Néant Vert a dix-neuf ans d’âge !
Écoutez, au moment où j’écris ces lignes j’ai une vérité à vous communiquer: il fait chaud.
Je ne sais pas si j’ai vraiment besoin d’étoffer cette info. Il fait chaud, quoi ! On commence dangereusement à s’habituer à ces phases caniculaires de la fin juin, j’ai toujours un souvenir cauchemardesque de celle de juin 2019 dans mon appart à Sartrouville, avec les 34° dans l’appart combiné aux 80% d’humidité naturel de celui-ci. L’an dernier c’était pas ouf non plus ! Le mois dernier c’était débile aussi ! Mais là, eh, on enchaîne on enchaîne, les records tombent, la fin ne semble pas venir et la seule chose dont je peux être content c’est que je suis revenu du Japon au troisième jour donc j’ai loupé deux jours de souffrance par rapport à beaucoup de mes concitoyens. Et le jet lag m’aide gentiment puisque je m’endors comme une souche à 23h, m’enlevant le supplice de tourner en rond dans mon lit, suant et dégueulasse. Je reste suant et dégueulasse mais au moins je dors ! Donc, voilà, on tiens le coup et je devais dans tous les cas mentionner cette ignoble canicule en intro afin de créer un marqueur temporel certain – oui c’est écrit durant la seconde canicule de 2026, merci si vous êtes du futur de ne pas me dire la seconde sur combien j’ai envie de croire et d’espérer que ce sera la seconde et dernière vu que le reste de l’été sera composé de pluie moche et de températures pourries. Non je n’ai pas encore regardé les températures pour dans sept jours, merci bien !!
Dans tous les cas, ne serait-on pas dans le traditionnel billet anniversaire de Néant Vert ? Mais oui, c’est lui ! 19 ans, et bah mazette ! L’an prochain c’est les 20 ans ! Vais-je faire quelque chose pour fêter ça ? J’en doute, mais je ferais de mon mieux pour trouver une idée ! En attendant, on va faire comme d’habitude: faire le point sur moi, sur le blog, sur mes créations et célébrer mes oeuvres favorites de l’année, d’une manière que je vais essayer d’être plus synthétique qu’à l’accoutumée car, encore une fois, il fait chaud, je suis jetlagué et je dois aussi écrire une vidéo sur les animes de cet été. Eh oui, maudit timing !
Donc allez, c’est parti, déroulons !
1/ Comment ça va ?
C’est une question compliquée auquel répondre car je ne sais pas vraiment ! Je pense que ça va ! Mais c’est une année où je voulais me reposer et au final, encore une fois, je ne l’ai pas fait. C’est douze mois qui sont, à mon sens, passés désespérément vite, aidé par le fait que je ne me suis pas ennuyé une seule journée. Toujours un truc à faire, toujours un truc à réfléchir, toujours un truc à créer, à voir ou à faire, créant une succession de deadlines plutôt excitantes qui ont fait couler le temps à une vitesse inédite. Si ces nombreux processus créatifs ont été motivants, funs et plaisants, ça a aussi pu créer quelques sources de stress, dû à une pression parfois inconsciente que je me suis imposé à moi-même. Mais dans l’ensemble, je reste content d’avoir vécu ce grand rush et d’avoir pu me raccrocher à ces quelques trucs dans une année qui aura autrement été très déprimante au regard de l’actualité. Quand le monde ne nous amène pas de quoi se réjouir, c’est sans doute là qu’il faut créer soi même ses sources de joie et de motivation, finalement. Et je comprends la chance que j’aie de pouvoir le faire !
Physiquement, année médiocre malgré tout – au délà du voyage au Japon et ses 274km marchés en 3 semaines qui m’ont un peu coupés les jambes, y’a aussi une légère prise de poids, quelques insomnies de ci de là, dû à un cerveau qui arrive de moins en moins à s’éteindre la nuit. Troubles de l’attention qui ont toujours étés là mais qui me préoccupent ces derniers temps avec des difficultés de plus en plus régulières à se « raccrocher » au réel. J’ai définitivement beaucoup de mal à suivre les discussions, mes pensées vont de plus en plus dans tous les sens et se concentrer pour écrire ou créer nécessite des efforts de plus en plus précis. J’ai toujours un peu peur de consulter sur ce sujet, je suis terrifié des traitements médicamentaux pour de multiples raisons, mais il faudra certainement qu’à un moment j’arrête de faire le trouillard là-dessus…
Mais bref ça c’était déjà quelque chose que j’évoquais dans le dernier billet de mon voyage de cette année – le fait que ce troisième voyage avait été pour moi un déclic pour m’encourager à essayer de prendre soin de moi. On va essayer de faire des efforts là dessus !
Autrement, c’est aussi une année où je me serais définitivement lancé pour l’apprentissage du japonais ! J’aimerais vous dire sincèrement et dans les yeux que c’est une source de fierté ! C’est vrai qu’avoir réussi en un an à acquérir une légère aisance dans la lecture des hiraganas et de plusieurs centaines de kanjis est quelque chose que je n’aurais pas forcément parié en m’y lançant, et que avec le recul y’a de quoi être content. Mais là je suis dans un état d’esprit un peu bizarre où mon voyage au Japon a été moments frustrants sur moments frustrants en terme de compréhension orale de la langue, et surtout je passe dans une semaine le JLPT N5 sans avoir vraiment bien travaillé et révisé l’aspect grammaire de la langue, ce qui va occasionner un désastre assuré. Du coup ok j’ai un bon vocab de base, je sais un peu lire la langue mais je me noie dès que j’entends une phrase, et je suis infoutu de construire la moindre expression, me forçant à parler le japonais comme Tarzan.
Du coup je ne vois actuellement que le verre qui est au quart vide, et je rage de pas avoir réussi à mieux apprendre la grammaire et à m’être aussi peu exercé sur l’écoute de la langue. Mais là aussi je sais que je me met trop de pression inutile, que sincèrement mon rythme reste bon, que ma motivation est toujours là, que j’ai bien évolué en un an, donc que je continuerais à bien évoluer dans l’année qui arrive. Je pense qu’en juin 2027 je relirais ce paragraphe en me disant « mais non tkt ça va, au final tu sais différencier ni et te pour les particules liés aux lieux, tkt. »
J’espère quand même avoir le budget bientôt pour me payer quelques vrais cours – je pense qu’on va tranquillement arriver au point où avoir un rendez-vous régulier et suivi, où je serais un peu à l’aise tout en continuant à apprendre vraiment des choses, me serait vraiment utile. Budget qui me sera peut-être permis si je parviens à évoluer professionnellement ces prochains mois, qui sait ?
Oui car professionnellement, pas tant de choses que ça à signaler: j’ai renouvelé l’an dernier mon contrat en tant que gestionnaire paie dans la fonction publique, toujours dans un établissement prestigieux du centre de Paris, contrat qui se termine en septembre… et où je ne pense pas continuer. C’est un poste que j’ai apprécié occuper durant cette année car il n’était… pas très complexe…
Du coup pas beaucoup de stress de ce côté là, mais par contre beaucoup d’ennui je vais pas le nier. Des journées sans mail à traiter, des dossiers de paie plutôt simples à saisir, pas de difficultés particulières, pas de challenges en vue, bref c’était bienvenu après une année en ministère qui était elle beaucoup trop intense, mais vous comprendrez que ce n’est pas toujours très motivant. Et surtout ça me donne l’impression de régresser en matière de compétences ! Quand on n’aiguise pas son épée elle s’émousse, si je peux me permettre une métaphore guerrière…
Donc bref, malgré des collègues très sympas et un bon cadre de travail, j’ai quand même une décision importante en vue pour mon avenir pro, et il est donc pas impossible que septembre me fasse démarrer un nouveau poste dans un nouveau contexte… D’autant que ayé j’ai désormais 3 ans d’expérience en tant que gestionnaire paie, les famoso 3 ans qui commencent dans ce métier à pas mal gonfler le salaire et…
… je vais pas le nier 👉👈…
… je commence à espérer l’idée d’une plus grosse rémunération 👉👈…
… ne serait-ce que pour aller au Japon tous les ans 👉👈…
… ou financer un gros déménagement qui me permettrait de retourner vivre dans l’ouest 👉👈 …
… bref je veux être un peu riche pour faire ce que je veux 👉👈….

Mes ambitions professionnelles étant ainsi exposées (je veux faire de la paie et gagner de la thune), passons vite à un aspect regret de cette année: wah j’ai regressé culturellement je crois ! J’ai quasiment pas maté de films, j’ai lu aucun livre, j’ai avancé dans 3 mangas et demi, j’ai joué à peu de jeux… Même niveau animés, j’en ai beaucoup moins vu… Alors évidemment ce n’est pas une compétition, ce n’est pas grave d’avoir vu peu de choses mais ce que je veux dire, et ce qui m’inquiète le plus, c’est que j’ai eu globalement une sorte de grand épuisement où j’ai eu la flemme de… me divertir ? Mes soucis de concentration n’aident absolument pas, et c’est pour ça que je disais qu’ils m’inquiètent de plus en plus. Tout mon temps libre cette année ça a surtout été de bosser sur mes projets persos, faire mes reviews Wanikani, doomscroller des sites de merde, somnoler ou checker les pages pixiv de mes artistes favoris de manière frénétique. Ah si, heureusement que y’a les soirées Discord régulières avec les gens du serveur Néant Vert pour m’aider à passer des vrais moments de détente 😭.
Mais en vrai ça me saoule de ouf de plus être motivé à mater des films ! Ca m’énerve de plus aller au cinéma malgré ma carte UGC qui prend la poussière et les nombreux cinéma autour de mon taf qui l’accepteraient avec plaisir ! Ca me saoule d’acheter des mangas qui me font envie, que j’aime sincèrement, mais avoir zéro courage pour les ouvrir et, quand j’y parviens, commencer à regarder autour au bout de 7 pages, peu importe si j’adore ou pas ce que je lis ! Le pire c’est que quand je lance un film, que je parviens à me poser dans une salle de ciné, que je me déplace jusqu’à ma piscine municipal ou que je lis un tome de manga pendant plus de 2mn, bah je passe un super moment à chaque fois ! Je le regrette jamais vraiment ! Mais c’est la motivation de m’y lancer qui devient infernale à trouver ! Pourquoi j’appréhende de dédier du temps à un film ou à un livre ?? C’est jamais perdu, enfin !
QUOIQUE y’a un truc sur lequel j’ai fait pas mal d’efforts cette année – et c’est les concerts !
J’ai vu QUATRE concerts cette année, ce qui est autant que tout le reste de ma vie cumulé. Et y’en a deux c’était des artistes que je rêvais de voir en concert depuis longtemps, en l’occurence Man With a Mission et Indochine. Mais là pareil, c’était quelque chose que j’appréhendais de faire, j’avais du mal à me visualiser aller seul dans un concert, et c’est vrai que les prix souvent vite élevés me démotivaient assez vite à me lancer dans l’inconnu. Mais là, non, allez, j’ai eu quelques opportunités, je les ai saisies et c’était à chaque fois des super moments ! Man With a Mission c’était assez fun et assez intense, Hitsujibungaku ça m’a beaucoup transporté (malgré les douleurs de ouf au dos à force de rester debout pendant 3 heures), Indochine c’était un show incroyable et un rêve d’adolescent bien rempli malgré une setlist qui a évité tous mes titres favoris du groupe (sauf Alice & June, ouf) et enfin le concert Expedition 33 était un bonus bienvenu pour conclure une journée très frustrante, avec là aussi un sacré spectacle au programme.
Je vais donc essayer de prendre le réflexe de regarder plus souvent les artistes qui passent dans mes environs pour me faire ce genre de petit plaisir un peu plus régulièrement. Par exemple j’ai découvert 48h trop tard que y’avait eu Duran Duran en début d’année et c’est vrai que ça m’aurait fait plaisir d’aller les voir ! Mais au délà des concerts, je me rends toujours chaque jour un peu de compte du fait que j’utilise très mal mon statut de francilien et que je devrais vraiment mieux profiter de l’offre culturelle de la ville de Paris – combien de fois je me dis que je devrais aller voir du théâtre, sans jamais vraiment le faire ? Quand je marche dans Paris, que je passe devant un Comedy Club et que je me dis « oh faudrait que j’aille voir des comiques un jour » – mais que là aussi, je ne le fais jamais vraiment. Pourquoi j’ai autant d’envies que je n’assouvis pas ? C’est un peu nul, non ?

Et donc oui, enfin – le voyage au Tohoku ! Si vous n’avez pas lu les très longs billets, oui du coup: trois semaines très intenses, qui ont commencées avec une marche de 27km dans Tokyo le premier jour, ce qui m’aura hanté tout le reste du séjour à cause de pieds et d’un dos pas très satisfaits du traitement que je leur ai ainsi imposé. Météo un peu grognonne aussi avec pas mal de pluie, et même un typhon esquivé au prix d’une annulation d’hotel qui aura coûté cher. C’est le plus extrême des voyages, le tout dans un état d’esprit un peu chelou parce que le début d’année aura été si chargé en événements que je n’ai pas eu le temps de me préparer mentalement à partir trois semaines. Mais beaucoup aimé ce que j’ai vu et très bien mangé pendant trois semaines, ce qui est suffisant pour ne me laisser aucun regret. Très agréablement surpris par des coins comme la prefecture d’Aomori, et déjà en train de rêver régulièrement de mes moments à Zao-Onsen, que ce soit la montagne que j’ai exploré dans un brouillard extrêmement flippant ou la ville elle-même, de nuit dans une ambiance froide et magique que je regrette un peu en pleine canicule.
Comme j’ai dit plus tôt, ça reste aussi un voyage qui m’a convaincu de faire plus attention à ma forme physique, et m’a redeterminé à poursuivre mes efforts dans l’apprentissage au japonais. J’ai aussi fait une ou deux expériences très particulières, que je n’aurais pas pu faire ailleurs, et ça m’a un peu aidé à mieux comprendre qui je suis. Donc comme toujours, très enrichissant ! Par contre faut vraiment que j’essaie de profiter de ces voyages pour être un poil plus social (avec qui ? Jsp c’est un autre problème) parce que le stream après mon retour où j’ai eu la voix pétée après 30mn parce que mes cordes vocales ont pas été utilisées pendant trois semaines c’était un peu la honte haha.
Donc voilà, année riche, année rapide, année un peu épuisante, j’ai pas toujours été très malin ou très soigneux envers moi-même, mais je ne suis pas pour autant mécontent ! Et justement on va aborder les sources de contentement, c’est à dire… bah les projets !
2/ Projets divers et variés
Là aussi je vais essayer d’aller au plus court. Mais en gros…
Néant Vert – Comme les années précédentes: j’aimerais faire plus d’articles, mais je n’ai pas toujours le réflexe d’y penser et, hélas, le blog reste en bas de mes priorités dans des semaines bien chargées. Par exemple ça fait deux mois que je veux me poser 2h et taper mes impressions sur Kamiina Botan mais pas trouvé ce temps ou cette énergie pour autant. Quand même content de quelques billets, particulièrement mon top 22 vidéo des génériques qui a été un kiff à écrire, mon report de Japan Expo 2025 qui est un grand rant sur l’état de JapEx dont je n’ai pas honte, ou bien ma ptite défense de Turkey qui est le genre de critique personnelle qui justifie ce blog. D’ailleurs les articles sur Turkey, le film Project Sekai et L’Homme Invisible et sa future épouse sont des billets qui me confirment le plaisir que j’ai à écrire globalement, sans trop de pression, des « billets légers » sur des animés.
(Par contre les articles liés aux sorties de vidéo sont désormais irréguliers… Bon…)

Kaorin – Le top 222 et ses 17h de durée a été un sacré challenge à enregistrer, mais je pense m’en être bien sorti ! Globalement très content de la saison 11, je reprends du plaisir à écrire les épisodes, j’aime bien les thématiques que j’ai abordé dedans, et le nouveau logo par Mi-eau est trop chouette. Le podcast continue à vivre sa vie, avec un public pas aussi présent qu’à l’époque RadioKawa mais qui reste stable et fidèle. Je ne cracherais pas sur un plus grand succès public, mais est-ce que je fais vraiment les efforts pour le promouvoir ? Pas vraiment… Tant pis…
Dans tous les cas, je vous recommande parmi les épisodes récents celui sur Gakuen Idolm@ster, le duo dédié à Taku Iwasaki, ma sélection des n°1 du J-Top Nolife ainsi que celui où j’explore les travaux du collectif I’ve Sound. C’est les épisodes les plus nerds mais c’est du coup ceux qui ont été le plus fun à faire, et je pense que ça se ressent !
(Le vrai problème, par contre – c’est que le site est pété depuis 2/3 jours à cause d’un souci de thèmes. Je ne vais pouvoir réparer ça qu’en renouvelant ma licence pour le thème OU en en achetant un nouveau mais le souci c’est que les thèmes WordPress… c’est pas donné… 😔.)

Tsumugi – La webradio va sur ses 17 ans, tranquillement, et je continue de la mettre régulièrement à jour en nouveautés anisong. Un peu moins bon cette année pour maj sa base de données JV, rock et internet, et les jingles mériteraient un coup de jeune. Elle a un nouveau planning depuis maintenant un an et demi et je ne l’ai toujours pas posté sur le site, je suis bizarrement un gros flemmard sur certains trucs. Mais ça tourne tranquillou.
Mangacast – Hélas pas été très présent cette année au sein du podcast et autour de la table forniquable, par manque de temps et aussi à cause des soucis que j’expliquais plus haut sur ma difficulté à lire du manga en ce moment ! J’espère réapparaître à la prochaine saison – vous m’entendrez dans tous les cas dans l’épisode dédié à Japan Expo.
Twitch – Très bien ! Comme Kaorin, ça ne grossit pas, ça ne baisse pas, on est sur des chiffres qui restent les mêmes, et le rendez-vous dominical a son petit groupe très sympathique qui se retrouve pour tierlister de fou. J’ai un peu lâché l’idée de faire des streams JV, on se cantonne donc désormais à des streams autour du thème de l’animation, des AMV et de la zik d’anime. J’ai bien aimé organiser un blind-test en décembre dernier donc j’essaierais d’en refaire à l’occasion. Mais ce qui me plaît le plus reste le côté social, et ça me fait toujours beaucoup de bien de faire des trucs avec la chouette commu. Même si il n’empêche pas que faudra vraiment que je dédie un moment à bosser sur l’identité graphique parce que les overlays ça fait des siècles que je dis que je dois les améliorer sans que je le fasse. Idem pour petit bonhomme dont faudrait que je repasse un peu sur le modèle, voire que je change les logiciels que j’utilise car manifestement utiliser VSeeFace en 2026 c’est un peu… démodé…
Plus important maintenant – la chaîne Youtube ! Qui fête donc ses 4 ans cette semaine, wouhou !

Pour faire simple – année pas forcément ouf en terme de chiffres purs et durs. Pour être franc c’est même une grosse baisse car on était sur 45 000 vues en un an de juin 2024 à juin 2025, là ou est « que » à 34 000 vues entre juin 2025 et juin 2026. Une seule vidéo a vraiment « marché » et c’est celle sur Uma Musume, et par « marché », je veux dire qu’elle a réussi à passer la barre des 5000 vues triomphalement. Eh oui 5000 vues, petit succès !!! Ce n’est pas grand chose, mais c’est du travail honnête !
Mais, en vrai, pas d’inquiétudes à avoir parce que… ma motivation est pas vraiment impactée par ça. Je n’attends plus grand chose des statistiques Youtube, et j’ai un peu réprimé les dernières ambitions de succès que je pouvais avoir y’a quelques mois déjà. Par contre, je continue de rechercher le thrill du monteur et du créateur parce que damn, faire une vidéo c’est quand même chouette. Pas tous les jours facile, pas tous les jours plaisants, parfois frustrant, mais le zen et la concentration qu’amène le temps passé sur une piste de montage à illustrer et améliorer un speak écrit à l’avance, sah c’est ce que j’aime. J’aime toujours autant ce travail d’illustration, cette recherche du bon rythme, de la bonne synthèse… c’est assez grisant, et c’est vrai que plus ça va, plus mon aisance sur les outils et sur le médium me permet vraiment de me concentrer sur les aspects les plus plaisants du montage.
Je suis aussi content cette année d’avoir enfin lancé le format Anime 4 Saisons avec le premier épisode sur Suzumiya Haruhi. Je cherchais depuis longtemps un moyen / une excuse pour évoquer des animés variés sur la chaîne, et ce rendez-vous minimum trimestriel est l’excuse parfaite. La vidéo sur Haruhi était d’ailleurs intéressante parce que si son démarrage est un peu faible même à l’échelle de la chaîne (« que » 800 vues pour le premier mois, là où on est habituellement entre 1500 et 2000), c’est sans doute la vidéo qui a été la plus partagée sur les réseaux sociaux, ce qui veut dire que c’est celle qui est le plus « sorti » de Youtube ! Et ça c’est assez encourageant, d’autant que c’est aussi une de celle qui a le plus attiré les compliments et les remarques, ce qui est le vrai moteur de motivation pour moi 👉👈…
Donc déjà très hype à l’idée de bosser sur les prochaines, dont un épisode 2 dédié à Bienvenue dans la NHK qui va me permettre de partir dans un angle et une direction qui me tient un peu à coeur…
Autrement – je continue d’être un peu frustré par mes miniatures que je trouve un peu nulles et je pense que mon PC portable commence à arriver un peu à bout de souffle donc faudrait vraiment cette année que j’investisse dans du nouveau matériel pour le montage, afin de faciliter mon travail au montage et à l’encodage. Faudrait aussi que je prenne ptet un peu de temps pour configurer mon matériel d’enregistrement actuel ou pour l’améliorer car plus le temps passe plus je fais du plateau ou du facecam et ça mériterait que je monte un peu en niveau sur cet aspect-là.
Mais pour le reste, rien à signaler. J’espère secrètement toujours trouver le moyen de dérouler un rythme d’une vidéo par mois avec un trimestre composé à chaque fois d’un Anime 4 saisons, d’une preview et d’une vidéo « inédite » sur d’autres sujets divers et variés. 2026 est l’année qui fête mes 20 ans de passionné d’animation japonaise (première Japan Expo, premiers animés récupérés sur Internet, fin du visionnage d’Haibane Renmei…) et j’aimerais aussi faire une vidéo qui marquerait ce coup. Comme toujours j’aime bien tester plein de formats différents, alors peut-être que ça rend l’algo un peu fou mais c’est pas grave, c’est son problème !!!
(Note: et pile au moment où je finalise cet article, la vidéo preview d’hier fait le meilleur démarrage de l’histoire de la chaîne, avec 1000 vues en environ 10h, je ne cherche plus à comprendre je vous ai dit !!)
Et tant qu’on parle de vidéo, bah y’a aussi le dernier sujet – l’AMV Céleste 2 !
Je vais pas tourner autour du pot: depuis le début de l’article je parle de projets qui ont pris mon temps, de deadlines qui se sont enchaînées etc etc. Y’a un peu les vidéos Youtube et Kaorin dans le lot, bien sûr, mais le vrai « responsable » de ce rush c’est bien l’AMV Céleste 2 qui aura exigé de ma part énormément de temps et d’attention depuis son annonce au début du mois de juin 2025. Que ce soit le temps passé à monter les vidéos elles-mêmes (j’estime entre une dizaine et une quinzaine d’heures pour un Apéro, une quarantaine pour le projet principal), à monter mes propres AMV et clips (j’en ai fait une centaine au final, et ça m’aura demandé à chaque fois entre 30 minutes et 8 ou 9 heures), à recevoir les mails, regarder les clips, répondre aux mails, travailler sur les intros, les outros, faire un peu de com de ci de là… C’était beaucoup de travail. Particulièrement la gestion des mails – je n’étais pas équipé et préparé pour en recevoir autant, et malgré mes efforts pour aller à l’essentiel je n’ai jamais su réussir à m’empêcher de répondre aux propositions de manière détaillée et réfléchie.
C’est évidemment sans compter également le temps passé à réfléchir au projet – au bout d’un moment, chaque moment de solitude, de marche ou de réflexion était concentré inévitablement sur l’AMV Céleste 2, et j’ai pensé à peu de choses en dehors. Ça a été une année autour du Céleste 2, dédiée au Céleste 2. Ce que je n’avais pas anticipé à la base, je tiens encore à le souligner: quand j’ai lancé le projet, j’étais certain que le concept des compile de mini-AMV était au point mort, que ça allait être difficile de motiver des gens, et qu’une année serait sans doute le nécessaire pour obtenir le nombre de clips souhaités. Tout ça pour qu’au final, on ait une quinzaine de personnes chaudes comme la braise et qu’on se retrouve à ce nombre souhaité au bout de trois mois !
Du coup, au fond, même si je ne vais pas nier que le Céleste 2 m’aura épuisé et ptet rendu un peu gaga dans les derniers mois, il y’a quand même une profonde fierté. Déjà parce que la vidéo en elle-même je la trouve canon, je sais pas si c’est le meilleur représentant de ce type de médium mais c’est en tout cas pile le type de vidéo que je voulais faire et qui aurait sans doute rendu ouf le Amo de y’a 15 ans qui était obsédé par ça. Mais aussi parce qu’au final elle aura été une bonne excuse pour relier à nouveau des liens et sortir un peu de la distance voire de l’isolation que j’ai pu m’auto-imposer, parfois inconsciemment, ces dernières années. C’est un projet de groupe pur et dur, et ça fait du bien de refaire partie d’un grand ensemble. Certes pas avec un rôle innocent, et avec ce qu’il faut de responsabilités et de pressions qui en incombent, mais les rendez-vous hebdomadaires crée par l’AMV Céleste, les rencontres IRL que ça a amené… c’est aussi ça le vrai trésor derrière ces efforts.
Car oui il y’a eu les projections en salon, une belle récompense à chaque fois. Au delà des moments super que ça fut à Nantes et à Lyon, je continue d’avoir encore du mal à réaliser que y’a un mois et demi je projetais ce long-métrage que j’ai dirigé et réalisé dans une salle de cinéma parisienne ! Alors certes, on avait payé la salle, loué la salle, c’était quelque chose que tout le monde pouvait faire, ça n’avait pas été si dur, mais c’est quand même une expérience… assez impressionnante. Mais avant ça même, les projections en salon ça avait été fort émotionnellement – après 2 ou 3 mois à bosser en quasi solitaire sur la vidéo, voir les gens y réagir en direct, venir t’en parler après… c’est assez grisant, assez fort. La vraie bonne surprise ça avait été Lyon, où j’y suis parti en me disant que ça allait intéresser 5 personnes, et au final on s’est retrouvé devant tout un public qui découvrait ça avec plaisir et qui a bourré la salle au bout de vingt minutes – voir l’interêt des gens pour le concept se développer « en direct » était là aussi vraiment un très beau moment à vivre.
Après, ce n’est pas tout à fait fini: il reste maintenant un dernier rush pour l’AMV Céleste II-2 qui sortira en fin d’année, avec un mois d’octobre que je dédierais à la réception des nouveaux clips. Mais j’y vais sincèrement avec moins de pression, voyant ça comme une sorte de rappel, d’encoru. Le plus gros est passé !
Plus généralement, c’est difficile aussi de réaliser encore à quel point j’ai bénéficié de la confiance de beaucoup d’entre vous là-dedans. Cela m’honore, même si cela a aussi contribué à gonfler la pression que je me suis donné, dans un cercle mi-vicieux mi-vertueux: plus de gens me font confiance, moins j’ai envie de gâcher leurs efforts et trahir leurs attentes, vous voyez ce que je veux dire ? Mais heureusement je pense être parvenu en tant que réalisateur a sublimer les travaux de chacun et chacune, même si je suis conscient de mes quelques limites (encore une fois, je suis pas le spécialiste des enrobages visuels, et j’ai pas eu le réflexe ou le courage de demander beaucoup d’aide à ce sujet.)
Donc bref, vous l’aurez compris – beaucoup d’effort mais beaucoup de fierté !
Allez, on passe aux prix ? Là on est au point où le cerveau a vraiment fondu mais je vais faire de mon mieux pour développer 🥵🥵…
Prix Néant Vert de l’animé qui déchire
Kamina Bottan Fully Blossoms When Drunk

C’est une année où j’aurais aimé beaucoup d’animes mais où aucun ne m’a semblé se distinguer plus qu’un autre. Alors peut-être est-ce parce que le très beau final de la série est très frais dans ma tête, mais je vais désigner Kamiina Botan comme « vainqueur » pour ce 19e billet ! Le concept initial n’était pas forcément de mon goût – voir des étudiantes se bourrer la gueule, sur le papier, j’avais plein de raisons personnelles d’être assez réticents à ce sujet. Mais Kamiina Botan a très vite sorti deux belles cartes de son deck: la première c’est son visuel, avec pour chaque épisode un directeur d’animation différent, à chaque fois talentueux, qui offre à la série une ambiance, un rythme et des idées uniques à chaque épisode. Aucun épisode de Kamiina Botan ne ressemble à un autre, tout en parvenant presque par miracle à garder une cohésion d’ensemble. Du coup ça donne une série qui est souvent un délice visuel, avec de très beaux plans, de très beaux décors et pas mal d’inventivité qui viennent renouveler l’expérience de visionnage à chaque fois.
Mais au délà du plaisir que j’ai pu avoir à regarder la série, j’ai surtout été fasciné par ce qu’elle raconte. Si au début, elle est effectivement juste l’histoire de cette ptite étudiante qui va découvrir le goût de l’alcool et commencer à s’ouvrir aux autres grâce à son ivresse, le postulat initial commence peu à peu à s’effacer au fur et à mesure des épisodes pour à la place se concentrer sur les relations amoureuses qui vont lier et délier les six membres de ce très riche pensionnat. C’est une série qui parle remarquablement d’amour, que ce soit en nous rendant témoin des sentiments naissants entre Kamiina et Ibuki, ceux plus malheureux entre Gujou et Ibuki, l’irruption de Chin-lan à mi-série qui va redynamiser ça, les liens de vieux couple entre Akane et Yaeka… C’est souvent raconté avec des séquences qui prennent leurs temps, qui n’ont pas peur de laisser place au silence, aux décors, aux expressions. La séquence où Ibuki rejette Gujou est une des plus belles séquences de refus que j’ai jamais pu voir au sein de l’animation japonaise, idem pour la manière dont Kamiina se déclare à Ibuki dans le dernier épisode…
C’est une série vraiment fascinante, qui effectivement donne envie d’aller goûter quelques alcools de ci de là (jamais eu autant envie de tester un verre d’absinthe qu’après l’épisode 3), mais qui donne surtout envie d’aimer et d’être aimé. On termine assoiffé… de sentiments 🥵…

2/ Le péché originel de Takopi – Un sacré ride ! Je me suis enchaîné les six épisodes en deux jours, j’ai profondément adoré – déjà parce que visuellement c’est super bien fait, mais aussi parce que cette spirale du malheur était terriblement fascinante, avec ce qu’il faut de rebondissements surprenants et d’idées bienvenues. Ça m’a un peu rappelé Higurashi aussi, mais c’est ptet aussi parce que ça fait presque 20 ans que je passe pas à autre chose…
3/ L’homme invisible et sa future épouse – J’ai hésité entre pas mal de choses pour le troisième (My Dress-Up Darling saison 2, Ruri Rocks, Entre les Lignes, Watanare…) mais au final je vais assumer mon vrai coup de cœur très sincère pour l’Homme Invisible et sa Future Épouse ! Pour résumer l’article que j’avais fait en février, série très originale, très sincère, avec un world building super intéressant pour porter une histoire d’amour ultra mignonne. Depuis on a eu un ou deux épisodes incroyables, particulièrement le onzième et sa section parisienne époustouflante. Vraiment une excellente surprise !
Lauréats précédents:
- 2008: Sayonara Zetsubou Sensei
- 2009: Higurashi No Naku Koro Ni
- 2010: Durarara!!
- 2011: K-On!!
- 2012: Mawaru Penguindrum
- 2013: Joshiraku
- 2014: Gatchaman Crowds
- 2015: Shinsekai Yori
- 2016: Sound! Euphonium
- 2017: Sound! Euphonium 2
- 2018: Symphogear G
- 2019: Shoujo Kageki Revue Starlight
- 2020: Symphogear XV
- 2021: 86 EIGHTY-SIX
- 2022: Healer Girl
- 2023: Lycoris Recoil
- 2024: Girls Band Cry
- 2025: Bang Dream Ave Mujica
Prix Néant Vert du film (d’animation) qui fait plaisir là-dedans
Kaguya, Princesse Cosmique

Comme dit plus tôt, pas une année où j’ai vu beaucoup de films donc pas forcément de podium à vous dérouler mais dans tous les cas, Kaguya Princesse Cosmique a été un tel coup de cœur qu’il aurait été premier dans tous les cas ! Mais en même temps est-ce si surprenant que j’ai kiffé ? On parle d’un récit un peu yuri, offrant une relecture moderne d’une légende classique, réalisé par le mec qui a fait certains de mes génériques d’anime favoris, avec ce qu’il faut d’hommage à la culture Vocaloid, le tout sur un rythme très trépidant de 2h10 qui contente le moindre de mes troubles de l’attention ? C’est un film que j’admets être un peu bordélique, mais extrêmement généreux, et dont la sincérité n’est jamais en doute. Il satisfait toutes mes attentes avec brio, m’offre des personnages vraiment amusants, tente un rebondissement assez malin dans son dernier quart d’heure, offre aussi bien des chouettes séquences de baston que des belles séquences de concert. Il est parfois très drôle, parfois un peu émouvant, j’aime bien son twist par rapport à la légende originale et son message global… Iroha est une protagoniste trop parfaite mais comme elle est cool et qu’elle tire plein de tronches débiles, ça va, on pardonne facilement…
Non ouais, un film qui m’a fait beaucoup de bien mais en même temps c’est un peu comme si il avait été conçu pour moi donc… non, oui, pas de surprise. Je voulais l’adorer dès son annonce, et il ne m’a jamais donné la moindre raison de remettre en cause cette adoration donc je vais pas bouder mon plaisir !
Lauréats précédents:
- 2010 – Mon Voisin Totoro
- 2011 – Redline
- 2012 – Tintin: le secret de la licorne
- 2013 – Les Enfants Loups: Ame & Yuki
- 2014 – Puella Magi Madoka Magica: Rebellion
- 2017 – Si Tu Tends l’Oreille
- 2018 – Dans un Recoin de ce Monde
- 2019 – Liz & l’Oiseau Bleu
- 2020 – Kiki la petite sorcière
- 2021 – Demon Slayer: le Train de l’Infini
- 2022 – Revue Starlight le film
- 2023 – Suzume
- 2024 – The First Slam Dunk
- 2025 – Uma Musume: Beginning of a New Era
Prix Néant Vert du film (pas d’animation) qui fait plaisir là-dedans
Wake Up Dead Man

Dois-je enfin admettre mon crush sur Daniel Craig ? Certainement ! Beaucoup aimé la trilogie A Couteaux Tirés jusqu’ici: j’ai particulièrement des bons souvenirs du second avec son twist assez rigolo ! Mais ce troisième volet est certainement le meilleur jusqu’ici: rythme impeccablement maîtrisé, avec un gros rebondissement par demie-heure, avant une conclusion très très satisfaisante. J’aime aussi beaucoup le cadre général: l’église lugubre, la ville humide et poisseuse dans laquelle l’intrigue se déroule, les suspects plutôt bien écrits… Bref, casting assez top, sur une intrigue réussie et des visuels vraiment bien étudiés – j’ai passé un très bon moment devant !
(Mais, oui, aussi, j’ai vu genre que 6 films cette année donc….)
Lauréats précédents:
- 2008 – 99 Francs
- 2009 – OSS 117: Rio Ne Répond Plus
- 2015 – Whiplash
- 2016 – Comment c’est Loin
- 2017 – Dernier Train pour Busan
- 2018 – En Guerre
- 2019 – John Wick: Parabellum
- 2020 – Parasite
- 2021 – Permis de tuer
- 2022 – Mourir peut attendre
- 2023 – Le Bureau des Légendes
- 2024 – Godzilla Minus One
- 2025 – The Wire
Prix Néant Vert du jeu vidéo qui surbute
Unicorn Overlord

Et bah c’était super ! C’était mon premier jeu Vanillaware et il a pas fallu quelques secondes pour que je tombe déjà amoureux du visuel – les décors finement dessinés, les chara-design remplis de charme et de personnalité, la zik cool… C’est un jeu qui a très vite beaucoup de charme, et qui parvient à amener son propre caractère sur le monde assez surchargé de la fantasy médiévale. Mais là où j’ai été encore plus séduit, ça a évidemment été par le gameplay du jeu: j’ai toujours beaucoup aimé les tactical-RPG (même si à mon grand regret je n’en fais pas assez) et celui-ci m’a très vite happé car il a la bonté d’avoir des combats qui sont certes nombreux mais généralement très rapides. Du coup je me suis très vite retrouvé dans un loop infini où je commençais un combat, j’étais à fond dedans, dix minutes plus tard il était fini, je me retrouvais à nouveau sur la carte du monde à me rebalader, réexplorer… jusqu’au prochain combat qui lui-même n’allait pas prendre un temps excessif. Comme en plus le gameplay des combats sont assez intense – tout bouge partout, tout le temps, ça demande une attention de tous les instants -, zéro raison de m’ennuyer et de quitter le jeu, d’où des parties qui duraient vite 6 ou 7 heures !
Donc oui, coup de coeur assez simple et assez basique pour un jeu qui m’a pas mal passionné, qui m’a offert un casting assez large mais riche en bonhomie, qui m’a laissé enchaîner combats avec exploration d’une carte riche en petits secrets sympas et avec un bon équilibre constant dans sa difficulté, n’ayant jamais roulé sur le jeu – et vice-versa, le jeu n’ayant jamais roulé sur moi. Cinquante heures rondement menées, j’ai été charmé et diverti, j’espère que Vanillaware reviendra plus souvent sur Xbox !!! Laissez moi toucher à Muramasa ou 13 Sentinels, svp !!!
2/ Hades II – Là aussi un bon jeu facile à lancer et difficile à lâcher, comme l’était le premier ! Peut-être un peu trop généreux (les deux routes, y’a des moments où ça paraît un peu trop impressionnant voire décourageant) mais dans l’ensemble c’est une évolution plus que réussie du premier, et une formule intense & efficace qui marche du tonnerre !
3/ Romancing Saga II – Revenge of the Seven – Autre vrai gros coup de coeur sur ce jeu, un RPG à priori très simple mais passionnant de part le fait qu’on gère des générations entières de protagonistes, avec un royaume et un casting à gérer. Là aussi c’était difficile de le lâcher car parfaitement équilibré: combats pile de la bonne durée, donjons funs à explorer, jamais une minute qui ne « sert à rien » et curiosité de voir qu’est-ce que la prochaine génération de héros va nous débloquer / offrir.
Lauréats précédents:
- 2008: Persona 3
- 2009: Persona 4
- 2010: Umineko No Naku Koro Ni
- 2011: Alpha Protocol
- 2012: Fallout New Vegas
- 2013: Fire Emblem Awakening
- 2014: Spec Ops The Line
- 2015: Super Danganronpa 2
- 2016: Metal Gear Solid V
- 2017: Persona 5
- 2018: Danganronpa V3
- 2019: Final Fantasy IX HD
- 2020: The Witcher III Wild Hunt
- 2021: Final Fantasy XIV: Shadowbringers
- 2022: Hadès
- 2023: Resident Evil 4
- 2024: Persona 3 Reload
- 2025: Clair Obscur Expedition 33
Prix Néant Vert du manga dont la lecture a des vertus médicinales
Medalist

Donc oui, eu du mal à continuer des séries MAIS c’est l’année où je me suis mis à Medalist en manga, j’ai chopé les 12 tomes qui étaient alors sortis en France et je me suis tout dévoré en une semaine. J’avais déjà une bonne opinion de l’oeuvre suite à la première saison de l’anime, mais alors, en homme de peu de foi, je ne m’attendais pas à ce que la qualité du manga continue de grimper de ouf un peu plus à chaque tome. Excellente évolution des personnages, que ce soit Inori ou Hikaru, ajout du personnage d’Iruka qui vient donner un nouvel angle sportif, introduction d’une multitude de petites personnages secondaires pleins de charisme et de personnalités qui marquent les esprits même quand ils n’apparaissent qu’un demi chapitre… et toujours un récit sportif assez trépidant, avec de nombreux rebondissements, une intrigue qui ne part pas toujours dans le sens le plus attendu et qui brasse pas mal de sujets autour du sport, de sa pratique et de son coût, aussi bien financier que physique ou moral.
En bonus, quelques cases assez folles, particulièrement liées au personnage de Hikaru qui bouffe l’encre à chacune de ses apparitions ou de ses démonstrations. J’aime aussi beaucoup la très saine relation entre Inori et son prof, avec un effort qui est fait pour bien développer les deux en parallèle, les faire entrer chacun dans leurs propres arcs narratifs, qui bénéficient autant à l’autre qu’à eux même. Ça amène un récit qui arrive à être autant inspirant pour un enfant que pour un adulte, et même si le manga ne cache pas les difficultés et l’injustice du patinage artistique en tant que sport, il parvient à en déceler les beautés et son attrait, m’aidant de mon côté à mieux comprendre un sport qui ne m’avait jamais vraiment passionné – bref, c’ est assez prodigieux !
2/ Blue Period – Toujours un authentique banger™. L’arc des hôtes de Shibuya, là ? Fantastique.
3/ How I Married an Amagami Sister – La fin du manga était très chouette, je me permets donc de mettre le manga dans mon ptit top final. Mine de rien la série s’impose ptet comme mon plus grand coup de coeur en matière de romcom shonen des années 2020, ce que je n’aurais absolument pas parié en m’y lançant !
Lauréats précédents:
- 2010 – Onani Master Kurosawa
- 2011 – Soul Eater
- 2012 – Medaka Box
- 2013 – Molester Man
- 2014 – A Silent Voice / Koe no Katachi
- 2015 – Bonne Nuit Punpun
- 2016 – Straighten Up: Welcome to Shika High’s Competitive Dance Club
- 2017 – Scum’s Wish / Kuzu no Honkai
- 2018 – L’Ere des Cristaux
- 2019 – Bloom Into You
- 2020 – Demon Slayer
- 2021 – Oshi no Ko
- 2022 – Insomniaques
- 2023 – Blue Period
- 2024 – Gloutons & Dragons
- 2025 – Kore Kaite Shine
Prix Néant Vert de la musique écoutée jusqu’à saignement des oreilles
Indochine – Les nouveaux soleils
Dans une année qui aura été très Indochine pour moi, je me suis surpris à découvrir très tardivement ce titre issu de leur dernier album. Si tardivement que ça aura été leur single post-tournée, qu’ils n’ont même pas joués en concert ! Au délà de l’intro qui me fait terriblement penser au New Year Day de U2, j’aime bien sa ptite montée, son ptit refrain inspirant, ses longues instrumentales. Comme souvent avec Indochine, il me faut un ou deux ans pour apprécier un album, une fois mes favoris pleinement identifiés – ça m’avait déjà fait le coup avec Alice & June et 13... Je continue de penser que Babel Babel ne nécessitait pas d’être un double album (comme Alice & June à l’époque, d’ailleurs) mais je suis content d’enfin rencontrer mon titre phrase de celui-ci, haha.
Lauréats précédents:
- 2008 – Queens of the Stone Age – 3′s & 7′s
- 2009 – Guns N’Roses – There Was A Time
- 2010 – Lynyrd Skynyrd – Still Unbroken
- 2011 – Supertramp – The Logical Song
- 2012 – Dire Straits – Telegraph Road
- 2013 – Foster the People – Houdini
- 2014 – Foster The People – Are You What You Want To Be
- 2015 – Artic Monkeys – R U Mine?
- 2016 – Modest Mouse – Dashboard
- 2017 – Porter Robinson, Madeon – Shelter
- 2018 – DAOKO, Kenshi Yonezu – Uchiage Hanabi
- 2019 – Streetlight Manifesto – The Three of Us
- 2020 – The Killers – The Man
- 2021 – Bring Me The Horizon – MANTRA
- 2022 – KairikiBear – Venom
- 2023 – Nightcord at 25 – Bug
- 2024 – Ado – Show
- 2025 – Sakanaction – Kaiju
Prix Néant Vert du générique bien cool de l’année
Oshi no Ko 3 – OP – TEST ME
Pouyaya, moi qui dans le top 22 de début d’année disait de manière très sarcastique que Ciao Nekomata passait son temps à faire des génériques géniaux pour des séries médiocres, j’ai très vite eu une réponse: elle a fait un générique génial pour une série que j’adore ! Et bah écoutez, merci bien !
2/ WATANARE – OP – Muri Muri Shinkaron – Extrêmement rigolo, vraiment le genre de petit délire à l’ancienne dont je suis assez friand.
3/ Ruri Rocks – OP – Hikari no Sumika – Vraiment beau et chaleureux, réchauffant le coeur avec brio !
Lauréats précédents:
- 2008: Sayonara Zetsubou Sensei OP – Hito toshite jiku ga bureteiru
- 2009: Maria Holic OP – Hanaji
- 2010: Zan Sayonara Zetsubou Sensei OP – Ringo Mogire Beam
- 2011: Ano Hana ED – Secret Base
- 2012: Mirai Nikki OP1 – Kuusou Mesorigii
- 2013: Jinrui wa Suitai Shimashita OP – Real World
- 2014: Otorimonogatari OP – Musou Express
- 2015: Shigatsu wa Kimi no Uso OP – Hikaru Nara
- 2016: Rakudai Kishi no Cavalry OP – Identity
- 2017: Scum’s Wish OP – Uso no Hibana
- 2018: Princess Principal OP – The Other Side of the Wall
- 2019: Sword Art Online Alicization OP – ADAMAS
- 2020: Stars Align ED – Kago no Naka no Bokura wa
- 2021: Jujutsu Kaisen ED1 – Lost in Paradise
- 2022: 86 OP2 – Kyoukaisen
- 2023: Mobile Suit Gundam The Witch from Mercury ED2 – Red:birthmark
- 2024: Girls Band Cry OP – Zatto, Boukura no Machi
- 2025: Oshi no Ko 2 – OP – Fatale
Prix Néant Vert du personnage emblématique de mon année
Arato Nagi (Ruri Rocks)

Habituellement c’est une section où j’ai une évidence claire genre wah effectivement ce personnage là j’ai bien gagaisé dessus pendant quelques mois etc etc. Mais là honnêtement j’avais pas de profil clair qui sortait du lot ! J’aurais bien recité Mizuki ou Ena de Project Sekai, ou bien Arima Kana, mais ça aurait été doublon péché. Du coup allez, big up à Nagi de Ruri Rocks. Je vais pas mentir, je vais être transparent: le design du perso est déjà totalement totalement ma came, donc j’ai un crush que je ne renierais pas mais au délà du coeur qui s’accélère quand je croise ses fanarts sur ma timeline, c’est aussi un personnage qui a une vibe et une mood que je rêverais d’être. Ce côté prof à la cool, toujours le sourire, toujours prêt à aider et à soutenir ceux qui veulent se lancer dans un champ, dans une passion. J’aimerais être moins connard cynique élitiste et j’aimerais être plus comme Nagi: accueillant, clair, empathique, patient et excellent dans mes explications.
… mais j’aimerais aussi avoir ce corps parce que damn l’épisode où elle est en yukata, j’étais à deux doigts de l’AVC !!!
Lauréates précédentes:
- 2008 – Suzumiya Haruhi
- 2009 – Ranka Lee (Macross Frontier)
- 2010 – Kotobuki Tsumugi (K-On!)
- 2011 – Shiomiya Shiori (Que sa volonté soit faite)
- 2012 – Lilly Satou (Katawa Shoujo)
- 2013 – Buratei Marii (Joshiraku)
- 2014 – Ichinose Hajime (Gatchaman Crowds)
- 2015 – Ayase Eli (Love Live)
- 2016 – Oumae Kumiko (Sound! Euphonium)
- 2017 – Watanabe You (Love Live Sunshine)
- 2018 – Tachibana Hibiki (Symphogear)
- 2019 – Nakano Yotsuba (Quintessential Quintuplets)
- 2020 – Kohinata Miku (Symphogear)
- 2021 – Kasumi Nakasu (Love Live Nijigasaki)
- 2022 – Akiyama Mizuki (Project Sekai)
- 2023 – Arima Kana (Oshi no Ko)
- 2024 – Ena Shinonome (Project Sekai)
- 2025 – Mutsumi « Mortis » Wakaba (Bang Dream! Ave Mujica)
Et ! Voilà ! 19e billet anniversaire, vous pouvez me voir grandir quasiment en direct. J’avoue que je n’ose plus trop lire ceux qui datent d’avant le 11e ou 12e, donc je vous laisse désormais ce privilège.
Dans tous les cas, maintenant on se repose quelques jours avant la reprise des fortes chaleurs et on se prépare pour une Japan Expo qui a l’air bien chargée. Mais beaucoup de fun en perspective 🖖 !! Merci en tout cas de votre lecture et de votre fidélité, et en vous espérant un été tolérable, car c’est hélàs tout ce que je peux désormais me permettre d’espérer pour moi et pour les autres désormais ! Hélàs !
Bannière Ranka Lee de l’article par SETA.










