Mangas & Animes

Un an d’anime ~ 2019

Entendez-vous le doux son de l’article marronnier ? On va arriver en décembre, les bilans annuels vont être partout sur vos fils de réseaux sociaux, quand ce ne seront carrément pas des bilans décennaux pour les auteurs et les lecteurs les plus courageux (je vous épargne ça, je l’ai déjà fait.) En attendant, je poursuis ma voie tracée depuis maintenant douze ans et je vous propose une nouvelle fois un bilan annuel de mes animés vus cette année. Avec comme d’habitude les critères suivants:

  • Je prends les douze mois de l’année et j’attribue à chaque mois UN anime qui m’a semblé marquer « ce » mois en particulier. Par marquer, je parle à titre personnel, évidemment. Un animé que j’ai vu durant ce mois-là et qui m’a marqué. Histoire d’être clair.
  • Séries et films sont mélangés. L’an dernier les deux avaient été séparés parce que j’avais vu quasiment une centaine de films et que du coup si j’avais pas divisé les deux, j’aurais parlé que de films, oubliant complétement les séries. Cette année, j’ai vu genre une dizaine de films, donc raison de plus de retourner au format habituel.
  • Et puis voilà, c’est les critères. Sachant que au délà des douze animes y’a toutes les mentions honorables en seconde partie d’article pour quand même pas oublier tous les trucs que j’ai pu voir.

Bref, si 2018 avait une année avec énormément de films et beaucoup de séries, 2019 c’est celle où j’ai du me forcer, pour le podcast Batoru, à mater minimum trois épisodes par jour. Ca pourrait être désagréable mais c’est devenu une routine de vie qui accroche.

Pour ce bilan j’ai essayé d’éviter d’évoquer que des séries vues dans le cadre de Batoru, ne serait-ce que parce que j’ai déjà dédié un article aux 34 séries que je me suis maté cette année dans l’objectif d’en parler dans le podcast. Pas mal d’excellentes séries dans le lot donc référez-vous à cet article pour en savoir plus. Dans cet article vous aurez donc l’équilibre habituel entre séries fraîchement diffusées que je matais en simulcast, films d’animations vus en salles et séries que je rattrapais, soit pour moi, soit pour Batoru. J’espère que cette sélection vous plaira !

Sur ce, comme chaque année, mettons une image avec un perso d’anime qui dit « mon corps est prêt » et lançons la bête.


Décembre 2018

SSSS.Gridman

« Séries fraîchement diffusées que je matais en simulcast » disais-je dans l’intro de cet article. Sauf que, lol, Gridman est une de ces séries qui n’a connu aucune sortie en France à une période ou c’est devenu une véritable anomalie d’être nulle part. Bizarre pour du Trigger, vous me direz, mais j’imagine que les voies de la licence d’anime sont complexes, difficiles et parfois niquées par des distributeurs anglophones un peu teubés.

Cela étant dit c’est dommage que ça n’ait pas connu une meilleure diffusion en France car c’était franchement pas mal et sans doute une de mes oeuvres favorites du studio, ce qui est pas forcément si compliqué parce que, honnêtement, sorti de Kill la Kill et des OAV Little Witch Academia, en gros des œuvres de jeunesse du studio1, pas grand chose du studio ne m’a particulièrement convaincu. Mais, eh, SSSS Gridman ça fait le taf plus que bien. Déjà parce que c’est une série qui a une chouette direction artistique, avec des chouettes choix de couleur, un chara-design finement étudié pour rendre chaque personnage mémorable et attractif, un usage intéressant de la 3D pour les scènes d’actions et une mise en scène pas mal étudiée, qui occasionne en conséquent une ribambelle de beaux plans.

Puis après vient forcément la question à se poser sur qu’est-ce que Gridman raconte. L’intrigue, au premier degré, est assez simple, pas dénuée de quelques bonnes idées, a ses rebondissements bienvenus, mais se perd un peu dans une conclusion assez alambiquée. Plus généralement, la série surprend, dans sa seconde moitié, a proposer moins d’actions et de gros combats, ce qui va déstabiliser ceux qui ne viennent dans les séries Trigger que pour les grosses bastons. Mais derrière tout ça, on a une métaphore intéressante de ce que c’est qu’être fan, passionné.

En effet, via ce personnage d’Akane, une féru de tokusatsu qui semble incapable de partager sa passion et ne la vit qu’en l’utilisant afin de détruire son entourage et le monde qui l’entoure, on peut voir en Gridman un propos sur les fandoms en général, sur ces passionnés qui pètent un câble et s’accaparent des genres, des œuvres, et y mettent leurs sentiments les plus noirs afin d’échapper à leurs propres problèmes. C’est assez malin si cette théorie est juste !

Les années précédentes, en Décembre:


Janvier 2019

Simoun

Parmi toutes les séries vues pour Batoru, Simoun a été l’un de mes coups de coeur les plus clairs mais, pour autant, je ne sais pas si c’est une série que je recommanderais tant que ça. Elle a un chara-design assez bizarre, une narration soit trop lente soit trop rapide en fonction de l’épisode, y’a un univers de fou qui permettrait facilement d’aborder des thématiques comme le genre ou l’homosexualité mais ça se concentre plus sur ses personnages que sur ces thématiques, personnages qui sont en outre souvent très antipathiques de part leurs actes et leurs paroles… En somme, Simoun est une série compliquée, avec autant de bonnes idées que de coups manqués, mais pour laquelle j’ai rapidement eu une profonde affection.

La vraie force de Simoun reste, malgré tout, son univers. Un monde où tout le monde naît femme mais doit choisir un sexe à la fin de l’adolescence ? Intéressant. Un monde où une théocratie possède un monopole sur les armes les plus puissantes et les lieux religieux d’importance, forçant les autres pays à vivre dans la misère et la suie ? Intéressant. Les héroïnes sont du côté de la théocratie ? Intéressant. Et l’intrigue commence lors de la première défaite militaire de l’histoire de cette théocratie ? Très intéressant.

Non, vraiment, Simoun est une série qui m’a passionné car si elle est majoritairement sombre et promet à ses protagonistes de passer de très mauvais moments, elle n’en est pas pour autant déprimante. En vrai, c’est la conclusion qui m’a convaincu, qui m’a emporté. Et parfois, une jolie conclusion, réussie, c’est tout ce qu’il me faut pour me convaincre que le voyage aura valu le coup.

Les années précédentes, en Janvier:


Février

Kaguya-sama: Love is War

J’adore le manga de base, mon Death Note de l’amour qui je suis religieusement chaque semaine, et cette adaptation animée je l’attendais avec plus de frayeur qu’autre chose. Ouais, pour être franc, les visuels me donnaient le sentiment que ça allait être une adaptation très fainéante qui allait faire du case par case en se contentant de donner une voix rigolote au narrateur. Mais que nenni, l’adaptation est une réussite qui a surtout été pour moi l’occasion de redécouvrir les premiers chapitres du mangas sans le moindre déplaisir !

Et cette réussite, on la doit à énormément de facteurs. Déjà via un staff ultra compétent, dirigé par Shinichi Omata, ancien de SHAFT qu’on a pu voir récemment sur Le Rakugo ou la Vie. Et ces racines « SHAFT » on peut les remarquer aisément tous les longs des épisodes de la série, avec un rythme très rapide et énormément de choses qui sont sans cesses affichées à l’écran, que soit les expressions des personnages, les détails du décor, les infographies occassionnelles, bref on est dans un milieu d’intellos qui veulent pécho d’autres intellos, et la mise en scène s’y adapte.

Mais, surtout, Kaguya-sama amène encore plus de vie dans nombres d’histoires déjà hilarantes du manga d’origine. Que ce soit les interventions remarquables du personnage de Chika, les français qui parlent en yahourt ou même les séquences plus « sérieuses » qui vont mettre le projecteur sur les difficultés de la vie de Kaguya, tout fonctionne. La série veut nous faire rire ? Elle y arrive sans souci. Elle veut nous toucher ? Ok, on accepte aisément. Bref, c’est malin, récupère les nombreuses qualités de son oeuvre de base, nous offre un casting resserré mais remarquablement exploitié et qui, surtout, un casting auquel on s’attache vite malgré le fait qu’au départ on nous les présente surtout comme des psychos. Mais non ça marche !

Mais bon, vraiment, Chika <3.

Les années précédentes, en Février:


Mars

Sword Art Online: Alicization

L’arc de la maturité, lol.

Bon je met un « lol » mais je suis assez proche de croire à cette affirmation. Quand dans un an je ferais un gigantesque article nommé sans doute « Pourquoi Sword Art Online Alicization aurait pu être excellent (et l’est) », je dédierais au moins dix paragraphes à dire énormément de bien du world building de Alicization. Toute la force de cet arc repose ainsi sur l’univers dans lequel Kirito se retrouve projeté, l’Underworld, où des IA vivent leur vie dans un monde d’heroic fantasy sans savoir qu’elles sont des IA dans une simulation informatique. Juste avec ce postulat tu as plein de possibilités intéressantes à exploiter et contrairement à Aincrad (qui avait plein de possibilités, en exploitait trop peu), Alicization va le faire.

Genre la magie dans cet univers ? Bah c’est du code informatique de base. Pour les IA c’est du charabia magique, pour Kirito et le spectateur c’est de l’anglais de programmation de base. Comment la grande méchante de l’Underworld s’est retrouvée aussi puissante ? Bah en apprenant la programmation informatique. Eugeo et Alice ? Ce sont des simples IA, mais Kirito va s’attacher à eux et commencer à se poser des petites questions, certes peu originales mais toujours bienvenues, sur l’humanité et caetera. Y’a même une différence de temps écoulé (deux ans pour Kirito = deux jours pour les gens dans le monde réel) qui permet à l’histoire de couvrir une large période de temps sans pour autant s’inquiéter de l’univers hors-Underworld. En somme, cet Underworld il fonctionne du tonnerre.

Le reste de cette première partie d’Alicization, derrière, il va surtout mettre en avant les qualités « classiques » de Sword Art Online. Vous aimiez les combats ? Bah ça tombe bien, y’a dix épisodes consacrés à Kirito et Eugeo qui jouent à Saint Seiya et doivent monter une tour en combattant des ennemis super balèzes manipulés par un Grand Pope Administrateur particulièrement vilain. Les combats sont esthétiquement impressionnants, ça donne tout, y’en a pas un plus mal fait que l’autre, c’est du plaisir à chaque épisode.

Alors, après, on y retrouve aussi les défauts « classiques » de Sword Art Online, hein. Genre comme d’hab les méchants c’est de la merde, à l’exception nette de Quinella qui semble posséder des motivations un peu plus intéressantes que « je veux juste violer des nanas. » Y’a toujours quelques maladresses d’écriture de ci de là, mais dans l’ensemble les défauts sont cette fois-ci moins encombrants, et équilibrés par de réelles qualités. Bref, Alicization, en tout cas cette première partie, c’était de la balle, maintenant j’ai un peu d’appréhension sur la seconde partie qui, certes, à le bon goût de mettre Alice en personnage principal et de teaser le retour de Asuna au premier plan mais, de l’autre côté, semble retomber dans le travers d’un bad guy psychopathe et pas froncièrement très intéressant. Après ok il est doublé par Akira Ishida donc je vais lui laisser sa chance.

Les années précédentes, en Mars:


Avril

Liz & L’Oiseau Bleu

Voir Liz au cinéma, dans le cadre d’une exploitation « normale », était quelque chose de profondément inespéré ! Mais difficile de ne pas faire preuve d’énormément de gratitude pour Eurozoom, qui a tenté de sortir le film, l’a vu se manger des chiffres en salle qu’on peut qualifier de « ouch, pas ouf » mais nous a permis de voir (ou revoir) le film dans des qualités optimales. Car en décembre dernier, j’avais déjà vu le film mais dans le confort de mon domicile et si je l’avais ultra adoré force est de constater que c’est le revisionnage qui aura été une tétra-claque. Vous pensez peut-être « oui c’est vrai que le film est beau, sur grand écran ça doit être top » et effectivement ça joue, mais la vraie tuerie c’était de constater à quel point le film était incroyable d’un point de vue sonore. C’est là que tu constates le taf de maboule de kensuke ushio qui, non content d’avoir composé la bande originale « en direct » (le storyboard défilait devant lui et il jouait en live la musique), utilise une quantité ahurissante d’instruments et de sons, offrant une bande originale qui sublime et s’adapte à chaque scène. Avec perfection.

Et c’est logique parce que Liz est un film qui repose tellement sur le son ! C’est un film où mine de rien les personnages parlent peu et s’expriment majoritairement par leurs expressions ou par le son qu’ils emettent. La première scène du film c’est deux personnages qui marchent l’un derrière l’autre, chaque personnage émettant un son et un rythme différent, sons et rythmes qui se complètent pour former une superbe mélodie. Liz c’est un film qui nous rappelle qu’il est toujours difficile de communiquer ses sentiments même auprès de ceux qui nous sont chers. Surtout auprès de ceux qui nous sont chers. La peur de briser une relation avec un simple mot, l’isolation crée par le non-dit, la jalousie que parfois tu peux ressentir même envers des gens que tu aimes et le sentiment honteux que tu ressens quand tu en prends conscience, qui va te faire tendance à penser le pire.

Liz c’est une histoire simple, banale et quotidienne de deux adolescentes qui ont juste besoin de se dire un truc. Et c’est à la fois grâce à la beauté de sa mise en scène et surtout parce que c’est une histoire dans laquelle tant de nous peuvent se reconnaître que ça fonctionne d’autant mieux.

Faut vraiment que j’aille acheter le blu ray pour le revoir une troisième fois, putain.

Les années précédentes, en Avril:


Mai

School Days

Avec Liz le mois précédent on avait une histoire belle et subtile autour de deux adolescentes qui s’enfermaient dans leurs complexes quitte à s’isoler de la personne qu’elles aiment le plus. Cette fois-ci avec School Days on a une histoire MOCHE et BOURRINE autour de TROIS ADOLESCENTS QUI BAISENT et QUI GERENT MAL TOUT. Et pourtant, School Days m’aura aussi mis une claque, comme quoi la subtilité ou la bourrinitude d’une histoire n’est pas un critère majeur pour juger de la qualité de son écriture !

En vrai ceux qui me suivent savent déjà que j’ai cette passion pour les mangas et animes autour des relations qui se passent mal. Genre si j’évoque pas Scum’s Wish au moins une fois par mois je me sens mal. School Days, lui, décide arbitrairement de pousser les potards au maximum sur à peu près tous les sujets. Ca commence comme toutes les romcoms adaptées de jeu de cul, avec un héros sans trop de personnalité qui a un ptit crush sur une nana timide à gros seins, y’a sa copine pleine d’énergie qui se décide de l’aider à serrer de la timide, ça marche trop bien, les deux se mettent en couple, la copine pleine d’énergie se dit que quand même elle kiffe bien le héros et à partir de là ohlalalalala c’est le cirque.

On a déjà tous en tête la fin de School Days tant elle est passée au rang de mythe. Le petit bateau sur une rivière, la censure sur les chaînes, des têtes dans des sacs, c’est un symbole fort de ce qu’est la série. Mais School Days c’est aussi une série qui prends tous les codes d’un des genres majoritaires de son époque – la romcom « harem » – et s’amuse à les dynamiter un par un. School Days c’est une série qui nous présente un héros classique – un « lycéen normal et sans personnaltié particulière, afin de permettre au spectateur de s’identifier » – mais qui va corrompre cet archétype tout le long des 13 épisodes, le faisant doucement passer de plus en plus pour un gros quetard extrêmement lâche, qui va essayer d’esquiver les conflits en permanence et profiter fort naturellement de son archétype – toutes les meufs semblent étrangement le kiffer, donc pourquoi pas toutes les sauter ? Si la série s’était arrêtée à ça, ça aurait pu être problématique, mais c’est en le voyant galérer à gérer la moindre conséquence de ces actes que la série le présente de plus en plus comme un vilain. Un nice guy auto-proclamé, qui pense que le sexe lui est dû, qui n’a aucune envie de gérer les responsabilités d’un couple, et qui humilie voire détruit la vie de toutes celles qui s’approchent trop de lui parce qu’au final, il en vient à considérer les femmes uniquement comme des suceuses de bite, et il va payer toutes les conséquences de ses actes lors du final ! Je me suis également amusé en 2019 à constater à quel point le héros était un pur incel. Eh oui, le terme existait pas encore, mais l’archétype était déjà bien vivant !

Bref, c’était un visionnage vraiment fascinnant. Je suis très loin de trouver que la série est aussi conne que certains veulent le faire croire. Je pense sincèrement que c’est une série qu’il ne faut pas prendre totalement pour argent comptant, et qu’elle a été écrite et réalisée en partant du principe que son spectateur allait la mettre dans son contexte, et au sein d’une industrie qui à l’époque mettait en avance trop de harems et de triangles amoureux assez peu sains. C’est comme si en 2019 sortait un isekai avec un « héros normal et classique » qui aurait soudainement plein de pouvoirs, se conduirait comme un connard du début à la fin, puis paierait de manière sanglante les conséquences de son immoralisme et de sa toxicité. Bref, un Rising of the Shield Hero mais ou à la fin la tête du héros finit dans le sac de sa waifu pendant qu’il se fait picorer les yeux par sa piaf de compagnie. Je pourrais payer pour ça.

Les années précédentes, en Mai:


Juin

Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba

Autre adaptation que j’appréhendais alors que j’aurais pas du ! Après tout, ufotable c’était bon signe mais, je sais pas, j’avais une petite peur avant d’aller au Grand Rex et voir les cinq premiers épisodes tout en engueulant une bande de débilos qui dans le fond de la salle hurlaient leur viriginité à l’écran, façon public du Grand Rex.

Malgré tout, spoiler: c’est un de mes animes favoris de 2019 !

J’ai sans nul doute ce biais du gars qui est lecteur du manga depuis la publication du tout premier chapitre, qui connaît les qualités à long terme de l’oeuvre et peut donc tempérer certains des défauts de cette première saison. Genre, par exemple, Zenitsu, si je connaissais pas son développement sur l’ensemble du manga, j’aurais peut-être un peu plus de mal à le découvrir dans l’anime. Mais sur tout le reste, et malgré ce fameux biais, je peux pas m’empêcher de constater que l’anime Kimetsu no Yaiba sublime les trois premiers tomes du manga Kimetsu no Yaiba qui sont, et vous allez pas me croire quand je dis ça, de loin les tomes les plus « faibles » du manga. Faible est un mot dur, mais disons que tu sens pendant deux ou trois tomes que l’auteur tâtonne, se cherche un ton, et avance son intrigue beaucoup trop vite pour nous introduire le plus rapidement possible le grand méchant.

L’anime Kimetsu no Yaiba c’est ce genre d’adaptation qui réussit tout: d’un point de vue technique et visuel, les combats sont encore plus beaux et encore plus prenants que dans le manga. D’un point de vue intrigue, ils rajoutent des petites scènes ou développent des scènes existantes afin de permettre au scénario de souffler, de prendre le temps qu’il faut pour que tous les retournements nous paraissent crédibles et prenants. La musique est pas en reste, donnant le meilleur de Yuki Kajiura et de Go Shiina, qui là encore amènent énormément à l’ambiance posée par la série.

Et, surtout, comme le manga, l’anime c’est une galerie de personnages immédiatement iconiques. Que ce soit Tanjiro, héros rappellant que la bienvaillance n’est pas synonyme de niaiserie, Nezuko et sa tendance à être aussi adorable que badass, le fabuleux Inosuke et son intensité MAXIMALE, le destin tragique et travaillé de nombre de démons antagonistes et je ne parle pas des pilliers, vos chevaliers d’or / capitaines de division des années 2010. Tout marche, tout colle car Kimetsu no Yaiba nous rappelle que parfois, juste une histoire simple, bien racontée, bien mise en scène, c’est souvent tout ce qu’il faut pour être une réussite.

Les années précédentes, en Juin:


Juillet

Les Enfants de la Mer

Juillet était un mois d’embouteillage pour le cinéma japonais d’animation avec pas moins de trois films en trois semaines. Quatre en cinq semaines si on s’amuse à rajouter Le Mystère des Pingouins. Un été chargé, saturé, et dont étrangement le plus médiocre des quatre – Wonderland, un film que même son réalisateur méprise en interview – fut le vainqueur en terme de box-office. Malgré tout, on avait ce combat interne à Eurozoom, avec Les Enfants de la Mer contre Promare, deux films qui mine de rien pouvaient se rassembler sur pas mal de points communs: des directions artistiques radicales, des thématiques aquatiques, des super bandes originales. Par contre, surprise, c’est deux publics radicalement différents qui sont concernés.

Dans ce « combat » – qui n’existe finalement que dans cet article -, c’est bien Les Enfants de la Mer qui m’aura le plus convaincu. Par contre c’est sans doute le film le moins consensuel du duo ! Histoire d’une adolescente qui se trouve des sentiments pour un gamin capable de parler aux animaux marins après avoir été elevé par des lamantins tout le long de sa jeunesse. Enfin je suis plus sûr que ce soit des lamantins, mais j’aime bien les lamantins donc allez, yolo, je piffe, dans tous les cas il a été élevé par des animaux marins. Bref, l’adolescente va se retrouver à suivre ce gamin dans pas mal d’aventures, et le film se conclura sur quinze minutes de moments extrêmement psychédeliques qui en déstabiliseront plus d’un. Bah ouais, le réal a dit qu’il s’était inspiré de 2001, faut bien que ça se voie.

J’ai adoré le film, mais surtout pour sa performance artistique. Le visuel est unique, l’animation est sublime, les couleurs explosent à l’écran. Y’a aussi une grande culture du récit raconté par le biais de l’image, où les dialogues deviennent de plus en plus accessoire au fur et à mesure du long-métrage – sur la fin ce n’est même plus que du bruit qui nous distrait plus qu’autre chose, comme pour rappeller que l’océan reste le monde du silence avant tout autre chose. Maintenant, c’est un film qui va jusqu’au bout de ses idées et de sa proposition, qui n’a pas peur de foutre une partie du public sur le bas côté, et qui derrière son histoire parfois alambiquée cache un message fort sur une adolescente qui découvre soudainement que son corps est « équipé » pour offrir le don de la vie. Du coup, c’est un film risqué à recommander parce que pour peu que ça soit pas votre délire, vous allez voir en Les Enfants de la Mer un bel économiseur d’écran trop abscon et trop perché pour son propre bien. Moi ce délire, ça tombe bien, c’est le mien, et j’ai pris un sacré pied devant les deux heures de ce long métrage.

PS: Le film cache après son générique de fin trois minutes de film supplémentaire, avec entre autres sa « vraie fin. » Radical je vous dis.

Les années précédentes, en Juillet:


Août

Paranoia Agent

Paranoia Agent je le mettais longtemps de côté parce que je voulais pas vivre dans un monde où j’avais vu tout ce que Satoshi Kon avait produit en terme d’animation japonaise. Bon bah écoutez, je vis désormais dans ce type de monde, c’est bien la merde, et je comprends ce que ressente ces gars en manque qui seraient prêts à tuer leur famille pour que Dreaming Machine soit complété.

Paranoia Agent, c’est effectivement top. Comme d’habitude, le réalisateur utilise un sujet qu’il maîtrise bien – la différence entre la réalité et le fantasmé – pour raconter l’histoire d’une légende urbaine créée par une salarywoman en burnout, légende urbaine qui va se barrer en couilles. C’est assez fou que Paranoia Agent raconte en 2004 des trucs qui seraient encore plus forts dans la société ultra-connectée d’aujourd’hui, où n’importe quelle rumeur ou légende peut voir sa force être multipliée par cent en moins de quelques minutes.

Mais les passages les plus fascinants de Paranoia Agent c’est pas forcément les épisodes liés à l’intrigue principale, c’est ce petit trio d’épisodes « filers » aux trois quarts de la série, où on quitte les protagonistes pour visiter les conséquences de cette légende urbaine et des actions du Shonen Bat sur différents japonais. Que ce soit l’épisode du studio d’animation (un Shirobako qui tourne extrêmement mal), celui des ménagères (et cette passion malsaine pour le sensationnel) ou celui des suicidaires (mélangeant un humour très noir avec une conclusion ahurissante), c’est dans ces petites bulles de liberté, ces one-shot en vingt minutes que tout le génie de l’écriture, de l’univers et de la mise en scène des auteurs s’exprime.

Paranoia Agent est une série incroyable, que même un final un poil incompréhensible ne parvient pas à rendre moins incroyable. Un visionnage que je vous recommande très fort, si il n’a pas déjà eu lieu, évidemment !

Les années précédentes, en Août:


Septembre

Senki Zesshou Symphogear XV

Ha je vous ai cassé la tête avec ça, hein ? Que ce soit mes innombrables tweets, mes recaps hebdomadaire ou, plus généralement, mon fanboyisme INTENSE, je n’ai jamais cessé une seule seconde de parler de Symphogear en 2019 et c’est tout à fait logique car je n’ai jamais cessé une seule seconde de penser à Symphogear en 2019. Comme je l’exprimais y’a déjà un an et demi dans mon grand article sur la franchise, Symphogear réactive chez moi cette passion ardente que je n’avais pas ressenti depuis mon adolescence, et me permet de me rappeller ce que c’est d’être ultra-passionné, ultra-excité par une oeuvre, une sorte d’adoration permanente de ses personnages, de sa musique, de son intrigue. Et, écoutez, après m’être forcé pendant dix ans à essayer d’être objectif au maximum sur tout, à parfois me forcer à dire du mal des séries que je kiffe juste pour me donner l’image de quelqu’un de juste et neutre, j’en ai eu marre et au final si je kiffe un truc à fond, autant que je l’exprime à fond.

BREF. Symphogear XV c’était donc la conclusion théorique de la franchise, la « série finale », et avec ça la promesse de toute conclure, tout terminer et partir sur un gigantesque feu d’artifice. La promesse, elle est tenue ! Les épisodes épiques s’enchaînent, les rebondissements incroyables ne cessent pas, les scènes d’action de haute volée se succèdent, on donne aux fans ce qu’ils veulent sans pour autant trahir l’univers et les idéaux posés par la franchise depuis le premier épisode, bref c’est une saison qui est sous le signe de la récompense. Vous êtes fan de Symphogear ? Voilà tout ce que vous aimez, avec les meilleures scènes de transfo, les clins d’oeil et le développement tant attendu.

Après oui, si je voulais me forcer à être « objectif », évidemment que des défauts je peux vous en trouver. Ainsi, la série tente clairement de faire tenir en treize épisodes une intrigue qui aurait nécessité deux épisodes de plus, du coup non seulement on a des épisodes où il se passe beaucoup trop de choses mais en plus la série sacrifie son épilogue. Symphogear XV est ainsi une série où on est censé dire au revoir à ces héroïnes qu’on a appris à adorer pendant cinq saisons, mais où il n’y a pas de véritables scènes de au revoir. Bon on a une jolie chanson de remerciement, mais ça reste un peu frustrant et continue de laisser un léger sentiment d’inachevé. Tant pis.

Tant pis, car pour tout le reste, c’était top. Symphogear XV c’était l’apogée de la formule Symphogear, avec son univers déjanté mais cohérent, sa tendance à l’excès qui ne s’accompagne pour autant d’un mépris de l’intelligence de ses spectateurs, c’est toujours des meufs qui chantent en se battant de manière badass, c’est toujours un effort de continuité finement étudié avec les saisons précédentes, c’est toujours un cast de haute volée. Bref, c’est Symphogear, c’est le pic de l’anime d’action, et c’est toujours un miracle qui fait chaque jour mon bonheur.

Les années précédentes, en Septembre:


Octobre

Fullmetal Alchemist: Brotherhood

Fouyaya, ça fait du bien de se rappeller parfois à quel point Fullmetal Alchemist c’est une totale réussite. En matant enfin en entier Brotherhood, c’est là que je me suis rendu compte de la somme innombrable de qualités qui font du manga Arakawa un des sommets du manga. Et c’est une recette simple: beaucoup de bons personnages qui ont des intrigues importantes qui se déroulent en parallèle les unes des autres pour se rejoindre à différents moments clés et donner lieu à une conclusion incroyable et satisfaisante. Recette simple, chaque intrigue à du coup son importance, chaque personnage donne une raison d’être suivi, c’est tout bon.

Car ouais, FMA c’est une série où il se passe beaucoup de choses avec beaucoup de personnages mais ou y’a zéro gras, où tout a une véritable conséquence. Chaque rebondissement a une véritable influence, chaque combat a un enjeu et y’a même pas mal d’humour pour détendre parfois l’atmosphère ou nous aider encore plus à apprécier les personnages. Et du manga original cette adaptation animé en tire le maximum, avec quelques combats encore sublimes dix ans après (hasard, coïncidence: dès que ça implique Wrath, c’est souvent incroyable) et un vrai sens du rythme qui, passé les dix premiers épisodes, est excellemment maîtrisé.

Je dis « passé les dix premiers épisodes » car Brotherhood n’est non plus une adaptation parfaite, dû au contexte de sa sortie. Sorti à peine une demie-décennie après la première adaptation animée de FMA, il a été fait le choix un peu osé de complétement négliger les parties déjà adaptées à l’époque. Et par « négliger » je veux dire « les adapter à vitesse éclair. » Nina, Hugues, la découverte des homonculus, le passé de Edward & Alphonse: tout ça passe très vite, l’émotion n’y a plus autant, mais vu que les mecs sont partis du principe que vous aviez déjà vu tout ça dans FMA 2003, ça peut se comprendre.

Du coup ouais, quelle est ma position dans ce débat « FMA 2003 ou FMA Brotherhood » ? Bah c’est une position de normand: matez les deux, dans l’ordre chronologique. Matez FMA 2003 pour savourer au maximum certaines des scènes les plus cultes du manga et découvrir un arc « inédit » excellement travaillé, puis ensuite passez sur Brotherhood pour l’une des intrigues les mieux ficelées et les mieux racontées de l’histoire du shonen-manga. C’est pas si compliqué de choisir quand manifestement y’a pas de choix à faire.

Les années précédentes, en Octobre:


Novembre

Vinland Saga

Voir Vinland Saga commencé à être adapté presque quinze ans après le début de sa publication fut une agréable surprise ! J’avais lu un peu les tomes à l’époque de leur sortie française (j’étais au lycée à l’époque) mais découvrir l’oeuvre avec cette adaptation fut pas une mauvaise décision ! Y’a un ton fun dans Vinland Saga, où tu sens que l’auteur (le vénérable Makoto Yukimura) ne s’intéresse non pas à l’histoire des Vikings mais à la légende des Vikings. Ainsi si on se base sur des faits réels (les guerres entre britanniques et vikings, les figures mythiques telles que Sven 1er, Knut ou Leif Erikson), tout va être considérablement amplifié pour donner aux personnages principaux de Vinland Saga une figure quasi-mythologique: grande gueule, grande puissance, grands talents et grands physiques qui dominent les armées toutes autour d’eux.

Donc nous voilà devant une série historique avec pas mal de surhommes qui vont faire le show et c’est bonnard. Les alliances entre clans se font et se defont, les combats amènent aussi bien des tactiques machiavéliques que des grandes effusions de sang. Les vikings passent du temps à combattre des anglais ou se combattre eux-même, alors que dans les campagnes britanniques les pauvres paysans normaux essaient juste de vivre leurs vies, vies qui vont être détruire par l’arrivée de ces surhommes dont le récit nous rappellera souvent leur mépris pour les vies humaines.

Vinland Saga c’est donc un grand tour: de l’action, parfois un peu d’humour, des personnages extraordinaires, des rebondissements politiques. Que ce soit la soif de vengeance de Thorfinn, les tactiques sournoises de Askeladd, les coups d’éclats de Thors, la force béate de Thorkell ou les doutes d’un Knut, on suit avec passion ce qui s’y déroule. C’est top.

Et le plus fun: paraît que c’est juste le prologue. Méga mdr.

Les années précédentes, en Novembre:


Mentions honorables

  • Radiant: Ca m’a surtout motivé à acheter le manga, qui est très sympa à lire de part ses quelques bonnes idées ! Cette adaptation animé a ses qualités (particulièrement Aoi Yuuki en Mélie) mais est parfois un peu trop molle du cul pour être pleinement kiffable.
  • .hack\sign: A un moment alors que j’étais en période de visionnage de la série, j’ai eu une nuit d’insomnie, et je me suis dit « ha bah je vais mettre un épisode de .hack pour m’endormir. » Non seulement ça a pas marché parce que, eh, l’insomnie, mais j’ai surtout commencé à prendre conscience que si je pensais ça de la série, ça en disait long.
  • Saint Seiya Santia Shô: Ehhh, j’avais oublié que j’en avais maté trois épisodes. J’en ai zéro souvenirs…
  • Zombieland Saga: Très rigolo, très plaisant, très chouette cast, un peu deçu que cette saison 1 développe pas tous les persos. La s2 devrait régler ça !
  • Rascal Does Not Dream of Bunny Girl Sempai: Beaucoup de qualités mais un rythme beaucoup trop rapide dans l’adaptation ! Le potentiel émotionnel de nombre d’arcs sont à peine effleurés, c’est rageant. Genre l’arc de Kaede, tu aurais mis un ou deux épisodes de plus pour qu’on s’attache au maximum aux enjeux, ça aurait été la cascade.
Radiant
  • Magical Lyrical Nanoha Detonation: Incroyable de se dire que c’est le quatrième film de la franchise et qu’ils savent toujours pas comment faire un film. J’ai aussi aimé le fait que le film s’appelle Nanoha mais qu’au final elle est quasi accessoire dans un film centré sur des persos très osef créées pour les films.
  • Zoku Owarimonogatari: J’avoue, j’avais pas vu Owarimonogatari je suis directement allé voir Zoku, lol. Ca faisait 2h30, je me suis pas ennuyé une seule seconde et j’ai l’impression que j’étais pas plus paumé que d’habitude. J’ai vraiment un rapport bizarre à Monogatari.
  • Abenobashi: Très irrégulier, la qualité de l’épisode dépendant beaucoup de son réalisateur. Ca empêche quelques scènes très fortes, et des blagues parfois très vulgos mais qui ont sur moi… un petit effet certain.
  • Bookseller Honda-san: Léger et plaisant, ce témoignage de la vie de libraire est un bon moment et une des séries courtes les plus funs de l’année.
  • Agressive Retsuko We Wish You A Very Metal Christmas: Très très passable !
Honda-san
  • The Promised Neverland: Adaptation qui part dans une direction un poil différente du manga original – misant plus sur l’horreur et les rebondissements -, c’est un choix osé, qui paiera sans nul doute sur les gens qui découvrent Neverland. Si vous avez déjà lu le manga, par contre, ça n’a pas grand interêt.
  • Mob Psycho II: Ultra solide, comme souvent. Je continue à être un peu frustré par le fait que ça reste pas vraiment en mémoire chez moi (j’ai tendance à oublier que la série a été diffusée), mais chaque épisode restait malgré tout une vraie bonne expérience. Il manque ptet encore ce ptit truc à Mob pour vraiment marquer les esprits. Mais quoi ? Moi même je l’ignore.
  • Boogiepop and others: Très irrégulier en fonction des arcs. Certains arcs sont incroyables (Boogiepop At Dawn), d’autres sont très passables (The King of Distorsion.) J’en retiendrais surtout la figure iconique du Boogiepop, monstre de charisme utilisé avec modération et intelligence.
  • Kemono Friends 2: Bon bah écoutez, c’est bien d’avoir tenté Kemono Friends sans TATSUKI mais c’est clairement bien moins intéressant. L’épisode du chien j’ai toujours pas compris la morale.
  • Kemurikusa: Le premier épisode était très intriguant, je me suis promis de rattraper dès que j’aurais le temps parce que j’ai entendu pas mal de bonnes choses dessus, et que j’ai confiance en TATSUKI pour déjouer mes attentes.
Boogiepop and others
  • Kouya no Kotobuki Hikoutai: Un soin ahurissant sur la représentation des avions (bruits du moteur, détails des modèles 3D), un univers avec quelques bonnes idées mais un cast qui m’a jamais donné envie de m’y attacher. J’en attendais ptet trop un Girls und Panzer aéronautique.
  • Mahou Shoujo Tokushushen Asuka: Très très violent, parfois jusqu’à l’excès, mais surtout assez moche dans son design global. L’anime m’a quand même donné envie de jeter un oeil au manga donc c’est déjà ça.
  • My Hero Academia the Movie: Un moment assez fun mais je suis biaisé, c’est le genre de film dans lequel le public du Grand Rex amène vraiment une valeur ajoutée. Le combat final était d’une qualité technique assez fifolle !
  • Sakura Taisen: Une sacrée surprise, où le réalisateur de Serial Experiments Lain vient amener son style particulier sur la franchise d’action & de drague de SEGA. Ca donne une série étrangement désespérée, avec un cast solide et attachant. Pas un mauvais moment.
  • Manaria Friends: Elles s’aiment, elles ont vraiment envie de l’autre, j’ai jamais vu des persos aussi assoiffés non stop dans l’animation japonaise. Fun.
Manaria Friends
  • Phantom Requiem for the Phantom: J’ai pu mater que la première moitié faute de temps, et c’était très bien !
  • Star Twinkle Precure: Après Hugtto j’en attendais ptet trop de Star Twinkle, qui m’a même vraiment ennuyé pendant une dizaine d’épisodes. Mais là depuis l’épisode 35 ça enchaîne épisode ouf sur épisode ouf donc, eh, c’est top.
  • Sengoku Basara: Extrêmement fun et délirant dès le démarrage, mais a du mal à rester aussi inventif sur la longueur. C’est dommage, mais ça reste un moment sympa.
  • High Score Girl: Assez mignon, et est parvenu à me refiler la nostalgie d’une période que j’ai absolument pas vécu – l’âge d’or de l’arcade au Japon. Objectif réussi ! Mention spéciale pour la très chouette VF
  • Moi quand je me réincarne en Slime: La seconde moitié était beaucoup moins bien que la première ! Quand la série se transforme soudainement en compilation de mini-histoires qui font perdre à Limule son statut de « chef de village » pour juste le faire parcourir le monde, ça perd en originalité et en interêt. Episode final très intrigant, quand même.
  • Dragon Ball Super Broly: Je suis pas fana de Dragon Ball mais honnêtement ce combat d’une heure j’en aurais facile repris une demi-heure supplémentaire tellement c’était ouf.
Star Twinkle Precure
  • Hidamari Sketch: Une de ces séries un peu étrange où j’aime les persos, j’aime le style, j’aime le ton mais j’aime pas forcément mater les épisodes. J’imagine que je vais lire le manga.
  • Gungrave: Je m’attendais à une adaptation quelconque d’un jeu PS2 oublié, je suis tombé sur une série ouf où deux paumés inséparables se retrouvent à escalader les échelons de la mafia, acquérir leurs propres ambitions et la suivre, au point de mettre leur amitié à très rude épreuve. C’est une série avec quelques épisodes extraordinaires, et qui parvient magnifiquement à changer de registre plusieurs fois durant son déroulé (ça passe du récit de mafia au récit de monstres avec une fluidité ahurissante.) Une excellente surprise, je vous conseille.
  • Hellsing: Pendant six épisodes ça adapte le manga et c’est tout à fait sympa, puis durant les six épisodes suivants ça crée sa propre intrigue, ça n’a plus aucun sens, les persos sont cons et y’a une conclusion en queue de poisson. Aie aie.
  • Mushishi: Beaucoup beaucoup beaucoup de mal à apprécier Mushishi. J’en vois bien évidemment les qualités mais honnêtement c’est une série qui me passionne jamais, m’endort souvent et auquel j’accroche pas du tout. Ca arrive, passons.
  • Hugtto Precure <3 Futari wa Precure: All Stars Memories: Un film crossover tout à fait plaisant, avec un usage de la 3D qui est excellent.
Gungrave
  • Hitoribocchi no Marumaru Seikatsu: Assez adorable, parfois très drôle mais plus la série avance plus elle montre ses limites: les blagues deviennent très répétitives et parfois ça s’embourbe dans des scènes sérieuses qui jurent clairement. Mais bon, ça reste un moment plaisant à chaque épisode.
  • Sarazanmai: Un ou deux épisodes de plus n’auraient pas été du luxe, mais Sarazanmai m’a pas mal plu malgré tout.
  • L’Odyssée de Kino: Ah, très bien ! L’épisode avec la ville super gentille où tu passes l’épisode à attendre un coup ferré qui ne vient pas et qui est à la place remplacé par une fin ultra poignante, ça c’est de l’animation japonaise de ouf.
  • Gakuen Utopia Manabi Straight: Si vous cherchez une série qui parle de la nostalgie du lycée mais aussi de la détresse d’essayer de porter seul un combat politique, Manabi Straight est une vraie réussite.
  • Minami-ke: C’est rigolo, j’avoue.
Sarazanmai
  • Gantz: Assez insupportable ! La 3D a très très mal vieilli mais ça je ne blâmerais pas Gonzo. Par contre ces personnages insupportables qui passent leur temps à hurler et à te filer mal au crâne avec leurs cris (l’alien poireau, PUTAIN), non ça pas merci. Une mauvaise expérience.
  • Busou Renkin: Une première moitié vraiment fun, une seconde moitié beaucoup plus « classique » pour un shonen et qui, du coup, peine à autant passionner.
  • Devil May Cry: Pas un si mauvais visionnage que ça. Ca reste très quelconque, mais y’a une représentation du personnage de Dante qui est mine de rien assez plaisante à suivre.
  • Final Fantasy Unlimited: Très laide, sans conclusion, ultra répétitive, débile, yep, c’est une série bien nulle.
  • True Tears: Ah lol quelle merde. C’est une série qui passe son temps à punir ses bons personnages, c’est à dire ceux qui se conduisent pas comme des connards. Le copain du héros, super sympa ? Allez, il se fait punir sentimentalement pour le fun. Noe ? Allez, elle aussi elle est condamnée à la solitude et à l’humiliation juste comme ça. Nul nul nul multiplié par nul au carré.
  • Kaiba: Pas un visionnage ultra facile car voilà une série très desespérée, qui tient vraiment à te montrer les facettes les plus noires de l’humanité, le tout avec un design ultra inspiré par les cartoons des années 30. C’est unique, c’est intriguant mais pfiou faut être accroché.
Kaiba
  • Youjo Senki: Pour une série censée présenter un personnage nommé « Tanya the Evil », ça pisse pas très loin. En règle général, Youjo Senki c’est pas mal d’idées qui ne vont pas aussi loin qu’elles le pourraient. Bon.
  • Granbelm: Pendant six épisodes ça met énormément de temps à poser l’univers et son casting, c’est parfois même assez fastidieux, mais ça le fait pas dans le vide car les sept derniers épisodes sont vraiment réussis ! Ca enchaîne les combats d’importance, les rebondissements prenants et les ptites scènes remplies d’émotion. Même la conclusion est cool. Bonne surprise.
  • Dumbbell: J’ai pas grand chose à en dire à part chantonner le générique comme un débile. ♫ onegai muscle ♫
  • Promare: J’aurais aimé aimer Promare mais c’est 1h50 de Trigger qui s’auto-cite et d’enchaînement interminable de combats qui perdent d’interêt au fur et à mesure. A quel moment je suis censé être épaté par un nouveau power-up quand je sais que y’aura encore trois combats après donc trois nouveaux power-up ? Je savais pas que je pouvais être gavé par trop de baston et m’ennuyer durant un combat final-final-final. Un peu de modération et de pause, parfois, c’est pas mal.
  • Planetes: Sans mauvais jeux de mots: un univers incroyable ! Planetes parvient à rendre hyper crédible une humanité qui aurait « banalisé » le voyage spatial, et se concentre pas mal sur l’aspect social et politique d’un tel changement. Mais au délà de ces aspects là c’est aussi une série qui change d’ambiance à chaque épisode: parfois drôle, parfois émouvant, parfois rempli d’action, parfois mélancolique… ça part dans toutes les directions, c’est souvent maîtrisé et, dans tous les cas, ce fut un excellent matage.
  • Yuru Yuri: Ah bah effectivement une animation travaillée pour une série de cute girls doing cute things ça offre des personnages ultra expressifs qui peuvent rendre n’importe quelle blague bien plus efficace. C’est pas toujours très fin, mais c’est sympa à mater.
Granbelm
  • Modest Heroes: Trois courts-métrages du studio Ponoc, avec le plus ennuyeux au début, et le plus intéressant à la fin. Matez vraiment au moins les deux de fin, ils sont assez cools.
  • Kemono Michi: C’est écrit par l’auteur de KonoSuba et ça se sent: chaque personnage a SA blague et il va l’utiliser en boucle sans penser que ça peut nous lasser dès le troisième épisode. Mais au moins, contrairement à KonoSuba, on a du catch donc c’est cool. Puis avoir un vrai straight-man pas débile en la personne de Sumire, ça aide aussi.
  • Aikatsu on Parade!: Aie aie aie je voulais profiter de la série pour me lancer dans Aikatsu mais elle est vraiment dédiée aux fans de la franchise, donc j’ai du stopper parce que je prenais pas vraiment tant de plaisir que ça.
  • Fate/Grand Order Babylonia: Je prends un vrai plaisir devant chaque épisode, mais c’est surtout parce que à chaque fois c’est la promesse d’un combat assez ouf et de plans… avantageux… sur les personnages féminins. Puis de Vinci ok j’avoue.
  • Stars Align: Une bonne série de sport qui derrière une intrigue basique (« un club de nullos est rejoint par un génie, ils vont se donner à 1000% ») cache pas mal de thématiques sociales assez dures – les violences domestique, l’homosexualité. Pour l’instant c’est traité avec justesse, faudra voir ce que ça donne jusqu’à la fin. J’ai plutôt confiance.
Fate/Grand Order Babylonia
  • Ore, Twintail ni Narimasu: Ahah c’est con.
  • Kyousougiga: Très beau récit sur la famille, surtout porté par des choix très forts en terme de direction artistique et de narration. Y’a des épisodes très forts (les mémoires de Yase, shit), la conclusion est ptet un peu décevante, mais je recommande fort.
  • Hitsugi no Chaika: Ca se mate plutôt bien – les personnages sont sympas, la série est jolie, les rebondissements tombent pas mal. Un divertissement honnête.
  • Machikado Mazoku: Assez fun et très mignon ! En règle générale je suis jamais contre les comédies qui offrent à Konomi Kohara la possibiltié de surjouer et de faire plein de petits bruits rigolos avec sa bouche.
  • Tokyo Ghoul: Eh, parfois faut se mettre à la page et regarder ce que la jeunesse regarde. Et pour le coup c’est pas mal Tokyo Ghoul ! Bon univers, bons personnages, intrigue sympa, non vraiment à part la version Netflix qui est nulle (censure abusée + retrait des scènes rigolotes post-ending), j’ai rien à reprocher ça se mate très bien.
Stars Align

Pfiou quelle aventure encore une fois cette année ! J’espère que vous avez apprécié la lecture de l’article, que je vous ai donné envie de mater ou remater certains animes ou que mes opinions vous auront au moins distraits quelques minutes. J’espère une année 2020 aussi chargée, et vous souhaite une bonne journée ♫ !

  1. Excepté Inferno Cop parce que même me taper le petit doigt de pied sur un coin de table je trouve ça plus drôle que Inferno Cop
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