Mangas & Animes

Kimetsu no Yaiba – La Grandeur de la Nuit

Le petit bonheur très paternaliste qu’on ressent quand on suit les séries du Shonen Jump dès leur premier chapitre c’est ce sentiment de voir grandir les séries. Bon, y’en a quatre sur cinq qui survivent pas au délà des trois tomes donc c’est aussi cruel: un premier chapitre te plaît ? Bon bah plus qu’à espérer que ça plaise autant au public japonais sinon c’est foutu. Du coup c’est souvent des paris risqués, où tu commences à t’investir sur une série mais à t’attendre que la série révèle jamais son plein potentiel et se fasse couper la tête sans tout montrer. Donc me voilà en février 2016 a lire le premier chapitre de Kimetsu no Yaiba, nouvelle série qu’on doit à l’autrice Gotouge Koyoharu, et premier chapitre séduisant, avec un style unique et un ton gore et sombre… encore assez unique dans un magazine qui ne possédait pas encore dans son roster un Promised Neverland, un Jujutsu Kaisen ou un Chainsaw-man. Du coup me voilà intrigué mais aussi un peu flippé: « un truc aussi violent et aussi différent, ça peut coller dans le magazine ? » Et le démarrage dans le sommaire était pas ouf !

Trois ans plus tard, la série se vend très bien au Japon, elle squatte non stop le top 10 de chaque sommaire depuis un an et demi et un anime va débarquer d’ici peu, animé autour duquel Aniplex met les valises de billet en terme de publicité, organisant des avant premières tout autour du monde. Adaptation animée gérée par le studio ufotable (Fate/Zero, Tales of Zestiria, Kara no Kyoukai) donc, en bref, un studio à la patte graphique léchée. En somme, Kimetsu no Yaiba est devenu un cheval sur lequel la Shueisha a pas mal misé, ils s’en retrouvent récompensés. Et vous savez c’est quoi le mieux dans l’histoire ? C’est que Kimetsu no Yaiba c’est DE LA BALLE.

Couverture du Shonen Jump de cette semaine, mettant en avant l’adaptation animée de Kimetsu no Yaiba

Si vous ne connaissez pas la série, l’histoire est simple: on y suit un gaillard nommé Tanjiro qui vit dans le Japon de l’ère Taisho, donc quelques part dans les années 10. Là bas il vit au fond d’une montagne avec sa famille, qui vit très simplement et survit de ventes régulières de charbons aux villages environnants. Un jour il descend de sa montagne pour aller vendre du précieux minérai noir, laisse sa famille derrière, s’arrête passer la nuit chez un vieil homme et revient de bon matin… pour voir que sa famille entière a été décimée et dévorée par un démon. Seule survivante ? Sa soeur Nezuko. Mais cette survie n’est pas dénuée de conséquences puisqu’elle a été exposée au sang de son agresseur et est devenue, à son tour, démone. Tanjiro ne perd pour autant pas espoir et commence alors une quête pour tâcher de soigner la condition de sa soeur, quête qui va passer par l’entraînement au maniement de l’épée dans l’optique de devenue pourfendeur de démon et, peut-être, retrouver le démon qui a massacré sa famille.

Histoire simple aux enjeux multiples mais faciles à rattacher: d’un côté les recherches pour tenter de rendre à sa soeur un état humain, de l’autre une chasse perpétuelle du meurtrier de sa famille. Evidemment, Tanjiro et Nezuko ont des particularités, semblent venir d’une lignée de personnes « aux cheveux cendrés » qui pourraient les prédisposer à de grandes choses. Tanjiro va devenir un épeiste confirmé bien aidé par un sens aigu de l’odorat et de l’instinct tandis que Nezuko gagnera la particularité de pouvoir se passer de viande humaine… ce qu’elle compensera en dormant énormément. Genre des mois entiers. Le tout dans un contexte intéressant, le Japon des années 10, qui commence doucement à s’industrialiser mais reste manifestement coincé entre deux époques avec d’un côté ses épéistes élégants, de l’autre ses trains et ses nouvelles technologies que le manga ne s’empêchera pas d’exploiter.

Le manga est actuellement bien avancé au Japon: 3 ans de prépublication, 15 tomes sortis, 152 chapitres disponibles. En France ? Eh… pas de bol.

J’ai mal

Le manga a rapidement été acquis par Panini Manga qui l’a, comme d’habitude, passablement massacré. Logo dégueulasse, renommage de l’oeuvre en Les Rôdeurs de la Nuit (qui n’a guère de sens), distribution au compte goutte, papier de qualité douteuse, toujours aucune nouvelle du tome 4 un an et trois mois après la sortie du tome 3… Seule la traduction est à sauver de cette édition française, qui n’a séduit aucun lecteur et on comprend facilement pourquoi. Du coup il y’a fort à parier que la France découvrira Kimetsu no Yaiba via son adaptation animée, qui débute cette semaine, donc bonne nouvelle: ils vont les découvrir via ce qui s’annonce être une excellente série.

Je dis ça en me basant donc sur les cinq premiers épisodes, qui ont été diffusés ce dimanche au Grand Rex, dans une salle 2 blindée, toujours très mal climatisée et dont le fond de la salle semblait être occupé parce que je nommerais les puceaux hurleurs, ces groupes d’une dizaine de gros lourds qui sont là pour venir faire leur show mais comprennent pas qu’on en a tous rien à foutre. Le genre de type qui fait « houlala » quand un personnage rougit à l’écran et qui hurle à la mort quand on montre un personnage dénudé durant la bande-annonce de l’adaptation animée We Never Learn. Bref, c’est du gros puceau de ouf, et je suis encore abasourdi d’avoir dû dire à des groupes de boloss de fermer leur gueule alors même que la séance avait pas encore commencé. Donc les conditions étaient extrêmes.

Malgré tout, cela ne m’a pas gâché une seule seconde des épisodes en eux même parce que, holy shit, le réalisateur Haruo Sotozaki et son équipe ont déjà offerts une très bonne introduction et, je vais le dire clairement, ont su sublimer le premier tome du manga. Et je dis ça avec d’autant plus de joie que, si je peux être honnête, je trouve le premier tome du manga l’un des moins satisfaisants de l’ensemble: Kimetsu no Yaiba est une série qui se bonifie avec le temps, mais reste aride au départ ! La faute peut-être à un rythme trop rapide, où il se déroule trop de choses en quatre ou cinq chapitres, ne nous laissant pas forcément le temps de bien apprécier tout ce qu’il s’y déroule.

Bon bah l’anime a résolu le souci: en cinq épisodes on a le contenu des neuf premiers chapitres qui sont adaptés ! Du coup l’entraînement de Tanjiro prend plus son temps, on en ressent mieux la dureté, le premier combat contre un démon, pareil, ça dure plus longtemps que dix pages, donc là aussi ça gagne en ampleur. Tout l’arc lié au vieux gars et ses disciples gagne en profondeur. En somme, en prenant plus son temps sur l’introduction du manga, l’anime parvient à lui insuffler plus de vie, à mieux nous immerger dans cet univers. J’étais admiratif.

D’autant que techniquement, ça défonce ! Les combats ont une mise en scène pile comme il faut, avec énormément de brutalité: il y’a peu de coups qui sont donnés mais à chaque fois qu’un personnage en attaque un autre, ça envoie une sacrée patate ! Personnages éjectés à supersonique contre des arbres suite à des coups de poings ultra balèzes, lames qui démembrent et décapitent du démon, ici tout est « définitif », tout fait « mal ». Il n’y a pas de coups « gratuits. » Et c’est sans compter les coups spéciaux du héros. Vous voyez ce genre d’attaque visuellement inspiré des estampes, qu’il sort dans le manga ?

Bah l’anime respecte à fond ce style, et le résultât est somptueux bien qu’encore modeste vu qu’on est loin de voir notre héros atteindre le minimum de son potentiel ! Puis rajoutez à cela la bande originale qu’on doit à Yuki Kajiura qui nous refait tout son style habituel (électro, choeurs, violons) mais retrouve un souffle et une force que j’avais pas entendu d’elle depuis, genre, Kara no Kyoukai ? Bon ok y’avait Princess Principal y’a deux ans, mais c’était une BO ou elle était partie plus vers le jazz, donc la voir refaire du bon électro de combat qui défonce et qui marque, là pour le coup ça m’a rendu presque un peu nostalgique.

Donc voilà, l’adaptation, pour ces cinq premiers épisodes, elle m’a méga convaincue. La production a l’air saine et même les inquiétudes liées aux accusations de fraude fiscale qui plane sur le studio ufotable devrait pas atteindre ce projet, qui est en préparation depuis trop longtemps et qui a de trop gros enjeux pour être ruiné à la dernière minute.

Donc du coup, là vous vous dites: « ok donc ça adapte super bien une super bonne oeuvre. » Puis vous vous demandez sans doute, « ok, mais en quoi Kimetsu no Yaiba est une super bonne oeuvre ? » Et là attention, j’arrive.

C’est un poncif mais les shonens de baston, souvent, ils tiennent sur la qualité de leurs personnages. Et en règle général dans les shonens de baston… c’est rarement le protagoniste qui m’intéresse ! Dans Saint Seiya j’ai jamais pu m’intéresser une seconde à Seiya, je venais surtout pour Shun, Hyoga et les chevaliers d’or. Dans Bleach, même si Ichigo m’a jamais déplu, c’est surtout les capitaines de division qui me passionnaient. Damn, même dans My Hero Academia, j’apprécie Deku mais trop souvent je m’intéresse plus à ses camarades de classe. Les meilleurs shonens c’est donc ceux qui parviennent à trouver un bon équilibre, à nous donner envie de suivre le développement du héros tout en proposant des chouettes personnages secondaires. Et là en guise d’exemple je vous sors évidemment Fullmetal Alchemist parce que évidemment que la destinée des Elric elle me passionne… mais elle me passionne autant que ce qui arrive à Mustang, Bradley etc etc. Et ça c’est la marque des grands.

Bon bah dans Kimetsu no Yaiba, stoppez tout: Tanjiro est un super bon protagoniste.

Tanjiro c’est un archétype au départ assez classique du protagoniste candide. C’est un personnage d’une grande naïveté et d’une grande gentilesse, facile à abuser. Au tout début du chapitre 1 la moitié des villageois veulent lui demander un service et il dit oui à tout le monde – ce qui va faire qu’il ne pourra pas rentrer chez lui à temps, avec les conséquences tragiques que cela va occasionner. Dans le chapitre 2, on le croise donner de l’argent de force à un paysan en échange d’un panier percé que le mec voulait lui offrir. Juste en deux chapitres, tu comprends vite que c’est quelqu’un qui a des valeurs morales très elevée… et qui va se retrouver dans le monde sombre, violent, brutal et impitoyable de la chasse aux démons.

Et c’est là que le personnage gagne en profondeur de manière considérable: il est confronté à des épreuves qui vont tester cette bonté. En permanence. Tous les autres épeistes qui vont le croiser lui reprocheront, tous, cette grandeur d’âme et ce respect de l’adversaire qui vont « nuire » à son efficacité au combat. Car pourquoi ressentir quoi que ce soit pour les démons, ces non-humains affligeants ? Ironiquement, c’est le même sujet qui est développé dans The Promised Neverland, ou Emma partage à peu près le même sentiment que Tanjirô sur la question: c’est des adversaires, des menaces, il faut s’entraîner à les combattre mais elles méritent également le respect et la compréhension. Les deux protagonistes se rejoignent donc ici, et ont une évolution similaire tout à faire intéressante.

Car Tanjirô on aura beau lui dire pendant toute la série de « devenir un homme », de « mettre de côté ses idéaux »… bah il les conservera toujours du début à la fin. Un démon n’est pas qu’un simple adversaire pour lui, et il saura garder jusqu’au bout sa compassion, son humanisme. Il ne tue jamais inutilement, se bat avant tout pour protéger les siens et ne tire pas un plaisir particulier dans le combat. C’est un personnage cohérent, profondément bienveillant, qui évolue très régulièrement et toujours dans la bonne direction. Cette gentilesse que tout le monde voyait comme un handicap au début de récit va rapidement devenir sa plus grande force. C’est une morale très shonen mais parfaitement executée et très rafraîchissante dans une popculture ou les antihéros cyniques et misanthropes sont omniprésents.

Sans compter que Kimetsu no Yaiba a une grande qualité, qui bénéficie autant à Tanjirô qu’aux autres personnages: la capacité à switcher d’ambiance de manière régulière. Si la série est souvent sombre, brutale et, je l’ai dit plus tôt, cruelle, elle n’est pas pour autant… dénuée d’humour. Que ce soit dès le chapitre 2 avec la décapitation la plus drôle du monde que nous offre Nezuko ou les réguliers chapitres d’entraînements débiles qui servent de respiration au récit, Kimetsu no Yaiba réussit souvent à nous faire rire quand on en a besoin, nous rendant les protagonistes plus attachants au passage. Sans compter que Tanjirô a souvent des réactions très… terre-à-terre quand il voit des trucs étranges. Quand on lui parle de méthodes d’entraînement abusées sa première réaction est souvent celle du lecteur en mode « hein quoi ça marche vraiment ça. »

Et, plus important, c’est quelqu’un qui ne réussit jamais rien du premier coup ! Genre, quand on le voit commencer ses entraînements de l’enfer, on le voit se manger pas mal de gadins au début, rendant sa progression plus naturelle.

Donc voilà, Tanjirô il est cool mais le reste du casting est tout aussi intéressant. Déjà juste un avertissement: Kimetsu no Yaiba est une oeuvre qui n’a pas peur de sacrifier son casting. Et c’est pas parce que le perso est populaire qu’il est sauf ! Sauf que contrairement à beaucoup d’autres œuvres en mode « kill them all » (salut Akame ga Kill, par exemple), ces morts sont jamais gratuites, permettent de faire progresser le récit, ont des vraies conséquences sur les autres personnages et les sacrifices ne sont jamais vains, permettant toujours de faire avancer un combat ou de permettre à un autre personnage de défaire un démon particulièrement puissant.

Donc voilà, maintenant que vous êtes en mode « ce personnage là peut mourir donc je vais bien en profiter », Kimetsu no Yaiba commence derrière à déplier un casting qui pourrait très vite souffrir d’inflation comme dans beaucoup d’autres mangas du genre mais qui sait rester resserré, utiliser ses personnages avec parcimonies et surtout offrir à tous des traits de caractères très remarquables. Genre très vite on va rencontrer Zenitsu dont LE trait est tout simplement « JE SUIS TRES STRESSE PAR LA VIE. » Genre il se voit tout le temps mourir, il panique pour tout… et pourtant c’est un super épéiste. Derrière tu rajoutes Inosuke dont LE trait c’est « JE PORTE UNE TETE DE SANGLIER ALORS QUE JE SUIS MEGA BOGOSS, JE DETESTE AVOIR DES VETEMENTS ET J’AI ZÉRO CAPACITÉ A ÊTRE SUBTIL » et déjà t’as trois héros… flamboyants. Si en plus on compte Nezuko qui parle peu, évolue beaucoup et a souvent tendance à défoncer les mecs en dropkick façon SECONDE POTEAU PAVAAAAAARD, on a de quoi faire avec les personnages principaux.


Après on rajoute les antagonistes: le méchant principal dispose d’une certaine classe et d’une violence froide qui fait mouche, quant à la quasi totalité des démons soit ils se distinguent par des pouvoirs exploités de manière intéressante par l’autrice, soit ils ont des jolies backstory qui expliquent un peu mieux pourquoi ils en sont à ce niveau de folie et de cruauté. Car le système des démons, et la manière dont le dirige l’antagoniste principal, est un système qui pousse à la cruauté, à la violence, même si t’es là sans spécialement le vouloir ! Accompagnant ainsi la bienvaillance de son héros, Kimetsu no Yaiba est un manga qui peut te donner envie pendant une demie-dizaine de chapitres de voir un démon crever puis te sortir un petit chapitre sur ses origines et te faire regretter tout ce que tu as pensé jusque là. Les démons restent des personnes, et ça le récit ne l’oublie jamais.

Du côté humain, en dehors des personnages principaux, on peut compter sur les « Piliers », dix épéistes de légende, là aussi tous déterminés par des traits de caractères extrêmement marquants (les deux meilleurs étant le prêtre qui pleure tout le temps et la fille poison qui a toujours une remarque classe à la bouche), et qui permettent de s’exploser les rétines en matière d’attaques spéciales car, je l’ai déjà mentionné plus tôt, mais les techniques d’épées dans Kimetsu no Yaiba elles sont illustrées façon étampes du début du XXe siècle et omfg.

C’est ça que je veut dire quand je signale que Kimetsu no Yaiba a sa propre touche, son propre style. Ca tu l’as nulle part ailleurs et dans le récit ça fonctionne extrêmement bien. Que ce soit les attaques d’eau, de feu, de vent, tout ça a son propre style. Et ça continue d’accentuer l’aspect « économe » de la série en matière de combat, où les coups portés sont rares mais quand ils sont portés, ils sont pas là pour déconner.

Et puis y’a pas que ces attaques spéciales qui sont innovantes: y’a aussi pas mal de situations dans lequel se trouve les héros. Que ce soit l’arc de la maison folle (ou nos personnages se retrouvent dans une maison qui change à chaque ouverture de porte / bruit de tambour) où bien l’arc du train, il y’a un énorme effort de fait pour que chaque arc soit radicalement différent en terme d’ambiance et ne soit pas que des successions de combat. Non, très loin de là: parfois nos héros vont devoir se servir de leur tête en dehors du combat pour survivre car les démons qu’ils affrontent sont multi-spécialisés. Cette variété et cette diversité contribue là encore très fort à la personnalité de l’œuvre qui, vous l’aurez bien compris jusque là, ne manque pas de signes distinctifs !

LA MAISON QUI REND FOLLE ET SES JEUX DE PERSPECTIVE ET DE GRAVITÉ <3

C’est pour toutes ses raisons, donc, que je vous recommande avec un vrai enthousiasme Kimetsu no Yaiba. L’anime s’annonce déjà comme l’une des séries les plus marquantes de cette année 2019 qui ne manque pourtant pas de bonnes promesses, quant au manga il semble certes entrer dans une sorte d’arc final mais je commence à le connaître suffisamment pour savoir qu’il peut partir dans toutes les directions, nous surprendre, et le faire de manière maîtrisée. Ma confiance est totale et aveugle en Gotouge Koyoharu.

En attendant, en 150 chapitres pas une once de déception, c’est une oeuvre réussie, à la personnalité forte et qui rayonne vraiment au sein du Shonen Jump, ayant relancé dans le magazine une tendance aux oeuvres au ton sombre et violent. Une tendance qu’on avait perdue depuis la fin des années 2000 ! Car depuis Kimetsu no Yaiba on a donc eu The Promised Neverland, Jujutsu Kaisen, Chainsaw-man… pas rien ! Il serait donc criminel qu’en France la série continue aussi longtemps d’être snobée, vous l’avez bien compris. Est-ce que du coup le fait que je suis cette série depuis la première semaine et le premier chapitre fait que je me sens comme un papa fier ? Oui. Est-ce que j’ai très mal vécu l’édition française ? Oui. Le succès annoncé de la série animée sera t-elle donc une délicieuse vengeance ? Putain de oui.

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4 commentaires

  • Sephius

    Tu m’as donné bien envie de croire à cette série en manga et en anime. Je sens bien la meilleure série de cette saison (même si one puch man ça sent mauvais comparant à mob psycho 100).
    Penses-tu avec le succès de la série vas donner une grosse pression à Panini ou un autre éditeur va racheter la licence pour la réimprimer et la continuer ?

    • Amo

      Panini a changé de directeur de collection récemment, et celui-ci semble vouloir « relancer » la licence d’après les infos que j’ai. Je sais pas ce que ça va donner concrètement par contre ! Dans tous les cas ça semble mal barré pour qu’un autre éditeur puisse « sauver » la licence en la reprenant.

  • Poyjo

    Ca fait plaisir d’entendre parler du manga en fond et en large avant que les dés soient lancés pour l’adaptation animée. J’espère qu’Ufotax va réussir à fournir 1 saison impeccable mais aussi d’autres.
    Je continue d’adorer le manga en attendant, le seul truc qui doit bien m’agacer c’est le fait que je suis incapable de distinguer correctement les personnages féminins entre eux 🙁
    D’ailleurs je n’arrive pas du tout à savoir, mais… C’est moi ou le manga est sur son arc final ?

    • Amo

      Ahah, c’est ptet pas aidé par le fait que 80% du cast féminin est lié à la Pillier du Brouillard, donc elles sont un peu toute dans le même moule brune / papillon / distingué.
      Pour l’arc final, on a pas d’infos sur le fait que c’est « officiellement » le dernier arc (comme la Shueisha aime l’annoncer), mais comme tu le dis y’a clairement une dynamique de « rush vers le boss final » qui s’amorce. Faut voir comment ça va se goupiller du coup, on est pas à l’abri des fameuses ellipses temporelles qui permettent de lancer un nouvel antagoniste :D.

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