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Pourquoi Sword Art Online: Ordinal Scale aurait pu être excellent (mais connaît son public)

Ah Sword Art Online, succès inattendu de 2012, qui s’est imposé depuis avec calme et sérénité comme un véritable blockbuster de l’animation japonaise, trouvant un public qui dépasse les limites habituelles du média pour devenir une véritable porte d’entrée à l’animation japonaise, qui continue de séduire, cinq ans après sa sortie, un public toujours plus large et nombreux. On peut détester l’oeuvre, et dieu sait que c’est pas déraisonnable tant SAO tend souvent le bâton pour se faire battre, mais nier son impact concret sur l’industrie contemporaine de l’animation japonaise serait au mieux manquer de recul au pire porter des œillères. 

Mon avis sur Sword Art Online, vous le connaissez peut-être déjà bien: j’ai une profonde affection pour l’univers et ses personnages, mais je suis constamment agacé par le fait de voir la série trop souvent se tirer des balles dans le pied pour briser son élan et s’effondrer aux moments clés. J’avais ainsi dédié deux longs articles à la question, le premier analysant qualités et défauts de la première saison 1, le second s’attaquait à la seconde saison, sans surprises 2 . Encore aujourd’hui c’est les deux articles les plus lus de l’histoire de ce blog, ils sont toujours fréquemment commentés, bref, le sujet anime encore beaucoup.

Du coup, voilà, on est en 2017, Sword Art Online II va quand même arriver sur ses 3 ans et beaucoup de gens attendent non sans désinterêt une adaptation de la suite du light novel, ce qui passera donc par le fameux arc Alicization. Arc qui débute sa parution en France pile ce mois-ci mais qui va en étonner plus d’un de part sa longueur puisque c’est ni plus ni moins que sur neuf tomes que tout cela va se dérouler, là où Phantom Bullet, par exemple, n’en durait que deux ! Si l’arc s’est conclut au Japon, permettant de démarrer l’adaptation, il restait important, vraisemblablement, de remettre Sword Art Online dans tous les esprits, ce qui va donc être l’objectif du premier film cinématographie de la franchise qui est, en l’occurrence, ce Sword Art Online Ordinal Scale. 

Ordinal Scale conte une histoire inédite, écrite pour l’occasion et censée se dérouler entre la fin de Mother’s Rosario et le début de Alicization. Les fans pourront en outre être rassurés car Reki Kawahara – l’écrivain du light novel – est crédité au scénario mais est accompagné, pour l’occasion, de Tomohiko Ito, assistant réalisateur de La Traversée du Temps mais, surtout, réalisateur des deux premières séries. Un homme qui connaît donc bien le sujet puisqu’il était aux premières loges pour le toujours délicat travail d’adaptation. Bref, si souvent on a toujours ce mauvais pressentiment vis à vis des « films de », qui peuvent certes parfois être excellents mais sont plus souvent négligeables voire abyssaux en terme de qualité. Car si ils reprennent une franchise à succès, le fait qu’ils n’auront jamais la moindre importance dans l’oeuvre qu’ils adaptent force les scénaristes à rester cantonnés à des limites claires, qui vont les empêcher de se lâcher ou de prendre le moindre risque: c’est certainement pas dans un film Naruto random que un personnage important va perdre la vie, ce qui va atténuer considérablement les enjeux.

Ajoutez à cela la souvent nécessaire contrainte d’insérer dans l’univers des personnages originaux et inédits qui donnent souvent l’impression d’être des rajouts artificiels au récit, et on a donc logiquement bien du mal à prendre au sérieux ces films d’animation qui, pourtant, sont souvent au Japon des non négligeables succès du box office local.

Bref, tout ça pour dire que j’allais voir ce film sans vraies attentes. J’avais pas vu les trailers, j’avais pas lu l’intrigue, j’y allais en aveugle total avec juste l’espérance d’avoir deux/trois scènes d’actions qui pètent un peu. A 13€ la place, c’est un peu bizarre comme investissement, vous l’avouerez. Dans tous les cas, ça m’a permis de découvrir la fameuse grande salle du Grand Rex et sa capacité de 2700 personnes – la salle était pleine. Je pensais pas un jour dans ma vie assister à un film depuis un balcon situé au second étage, et c’est une manière étrange de voir un film, mais le cadre superbe et, surtout, le public à fond, ajoute beaucoup au plaisir. Car, après tout, quoi de mieux pour voir un blockbuster que le voir avec des gens qui se chauffent à certaines scènes clés ?

Rassurez vous, je suis pas quelqu’un qui habituellement apprécie beaucoup les gens qui parlent au ciné mais dans ce cadre là – 2700 fans au garde à vous -, ça a paru souvent naturel et ça n’a apporté que des bons sentiments. Bon, ok, sauf si t’es mon voisin de derrière qui passait son temps à se plaindre fortement à chaque scène un peu fanservice parce que, là, bon, si t’es un peu cul coincé et que des plans décolletés te choque, qu’est-ce que tu fous devant SAO. 

(Photo issue du Twitter officiel du Grand Rex) (j’étais au second balcon) (tout en haut)

Un peu décevante, néanmoins, fut l’intervention des deux invités japonais en l’occurrence le chara-designer et animateur chef Shingo Adachi accompagné du producteur Shinichiro Kashiwada qui, en bons invités japonais typiques, ont sortis les banalités et la langue de bois car, évidemment, à quoi bon avoir une personnalité quand à la place on peut réciter froidement et à la virgule près le discours composé par l’équipe marketing japonaise comme l’impose la culture du pays. Instant un peu étrange où le producteur insiste sur le fait que le film a été réalisé avec l’objectif que « même ceux qui n’ont pas vu les deux séries puissent l’apprécier. » Spoiler alert: pas trop. 

Maintenant que le contexte a été posé, je vais donc parler en profondeur du film. A partir du prochain paragraphe, je vais donc spoiler.  Si vous voulez une opinion sans spoiler, la voici: en gros, le film remplit réellement ses objectifs. C’est une vraie oeuvre ultra fanservice, qui va s’appliquer à faire les bons clins d’oeils au bon moment, qui va tâcher de mettre sous le projecteur tous les personnages les plus appréciés et qui, surtout, met le paquet bien comme il faut sur ses scènes d’action, qui envoient vraiment du lourd avec des effets dans tous les sens tout en restant lisible, clair et en offrant quelques plans assez dingues. Rien que pour ces combats, le film vaut son pesant de cacahuètes, et ça se conclut même sur une baston finale qui en une poignée de minutes va déshydrater tous les fans de la franchise tant chaque seconde sera une ribambelle de références, de clins d’oeils et de moments forts. Après, vous vous en doutez, le film n’est pas non plus dénué de défauts: si il possède des vraies bonnes idées, le scénario ne s’empêche pas de partir dans certaines incohérences stupides et possède même quelques répétitions mal venues qui donnent parfois la vague impression que le spectateur est pris pour un con. 

En bref, c’est un « film de » qui fonctionne très bien, qui donne au fan ce qu’il a envie de voir sans le choquer mais qui se cogne la tête sur des trucs couillons et ne convaincra sans doute pas vraiment ceux qui méprisent déjà la franchise. Bref, ça donne du plaisir à ceux qui ont déjà un faible pour l’univers de SAO mais ça n’ouvrira clairement pas le cercle à un nouveau public. Je doute que ce soit vraiment un objectif visé.

Tous les screenshots proviennent du PV4, si vous vous posez la question (y’a des plans du film tellement cools que j’aurais adoré les screener pour illustrer l’article mais va falloir attendre, hélàs)

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  1. TLDR – Aincrad pose trop de questions auquel il ne répond pas et Fairy Dance est sympathique mais est condamné à rester dans l’ombre d’un premier arc beaucoup trop imposant
  2. Et autant je déteste Phantom Bullet qui s’ultra cassait la gueule en cours de route, autant j’avais adoré Mother’s Rosario qui redynamisait pas mal la série
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Love Live! Sunshine!! – House of the Shipping Sun

AVANT DE COMMENCER CET ARTICLE D’UNE IMPORTANCE ABSOLUE:

  • Mes hommages à la Brigade SOS Francophone, qui a décidé le week-end dernier de se dissoudre après 6 ans de bons et loyaux souvenirs. Félicitations à une association qui a quand même fait beaucoup pour fédérer une communauté et faire découvrir l’animation japonaise à un public le plus large possible. Si leur plus grand fait d’arme restera l’organisation de la venue de Noizi Ito à Epitanime 2010, il serait tristounet de les limiter à ça. Merci pour tout !
  • J’organise l’après-midi du dimanche 23 Octobre, avec le patronage de Radio Kawa, un grand blind-test anime au sein de l’Ecole Multimédia, à quelques pas des Halles. Si vous êtes intéressés pour y assister voire même peut-être y participer, l’entrée est gratuite, il suffit simplement de s’inscrire au préalable, ça sera enregistré en audio et vidéo, faisant le fruit d’un futur épisode hors série de Kaorin !
  • Sound! Euphonium 2 c’est la semaine prochaine, vous entendez le bruit de la hype ?
  • Vous lisez actuellement le 999e article de Néant Vert. Là aussi, vous savez ce que ça veut dire ? Le prochain sera le 1000e. Est-ce que ça va donner un article immense et long à lire ? Très vraisemblablement ! Mais vous allez voir: y’aura un twist !

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Bref, on est en 2010, le groupe µ’s se lance sur scène et se débutait la franchise Love Live, dans un succès plus que modeste. Le premier single de ce groupe fictif, composé de 9 filles animées aux doubleuses-chanteuses bien réelles, se classe dans les 150e places de l’Oricon, ce qui est pas extrêmement fabuleux. Ce qui va sauver ce projet c’est surtout que derrière y’a trois grosses entreprises – ASCII Media Works, Sunrise et Landis – qui vont vraiment pousser le truc et lui laisser le temps de marcher. Ce qui va bénéficier au projet, dont les singles vont à chaque fois faire de mieux en mieux, jusqu’en 2013 avec la sortie quasi conjointe de la première saison de l’animé et d’un jeu free to play simple, accessible et efficace, qui vont tous deux méga booster la licence, et commencer à la placer à des firmaments impensables au début. Mais, hélas, toutes les bonnes choses ont une fin et c’est alors que le groupe continuait de remplir des salles et de vendre des singles par brouettes entières qu’il est mis fin à µ’s en avril 2016, la date coïncidente avec la fin du contrat des 9 artistes qui interprétaient les personnages du groupe.

Et histoire qu’on soit très clair sur ce que valait les animés de la première génération Love Live, difficile pour moi de ne pas comparer directement les aventures de µ’s avec celles de Afterschool Tea Time, leurs consoeurs de K-On. Car comme K-On, la première saison de Love Live était assez irrégulière, cumulant autant de très bonnes scènes que de passages relativement ennuyeux voire médiocres. Car comme K-On, la seconde saison de Love Live s’envole en terme de qualité, trouve son rythme, trouve comment développer et utiliser ses personnages, et fait passer un excellent moment à ses spectateurs, se concluant sur des scènes qui sont, de manière surprenante, riches en émotions. Et enfin, comme K-On, le film Love Live voit nos héroïnes partir dans un pays étranger et trouver toute la détermination pour mettre fin à leur groupe, car c’est le temps des adieux dans un Japon où, semblerait-il, quitter le lycée après sa troisième année équivaut à partir mourir hors champ.

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C’est donc dans ce contexte que Love Live Sunshine arrive. Une série qui doit non seulement nous présenter Aqours, mais qui doit aussi essayer de trouver l’équilibre entre assumer son lourd héritage sans en être pour autant trop dépendant. Profiter du boost crée par le nom, imposer sa propre personnalité et sa propre ambiance, tout en convenant aux attentes des fans de la première heure. Bref, y’a de la pression de tous les côtés et, on va le voir, Love Live Sunshine arrive à la gérer même si on surprend la série à trop souvent demander à son prof comment elle doit faire.

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Rakudai Kishi no Cavalry – The Pretender

On aimerait être des humains parfaits. On aimerait tous être bons, ouverts, tolérants et être des modèles pour nos progénitures et nos descendances. Mais, parfois, rien à faire: on a des préjugés qu’on dépassera jamais parce qu’on a juste pas envie d’être plus fort qu’eux. Moi par exemple le préjugé que j’ai à mort ces derniers temps c’est vis à vis des adaptations de light novel. Encore plus si ça se déroule dans une « école » avec « de la magie dedans. » Des trucs comme To Aru Majutsu no Index ou The Irregular at Magic High School m’ont tellement lourdés que j’y suis quasi allergique et que je zappe aussitôt, sans même laisser la moindre chance parce que, eh, vous savez quoi, j’en ai ras le cul de ces trucs mal écrits aux héros sans charisme qui se tapent un harem merdique dans un univers rempli de techno-blabla écrit par un mec de 35 ans qui essaie d’écrire aux adolescents en imaginant ce que les adolescents aiment. Bref, j’ai des préjugés envers le genre.

C’est donc normal qu’en automne dernier, j’en avais tellement rien à foutre de Rakudai Kishi no Cavalry et j’en avais tellement des attentes négatives que j’ai juste complètement ignoré la série. Quand pour Kaorin j’ai fait mon top 22 des génériques d’animés de l’année 2015 j’avais pris soin de revoir l’immense majorité des génériques de l’année… mais j’avais involontairement ignoré Cavalry. Inconsciemment, certes, mais au final maintenant je bouffe mes dents parce que le générique d’ouverture déchire sa race et est facilement un des meilleurs de l’année dernière si ce n’est, peut-être, le meilleur. Tellement bon que, au final, j’ai fait un retournement de veste si brutal que ça a crée un cyclone de force 8 et que, du coup, j’ai eu méga envie de mater la série.

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Bon y’a pas que le générique qui a aidé: y’a aussi des gens sûrs qui m’ont promis « un bon scénar qui gagne vite en profondeur » ainsi que « pas mal de super fanservice. » Evidemment, vous me connaissez, le plot sous toutes ses formes, ça m’attire et ça m’intrigue. Donc du coup, allez, on est parti, je m’y lance. Là vous vous demandez pourquoi je prends un quart de l’article à vous raconter ma vie, c’est juste parce que le contexte, bah, c’est ultra important.

Car la bonne nouvelle, on va le voir, c’est que Rakudai Kishi no Cavalry est un animé très intéressant et qui mérite pas mal d’être vu, ne serait-ce parce que, déjà, c’est un très bon divertissement mais aussi parce qu’il possède pas mal de points bienvenus dans son écriture, qui joue pas mal avec les clichés du genre. C’est une série qui, en outre, est passée finalement assez inaperçue et c’est assez dommage. Après on peut faire remarquer que il est sorti la même saison que Asterisk War qui non seulement proposait un scénario quasi identique à base d’école magique et de duo héros/héroïne que tout oppose, mais le visuel lui même se ressemblait pas mal. Et  en bonus comme en France Rakudai est sorti chez ADN dans leur maudit J+14 sous le nom de A Chivalry of a Failed Knight dans une saison où, en plus, le simulcasteur n’existait que pour faire la promo de One-Punch Man, bon, de base, c’est compliqué d’exister.

Dans tous les cas, le scénar de Rakudai Kishi no Cavalry il est simple: Ikki Kurogane est élève dans une académie visant à former des chevaliers-mages, ce qui est naturel dans un monde où les humains peuvent disposer de pouvoir leur permettant d’invoquer une arme grâce à leur âme. Sauf que Ikki, il a une arme de rang F, c’est à dire nul à iech. Evidemment, son destin va changer quand Stella Vermillion, une princesse mondialement reconnue possédant une arme de rang A va débarquer dans l’école et se retrouver à partager une chambre avec lui. Et après une situation embarassante, les deux vont se rencontrer en duel et, surprise totale, le rang F va l’emporter sur la rang A…

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Au délà de ça, Ikki a une seule vraie ambition: devenir un représentant de l’académie à un tournoi international d’écoles de mages-chevaliers et, pour cela, il va devoir remporter le plus de matchs possible dans un tournoi interne à l’école. Si il fait ça, c’est surtout pour essayer d’enfin faire reconnaître son talent auprès d’une famille qui le méprise et qui serait prête à lui mettre plus d’un bâton dans les roues. Heureusement, en dehors de ce point, Ikki et Stella vont aussi très rapidement se rapprocher…

Bref, au programme de cette série: de la baston en tournoi, de la romance, des drames familiaux et du fanservice. Rien de bien original pour de l’animation japonaise, donc, mais comme je l’ai dit plus tôt, Rakudai Kishi no Cavalry va montrer des qualités insoupçonnées…

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Sound! Euphonium et le prix de la passion

J’avoue avoir toujours été un « bon public » envers les œuvres produites par Kyoto Animation: K-On!!, Clannad, Hyouka, Nichijou ou bien La Mélancolie de Suzumiya Haruhi font partie de mes séries préférées, et même des trucs un peu plus mineurs comme Amagi Brilliant Park ou Free m’ont pas mal plu, malgré le fait que, pour le second, j’y aurais sans doute jamais jeté un oeil si ce n’était justement pas du Kyoto Animation. Bon, j’avoue pas non plus être totalement fanboy et être super vener envers la seconde saison de Chuunibyou et montrer un dédain assez manifeste pour Beyond the Boundary. 

Alors, logiquement, j’ai beaucoup aimé Sound! Euphonium l’an dernier et ça ne devrait du coup pas vraiment être une surprise.. Mais j’ai tellement aimé Euphonium que je peux proclamer avec une certaine assurance que c’est sans nul doute ma série préférée de l’histoire du studio, un poil devant – ou un poil derrière – la seconde saison de K-On!!Oui je sais, dit comme ça, vous allez sans doute être beaucoup à lever le sourcil et à vous dire qu’est-ce que je raconte mais, eh, je l’ai dit mille fois et je change pas d’opinion: la seconde saison de K-On elle est VRAIMENT excellente, là ou la première est plutôt poussive et, si elle a des trucs sympatoches, n’est pas si mémorable que ça. Au pire, dites vous que derrière je met Hyouka et Clannad. 

Mais du coup quand Sound! Euphonium avait été initialement annoncé, il y’a eu finalement peu de personnes convaincues par le projet. Le roman de base était inconnu chez nous et revoir Kyoto Animation sur une série musicale située dans un lycée faisait également penser très très fort à K-On, dont la série allait en plus partager la même réalisatrice, la très discrète Naoko Yamada (à qui on doit également Tamako Market et qui va s’occuper du film A Silent Voice à la fin de l’année, ce qui explique pourquoi je suis méga à fond sur le projet.) Du coup bon, on était pas forcément ultra curieux, même si les premiers visuels étaient très très jolis. Mais bon, c’est Kyoto Animation, n’y est t-on pas habitué ?

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Mais le premier key visual rappelait l’amour de la réalisatrice pour les jambes

Et la surprise aura été grande car au final la série m’aura foutue une vraie claque. Mais si je l’ai adoré c’est pas uniquement pour ses personnages attachants, sa qualité visuelle époustouflante, son soin extrême apporté aux détails ou son usage parfait de la musique mais aussi parce que personnellement il m’a beaucoup touché via sa thématique principale et la question que la série pose: à quel point s’impliquer pour une passion ? Comment se donner les armes pour réussir dans ce qui est à la base un simple hobby ? Comment évolue t-on de « je fais ça pour m’amuser » à « je fais ça pour réussir » ?

C’est un thème assez intéressant, qui m’a rappelé mon adolescence, et du coup allez, discutons en ensemble: être adolescent lycéen, avoir une passion qu’on a envie de transcender, comment ça se vit, concrètement ? .

On va discuter de l’ensemble de la première saison. Il n’y a pas forcément énormément de choses à spoiler dans Euphonium mais, évidemment, y’en a quand même et si vous n’avez pas vu la série, il se peut que cet article vous largue. Alors allez voir la série, c’est gratuit sur Crunchyroll ! 

Note secondaire: j’ai ouvert un Facebook pour Néant Vert et – plus largement – toutes mes prods (podcasts, articles, collab, etc.) Hésitez pas à y jeter un oeil et à aimer ça si vous souhaitez suivre au quotidien ce que je fais ! 

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En plus les personnages y font plein de têtes débiles

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Saenai Heroine no Sodateka – How to Raise a Boring Méta

Ces derniers temps je me remet à mater plein d’animés, c’est plutôt cool, ça me détend pas mal. Du coup j’ai pu me mater un animé que je m’étais mis de coté depuis quelques temps, en l’occurence le noitaminA de janvier dernier: Saenai Heroine no Sodateka. Pourquoi j’étais intéressé ? Je sais pas, les screens que j’ai vu passer étaient jolis du coup je me suis dit « bon allez, matons un truc juste parce que le design est sympa. »

Du coup oui le design était sympa mais y’a pas mal de trucs à dire sur la série parce que autant j’ai un peu d’affection pour elle, autant y’a quand même pas mal de trucs qui m’ont un peu agacés ou sortis du trip. Donc allez, le blogging ça sert à ça, je vais casser du sucre sur le dos de la série.

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L’intrigue de Saekano: on a donc un héros nommé Tomoya qui est un super otaku ultra motivé du genre qui diffuse des animes dans son lycée, qui tient un blog ultra populaire, etc etc. Bref un homme un vrai. Un jour d’avril, alors qu’il travaille tranquillement, il remarque en haut d’une colline une jeune fille dont le berêt s’envole. Touché par la grâce, l’amour et la romance, il décide de créer un visual novel romantique afin de rendre hommage aux émotions qu’il a ressenti. Il décide donc de demander leur aide à deux de ses amies – et optionnellement filles les plus populaires du lycée – Utaha et Eri pour créer ce jeu. Utaha est une écrivaine de light novel au parcours remarquable tandis qu’Eri est une des artistes de doujinshi H la plus réputée. Les deux ont aussi des sentiments pour lui. Bon.

Quant à la fille qui était en haut de la colline, ce jour-là, son nom était Megumi et elle va elle aussi rejoindre ce nouveau club. Mais Megumi n’a pas vraiment de personnalité, elle est plutôt fade et personne ne la remarque jamais… Mais c’est pourtant d’elle dont Tomoya souhaite s’inspirer pour en faire une héroïne remarquable !

On va donc suivre les aventures de ce cercle dans leur route vers la sortie du jeu au Comiket…

FOUYAYA.

Saekano07

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Selector Infected WIXOSS – Cartes & Chatiments

Ca faisait longtemps qu’un générique m’avait pas motivé à regarder un anime mais je dois avouer que celui de Selector Infected WIXOSS a fait le taff.  C’est les petits riens mais la musique était cool, les personnages intriguants et il était suffisamment bien construit pour me permettre de comprendre que ça allait parler de jeux de cartes mais que ça allait aussi être un poil sombre pour l’occasion. Fallait bien un BAC+5 en analyse littéraire pour piger ce fait mais du coup ça a attiré mon attention.

Au final je me suis maté les deux saisons en un mois. Il faut dire que je cherchais un animé devant lequel prendre mes repas, je suis un peu en manque depuis que j’ai fini la saison 2 d’Arrested Development. WIXOSS a parfaitement rempli ce rôle, pour le coup. Par contre j’ai pas mal de choses à en dire car c’est une oeuvre vraiment imparfaite qui cumule pas mal de petits défauts qui font du mal à l’ensemble. Ce qui est dommage car, à mon sens, la série touchait du doigt pas mal de choses intéressantes et offrait une vision alternative assez intéressante à des thématiques très semblables à Puella Magi Madoka Magica.

Regardez ces joueuses de carte à jouer COMME ELLES ONT L'AIR JOYEUSES ET EPANOUIES
Regardez ces joueuses de carte à jouer COMME ELLES ONT L’AIR JOYEUSES ET EPANOUIES

Ah, Madoka Magica. Depuis sa sortie en 2011, y’a quelques animés qui ont essayés de surfer sur la tendance « jeunes filles mignonnes qui sont impliquées dans un schéma qui les dépasse et les font particulièrement souffrir » et Selector WIXOSS remplace le concept de magical girl avec celui d’un jeu de cartes particulièrement sadique. En effet, dans l’univers de la série, des jeunes filles (souvent dotées d’un background assez fucked up) achètent un deck de carte WIXOSS et trouvent à l’intérieur une carte qui parle nommée LRIG. Celle-ci leur dit « eh meuf, t’es une Selector. Ca veut dire que si tu as un souhait et que tu gagnes  un certain nombre de parties contre d’autres Selector, ton souhait devient réalité. Par contre si tu perds trois parties, t’es virée du jeu et t’es plus Selector, ça te va ? » Evidemment, la plupart des filles sont extatiques à l’idée de voir leurs souhaits devenir ainsi réalité, sauf que rien n’est aussi simple et que les LRIG disent pas forcément tout ce qu’il y’a à savoir… A commencer par le fait que si tu perds trois parties, non seulement t’es plus Selector mais ton voeu s’inverse. Oups.

Dans tout ce beau bordel on suit donc les aventures d’une jeune fille nommée Ruko, une asociale aux parents divorcés qui vit chez sa grand-mère, qui récupère une mystérieuse LRIG qu’elle va nommer Tama et qui est assez particulière dans le sens où celle-ci est muette et a du mal à s’exprimer… Elle va rapidement rencontrer une autre Selector, Yuzuki, et s’en faire une amie. Celle-ci lui expliquera les règles, le but du jeu WIXOSS et à partir de là, on est lancé pour l’éclate totale ♫. 

On est donc parti pour deux saisons de fun absolu et de larmes de vierges: Selector Infected WIXOSS en un et Selector Spread WIXOSS en deux. Pas de film à prévoir ou de saison 3 donc la série est finie définitivement et on peut donc en parler de la manière la plus complète possible.

(EDIT: Ok y’a un film de prévu, lol. Merci Kmeuh de la correction.)

BATORU BATORU
BATORU BATORU

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Pourquoi Sword Art Online II aurait pu être excellent (et ne l’est pas totalement)

C’est reparti pour un tour. En avril 2013 je m’éclatais à développer énormément mon rapport amour/haine pour Sword Art Online, ce qui a terminé avec une centaine de commentaires, oscillant régulièrement entre « han le mec il chie sur SAO alors que c’est qu’un anime, pas de stress ^^ » et « han il a raison, c’est vrai que SAO c’est de la merde. » Well, non, c’est pas ce que je disais à l’époque. Pour résumer de manière concise: j’avais beaucoup aimé Sword Art Online mais j’étais frustré de le voir faire certaines erreurs agaçantes comme ne pas développer plus que cela son univers ou bien proposer un méchant de merde. Sans parler de l’ écriture générale qui, si elle a parfois 2/3 éclairs de génie, était quand même assez immature.

Bref. J’ai donc continué à développer un certain amour pour la franchise, comme si ça permettait à mon moi de 25 ans de retrouver l’ado caché au fond de moi.

Donc bref, été 2014 – début de la saison deux.

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VOUS ETES PAS MOTIVES POUR SAO II, SOLDAT GUIGNOL ?

 

On est donc reparti pour une analyse arc par arc de ce qui a fonctionné et pas fonctionné et qui fait que, oui, Sword Art Online II avait tous les éléments en main pour être une excellente série mais que finalement, ouais, non, pas ce soir.

Juste un point rapide: j’ai maté les dix premiers épisodes au format hebdomadaire, semaine par semaine. J’ai mis un peu de temps à mater l’épisode 11 (genre une ou deux semaines) et j’ai après tellement décroché qu’il a fallu quatre mois pour que je daigne lancer le 12… que j’ai ensuite enchaîné avec tout le reste de la série d’un seul coup. J’ai pas maté douze épisodes d’un coup depuis au moins L’Attaque des Titans ou Shinsekai Yori. Si seulement je pouvais avoir une telle motivation pour toutes les séries de 13 épisodes qui se morfondent dans le fond de mon disque dur…

Bref. 

Du coup j’ai un souvenir un peu moins concret de l’arc Phantom Bullet alors que les deux autres arcs sont bien plus frais dans ma tête. Cela étant dit, on peut commencer. C’est partie pour du gros yakafokon des familles.

(Ah oui et l’article spoile tout le contenu de la saison. Mais ça, eh, vous êtes pas bêtes, vous l’avez deviné sans moi.)

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A la faveur de l’automne

Vous voulez mon avis sur les premiers épisodes des animes de cette saison d’automne ?

Ok c’est parti !

(Bon j’ai commencé à écrire cet article mercredi dernier, je le termine là tout de suite. La flemme est grande et mes occupations nombreuses, tout ça.)

(Au passage, ce week-end, vous me trouverez sans doute à Lyon en train de faire la queue pour des dédicaces de Yamatogawa. Mon absence d’honneur fait que, oui, je fais Paris/Lyon juste pour un auteur de hentai. MAIS PAS N’IMPORTE LEQUEL.)

 

Shigatsu wa Kimi no Uso

Shigatsu

Salut, série de la saison. Ca doit être la troisième ou quatrième fois que je vous en parle en autant d’articles, ce qui pourrait presque témoigner de mon appartenance à un lobby quelconque. Pourtant Shigatsu wa Kimi No Uso est super bien  et c’est vraiment l’anime de la saison que je vais le plus vous encourager de regarder.

Pour rappel, ça raconte l’histoire d’un jeune garçon qui était dans son enfance un prodige au piano mais qui après la mort de sa mère a laissé tomber cet instrument et « profite » de l’adolescence en déprimant et en ne sachant pas quoi faire de sa vie. Bon donc il est triste jusqu’a ce qu’il rencontre Kaori, une jeune fille qui est son exact opposé et qui se révèle extrêmement talentueuse au violon, bien que peu académique.

Grosso merdo c’est:

– Visuellement sublime, que ce soit en terme d’animation que de choix visuels. C’est coloré, bien pensé et  l’anime se prive de rien, se révélant assez sublime de bout en bout. Attendez la scène du concert dans l’épisode 2, vous allez kiffer. Le pire ? C’est qu’après cinq épisodes y’a pas encore le moindre signe d’affaiblissement.

– Bien écrit. L’ouvrage mélange quand même quatre à cinq genres un peu casse gueule: on a du drame, on a de la comédie, on a de la musique et on a de la romance, le tout avec un ton shonen parce que, eh, c’est de là que ça vient.  Et ça marche impeccablement, les éléments en questions étant bien gérés, sans compter le fait qu’en cinq épisodes on a déjà une tripotée d’enjeux qui sont posés: le secret de Kaori, la volonté du héros à se sortir de sa mélancolie, le carré amoureux entre les quatre personnages auquel vient de s’adjoindre un cinquième, les futures compétitions du piano, la place  de la musique dans la vie de ses héros…

– Musicalement, c’est, heureusement, tout aussi bien foutu. La reprise « libre » de Beethoven au second épisode était magistrale. C’est une série qui est consciente de ses priorités et qui, bien évidemment, fournit un travail admirable sur ses scènes de concert. Je me plaignais, un peu à moitié, que le souci du manga était de nous offrir les images mais pas le son et que quand ils parlaient d’une chanson en particulier, on pouvait être un peu largué si on avait une connaissance maigre en musique classique. Ils ont pas loupés ça. Pas du tout.

L’opening est sublime et l’avenir de la série s’annonce intense avec les putains de concours de musique qui vont pas finir d’ajouter des personnages à cette série et, avec eux, des nouvelles visions de la musique. Je crois que j’ai laché le manga à peu près dans ses eaux là donc là je vais commencer à découvrir et je suis parti pour kiffer. D’autant que, doit-on le rappeler, la série couvrira vraisemblablement la totalité du manga donc on aura une vraie fin ♪. Yaaaay.

 

Denkigai no Honya-san

Denki

Droppé après le premier épisode. Pas que ça soit mauvais, loin de là. Juste que j’ai déjà lu le manga et que c’est une adaptation qui n’apporte pas grand chose. Si vous avez pas lu le manga et que vous cherchez une comédie légère et anti-déprime, c’est un des meilleurs choix de cette saison. C’est sympathiquement drôle, le cadre « jeunes adultes vendeurs de doujins H à Akihabara » est original et attirant et plus on avance plus le coté romance va évoluer pour apporter plein de bonnes choses et de bons sentiments.

J’ai lu sur Twitter des comparaisons avec Nichijou par contre et je comprends pas vraiment vu que c’est pas vraiment le même style ??

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Mekakucity Actors, l’adaptation qui n’en est pas une

C’était une des séries animées les plus attendues de ce printemps: Mekakucity Actors, passage à l’animation japonaise du fameux Kagerou Project par le studio SHAFT ce qui n’est pas trop rien. Mais si au début beaucoup de gens vrombissaient d’envie à l’idée de voir la série, Mekaku est une de ces séries qui a connue la mauvaise surprise de voir sa hype fondre comme neige au soleil d’épisode en épisode. Dès le troisième ou quatrième épisode, nombreuses étaient les critiques et l’enthousiasme initial était évidemment bien moins présent.

MekakuIntro

J’ai, pour ma part, beaucoup apprécié Mekakucity Actors mais ça ne va pas m’empêcher de dédier cet article à expliquer ce qu’il s’est finalement mal passé, quelles sont les idées qui ont été mal exploitées et à tâcher d’expliquer plus ou moins ce qui s’est déroulé dans l’anime.

Donc vite fait je rappelle les bases: Mekakucity Actors est un anime de 2014 s’inspirant du Kagerou Project qui est d’abord une série de musiques interprétées par IA (une Vocaloid-like avec la voix de la chanteuse Lia) illustrées par des clips nés sur Nico Nico Douga avant de devenir plus tard une série de light novels et de mangas. Pour caricaturer, Mekakucity Actors est donc le quatrième ouvrage à raconter la même histoire. Enfin pas vraiment la même mais ça on y revient.

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#TeamOnodera

Whatif

Bon alors on est tous d’accord sur le fait que Nisekoi c’est de la merde, hein ? La bonne vieille comédie romantique au déroulement ultra classique, et utilisant les mêmes status quo et deus ex machina qu’une foutre pelletée d’autres comédies romantiques japonaises. On y apprend rien de neuf et plus on avance, plus l’auteur est obligé d’en venir à s’auto parodier en permanence pour faire passer une grosse pilule nommée « désolé je dois à tout prix faire stagner les relations des personnages parce que dès que y’aura un couple officiel, le manga est fini. » Je veux dire on parle d’un manga ou à un moment une des filles se déclare explicitement mais le héros n’entend rien parce qu’il s’était ENDORMI.

Bref c’est un manga qui prend son lecteur pour un con et il est proprement révoltant.

Alors pourquoi je continue de lire ?

Nisekoi-manga-T1

… Parce que j’adore Nisekoi. Ouip. En fait vous voyez cet aspect auto parodique que je reprochais plus haut ? C’est devenu la raison pour laquelle j’adore ce manga. En fait l’auteur l’assume grave. Il est en mode « bon je suis dans la merde, faut absolument pas que je fasse évoluer l’histoire mais en même temps je suis obligé de pas lasser le lecteur » alors il sort à chaque fois des conneries de plus en plus fumeuses pour faire évoluer les choses tout en jouant avec les limites pour ne pas que deux personnages finissent en couple, ce qui serait super con et signerait la fin du manga. Ce qui devient du pur trolling et je regarde pour voir comment il va réussir à fantastiquement tout niquer. Quand l’éditeur avoue en interview que le truc est écrit au jour le jour, tu peux juste qu’attendre jusqu’ou ça peut aller à ce rythme. Crash autoroutier romantique !

Bon je lis aussi le manga parce qu’il a une bonne patte graphique. Avec un style super propre, super mignon et rempli de bonnes tronches humoristiques (qui serviront d’illustration tout le long de l’article parce que les nisekoiface c’est la vie.)

FunFace

 

 

 

 

… Même si en vrai je lis ça à 90% pour Onodera. ET JE VAIS DONC VOUS EXPLIQUER POURQUOI ELLE DOIT SORTIR AVEC LE HEROS A LA FIN DU MANGA.

Pour info, je suis la parution française du manga donc pas de spoiler à prévoir sur celle-ci. J’suis un peu « en avance » grâce à l’anime mais c’est tout.

Unresolved Sexual Tension, n’est-ce pas

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