Voyage au Japon 2026

[Voyage 2026] Jours 18 à 21 – Plastic Love

Serait-ce le dernier journal de ce troisième voyage au Japon ? Eh bah oui, félicitations à toutes et à tous ! Lignes écrites dans le Personal Computer Corner situé en face de la porte 67 du terminal 2 de Tokyo-Haneda, d’où décolle bientôt mon avion. Eh oui, porte 67 ! Eh oui je viens à l’installer d’entendre un groupe d’ados dire « eh SIX SEVEN » en voyant leur porte, nous n’échappons pas aux tendances et aux memes de l’Internet, même quelques minutes avant le départ…

Bon du coup je vous préviens – j’ai dormi 4 heures à tout péter, j’ai une ampoule sous le petit doigt de pied gauche qui me fait souffrir le martyr depuis hier et globalement je suis dans un état de décrépitude mentale et physique qui me laisse optimiste pour ces prochaines semaines de canicule, de reprise de taf, de passage du JLPT et, oh, c’est vrai, de 4 jours à Japan Expo. J’en reparlerais un peu en fin d’article quand on fera un mini-bilan mais les derniers jours ont globalement été médiocres d’un point de vue santé, et je suis à peu près certain que je repars plus fatigué que je ne l’étais en arrivant, et je l’étais déjà pas mal. Je me demande à quel point ça se voit dans ces articles parce que parfois je les relis avec du recul et c’est pas toujours ma meilleure prose – beaucoup d’adverbes et de répétitions de mots, vocabulaire très limité… Merci à vous d’avoir tenu le coup !

On est donc parti pour les quatre derniers jours – le retour à Tokyo, les deux jours qui ont suivis et le jour de rentrée en avion. Globalement on est un peu sur une rediffusion de l’an dernier, avec des lieux bien connus ! La trinité Akihabara / Ikebukuro / Nakano Broadway sera donc au rendez-vous mais heureusement nous n’avons pas dédié ce temps qu’au shopping, il y’aura un peu de nature et de découverte avec l’exploration d’un des trois grands jardins du Japon, le dernier qui manquait sur ce blog, le Kairakuen de Mito !

Sur ce, allons y Alonso ! Eh oui je fais des refs datées à Doctor Who sans jamais avoir vu un seul épisode, ça se voit que j’ai trop été sur Internet en 2012 !

Jour 18 – Retour à Tokyo

Lever pimpant à Akita, bonne nuit malgré des rêves chelous : j’ai entre autres rêvé que j’animais le pire jeu de l’histoire des conventions. Genre c’était un quiz dont moi-même j’étais pas sûr des règles, le technicien passait son temps à skipper les slides du coup je m’enguelais avec lui et je ragequittait la présentation pendant 10mn avant de revenir tout penaud, le jeu durait 1h30 au lieu de 30mn, personne trouvait des réponses, moi-même je les avais pas notées donc j’ai oublié – c’était un incroyable désastre, et je suis désolé d’avoir ruiné l’Epitanime ( ?) de ces visiteurs oniriques.

Objectif simple en cette matinée doucement chaude : rejoindre la gare (facile) et prendre un shinkansen pour Omiya, où je prendrais là le train local qui va jusqu’à Ikebukuro, lieu de mon hôtel (facile aussi, je suis allé au comptoir JR East Travel avec mon JR Pass et j’ai demandé une belle place réservée pour Omiya.) Du coup hop, me voilà dans un shinkansen qui traverse les montagnes d’Akita jusqu’à Morioka, où là il rejoint le tronçon Tohoku principal. Saviez-vous qu’entre Morioka et Sendai, le train atteignait des vitesses records, du genre 320km/h ? Et bah voilà. En vrai ça se ressent un peu qu’on va très très vite, et je voulais donc vous transmettre cette information.

Et donc, après quelques heures (3h de trajet, quand même), me voilà à Ikebukuro où je retourne à un hôtel bien connu des fans du second voyage – le Hatoya Hotel ! 44€ la nuit, de la place sur le plancher, positionné à 8mn à pied d’une des sorties de la gare tentaculaire d’Ikebukuro, un proprio qui est content d’exercer son français quand il me voit : pas besoin de plus, je suis ravi d’y revenir ! Et en plus, hasard, coïncidence – même chambre que l’an dernier ! Je suis en terrain connu !

Du coup j’ai pu faire un jeu des 7 différences entre ma photo de 2025 (à gauche) et celle de 2026 (à droite !)

Après une petite douche et une petite récupération de ma valise, j’ai donc une soirée à occuper et, honnêtement, on va parler sur des valeurs sûres : un ptit Go Go Curry à Ikebukuro avant d’aller visiter un des KBooks du quartier, en l’occurrence celui spécialisé dans les goodies Project Sekai (et Vocaloid en général) (donc Kaguya Princesse Cosmique aussi) (ce qui est plutôt logique avec le recul.) Vous savez sans doute déjà que j’aime beaucoup ce jeu et surtout ses personnages, donc c’était l’occasion d’aller récupérer plein de petits goodies à la con autour de mes favoris – donc Mizuki, Ena, Mafuyu et un peu de Shizuku et d’Honami car j’ai un top 5 très précis ! La boutique elle-même n’est pas forcément ultra grande, mais le nombre ahurissant de badges, clear files ou petits objets est assez vertigineux. Quelques peluches aussi même si celles-ci montaient déjà assez vite en prix.

Généralement, les prix pratiqués dans cette boutique m’ont semblés un peu plus élevés que si j’avais trouvé ces objets dans des Lashinbang ou des Surugaya. Mais évidemment le twist c’est que je suis pas certain que je les aurais trouvé dans ces boutiques-là ! Particulièrement intéressant si vous voulez collectionner les badges en général parce que le choix est très large – j’ai pu ainsi récupérer un set complet assez facilement.

Big up évidemment à la soundtrack de la boutique puisque les MV du jeu tournaient en boucle, donc fouiller les badges Mafuyu pendant que retentit Mind Brand en fond contribue grandement à l’immersion. Le coin Kaguya Princesse Cosmique n’était pas inintéressant non plus et intéressait pas mal de gens, témoignant de la popularité réelle du film au Japon – mention spéciale à cet ado qui avait son itabag rempli de badges de la pote loseuse de l’héroïne, vous savez celle qui a un crush sur elle non réciproque. Après qui dans Kaguya Princesse Cosmique n’a pas un crush sur Iroha, c’est une autre question…

Après ça, c’est petit popotin posé dans la Yamanote car on retourne à Akihabara, youhou !

Deux semaines après en avoir fait une étape dans notre chemin de croix inaugural, on a cette fois-ci plus de temps pour explorer le quartier à notre rythme. Beaucoup de monde, comme à l’accoutumée, et beaucoup de langues différentes qui se mêlent. En tout cas plus que de salles SEGA encore ouvertes, parce que ça c’est bel et bien finito !

En réalité mon objectif est de la soirée est assez modeste puisqu’il ne consiste « que » en une visite du Gee Store, pour aller faire razzia sur les t-shirts COSPA et les petits goodies de bonne qualité qu’on y trouve, souvent sur des franchises qui me tiennent à cœur. Léger spoiler : ça va finir avec l’achat de 8 t-shirts, d’un éventail Arima Kana et de petits straps supplémentaires comme si je n’en avais pas suffisamment. Mais écoutez, tous ces t-shirts je ne peux pas résister : déjà avec le yen faible ça fait pas mal de trucs très sympas pour environ 18 / 20€, ils résistent vraiment bien au temps (encore une fois, je le dis à chaque fois, mais le t-shirt Durarara que j’ai acheté à Japan Expo y’a 16 foutues années est encore dans un état vraiment chouette, avec une illustration toujours très lisible et un t-shirt qui ne s’est globalement pas trop déformé malgré mes 20 à 30 kilos gagnés dans ce laps de temps) et j’aime bien leur relative simplicité, qui en font souvent des t-shirts tout à fait portables dans un contexte professionnel sans déclencher un warning immédiat de la part de mes interlocuteurs. Ils ont évidemment des t-shirts très weeb, particulièrement ceux très colorés à l’effigie de personnages, et j’avoue que c’est pas forcément trop mon genre. Par contre ceux qui font référence à des t-shirts que portent les persos dans l’anime, les symboles cools, les illustrations emblématiques ? Let’s go. Je ne dis pas que c’est toujours parfait – y’a aussi des t-shirts qui sont extrêmement fainéants et sont juste un screencap avec une phrase random – mais globalement je trouve toujours pas mal de choses sympas.

Genre là je suis content de ma moisson – entre le t-shirt 86 Eighty-Six avec le « logo » de Shine’ei, le t-shirt Clannad un peu simple mais assez rigolo avec le best boi de la série, le fait que j’ai enfin un t-shirt Ranka Lee après 18 ans ou bien évidemment le t-shirt de Ram qui fait sa tête la plus rigolote possible, je suis assez heureux et j’ai déjà hâte de les utiliser dans toutes mes prochaines vidéos 🤓🤓 ! C’est clairement le moment shopping que j’attends désormais le plus de chaque voyage…

Après ça, j’avoue que la somme payée étant pas mal et l’heure commençant déjà à être un peu avancée, je décide de pas me lancer dans trop de folies et de me contenter de juste faire un tour au Lashinbang du quartier, un peu par nostalgie – c’est une boutique que j’ai toujours visité à chaque voyage, même si c’est le cœur gros que je dois vous annoncer que cette fois-ci,  le rayon pour le H n’existait plus, enlevé et disparu 😔… Mais c’est parce que tout était transféré dans une nouvelle boutique, le Lashinbang Akiba Deep 🥰… Qui n’ouvre que la semaine prochaine 😔…

Enfin bref c’est un Lashinbang sur deux étages quoi – pas forcément trouvé grand-chose de très intéressant au rez-de-chaussée, et le second avec les figurines et les artbooks était déjà plus passionnant. Mais mon segment shopping va surtout être marqué par un événement : mon téléphone qui commence à sonner et vibrer ! Ok chelou, d’autant que la sonnerie est pas forcément celle que j’ai configuré à la base… En plus j’entends une voix en sortie ? Que dit-elle ? « EARTHQUAKE IS COMING » Oh earthquake is coming… Oh je comprends !

… oooh !?

Tout va bien ! Y’a effectivement eu un séisme de 4.9 un peu plus au nord, dans la prefecture de Saitama, et du coup mon application de suivi des catastrophes (l’appli NERV) a lancé l’alarme de son côté. Je vous avoue que la situation était évidemment stressante à vivre parce que faut s’imaginer prendre son tel, le regarder, voir en gros en anglais un message « SEISME IMMINENT, VEUILLEZ RESTER CALME ET VOUS METTRE A L’ABRI », commencer à prendre conscience du truc… et voir personne d’autre moufter dans la boutique autour. J’étais littéralement la seule personne dont le téléphone a sonné. Et ça m’a mis bizarre ! Est-ce que c’est une fausse alerte ? Est-ce que personne d’autre a son téléphone dans Akiba un lundi à 19h ? Est-ce que j’ai une exclu ? Du coup je suis un peu paumé – je commence à essayer de m’éloigner des étagères et à me mettre, je sais pas, dans la cage d’escalier ou quoi, c’est quoi un coin safe dans un Lashinbang ? Mais de l’autre côté une partie de mon cerveau ne pouvait qu’observer que les autres clients continuaient de faire leurs trucs, que les employés étaient toujours aux caisses ou toujours en train de ranger les trucs, donc, en vrai, y’a rien à craindre ? Si personne ne stresse ça veut dire que personne ne stresse, du coup ? Faisons confiance aux japonais pour gérer ce type de situation, j’imagine ?

Après oui, à priori ça a tremblé entre 2 et 3 de magnitude dans le coin où j’étais, ce qui en réalité ne se perçoit pas tellement. La raison pour laquelle j’ai été le seul à recevoir l’alarme c’est parce que j’étais vraisemblablement le seul à avoir cette appli précise qui a préféré par sécurité, la lancer dans toutes les prefectures autour du point central. J’ai appris par la suite que, dans la réalité, si un séisme de niveau 5 était réellement imminent et prévu à l’endroit où je me tenais j’aurais reçu un message provenant directement du réseau téléphonique d’urgence. Donc mon application m’a fait un petit coup de pression ! C’est pas le genre de situation auquel j’ai été élevé pour être habitué, donc effectivement le stress de l’inconnu est assez vite envahissant. Ca m’a aussi permis de me rendre compte à quel point j’avais une méconnaissance assez irresponsable de quoi faire en cas de séisme. Je sais que faut se cacher sous une table, suivre des instructions, pas prendre les ascenseurs mais… si j’ai pas de table ? Si je suis dans un endroit où je suis seul et que je peux pas suivre le mouvement ? Ca m’a un peu fait baliser… mais ça m’a pas empêché d’acheter une figurine Miku-Gundam à 1000 yens. Malgré la panique, les affaires restent les affaires !!

Le reste de la soirée, oh, rien d’important à signaler si ce n’est le fait d’avoir peu mal au ventre parce que le Go Go Curry de quelques heures avant j’avais pris le niveau d’épice numéro 3. Je me souvenais l’avoir apprécié et l’avoir bien encaissé un an plus tôt, le même niveau 3 à Coco c’était passé crème, mais là wow j’ai chialé à la dégustration et mon estomac n’a PAS aimé. Bizarre autant qu’étrange mais c’est ça ma relation avec les épices : ça se passe souvent bien, mais y’a toujours une chance sur 10 que ça se passe mal… C’était la chance sur 10 du voyage… Mais je saurais rester joueur !

Galerie – Retour à Tokyo

Jour 19 – Kairakuen

« Que » deux jours complets à Tokyo et je savais que l’un des deux allait être un jour shopping… Je savais également que le mercredi allait être pluvieux donc si je voulais faire un truc dehors et bah c’était le mardi qu’il fallait le privilégier, mardi qui était également mon dernier jour de JR Pass donc saisissons cette opportunité… pour sortir de Tokyo ! Car en une heure de train, me voici à Mito, ville située à l’est de la capitale. J’aurais pu la visiter pour deux raisons : la première c’est qu’elle est pas très loin en train d’Oarai, ville connue principalement pour son lien avec la série Girls und Panzer, et d’ailleurs on peut apercevoir les personnages de la série à quelques endroits de Mito, comme une sorte de grande fierté régionale. Mais c’est surtout la seconde raison qui va m’intéresser – le Kairakuen !

Le Kairakuen c’est donc un des trois grands japonais, les deux autres étant le Korakuen à Okayama et le Kenrokuen à Kanazawa, qu’on avait déjà couverts et adorés lors du premier voyage. Je m’y rends donc après un vaillant déjeuner à la gare (c’était dans le Café Gusto) (c’était pas fifou) (mais j’ai été servi par un robot alors j’ai trouvé ça un peu rigolo) et déjà je dois avouer ma surprise : le jardin est… un peu chiant d’accès ? Rien de grave, hein, faut juste identifier un bus et après quelques arrêts il te lâche à 10mn à pied de l’entrée, le tout à un rythme très régulier genre toutes les 12/13mn, donc ça va. Mais comparé aux deux autres jardins qui eux sont bien au centre de la ville, c’est assez surprenant. Y’a techniquement une gare qui dessert le jardin – qui se trouve même dans son enceinte – mais elle n’est active que quelques jours par an, pendant la période de floraison des pruniers, là où le jardin est le plus visité.

Cela étant dit, je vais pas faire dans le suspens, vous le savez, j’aime les jardins et les parcs donc ma petite balade dans le Kairakuen fut très agréable !

Ce que j’apprécie avec les trois jardins, c’est à quel point chacun a vraiment une identité différente. Okayama c’était pour moi celui de la relaxation, où tout était finement étudié, chaque banc placé au millimètre pour que tu puisses t’asseoir et méditer devant un panorama à chaque fois somptueux. Beaucoup de grands espaces ouverts, il paraît plus « minimaliste » que les deux autres tout en possédant quand même quelques endroits plus forestiers ou surprenants. Kanazawa, lui, c’était vraiment une énorme diversité et c’était un jardin que je trouvais incroyable à découvrir. Chaque chemin emprunté emmène vers quelque chose de différent, de beau, et on s’émerveille en permanence à chaque détour. Mito, du coup, c’est pour moi le parc idéal pour se balader. Il est beaucoup plus forestier que les deux autres, avec beaucoup de chemins à l’ombre, quelques dénivelés qui vont le rendre également plus physique. Je dirais que ce n’est pas celui qui propose les meilleurs endroits pour se poser et observer, mais c’est celui où marcher dedans récompense le plus.

Donc autant vous dire qu’avec mes pieds pétés de fin de voyage c’était compliqué mais j’ai pris des pauses régulières à l’ombre car le soleil tapait aussi pas mal ! C’est pour ça que la ptite forêt de bambou à l’entrée, là ? Un plaisir. Donne moi toute l’ombre que tu veux, c’est le moment parfait pour que j’en raffole.

(A noter que, encore une fois, c’est un endroit que je visite quasiment dans la solitude – j’ai croisé très peu d’autres touristes, assez peu de bruit, assez peu de passage… Décidément !)

Après ça, c’est retour à la capitale pour un passage d’abord à la Tokyo Station pour aller acheter du thé vert pour ma maman, enfin d’ensuite me rendre à Shinjuku ! Ah bah si je voulais voir des gens et me sentir moins seul dans mes escapades touristiques j’ai sonné au bon endroit – comme souvent la gare et ses environs grouille de monde. C’est un quartier que j’avoue connaître très peu, je ne sais pas quel est l’attrait de Shinjuku, je ne sais pas pourquoi autant de touristes s’y rendent et ce qu’ils y font, j’imagine que c’est lié aux très nombreuses boutiques et ptet à Kabukicho pour les fans de Yakuza, mais moi je n’y allais que pour visiter le Surugaya du bâtiment ANNEX ! Eh oui, encore du shopping dans des boutiques d’occasion… Mais là c’est un de mes Surugaya favoris, avec pas mal d’espace et de choix…

Après ça, c’est dîner au 8e étage du bâtiment – je croise un resto collab Bocchi the Rock qui hélàs venait de clôturer son service (last order à 20h et je suis arrivé à 20h02 😔😔) du coup à la place je vais à un resto italien situé juste en face. J’ai pris des carbonaras qui étaient plutôt ok – c’était crémeux, les pâtes étaient fermes, les lardons étaient délicieux et j’ai pu saucer avec une petite foccacia donc ma pyramide des besoins était remplie !

Et c’est déjà fini pour cette journée ? Et bien oui, tout passe plus vite à Tokyo…

Galerie – Kairakuen & Shinjuku

Jour 20 – Shopping

Dernier jour complet du voyage ! Je vous avoue que d’un point de vue physique la journée est très difficile : brûlures de frottement à l’entrejambe toute la journée sans que ma crème ramenée spécifiquement pour ce cas de figure y fasse quelque chose, léger mal au dos qui commence à poindre, fatigue générale et, du coup, apparition d’un ampoule placée sous le petit doigt de mon pied gauche qui commence à rendre chaque pas un peu difficile. Sans compter que dehors il pleut mais qu’il continue de faire chaud, donc l’humidité est étouffante – j’y retrouve enfin vraiment le Japon tropical que je n’avais pas revécu depuis le premier voyage ! Donc la marche est compliquée, l’esprit est pas forcément à son prime et qui dit dernier jour dit décisions à prendre, pas toujours avec beaucoup de rationalité.

Le déjeuner, déjà, c’est à nouveau un Go Go Curry pour dire au revoir et si je ne tape pas les épices de niveau 3, j’ai quand même décidé d’être un gros gourmand goulu et de prendre le double viande (porc pané ET poulet pané) en format large, ce qui en guise de petit déjeuner est peut-être excessif. Je vous avoue : j’ai calé ! J’ai laissé un peu de riz à la fin… Et pour que je ne finisse pas mon Go Go Curry…. C’est que l’heure est grave… J’y repense encore à ces grains délicieux abandonnés…

Sortie donc du Go Go Curry en roulant (ce qui n’est pas super car il est situé en sous-sol sans ascenseur), affrontement de la pluie pour rejoindre la gare d’Ikebukuro et aller dans le quartier de Nakano pour mon autre endroit shopping favori de Tokyo : Nakano Broadway et ses nombreux Mandarake ! Le bâtiment n’a pas changé d’un iota depuis l’an dernier : toujours son marché de fruits, viandes et légumes frais au sous-sol, toujours ses boutiques de luxe au rez de chaussée et au premier, et toujours une armada de boutiques popculture aux trois étages restants. Toujours dominé par Mandarake, qui possède plus d’une vingtaine de boutiques, toutes spécialisées, etc etc. Après, j’ai pu noter que le Lashinbang s’était un peu agrandi, et je crois que y’avait une boutique Robot Robot de plus ? Mais dans l’ensemble je suis en terrain déjà bien exploré l’an dernier – avec comme toujours beaucoup de choses à voir et beaucoup d’étagères à fouiller, à la recherche de coups de cœur.

J’ai quand même essayé d’être plus synthéthique cette fois-ci et de me donner une sorte de limite de temps – là où l’an dernier j’y avais passé presque 6h, là je m’étais limité à 3, et je me suis surtout focalisé sur la recherche d’artbooks. Y’a deux boutiques en particulier qui sont assez bien dotées là-dessus, donc c’est là que j’ai surtout passé le plus de temps. J’ai aussi un peu flané dans celui dédié aux figurines et, contrairement à l’an dernier, je n’ai fait « que » dix minutes dans le DEEP, mais c’est parce que là pour le coup je n’avais pas trop de doujinshi à retrouver, et que le seul que je voulais était dans mon panier après à peine 5mn.

J’aime toujours bien ce vieux bâtiment, je lui reprocherais juste de pas avoir beaucoup d’endroits pour se poser où s’asseoir – pire, il est interdit de se reposer en dehors des cafés et restaurants du bâtiment, qui sont mine de rien assez peu dans les étages. J’ai quand même trouvé un ptit café à smoothie au sous-sol qui était plutôt pas mal et qui m’a bien aidé à me poser au moment où j’en avais besoin. Car fouiller à Mandarake ça reste assez physique ! Faut pas mal porter de bouquins, se baisser, s’élever, regarder partout… ça fait les muscles toute cette culture ! Et je vous parle pas des sacs de 8kg d’artbook à trimballer partout après, cisaillant les mains comme à l’époque où je transportais des packs d’eau après mes courses…

Ca reste quand même le plaisir de fouiner et de tomber un peu au hasard sur des trucs qu’on désirait ou, mieux encore, qu’on ne savait pas qu’on désirait jusqu’à le voir. Tomber au pif sur le recueil des animations-clé de Bocchi the Rock, par exemple, c’est le genre de bonne surprise qui fait chaud au cœur…

Mais bon, après tout ça faut rentrer et le retour reste dans la peine et la douleur, même si heureusement assez court entre Nakano et Ikebukuro. Acheter 8kg d’artbooks pour une centaine d’euros, super ! Les transporter, en sueur, avec cinq sources de douleur différentes tout autour du corps ? Ehhh, ptet trop vieux pour ces conneries.

De retour à l’hotel, douche vivifiante au programme, changement de vêtements, ouverture de la valise, regroupement de tous les goodies, artbooks et figurines chopés jusqu’ici, réfléxion et, initialement, développement d’un plan pour la soirée : dîner vite fait à Ikebukuro, prendre le métro direction Asakusa, se faire une dernier soirée panorama avec une vision de Tokyo dans le soleil couchant, retour à Ikebukuro, passage à Don Quijote pour choper une valise supplémentaire et finir la soirée en rangeant toutes mes merdouilles le plus vite et le plus efficacement possible histoire que je dorme au moins 4h avant un lever très matinal. Ca sonne bien ! Allez let’s go ! On sort du mieux qu’on peut, marche de 20mn dans Ikebukuro pour d’abord se rendre au grand Bic Camera pour jeter un œil à leurs valises ET leurs goodies d’animes (finalement aucun des deux m’intéressera.) Passage aussi dans leur boutique JV où je vois des Wonderswan à 5000 yens et… je sais pas pourquoi j’en ai pas pris une… enfin bref !

Juste derrière y’a le Ichiran Ramen, chaîne de ramen avec un concept que bizarrement je ne connaissais pas avant d’y entrer ! C’est-à-dire que j’ai pas mal entendu de gens me dire que Ichiran Ramen c’était bon etc etc. Et effectivement, c’est bon ! Mais je ne connaissais pas l’autre particularité de Ichiran Ramen !

C’est que tu ne vois ni les cuisiniers ni les serveurs, tout t’es servi par un trou qui devient vite caché par un rideau ! Wah c’est chelou ! Je crois que j’aime pas ! Je trouve ça super déshumanisant, super bizarre ! J’ai connu des Glory Hole plus chaleureux ! C’est une image, je n’ai jamais vraiment connu de Glory Hole à part ceux que j’ai pu voir représentés dans un certain genre de fiction mais je voulais faire une vanne ! Je suis pas forcément le gars le plus social du monde, mais c’est vrai que j’aime bien aller dans un resto pour avoir un mini contact social avec les gens qui y travaillent, même si c’est juste pour qu’ils me tendent le plateau sur lequel y’a mon Wooper. Mais là invisibliser tout le monde comme ça, ça me met mal à l’aise ☹ … Après je dois admettre que le concept est bien travaillé : les petits formulaires à remplir pour détailler comment on veut son ramen, les plaques pour communiquer des consignes éventuelles… Tout est aussi fait pour qu’on ne voie pas les autres clients, et tu peux même te plaindre via une plaque si jamais les gens autour de toi parlent trop fort. Je peux comprendre l’attrait si tu veux juste un ramen dans une ambiance tranquille, c’est bien conçu pour…

(Et le ramen en lui-même je l’ai trouvé très bon, nonobstant !)

Du coup direction la Skytree maintenant ? Bon euh non… Trop de douleur, trop de fatigue, pas le courage de faire 30mn de métro et sans doute 30mn de queue là-bas, la réalisation que ça va me fera sans doute rentrer à l’hotel vers 23h quand j’aimerais quand même bien dormir un peu après avoir fait mes valises… Donc non, allez, tant pis. On a déjà fait beaucoup de choses durant ce voyage, vu beaucoup de belles choses, pas de réels regrets, arrêtons les bêtises et concentrons nous sur les préparatifs du départ.

Cela étant dit ça ne se fera pas sans un ultime détour – au Melonbooks d’Ikebukuro, pour y faire les ultimes achats, genre un doujin fraîchement sorti du Comitia et un artbook MakeIne lui aussi assez récent. Ca conclut les achats otakus du voyage, qui furent peut-être assez déraisonnés ! Après ça c’est passage au Don Quijote de Ikebukuro, entre autres pour récupérer une boîte d’omiyage pour les collègues du taf et, surtout, récupérer une nouvelle valise. Troisième valise achetée au Japon en 7 ans, la collection s’étend ! Faudra ptet que j’en revende au moins une… Si vous êtes intéressés…

Mine de rien, les Don Quijote c’est un peu un angle mort pour moi – j’y vais une seule fois par voyage et c’est toujours pour aller acheter une valise à la con, je connais pas trop le reste du magasin ! Là j’ai pris un peu plus le temps d’explorer, du coup, et je me rends compte que niveau éléctroménager et compagnie le choix et les prix sont assez alléchants… Est-ce que le symbole de ma trentaine bien affirmée c’est de commencer à envisager l’achat d’un autocuiseur ou d’un aspirateur-robot au Japon ? Peut-être….

Après ça, passage au Mr.Donuts pour s’empiffrer une dernière fois, vidage de la carte Welcome Suica (il ne reste plus que 2 Yen dessus !!!), avant un retour à l’hotel et un très grand jeu de Tetris en direct. Constat assez drôle : l’an dernier j’étais à environ 40kg sur les deux valises, là je ne suis « que » à 30kg, mais j’ai un peu galéré à faire de la place pour tout ! A priori j’ai acheté beaucoup de trucs légers… Après, c’est aussi deux valises un peu plus petites que le duo que j’avais l’an dernier, ce qui explique sans doute cela.

Cela étant dit une fois tout ça fait, on réserve les billets pour le bus vers l’aéroport et c’est l’heure d’un dodo bien mérité ♪…

… ou pas, vu que je vais commencer à avoir super mal au ventre au moment où je me couche. Ca sera très passager mais c’était le dernier signe d’un corps au bout de sa vie…

Galerie – Nakano Broadway & Ikebukuro

Attention – une des images est NSFW !!

Jour 21 – Le retour

Deux valises de 15kg: super ! Les descendre deux étages dans l’escalier de mon hôtel très sympa mais sans ascenseur: moins bien ! Mais j’y arrive quand même, triomphalement, et je parviens à rejoindre sans trop de souci l’arrêt de mon bus vers l’aéroport, situé à 5 ou 6 minutes de l’hôtel, à un arrêt où attendent déjà d’autres touristes. Bus bondé d’ailleurs, comme quoi la réservation deux soirs avant était primordiale (mais aussi obligatoire, ce qui aide) ! Honnêtement si vous cherchez à rejoindre Haneda, vraiment, regardez le site de Limousine Bus et voyez si des bus partent de là où vous êtes, y’en a pour Ikebukuro, Shibuya, Shinjuku, Asakusa, Akihabara… C’est 1400 yens la place, le service est assez rapide et régulier, franchement c’est l’assurance d’un trajet sans trop de prise de tête vers l’aéroport, surtout si vous avez 4 milliards de trucs à porter, ce qui risque d’être le cas. En tout cas depuis Ikebukuro c’est l’affaire, en ce bon matin, d’une demie-heure, passée à écouter de la musique en somnolant un peu parce que la nuit fut malgré tout assez courte.

A l’aéroport, on fait pas trop de folies, l’ampoule au pied étant vraiment très douloureuse, donc pas trop de balades dans les boutiques, on pose ses bagages, on passe à la sécurité (réglé en 4mn, mieux que les 20mn de l’aller à Charles de Gaulle) (et encore j’ai fait le con – j’ai laissé mon portable dans ma poche au moment de passer le portail de sécu 🤓🤓🤓), on prend un ptit dej rapide à une des boutiques et on part attendre son avion en allant se poser avec son pc à la porte 67 déjà nommée en début d’article.

Et comme donc un vol de retour… particulièrement interminable ! Ce qui est inédit pour moi !

Aux deux premiers voyages, j’avais trouvé le retour très rapide – au premier j’avais passé la moitié du temps à dormir ce qui était assez utile, et au second j’avais fini par passer 4h à taper un article, 4h à mater du Amazing Race et 4h à faire je sais pas quoi mais c’était passé turbo vite malgré la présence d’un gamin de 4 ans un peu remuant à côté de moi. Je commençais à me dire de manière très tranquille que l’avion maintenant c’était facile pour moi: je veux dire l’aller de ce voyage, pareil, c’était passé étonnamment vite ! Mais là, nooon, INTERMINABLE. J’ai continué à taper cet article mais en 1h ayé j’avais tout dit et tout écrit, j’ai maté du Jet Lag the Game mais après 3h j’avais fini mes épisodes en stock, après ça j’ai switché sur des animes mais je me suis rendu compte que j’ai été nul à chier dans ma préparation ! Genre j’avais pris plein d’épisodes de l’Atelier des Sorciers ou de The Ramparts of Ice en VF pour continuer mon visionnage mais à chaque fois j’ai oublié de récupérer UN épisode précis, genre pour l’Atelier des Sorciers j’avais pris du 7 au 12… en oubliant le 8… Pour the Ramparts of Ice du 1 au 8… en oubliant le 2… Du coup à la place j’ai maté les 4 premiers épisodes de Agents of the Four Season, qui étaient sympas mais au bout de 4 épisodes je voulais alterner avec une autre série mais non j’avais pas grand chose d’autre en réserve… Et à chaque fois je regardais le temps de vol restant et je le voyais jamais avancer, ça me rendait ouf.

Du coup j’ai surtout passé 5 ou 6h à juste mettre mon masque de nuit, mettre mes écouteurs, lancer ma playlist de mp3 en shuffle et réfléchir à plein de trucs, sans vraiment chercher le sommeil. Récapituler le voyager, repenser à différents événements, réfléchir à la suite, à la reprise du taf, à la gestion de la canicule… Mais c’était loooooooong. Et en plus y’avait quelqu’un assis à côté de moi du coup j’étais pas très confortable pour envisager le dodo. Parfois je faisais le curieux et je regardais un peu mes voisins – y’avait des jeunes japonais devant qui ont passés le voyage à mater des animes. Le premier alternait entre des épisodes de Summertime Rendering et de Gintama dans un deux salles deux ambiances assez admirable. Le second matait un peu tout et n’importe quoi mais j’avais qu’il a commencé à me faire rager quand je l’ai vu commencer à mater des épisodes de Apocalypse Hotel (cool !)… en passant son temps à faire des fast-forward dans les épisodes ?? Genre la séquence de baston en tank il sautait de 10s en permanence, ça me rendait OUF. Pourquoi il a maté toute la série comme ça ? Je dis TOUTE la série parce que je suis convaincu qu’en une heure j’ai vu passer tous les épisodes.

Bref, 14h10 de vol, c’était interminable (je crois que c’est la première fois que j’atteris pas avec genre 30mn d’avance sur l’horaire initialement annoncé) et même l’atterrissage l’a été – le taxi a duré vingt bonnes minutes, et ils ont mis des sièèècles à ouvrir les portes. Moi je m’en fous j’étais assis et dans un sale état mais vraiment le séjour dans cet avion a été le plus long possible et m’a coupé toute envie de retourner dans un avion pour les deux prochaines années. J’avoue par contre que sortir de l’avion et IMMEDIATEMENT se manger la vague de chaleur m’a fait lâcher un « ohohoh » assez franc et immédiat. Mais bon, la suite c’est se paumer un peu dans Roissy, se faire mal parler au contrôle de sécurité, attendre 20mn ses valises et partir direction la sortie avec les taxis. Fun d’ailleurs: je sors de l’espace bagage, employé de l’aéroport qui m’aborde « vous allez aux taxis ? », je dis oui, il me dit « ok je vous y escorte » et il m’y escorte vraiment. Je questionne même pas pourquoi, j’imagine que c’est pour éviter que je me fasse embrouiller par des taxis non officiels sur le chemin, et il me dit au revoir en anglais à la fin donc je crois qu’il a pensé que j’étais américain je sais pas ?? Ou australien aussi, comme le mec du Lawson a Zao-Onsen ? J’avais la même chemisette ce jour-là maintenant que j’y pense… Ptet qu’elle me transforme en anglo-saxon… Oh non…

Enfin voilà, c’est ensuite 1h45 de taxi en Ile de France, un luxe à 100 balles que je me permets parce que putain j’ai mal putain il fait chaud putain deux valises c’est abusé. Cette fois-ci pas de taxi super bavard, le mec est tout l’inverse: muet comme une tombe, ça tombe bien moi aussi, du coup je sors mon tel et je commence à faire ma compta du voyage, ce qui m’amuse bien pendant une heure. Bon amuser est un bien grand terme: je me rend compte aussi que j’ai plus d’économies en stock 😀 !!! Rassure-vois j’ai encore de quoi me payer à manger jusqu’à mon salaire la semaine prochaine, et je commence cette semaine mes appels réguliers chez ANA pour toucher une certaine indemnisation massive qu’ils me doivent, mais héhé j’ai joué avec le feu héhéhé !!!

En tout cas, me voilà bien chez moi, il est 19h30, 34° à Juvisy-sur-Orge, mon appart sent le renfermé et contient toujours la chaleur de la séquence caniculaire précédente vu qu’il n’a pas été aéré depuis trois semaines, je pose mes bagages, me change vite fait, part m’acheter 2/3 trucs pour le dîner (une baguette pour un sandwich chèvre & saucisson, dans un move extrêmement français), puis c’est dodo à 22h pour lever à 7h, ah quelle vie ah quelle vie !!!

Galerie – Avion & Achats

Et voilà, c’est donc la fin du journal de ce troisième voyage, merci beaucoup à vous de votre lecture, j’espère que ça vous aura amusé et que ça vous aura donné envie de visiter certains des endroits que j’ai pu découvrir !

Je suis un peu désolé pour le ton de cette partie finale, où clairement on ne sent plus trop la passion et l’enthousiasme de certains des articles précédents, et il y’a finalement eu peu d’adjectifs très positifs. Je pense que c’est assez clair que ce segment final a Tokyo a été… eh… pas dans la meilleure des humeurs. En même temps la seule vraie « nouveauté » et découverte, ça aura été le Kairakuen, mais pour le reste on a fait du shopping pendant 3 jours dans des endroits déjà connus, appréciés et décrits. Mais généralement j’avais trop de douleurs dans les derniers jours pour pouvoir tout apprécier comme je l’aurais voulu.

Globalement, c’est un troisième voyage sur lequel je suis assez mécontent envers moi-même, et je pense que ça s’est ressenti. Je n’étais tout simplement pas dans un bon état physique, voire même parfois mental, pour l’apprécier totalement. Je n’aurais pas dû le faire maintenant, j’aurais dû le faire en septembre ou octobre, quand j’aurais eu l’opportunité de vraiment me reposer après le rush de l’AMV Céleste 2 et des nombreuses autres choses que j’ai pu faire durant 2026. Là le voyage a été simplement un élement de plus dans une année très chargée, et si j’ai eu le temps de le préparer (et j’ai globalement bien fait mes préparatifs), je n’ai cependant pas eu le temps de mettre dans le bon état d’esprit et dans le bon niveau de forme pour en profiter. Trop de fatigue non soignée, manque d’exercice, prise de poids depuis quelques mois – le timing n’était pas bon, et je pense qu’avoir démarré le voyage par 27km de marche en grande chaleur n’était pas le plus malin. Mais généralement je n’étais clairement pas en état de faire un voyage aussi intense physiquement – si j’en crois Google Fit, c’est 333 678 pas que j’ai fait en 3 semaines, ce qui d’après certains sites de calcul ferait environ 274km de marché. Effectivement, c’est beaucoup ! Mais étrangement moins que le second voyage, qui lui était à 399 994 pas…

Bref c’est aussi pas mal d’apprentissage sur ce que je ferais pour les futurs voyages: je pense que je vais vraiment privilégier, pour la suite, des voyages qui vont me faire moins bouger autour du pays. Essayer, à chaque fois, de passer plus de temps dans chaque ville que je visite, au lieu de vouloir en faire et voir le plus possible. Comme la bonne nouvelle c’est que ces voyages vont sans doute devenir plus régulier grâce à l’évolution de ma situation professionnelle, je pense que je peux me permettre de vraiment passer du temps dans chaque endroit car il y’aura toujours d’autres voyages à l’avenir qui me permettront de m’intéresser à d’autres villes, d’autres régions. Je ne louperais rien ! Plus de temps dans une ville c’est plus de temps à en profiter, plus de temps à profiter de ce qu’il y’a autour d’elle, plus de temps à profiter des automatismes qu’on commence à acquérir et parfois plus de temps à profiter d’un très bon hôtel qui pourrait aider à se reposer plus efficacement.

Et cela étant dit, la dernière question: est-ce que finalement perdre un jour n’était pas une bénédiction déguisée ? Vu à quel point j’étais un peu détruit après 21 jours, 22 ça aurait été finito…

Je pense aussi que c’est le voyage « de trop » d’un point de vue achats compulsifs ! Je prends un peu conscience, surtout là maintenant que je suis rentré, que j’ai déballé tous mes achats et commencé à les ranger, que je n’ai pas besoin et peut-être pas tant envie que ça d’acheter autant de trucs sur place. La place commence à manquer chez moi, et je me dis que y’a quelques achats compulsifs qui étaient un peu inutiles… Le fait de faire ma compta dans le taxi et de me rendre compte que si le yen avait été au taux de mon voyage de l’an dernier bah j’aurais été à découvert… Bon bah je me suis un peu laissé aller à cause, justement, de ce yen faible. J’ai fait beaucoup trop de petits achats à la con assez peu réfléchis parce que tout était si peu cher sauf qu’au bout d’un moment les gouttes deviennent un fleuve et ptet que j’avais pas besoin d’autant de stands acryliques et de badges qui rejoindront une boîte au retour, car au bout d’un moment ça devient beaucoup d’argent en vrai !

Après j’avoue que je garderais toujours cette petite passion pour les fouilles de boutiques d’occasion… Même si je dois admettre qu’au bout du 5e ou 6e Lashinbang / Surugaya, on a un peu le sentiment de voir toujours les mêmes trucs en boucle, ça reste une activité qui m’amuse et m’occupe pas mal, mais faudra vraiment que pour le prochain voyage je me donne le challenge de pas avoir besoin d’acheter une seconde valise avant de repartir car mine de rien, rien que ça c’est aussi un coût supplémentaire qui n’est pas si négligeable ! Entre l’achat de la valise (donc minimum 80 / 90 balles), l’option auprès de la compagnie (donc minimum 100 balles) et la tentation du taxi depuis CDG (là aussi minimum 100 balles)… avoir 7kg de goodies en trop ça m’a couté pas mal…

(Fun fact: juste les artbooks que j’ai acheté pèsent 9kg donc c’est un peu leur faute.)

Maintenant, je ne veux pas me focaliser que sur tout ça parce que évidemment que je ne regrette pas d’avoir fait ce voyage, le Tohoku c’était super ! Je referais un vrai bilan dans deux ou trois mois pour vraiment faire un résumé de ce que je recommande, mais là à chaud je garde des souvenirs assez vivaces de mes balades à l’Umanose, à Yamadera, dans le Zao-Onsen de nuit, dans le Kairakuen, dans Hirosaki ou à Aomori. J’ai globalement super bien bouffé à des prix vraiment modiques, et j’ai vécu quelques vrais beaux moments. J’ai aussi vécu une expérience très intéressante, très personnelle, que je n’ai pas raconté dans ces journaux et que je ne développerais pas en détail, mais qui m’a aidé à mieux comprendre qui je suis et ce que je désire. Globalement, c’est un voyage qui m’a permis aussi de parfois réfléchir sur moi, et qui m’a aidé à prendre conscience de certaines choses. Mais ça c’est un classique de ces voyages ! Le premier m’avait aidé à réaliser que je devais changer de voie professionnelle, le second que je devais me lancer dans l’apprentissage du japonais, là ce troisième c’est surtout l’importance de prendre soin de moi. Là mon premier réflexe en rentrant ça aura été par exemple de prendre un rendez-vous chez certains spécialistes médicaux, entre autres pour mes pieds où ma peau, et plus que jamais d’essayer de reconcentrer mes efforts vers une perte de poids…

Et puis évidemment, ça me motive toujours autant à continuer mes efforts sur l’apprentissage du japonais. Encore une fois mieux le comprendre m’aiderait à passer un moment moins épuisant dans le pays. Là déjà j’étais content de pouvoir reconnaître facilement des kanjis de nom de ville et lire des hiraganas quand j’en croisais, ça me faisait gagner du temps et m’aider à prendre conscience de mes améliorations. Maintenant, à chaque fois qu’un japonais me parlait j’étais paumé et ça vraiment j’aimerais faire en sorte que chaque blabla avec un caissier, un employé, un réceptionniste ou une personne random se passe mieux. Toujours un peu saoulé que après 3 semaines j’arrivais toujours pas à reconnaître la question traditionnelle du « est-ce que vous voulez un sac » que tous les caissiers posent inéluctablement… Donc ouais focaliser mes efforts sur l’oral dans les prochains mois, mais ça je m’en doutais un peu !

Allez, on a pas mal parlé, essayons de clôturer tout ça, surtout qu’il fait chaud et que le jetlag me rend pas forcément extrêmement cohérent ! On se retrouve très vite pour l’anniversaire de Néant Vert et dans quelques mois pour un bilan avec recul du voyage ! C’était encore une fois très sympa d’écrire mes journées et de poster mes photos, et j’espère continuer à le faire encore longtemps ! Buvez bien ces prochains jours !

Un commentaire

  • Elsental

    Merci encore pour avoir partagé ainsi ton voyage.
    Je suis content qu’au-delà des difficultés que tu as rencontrées, tu aies pu vivre une expérience personnelle qui t’est intéressante. Même si je ne sais pas de quoi il s’agit, je pense que sa présence rend justice et raison à ton voyage.

    Et puis, tu as un t-shirt de Botan, maintenant. Tu es assurément quelqu’un de plus accompli désormais !

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