Blue Period – Adapter, c’est trahir
Hop là boum – troisième vidéo en un peu plus d’un mois, autant vous dire que le chômage est ici bien rentabilisé ! Et pour l’occasion, c’est donc le troisième épisode de Anime 4 Saisons que je vous propose et après deux épisodes qui nous ont fait voyager vingt ans en arrière, on se déplace désormais en avant dans le temps et on se retrouve à une demie-décennie de nous pour évoquer l’adaptation animée de Blue Period. Un manga qui m’est particulièrement cher, qui me passionne beaucoup… mais jusqu’ici j’avais été assez muet sur l’adaptation. Pourquoi ? Et bah la vidéo va tâcher de vous expliquer pourquoi, et en profiter pour parler de sujets liés au concept de l’adaptation d’un manga en anime. Et plus particulièrement de pourquoi je suis souvent déçu par les adaptations de mangas que j’adore – malchance récurrente ou une exigeance disproportionnée de ma part ? Un peu des deux, mais ça permet de réfléchir.
Je vous dépose donc ici la vidéo, n’hésitez pas à y jeter un œil ! Vous trouverez juste après elle mes impressions et mes pensées post-montage, suivi de l’habituelle transcription…
Ok tout d’abord – vidéo dont je suis globalement content parce qu’elle m’a permis de continuer à expérimenter sur pas mal de choses. Pas mal d’illustrations avec du manga (particulièrement dans la seconde partie) donc j’ai pas mal découvert l’exercice d’utiliser ce médium dans une vidéo. J’ai bien aimé illustrer la dernière partie, ça m’a donné l’occasion d’utiliser beaucoup d’animes différents, donc je suis assez content là-dessus aussi. Quant à la première partie, je pense avoir bien synthétisé et résumé mon amour pour Blue Period donc là aussi je considère l’objectif rempli. C’est globalement une vidéo qui a été plus facile à écrire que les deux précédentes parce que l’angle y était généralement plus simple – développer les qualités du manga, expliquer les défauts de l’anime et entamer une réflexion autour de mes attentes envers les adaptations de manga en anime. Trois parties, trois objectifs clairs et inspirants à chaque fois, donc ça a coulé de source au moment de l’écriture.
Après, j’ai conscience que la troisième partie ne traite pas le sujet de la manière la plus profonde possible et qu’on reste sur un traitement peut-être un peu superficiel du sujet des adaptations. Mais d’un côté j’en ai volontairement gardé en réserve pour plus tard (le sujet des adaptations reviendra de temps à autres sur d’autres animés qui me permettront d’en évoquer d’autres angles), de l’autre je voulais rester sur une troisième partie qui soit très subjective et très personnelle. Là-dessus, je pense que le message passe bien même si pendant le montage je me faisais la réflexion que ma comparaison avec la commu cinéma était peut-être un peu simpliste – après tout suffit d’évoquer des adaptations de livres un peu connu comme Harry Potter ou World War Z pour voir effectivement beaucoup de gens chouiner sur la fidélité au bouquin de base.

Par contre autant l’écriture est allée vite, autant le montage ça a été… intense. J’ai encore une fois largement sous-estimé le temps que j’allais passer cette semaine sur Resolve, je pensais qu’en deux/trois jours ça serait facilement réglé vu que y’a moins de sources extérieures à aller chercher par rapport à Haruhi ou NHK et que l’anime couvert ne fait « que » douze épisodes donc ça limite les explorations à la recherche des plans parfaits pour illustrer ce que je raconte. Sauf que non, derrière la recherche des bonnes planches pour le manga m’aura pris pas mal de temps, et que toute la troisième partie aura là aussi demandé de l’énergie pour trouver les bonnes séries et les bonnes sources visuelles pour accompagner mon propos.
Sans compter que passé un moment, mon logiciel commençait à devenir un peu fou avec des crashs réguliers – l’autosave régulière m’aura évidemment sauvé le cul plus d’une fois, mais ça interrompait pas mal le rythme. Sans compter qu’à la fin, j’ai passé quatre heures et demi sur la question de l’encodage de la vidéo vu que celui-ci s’interrompait systématiquement pendant la partie 2, à des points à chaque fois aléatoire. Je vous avoue que ça a rendu fou !
Mais au final je me suis rendu compte que j’utilisais des backgrounds un peu pétés niveau taille et paramétrage pour toutes les séquences liées aux planches de mangas – une fois ces backgrounds retirés et remplacés, non seulement le logiciel a arrêté de crasher de manière random, mais en plus l’encodage s’est passé presque sans souci. Je dis presque parce que y’a encore des artefacts chelous sur une ou deux doubles pages montrées dans la vidéo, sans doute à cause d’un zoom trop vener – je note ça pour le futur.
Bref, dans tous les cas on est sur environ 40 heures de montage en cinq jours – encore une fois merci le chômage.
Après je me plains mais du coup ça fait trois semaines que je suis à fond dans Blue Period entre matage de l’anime, relecture du manga et réalisation de la vidéo et bon ça reste cool de parler d’une oeuvre aussi chouette. J’ai adoré relire, dans tous les cas, ça m’a fait du bien vu mes pensées du moment !
Cela étant dit, place du coup maintenant à la transcription, bonne lecture à tous les blog-only. Je ne sais pas si vous existez toujours mais en tout cas je vous laisse l’option.

Intro de la vidéo
Sans mauvais jeu de mot on peut dire que 2021 a été une année animée pour l’animation japonaise – récupérant la plupart des titres qui avaient été retardés à cause du COVID, cela avait offert un début d’année extrêmement chargé, où se sont pas mal succédés les grands succès, les excellentes surprises et les projets ambitieux… à défaut de toujours être bien terminés. Mais, à l’inverse, la seconde moitié de l’année avait été… plus calme. Oh bien sur on y trouve des chouettes nouveautés comme Ranking of Kings ou Komi cherche ses mots, des séries sympathiques, pas mal produites, mais globalement on était loin de retrouver le déluge du début d’année. Et c’est donc dans ce contexte, dans une saison d’automne finalement plutôt calme, que débarquait discrètement sur Netflix une adaptation – celle du manga Blue Period !
Et Blue Period ça va donc être notre sujet pour ce troisième épisode d’Anime 4 Saisons, où chaque trimestre nous fêtons l’anniversaire d’un anime sur lequel il y’a des choses à dire ! Donc bonjour à tous et à toutes, je suis Amo, et après avoir dédié les deux premiers épisodes de ce format à des séries d’il y’a vingt ans, on va donc maintenant s’avancer dans le calendrier et parler d’un titre sorti il y’a une demie-décennie, un titre que j’aime beaucoup, qui m’inspire beaucoup, sur lequel j’ai beaucoup de choses à dire d’autant que, bonus bonus, ça va aussi me permettre de vous parler de l’art de l’adaptation de manga en anime ! Bref, c’est parti pour parler de Blue Period !

Blue Period !
Commençons donc par la base – Blue Period est donc un anime de 12 épisodes diffusé à partir d’octobre 2021 adaptant un manga qu’on doit à l’autrice et illustratrice Tsubasa Yamaguchi, manga qui propose un pitch assez simple puisqu’on y suit un lycéen nommé Yatora qui est quelqu’un qu’on peut désigner affectueusement par le terme petit malin – c’est quelqu’un qui est en tête de tous les classements, très intelligent, très doué pour comprendre ce qu’on attends de lui, mais qui vit aussi une vie plutôt débauchée pour un japonais de son âge, avec pas mal de sorties nocturnes entre amis et de remarques assez cinglantes envers les autres. Le truc étant que Yatora est bon à faire ce qu’on attends de lui mais qu’hélàs il ne sait pas ce que lui veut faire réellement – il est donc un peu paumé, jusqu’à ce qu’il tombe un jour sur un tableau peint par une de ses camarades de classe, une rencontre qui va l’initier au monde de l’art et, après quelques premiers compliments sur un dessin qu’il fait en cours, il décide de partir tête baissée dans cette nouvelle passion et d’en faire son rêve avec un premier objectif très ambitieux: rejoindre la prestigieuse Université des Beaux-Arts de Tokyo, école au concours très sélectif, avec un candidat sur 200 qui est admis… donc pour ça il va être prêt à tout donner.
Blue Period c’est donc un récit qui va nous amener à suivre l’évolution de Yatora au sein du monde de la création artistique, avec tout ce que ça implique: il va découvrir les bases du dessin, de la peinture, on va lui expliquer tout ce qu’il y’a à savoir sur l’histoire de l’art ou sur comment réussir sa perspective du premier goût, il va peindre moults natures mortes, se confronter à des thèmes vagues qui vont l’amener à devoir développer sa réflexion, apprendre à exprimer ses pensées dans ce qu’il crée et, évidemment, se faire pas mal d’amis sur le chemin car à force de rejoindre des cours et des groupes il va rencontrer d’autres apprentis artistes aux caractères hauts en couleur, que ce soit la discrète mais fascinante Mori, le prodige grognon Yotasuke, Mayu Ooba la prof au caractère grandiloquent ou bien l’un de ses camarades de classe, Ryuji aka Yuka, qui nous est d’abord présenté comme un élève travesti mais dont on va découvrir au fur et à mesure la complexité de son caractère ainsi que les troubles qu’il traverse, qui semblent avoir un impact direct sur son rapport très fragile à l’art. Un casting charmant, riche, où chaque personnage vient amener sa propre vision de l’art, son propre style, son propre caractère, porté par des chara-design très variés qui font qu’on est jamais perdu sur qui est qui – d’autant que, on va pas se mentir, on a globalement pas mal de personnages qui ont l’air très cools aussi, ce qui est jamais déplaisant à regarder.
Et puis bon, Yatora est un super protagoniste !

Le personnage démarre la série avec pas mal de charisme, pas mal de bagoût, dès les premiers chapitres il a une vraie prestance mais, on va le voir, pas mal de ce caractère un peu arrogant est surtout là pour masquer une piètre opinion qu’il a de lui-même. Malgré toutes ses réussites, il ne se sent jamais très investi dans celles-ci et peine à voir ses qualités. C’est quelqu’un qui se sent faux, qui ne réussit les choses que par automatisme, qui s’attend à ce qu’un jour tout le monde se rende compte qu’il n’est qu’une fraude et le laisse tomber. C’est quelqu’un qui fait des choses pas parce qu’il a envie de le faire mais parce qu’il sent que c’est ce qu’on attend de lui, et qu’il ne veut jamais décevoir. Bref, dans Blue Period, pas mal de temps sera dédié à cette nécessaire introspection que Yatora doit faire sur lui-même – comprendre ses défauts, bien sûr, mais aussi comprendre ses talents, ses qualités… en somme ce qui fait son identité, clé nécessaire pour qu’il prenne conscience de qui il est et qu’il soit ainsi enfin fier de ce qu’il fait.
Et c’est donc par ses yeux qu’on va découvrir aussi le monde de la création artistique, sous toutes ses facettes. L’art pictural, c’est un aspect évidemment important de Blue Period, qui met pas mal les bouchées doubles pour nous immerger dans cet univers. Au départ, ça s’exprime surtout via pas mal de petites séquences tutos, avec des minis cours d’art qui sont offerts régulièrement à Yatora et donc au spectateur ou à la spectatrice par la même occasion – ça parle de théorie de l’art, de techniques diverses et variées, de matériel, de méthodes de peinture… un aspect qui va s’effacer de plus en plus au fur et à mesure de l’œuvre, suivant les connaissances de notre personnage principal, pour derrière se focaliser non pas sur comment on fait une oeuvre, mais sur pourquoi on la fait.

Car très vite Blue Period amène Yatora à se questionner sur pourquoi dessiner, pourquoi créer – qu’est-ce qu’il veut dire, qu’est-ce qu’il veut exprimer, quelle est sa vision d’un thème, d’un sujet, et comment techniquement il peut arriver à faire passer son message. Notre héros va donc découvrir très vite que dessiner bien c’est une bonne chose, mais que se contenter de ça et bah ça amène le risque de produire quelque chose de creux, d’inintéressant. Un vrai mur à dépasser pour quelqu’un qui a passé sa vie à suivre scrupuleusement les consignes et à faire ce qu’il pensait qu’on attendait de lui, et un mur qu’il va donc devoir escalader, avec pas mal de détermination !
Et évidemment avec le mot détermination, vous vous en doutez – y’a un peu un esprit shônen dans Blue Period – esprit shônen dans le sens où on suit un ptit gars essayer de devenir le meilleur dans un milieu qu’il ne connaissait pas forcément très bien à la base, et qui va se donner à fond dans cet objectif. Et l’œuvre joue pas mal là dessus – Yatora a effectivement un talent qu’il va développer très vite, à rythme express. En quelques mois, il va devenir techniquement l’égal de gens qui font ça depuis plusieurs années, expliqué par le travail intense qu’il effectue, la passion qu’il y met en plus de sa jugeote qui fait qu’il comprend vite ce qu’on lui demande – on a pas besoin de lui dire les choses deux fois, c’est quelqu’un qui quand il sait ce qu’il doit faire va s’y atteler sans frémir. Mais hélas pour lui, il ne sait pas toujours immédiatement quoi faire, et c’est cette découverte permanente qui va être enrichissante pour lui, divertissante pour nous !
Sachant que, plus généralement, Blue Period est une œuvre qui vise à vraiment parler d’art. Et pas juste nous parler de tableaux, d’artistes, mais vraiment parler de ce que l’art est, ce qu’il symbolise, représente, nécessite. Pour nos personnages l’art ça va être quelque chose de central, quelque chose qui leur amène joie, bonheur, fierté, qui va être le fruit de leur travail, de leur réflexion, qui vont leur permettre de s’exprimer, de se trouver, de s’améliorer. C’est quelque chose qui est au centre de leur vie et de leur identité.

Mais l’art ça peut aussi être pour eux source de choses moins positives, ce que Blue Period ne cache pas: créer c’est aussi quelque chose de très stressant. Réfléchir sur un sujet jusqu’à en perdre la tête, souffrir d’urticaire à cause de la pression des très exigeants concours d’entrée, détruire toute son estime de soi à cause d’un échec, entrer dans le cercle vicieux de la jalousie quand on regarde le travail d’un artiste qu’on trouve plus talentueux que soi, se laisser porter par la ferveur créative jusqu’à en tomber de fatigue, s’isoler des autres parce que trop concentré sur son propre travail… Blue Period ne cache pas la difficulté de la création et, tout aussi malin et doué Yatora est-il, il ne va pas y échapper et même le subir très lourdement, lui qui n’est pas habitué à ça.
Et puis il y’a aussi tout l’aspect financier de la création – la série mentionne souvent le coût de la création, avec des matériaux tous plus chers les uns que les autres, des cours préparatoires qui valent plusieurs mois de salaire, des universités hors de prix… Le monde de l’art n’est pas aussi accessible qu’on ne peut le croire, et ça amène évidemment une dose de stress supplémentaire, comme si cela tout le reste ne suffisait pas !
Maintenant que cela est dit, Blue Period reste une oeuvre qui aime indubitablement son sujet et qui invite le spectateur ou la spectatrice dans cette passion pour la création artistique. Blue Period c’est une oeuvre qui va vous encourager à créer, à dessiner, à sculpter, à coller – malgré son emphase sur l’aspect compétitif dû aux écoles, elle prend souvent le temps de rappeler que n’importe qui peut faire de l’art et que la première étape nécessaire pour devenir artiste est de sortir de la tête l’idée que cela est réservé à une élite de talents. Et si on ne veut pas créer, si on ne se sent pas inspiré, alors ce n’est pas grave – Blue Period est aussi conçu pour nous aider à mieux comprendre l’art qui est déjà autour de nous. Il nous invite à nous poser les bonnes questions, nous dit que l’art est un monde dans lequel il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises opinions, qui nous encourage à développer notre propre réflexion, notre propre goût, à ne pas avoir peur de sortir du moule. Par exemple dans une des scènes de la série, Yatora explique ne pas spécialement accrocher à Picasso et à en avoir honte – après tout comment pourrait-il se proclamer artiste si il n’aime pas trop un des artistes les plus estimés de l’histoire ? Une opinion qui est vite réprimée par son camarade avec un simple “non mais t’as le droit de pas adorer Picasso, frère, c’est pas grave, te prends pas la tête, lol.”

Car oui le plus important effectivement c’est pas d’aimer Picasso ou de ne pas l’aimer – c’est de comprendre pourquoi on pense ça de son travail, quelles sont les choses qui ne nous font pas aimer ce qu’il produit. L’opinion en elle-même ? C’est le moins intéressant dans l’histoire. Remplacez Picasso par Star Wars, les Beatles ou Evangelion et vous pouvez d’ailleurs appliquer ça dans plein d’autres domaines que la peinture dès à présent !
Donc oui, Blue Period c’est une oeuvre vraiment riche, passionnée sur son sujet, qui réussit à transmettre avec talent son amour de l’art et de la création – c’est une oeuvre qui parlera évidemment à tous les artistes, qui se retrouveront forcément dans certaines des personnages, qui pourront raisonner avec pas mal de thématiques qui sont évoquées, qui pourront y trouver eux même des pistes de réflexion pour grandir et se développer dans leur passion. Si vous dessinez, si vous faites de la musique, du montage vidéo, de la sculpture, de la danse, de l’écriture de fanfic, du point de croix… bref, si vous trouvez du plaisir dans le fait de créer, je vous recommande sincèrement Blue Period, ça va vraiment vous parler. Et si ce n’est pas le cas, et bah je vous recommande de fou Blue Period quand même ! Ca va vous aider à mieux comprendre l’art, peut-être vous inspirer à vous y lancer et si c’est pas le cas bah vous allez trouver un casting de personnages hauts en couleur, c’est bien rythmé, avec des enjeux clairs, c’est parfois drôle, parfois émouvant – y’a plein plein de bonnes choses là dedans donc n’hésitez pas à vous jeter dessus !!
… donc voilà … Blue Period c’est super…
.. bon …
… maintenant vous vous en doutez y’a un twist…
… parce que là je vous recommande Blue Period mais en fait je vous recommande surtout Blue Period… le manga !
Parce que l’anime ? Eeeeeeh…………..
Oh non ! L’anime Blue Period n’est pas super 🙁 !
Oui désolé de vous avoir un peu trompé en illustrant toute la partie précédente avec des extraits de l’anime, mais hélas je ne peux pas vraiment vous recommander de bon coeur celui-ci !
… Et je ne peux pas vraiment 100% le déconseiller non plus parce que c’est pas non plus hyper mauvais !
Disons que c’est… compliqué.

Bon déjà d’un point de vue technique, l’adaptation est gérée par le studio Seven Arcs – ce n’est pas un studio très connu et c’est vrai que son CV n’est pas particulièrement garni de tubes – leur plus gros succès c’est l’adaptation de Tonikaku Kawaii, et autrement on est sur des trucs genre les films Nanoha pas forcément ouf, des séries de choc et de charme comme Sekirei ou Dog Days… mais bon ça au pire c’est pas grave, un nom de studio n’est pas si important que ça dans la réussite d’un anime, ce qui est important c’est le staff qui est dessus mais là aussi j’aurais pas grand chose à vous dire. Le chef réalisateur, Koji Yasunari, a sur son CV des trucs sympas comme Magi ou surtout comme Read or Die – dont je vous recommande vraiment au moins les OAV. Si vous voulez voir un épisode où un criminel fait s’écraser un avion contre la Statue de la Liberté, n’hésitez pas, par exemple !
… faire péter un avion contre un monument de New York… Mmm..
… attendez… je dois vérifier un truc…
… ah ça va l’épisode est sorti 3 mois avant, ouf ! Me voilà rassuré.
Bref ! Ici Koji Yasunari il chapeaute un réalisateur, Asano Katsuya, lui moins expérimenté à ce poste – il a dirigé une grande partie de Yu-Gi-Oh Vrains, par exemple. Quand à l’écriture de l’adaptation, on y retrouve Reiko Yoshida qui est une vétéran du milieu, entre autres connue pour être la créatrice de Tokyo Mew Mew mais aussi pour son duo avec la réalisatrice Naoko Yamada, avec qui elle a écrite l’adaptation de K-On ou le magnifique Heike Story, d’ailleurs est sorti à peu près au même moment que Blue Period. Quant au reste du staff bah pas mal de gens qualifiés sur tout ce qui est direction artistique ou décors… Quelques directeurs d’animation qui, pareil, sont des vétérans…
Bref, le message que je vais faire passer c’est que c’est un staff… correct ! Des gens qui ont montrés, sur d’autres projets, qu’ils avaient du talent ou des idées donc je ne vais pas les pointer du doigt, je ne vais pas dire qu’ils sont nuls car ce n’est pas le cas… seulement, j’avoue que ça me frustre car… aah…
… Pourquoi faire une adaptation de Blue Period… si… tu ne fais preuve d’aucune ambition artistique ?
Pourquoi prendre un manga qui parle avec passion d’art… et le rendre aussi chiant à voir ?

Parce que ouais, ça va être mon principal soucii – je trouve que Blue Period est une série assez inintéressante d’un point de vue visuel. Les décors sont très froids, les couleurs choisies vont souvent vers le terne, il n’y a jamais de moment où la série nous sort des séquences qui marquent particulièrement l’œil – on a juste l’impression de voir être reproduit un Japon un peu chiant… Pareil, les personnages ont un chara-design que je qualifierais de… fonctionnel. C’est… correct… Ils gardent un côté cool parce qu’ils avaient un design cool dans le manga, mais jamais l’anime ne va particulièrement les sublimer ou les mettre en valeur. Et c’est encore une fois criminel – regardez un peu le style des personnages dans le manga, regardez moi ces cases de ouf !

Genre le personnage de Maki qui a souvent un style de dingue, qui dégage toujours une certaine forme d’animalité et qui dans l’anime bah euh… voilà elle est là. Elle existe. Elle parle. Mais… on a perdu quelque chose.
Et ça m’attriste parce que les personnages de Blue Period, leur design ouf, leurs regards de maboule c’est un truc FORT du manga. Tsubasa Yamaguchi est une mangaka qui est incroyable quand il s’agit de dépeindre des expressions, de mettre en valeur ses personnages. LE truc qui m’a fait commencer le manga… c’est la couverture du tome 6, avec Mori complétement obsédée par ce qu’elle est en train de peindre et son regard qui nous fait du coup directement face – en règle générale les couvertures du manga sont ouffissimes, avec cette idée de présenter chaque personnage en nous mettant dans le point de vue de ce qu’ils sont en train de créer, que ce soit un tableau ou même une création numérique.
Mais bref ! Ce que je veux dire c’est que l’anime commet souvent ce terrible crime qu’est celui d’aspirer la vie et l’âme des personnages qui semblent globalement moins grandioses, moins forts, moins marquants. Et hélàs, il n’y a pas que les personnages qui perdent de leur impact ! Là aussi une des grandes forces du manga c’est sa manière d’emphaser des phrases importantes lors de ses dialogues -prenez par exemple cette séquence où Ryuiji discute avec Yatora. Ce dernier est dégouté parce qu’il a vu un tableau incroyable et qu’il se sent incapable de faire aussi bien – auquel cas Ryuiji lui répond que c’est bien qu’il se sente comme ça car si tu es frustré, c’est que tu peux encore te battre.

La case débarque net – pas de décor, juste le regard de Ryuiji, la question et après ça bam, transition immédiate sur Yatora qui serre son tablier comme une ceinture de judoka, prêt à aller se taper un tableau. Clairement la phrase a fait mouche, l’a motivé à se relancer, à se dépasser – et c’est d’ailleurs une phrase qui sera réevoqué à plusieurs autres moments du récit, pour motiver Yatora, pour lui rappeler sa détermination et sa passion.
La même scène, dans l’anime ? Ah…

Ca… ne marche pas aussi fort. La phrase manque d’impact, n’est pas vraiment mise en avant. Le plan choisi est assez quelconque, dans la continuation de la discussion mise en scène jusqu’ici – ce n’est plus une séquence marquante. Y’a bien l’idée de faire passer une voiture pile après la fin de la phrase qui pourrait éventuellement être remonté comme une ptite idée de réal pour montrer que la phrase fait mouche, mais ça reste assez pauvre. On perd également la transition vers la ceinture parce que l’adaptation case après le dialogue une scène qui se trouvait plus tard dans le manga – bref, tant pis pour cette case, elle a été nettement sacrifiée. Mais globalement, ça illustre le souci récurrent de l’anime qui est qu’au final aucune scène ne se distingue particulièrement durant les douze épisodes – tout est réalisé et écrit de la même manière.
Encore une fois je vais utiliser l’adjectif fonctionnel – c’est à dire que tout est adapté de manière sage, polie, constante. Tout est sur le même rythme, tout est dessiné, designé, animé, réalisé, mis en scène de la même façon. Ce qui est un souci !
Et vous voyez, par exemple, j’ai un petit souci avec Jujutsu Kaisen où tout est sur-dessiné, sur-designé, sur-animé, et où tout est conçu pour être exceptionnel, ce qui fait que du coup rien ne l’est vraiment – si un combat négligeable et prévisible entre Sukuna et le mec un peu osef qu’a une tête volcan est animé avec autant voire même plus de force et de créativité que le combat final entre Mahito et Yuuji, bon… là vous me dites surtout que l’insignifiant a autant d’importance que le capital. Blue Period c’est l’inverse – les scènes importantes et centrales sont… réalisées comme si elles ne l’étaient pas. Et du coup on perd pas mal de ces moments pivots, de ces images chocs qui nous aidaient, dans le manga, à comprendre la montée de la fascination de Yatora pour l’art et, surtout, pour les autres artistes.
Sans compte que y’a aussi quelques passages que je trouve mal faits, entre autres sur l’expression des personnages, qui sont parfois à côté de la plaque – y’a par exemple ce moment où Yatora explique à sa mère son envie d’aller en école d’arts, séquence pleine d’émotion, ils échangent des larmes et puis là on a le moment où il nettoie ses larmes… et affiche un visage super neutre, dépourvu de la moindre émotion.


C’est très court, très rapide, mais juste cette courte expression super froide me donne l’impression qu’il a complètement simulé ses émotions et que maintenant qu’il a l’autorisation de faire ces études il a plus besoin d’avoir l’air triste. C’est un détail et je suis ptet le seul bêta à l’avoir interprété comme ça mais, ah… ça joue quand même ! Et dans le manga de base y’avait pas ce souci sur cette scène là !
Bref vous l’aurez compris – ce visuel terne et cette mise en scène très prudente suffit d’emblée pour tirer l’anime vers le bas, peu importe les choix d’écriture qui peuvent être faits derrière. Par exemple, évidemment que y’a pas mal de coupure ou de réecritures car on est là sur une adaptation qui essaie d’aller jusqu’à la fin du premier grand arc narratif du manga donc qui se retrouve à condenser en 12 épisodes six tomes d’un manga qui peut être parfois un peu bavard ! Donc oui évidemment que vous ne pouvez pas tout garder, c’est le jeu et, dans l’ensemble, la plupart des choix faits sont les plus efficaces. On retire quelques petits tutos d’arts de ci de là, certaines scènes sont fusionnées pour aller ensemble… du coup ça avance quand même plutôt vite et tu sens que parfois ils sont à la seconde prête donc les enchaînements d’une scène à l’autre ont pas le temps de niaiser. On a pas toujours le temps de faire durer les émotions, mais ça hélàs Blue Period n’est pas la première adaptation de manga à avoir ce problème-là…

Même si il reste des moments où je suis pas satisfait du choix de réecriture – par exemple la première engueulade entre Yatora et Ryuuji, dans le manga on prends le temps de bien établir avant que les deux se connaissent depuis quelques temps et ont l’habitude de ne pas retenir leurs petits tacles quand ils se prennent le chou, mais dans l’anime on est plongé dans le truc direct donc évidemment que voir Yatora directement commencer à faire des remarques assez virulentes sur les choix vestimentaires de Ryuuji ça surprend pas mal. Là où dans le manga, comme on est un peu plus conscient de l’historique entre les deux et du fait que leurs crépages de chignons sont pas si sérieux que ça, qu’ils se permettent ce genre de remarques parce qu’ils savent que l’autre va pouvoir leur donner du répondant, va pouvoir taper aussi fort en réponse – bref, dans ce contexte on va dire que la remarque douteuse de Yatora choquera moins…
Mais bon, on est dans l’ordre du détail ici, et si je devais commencer à relever chaque minuscule changement qui est pas à mon goût on y serait encore jusqu’à la Saint Glinglin… Retenez juste que même si là je me suis focalisé quelques minutes si des moments qui m’ont agacés, reste que globalement ça va et que c’est pas tant un sujet que ça. La série garde un certain rythme et sait quand même faire les bons choix dans ce qui a été gardé du manga. Et puis bon, quitte à pas être 100% négatif je vais vous avouer mon truc favori de l’anime et c’est l’ending, Replica – visuellement il est très simple mais chaque épisode conclut sur une illustration différente qui évoque un des personnages fort de celui-ci, et c’est un move que j’aime bien, mais c’est surtout la zik que je surkiffe, j’aime bien le début du refrain avec le ptit Happy End chanté doucement, à chaque fois c’est un délice…
… donc cela étant dit, que rajouter de plus ?

Je vous ai fait un grand laius sur pourquoi l’anime ne m’a pas plu mais je vais être honnête, j’ai quand même eu aucun souci à le regarder. Parce que l’histoire reste globalement la même, parce que y’a toujours les mêmes messages, la même passion pour l’art – même sous une forme réduite, Blue Period reste Blue Period, et les qualités de l’oeuvre originale restent quand même suffisamment présente pour que l’anime en bénéficie et ne soit pas réellement un supplice. Je ne peux pas vous recommander l’anime Blue Period mais de l’autre côté je ne peux pas non plus vous le déconseiller sincèrement – c’est une adaptation fonctionnelle, qui fait le taf, qui certes ne sublime pas le manga initial mais ne lui fait pas entièrement honte.
C’est… ok. Juste ok ! Et ptet que quelque part c’est ça qui me frustre – parce que Blue Period est un manga qui avait le potentiel pour une adaptation exceptionnelle.
Et le fait que ce Blue Period exceptionnel n’existe pas… bah c’est ptet ça ce que je déteste le plus dans cette histoire !
Adapter, c’est trahir
L’animation japonaise a prouvé moults fois sa compétence pour parler d’art, et j’ose à peine imaginer ce qu’aurait pu donner Blue Period dans les mains d’un réalisateur ou d’une réalisatrice passionnée. Une personne qui, accompagnée du bon staff, aurait pu diriger la retranscription de cette passion et cette fascination que vit Yatora pour l’art pictoral, qui aurait pu donner vie à ce casting coloré, qui aurait pu rendre honneur aux nombreuses œuvres évoquées tout le long du récit.
Et là aussi, je demande pas forcément un anime dans un méga grand studio prestigieux avec un staf 4000 étoiles – mais prenez par exemple un autre manga qui parle d’art, un autre manga que j’aime beaucoup, en l’occurrence.. Kore Kaite Shine, dont l’adaptation est sortie cet été. Adaptation qui est super bien – elle retranscrit à merveille l’esprit et l’énergie du manga initial, fait péter les couleurs, met énormément de soin dans la direction artistique, dans les décors, les designs – y’a des séquences d’illustration des rêveries des héroïnes qui sont super cools, le rythme est top, ils mélangent vraiment bien les flashback liés à la prof avec le reste de l’intrigue liée aux héroïnes…

C’est une adaptation qui a pris le manga de base, lui même déjà très créatif et parfois expérimental, et a juste décidé de se faire plaisir. Une adaptation ne s’est pas demandée “comment transposer ce manga en anime” mais qui s’est plutôt demandée “comment utiliser ce manga comme base pour faire un anime” et qui a pris toutes les bonnes décisions dans la foulée.
Et puis sinon… je sais pas… on terme de série coming of age au ton qui se veut dramatique, on a aussi eu en début d’année l’adaptation d’Entre les Lignes ! Une adaptation qui montre que tu peux partir sur une réalisation plus sobre sans pour autant sacrifier tes ambitions visuelles, que y’a pas forcément besoin de partir dans des grandes explosions d’animation ou de couleurs pour être intéressant dans la manière dont tu montres et met en scène l’histoire que t’adaptes. Pareil ça donne un anime que je recommanderais autant, voire même plus, que le pourtant déjà très bon manga qu’il adapte !

Donc ouais écoutez, j’aurais adoré une adaptation de Blue Period qui soit aussi bonne que celle de Kore Kaite Shine ou celle de Entre les Lignes !
Mais à la place, on a donc eu quelque chose de plus… pauvre ! De moins risqué ! De moins passionné ! C’est pas grave ! Mais c’est dommage !
Même si parfois, je me demande si mon amour du manga initial ne me force pas à être trop sévère avec cette adaptation. Est-ce que j’aurais adoré Blue Period en anime si je n’avais pas lu le manga avant ? Je ne sais pas ! Peut-être ! Par exemple, récemment, j’ai eu ça avec la seconde saison de Medalist. La première saison je l’ai découverte alors que j’avais pas lu le manga, et je l’avais adoré à l’époque. Après ça j’ai lu le manga, je l’ai adoré aussi. Donc du coup quand j’ai entamé la saison 2, je ne découvrais plus ce qu’il s’y déroule et, soudainement, je ne voyais plus que les défauts, que les séquences qui “étaient mieux dans le manga.” Alors qu’au fond, c’est la même réal, la même mise en scène qu’une première saison que j’avais beaucoup aimé !

Peut-être que la passion qui me lie au manga d’origine me fait devenir exigeant ! Et c’est vrai qu’au fond les adaptations de manga que j’adore m’ont toujours un peu déçues, m’ont jamais fait revivre les mêmes plaisirs, les mêmes sensations ! Allez y’a ptet quelques exceptions – par exemple…j’ai toujours été un grand fan de Kaguya-sama en manga mais j’avoue que l’adaptation animée parvient à être encore meilleure, à me décrocher plus de rire mais aussi plus d’émotions. Après on arrive sur des Oshi no Ko ou des Gloutons & Dragons que j’aime autant en anime qu’en manga mais au final j’avoue avoir toujours été difficile avec les adaptations de choses que j’adore. J’adore le manga de Demon Slayer mais j’avoue être assez neutre sur l’anime, malgré ses nombreuses qualités… idem pour Bloom Into You, Genshiken, Insomniaques ou Bleach… C’est sans doute naturel, et j’ai l’impression de pas être le seul à me sentir comme ça quand on adapte des choses que j’aime !
Et c’et pour ça que j’utilise le terme “adapter c’est trahir” – car au final aucune adaptation de manga ne pourra être précisement l’adaptation que j’aimerais qu’elle soit ! En me basant sur ce que j’ai vécu, aimé et ressenti en lisant le manga d’origine, je m’imagine et j’espère un anime qui ne pourra pas être celui que j’obtiendrais. Une adaptation va toujours trahir mes attentes – parfois positivement, parfois négativement, mais quoi qu’il arrive elle ne me donnera pas exactement ce que je veux ou ce que j’espère et elle me fera quoi qu’il arrive revivre cette histoire de manière différente, car l’anime est un médium différent – et c’est quelque chose que j’ai dû apprendre à accepter.

Après, en règle général, c’est vrai que la communauté anime c’est une communauté que je trouve un peu matrixée sur la question des adaptations… c’est un sujet souvent évoqué, souvent discuté, souvent scruté. Mais souvent je trouve que c’est pas la bonne priorité qui est mise sur cette question-là. Dans la majorité des cas, les gens vont surtout se concentrer sur la fidélité par rapport au matériau de base. Sur quelles scènes ont été supprimées, modifiées, sur l’importance du canon, etc etc. Quand on parle d’adaptation dans l’animation japonaise, pardonnez moi l’expression mais on est souvent là pour enculer des mouches, ce qui est très spécifique, j’ai l’impression, à ce milieu. Je veux dire dans les commu cinéma quand ils parlent de Jurassic Park ils sont rarement là à chouiner que le film en a pas grand chose à foutre du bouquin de base… – après vous me direz, ils s’en foutent d’autant plus que c’est un bon film. Et c’est d’ailleurs ptet là le plus important !
Car au fond pour moi c’est ça l’importance d’une adaptation: une bonne adaptation c’est un bon anime. Qui a pris un manga comme base pour en faire un bon anime. Peu importe que ça soit fidèle, peu importe que ça respecte à la lettre le matériau de base, si c’est une bonne série ou un bon film, je considère que c’est gagné. Et hélas là dessus, je pense que malgré tout l’anime de Blue Period n’est pas un bon anime. Il n’est pas un mauvais anime pour autant, encore une fois je n’ai pas de choses graves à lui reprocher… par exemple j’aurais voulu parler d’une mauvaise adaptation d’un point de vue rythme et technique, je vous aurais parlé de Berserk 2016 qui fête d’ailleurs aujourd’hui ses dix ans… Donc non est loin de ce type d’échec mais force est de constater que hélàs, Blue Period est, dans son ensemble, un anime tristement moyen.

On sent trop que la priorité ça a été de mettre le manga en image, tout a été réfléchi dans le but de faire une adaptation correcte, mais jamais on sent l’envie de faire un bon anime, quelque chose qui tire le meilleur de ce que le médium peut proposer. On sent une équipe qui manque pas forcément de talent mais qui est enfermée dans l’optique de faire une adaptation plutôt qu’un anime. Peut-être ont-ils eu des consignes précises, peut-être n’ont-ils pas disposés d’une vraie liberté, peut-être n’ont-ils tout simplement pas eu le temps nécessaire pour se permettre d’avoir de grosses ambitions, ou peut-être juste que le projet n’a jamais permis à chacun des staffs concernés de montrer le meilleur d’eux-même – difficile à dire, l’animation japonaise reste un milieu très secret et on aura pas beaucoup d’interviews, de making-of, de témoignages pour essayer de nous éclairer sur comment cette production s’est déroulée.
En attendant, depuis cinq ans, pas de nouvelles pour une saison 2 ! C’est ptet aussi un défaut de l’anime, il restera sans doute, comme beaucoup d’autres, à jamais incomplet ! Vous ne découvrirez jamais la suite de l’histoire, vous ne verrez jamais Amo la prof toxique en anime ! Et c’est dommage…

… enfin je crois !
Après, bonne nouvelle quand même : l’anime s’interrompt au bon moment, pile à la fin d’un arc qui était initialement pensé comme étant la conclusion initiale du manga, avant que son succès amène l’autrice à continuer l’intrigue… mais oui, ça reste un échantillon, un apéritif,, ce qui continue à entretenir ma pensée qu’on est juste là pour faire une adaptation fonctionnelle d’un manga à succès, pas un grand projet anime particulièrement ambitieux.
Bon… C’est pas grave, si ça encourage des gens à lire la suite, tant mieux… Allez ouais on va dire ça pour conclusion – Blue Period est un anime moyen mais si ça permet de faire découvrir un excellent manga, c’est cool ! Mais on aurait pu avoir deux gâteaux, c’est-à-dire un excellent manga ET un excellent anime, ce n’est pas ce qu’on a eu, donc on va se contenter de ce qu’on a c’est à dire… euh… un excellent gâteau… qu’est le manga…
… je sais pas trop où cette métaphore va donc je pense que c’est le moment d’arrêter – merci beaucoup d’avoir regardé cette vidéo sur Blue Period ! Vidéo un peu plus bordélique que les deux autres, le sujet des adaptations est un sujet qu’on recroisera très certainement dans ce format, sous d’autres angles, mais vous l’aurez compris ici j’essayais de faire d’une pierre deux coups – parler de mon amour de Blue Period et essayer de poser quelques bases de réflexion sur la qualité d’adaptation. J’espère que ça vous aura plu ! Du coup, merci une nouvelle fois aux patreons pour leur soutien, merci beaucoup à Tako pour ton don généreux dans le plus gros palier, et merci à tous ceux et toutes celles qui comptent soutenir cette vidéo via like, abonnement, partage et tout et tout – vous êtes des pros ! Prochain épisode d’Anime 4 saisons cet hiver si tout va bien, une franchise que j’adore va fêter ses 15 ans donc on restera sur le thème des trucs sur lequel je peux parler très longtemps, déjà très hâte évidemment je pense que j’ai un peu fait cette chaîne pour cette vidéo précise – et dans tous les cas je vous souhaite un bon automne, prenez soin de vous, bisous bisous !


