Jour 2 – Walking on a Line
Deuxième jour du voyage ! Deuxième billet ! Vous l’avez remarqué sur les voyages précédents mais, souvent, j’essaie de grouper les journées ensemble, si possible même les destinations et les villes visitées, afin entre autres de pas m’enfermer dans un rythme trop énervé d’emblée. Mais là on va faire une exception parce que ça a été une très grosse seconde journée, et elle est dans un concept assez unique. Quel genre de « concept », me demandez-vous ? Et bien j’ai fait une grosse journée dédiée à marcher dans Tokyo. Départ d’Asakusa, arrivée au Gundam Unicorn d’Odaiba ! Techniquement sur la carte, à vol d’oiseau, les deux sont séparés d’une douzaine de kilomètres sauf qu’évidemment, vous allez le constater – le chemin n’est pas direct, loin de là ! L’idée était de passer par le centre de Tokyo puis par le Rainbow Bridge, le tout pour un trajet qui frisait en théorie les 20km.
Je dis en théorie parce que mon Google Fit m’indique qu’au final ça m’aura pris environ 27km, ptdr.
En tout cas, voici le trajet, de manière schématique, avec les grands points principaux, on développera les itinéraires au fur et à mesure de l’article :

A la base, je voulais faire de ce trajet une vidéo. J’ai eu une ptite passion ces derniers mois pour les vidéos de gus qui marchent dans Tokyo et racontent des trucs sur les trains, en plus de ceux qui racontent leurs randonnées autour de Shikoku ou leurs marches Tokyo – Kyoto. Et globalement j’aime beaucoup marcher – je n’hésite pas à le faire régulièrement dans Paris à la sortie du boulot, et je suis souvent autour de 10 000 pas en règle générale. Donc bref, je voulais enregistrer et monter un petit truc pour présenter un petit trajet pédestre dans la ville pour une journée. Au final, ça ne sera pas une vidéo tout simplement parce que j’ai abandonné cette idée quelques jours avant le début du voyage – enregistrer et parler devant une caméra, chez moi, sur scène ou dans un studio ? Aucun souci. Le faire dans des lieux publics ? Absolument pas à l’aise du tout ! Pas fan de l’attention que ça attire, absolument paralysé par le regard concret des passants et vraiment pas à l’aise d’enregistrer dans l’espace public en général. Donc le plan est abandonné mais le trajet me plaisait beaucoup donc je tenais quand même à le faire.
Au final, donc, c’est fait – ça m’aura pris une dizaine d’heures au total, avec un départ de mon hôtel autour de 8h30 et une arrivée au Unicorn Gundam pile à la fin de la représentation lumineuse de 19h. Beaucoup de moments de pause, comme vous allez le voir, avec du temps aussi passé à parcourir certains quartiers ou lieux, l’objectif n’étant pas de les traverser au plus vite. Sachant que, honnêtement, plus la journée a avancée, plus j’avais besoin de régulièrement m’asseoir pour récupérer. Au total Google Maps m’annonce que j’ai marché 19km, Google Fit m’en dit lui environ 27 et dans tous les cas on me signale 43 955 pas pour l’ensemble de la journée. Ca fait dix ans que je mesure mes pas au qutodien et je peux vous dire que c’est indéniablement un record personnel – presque le double de mon record précédent (c’était environ 25 000 pas lors de ma journée marche à Saga l’an dernier.)

Maintenant, c’est bien beau tout ça mais je vais aussi être très franc – ce trajet m’a détruit physiquement, et là on est le lendemain et je suis pas dans un état particulièrement jouasse, avec douleurs, courbatures et pourquoi pas quelques légères nausées en bonus. J’avais pourtant pensé être bien préparé pour un tel trajet, ayant changé régulièrement mes chaussures pour des chaussures de randonnée plus confortables et faisant régulièrement entre 6 et 10km de marche au moins deux jours par semaine les mois précédents, mais non seulement ce n’était clairement pas suffisant mais il y’a eu en outre quelques facteurs assez imprévus. Et ces facteurs sont les suivants :
- La chaleur ! 28° au compteur, ce qui est relativement acceptable par rapport à la canicule parisienne que je venais de quitter, mais restait quand même compliqué dans certains secteurs du parcours, avec en plus l’humidité japonaise un peu typique.
- En accompagnement, évidemment, un soleil qui VEUT TE TUER à chaque fois que tu rentres dans son champ d’action. Beaucoup d’ombre à Tokyo, et jusqu’à 11h environ le temps était nuageux donc ça aurait pu être pire, mais ça n’a pas rendu la randonnée évidente et chaque secteur non ombragé était un supplice immédiat. J’ai également manqué de sagesse et pas pris de crème solaire : aujourd’hui j’ai des bras rouges et un peu douloureux. Super !
- Les feux de circulation ! Quand je suis en plein élan de marche, AUCUN SOUCI, je marche je marche je marche, tout va bien. Je dois m’arrêter et rester debout ? INTENSE DOULEUR IMMEDIATE AUX PIEDS. Et, si vous êtes allé à Tokyo vous le savez très bien – les feux piéton sont une torture ici. Oh tu as loupé le vert d’un millième de seconde ? Tu attendras bien trois ou quatre minutes ! Ca brise le rythme, ça détruit mes pieds, bref c’était un enfer. J’ai commencé au bout d’un moment à identifier des stratagèmes comme traverser du côté vert quoi qu’il arrive quitte à faire un léger détour mais histoire de pas avoir à me stopper trop longtemps – mais il y’a des fois où c’est proprement impossible, hélàs.
- J’ai beaucoup piétiné à certains endroits, ce qui a très vite détérioré mes pieds ! Particulièrement à Akiba, très tôt dans le trajet, où je me suis un peu arrêté pour faire les boutiques. D’ailleurs en parlant d’Akiba…
- … j’y ai fait des achats qui ont vite alourdi ma sacoche ! Rien de bien grave, on parle de t-shirt, d’un store et de qq stands acryliques, mais ça a pris de la place dans la sacoche et un peu changé son équilibre.
- Je me suis paumé une fois sur le trajet, autour de la Tokyo Station, dû à une mauvaise orientation (je pensais partir vers le sud, je partais vers l’est), ce qui a offert 1 voire 2 kilomètres bonus, au cas où.
- Enfin, justement, autour de Tokyo Station, j’avais commencé à lâcher l’affaire et à lâcher l’idée de ma traversée pédestre, donc j’ai aussi passé 10/20mn à tourner dans le quartier à la recherche d’un resto. Ce resto m’a remis d’aplomb et encouragé à continuer mais c’est le genre de séquence d’indécision qui m’a aussi un peu mis dedans.
Rajoutez donc à cela mes pieds qui sont faibles de naissances (démarche cheloue, pose pas très naturelle) ainsi que mon évidente obésité qui n’a pas facilité le travail de mes jambes et vous avez donc eu un Amo qui, à Odaiba, n’en menait plus très large, incapable de rester debout plus de 5mn, et aux pieds devenus extrêmement endoloris. Tellement douloureux qu’à chaque fois que je m’asseyais, je frissonnais un peu sous l’effet de la douleur qui se « dissipait. » Encore plus quand je sortais un peu mes pieds des chaussures… J’aurais aimé vous dire qu’après ça j’ai dormi comme un bébé mais non, des courbatures (aux deux bras ???) m’ont réveillées au bout de 5h de sommeil et j’ai été incapable de me rendormir. Heureusement que je me suis beaucoup hydraté tout le long du trajet et que j’avais une casquette sinon poulala ! Là j’ai refait 2km de marche dans ma ville suivante, j’ai eu mal très vite donc va me falloir un peu de temps pour m’en remettre 👴…

Donc voilà, sacré défi accompli, et après avoir exprimé mon mélange de regret et de fierté, il est temps maintenant de remonter toute cette randonnée, lieu par lieu, distance par distance – pas mal de trucs connus et de valeurs « sûres », mais quand même quelques découvertes dans le cadre de ces journaux de voyage !
Partie 1 – Début à Asakusa
Du coup à la base mon plan ne devait pas commencer à Asakusa mais à la Skytree, si possible à une heure matinale genre 7h. Ca c’était le plan pour une vidéo mais la Skytree j’y suis passée la veille donc on peut sauter cette étape ! Donc me voilà à 8h30, pimpant et ignorant de ce qui allait se dérouler, direction la rivière Sumida, et passage toujours très… surprenant… devant le bâtiment Asahi et sa crotte dorée ressemblant à une flamme. Où est-ce l’inverse ? Plus personne ne le sait vraiment.

Notez les nuages en fond, moi je les bénis symboliquement en faisant le signe de croix devant cette photo – je pense qu’ils m’ont aidés à rendre cette matinée un minimum supportable. Même si déjà on avait quand même une bien bonne humidité dans l’air !
Après ça, pas grand chose à vous dire de particulier sur le trajet, la marche est allée directement vers le temple Asakusa. Bons souvenirs de 2019 – ça avait été le premier monument que j’avais visité au Japon, à l’époque un jeudi après-midi rempli de monde. Je l’avais ensuite redécouvert de bon matin, à environ 5h30 / 6h, ce qui était une expérience incroyable. Alors, du coup, un dimanche à 8h30, ça se passe comment ?
Eh, y’avait déjà du monde mais… ça va.

C’est toujours un lieu que j’aime bien quand il n’est pas trop plein – le portail reste toujours très impressionnant et surtout on a les tous petits jardins juste derrière qui sont toujours très plaisants à parcourir, particulièrement les ponts, les cascades et les petits cours d’eau remplis de carpes gargantuesques. Plus généralement, le sanctuaire reste toujours assez immense, et je pense que même aux heures de pointes, y’a à l’arrière du temple des endroits un peu moins visités et qui doivent être plus calmes. Par contre la rue commerçante à l’entrée ? Ah, ça je doute que ça soit très intéressant quoi qu’il arrive.
Pour autant j’ai une marche à faire donc je ne vais pas forcément trop passer de temps dans le sanctuaire – c’était sympa d’y retourner, ma première fois depuis 2019, mais je ne découvrais pas forcément l’endroit et il m’en restait beaucoup à explorer après. Du coup je pars traverser le quartier à l’ouest, un quartier que là aussi je redécouvrais depuis mon premier voyage, mais que j’ai immédiatement reconnu et retrouvé quasi tel quel – je suis même repassé devant un de mes anciens hôtels, dont les touristes semblaient sortir à l’infini. Le Don Quijote, les pachinkos, le Lawson à l’angle d’une rue qui a été mon premier conbini… Tout était bien là. Même le kébabier du boulevard était toujours vivant, toujours debout ! Le seul changement ça avait l’air d’être le parc d’attraction, manifestement en travaux où réduit en taille – en tout cas j’avais souvenir que plus de manèges dépassaient de la clôture dans le temps…
Bref, passage justement au Lawson pré-cité pour se rappeler de l’époque avant le COVID, et j’y chope une grosse bouteille de Pocari Sweat, une ptite glace à la vanille et un melonpan à la fraise, ayé le stock est fait, direction maintenant Ueno !
Chemin fait:

Galerie – Asakusa
(Comme toutes les galeries, cliquez sur les photos pour les voir de plus prêt)
Partie 2 – Ueno
Temps du coup maintenant d’aller vers l’ouest, direction le quartier d’Ueno ! Un quartier que honnêtement je n’ai jamais visité jusqu’ici et que j’espérais découvrir un peu. L’objectif principal étant son parc. Depuis Asakusa, on est sur environ 2mn de marche, en ligne droite, rien de très compliqué – j’en profite donc pour remonter l’ensemble de la Kappashihondori Street, une rue à la gloire des kappas divers et variés – une créature légendaire très centrale à Asakusa ! Vous vous souvenez de Sarazanmai ? Bah voilà !

Et déjà là, ayé, je suis redevenu le seul touriste visible, plus grand monde ne s’aventure par là. Mais en même temps, quitte à aller à Ueno depuis Asakusa pourquoi se faire chier à marcher quand t’as quelques lignes de métro qui font le taf ? Mais je vous avoue que le métro tokyoite, j’en ai un peu soupe – toujours plein, des escaliers par dizaine, ça me rappelle trop Paris pour que je me sente réellement dépaysé ! Du coup me voilà à remonter la petite rue des kappas, plutôt tranquille, croisant des gens qui promènent leurs chiens où des cyclistes très speed. C’est assez calme, peu de croisements, le principal étant celui avec la nationale 1 mais à part ça on est sur un rythme assez tranquille. Pas forcément beaucoup de choses très passionnantes à voir ou à remarquer, jusqu’à ce que j’arrive tant bien que mal à la station d’Ueno, avec son look très… moche. On dirait un collège de Province qu’aucun peintre ou architecte n’a retouché depuis 1967.

Plus je la regarde, moins je trouve que y’a quelque chose qui fonctionne – entre l’horloge ridiculement petite, le Ueno Station posé devant un amas de cable, le « atré » tout seul comme un grand dans une absence totale de cohérence, le mur beige-cheum, le carrelage daté, le logo Starbucks le plus petit du monde et l’écran publicitaire ultra-moderne qui détonne dans ce monde. Et fait une publicité pour la… préfecture de Fukushima ? Ok pourquoi pas.
Le reste du quartier, je l’aurais parcouru vraiment assez vite mais c’est vrai que y’a une vibe old school à Ueno qui semble assumée, particulièrement quand j’ai vu l’entrée de Ameyayokocho, l’énorme rue commerçante du quartier, avec 250 boutiques prêtes à servir les touristes avec joie, enthousiasme, et la promesse « du bon vieux temps. »

Après ça, entrée dans le parc – hélàs l’objectif n’était pas ici de vraiment l’explorer en entier (je me garde ça pour plus tard, surtout vu sa grande taille), mais surtout de le traverser et de trouver un endroit où m’asseoir pour prendre une première pause bien méritée. Et ça va être à l’ouest du parc, au niveau du temple Shinobazu no Ike Bentendou, situé au milieu de l’étang Shinobazuno, que je vais trouver l’endroit parfait pour ça avec quelques bancs placés adroitement en face de ce qui semble être une culture de… nénuphars ? Je suis nul en flore…

Oui, vous voyez tout le vert qui s’étend derrière les barrières ? Des nénuphars par milliers, rien que ça ! Bref, me voilà posé, en train de manger mon melonpan à la fraise quand dans le temple derrière commence à retentir des chants bouddhiques assez passionnés. Énorme ambiance, je vais pas mentir ! Ça fait plutôt du bien…
Après 10/15mn passés à profiter de l’ambiance et du lieu, temps de repartir en route et on passe devant l’autre partie de l’étang qui est ici loin du bouddhisme parce qu’il est plutôt consacré à une autre activité très importante: renforcer la relation entre les couples grâce au pouvoir magique du pédalo-canard.

Du coup maintenant j’ai mon explication: si les persos d’anime, à chaque fois qu’ils vont faire du pédalo, le font dans des pédalos en forme de cygne, c’est ptet en référence au parc d’Ueno. Où alors c’est juste un classique tout autour du Japon ? Dur à dire. En tout cas ils avaient tous l’air de soit bien s’amuser, soit bien galérer. Allez on vous souhaite bon courage et euh… bonne chance !
En tout cas, premier contact sympa avec le parc d’Ueno. Le quartier lui-même je ne sais pas encore – peut-être un peu trop vieillot et moche pour que le peu que j’ai pu voir mais il est très clair que j’ai fait ici que gratter la surface. On essaiera d’explorer un peu plus ça à l’avenir !

Galerie – Ueno
Partie 3 – Akihabara
Bon bah écoutez, je ne peux simplement pas m’en empêcher ! Mais j’avoue que c’est assez bizarre pour moi d’aller à Akiba aussi tôt dans le voyage – habituellement je me réserve le lieu pour plus tard, une fois de retour à Tokyo. Mais là j’avais une raison assez claire de m’y rendre asap: un pop-up store pour les futurs 15 ans de Symphogear, qui ne sera plus loin quand je reviendrais ! Donc hop, d’une pierre j’ai fait deux coups, l’idée étant à la base de juste passer au pop-up store, prendre les trucs, et pas m’appesantir. Ce plan sera t-il respecté ? Mmm.
Mais avant d’arriver au quartier, il faut en marcher depuis le parc d’Ueno et là aussi ça se fait assez peu difficilement: les deux quartiers sont plutôt proches, et il vous suffira d’aller presque tout droit pour vous y retrouver sans aucun problème. D’ailleurs c’est amusant d’arriver par le nord – les fois où je suis arrivé à Akiba à pied, c’était toujours via le sud, où il suffit de traverser un pont pour s’y retrouver plongé directement. Là en passant par le nord, on peut voir les dévantures peu à peu se métamorphoser en temps réel, devenant de plus en plus otaku au fur et à mesure de notre avancée. On commence à voir les premières queues pour des boutiques de TCG, puis après c’est des clubs à hotesse avec des maids sur l’affiche, puis soudainement c’est une affiche pour Honkai Impact et t’as pas le temps de réfléchir que ayé t’as 300 dévantures avec mascottes, animés populaires et plus si affinités. Une escalade constante !

Donc oui du coup le pop-up Symphogear ! J’avais noté qu’il se trouvait au gee store, qui est un bâtiment que je connais bien parce que c’est là que se trouve la boutique Cospa et le maid café que j’avais visité l’an dernier pour sa collab avec Girls Band Cry. Des bons souvenirs donc, et je peux donc sans trop de souci (à ma grande surprise) le retrouver de tête – je me souviens qu’il est tout au sud et qu’il a deux entrées, une à l’avant, une à l’arrière… Donc hop j’y vais tranquilou et après quelques péripéties (dont un arrêt à une machine à capsule pour récupérer un porte-monnaie Bocchi the Rock) me voilà devant le bâtiment – qui a bien un pop-up Symphogear. Mais un autre que celui que je visais. Un thématique cuisine avec les personnages aux fourneaux et tout et tout ! Très sympa, très mignon, mais pas celui que je recherche ! Bah alors il est où celui que je cherche ? Sortie du téléphone, recherche sur Twitter, et haaaa il est à l’Animate Annex…. que j’ai croisé 10mn avant.
Bon bah bon gré mal gré, temps d’y retourner…. Je marche 10mn à travers la foule déjà bien présente et face aux feux toujours assez peu conciliants envers moi… Ayé je me retrouve devant, j’entre… pas de signes d’un pop up Symphogear… mm bizarre… Manifestement je suis rentré dans le normal alors que je devais aller à « l’annexe. » Mais elle est où l’annexe ? Je fais le tour du paté de maison, peut-être une entrée arrière… Non… Bon bah je trouve pas… En hauteur peut-être ? Je lève la tête, non rien, je vois Animate mais pas Animate Annex…
Mais c’est alors que j’étais à deux doigts de lancer à un employé du animate mon plus beau sumimasen Annexu doko desu ka que j’ai remarqué l’énorme évidence: l’entrée était juste à gauche de l’entrée normale… Je l’avais pas vu parce qu’elle était recouverte de déco thématisé Honkai qui planquaient la petite affiche pour le pop-up Symphogear… Dur…
Mais du coup, j’ai pu acheter pour 13 600 yens de goodies 🤓. Merci le yen faible, ça ne fait que 70€ 🤓 !

Le « piège » c’est qu’en plus des goodies thématisés autour de la saison 1 avec pas mal d’illustrations inédites diverses et variées (dont un porte-clé très humour noir de Miku qui pleure sur la tombe d’Hibiki), ils profitaient aussi de ce pop-up store pour vider quelques vieux stocks donc c’était également l’occasion de récupérer des figurines, des goods du mobage ou des saisons précédents à pas très cher. Du coup j’ai clairement fait le plein de stands acryliques, de porte-clé, de toiles et de t-shirt ! J’ai eu pas mal de chance – pas de rupture sur ce que je visais, mais en même temps ça allait en terme de stock pour tous les personnages qui ne sont pas Chris, décidément très très populaire.
Donc voilà, 11h du matin, il me reste environ 8h de marche devant moi, une vingtaine de kilomètres a encore écouler et je bourre donc dans ma sacoche une bonne quantité de goodies – erreur terrible. D’autant qu’après je retourne au gee store prendre quand même un ptit stand acrylique supplémentaire à l’effigie de Hibiki, faudrait pas louper cette occasion 🤓 !

Mais bon les weeberies ça va bien deux secondes mais essayons de nous recentrer sur la peine, la souffrance, et la marche vers Odaiba pour retrouver notre robot géant favori (je sais pas j’ai pas vu Unicorn.) Du coup avant de partir vers le sud, un dernier petit détour – celui au temple Kanda !

Les fans de Love Live le connaissent bien – c’est là qu’officie Nozomi qui doit désormais s’approcher de ses 30 ans -, les lecteurs de ce blog le connaissent aussi – je l’ai déjà visité en 2019, et il faisait moins chaud. Ah oui je mentionne la chaleur car ça se voit sur la photo – le soleil est apparu ! Et il tape ce bâtard ! Heureusement les prêtres ont bourrés le sanctuaire de brumisateurs donc il était facile de s’asseoir quelques minutes et de juste profiter de ces délicieuses et apaisantes micro giclées d’eau sur notre visage…
Le temple en lui-même est toujours aussi joli – par contre la présence de Love Live est désormais réduite à absolument zéro, là où elle était encore un peu là en 2019. Désolé Nozomi on ne vient plus à ce temple pour toi désormais 🙁…
Carte

Galerie – Akiba & Kanda







Partie 4 – Tokyo Station
C’est là que la marche devient confuse. Le soleil commence à taper, tout paraît soudainement lointain et flou, la motivation n’est plus vraiment à son maximum et le découragement prend peu à peu sa place. Les pieds commencent à faire un peu mal, ce qui ne facilite rien. Mais du coup on part direction la gare de Tokyo pour essayer de maintenir le plan mais le doute s’installe. On va donc explorer le quartier de Kanda, traverser un ou deux cours d’eau, l’occasion du coup de quand même profiter de certains décors urbains que j’apprécie – particulièrement une passerelle qui est construire en parallèle des rails de train, l’occasion donc de voir passer les nombreux trains qui traversent la Tokyo Station, entre métros, trains de région et shinkansen. Y’avait d’ailleurs dessus un ou deux passionnés avec leurs appareils photos qui étaient déterminés à prendre le meilleur angle de chaque train.

Après ça je trouve enfin un espace pour m’asseoir, et va commencer à partir de là le nouveau rythme de marche qui consiste à globalement faire 20mn de pause tous les 2km, la douleur m’empêchant globalement de faire plus. Je commence en plus à avoir un peu faim donc le corps est en pleine exigence – le plan va donc être de se poser dans un resto de Tokyo et à ce moment là de prendre une décision pour la suite de la journée. Stopper la marche là et se « contenter » d’une visite des jardins impériaux après, où bien aller jusqu’au bout ? Mais avant ça faut traverser la gare ! Et là bon effectivement pas mal de restos mais pas un qui m’attire particulièrement – je me souviens alors que l’an dernier, quand j’étais passé dans le coin, j’avais trouvé un espace souterrain avec pas mal de restos attirants donc un peu à l’instinct je sors de l’autre côté de la gare et je me décide donc à essayer de retrouver ça.
Mais là est donc le fameux moment où du coup je pensais longer la gare en allant vers le sud mais à la place je fait un bon kilomètre… à l’est. Faut m’imaginer, malheureux, sortant mon téléphone et checkant la carte, constant ma bévue. Confondre est et sud… Quelle indignité 😞😞…

Mais bon, si je dois me chercher des excuses – Tokyo Station Est, Nihombashi, c’est un quartier quand même assez… peu riche en personnalité. C’est beaucoup de gigantesques immeubles un peu interchangeables sur une grille assez classique, tout se ressemble un peu, et ça manque un peu d’âme. On connaît bien la Tokyo Station pour sa facade ouest, très belle, très rétro, mais la facade est c’est une architecture moderne hyper classique, hyper sobre, pas très fifolle.
Cependant on va pas ronchonner plus longtemps, c’est l’heure de la bouffe – et j’étais tombé sur une bonne review pour un resto de ramen nommé le Tsujita Nihonbashiyaesu et c’était super !

Là du coup je découvrais le « concept » des Tsukemen Ramen. Mélange du coup entre le soba et le ramen puisque nouilles et bouillons sont servis… à part ! Vous prenez vos nouilles tièdes, vous les trempez dans le bouillon et à vous de jouer. Bouillon qui est, vous vous en doutez, bien dense, bien goûtu – et à côté on vous file pas mal de petits accompagnements pour vos nouilles, comme un petit agrume, nombre de poudres diverses et variées. Y’avait même un petit QR Code pour aider les touristes anglophones à savourer ce type de nouilles – avec des conseils comme « mangez d’abord vos nouilles sans rien », « mangez les ensuite avec le bouillon », « 1/3 plus tard ajoutez le citron », « Pour le dernier tiers, ajoutez de la poudre vas y faites toi plaisir. » C’est comme suivre les instructions de montage d’un gunpla mais pour de la nourriture, miam miam !
Donc écoutez, c’est un repas qui m’a bien requinqué et au final, je décide de reprendre, la baume au coeur. Temps donc de partir vers le sud !
Carte

Galerie – Tokyo Station
Partie 5 – Ginza & Jardins Hama-Rikyuu
On va aller très vite sur Ginza: c’est pas forcément le quartier le plus compatible avec qui je suis ! Je visais pas forcément une visite du quartier – je suis juste tombé dessus au hasard en me rendant aux jardins Hama-Rikyuu, ce qui était assez inévitable car c’est clairement sur le chemin. Pour ceux qui ne connaissent pas leurs quartiers de Tokyo, Ginza c’est globalement le quartier du luxe – c’est leur place vendôme à eux. Toutes les plus grandes marques y sont, sachant que y’a aussi un grand aspect mode qui rentre en compte, avec du coup en bonus tous les plus fabricants de vêtements du monde, histoire de. Uniqlo partage donc le quartier avec Lacoste, Hermès, Louis Vuitton ou Armani…
Donc oui je me suis juste contenté de le parcourir – c’est pas un monde qui me passionne où m’intéresse. Je vais juste retenir le bâtiment de Louis Vuitton, qui est dans un bleu qui reflète le soleil d’une manière très particulière donnant à toutes les rues autour une couleur… assez marrante.

Oui oui la sorte de « marée » jaunatre sur la rue je l’ai pas rajouté avec un filtre, c’était là en vrai. Au moins on peut pas louper le bâtiment, c’est sûr.
Mais du coup, oui, une fois Ginza traversé, on se pose quelques minutes devant l’ancienne station de Shimbashi avant de tomber sur un groupe de français qui eux aussi râlent sur les temps interminables des feux de circulation et manifestement vont au même endroit: les jardins Hama-Rikyu. On continue donc ici notre « collection » des jardins japonais, et je dois admettre que j’ai bien aimé ce que j’ai visité !

Grosso merdo, vous y retrouverez toutes les qualité d’un jardin japonais: y’a des endroits coupés au mm prêt, avec des grands espaces ouverts, très plats, très paisibles, mais vous aurez aussi quelques bâtisses et temples disséminés partout autour du lieu, ainsi que des endroits plus sauvages, avec des petits chemins planqués dans des forêts qui peuvent être un chouia labyrinthique. C’est toujours un mélange bienvenue entre plusieurs ambiances, plusieurs paysages, qu’il me fait toujours plaisir de visiter, de découvrir. Bon honnêtement ça aurait été une meilleure visite sans ce soleil vraiment batard et avec des pieds en meilleure condition, mais j’ai rapidement trouvé un arbre et un ptit coin ombragé au bord de la baie de Tokyo pour me poser et me détendre pendant plus d’une grosse demie-heure. Car oui autre petit atout de ce jardin – on est directement sur la baie. Alors évidemment on a pas une vue de ouf parce qu’on a Odaiba qui débute juste en face, mais c’est pas mal – et ça permettait un peu de vent marin assez bienvenue !
Bref, un parc que je conseille pas mal – j’ai beaucoup aimé me perdre dans la partie nord-ouest du parc, avec ses chemins de forêt. J’ai pas pu tout voir mais l’heure que j’y ai passé était très bien, et il y’a un autre jardin – plus petit – à proximité, le Kyu-Shiba Riku, que j’espère un jour pouvoir également visiter. Il y’a d’ailleurs un ticket qui vous permet de visiter les deux en faisant une petite économie de genre 50 yens donc pourquoi pas vous enchaîner les deux !

Bon, là aussi une escale qui fait du bien au moral et me permet de trouver l’énergie pour le dernier tiers – qui va être le plus énervé !
Carte

Galerie – Ginza & Hama-Rikyuu
Partie 6 – Rainbow Bridge & Odaiba
Bon là pour une fois je vais mettre la carte dès le début, parce que là on part d’un segment final d’une durée de sept kilomètres.

Segment très particulier parce qu’honnêtement autant j’étais au bout de ma vie, autant c’était peut-être le plus agréable à marcher parce que je suis passé par des coins qui te demandaient pas de te stopper comme un couillon à chaque passage piéton, donc j’ai juste pu tracer non-stop sans me prendre la tête, ce qui était mille fois plus supportable que dans la ville même. Après, je vais pas mentir: le trajet du parc au Rainbow Bridge est globalement inintéressant. On traverse des espaces portuaires un peu moches, avec beaucoup d’entrepôts et de parking, c’est pas un secteur vraiment bien mis en valeur ou particulièrement attrayant pour les touristes.
La seule exception sera quand même le port de Takeshiba, qui est là d’où part les ferrys en direction des îles de la prefecture (Ozu-Ishima, par exemple), qui a une place assez rigolote, avec un mât qui trône comme si de rien n’était. Et des bancs pour observer les bateaux qui arrive, ce qui était pas mal pour se reposer ! Et j’en ai bien profité parce qu’entre le port et le pont, y’avait plus de banc ni d’endroits où s’asseoir !

Du coup, grosse marche vers le Rainbow Bridge avec intention de le traverser – car oui, le saviez-vous on peut parcourir le pont à pied. J’avais découvert ça via un épisode de Love Live Nijigasaki où on voyait les héroïnes discuter sur l’un des points d’observation du pont et ça m’avait un peu interessé…

Bon la réalité c’est euh…

Oui écoutez, j’ai pas fait trop de recherches – je sais pas pourquoi, je m’étais convaincu que c’était un chemin de marche construit au dessous de la route, et dans Love Live Nijigasaki effectivement tu les entends pas gueuler pour couvrir le bruit des bagnoles incessantes qui défilent sur la route. Ah oui parce que ce que j’ai pas dit c’est que la promenade c’est juste un trottoir protégé où tu longes une nationale pendant 900 bons mètres, c’est un sacré délire. D’ailleurs autre délire: là je lis que le Rainbow Bridge a une longueur d’environ 900 mètres et je vous jure sur la tête de n’importe quoi que j’y ai passé des siècles. Pour moi c’était genre 1 kilomètre et demi, 2 kilomètres ? D’ailleurs Google Maps me dit que j’ai effectivement marché deux kilomètres sur le pont donc est-ce que la « longueur » commence à un point précis et ne compte pas l’entrée ? Peut-être, je ne suis pas bon en ingénierie.
Mais sinon oui, c’est du coup 2km (allez c’est canon que c’est 2km) de balade sur un trottoir sérré, avec le bruit incessant des voitures et des trains, seul trois endroits permettant une pause, et une vie pas fifolle, planquée derrière un gros grillage. Mais ça je pense que c’est ma faute – j’ai choisi la route sud, là ou la route nord m’aurait permis une vue sur Tokyo sans doute mille fois plus intéressante. Donc si vous comptez le faire, tentez le nord !
Et si vous comptez le faire en vélo, ne le faites pas, les vélos sont interdits !

Plus généralement, et un peu inquiétant, ce secteur piéton du pont donne le sentiment… de plus trop vraiment être entretenu. Les toilettes de l’entrée sont les toilettes les plus glauques et puantes que j’ai pu croiser au Japon, les sièges sont cassés, les écriteaux sont vieillots (un dans l’ascenseur nous parlait du COVID et des distances de sécurité), les peintures sont ternes, les grillages sont rouillés, les trottoirs sont noirs de pollution… Je pense que y’a moyen de faire de cette promenade quelque chose d’un peu plus attrayant avec du soin, mais après est-ce que c’est vraiment une destination touristique potentielle de choix ? Difficile à dire – l’entrée du côté Tokyo est dans un coin un peu planqué et assez industriel, donc c’est pas forcément très intéressant à faire dans le sens inverse. Et puis bon pourquoi le faire quand t’as le monorail juste là qui fait le même trajet ? Bref, une légère déception pour moi mais quand même content de l’avoir fait.
Arrivée du coup triomphale à Daiba, vraiment là je douille de ouf, je dois désormais me stopper tous les 500m pour tenir le coup, les douleurs au ventre s’ajoutent à celles aux pieds, je reprends et vide une bouteille d’eau instantanément… mais je suis ♪ à la plage ♪.

A Daiba se trouve donc une des principales plages de Tokyo, où pas mal de monde s’était massé pour profiter de ce très chaleureux dimanche après midi. Il y’avait donc une population très hétéroclite: des familles, des gens avec des casquettes Pikachu des lycéennes en train de filmer des vidéos en format portrait, beaucoup de gens avec des casquettes Pikachu, 4 ou 5 campeurs venus installer leurs tentes car à priori c’est une zone où celui-ci est autorisé et, enfin, vraiment beaucoup de gens avec des casquettes Pikachu. Aussi des gens avec des chasubs « staff » dessus. Mmm… Il se passe quoi à Odaiba en ce dimanche 31 mai ?
Ah.

C’était le Pokémon Go Fest, un gros événement international dédié à Pokémon Go, avec beaucoup d’évenements autour de l’île ! Du coup ça attirait beaucoup de monde, vous vous en doutez. On avait 4 bénévoles (où policiers ? J’ai un doute) à chaque croisement pour assurer la circulation, moults bénévoles pour guider les gens entre la plage et le centre commercial DiverCity, bref c’était assez massif. J’avoue que j’étais surtout ébété et KO donc profiter de l’ambiance n’était pas ma priorité mais ayé, après dix dernières pénibles minutes me voilà devant le Gundam Unicorn. Et là j’essaie d’en profiter autant que je peux car clairement c’est la dernière fois que je le vois – il part cet été ! Remplacé par quoi ? On ne sait pas, mais vu l’importance qu’il a sur la culture d’Odaiba, ça serait bête de ne pas mettre un nouveau modèle à sa place – j’espère le Gundam Moustache de Turn-A mais là je crois que je tire des plans sur une sacrée comète.

Après ça, ayé, pfiou – je galère un peu à trouver des toilettes libres dans le centre commercial, celui-ci étant surchargé de monde vu l’événement. Mais rassurez-vous, après quelques minutes d’errance entre les différents étages, je trouve un endroit où soulager mon début de mal de ventre ! Sachant qu’après ça, j’ai quand même faim, c’est l’heure du dîner mais je vous avoue que là zéro prise de tête, je suis juste allé au McDonald’s me commander un truc vite fait sur la borne, j’ai pris un burger au poulet pané avec une sauce épicée, un coca, des frites, un Soda glacé, ça m’a couté 7€ soit le prix que je trouve le plus acceptable possible pour un truc aussi mid que McDonald’s mais ça remplit son office.
Hélàs, après ça, un peu trop tard pour aller jeter un oeil à la Gundam Base – arrivée à 19h59 pour une fermeture à 20h, donc pas vraiment de quoi jeter un oeil très poussé aux modèles mis en vente donc tant pis ça sera plus tard les achats de gunpla ! On va pas s’entasser dès le second jour !

A la place, sortie du centre commercial et on va vers le sud direction une des stations les moins utilisées du réseau tokyoite – la station d’Aomi ! Désertée en temps normal car elle avait été construite pour couvrir le centre commercial de Palette Town, la grande roue et le teamlab d’Odaiba que j’avais visité en 2019 – et qui ont tous depuis été fermés (ou déplacés dans le cas du teamlab), pour un destin assez incertain à priori. Là en ce soir de Pokémon Go Fest, y’avait quelques personnes qui ont eu l’idée de s’y rendre à la place de la station plus au nord – Daiba – elle beaucoup plus fréquentée. Ca assurait une place assise pour le retour ! Après dix très longues minutes d’attente (retard sur la ligne, ça alors), me voilà posé, sandwiché entre deux groupe de fans très passionnées de Paradox Live, qui manifestement revenaient d’un event qui avait l’air de s’être bien déroulé !
Et c’est donc là dessus que se conclut cette grande marche d’environ 26km dans Tokyo ! Bravo tout le monde ! Une dernière galerie, et c’est le petit bilan !
Galerie – Rainbow Bridge & Odaiba
En vrai j’ai déjà dit beaucoup de choses en préambule donc je ne peux que reconfirmer – entre le début de l’écriture et sa fin il s’est passé un jour et demi, on est mardi, 48 heures plus tard, et j’ai encore les pieds foutus. Je crois avoir compris un léger souci de talonnette que j’avais acheté et qui ont ptet mal distribués la charge sur mon pied mais encore maintenant je dois me poser toutes les 20 / 30 minutes de marche, ce qui m’est un peu insupportable. Pas mal de fatigue aussi, mais ça c’est aussi le jet lag et le changement d’environnement donc ça n’aide pas !
Je pense que si je le refais, ça sera sur des séquences plus courtes – globalement, j’ai quand même apprécié l’expérience d’aller d’un coin de Tokyo à l’autre à pied. Ca rend la ville plus vivante, ça m’aide à mieux la visualiser et à mieux m’y repérer, et je vois mieux les différences entre chaque quartier ayant souvent la possibilité de les constater de manière « progressive. » Ça rend le métro moins important, moins nécessaire, et j’avoue que ça ne me déplait pas de m’en passer. Alors évidemment, c’est mieux de le faire quand il ne faut pas une chaleur étouffante et, hélàs, le rythme sans cesse haché par les feux de circulation c’est quand même extrêmement pénible. Parfois on peut les esquiver via des passages souterrains ou en hauteur, mais ça exige de se taper des foutus escaliers ce qui est peut-être pas forcément mieux.
Mais oui, à l’avenir, si je dois par exemple aller de Shibuya à Shinjuku, je le ferais ptet à pied ? Des petites marches de 5/10km comme programme d’une journée pour relier deux ou trois lieux à visiter, c’est pas si mal comme idée. Donc ça me permet de mieux profiter et mieux apprécier Tokyo qui est une ville, je l’ai déjà dit, avec laquelle je ne suis à la base pas toujours très à l’aise.

Pour le reste, je vais quand même mieux me préparer à l’avenir: encore plus d’eau, de la crème solaire, plus d’entraînement au préalable et stopper quand ça devient trop pénible. J’ai atteint et dépassé mes limites, ok c’est chouette, mais à quel prix !
Pour finir, du coup, la mini-liste des lieux que j’ai visité, classé de celui que je trouve le plus intéressant à celui le plus décevant, attention c’est parti:
1/ Parc Hama-Rikyuu (une très belle surprise !)
2/ Sanctuaire Asakusa (ça reste un classique quoi qu’on en dise, si vous pouvez y aller entre 6h et 8h, c’est parfait !)
3/ Akihabara & Temple Kanda (Toujours très sympa de s’y perdre, même si je comprends les plaintes sur le fait que le quartier est devenu très touristique – mais si vous y allez, faites un détour par le temple, il est chouette !)
4/ Ueno (J’ai vu très peu du parc, hâte d’en découvrir plus ! Le reste du quartier m’a pas fait très bonne impression mais là aussi j’espère un jour l’explorer plus profondément.)
5/ Odaiba (Très moderne, très « commercial », pas déplaisant pour autant à parcourir)
6/ Tokyo Station (L’ouest est chouette, l’est aura ce que vous cherchez en terme de resto, dans un quartier assez plat.)
7/ Rainbow Bridge (La promenade a un potentiel de fou pas exploité et mal maintenu…)
8/ Ginza (je m’en fous…)
En désaccord avec ce top ? Dites le dans les commentaires !! Pouce bleu !! Soutien sur patreon !! Abonnez-vous !! J’ai mal aux pieds !! Rendez-vous très bientôt pour la prochaine étape du voyage, avec encore de l’imprévu au programme car on tourne à un jour une surprise ici ! Rebondissements infinis ! Sur ce, je pars dormir !!































































































































Un commentaire
Elsental
Bravo pour avoir surmonté cette épreuve pédestre !