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Étiquette : Impressions Anime

A Silent Voice – Dont les écumes font la beauté

A Silent Voice – Dont les écumes font la beauté

Alors qu’une sortie française se fait beaucoup trop attendre, voilà mon impression à chaud de l’adaptation cinématographique de A Silent Voice, réalisé par Naoko Yamada et le studio Kyoto Animation. Comme le manga, Silent Voice va donc raconter la redemption d’un lycéen, coupable dans son enfance d’avoir orchestré le harcèlement d’une jeune sourde dans son école primaire. Compte tenu de la qualité de l’oeuvre initiale et de la qualité de l’équipe chargée de cette adaptation, inutile de dire que j’y vais avec des lourdes attentes ! Mais, comme on va le voir, je n’ai pas été deçu une seule seconde… Lire le billet.

Pourquoi Sword Art Online: Ordinal Scale aurait pu être excellent (mais connaît son public)

Pourquoi Sword Art Online: Ordinal Scale aurait pu être excellent (mais connaît son public)

Après avoir parlé longuement de la première puis de la seconde saison, il est désormais temps d’évoquer le tout chaud Ordinal Scale, première entrée au cinéma de la franchise Sword Art Online. Alors, qu’est-ce que vaut les aventures de Kirito et Asuna au pays de la réalité augmentée ?  Lire le billet.

Rakudai Kishi no Cavalry – The Pretender

Rakudai Kishi no Cavalry – The Pretender

Parfois on débute un animé, on voit le premier épisode accumuler les clichés typiques de l’adaptation de light novel et on perd vite tout espoir. Mais il arrive de temps à autres qu’une série pose masse de clichés dans son introduction pour mieux les déjouer et les faire exploser plus tard: c’est le cas de ce très surprenant Rakudai Kishi no Cavalry, aussi fun que malin. Lire le billet.

Sound! Euphonium et le prix de la passion

Sound! Euphonium et le prix de la passion

Si Sound!Euphonium possède des qualités objectives et techniques qui sont indéniables, c’est surtout parce que la série m’a rappelé bien trop souvent mon expérience de pratique du théâtre au lycée qu’elle a su me toucher au coeur. Je reviens donc sur l’ensemble de la première saison, que je tente d’analyser de la manière la plus juste possible, tout en comparant ça avec mes expériences personnelles sur le bonheur et les frustrations d’être adolescent et de s’adonner à la pratique d’un art. Lire le billet.

Saenai Heroine no Sodateka – How to Raise a Boring Méta

Saenai Heroine no Sodateka – How to Raise a Boring Méta

Ces derniers temps je me remet à mater plein d’animés, c’est plutôt cool, ça me détend pas mal. Du coup j’ai pu me mater un animé que je m’étais mis de coté depuis quelques temps, en l’occurence le noitaminA de janvier dernier: Saenai Heroine no Sodateka. Pourquoi j’étais intéressé ? Je sais pas, les screens que j’ai vu passer étaient jolis du coup je me suis dit « bon allez, matons un truc juste parce que le design est sympa. » Du coup oui Lire le billet. Lire le billet.

Selector Infected WIXOSS – Cartes & Chatiments

Selector Infected WIXOSS – Cartes & Chatiments

Ca faisait longtemps qu’un générique m’avait pas motivé à regarder un anime mais je dois avouer que celui de Selector Infected WIXOSS a fait le taff.  C’est les petits riens mais la musique était cool, les personnages intriguants et il était suffisamment bien construit pour me permettre de comprendre que ça allait parler de jeux de cartes mais que ça allait aussi être un poil sombre pour l’occasion. Fallait bien un BAC+5 en analyse littéraire pour piger ce fait mais du coup Lire le billet. Lire le billet.

Pourquoi Sword Art Online II aurait pu être excellent (et ne l’est pas totalement)

Pourquoi Sword Art Online II aurait pu être excellent (et ne l’est pas totalement)

C’est reparti pour un tour. En avril 2013 je m’éclatais à développer énormément mon rapport amour/haine pour Sword Art Online, ce qui a terminé avec une centaine de commentaires, oscillant régulièrement entre « han le mec il chie sur SAO alors que c’est qu’un anime, pas de stress ^^ » et « han il a raison, c’est vrai que SAO c’est de la merde. » Well, non, c’est pas ce que je disais à l’époque. Pour résumer de manière concise: j’avais beaucoup aimé Sword Art Online Lire le billet. Lire le billet.

A la faveur de l’automne

A la faveur de l’automne

Vous voulez mon avis sur les premiers épisodes des animes de cette saison d’automne ? Ok c’est parti ! (Bon j’ai commencé à écrire cet article mercredi dernier, je le termine là tout de suite. La flemme est grande et mes occupations nombreuses, tout ça.) (Au passage, ce week-end, vous me trouverez sans doute à Lyon en train de faire la queue pour des dédicaces de Yamatogawa. Mon absence d’honneur fait que, oui, je fais Paris/Lyon juste pour un auteur Lire le billet. Lire le billet.

Mekakucity Actors, l’adaptation qui n’en est pas une

Mekakucity Actors, l’adaptation qui n’en est pas une

C’était une des séries animées les plus attendues de ce printemps: Mekakucity Actors, passage à l’animation japonaise du fameux Kagerou Project par le studio SHAFT ce qui n’est pas trop rien. Mais si au début beaucoup de gens vrombissaient d’envie à l’idée de voir la série, Mekaku est une de ces séries qui a connue la mauvaise surprise de voir sa hype fondre comme neige au soleil d’épisode en épisode. Dès le troisième ou quatrième épisode, nombreuses étaient les critiques et l’enthousiasme initial était évidemment bien moins présent. Lire le billet. Lire le billet.

#TeamOnodera

#TeamOnodera

Bon alors on est tous d’accord sur le fait que Nisekoi c’est de la merde, hein ? La bonne vieille comédie romantique au déroulement ultra classique, et utilisant les mêmes status quo et deus ex machina qu’une foutre pelletée d’autres comédies romantiques japonaises. On y apprend rien de neuf et plus on avance, plus l’auteur est obligé d’en venir à s’auto parodier en permanence pour faire passer une grosse pilule nommée « désolé je dois à tout prix faire stagner les relations Lire le billet. Lire le billet.

Sekai Seifuku – Fission Mailed

Sekai Seifuku – Fission Mailed

Eh, et si je vous parlais d’un animé ou un personnage ukrainien passe les derniers épisodes à se battre contre une puissance qui veut annexer le pays neutre ou elle habite ? Et ou une bande de bras cassés essayent de conquérir le monde ? Bon, bah voilà un article sur Sekai Seifuku.   Dès la publication des premiers anicharts pour la saison d’hiver, c’était Sekai Seifuku qui m’avait le plus attiré l’œil, grâce à un design attrayant et coloré. Des personnages Lire le billet. Lire le billet.

Mega Duper Summer

Mega Duper Summer

Ok mi-juillet je faisais un article nommé sobrement Super Duper Summer sur lequel je revenais sur pas mal d’animes de la saison estivale. Ok tout ça est très bien mais depuis mi-juillet deux mois se sont écoulés. Par conséquent, mes opinions ont sans doute changées. Des animes dont je trouvais les deux premiers épisodes super cools ont peut-être pu devenir médiocre tandis qu’au contraire d’autres ont réussis à me plaire. Qui sait ? Allez, de tous ces animes d’été, qu’est-ce que j’ai Lire le billet. Lire le billet.

Super Duper Summer

Super Duper Summer

Il était un temps encore pas si lointain, genre y’a trois ans, où je matais BEAUCOUP d’animes. Vous pouvez aller voir, y’a des preuves. J’ai depuis appris à réduire ma consommation… et de passer à d’autres drogues. Enfin bref, cette saison animée estivale est sans doute la saison pour laquelle j’ai le plus d’attention depuis un petit paquet de temps, peut-être le printemps 2011. C’est dire si ça remonte. En effet c’est pas moins de six ou sept premiers épisodes Lire le billet. Lire le billet.

Sasami-san@Ganbaranai – Et ta mère

Sasami-san@Ganbaranai – Et ta mère

Pour le lancement du blog participatif Minorin j’avais essayé de montrer l’exemple en suivant une série « en direct » épisode par épisode, et d’écrire, donc, chaque semaine, une petite review de l’épisode. Mon choix s’était porté au hasard sur Sasami-san@Ganbaranai – et je suis content car j’ai réussi le défi de faire à chaque épisode sa critique. Maintenant tout ça ne doit pas m’empêcher de réaliser un article plus large sur la série parce qu’il y’a des trucs à dire dessus. Donc voilà, Lire le billet. Lire le billet.

Pourquoi Sword Art Online aurait pu être excellent (et ne l’est pas)

Pourquoi Sword Art Online aurait pu être excellent (et ne l’est pas)

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C’était la « grosse sortie » de l’été dernier: Sword Art Online, produit par le studio A1 Pictures et adaptation d’une série de light novels qui marchent pas trop mal dans l’archipel japonais. En France ça a été un simulcast chez Wakanim ce qui lui a assuré une certaine visibilité. Le scénario est relativement simple mais plutôt attirant, puisqu’il tourne autour de 10 000 joueurs enfermés dans un mmorpg en réalité virtuelle dont il leur est impossible de se déloguer et où la mort virtuelle… entraîne la mort dans le monde réel. Aux joueurs donc de devoir coopérer pour finir le jeu (ce qui signifie arriver au 100e étage du château qui sert de donjon final.)

Dans mon entourage, la réception de Sword Art Online a été relativement unanime, puisqu’il a été rencontré par beaucoup de déception et de sentiment de gâchis de la part de mes proches. Lors des Prix Minorin 2012, il a même remporté le prix de « l’anime le plus décevant », loin devant Black Rock Shooter et Robotics Notes. Les mêmes reproches tournant un peu en boucle: une seconde partie inutile, une écriture pas toujours parfaite, un sentiment de rush…

Je l’avoue, c’est en le voyant nommé « anime le plus décevant » que j’ai commencé à le regarder, curieux de voir comment ça pouvait mal tourner. J’ai toujours eu beaucoup d’affection pour cette catégorie d’oeuvres « médiocres », qui malgré des bonnes idées, sont incapables de s’affirmer sur le long terme et tournent finalement à quelque chose d’assez triste. Je suis un amateur de crashs autoroutiers, en quelque sorte. J’étais curieux de voir ce qui n’allait pas dans Sword Art Online et ce qui fait que malgré un postulat intriguant et un univers malgré tout unanimement apprécié, quelque chose ne fonctionne pas et rend la chose moins bonne que prévu.

Donc voilà, je ne vais pas vous mentir: j’ai beaucoup aimé regarder Sword Art Online. Il m’a fallu à peine une quinzaine de jours pour dévorer les 25 épisodes, ce qui compte tenu de la manière dont je consomme habituellement mes animes (avec beaucoup de mal), est quelque chose d’un poil exceptionnel. Ce que j’en retiens est un pur divertissement et, effectivement, un univers très attachant et plein de promesses. Mais si j’ai beaucoup aimé regarder Sword Art Online, je ne peux que confirmer le fait que, oui, il y’a un gâchis astronomique de fait, et que tout aurait pu être bien mieux. C’est ce que je vais tâcher d’exposer dans cet article: qu’est-ce qui ne va pas, comment cela aurait pu être mieux fait, quelles sont les idées intéressantes que l’auteur a laissé passer et comment, plus généralement, SAO aurait pu convaincre.

Donc attention: il va y’avoir du spoiler puisque je vais revenir sur l’intégralité des 25 épisodes. Revenez là quand vous avez fini la série si ce n’est pas le cas. N’hésitez pas à aller la mater, elle est divertissante malgré tout.

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Joshiraku – Au revoir mesdemoiselles Désespoir

Joshiraku – Au revoir mesdemoiselles Désespoir

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Sorti cet été, Joshiraku est un de ces animes qui m’est passé lors de sa diffusion complètement à coté. Il faut dire que le « scénario » à base de « cinq actrices de rakugo (un art théâtral très très très japonais) qui parlent de sujets divers et variés » ne donne pas réellement envie de base. Sans compter que le studio responsable est JC Staff qui est un studio qui nous habitue à des adaptations sans originalité de mangas et light novels relativement planplans. Donc je m’y suis pas attardé. En fait personne de mon entourage ne s’y est alors réellement attardé, et là je prends comme exemple l’invisibilité de la série sur ma timeline Twitter, ce qui est un exemple d’une pertinence extrême, vous en conviendrez.

Néanmoins c’est en traînant tard sur TV Tropes et en cliquant par hasard sur le page « Koji Kumeta » que mon interêt pour cette série s’est instantanément crée. Koji Kumeta c’est cet auteur de manga responsable, principalement, de Sayonara Zetsubou Sensei, ou Sayonara Monsieur Désespoir chez nous. Une série de manga pour laquelle j’ai beaucoup d’affection. Un manga qui offre une dissection sans limites des tics et particularités de la société japonaise, qui n’hésite pas à balancer des exemples extrêmement concrets et ancrés dans son époque, avec en bonus un casting de personnages absolument timbrés qui permettent les trucs les plus extrêmes.

Et oui, cet anime, Joshiraku, est l’adaptation d’un manga de Koji Kumeta. Et là ça a tout changé. J’ai maté le premier épisode et je suis tombé instantanément fana de cette série qui offre une certaine bouffée d’air frais et arrive à conserver toutes les qualités de l’ouvrage phare de Koji Kumeta en offrant à coté de nouveaux atouts et une réelle personnalité. Maintenant, voici l’article dans lequel je vais tâcher de développer un peu pourquoi vous devriez jeter un oeil à cette série et pourquoi.

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Cinq centimètres par seconde – Allons voir les cerisiers en fleur l’an prochain

Cinq centimètres par seconde – Allons voir les cerisiers en fleur l’an prochain

L’appréciation subjective d’une oeuvre est, au final, toujours une question de contexte. C’est un fait qui m’apparaît de plus en plus indiscutable. Si Persona 3 est un de mes RPG favoris, ce n’est pas simplement pour ses qualités objectives indéniables mais parce que j’y ai joué à une période ou j’étais réellement déprimé, frustré et inquiet vis à vis de très nombreuses choses. Le jeu avait alors réussi à me parler, à toucher certaines cordes et à m’envoyer les encouragements nécessaires pour me faire réaliser ce qui n’allait pas et me sortir de ce qui était alors un très mauvais pas. Étrange à première vue pour une histoire impliquant des étudiants combattant la nuit avec des esprits mythologiques parfois graphiquement douteux. Pourtant, c’est avec des petits détails, des petites histoires que le jeu avait réussi à me toucher et à m’aider à reprendre pied avec une « vie » que je commençais à voir de manière beaucoup trop détachée.

Ce que je vais dire est très personnel, et je m’en excuse, mais je traverse actuellement une période semblable à celle que je décrivais plus tôt. Mais à la différence de celle-ci qui avait été au final plutôt courte et facile à reprendre, je pense que je peux admettre que ça fait bientôt trois ans que je suis englué dans un sentiment très proche de la dépression, si cela n’en est clairement pas. Car cela fait trois ans que je peine à reprendre le fil d’une vie dont j’ignore quoi faire, et que j’occupe le plus que possible à éviter de penser et de me retrouver seul contre moi-même. Chaque nuit, je la décale à me coucher le plus tard possible pour rester le moins possible éveillé à chercher le sommeil et je l’occupe à dormir le plus possible parce que cela fait quelques heures de moins à être éveillé et à devoir s’occuper. La recherche du divertissement, la recherche d’une occupation constante d’activité que ça soit écrire, jouer, regarder des choses, lire reddit, participer à des débats de penis sur le net, sont devenus pour moi des priorités que je n’arrive pas à « déprioritisé. » Je n’ai plus de sentiments, d’envie pour quoi que ce soit d’autre. Et à chaque jour qui passe, j’ai l’impression que mes peurs les plus primaires prennent elles aussi une importance de plus en plus démesurée, à commencer par la peur de « gêner » mon entourage, mes proches. Cela fait que je m’isole de plus en plus socialement, que je me détache d’amis, de potes, de personnes que j’apprécie, par peur de les gêner, de les énerver, de les blesser, de les inquiéter. Et ça fonctionne ! Ce n’est pas le seul souci, loin de là, j’ai plein d’autres peurs mais je vais vous les épargner, le message est passé. La grosse joie dans ma tête, donc.

Bref, je réalise aujourd’hui de plus en plus de choses que je faisais naturellement il y’a encore six mois, et je saisis pourquoi je le faisais. Mais le problème, c’est que reconnaître avoir une déprime n’aide pas la déprime à s’en aller. Et là est tout le piège. Et depuis maintenant quelques semaines je lutte contre un mal que je sais identifié mais qui profite de la moindre baisse de garde pour me défoncer la rate façon fin de Rocky. Et dieu sait que je la baisse très souvent. Parfois même volontairement.

Donc voilà l’état d’esprit dans lequel je suis actuellement, et l’état d’esprit dans lequel j’ai lancé Cinq centimètres par seconde.

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Film d’une heure de Makoto Shinkai sorti en 2007. Il est en réalité composé de trois minis-films, qui racontent une histoire qui se suit. L’article qui suit va spoiler le film, désolé. Néanmoins, si vous n’avez pas vu ce film et que vous comptez le voir, ne fermez pas tout de suite l’onglet puisque je vais vous donner dès maintenant mon opinion rapide sur le film. Si vous voulez mon opinion objective, c’est très simple: c’est un excellent film. Peut-etre même, osons, un des meilleurs films d’animation japonaise que j’ai pu voir. Techniquement il est extrêmement soigné, une véritable beauté pour les yeux et pour les oreilles, avec des décors somptueux de part en part. C’est aussi et surtout une très belle histoire d’amour, très bien écrite, et qui sait se montrer extrêmement réaliste, quelque chose d’inattendu dans le milieu de la romance de l’animation japonaise. Enfin, le montage musical final est sans doute les trois minutes les plus émotionnelles que j’ai pu voir venant du Japon. Pour moi c’est très clair: c’est un authentique chef d’oeuvre que j’encourage vraiment à voir.

A partir de là, je vais décrire le film plus en longueur, balançant mes impressions, mes idées, mes théories, mes joies et mes frustrations. Ceux qui ont déjà vus le film y trouveront peut-être un avis semblable ou, au contraire, à contredire.

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Notes bizarres, autistes et explosives

Notes bizarres, autistes et explosives

Et comme tous les trois mois, nous y voilà. La nouvelle saison d’anime. Celle ou on découvre tous les nouveaux animes, ou on s’enthousiasme pour de la nouveauté toute belle et toute fraîche dont on aura oublié une bonne partie un an plus tard. Eh, là par exemple il m’a fallu un peu de temps pour repenser à Angel Beats alors qu’on parlait que de ça y’a deux ans et demi. Je juge pas, c’est fun après tout. C’est un moment ou tout le monde a un avis et ou des discussions se créent, ou tout le monde essaie de deviner dès le premier épisode quels seront les animes qui marqueront, quels seront ceux qui créeront chez eux un profond ennui ou lesquels créeront un raz de marée de hentai de qualité au prochain Comiket.

Le hasard faisant bien les choses, j’ai donc un avis sur quatre séries qui viennent de débuter. Pour trois d’entre eux je ne me base que sur le premier épisode. Donc attention, voilà mon avis éphémère sur quatre animes qui pourront à l’avenir soit me surprendre, soit me lourder, soit m’enthousiasmer, soit me décevoir, soit me permettre du fap de qualité grâce au prochain Comiket.

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Ma plus grosse attente de cette saison était l’adaptation par David Production du manga Jojo’s Bizarre Adventure. C’est un manga qui existe maintenant depuis un paquet de décennies et que j’avais découvert y’a deux ans quand on m’avait permis de feuilleter les tomes français relatif au troisième arc et j’avais tout de suite accroché: l’univers était ultra barré mais en même temps se prenait totalement au sérieux et offrait un mélange qui détonnait et savait restait en mémoire. Puis, surtout, j’avais adoré ces références incessantes à l’histoire du rock avec des personnages aux noms géniaux comme Dire & Straits, ou Speedwagon. N’ayant pas eu l’opportunité ces deux dernières années de me mettre à en lire plus, j’ai été assez séduit par cette adaptation, d’autant qu’on y trouvait David Production derrière. David Production c’était Ben-To l’an dernier et Ben-To avait réussi à m’emballer grâce à une technique qui accompagnait parfaitement une histoire mi-sérieuse mi-débile. Du coup, hey, pourquoi pas ?

Constat ? Le premier épisode m’a rendu tout fou. Le second aussi.

Tout est là: des épisodes remplis à ras bord d’événements et de rebondissements en tout genre ; un aspect graphique unique et non dénué de qualité ; des doubleurs investis ; deux génériques ultra mémorables dont un qui, putain de merde, UTILISE ROUNDABOUT DE YES PUTAIN QUOI ; toujours cet aspect over the top qui s’assume complétement et est jouissif à regarder ; des personnages complets et charismatiques. C’est juste giga emballant. C’est mon rendez-vous dominical assuré.

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Jinrui wa Suitai Shimashita – Youpi, l’humanité décline \\o/ !!!

Jinrui wa Suitai Shimashita – Youpi, l’humanité décline \\o/ !!!

Je suis un putain d’incapable dès qu’il s’agit de mémoriser les noms de séries japonaises. J’ai mis presque un mois à retenir le nom d’Higurashi no Naku Koro Ni, j’ai passé deux mois à dire Hagunai au lieu de Boku wa Tomodachi ga Sukunai parce que j’en avais ras le cul de checker sur google à chaque fois si je disais les mots dans le bon sens et avec la bonne orthographe et je suis incapable de vous citer le nom d’un film Ghibli en VO parce que c’est du putain de japonais, que y’a trop de syllabes similaires, et qu’en plus ils utilisent pas le même alphabet que nous. Quel peuple barbare et décadent.

Du coup je vais vous parler aujourd’hui d’un anime dont j’ai réussi pour la première fois à écrire le nom complet sans fautes du premier coup y’a à peine quinze jours. J’espère vous faire profiter ainsi de mon succés personnel en plus de pouvoir réussir à vous convaincre de donner votre chance à un anime qui vaut clairement le coup: Jinrui wa Suitai Shimashita.

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Jinrui wa Suitai Shimashita, dont on pourrait traduire le nom par « L’humanité s’est effondrée » se déroule dans un monde situé dans un futur lointain ou les hommes sont au bord de l’extinction. Plus beaucoup de nourriture à choper, plus beaucoup de grand luxe comme l’électricité ou l’eau courante à s’offrir… les différents humains se regroupent par de petites communautés afin de subvenir à leurs besoins et l’avenir ne s’annonce pas ultra radieux pour eux. Heureusement, une nouvelle race d’humains commence à se multiplier. Connues sous le nom de fées, asexuées et se multipliant uniquement si les conditions le permettent, elles semblent pouvoir faire tout et n’importe quoi. Le souci c’est qu’elles ont peur des « anciens humains » et qu’elles sont ultra égocentriques, ne vivant que dans la recherche du fun et du divertissement.

L’héroïne n’a pas de nom (tout au mieux l’appellera t-on « Watashi », qui signifie « Je » en japonais) et a comme pour boulot celui d’être « médiatrice » entre les humains et les fées. Un boulot dans lequel elle a de bonnes prédispositions mais qui l’amèneront à cotoyer quotidiennement ces étranges bestioles…

Autant vous prévenir tout de suite: Jinrui wa Suitai Shimashita n’est pas une série extrêmement sérieuse. C’est carrément une comédie, même, qui vire parfois dans l’absurde le plus total. Mais une comédie à la Sayonara Zetsubou Sensei, ou derrière toute la débilité et l’absurdité du monde se cache une vision sarcastique et critique de nos petits travers de société. Sans aller aussi loin que l’exemple que j’ai donné, bien évidemment.

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K-On! le film – Bloody Moe in my bloody London

K-On! le film – Bloody Moe in my bloody London

Ah, K-On le film.

Aaaah, K-On.

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Difficile à croire mais ça va faire seulement trois ans et demi que les cinq membres du groupe de musique After School Tea Time ont définitivement pourri à leur insu les communautés de passionnés d’animation japonaise en les divisant à jamais dans une guerre civile destructrice et épuisante. Un peu comme la guerre d’un an de Gundam sauf qu’elle dure depuis trois ans et demi. Donc ça serait la guerre de trois ans et demi de Gundam si y’avait pas eu des combats à l’épée dans l’espace entre temps. Un truc comme ça. Et donc le premier épisode de K-On c’était comme la fois ou une colonie est tombée en Australie. Quoique non techniquement, ça serait la seconde partie de l’épisode 1 qui serait similaire à une chute de colonie vu que c’est arrivé le second jour du conflit. Enfin je commence à me perdre dans ma métaphore, j’appuie sur le bouton d’abandon métaphorique dès maintenant.

La première saison avait d’évidentes faiblesses: tout y allait trop vite, paradoxalement il ne s’y passait fondamentalement pas grand chose, les personnages n’était pas développés et ça devenait sacrément répétitif au bout de huit ou neuf épisodes. La faute à une adaptation parfois trop terre à terre du manga original… qui n’est pas très bon. Ce qui aboutit à la constation que tout ce qui était bien dans cette première saison c’était tout ce qui ne venait pas du yonkoma: les deux génériques, dont l’ending qui a marqué un peu tout le monde, en sont l’exemple le plus probant mais c’est sans oublier les scènes inédites à l’animé voire les épisodes entiers qui servent de filler… et qui sont considérablement mieux écrits que le reste ! C’est un peu le Asgard des adaptations de yonkoma moechiants…

La seconde saison débarque l’année d’après pour deux fois plus d’épisodes et malgré quelques appréhensions, force fut de constater que cette saison avait mis la barre beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP plus haut. Déjà on ne peut que constater le choix de mettre le yonkoma original en arrière-plan, la majorité des scènes de cette saison étant créée pour l’occasion, et ça change tout ! Le rythme est meilleur, les personnages connaissent enfin du développement, la musique prend une place plus importante – tout en restant, soyons honnêtes, assez minoritaire -, tout y est beaucoup plus beau, mieux animé, plus cinglé. On a enfin une raison d’en avoir quelque chose à foutre de ce qui s’y passe, les derniers épisodes jouent un peu avec nos émotions et ça se fini bien et chaleureusement. J’avais carrément dit à l’époque qu’on avait affaire à un putain de chef d’oeuvre immémoriel. Le bon vieux temps quoi, cela ou je cherchais encore à titiller un peu les esprits chagrins. Bon, ça n’empêche pas que je continue à penser que c’est toujours un putain de chef d’oeuvre immémoriel mais maintenant je me fous un peu des esprits chagrins et je fais juste ça pour l’esprit de la formule. Parce que c’est toujours une bonne idée.

Et donc un an et demi plus tard, nous y voilà. K-On le film. Depuis la série est sortie en France avec une VF qui, sans être à jeter, donne l’impression que tous les personnages ont la même voix. Le manga est sorti en France. Au Japon le manga a REPRIS et offre une suite potentielle à la série qui est hélàs en manga relativement chiante et pénible à lire (perso j’ai même lâché au bout de vingt/trente chapitres tellement c’était lourd) et, oh, oui, la série a fini de s’affirmer comme une putain de mine d’or en battant je ne sais combien de records de vente ou de fréquentation. Tin, y’a même eu des trains K-On. DES TRAINS K-ON QUOI PUTAIN JE SAIS PAS TROP SI VOUS VOUS RENDEZ COMPTE §§!!§§§

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Des enfants loups et une claque dans la trogne

Des enfants loups et une claque dans la trogne

Eh, je reviens de la séance des Enfants Loups: Ame & Yuki qui passait au cinéma Concorde à Nantes. Un chouette cinéma que je viens de découvrir ou y’a des fauteuils en cuir profonds et moelleux en guise de siège. Ces sièges ne sont pas le sujet de ce billet mais ciel qu’ils sont cools. Même si ils font plein de boucan quand tu essaies de changer de position. Enfin bref. De Momoru Hosoda je n’ai vu que le duo Lire le billet.