Jour 0 & 1 – Avis de tempête
✨ TROISIÈME VOYAGE AU JAPON, C’EST PARTI LES COCOS !✨
Deuxième en un an et quatre mois, je représente de plus en plus le péché de la gourmandise mais quelque chose au fond de moi me disait d’y retourner dès que possible parce que l’avenir n’assurerait pas que ça soit toujours aussi simple. On est donc parti pour un récit d’environ trois semaines, avec du Tokyo et du Tohoku en voulez-vous, en voilà. Ai-je gagné en assurance ? Vais-je réussir à trouver des trajets maudits pour aller voir des endroits paumés qu’une voiture m’aurait bien aidé à rejoindre plus aisément ? Y’aura t-il des trajets en bateaux ? Quelles sont les tendances pour les conbinis ? Combien de kilos de t-shirts seront-ils achetés chez Cospa ? Le yen faible est-il toujours une tentation à la surconsommation ? Ma connaissance désormais vaguement niveau N5 du japonais me permettra t-il de m’en sortir ? Cette folle aventure, je n’en doute pas, répondre à quelques unes de ces questions.
Mais du coup nous voilà dans le premier billet, qui va se concentrer sur le voyage en avion et le premier jour qui suit l’arrivée, une manière de commencer à prendre la température (chaude, vous vous en doutez) et de commencer à développer un rythme qu’on va tâcher au mieux de conserver pendant les trois semaines qui arrive.

Et donc ! Le jour du décollage ! Jeudi 28 mai ! Une chaleur accablante sur le pays et sur l’île de France ! On sue, on étouffe, et malgré ça, malgré un esprit qui une semaine plus tôt était encore obsédé par la réalisation de l’AMV Céleste 2, je suis parvenu à finir mes bagages, triomphalement. Le tout pour une journée où j’avoue que j’avais tenté une dinguerie puisque mon avion décollant à 19h30 de Roissy, je me suis dit, hey, pourquoi ne pas économiser un jour de congé et aller au taf juste avant ? Après tout je bosse dans le Quartier Latin, donc à 30mn de RER de l’aéroport. Je quitte le travail à 16h avec l’esprit accompli, arrivée si tout va bien à CDG vers 16h45 / 17h selon omnibus, je fais mon check-in, je perds 30mn à la sécu parce que je vais encore oublier de vider ma gourde ou de déclarer ma machine à apnée convenablement, et j’ai encore large 1h / 1h30 pour zoner dans l’aéroport. Un plan parfait !
Donc me voilà, fièrement levé à 7h30, je finis les derniers éléments de bagage, j’embarque tout, je descends ma colline, je saute dans le RER, j’arrive au taf et c’est parti pour une folle journée à finir les derniers éléments de paie, faire un mémo pour mes collègues, déguster un dernier kébab malgré les 34°… et après ça on arrive en fin d’après-midi donc c’est direction La Seine Musicale, Pont de Sèvres (quoi) !

En effet, grâce à des amis, j’ai obtenu de manière impromptue une place pour le concert symphonique dédié à Clair Obscur Expedition 33 (mais).

2h de plongée dans les musiques du jeu avec orchestre, choeurs, chanteurs et même un Esquie géant qui venait nous survoler aux plus belles chansons (attends). Un concert donc assez impressionnant, même si je dois confesser qu’il m’a fait me rendre compte que je kiffais beaucoup des chansons mais que j’ai plus trop retenu à quel moment du jeu elles jouaient (attends attends), faut dire qu’avoir autant de super thèmes de boss qu’on entend qu’une fois c’est peut-être un peu du gâchis ! Mais j’ai eu une interprétation super énergique et super envolée du thème de Monoco donc j’étais ravi (attends mais du coup…)
Fin du concert à 23h, du coup direction l’aéroport (ah !)

…d’Orly (hein ?) !
En effet, vu l’heure tardive, pour rentrer chez moi, prendre la 14 jusqu’au terminus, à l’aéroport d’Orly, et traverser le terminal pour récupérer soit le tramway 7 soit le Noctilien était de loin la meilleure option. Mais tout va bien, à 1h j’étais donc bien de retour chez moi, toujours dans une chaleur assez intense mais-
Bon allez on va interrompre la vanne maintenant – mon avion devait partir le jeudi 28, il n’est pas parti le jeudi 28. En effet, à peine je suis arrivé au taf qu’immédiatement j’ai reçu un mail d’ANA. Au départ je vois « avertissement, votre avion a changé ses horaires » et ma première réaction a été de me dire « ah bon, au pire ça me permettra de prendre mon temps après le taf pour rejoindre l’aéroport, tant pis. » Après je vois que l’heure de départ a été modifiée de 19h30 à 18h30 et là mon sourcil se lève. Merde, je vais devoir quitter le taf plus tôt. Bon, mes collègues comprendront… Et je suis à jour dans mon taf… ça ira.
Sauf que après, terrible constatation: modifié à 18h30 le vendredi 29 mai. Et là ouch.
Je suis passé par toutes les phases du deuil d’un coup: le choc (non mais c’est sans doute un bug je vais avoir une correction dans qq minutes 🙂), la tristesse (Non ? Ah merde je pars pas ce soir 🙁), la colère (putain je pars vraiment pas ce soir 😡 !!!), la négociation (peut-être que si j’annule, je peux choper un autre vol ? Ah, 2500€ l’a/r ? Ah euh…) et enfin l’acceptation. L’acceptation, je vous avoue, elle a été facilitée par certains facteurs, entre autres la découverte des lois européennes de protection des passages, avec entre autres la garantie d’un remboursement de 600€ si une compagnie a un retard de plus de cinq heures sur un trajet impliquant une ville européenne et une distance de plus de 3500km. Donc oui, effectivement, relou de ouf mais j’ai commencé à développer une pensée philosophique profonde afin de venir à la conclusion que mon aller/retour vers le Japon avait certes une journée de moins au sein du programme mais ne me coûtait désormais plus qu’environ 400€. Je vais donc passer une partie de ma journée d’arrivée à remplir les formulaires d’indemnisation en espérant que ça débouche sur quelque chose !

Donc bref, mes copains Apey, Noda & Yoka, devinant mon seum et ayant des billets, j’ai donc ce joli concert le soir, je laisse mes bagages à mon taf pour pas rentrer sous le cagnard avec 2 sacs et une valise et je dors mine de rien pas si mal chez moi parce que bon, y’a toute une nervosité du voyage qui s’est un peu envolée, écrasée par le stress de cette gestion de l’annulation, stress qui s’est lui-même dissipé avec l’acceptation de ce qui s’est passé et les facteurs qui permettent d’atténuer la déception. Même mon hôtel japonais d’accueil a accepté de me retirer et rembourser un jour donc je m’en sors pas si mal !
Et donc coup, vendredi 29 mai – me voilà enfin à Roissy. J’arrive avec 4h d’avance, il fait toujours très chaud, évidemment que j’ai oublié de finir ma gourde avant de la passer à la sécurité du coup l’agent de sécurité a été obligé de la vider lui même, mais 18h30 et me voilà enfin bel et bien dans l’avion en destination de Tokyo Haneda ! Une grande aventure !
Bon l’avion en lui-même je ne vais pas vous faire un grand pavé: je n’ai pas grand chose à signaler !

Une appréhension que j’avais est que sur le plan de vol j’avais remarqué qu’une icône « bébé » s’était placée à la rangée juste à côté de moi, me laissant craindre un retour du vol d’il y’a quelques mois où j’allais passer 13h à côté d’un enfant en bas âge, ce qui ne m’aurait pas trop mis en joie. Mais bonne nouvelle ! Manifestement la famille concernée n’a pas survécu au changement de jour, et la rangée est restée vide pendant tout le voyage. Vous me direz, ça aurait été chelou qu’elle se remplisse pendant le voyage, mais ça n’en reste pas moins un soulagement. Mais pour le reste, pas grand chose à signaler: j’ai rematé quelques épisodes de la super saison Hide & Seek japonaise de Jet Lag, somnolé pendant quatre petites heures en écoutant de la musique, mangé des trucs convenables et maté 2/3 épisodes de L’Atelier des Sorciers, et voilà, pouf, c’était passé. Ça m’a même paru plus rapide que d’habitude ! Du coup j’avais mis plein d’animes et de vidéos dans ma tablette, j’ai touché à quasiment rien, tant pis, ça devrait quand même servir.
Allez, mes deux sources de ronchonneries: le premier c’est que j’avais sous-estimé le froid dans l’avion ! Faut dire, j’étais équipé comme un mec qui a dû affronter 34° quelques heures avant, et du coup je me suis vite senti un peu frisquet. Y’avait évidemment une couverture de fournie avec le siège mais elle avait du mal à bien me couvrir, du coup mes jambes ont été dans un courant d’air peu appréciable – je suis pas frileux mais…
La seconde ronchonnerie, c’est que les films proposés par la compagnie sont pas ultra inspirants et du coup j’ai vite laissé tomber l’idée d’en mater 🤓.

Mais du coup voilà, 12h45 de vol plus tard, me revoilà donc une nouvelle fois à Haneda – et les automatismes se refont très vite ! Hop je pars échanger mon argent à la même boutique que la dernière fois, hop je reprends la navette gratuite pour aller au terminal 3 et récupérer une Welcome Suica, hop je remonte dans la ligne Keikyu, c’est bien huilé, c’est plus facile – et destination donc mon hôtel qui se retrouve donc à Asakusa (en fait dans le quartier de Sumida, de l’autre côté du fleuve, mais l’hôtel a quand même mis Asakusa dans le nom histoire de) ! Un choix justifié entre autres par un projet de vidéo que je ne ferais finalement pas, mais qui m’aurait permis dans tous les cas de faire un début de voyage plongé dans le Tokyo le plus touristique possible – et aussi un peu familier, puisque finalement celui où j’avais logé lors de mon premier voyage. J’avais donc dégoté un hôtel aux prix honnêtes (80€ la nuit en plein week-end à quelques pas de la Skytree, ça va.) Bon honnêtement c’est pas la chambre la plus luxueuse que j’ai jamais eu, on retrouve un petit côté claustrophobique assez typique des hotels bon marché tokyoite, la chasse d’eau fait un bruit abominable mais pour deux nuits ça va faire le taf.
D’ailleurs truc chelou : je me sentais plutôt en forme à l’atterrissage ! Peut-être parce que j’ai somnolé 4h, faisant effet d’une power nap sauvage mais derrière aucun souci à bouger, réfléchir ou quoi, j’étais en totale possession de mes moyens, ce qui est assez fou compte tenu du fait que je me mangeais quand même un petit jet lag de bâtard accompagné d’une grosse fatigue accumulée par des jours de canicule printanière (car c’est une réalité concrète ça maintenant.) Du coup j’arrive dans la chambre pinpant, il est 16 heures pétantes, je me prends une douche, je réfléchis à mes plans du soir, je m’allonge un peu dans le lit avec mon portable et zzzzz. Soudainement transformé en souche le gars ! Ca m’arrive jamais d’habitude ! Du coup je me réveille une heure plus tard, un peu surpris de ma bévue, et met de côté mon idée d’aller marcher jusqu’à Akiba.
Mais ça m’empêchera pas de marcher pour autant ! Du coup je décide de partir me balader dans les quartiers au nord de la Skytree.

Bon c’est pas très touristique, honnêtement, mais je profite bien du temps qui est chaud… mais plus acceptable qu’en France. Je veux dire, quand je suis sorti de Narita et que je me suis mangé une brise marine toute fraîche je me suis automatiquement senti revivre, malgré le taux d’humidité bien plus élevé. C’est assez chelou d’arriver à Tokyo au printemps et de gagner en confort d’un point de vue climatique par rapport à Paris, mais écoutez, plus rien ne me surprend vraiment dans ce monde. Mais du coup bonne ptite balade au soleil couchant, à la nuit tombante, à voir les maisons, comme les lampadaires, commencer peu à peu à s’illuminer. L’occasion de se réhabituer au fait d’être au Japon, et de reprendre les ptits automatismes – se mettre à gauche sur le trottoir et les escalators, attendre 3 siècles à chaque fois que le petit bonhomme à le malheur de devenir rouge, constater la variété de distributeur de boissons, toujours placés à des endroits à chaque fois un peu plus incongrus.
C’est aussi l’occasion pour moi de passer dans pas mal de petites rues, où se retrouve pas mal de maisons et petits logements souvent richement décorés, malgré des architectures qui fluctuent pas mal d’une bâtisse à l’autre. Toujours le sentiment amusant, quand on rentre dans un bloc et qu’on s’éloigne du coup d’un grand axe, de sentir immédiatement un étrange silence, comme si on s’était téléporté ailleurs.

Et puis bon, je tombe sur un centre commercial où, à l’entrée, un Go Go Curry fait face à un CoCo Ichibanya ! Alors moi vous me connaissez, j’étais chaud pour retrouver mon copain le gorille mais hélàs il était plein quand je suis arrivé – du coup je me suis rabattu sur son rival, ce qui me permet donc, enfin, pour la première fois de ma vie, de tester Coco, que j’avais un peu snobé lors de mes voyages précédents !
Bon bah du coup mon avis : c’est moins bon que Gogo MAIS l’atout du resto est pas forcément dans le goût de son curry (même si j’avoue que le petit épicé niveau 2 là je le reprends quand vous voulez), il est surtout dans la grande possibilité de customisation de son plat. Toppings en voulez vous en voilà, précision possible dans la quantité de riz ou de curry que vous voulez, niveau d’épice très hiérarchisé (j’étais surpris que le 2 tape déjà pas mal, même si rien d’insurmontable 😎), pas mal de petits à côtés comme un naan bienvenu pour saucer et, il est vrai, un choix de soft bien plus satisfaisant que chez Gogo où t’as déjà de la chance si on te propose un pauvre Coca.
Donc je reste, comme l’opening 2 de K-On !!, un Go Go Maniac, mais aucun souci pour me taper des Coco vers le futur – j’avoue être curieux de voir quel genre de truc maudit je peux finir par commander…

Après ça, direction la Skytree elle-même, avec déjà une première confusion nulle – je voulais monter dans la tour et me refaire le panorama de nuit comme en 2019, mais j’avais mal compris une info en googlant les horaires et je pensais que l’observatoire fermait à 21h du coup j’ai fait le deuil sur le chemin… avant de me rendre compte sur place que 21h c’est l’heure de dernière admission donc en fait j’aurais pu profiter d’une heure / une heure et demie d’observation sans trop de souci. Bon tant pis ! A la place, je me suis un peu baladé dans le centre commercial au pied de la tour, là aussi comme lors de mon premier jour de 2019 – et autant vous dire qu’un samedi soir à Soramachi, c’est bien bondé ! Je suis passé par le Pokémon Center pour remplir ma traditionnelle tradition traditionnelle consistant à choper une peluche le premier jour de mon voyage, et c’était un peu le dawa. Mais faut dire que par rapport à d’autres Pokemon Center que j’ai pu croiser, celui de la Skytree me paraît moins bien pensé en terme de disposition…

Et après ça, hop, un ptit quart d’heure de marche et de retour à l’hôtel, joyeusement ! L’occasion donc de finir ce petit article mise en bouche pour le reste du voyage ♪. Un début riche en rebondissements, un peu de stress et de déception, mais au final je relativise pas mal – déjà beaucoup de chance de pouvoir le refaire et puis, comme je l’ai déjà un peu dit dans mon article du mois dernier sur mes préparatifs, je suis dans un état un peu chelou en ce moment et mes sentiments vis-à-vis de ce voyage ont surtout été « ah merde, c’est déjà la semaine prochaine que je pars ? » Quelque part, ce retard conséquent aura surtout été pour moi l’occasion de « rebooter » mes sentiments, de me permettre de me poser quelques instants, et de l’attaquer avec plus d’enthousiasme et en ayant pu souffler un peu avant de m’y lancer. J’ai toujours peur de l’attaquer en étant trop blasé ou en le faisant de manière trop automatique, mais je pense qu’on va pas mal improviser le rythme en fonction du voyage…
Dans tous les cas le programme pour les prochains jours va être assez fun, même si là encore j’ai du mal à visualiser dans quoi je m’engage – demain, c’est une grosse marche dans Tokyo que j’ai planifié avec pas mal d’amour donc j’espère que le temps et que mon corps seront de mon côté, et après ça on part dans les îles ! Avec néanmoins un suspens de taille puisqu’un gros typhon est attendu dans la région pour mercredi, ce qui pourrait avoir des conséquences qui pourraient aller du frustrant (« oh non je vais rester dans mon hotel toute une journée 🙁 ») au vraiment foireux (« oh non je vais rester bloqué sur une île du Pacifique pendant plusieurs jours parce que le typhon va empêcher les ferry de circuler 🙁 ».) Eh, le dernier cas c’est presque le pitch de Umineko donc ça sera ptet le moment de faire du RP ! Idéal !
Galerie – Jour 0 !
Comme d’habitude, un petit clic vous permettra d’accéder à la photo en entier !
























