents… Par exemple j’ai découvert l’existence d’un Paris-Osaka chez Air France qui vole de manière assez irrégulière mais qui aurait pu m’intéresser si j’étais déterminé à dédier ce troisième voyage au Kansai. Globalement j’ai pas mal comparé les tarifs auprès des trois grosses compagnies faisant du direct Paris-Tokyo – donc Air France, ANA et Japan Airlines. L’occasion de découvrir l’aspect terriblement triste et datés des sites des compagnies japonaises, surtout Japan Airlines où il a fallu que j’invoque le Amo de 2007 pour être à l’aise avec le site…

Mais non, rien à faire niveau prix le meilleur choix restait ANA, moins cher que ses concurrents d’environ 100€… Et au fond, j’avais bien aimé mes vols de 2025 (autant qu’on puisse aimer 14h d’avion) donc autant repartir vers une valeur sûre.

Hélàs c’est toujours des Boeing chiants sur le Paris-Tokyo d’ANA, ce n’est pas ce superbe Airbus A380 avec un visage de tortue dessus…

Ma seule frustration c’est le départ à 9h pour le vol retour, ce qui me saoule un peu – passer la dernière nuit en hotel pour se lever à 5h30 et direct aller à l’aéroport pour partir ça me giga-gave, c’est top 5 des trucs que je déteste le plus. Air France a des vols qui eux partent à minuit pour le retour, ils sont vraiment super, mais tin Air France c’est quand même vraiment plus cher… 200 ou 300€ de plus minimum… C’est plus rentable de payer une nuit d’hotel pour rester à Tokyo et partir à 9h mais psychologiquement j’ai l’impression de sacrifier une journée…

Ah, et si vous vous posez la question : du coup j’ai exclu les vols avec escale, même si certains sont financièrement bien plus intéressants. Y’a des a/r chez des trucs genre China Easter ou Vietnam Airlines qui reviennent à 700 balles c’est tentant… Mais ça rajoute 5 ou 6h de trajet, et surtout, sans que je l’explique vraiment, les escales ça me fait stresser. Peur irrationnelle de louper une correspondance de 4h, crainte que mes bagages se paument sur le chemin entre deux avions, flemme de rajouter du trajet… Non vraiment, je vise le direct, rester assis 14h c’est ce pour quoi je suis fait, c’est ce pour quoi je suis doué.

(C’est faux, j’ai le dos qui crève au bout de trois heures mais je serre les dents dans la douleur.)

(Eh, ptet qu’avec un peu de chance je vais dormir dans l’avion cette fois !!!)

(Ptdr !!)

Fun fact: j’avais envisagé une nuit de ferry pour rejoindre Hokkaido depuis Tokyo parce que c’est possible de faire ça et ça m’éclaterait de le faire, mais au final quand j’ai abandonné Hokkaido dans mon planning je l’ai supprimé mais… un jour…

En terme de transports interne, bon tout va se faire en train et en ferry, très logiquement. Eh, du coup, vous vous souvenez de quand y’a 2 ou 3 ans ils ont gonflés de ouf les prix du JR Pass ? Genre c’était passé de 47500 Yen à 80 000 Yen pour le standard 14 jours, quasiment doublé. Du coup le JR Pass devenait soudainement moins rentable, voir même un truc un peu de luxe, à s’acheter pour se permettre un certain confort. Mais au final, à moins de faire du train quasi quotidiennement, ça devenait chaud à rentabiliser.

Et bah vous savez qu’aujourd’hui le yen s’est tellement cassé la gueule que les 80 000 yens d’aujourd’hui valent à peu près, par rapport à l’euro, autant que 50 000 yens en 2019 ? Du coup le JR Pass redevient rentable !!! Du coup je vais le reprendre !!! Désolé les pass régionaux du Tohoku…

(Qui en plus, contrairement à Kyushu, ne sont pas très rentables – ils sont assez chers pour des durées un peu pénibles. Je passe environ 13 jours dans le Tohoku donc si je prenais un de 10 jours et un de 5 jours, j’aurais fini par payer un peu plus plus qu’un JR Pass 14 jours donc à quoi bon ?)

Fun fact j’ai un tableur que je tiens à jour avec les pass régionaux, leur prix, les offres, le prix en euro… Et il m’en manque encore pas mal !

Le yen faible, d’ailleurs parlons en : quand j’y suis allé y’a 14 mois, 1000 yens correspondait à 6,40€, aujourd’hui ça correspond plus à 5,40€. Sachant que quand j’y étais en 2019, on était autour de 8,40€… C’est assez effarant, mais c’est en mon bénéfice donc je devrais surtout me réjouir à la perspective de pouvoir manger et me déplacer à vraiment pas cher… Mais c’est rigolo – en 2019 mon moyen mnémotechnique pour la valeur des choses c’était de prendre le prix en yen et le diviser par 100 en baissant un chouia le résultat (genre 1000 yen = 10€ que j’aurais arrondi vers le bas à genre 9€), mais là je vais en arriver au point où je vais devoir diviser par 100 puis diviser par 2.

Dois-je me réjouir du marasme économique du Japon, malgré la souffrance et les difficultés que cela doit engendrer sur la population ? Je vais éviter… mais je serais hypocrite de dire que je ne vais pas en profiter. Le malheur des uns, finalement…  Et du coup je comprendrais encore un peu mieux ce que ressentent les suisses qui viennent visiter la France !

Bon évidemment, sur des créneaux comme l’hôtellerie les prix n’ont pas vraiment baissés : les hôteliers japonais sont suffisamment malins pour faire varier leurs prix en fonction des portefeuilles étrangers, du coup mon budget est à peu près le même que sur les deux précédents voyages. En tout cas pour ceux qui réservent via booking.com comme moi ! Oui, j’avoue que sur ce point là j’ai pas changé ma manière de faire – j’ai fait le tour des villes sur lesquelles je pensais me stopper, j’ai comparé tous les hôtels, lu les reviews sur Booking ET Google, et fait mes choix. Honnêtement y’a des coins comme Izu ou Akita où, de toute façon, le choix est de base très limité en matière d’hôtels donc l’idée était de prendre le meilleur rapport qualité/prix du lot sans trop me prendre la tête.

Dans les auberges traditionnelles un peu funky que j’ai pu croiser dans mes recherches, le Lamp no Yado Aoni Onsen et son absence totale d’électricité m’intéressait un peu – mais vraiment trop compliqué à rejoindre en transport en commun…

Tokyo par contre, c’est l’enfer – beaucoup de trucs, beaucoup de trucs chers. Heureusement j’ai pu reprendre une chambre dans un de mes hôtels favoris d’un voyage précédent, mais j’ai galéré pour l’hôtel du début de voyage – et au final, je me suis rabattu sur un truc ok du côté d’Asakusa. Mais en même temps je suis con : je démarre mon voyage en passant un week-end à Tokyo, pas la meilleure période pour des bons prix !

Mais globalement, encore une fois satisfait de mes choix d’hôtels – et encore une fois j’ai pu croiser deux ou trois fois l’option séduisante de dormir dans des 4 étoiles à prix très attractif, donc je me le suis permis. A Sendai en particulier, je suis dans un truc assez chicos, encore une fois je vais pas me sentir à ma place mais écoutez, c’est une source de mal-être que je suis prêt à encaisser plus que d’autres.

Voilà un peu l’ensemble des préparatifs. D’un point de vue financier, si ça vous intéresse et si vous voulez vous donner une idée : mes dépenses pré-voyage sont autour de 2600€ – un peu moins de 1000€ pour l’avion (exactement 982€, mais je vais sans doute prendre l’option à 18€ de changer de place pour l’aller puisque je viens de découvrir sur le plan de vol que y’avait un bébé dans la place située à côté de moi et c’est un très grand non), environ 1200€ pour les hôtels, auquel on peut ajouter 420€ pour le JR Pass, 30€ pour l’e-sim et un peu de matériel de ci de là (principalement du matériel de marche – shorts, chaussettes, chaussures, etc.) Pas mal du reste du matériel (valise, adaptateurs, etc) va être réutilisé du voyage précédent donc tout est bon !

Le drame moderne c’est d’avoir un pop-up store qui t’intéresse, regarder les dates et voir qu’il s’arrête la veille de ton arrivée…

Bon, voilà pour une grande présentation de ce futur voyage, que je compte encore une fois vous raconter via des articles réguliers, une fois tous les trois/quatre jours en moyenne, que moi-même je relirais tous les six mois pendant les dix années qui suivent pour me rappeler de beaux souvenirs ! Même si, je vais l’admettre, je suis encore un peu dans un état un peu chelou vis-à-vis de ce voyage : je trouve qu’il arrive très vite. J’ai pris les billets en novembre, on est déjà en avril, et j’ai le sentiment que je vais me coucher un jour et que je vais me réveiller à déjà être dans l’avion. Alors que les voyages précédents, je comptais les jours, les mois, j’avais le sentiment qu’ils s’approchaient jamais, qu’ils étaient toujours lointains… Mais celui-là c’est l’inverse !

Parfois j’ai même le sentiment de commencer à devenir apathique vis-à-vis de lui, et ça m’inquiète un peu – mais je pense que c’est aussi dû à un début d’année qui a été très très chargé pour moi, et tellement focalisé sur un seul truc (l’AMV Céleste 2) que j’ai mis ce voyage dans le fond du crâne en attendant de finir le reste. Je pense que les quinze jours qui vont précéder le décollage, quand j’aurais fini le Céleste 2 pour de bon, vont me permettre de me refocaliser sur ce voyage et construire une vraie excitation. Eh, écrire cet article m’a permis d’en créer déjà un peu !

Je repense aussi à mon bro le Go Go Curry et ma hype remonte de ouf. Envie de me faire un plat XL un peu épicé… 🤤

Après, j’avoue que c’est un voyage que je me suis décidé de faire sur un coup de tête – j’avais les congés pour, le budget pour, je me suis donc dit « eh pourquoi pas déjà y retourner», et après un peu de réflexion sur un trajet j’ai pris mes billets et basta. Les dates du voyage me frustrent un peu – pour plein de raisons, je ne pouvais partir qu’entre mi-mai et mi-juillet, et honnêtement j’aurais aimé partir soit à nouveau à la fin de l’hiver (février/mars), soit à l’automne (octobre/novembre)… Juin c’est le début de la saison des pluies et des grosses chaleurs, j’ai peur que ça rende mes déplacements extérieurs pénibles.

C’est du coup une des raisons je privilégie le Tohoku – la région est plus fraîche et plus épargnée par les pluies à ce moment-là ! Et normalement je visite Izu avant que la saison des pluies démarre vraiment. On verra. Et puis au pire si il pleut, bon, tant pis, je mettrais un ciré… Je suis normand, c’est pas de l’eau qui va me faire flipper.

(Faut que je pense aussi à m’équiper sur du matériel anti-moustique pour les balades en nature – entre autres faudrait que je trouve des manches longues qui chauffent pas trop, en plus de trouver des sprays divers et variés. Si vous avez des recommandations je suis preneur sur ce sujet, je suis très mauvais dans le sujet de l’habillement et du matériel de marche !)

Les moustiques sur mes jambes quand je traverserais les chemins de randonnées de Izu-Oshima

Point par contre qui m’enthousiasme de ouf sur ce voyage : après un an d’apprentissage de japonais, je vais pouvoir constater et entraîner mes connaissances acquises ! J’espère pouvoir un peu communiquer, être plus à l’aise, moins effrayé, moins impressionné. Et puis surtout profiter de l’environnement pour réviser mes kanjis, ma compréhension orale… Bref, un grand test grandeur nature ! Et comme j’ai un examen N5 du JLPT qui m’attends en revenant, c’est une bonne révision… Ça je suis très excité. Je m’attends pas à des miracles, je vais évidemment galérer, sortir la traduction google dès que possible, mais ça va me permettre de voir les kanjis, les hiraganas, les (bruit de dégout) katakanas dans leur espace naturel, les lier à des choses concrètes…

Ah, si, et autre chose qui me hype un peu – je vais tenter de « visiter » aussi quelques trains très spécifiques du Tohoku, dont le Resort Shirakami qui fait un voyage scénique paraît-il époustouflant entre Aomori et Akita – c’est la raison pour laquelle je finis mon tour du Tohoku par Akita, qui est autrement une ville… qui n’a pas forcément beaucoup de choses à proposer. Enfin sur le papier, ça se trouve la ville et sa région autour sera une très belle surprise, on verra ! J’espère du coup pouvoir récupérer un billet pour le Resort Shirakami, ça devrait être vraiment cool.

J’espère aussi filmer quelques trucs pour une future grosse vidéo pour la chaîne Youtube mais ça je verrais sur place à quel point je suis à l’aise !

Le Resort Shirakami faisant sa ptite route sur la côte du Japon

Pour le reste, rien à signaler – pas encore vu d’événements otakus qui colleraient avec mon temps de présence dans le pays, pas encore regardé les boutiques locales, les restaurants à surveiller… j’avoue que je souhaite découvrir pas mal de choses sur place, ça fait aussi partie du plaisir ! Me balader dans les centre villes, tomber par hasard sur des trucs intéressants… Essayer d’enfin utiliser tabelog pour réserver des tables en resto… Et comme d’hab je me dis aussi que je vais ptet pas trop déconner en terme d’achats otakus mais je sais déjà que ça sent la seconde valise au retour… J’ai une collection de valise qui va commence à devenir un peu gênante en terme de place occupée dans mon entrée… Faudrait ptet que j’en revende une ou deux…

Mais bref, avant ça faut conclure cet article du coup je vais vous laisser là – on se retrouve donc dans un peu plus d’un mois pour le premier journal de bord ! Là je vais passer une bonne partie de mai à creuser un peu les guides touristiques autour des destinations prévues, je sens que ça va me donner pas mal d’envie et d’idées, et je sais que le jour du départ je serais vraiment tout excité. Faut juste que je trouve une bonne idée d’anime à marathoner dans l’avion, et là les choix sont nombreux – parviendrais-je seulement à en faire un ? Suspens… Et réponse très bientôt !

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