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Avant Fate et Demon Slayer: les débuts déjantés d’ufotable

Salut tout le monde !

Nouvelle vidéo que voilà, cette fois-ci (comme promis) sur un sujet plus historique que les deux premières vidéos. L’idée ici est donc de parler et d’analyser les premiers animés du studio ufotable, voir en quoi ils ont permis au studio de se construire, quels talents ça a permis de faire émerger et si globalement ça vaut le coup de les redécouvrir en 2022. C’est donc une vidéo qui parle pas mal de séries comme Dokkoider, Shinobu apprentie ninja, Futakoi Alternative ou Manabi Straight. On y évoque aussi entre autres les Tales Of et Kara no Kyoukai !

Je pensais naïvement que ça allait être une vidéo plus facile à faire que les vidéos de présentation des saisons: y’a moins de sources à gérer, les recherches sont plus “localisées” sur un studio en particulier, donc globalement ça s’annonçait plus évident. Sauf que non: les recherches doivent être plus pointues, l’écriture plus précise. On entre aussi dans de l’analyse d’oeuvre, ce qui implique beaucoup plus de trucs à écrire et à développer, en plus de derrière trouver à chaque fois les visuels qui illustreront de manière pertinente ce qui est dit. Alors quand en plus j’avais mal configuré mon Vegas et que celui-ci a passé 95% du temps à planter (j’ai trouvé le réglage à modifier dans la dernière heure de montage, youpi) autant vous dire que ça a été bien plus chronophage que je croyais.

Je reste quand même assez content de cette vidéo, même si du coup là elle m’a tellement dévorée du temps ces deux dernières semaines que je suis aussi assez content de l’avoir terminée et de m’en être débarrassée, haha. Là pour novembre j’ai prévu une vidéo plus légère (objectif: 15mn max) pour continuer de tester de nouveaux formats, en décembre ça sera la vidéo de présentation des animés de l’hiver prochain et puis pour janvier une très très très grosse vidéo. Donc voili voilou !

Allez, sur ce bon visionnage~


Le contenu de la vidéo:

Salut tout le monde, est-ce que vous connaissez Demon Slayer ?

Sans doute que oui ! Un des plus grands succès populaires des cinq dernières années, qui a battu le trois quarts des records au Japon, à la fois parce que le manga est super bien mais aussi parce que son adaptation animée a été très remarquée ! Un succès qu’on peut expliquer par des aspects liés à la production et au marketing mais aussi parce que l’adaptation bénéficiait d’un vrai soin, montrant pas mal de grosses qualités techniques et visuelles. L’occasion pour certains, du coup, de découvrir le studio à l’origine de l’animé, ufotable. D’autres n’ont pas attendus Demon Slayer pour découvrir les joies des adaptations venues de ce studio car ils étaient déjà sans doute bien convaincus depuis 2011 et l’arrivée du très soigné Fate/Zero, qui a été suivi derrière par d’autres adaptations plutôt réussies que furent Fate/Stay Night Unlimited Blade Works ou la trilogie de films Heaven’s Feel. 

Car en une dizaine d’année ufotable s’est affirmé comme un de ses rares studios disposant non seulement d’une identité visuelle claire mais qui en plus montre des qualités réellement régulières: toujours beaucoup de soin, un amour des effets visuels parfois uniques et un travail particulier sur l’adaptation des oeuvres qu’ils ont à gérer. Car les adaptations ufotable c’est des oeuvres belles, animées, mais aussi réécrites et repensées pour coller au format animé et tirer partie, complétement, des possibilités que ce format offre. C’est peut-être pour ça qu’aujourd’hui c’est un studio très demandé, qu’on vient aujourd’hui voir surtout pour les gros projets – comme par exemple le futur projet animé lié à Genshin Impact, rien que ça. 

Mais ce talent, cette expertise, elle ne date pas d’hier et on pouvait déjà la déceler dès la première moitié des années 2000, sur des séries beaucoup moins connues, parfois même oubliées par le temps, souvent extrêmement dures à retrouver mais ce que je vous propose donc, aujourd’hui, c’est de revenir ensemble sur les débuts du studio ufotable, sur ces petites séries qui ont permis au studio de trouver ses marques et de se créer son identité. Des séries qui pour certaines valent le coup d’être redécouvertes aujourd’hui donc on va regarder tout ça, disséquer et analyser, et voir si déjà on voit dans tout ça les racines de leur succès futur !

1/ LES ORIGINES DU STUDIO

Bon bah du coup voilà on est en octobre 2000, on s’apprête à conclure la première année du nouveau millénaire, la PS2 fout le zbeul au Virgin Mégastore des Champs Elysées et dans un coin du Japon, le studio ufotable est officiellement fondé ! A la tête du projet, un certain Hikaru Kondo, personnage au passé assez unique puisque avant de fonder un studio d’animé c’était surtout un homme ayant pas mal traversé l’ensemble du monde du divertissement: il a bossé dans le jeu vidéo, il a bossé dans le multimédia, il a été manager au sein du studio TMS… C’est pas un réalisateur, c’est pas un animateur, c’est pas réellement un artiste – à première vue – du coup ça en fait un profil déjà un peu unique en tant que fondateur de studio. Mais un profil qui va amener d’emblée une dynamique assez unique au studio puisque l’ambition de Hikaru Kondo est de faire le maximum de choses différentes possible, de ne jamais s’arrêter à uniquement un seul genre, un seul style, et clairement on sent qu’il a envie que ce studio ne fasse pas que de l’animé. C’est aussi quelqu’un qui a un petit goût pour les optimisations fiscales un peu osées – entre autres en gérant de manière très suspecte les revenus des cafés thématiques gérés par le studio – ce qui a un peu fait débat y’a deux ou trois années, si vous suivez l’actu de très près !

Cela étant dit Hikaru Kondo n’est pas le seul nom important lié au début du projet et on va retrouver avec lui pas mal d’artistes ayant entre autre quittés le studio TMS, souvent des vétérans assez expérimentés et séduits par ce que représente ce nouveau studio, un nouveau studio qui se voudrait être ouvert aux idées, aux expérimentations et qui ne souhaiterait pas se cantonner aux mêmes choses encore et encore. Un vent nouveau peut-être bienvenu et nécessaire au sein d’une industrie qui en 2000 entamait un renouveau extrêmement abrupt: la révolution numérique démarrait alors son envol, et pas mal de studios allait très mal effectuer la transition entre animation traditionnel et animation sur ordinateur, tandis que pas mal de nouveaux noms – Kyoto Animation, par exemple – allait profiter de leur jeunesse et leur dynamisme pour s’emparer de ces nouveaux outils, se les approprier et se créer une place de choix dans l’industrie. Et à ce titre, ufotable va faire partie de ces jeunes studios qui sauront tirer leur épingle du jeu au sein de ces nouveaux enjeux mais, évidemment, tout ne se fait pas en un jour: après quelques travaux mineurs – un peu de 3D ici, quelques intervalles par là – le studio trouve son premier projet en 2002 avec la réalisation de la série Weiss Kreuz Gluhen.

Je vais pas forcément trop développer sur cette première série car d’une manière un peu décevante y’a pas grand chose à en dire !

C’est une seconde saison sur laquelle ufotable prend le relais d’un autre studio, ça raconte l’histoire de beaux jeunes hommes qui font des enquêtes et élucident des mystères parfois un peu glauques, y’a des plans ou les persos ont des cous vraiment trop longs, les héros ont ce ptit look cuir et collier qui me rappelle pas mal les fanzines que je feuilletais en convention en 2005, les persos semblent globalement avoir une fâcheuse tendance à se suicider, c’est Motoi Sakuraba qui est à l’OST ce qui est une anecdote qui plaira surtout aux fans de Dark Souls et surtout des Tales Of ce qui permet de poser un ptit indice pour le reste de la vidéo sachant que voilà…. globalement… si l’adaptation est relativement propre, elle n’a pas de vraie personnalité et j’aurais du mal à l’analyser en profondeur. Y’a des moments qui sont même un peu moches mais je sais pas à quel point cette mocheté c’est dans la norme de l’époque – je veux dire si vous voulez des points de comparaison, à la même période était diffusé des trucs quand même un peu plus impressionnants genre Gundam Seed, genre les premiers épisodes de Naruto, genre Ghost in the Shell Stand Alone Complex ou genre même Haibane Renmei. Donc dans l’ensemble, ouais, Weiss Kreuz Gluhen c’est pas une première série très impressionnante.

Mais rassurez-vous: dès la seconde série du studio ça va être… beaucoup plus intéressant.

2/ CA CARTOON: LE UFOTABLE DES COMEDIES HYSTERIQUES

Car oui avant d’être un studio connu aujourd’hui pour ses adaptations de séries et de franchises souvent très mystérieuses et même parfois plutôt gores, ufotable s’est d’abord spécialisé comme un studio de comédies ! Et ça démarre dès 2003 avec la série Sumeba Miyako no Cosmos-sō Suttoko Taisen Dokkoider que pour plein de raisons je vais appeler Dokkoider à partir de maintenant vu que ça a été le nom sous lequel il est sorti en France, mais si souvenez-vous de l’époque où Dybex sortait régulièrement des trucs.

Dans ce projet adapté d’un roman, on y suit les aventures de Suzuo, jeune garçon fauché qui va se retrouver super héros dans le cadre d’un petit boulot qui tourne mal. Equipé d’une tunique de combat très prototypale et équipé d’une étrange couche, il va donc essayer de défendre la ville contre une armée d’assaillants… pas toujours très bien dégourdis. Vous l’aurez très vite compris: avec Dokkoider on est dans une parodie de sentai, qui va mélanger pas mal d’humour avec une dose assez certaine de fanservice et qui va bénéficier d’une adaptation qui direct va essayer de s’éclater en terme d’animation. Si visuellement la série est plutôt dans la norme des comédies de son époque, avec ses couleurs pétantes et son design très rond et très simple, les scènes d’action vont elles parfois se montrer très ambitieuses: par exemple dans l’épisode 6 les gentils et les méchants décident de s’affronter en organisant une petite course à travers la ville, course qui va vite devenir une débauche d’explosions et de séquences d’action plutôt impressionnantes pour l’époque. 

Grosso merdo Dokkoider est une série à l’écriture et à l’humour assez simpliste mais pas mal sublimé par le travail qui est effectué pour donner du souffle, de la vie et de l’énergie à cet amas de blagues parfois très référentielles, quand elles ne volent juste pas très bas. Y’a du dynamisme, y’a du rythme et y’a même un très joli épisode final, qui permet à ufotable de marquer les esprits positivement avec cette première réelle production qu’ils ont eu à gérer de A à Z. Pas mal de petits miracles de production aussi: par exemple la série est intégralement produite par la quarantaine de staffs présents à l’époque chez ufotable, sans nécessitée de faire appel à d’autres studios ou à des prestataires extérieurs, ce qui est souvent la norme à l’époque. C’est aussi l’occasion pour ufotable d’utiliser les nombreux talents de ses artistes via par exemple le générique de la fin de la série, tournée en stop-motion dans une salle dédiée, qui monte que non seulement ufotable maîtrise l’animation dite “traditionnelle” mais peut aussi faire plus de choses qu’on le soupçonne ! 

Dokkoider est donc une série qui certes aujourd’hui a clairement vieillie mais qui a permis au studio d’affirmer son style, de montrer son sérieux, ses qualités, et de très vite faire passer le message que si en 2003 t’étais animateur et tu cherchais un studio où tu allais pouvoir t’exprimer et t’amuser bah ufotable était peut-être une destination à poursuivre.

Sachant que juste après ufotable va se retrouver sur Tristia of the Deep Blue Sea, adaptation en deux épisodes d’un visual novel sorti en 2003 qui raconte les aventures d’une petite inventrice de génie qui essaie d’aider une ville à se développer et le fait par le biais d’inventions… assez particulières.

Les deux épisodes se concentrent surtout sur un étrange tournoi de robots géants mais on y trouve un peu tous les clichés de la fantasy japonaise vidéoludique de cette période: des chiens qui parlent, un mécha, des tournois, une héroïne maladroite mais pleine de bonne volonté, du fanservice, une rivale qui veut juste l’attention de l’héroïne et un personnage mystérieux avec du pouvoir et une grosse moustache. Là aussi ce n’est vraiment pas les deux épisodes les plus passionnants que j’ai pu voir dans ma vie, ils sont même un peu répétitifs – l’histoire du second épisode est très proche de celle du premier – et tu sens que c’est avant tout destiné aux lecteurs du visual novel vu qu’aucun effort particulier n’est fait pour t’introduire les 300 000 héroïnes à couleurs de cheveux très flashys qui apparaissent dans ces 50mn d’animation. Je retiendrais surtout que le robot s’appelle Tornado ce qui est un peu stylé et que le studio continue de développer son amour du stop-motion avec un ending cette fois-ci intégralement réalisé en pate à modeler, pour un style absolument adorable.

Mais hélàs, dans l’ensemble, Tristia of the Deep Blue Sea reste un animé assez sage, pas mal enfermé dans ses contraintes, et au final guère intéressant ou instructif. Là où après le studio enchaîne avec Shinobu, apprentie ninja – de son nom japonais Ninin ga Shinobuden – une autre comédie en 12 épisodes qui prend place, vous vous en doutez dans l’univers des ninjas… des ninjas commandés par une sorte de Pacman…. une sorte de Pacman super bizarre…

L’intrigue de Shinobu apprentie ninja elle est très couillonne en général puisqu’on y suit surtout le personnage bah de Shinobu, qui rêve de devenir ninja, s’est engagée dans un étrange clan qui lui demande des tâches assez suspectes du genre “aller piquer des sous-vêtements.” C’est une tâche vraiment très suspecte mais ça lui permet de faire la connaissance de Kaede, une lycéenne qui va se retrouver elle aussi projetée dans cet univers très très décalé. 

Comme Dokkoider vous l’aurez compris: on est dans une de ces comédies très excessives et clairement grivoises qui était typique du début des années 2000. Et comme Dokkoider, la série est… remplie d’énergie. Les gags s’enchaînent à rythme éclair, l’animation des séquences comiques est très travaillée, on y retrouve encore une fois les qualités de la série précédente: du dynamisme, un côté très vivant et là aussi une adaptation qui sublime pas mal son manga d’origine. C’est l’occasion pour de nouveaux talents de germer au sein du studio, comme par exemple le réalisateur en chef de la série – un certain Sotozaki Haruo qui, il ne le sait pas encore, va diriger 15 ans plus tard un des plus gros succès de l’histoire de l’animation japonaise…

Donc bref si vous avez bien suivi nous voilà en 2005 et ufotable marque déjà les mémoires en insufflant pas mal de vie et de dynamisme dans deux comédies qui, chez d’autres studios de cette période, n’auraient clairement pas bénéficiés du même soin et de la même énergie. Le studio continue en outre d’attirer de nouveaux noms, et ils vont se retrouver très rapidement en charge d’un bien étrange projet…

3/ FUTAKOI ALTERNATIVE, L’EXPERIMENTATION TOTALE

Avant de parler de Futakoi Alternative… parlons de Futakoi.

Futakoi est un animé sorti fin 2004, dirigé par le studio Telecom Animation Film et basé sur une idée simple: un animé de romance, mais où au lieu d’avoir une brochette d’héroïnes qui tournent autour d’un héros un peu plat autour on aurait… une brochette de soeurs jumelles qui tournent autour d’un héros un peu plat. Voilà c’est l’idée, c’est l’intrigue et ça s’inscrit pas mal dans ce boom de la romance que traversait l’animation japonaise au milieu des années 2000, l’époque où chaque trimestre t’avais entre 3 et 6 animés souvent adaptés d’un jeu de drague – c’était l’isekai de l’époque, quelque part. Mais soyons très clairs: Futakoi n’est pas un très bon animé. Il n’est vraiment pas très beau, il n’est vraiment pas très bien écrit et il n’exploite pas vraiment son idée principale. 

Non, le truc vraiment spécial avec Futakoi… bah c’est son spin-off, Futakoi Alternative, qui démarre son premier épisode… en voyant deux gamines affronter lors d’un méga gunfight dans un avion un monstre tentaculaire géant. Puis après y’a également une méga course-poursuite qui se termine en explosion générale, y’a un chef yakuza avec une main briquet, un flic qu’on dirait tout droit sorti de Gurren Lagann – alors que Gurren Lagann EST MEME PAS ENCORE SORTI -, un combat de boxe truqué et un héros détective qui part dormir enveloppé par les deux jumelles qui lui servent d’assistantes. 

Futakoi Alternative est donc le projet dirigé par ufotable, et dirigé par deux réalisateurs qu’il faut impérativement mentionner dès maintenant. Le premier c’est Matsuri Ouse, un gars qui ressemble quand même beaucoup physiquement au PDG d’ufotable Hikaru Kondo… ah mais attendez mon ptit doigt de détective me dit que… mais oui… c’est le PDG lui-même sous pseudonyme ! Incroyable ! 

Le second réalisateur ça va être lui Hirao Takayuki.

Réalisateur extrêmement talentueux, très cinéphile, qui sort de quelques années passées à travailler sous la direction de Satoshi Kon – il a par exemple dirigé le premier épisode de Paranoia Agent – et qui est clairement un de ses talents injustement méconnus du grand public. Récemment, vous avez ptet entendu parler de lui pour son film Pompo the Cinephile, très coloré film qui parle bah de comment on crée un film, qui devrait bientôt sortir en France, mais vous avez certainement aussi vu son travail de réalisateur sur le second ending de Spy X Family, qu’il a lui-même dirigé. Il va aussi entre autres diriger certains des meilleurs épisodes de Death Note ou de l’Attaque des Titans, bref bon gars en somme.

Tout cela débarque donc sur Futakoi Alternative qui est, très clairement, une immense expérimentation géante. Je sais pas comment un tel projet s’est crée, je sais pas comment on est passé de “romance un peu plate” à “comédie aussi absurde que tragique” mais le résultat est là: Futakoi Alternative est une des séries les plus uniques de cette période. On y suit les aventures d’un jeune détective, héritier d’une agence tenue par un père qui avait acquis avant sa mort un statut légendaire, qui va voir débarquer dans sa vie deux jumelles – Sara et Souju – avec qui il va nouer une relation très particulière. A lui donc d’essayer de prendre compte de ses sentiments et de mener une vie… très animée… en compagnie de ces deux jeunes filles qui ont tendance parfois à disparaître sans prévenir. 

Futakoi Alternative est une série très généreuse mais, on va pas se mentir, qui est aussi très bordélique: le premier épisode c’est 20mn gorgé d’action, rempli d’humour absurde et de séquences d’action ultra débridées sachant que dès les épisodes suivants on va rentrer sur un rythme plus lent, plus posé, plus centré sur les personnages. Les personnages de Futakoi Alternative, en vrai, ils passent un peu leur temps à s’ennuyer: il n’y a pas beaucoup d’affaires palpitantes qui leur tombe dessus dans ce quartier commerçant qu’ils occupent, quartier à deux doigts de la mort et de la fermeture. Leur vie est redynamisée quand ils tombent sur d’autres couples de jumelles, mais ces rencontres sont souvent éphémères. 

J’ai été pas mal surpris de voir à quel point Futakoi Alternative est en réalité, passé l’aspect délicieusement débile du premier épisode, une série très mélancolique. Ca donne des très beaux épisodes – le quatrième, en particulier, qui traite vraiment bien de la thématique de l’absence, de ce monde dépeuplé quand il nous manque les êtres chers qui le composent. C’est une série qui en plus de cela expérimente pas mal en terme de mise en scène, avec des plans ou des techniques encore assez peu répandues à cette époque – c’est là que tu sens la fibre cinéphile et l’inspiration Satoshi Kon qu’il peut y’avoir chez Hirao Takayuki. 

En gros, ouais, ça fait que Futakoi Alternative est un visionnage intéressant. Tu sens que c’est une série sur laquelle les mecs d’ufotable ont eu une carte blanche totale et ils ont faits tout ce qu’ils voulaient faire. Des séquences d’action abusées ? Hop. Un opening qui montre les héroïnes faire du snowboard en esquivant des balles ? En voici en voilà. Des passages plus intimes, plus cinématographiques ? Ok c’est parti. Usage de poupées en pate à modeler ? Eh bah ok pour l’ending 1, ok pour l’ending 2 et aussi ok pour les très jolis eyecatchs ! Ca donne comme je l’ai dit une série très généreuse mais alors attention elle est loin d’être parfaite ! C’est aussi une série assez irrégulière, qui manque de clarté sur son intrigue principale, qui sait pas trop aux moments critiques si elle veut être un drame ou une comédie et qui du coup se retrouve parfois le cul entre deux chaises, incapable de réellement faire un choix. Bon c’est aussi une série qui raconte une histoire d’amour entre un mec de genre 22 balais et deux jumelles de 16 ans, et ça c’est le genre de point qui en 2022 met plus forcément trop à l’aise quand on tombe dessus mais qui rappelle aussi à quel point c’était fréquent dans les animés de cette période. 

Mais dans l’ensemble Futakoi Alternative paraît assez détonnant pour la période et surtout assez unique. C’est une série aujourd’hui hélàs quasi-introuvable mais pourtant assez centrale pour le ufotable de cette période. Elle va prouver que le studio n’est pas là pour faire que de la comédie, que le studio est très créatif, très imaginatif, qu’il aime bien surprendre le public, mélanger les genres, nous proposer des choses qu’on ne voit que peu ailleurs. Futakoi Alternative devait être un spin-off négligeable d’un animé lui-même déjà négligeable, le studio l’a transformé en note d’intention, en message adressé au reste de l’industrie: ufotable est prêt à tout et ufotable n’a peur de rien.

Et ça ils sont prêts à le redire jusqu’à ce que les gens l’entendent.

4/ L’APOGEE DU PROTO-UFOTABLE: GAKUEN UTOPIA MANABI STRAIGHT

En 2006, ufotable sort sa nouvelle série, Coyote Rag Time.

Projet original, là encore une fois dirigé par un Hikaru Kondo sous pseudonyme, qui dès le premier épisode confronte nos héros à des armées de gothic lolita robotisées. Profitez bien de ce démarrage, c’est peut-être le meilleur qu’à à proposer la série, sur laquelle je ne vais pas avoir grand chose à dire si ce n’est que c’est là encore un total mélange des genres, mais on sent clairement que c’est moins maîtrisé que l’était Futakoi Alternative – sur lequel je reprochais déjà une certaine tendance à l’indécision. Mais encore une fois c’est une volonté du studio de proposer un projet nouveau et original, ce qui est à son honneur.

Mais ce qui va surtout nous intéresser c’est ce qui va débouler début 2007 et ce qui donne le nom à ce chapitre: Gakuen Utopia Manabi Straight. Là encore une fois on tient un projet original, qui n’est pas l’adaptation de quoi que ce soit et on est projeté dans un futur proche – l’an 2035. Une époque où la démographie du Japon s’est tellement effondrée que les établissements scolaires ferment les uns après les autres. C’est le destin qui attend certainement l’école Seioh, un lycée pour filles où l’absentéisme bat des records et où tout le monde est convaincu de la fermeture imminente de l’établissement. C’est sans compter sur Manami Anamiya, jeune fille remplie d’idées et d’énergie, qui compte bien essayer de sauver le lycée ! Elle va s’approprier le conseil des élèves et essayer, avec sa façon très personnelle, de remotiver ses camarades de classe et globalement essayer d’offrir à tout le monde une vie lycéenne de rêve !

Manabi Straight va donc suivre pendant treize épisodes un petit groupe d’héroïnes qui tâcheront de tout faire pour essayer de sauver leur lycée, ce qui va passer par des moments de joie, des moments de créativité… mais aussi des moments de difficulté et de doutes. Car si en voyant tout ça vous vous dites “oh ok c’est un de ces animés où des filles mignonnes font des trucs mignons” vous aurez à moitié raison car déjà on est à une époque où le genre n’existe pas encore énormément dans le monde de l’animation – Azumanga Daioh et Ichigo Mashimaro en sont encore les seuls représentants, Lucky Star ne va sortir que 3 mois plus tard et des séries comme Hidamari Sketch ou K-On sont encore que des projets – puis surtout encore une fois c’est aussi une série où ufotable va essayer de surprendre son public parce qu’en fait ici ils se sont dits “ok on va faire ce genre de série douce et légère où on suit des lycéennes qui vivent leur vie… mais on va en faire une série… POLITIQUE.

Car Manabi Straight c’est finalement la série qui raconte un combat politique: celui de cinq filles qui veulent sauver leur lycée de la fermeture. Un peu la même intrigue que celle que reprendra la franchise Love Live cinq ans plus tard mais ici hors de question de sauver son lycée juste grâce au pouvoir de la chanson, de la danse et des siestes sous la pluie non non non ici il va falloir se battre POLITIQUEMENT. Distribution de tracts, bloquage du lycée, organisation d’évenements, discussions avec les partenaires sociaux: pour sauver le lycée les héroïnes vont devoir faire les actions que font toutes personnes engagées dans une lutte, dans une cause. Et Manabi Straight est une série qui porte là dessus une vision très juste, où tu sens que les auteurs y mettent peut-être des expériences qui leur sont personnelles dans les luttes qu’eux-mêmes auraient pu mener.

Par exemple c’est tout con mais y’a ce truc où une grande majorité des actions prodiguées par les héroïnes ça va pas être de lutter contre ceux qui veulent fermer l’école… ça va être juste d’essayer de motiver les autres élèves de lutter, tout simplement ! Mais les héroïnes font face à une énorme apathie de la part de leurs camarades de classe: beaucoup sentent ce combat inutile, d’autres ne comprennent pas pourquoi elles devraient lutter. Le B-a-ba de la lutte politique: avant d’essayer de lutter, il faut convaincre les autres de lutter avec soi, sinon c’est un échec assuré.

Et là où Futakoi Alternative mélangeait les genres sans trop trouver de direction claire, Manabi Straight est tout de suite plus maîtrisé. Comme la série sait exactement ce qu’elle veut dire, quel est son message et son ambiance, ça donne une série qui fonctionne extrêmement bien le long de ses treizes épisodes. Comme Futakoi Alternative, elle est aussi co-réalisée par Hirao Takayuki, et là aussi ça se voit: la mise en scène de la série est très créative. Cette patte, ce goût cinématographique, on le voit dès l’opening de la série, succession de très jolis plans qui voient les héroïnes évoluer dans le lycée en pleine nuit, le tout sur une très belle reprise de la chanson “A Happy Life”, chanson initialement composée et interprétée par Ritsuko Okazaki, chanteuse de génie – qui avait entre autres chanté les génériques de la première série Fruits Basket – mais qui venait alors de nous quitter à la suite d’un terrible cancer. Encore une fois, voilà un générique qui pose clairement le ton et l’ambiance de la série…

Manabi Straight est une série complète: elle est parfois drôle, parfois mélancolique, elle possède le rythme doux et léger inhérent au genre, mais sait trouver le rythme idéal pour ne pas tomber dans l’ennui. En outre l’intrigue et développement des personnages sont là aussi une réussite: l’héroïne principale va ainsi devoir se transformer, se changer, quelque part grandir de son enthousiasme idéaliste pour vraiment être à la mesure de la lutte qu’elle compte porter, et cette évolution est parfaitement retranscrite. Les autres membres du conseil ne sont pas en reste et toutes connaissent une progression réussie. 

Encore une fois voilà si le design ne vous effraie pas et que vous savez où trouver l’anime – qui n’est sans surprise jamais sorti en France d’une manière ou d’une autre -, ça peut valoir le coup de redécouvrir Manabi Straight en 2022. Ca reste une série très dynamique, qui comme un Pompoko traite de manière surprenante l’isolation qu’on vit quand on lutte politiquement, qui est parfois riche en émotions mais qui parvient à rester très amusante à l’occasion. Manabi Straight est une de ses multiples pépites venues tout droit du début d’année 2007, une année où y’avait… décidement.… beaucoup d’autres excellents animés…

Mais au délà de ça, Manabi Straight va aussi marquer la fin d’une période pour le studio car ça sera, de manière presque surprenante, le dernier gros projet original d’ufotable, qui s’apprête à rencontrer son avenir. 

5/ LA NAISSANCE DU UFOTABLE MODERNE

Après Manabi Straight, on est toujours en 2007 et ufotable va se retrouver à gérer sa première “grosse licence.” Car jusqu’ici adapter des trucs le studio l’avait fait mais sur des petits mangas pas forcément ultra connus: Dokkoida et Shinobu, par exemple, c’était pas franchement des hits de librairie. Alors du coup quand ils récupèrent de la part de Namco les droits pour l’adaptation du très populaire JRPG Tales of Symphonia, c’est là que le studio sent qu’il a clairement passé un palier.

Du coup les voilà confrontés à ce défi qu’ils ne sont pas les premiers à avoir à affronter: adapter en un nombre limité d’épisodes l’intrigue ultra-fleuve d’un JRPG qui se conclut en 60/70h environ, et qui a déjà un fandom très développé. Le développement des 11 épisodes se fait sur plusieurs années, la série se divisant en 3 arcs, les 4 premiers épisodes sortant en 2007, les 4 suivants en 2010 et les 3 derniers en 2012. Mais dans l’ensemble, comme avec Trilia, c’est des projets aux contraintes vraiment importantes: l’histoire doit être compressée, les scènes fortes de l’intrigue mise en valeur, le développement des personnages soigné malgré les coupures nécessaires au sein de l’intrigue… bref peu de place donné à l’expérimentation ou à la créativité. Ca donne dans l’ensemble une adaptation correcte, qui brille surtout lors des séquences d’action, mais qui comme beaucoup d’adaptations de JRPG peine à trouver son public – les fans du jeu regretteront les nombreuses coupures et les non joueurs auront du mal à s’immerger dans une intrigue aussi condensée. Mais c’est l’occasion pour le studio d’apprendre à travailler sur ce genre d’adaptation, et surtout à montrer aux grands décideurs qu’on peut leur faire confiance pour des projets de ce genre.

Et du coup avec Namco va commencer une petite relation amoureuse puisque dès 2011 ufotable va prendre la main pour tous les génériques d’ouverture de la franchise Tales Of, réalisant des openings ouf comme White Light pour Zestiria ou plus récemment Hibana pour Arise. Ils réaliseront également Tales of Zestiria the X en 2016, série de 24 épisodes censée relier Zestiria et Berseria mais là déjà je sens que je perds déjà les non fans de Tales Of sachant que toujours avec Namco ils vont travailler sur l’adaptation animée d’un autre gros jeu du studio – en l’occurrence God Eater.

Tales of Zestiria (opening)

Bref, les relations entre ufotable et Namco Bandai démarrent là et continuent encore aujourd’hui de jouer un rôle centrale. Mais ça sera pas le seul studio de jeu vidéo avec qui ufotable va commencer à faire des bébés puisque toujours en 2007 démarre la franchise des Kara no Kyoukai, qui va marquer le début d’une relation torride entre ufotable et Type-Moon !

Kara no Kyoukai – aussi connu sous le nom de The Garden of Sinners – c’est une série de huit films – plus si on compte les bonus – sortis entre 2007 et 2011 qui vont suivre les aventures de Ryougo Shiki, jeune femme ayant la possibilité de trancher un peu tout et n’importe quoi, et qui va se retrouver mêlée à de nombreux élements surnaturels au sein du Japon moderne. Les films ont tous une durée différente – certains durent une trentaine de minutes, d’autres touchent les deux heures – et ils ne se déroulent pas dans l’ordre chronologique, histoire de nous embrouiller un peu – par exemple chronologiquement le premier film se déroule en réalité entre le troisième et le cinquième, mais bon dans tous les cas vaut mieux les mater dans l’ordre de sortie, commencer par le premier et aller jusqu’au huitième, sauf si on veut se compliquer la vie inutilement.  Le tout est écrit par Kuniko Nasu, écrivain avec le studio Type-Moon de jeux comme Tsukihime ou, tout simplement, Fate/stay night qui était déjà un visual novel extrêmement populaire à l’époque. 

Chaque film va amener sa propre ambiance, son propre ton, ça va souvent être assez macabre – c’est des films parfois assez violents ou honnêtement, le goût et l’expérience du studio pour la comédie ne va que très peu transparaître durant les huit films principaux. Par contre le studio et ses différents artistes vont pas mal développer leurs styles et leurs idées dans une nouvelle direction. C’est par exemple le cas du directeur de la photographie, Terao Yuichi, qui va pas mal développer les effets de lumière, les effets spéciaux, ce style visuel réaliste qui va rapidement devenir la nouvelle signature du studio, et qu’on retrouve dans pas mal de leurs projets suivants – à commencer par les futures adaptations de Fate qu’aura à gérer le studio.

C’est une nouvelle esthétique plus sombre que ufotable expérimente, une esthétique parfaitement adaptée à Kara no Kyoukai sachant que derrière, en plus, le studio gardera pas mal de liberté en matière d’adaptation: c’est le président Hikaru Kondo qui pousse pour transformer la série de romans en huit films et chaque réalisateur attribué à chaque film a carte blanche sur la manière d’adapter “son” chapitre. Takao Hiroyuki, par exemple, va s’éclater sur le cinquième film – nommé Spirale paradoxale – une somptueuse histoire de mystères autour d’un appartement bien étrange, avec un film à la narration unique et incongrue, amenant sur une scène finale d’explications assez époustouflante. 

Quelque part, avec cette série de films, ufotable met en place et commence à développer le style qui deviendra le style principal qu’il utilisera durant les années 2010 et qu’il utilise toujours aujourd’hui. C’est donc le début du ufotable moderne mais c’est aussi, vous l’aurez compris, le début de la fin pour ce ufotable coloré et déluré des débuts qu’on a vu jusqu’ici.

6/ UFOTABLE, MAINTENANT. 

A partir de Kara no Kyoukai, très clairement, le studio ufotable va continuer à gagner en galon et en sérieux. Ses associations avec Namco et avec Type-Moon vont permettre au studio de vivre et de se développer durant les années 2010. Ca va être l’arrivée d’énormes blockbusters qui vont finir d’inscrire le studio dans les mémoires d’abord d’un public passioné puis auprès du grand public: Fate/Zero puis Fate/stay night Unlimited Blade Works suivi de la trilogie Heaven’s Feel puis en 2019, évidemment, l’ultra-succès de Demon Slayer. 

Pourtant en parallèle de tout ça, le studio continue plus discrètement de sortir quelques projets plus colorés, plus proches des premières créations du studio. En 2012 c’est un petit moyen-métrage de 40mn nommé Minori Scramble, petite comédie ultra dynamique, ultra débile, ultra absurde, avec une héroïne qui doit essayer d’affronter sa haine et sa peur des pingouins, ce qui très logiquement finit par déboucher sur des situations très rocambolesques.

C’est très proche dans l’esprit de ce qu’on avait pu voir avec Dokkoider ou Shinobu, ça n’arrête jamais de bouger, c’est très rythmé, souvent débile, mais c’était aussi un rappel que le studio était toujours capable de faire ce genre de truc. 

Sachant que à peu près à la même période, fin 2013, sort en salle un film original développé par Hirao Takayuki et une partie du studio, c’est à dire Majokko Shimai no Yoyo to Nene. Là on est clairement sur un film qui se veut très grand public et très familial, avec l’histoire de deux soeurs sorcières – Yoyo et Nene – qui débarquent dans notre monde et essaie de rentrer chez elles. Un film à l’histoire très simple, qui brille surtout de part son extraordinaire direction artistique, mais qui n’est hélàs jamais vraiment sorti de l’archipel japonais.

Ce qui est d’autant plus triste que c’est à l’heure actuelle le dernier projet vraiment original du studio. Hirao Takayuki le quittera peu de temps après pour aller faire ses propres choses au sein de son propre studio – Clap – tandis que comme on l’a dit, le studio ufotable n’aura lui du temps plus que pour les nombreux projets d’adaptations de licences prestigieuses qu’on lui confiera derrière. Fate, God Eater, Tales of, Touken Ranbu, Demon Slayer, bientôt Genshin Impact… 

Quelque part ce succès et cette attention le studio le mérite. Demon Slayer par exemple reste une excellente illustration des qualités du studio et dans une industrie où aujourd’hui les noms de studio sont la plupart du temps extrêmement interchangeables, ufotable reste un de ceux a avoir une vraie patte, une personnalité claire et des qualités que tu es sûr de retrouver à chaque animé. Un animé ufotable reste toujours un petit évenement, et on a hâte de voir ce qu’ils vont nous offrir sur la suite de Demon Slayer, sur Genshin Impact ou sur Mahotsukai no Yoru mais quelque part j’ai aussi envie de les revoir revenir à leurs sources, envie de les voir relancer des projets originaux et colorés qu’eux seuls parvenaient à offrir à l’époque, j’ai un peu envie de les voir refaire des génériques en pate à modeler, j’ai un peu envie de les voir s’occuper à nouveau de petites comédies délirantes… Quelque part, j’ai envie de les revoir… créer.

(La petite conclusion Youtube:)

Voilà pour cette petite vidéo sur ufotable, j’espère qu’elle vous a plu ! Je pensais qu’elle allait être plus courte et puis au final non bon bah écoutez c’est la malédiction habituelle en même temps encore une fois pas mal de choses à en dire ! J’ai eu l’idée du thème en matant Futakoi Alternative cet été pendant mes longues nuits blanches, et c’est vrai que vu la place particulière du studio aujourd’hui c’était assez passionnant de réexplorer les débuts d’ufotable. En tout cas voilà mon premier essai pour une vidéo plus historique, hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, hésitez pas pourquoi à me suggérer des thèmes que vous aimeriez que je traite et comme d’hab si vous voulez encourager cette vidéo n’hésitez pas à la partager, à la pouce bleuer ou à vous abonner à la chaîne ! J’en profite pour vous remercier une nouvelle fois de l’accueil fait pour les vidéos de l’automne, 3000 vues en 2 semaines pour une chaîne naissante je m’attendais clairement pas à autant je suis très content et très fier que ça vous plaise. Merci vraiment beaucoup et en attendant bon bah je vous dis à la prochaine, des gros bisoux, prenez soin de vous ! 


(Merci de votre lecture ! Je ne sais pas si vous êtes nombreux à privilégier le format article au format vidéo, mais dans tous les cas j’espère que ça vous va quand même haha.)

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Un commentaire

  • Muzo

    Article très intéressant, tu donnes envie de découvrir certaines séries
    (Et merci de rendre la version écrite disponible, je soutiens la chaine aussi mais j’avoue préférer le format article pour lire à mon rythme haha)

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