Epitai Oboete Imasuka (Do you remember Epita)

Epitai Oboete Imasuka (Do you remember Epita)

Epitanime c’est ce week-end. Je le sais, tu le sais, il le sait, elle le sait, on le sait, nous le savons, vous le savent, ils le savent, elles le savent. Cette convention je l’attends un peu comme quand j’attendais Noël quand j’étais môme. Moins d’un mois avant je commence à compter les jours. Moins d’une semaine avant, je commence à compter les heures. Je dors pas vraiment la nuit avant, tout excité à l’idée d’y être. Bref, le temps d’un week-end, je redeviens un gamin de neuf ans qui a hâte de beaucoup s’amuser. Un gamin de neuf ans qui va dormir maximum dix heures en trois jours. Si il est faible. Et il ne le sera pas cette année, il va même boire des boissons de merde pour s’aider.

 

logo_epitanime

 

Dans tous les cas, c’est difficile de vraiment résumer ce que l’école EPITA signifie vraiment pour les non « initiés » du milieu. Ceux qui s’y connaissent en informatique savent que c’est une école un poil réputée dans le milieu, qui aurait fait pas mal bouger les choses dans les années 90. Pour le petit milieu otaku français, l’école est plus souvent assimilée à son association de passionnés Epitanime, et la convention qui porte du coup très logiquement le même nom. Organisée tous les ans, fréquemment à la fin du mois de mai, c’est loin d’être le principal évènement organisé par l’association, qui organise régulièrement des événements comme les Nocturnes ou bien les fameuses soirées karaoké du samedi soir, toujours dans les locaux de l’école, basée au Kremlin-Bicêtre, à trois pas et demis de la station Porte d’Italie (Tramway 3, Métro 7, tout ça.)

Commence alors mon article dont le but sera de me remémorer un peu mes différents souvenirs et expériences liés aux événements Epitanime, ce qu’ils m’ont apportés, ce dont je me souviens, etc etc. Eh, pour se chauffer pour ce week-end, c’est pas la plus mauvaise des idées! Donc attention, à partir de là c’est choupi, c’est mignon, c’est parfois un peu personnel, mais eh, c’est un blog, faites avec. Si possible.

 

 

Diurne Epitanime, Mars 2008

Donc je remets les choses en contexte pour ceux qui me connaissent que depuis peu: avant 2009, j’étais un garçon qui ne quittait que très rarement sa Basse Normandie natale. La Japan Expo était pour moi le gros évènement annuel qui me faisait sortir pour aller rencontrer les gens de l’Internet mais à part cet évènement  rares étaient les moments ou je sortais des frontières tracées par feu Guillaume. La Diurne Epitanime du 22 Mars 2008 était la première fois que j’allais à Paris pour un « salon » qui n’était pas une Japan Expo, ce qui représentait alors un miracle total. C’était toutefois une période plutôt trouble pour moi puisque je traversais alors une période de dépression dont aujourd’hui encore je pète les couilles de tout le monde avec. J’avais été attiré vers l’évènement principalement pour « me changer les idées », et parce que l’idée de voir la version japonaise de Super Smash Bros Brawl tourner m’excitait. Et, surtout, à ce moment-là, je prévoyais de me rendre à l’Epitanime 2008, ce qui était pour moi la bonne occasion de « tâter le terrain. »

Idée à la con: décider d’y aller mais, comme je ne connaissais alors pas de parisien pouvant m’héberger la nuit, devoir partir de cette Diurne à 19h après y être arrivé vers 14h. C’est stupide hein ? Grosso merdo je me tape 4h de train aller/retour et 40€ de billets pour pouvoir rester, genre, à peine cinq heures dans cette Diurne. Le pire, c’est que de ce salon je n’en profite finalement pas. Le Amo de 2008 est un Amo qui se distingue particulièrement par sa totale absence de confiance en lui et, surtout, sa totale peur du contact humain. Vous me trouvez parfois socialement awkward aujourd’hui ? Dites vous qu’en 2008, je considérais le simple fait de saluer quelqu’un comme une véritable épreuve, trop effrayé que j’étais par l’idée de le déranger. Par conséquent, je croise « par hasard » deux trois connaissances de forums (dont Kendo, le responsable JV, avec lequel a l’époque je délirais pas mal sur les channels IRC d’un forum RPG Sonic) mais j’ose à peine leur parler plus que ça, je me fais later sur Guitar Hero III (commençant le running gag qui veut que je sois strictement incapable d’assurer à un Guitar Hero quand je joue dans un salon), je joue un poil au fameux Smash Bros Brawl et… c’est tout. J’erre un peu dans l’école sans trop savoir quoi faire, et quand j’entre pour la première fois dans l’amphi qui était alors à fond sur le karaoké, je prends peur et fais aussitôt demi-tour.

Au final je n’irais pas à Epitanime 2008. Pas à cause de cette « mauvaise expérience », non, tout simplement par manque d’argent ! Mais c’était un début tout douloureux et, effectivement, une première fois difficile, maladroite et super gênante.

 

image 045
Une image du public captivé lors d’Epitanime 2009 (vous rendez-vous compte que dans 5 ans, une partie du public d’Epita ne connaîtra pas l’époque ou la scène était dehors.)

 

Nocturne Epitanime, Avril 2009

Un an passe sans que je n’envisage de retourner à EPITA. Je vois passer des Nocturnes etc mais je tente pas forcément le coup. Puis allez savoir pourquoi, le printemps peut-être, je vois une Nocturne Epita annoncée pour mi avril 2009 alors je me dis que je tenterais bien le coup. Là j’avais plus ce souci d’hébergement nocturne à gérer: je pouvais partir de Caen à 16h, arriver à Saint Lazare à 18, à Epita à 18h45 puis repartir au premier train du dimanche, c’est à dire le fantastique Paris/Cherbourg de 9h10. Entre temps, beaucoup de choses ont évoluées dans ma vie, à commencer par le fait que doucement mais sûrement, le forum Thalie se soit particulièrement bien développé et idem pour mon blog. Cela fait que je commence à être beaucoup plus à l’aise avec l’idée de fréquenter une « communauté web », ayant enfin commencé à reconstruire ma confiance en moi. Donc allez hop.

Cette seconde fois fut aux antipodes de la première. Je découvre le bonheur de l’amphithéâtre karaoké, je découvre celui de faire connaissance avec des gens qui partagent mes passions otakus (ce qui n’est étrangement pas le cas en Basse Normandie, j’ai passé tout mon lycée à « planquer » le fait que j’étais passionné de Japon et de JV, pas par crainte d’être rejeté, mais simplement parce que personne autour de moi ne semblait s’y intéresser) et également le fait de participer à des jeux organisés sur le pouce par la Sohei. Je me souviens par exemple m’être incrustré dans un groupe qui était composé alors de personnes comme QCTX, Yukimusha, Smankh et sans doute plein d’autres… et ne jamais avoir donné mon pseudo à qui que ce soit :’D. On fréquentait les mêmes channels IRC mais j’étais en mode fantôme. Certains avaient vite déduits qui j’étais mais d’autres furent surpris de découvrir après coup. Je me souviens également avoir joué à Jam with the Band avec Nataka et Kao-chan.

C’était une Nocturne beaucoup plus enthousiasmante, donc. Étrangement ma mémoire l’associe toujours au premier générique de Full Metal Alchemist Brotherhood, tout simplement parce que comme l’anime venait de sortir, ce générique avait été giga-spammé en karaoké. Et, pour le fun, c’est là bas que j’ai vu pour la première fois le générique d’Evangelion… qu’avant je n’avais jamais remarqué.

 

Epitanime 17, Mai 2009

PAR QUOI JE COMMENCE.

Déjà le miracle: cette convention je me suis levé dans mon lit ouistrehamais vers 11h, j’ai pris le train, je suis arrivé à Paris vers 15h30, j’ai fait des trucs, arrivée convention à 22h, je vis ma vie dans la convention puis je sors d’Epita il est dimanche 18h, mon train arrive en gare de Caen il est dimanche 23h, je saute dans mon lit il est 23h30, je me réveille il est lundi 16h. Entre temps, j’ai pas dormi une seule seconde. J’ai du perdre un an d’espérance de vie ce week-end là.

VAS-Y.

Plein de trucs quoi.

Faire la rencontre de Concombre Masqué pour y enregistrer un Mario Maso avant la conv (ce qui a l’époque me boostait l’égo bien comme il fallait), organiser le premier resto entre membres du forum Thalie ce qui a été un joli succès (ce qui a l’époque me boostait l’égo bien comme il fallait), commencer à être reconnu par des gens (ce qui a l’époque me boostait l’égo bien comme il fallait), me faire dépouiller sur Guitar Hero III (ce qui a l’époque me remettait à ma place)…

Y’a qu’un seul mauvais moment pour moi durant cette conv, et c’est ce moment bizarre ou j’ai chopé ce que je crois être une INSOLATION. Le samedi aprem je commençais à halluciner un peu, j’avais de la méga fièvre, je me suis allongé une heure, j’ai pas réussi à m’endormir, j’ai pris une douche, c’est passé, bizarre. J’ai pas souvenir que les insolations ça passe juste en deux secondes. Après c’est quoi cette conv 2009 pour moi ? C’est une nuit passée au kara terminée à chanter l’ending de K-On à 7h du mat (et à gueuler tout seul quand Tsumugi est sur l’écran), c’est jouer à des jeux vidéo japonais ultra hardcore genre Ikaruga ou un jeu de beath’em up incompréhensible, c’est jouer à des jeux de combats doujin avec Mr Kzimir, c’est découvrir que Concombre Masqué et moi nous avions des amis en commun parce que what the fuck small world, c’est faire la rencontre pour la première fois de nombreuses personnes qui deviendront des amis ou des gens qui compteront beaucoup pour moi, c’est un dimanche matin à délirer sur un projet de VN à la con avec la blogosphère, c’est croiser des cosplays extraordinaires, c’est acheter des DVD de qualité genre Gurren Lagann ou Oban Star Racers (!), c’est perdre ma DS mais la retrouver grâce à Nouak, c’est jouer à un quizz Final Fantasy et se rendre compte un an plus tard que certains de nos adversaires qui nous étaient alors inconnus sont devenus des amis proches, c’est finir Phoenix Wright Trials & Tribulations dans le train sans trop savoir comment j’arrive à faire les déductions logiques vu mon état, c’est apprendre le dimanche matin en mangeant un burger au petit déjeuner que Caen s’est fait reléguer la trogne en ligue 2, c’est toute cette nuit kara du samedi dans la « petite salle » ou je découvre PLEIN de musiques et de génériques géniaux ce qui commence à faire germer l’idée de créer une webradio musicale, c’est participer à un jeu BulleJapon, le gagner, et jamais avoir eu de lot parce qu’on a jamais compris ou fallait le demander etc etc.

Damn, y’avait même ce moment super rigolo ou un mec nommé raton laveur avait un masque de cheval et essayait de sauter sur un Axel Terizaki tout juste revenu du Japon (et qui avait essayé de nous faire peur via Twitter en disant qu’ils étaient retenus à Hong Kong pour cause de SUPERGRIPPEQUITUE.)

J’ai vraiment un esprit ultra positif sur cette convention. Je veux dire, si la Diurne Epita était ma première fois maladroite et tristoune, si la Nocturne Epita était la seconde fois qui se déroule mieux parce que tu commences à comprendre comment ça se passe, l’Epitanime en elle-même c’est la première fois que tu passes toute la nuit à le faire et où tu es avec ton partenaire sur un nuage qui fait pleuvoir des arcs en ciel au goût de sucre. Si je peux me permettre.

 

Nocturne, Décembre 2009

Entre Epitanime et cette Nocturne, encore une fois, beaucoup de choses. La vie avance, les feuilles des arbres chutent, la France entre en période de récession économique, bref tout va bien. A ce moment là, le projet de l’asso Thalie a germé et deviendra officiel quelques jours plus tard. L’occasion d’ailleurs de précéder cette Nocturne d’une réunion « stratégique » dans un resto jap parce que c’est comme ça qu’on fait chez nous.

Cette Nocturne, ça sera pour moi surtout l’occasion de rester une nuit entière assis dans la même salle, à faire que du karaoké avec les gens de la Brigade SOS, le Bakotak et les jvtards/méchaphiles/commevousvoulez parce qu’a l’époque les relations étaient pas awkward. Et à discuter une heure dans le froid avec Tetho d’Evangelion et de Precure parce que oui, quelque part à un moment dans la discussion, on a du trouver une bonne transition entre Evangelion et Precure. Je garde un souvenir généralement vague de cette Nocturne, si ce n’est que je me suis à l’époque tellement amusé que j’avais écrit pour l’occasion un billet dont vous êtes le héros.

 

L'amphi d'Epita, son karaoké, ses fenêtres, ses sièges parfois piégés
L’amphi d’Epita, son karaoké, ses fenêtres, ses sièges parfois piégés

 

Nocturne, Février 2010

Celle là je me rappelle que j’y étais un peu allé en ragemode. L’ambiance dans la maisonnée en Basse-Normandie était alors vraiment pas terrible, j’étais souvent à deux doigts de péter les plombs, alors à un moment j’ai fait « y’a une Nocturne ce soir ? FUCK THAT SHIT. » Sans prévenir personne, j’ai pris le bus, puis le train, je me suis retrouvé dans la Nocturne, j’ai kiffé et je suis rentré à 11h chez moi comme si de rien n’était. Personne dans ma famille savait alors ou j’étais ce soir là. J’étais Amo le true rebelle de 20 ans.

Donc a l’époque, l’asso était confirmée, on avait Epitanime en vue, l’ambiance était vraiment toujours très bonne sur place. C’était cette période un peu « dorée » ou tout semblait aller bien et ou rien n’avait encore pété nulle part. C’est à cette Nocturne qu’avec Ramyel on a pété un cable sur l’opening 4 de Bakemonogatari et qu’on se mettait à chanter à tue-tête l’instrumental de Renai Circulation la main sur le coeur et debout face à l’image.

On devait être un peu glauques.

En parlant de glauque, je participe également à un quizz hentai chez BulleJapon mais je me fais éclater la gueule sans comprendre. 3/20. SERIEUSEMENT.

 

Nocturne Epitanime, Mars 2010

Première Nocturne en tant que président d’asso, hoyaya. Tout le stress qui précède, je vous raconte pas. Enfin de l’autre coté j’avais la chance d’avoir Pokémon Soul Silver pour m’aider à survivre mentalement. Cette Nocturne c’est aussi la première dont j’ai des photos, et tout ce que je peux vous dire c’est que j’avais une coupe de cheveux de merde à l’époque. Mes cheveux ils ont ce problème d’être super laids quand trop longs mais aussi super laids quand courts, du coup il faut cette longueur parfaite que je n’arrive aujourd’hui toujours pas à déterminer. A l’époque c’était trop court, holala.

Donc bref débuts maladroits mais dans l’ensemble enthousiasmants: certains de nos jeux avaient des règles de merde (qu’on a su corriger) (pour la plupart) (haha), gérer le timing était pas notre plus grande spécialité et on bouffait les plannings aux autres assos (en l’occurrence Ikkatsu.) Pour le reste ? Des jeux, du kara, pourquoi pas plus.

Pendant ce temps commençait le running gag annuel de la Nocturne qui me faisait louper le Grand Prix d’Australie de Formule 1.

 

Epitanime 18, Mai 2010

Pas des souvenirs fantastiques de cette édition, ce qui me rend un peu triste. En fait je me souviens d’un climat grisonnant et, surtout, SURTOUT, d’un mal de bide INFERNAL qui me pourrit tout le dimanche. D’un point de vue associatif, la majorité de nos activités restent une réussite, malgré le Quizz Hardcore qui dure 1h40 au lieu d’une heure, et l’asso Thalie est encore, à ce moment là, relativement soudée. On est juste à coté de l’amphi kara donc on entend ce que les gens chantent depuis notre salle, ce qui nous permet de participer. Je joue à Let’s Tap sur Wii. Pour la première fois de ma vie, je dis bonjour à Sébastien Ruchet et on lui fait dédicacer une carte du Quizz Hardcore de Thalie. Le samedi matin on essaie d’y etre sérieux et de dormir un peu à l’hotel… pour se faire réveiller à 11h par les connards de je sais plus quelle asso qui chantent et dansent ce foutu COIN COIN POUET POUET qui deviendra pour nous une cible à abattre à coup de caramels mous.

Je me fais interviewer par Nashi pour une interview qui ne sera au final jamais publiée, oh.

On organise un McThalie le samedi soir et on arrive à caser les 25 participants dans la même salle du McDo Saint Lazare.

On mange un kébab à l’arrache le vendredi soir dans un parc, et Arez manque de se faire écraser par une voiture. Ce qui aurait été méga con.

Je sculpte une tortue avec du patafix le dimanche.

Le samedi soir, on passe 2h à faire un atelier découpage/collage pour préparer les jeux de Thalie.

Ah ouais.

En fait je regrette beaucoup de pas vraiment avoir beaucoup profité de cette conv en tant que visiteur.

En tout cas truc fun: il semblerait qu’en rentrant, je m’allonge dans le lit, Concombre Masqué me pose une question aussitôt après que je me sois allongé, et que j’y ai jamais répondu parce que je dormais déjà. Je ne me suis jamais endormi aussi vite de ma vie, théoriquement.

 

Ouais bah à l'époque cette blague était TRÈS DRÔLE.
Ouais bah à l’époque cette blague était TRÈS DRÔLE.

 

Été 2010

Pendant cet été là, Epitanime a organisé quelques karaokés nocturnes auxquels je me suis retrouvé, souvent pour le fun et le plaisir de monter sur la capitale, là encore pour fuir une ambiance pesante chez moi. Je me souviens donc avoir participé à une Diurne (+ son karaoké nocturne) et à ce qui était prévu pour être une nuit full karaoké en plein mois d’août. De la première session je n’ai pas beaucoup de souvenirs mis à part beaucoup de plaisir…

Par contre celle de mi août, j’ai beaucoup plus de mémoires. Je me souviens surtout du fait que c’était la première fois qu’il commençait à y avoir quelques tensions et pressions de ci de là et que la bonne ambiance générale de la salle était parfois compromise. Ce qui était des trolls pour le fun il y’a encore trois mois devenaient peu à peu des vrais trolls bien sérieux et parfois bien relous. D’où pétage de cable d’une des responsables qui, même si tout ça était très excessif, commençait à mettre à jour les germes de ce que seront les gros dramas de l’année à venir… et grosse déception quand à l’heure du premier métro on nous fout à moitié dehors sans trop de politesses. Moi qui avait mon train à 9h10, j’étais bien emmerdé. Heureusement c’était l’occasion d’aller mater Speed Racer des frères Wacho avec Kzimir et Ramyel, donc eh, rien n’est jamais perdu.

Avec le recul, mon moi romantique niais a aussi beaucoup d’affection pour cette soirée là puisque c’est là que j’ai vraiment rencontré celle qui deviendra ma petite amie pour les deux années qui suivront. Ce qui est tout choupi mimi en théorie le devient un peu moins quand je vous explique que c’est aussi cette soirée là que celle-ci me montrera son fantastique dessin d’une version féminine de Louis XIV qui se fait violer par des tentacules. AH C’EST MOINS ROMANTIQUE MAINTENANT, HEIN ???

 

Nocturne Epitanime, Décembre 2010

On partage la salle avec la Brigade SOS… ET IL NEIGE TOUTE LA SOIRÉE. Vous ne connaissez pas l’enfer tant que vous ne connaissez pas le fait de devoir rentrer totalement mort à 8h du mat, sous 3 tonnes de neige, et en alternant entre 4000 RER parce que vous êtes si crevés que vous prenez des directs sans vous en rendre compte.

Epitanime nous offre un carton entier de Silent Moebius… et on partira en oubliant de le prendre. Promis, on avait pas fait exprès. On a tous des bonnets de Noël. La salle qu’on partage avec la Brigade est de l’autre coté de la cour de l’école alors on la quittera jamais et du coup je verrais absolument pas les autres salles de la conv. On diffuse l’AMV Hell 5 et tout le monde trouve ça bien, même si certains dorment. QCTX déguisé en Père Noël vener, nom de dieu vos cauchemars. Pendant ce temps, derrière mon dos, toute l’asso Thalie fait du drama et j’arrive soit à éviter tout ça soit à m’en foutre complètement.

 

Diurne Epitanime, Mars 2011

Ah ouais entre mars 2008 et mars 2011 les choses ont bien évoluées hein ? Cette Diurne avait la particularité d’être organisée en soutien au Japon, et « complétait » l’événement Comic Live in Paris de la veille. Pas un très grand souvenir parce que, comme en mars 2008, je devais prendre mon train tôt dans la soirée. Je me souviendrais néanmoins avoir loupé le Grand Prix d’Australie UNE NOUVELLE FOIS. Et là j’avais aucune excuses, j’ai juste pas été doué.

 

 

Dormir c'est mourir, le gif officiel
Dormir c’est mourir, le gif officiel

 

Nocturne Epitanime, Avril 2011

Toujours en tant que membre d’asso, et c’est joie et bonheur puisqu’on partage toujours la salle avec la Brigade. C’est d’ailleurs dans cette période qu’on partage le plus de membres en commun, ce qui fait qu’on avait vraiment la légitimité de dire qu’on était sans doute à moitié consanguin. Gros flip en début de soirée parce que notre salle est constamment vide, avant de se remplir en permanence passé minuit, comme quoi faut pas stresser dans la vie. On organise une épreuve de Doublage Hentai qui nous force à verrouiller la salle et à recouvrir les fenêtres d’affiches rigolotes. Étrangement, j’assiste pas à l’activité en question et à la place je joue à Moonwalker sur Megadrive pendant une heure pour me repentir de je ne sais quelle faute. Une fois la salle rouverte, j’entre dedans et constate qu’il y fait chaud comme un four, ce qui m’effraie sur le contenu de l’heure qui vient de s’écouler.

Encore une Nocturne ou je ne ferais finalement pas de karaoké, ce qui me rendra un peu triste au fond de moi-même parce que je regrette cette époque ou je passais ma nuit à faire que ça. Mais bon, peut-on tout avoir dans la vie ? Voilà les questions qu’il faut se poser pour rester un minimum positif.

Après cette Nocturne, moi et baka-saru on essaie de dormir dans le TGV vers Nantes (afin de passer une semaine squatting chez AxelTerizaki, comme on aimait le faire à l’époque) mais on a la chance de tomber dans un wagon avec un bébé qui lui n’a pas envie d’essayer de dormir et préfère plutôt imiter ses candidats préférés de The Voice. Saloperie de merde.

 

Epitanime 2011

Thalie est partagé entre sa section activités et sa section gros drama explosif, que j’arrive toujours à éviter grâce à mon choix courageux d’en avoir rien à foutre. Nos jeux alternent entre des moments de wins plutôt rares et des jolis fails plus présents que prévus. Je découvre le plaisir d’animer sur scène… et aucun des jeux ne s’y passe comme prévu. Moment du frisson quand on fait un jeu en commun avec BulleJapon et que toutes les lunes s’alignent pour en faire un crash autoroutier qui me file aujourd’hui encore le regret façon chanson d’Alain Souchon. HEUREUSEMENT on projette l’AMV Enfer (que j’ai passé quatre jours à sous-titrer juste avant) et la salle ultrakiffe tellement que ça booste le moral pour tout le week-end.

Comme d’habitude néanmoins peu de souvenirs de mon week-end en tant que visiteur. Je me souviens avoir abusivement dormi le samedi (de 8h à 15h putaindemerde) et… c’est tout. A croire que le truc dont je me souviendrais le plus c’est le Vengeur Slippé qui vient et qui me ramène des SUPER PICSOU GÉANT COMME UN CHEF.

Moment gênant quand à 7h du matin je pars aux toilettes et que dans la cabine à coté de la mienne ils sont deux et semblent s’amuser à voir ce qu’ils peuvent faire de leur corps en se frottant. J’étais très triste de découvrir que la blague des enfants crées dans les toilettes à Epitanime a une base fondée sur des faits réels.

Je passe néanmoins prêt du drame: si je n’ai pas été malade du week-end contrairement aux deux autres années, ça passe pas loin puisque le lundi juste avant je reste deux heures sous le soleil pendant un enterrement et  je chope une fièvre à 39°… qui disparaît après une nuit de sommeil et juste avant de prendre le train pour Paris. OK WHY NOT.

 

Nocturne Epitanime, Juillet 2011

Gros orage de fou, et quand on entre on est trempé. Ma première Nocturne en tant que visiteur depuis des siècles et j’en profite du coup à fond… en restant au karaoké pendant la nuit entière. Je demande « le générique de Koe de Oshigoto » POUR LE FUN et je découvre QU’IL EST DANS LEUR MACHINE A KARA. Et les responsables aussi semblent le découvrir puisqu’ils tirent des gros yeux du genre « mais c’est quoi ce truc putain? »

Donc voilà retour au bon vieux kara non stop…. et au bon vieux délire du « hop je rentre, je me couche, il est 8h, je me lève il est 18h. » Sauf que cette fois je suis pas le seul à etre aussi sale puisqu’on est trois à commettre cette erreur fatale, au lieu de s’entraider (et Jaerdoster profitera de cet état de faiblesse pour me faire regarder Uta no Prince, mais quelle enflure.)

 

T'as pas ta citrouille Mawaru ? Non mais no way t'as loupé ta vie.
T’as pas ta citrouille Mawaru ? Non mais no way t’as loupé ta vie.

 

Nocturne Epitanime, Octobre 2011

Thalie occupe une salle… tout seul ! WOWOWOWO ! Baka-saru fait péter une citrouille Mawaru Penguindrum pour l’occasion. On recrute Yokathaking qui passait par là. On fait plein de jeux, tout se passe bien et c’est globalement la bonne ambiance dans notre salle. Par contre tout le reste du salon fait mythiquement pitié niveau ambiance, et dès 4h du mat on a la fameuse rumeur du « eh, parait qu’un type a fait brûlé une table. » On est loin des deux comas éthyliques qui marqueront plus tard la fin définitive des Nocturnes gratuites. On projette l’AMV Enfer et Higurashi, ce qui n’est pas loin d’être la même chose. Tetho me refile deux doujinshi de Harukaze Soyogu qu’un pote à lui ne savait pas quoi faire, ce qui me rend tout fou de joie. Mais généralement, je me souviens être allé au karaoké une demi-heure et m’être fait chier comme jamais. Trop d’AMV de 5mn en une heure, quoi.

Cette Nocturne sera surtout remarquable parce que juste après je pars direction Orléans pour me faire une journée de Japan Expo Centre bonus. Inutile de dire qu’une fois à Angers le dimanche soir vers 23h30 allongé dans un lit, je faisais plus trop le malin. J’étais devenu Amo l’homme souche.

 

Nocturne Epitanime, Janvier 2012

Yeah, retour en visiteur et test des Noctune avec des entrées sur liste. Comme je connais du monde à l’intérieur (tiktaktavu), je trouve une petite place et j’arrive vers 23h30 après avoir passé un début de soirée dans un bar prêt de Châtelet pour ce qui était une des dernières Unlimited. Une Nocturne sous une meilleure ambiance que la précédente, et que je passerais surtout à checker ma 3DS toutes les deux secondes puisque je découvre ce que ça fait de Streetpasser toutes les deux secondes. C’est aussi une Nocturne un peu fail pour moi puisque je vais passer ma soirée soit à perdre des trucs (j’y perds un ticket de métro non utilisé puis une paire d’écouteurs) soit à retourner ma veste sans faire exprès et disperser tout le contenu de mes poches à intervalles régulières… et les deux sont sans doute liés maintenant que j’y pense.

Mais bref, à l’époque j’étais un peu claqué et fatigué, et faire du kara toute la nuit m’a pas mal aidé à me défouler. Ce qui explique le fait que j’ai passé la nuit soit à chanter soit à jouer à Pullblox.

Sans trop avancer.

Parce que je suis pas très bon à Pullblox :(.

 

Une photo exclusive de l'amphi quand il ne sert pas à faire du karaoké !!!!
Une photo exclusive de l’amphi quand il ne sert pas à faire du karaoké !!!!

 

Epitanime 20, Mai 2012


Une édition ou je renoue avec le plaisir d’être visiteur et qui conclut ce qui était pour moi une des plus belles semaines de mon année puisque je débutais alors mon stage en rédac jv chez Nolife (un an déjà, wow putain, ouais.) C’est aussi pour moi l’occasion d’interviewer Ryukishi07 pour le Journal du Japon (une interview qui a finie sur la page Wikipedia de l’auteur, avec mon nom dedans, hein ??) au cours d’un entretien privé d’une petite heure qui, évidemment, laisse pantois le fanboy absolu que je suis. Le seul truc que je regretterais du week-end c’est de ne pas avoir fait beaucoup de kara mais j’ai une excuse puisque le kara était dans une salle de merde, duh. D’un point de vue asso tout se passe excellement bien, même si je flippe pendant deux heures d’avoir perdu un sac (qui en réalité avec été pris par BulleJapon qui croyait que c’était à eux.) Je continue par contre tristement à trop dormir pendant ce week-end là, trop souvent tenté par l’idée « d’aller faire une petite sieste d’une heure » pour finalement en avoir rien à foutre et dormir six ou sept heures PARCE QUE OH MERDE. Avec cinq thalistes triés sur le volet on se mate en très petit comité la version preview de l’AMV Enfer 2 qui nous en met plein les dents de part sa qualité. Je suis fier de moi parce qu’a part le tome 3 de Samidare et le dernier tome du sanglot des cigales, j’arrive à rien n’acheter.

Enfin, je continue publiquement à être un clown tragique puisque je demande en pleine conférence à Ryukishi07 pourquoi, finalement, toutes les femmes de la famille Ushiromiya à part Maria ont des gros nibards. J’essaie d’équilibrer avec une question sur le lien entre l’aigle de la famille Ushiromiya et le régime de Mussollini mais eeeeh, qui a été dupe.

 

A noter que, hypocritement, on peut dire la même chose de 3/4 de mes articles
A noter que, hypocritement, on peut dire la même chose de 3/4 de mes articles

 

Nocturne Epitanime, Février 2013

Et c’est seulement 9 mois après que je remets les pieds à Epita, mais quelle folie. En l’occurrence c’est en qualité de type fraîchement parisien que je débarque à cette Nocturne spéciale Saint Valentin, que je passerais à écouter le podcast de Joli Bateau (et faire des piques au micro parce que c’est tout ce que je sais faire dans ma vie quand j’ai un micro), à jouer à des jeux Tengumi jusqu’a pas d’heure (en essayant d’attirer l’attention de la fille seule et mignonne qui a un bracelet célibataire, mais damn, mes jets de charisme ont tous faits moins de 12), à faire les blinds tests de Nihon no Oto qui durent deux heures en tout mais pourquoi qui peut, et un tout petit peu de kara mais pas trop longtemps parce que l’ambiance est pas géniale ce qui faisait que les responsables pètaient des câbles et insultaient tout le monde. Bon d’un coté j’ai toujours connu les responsables comme ça, aussi. De l’autre, pourquoi des mecs tapent sur les tables en gueulant je ne sais quoi pour le générique de Bartender quoi ? BARTENDER QUOI. LE MONDE ENTIER S’EN FOUT.

Bref j’y étais un peu en mode whatever, c’est passé. BIEN JOUÉ.

 

Nocturne Epitanime, Mars 2013

BAM BAM, cinq ans se sont écoulés depuis la première fois et maintenant ça roule complétement. L’asso Thalie fête ses 3 ans et, par un fantastique hasard de calendrier, je fête mes 24 ans à moi, d’une manière relativement discrète. On mange des bonbons, on fait des quizz d’une heure 30 à la gloire de notre asso, il pleut comme vache qui pisse mais nous on s’en fout égoïstement parce qu’on est dedans même si what the fuck quand même laissez les entrer quoi, je quitte rarement la salle parce que qu’est-ce que j’irais faire ailleurs c’est ma salle et j’ai ma chaise, on fait halluciner les gens de BulleJapon qui sont à coté en gueulant « au soleil » de Jennifer grâce à l’AMV Enfer 2 et on est dans la totale bonne ambiance avec des petits groupes d’habitués de qualité. C’est la bonne ambiance, et l’époque full drama de l’asso Thalie semble soudainement bien loin, ce qui est plutôt cool. Je loupe le GP d’Australie quand même… et on dort que 4h avec Tsuchi parce qu’a 14h on devait être à nouveau à Epita pour la réunion des assos en vue de la grande conv du mois de mai (et donc on grignote du McDal sur place en regardant les autres assos se battre pour des créneaux.)

MAIS UNE RANKA AU CHOCOLAT QUOI.

 

Merci Tora, once again <3.
Merci Tora, once again <3.

 

Donc voilà, 5100 mots pour dire merci à Epitanime d’avoir crée tous ces souvenirs, toutes ces rencontres, tous ces événements qui font aujourd’hui ce que je suis. Et j’espère vous croiser ce week end (-‘_’-)/.

 

PS: Et sans aucun rapport, j’ai écrit un article sur les préservatifs parfumés chez l’Usine à Problèmes. AUCUN RAPPORT, OUI.

PS2: Je suis sûr que le titre est pas bon en jap. Amour ça se dit bien « ai » en jap, hein ? D »ai »suki ? Je veux dire ?

♪ Vous avez aimé ? Partagez cet article ♪
Facebooktwittergoogle_plustumblr
~~Suivez l'auteur sur les réseaux sociaux~~
Facebooktwittertumblr
Envie de soutenir Néant Vert et son auteur ? Retrouvez Amo sur Patreon:

6 réactions au sujet de « Epitai Oboete Imasuka (Do you remember Epita) »

  1. Le titre de l’article passe sans problème pour le jeu de mot mais par contre, rien à voir Daisuki. Le Dai de Suki veut dire grand et c’est suki qui veut dire aimer. Fin Nefka t’a donné le Kanji d’Ai en commentaire juste au-dessus et il veut bien dire amour.

N'hésitez pas à commenter l'article~