Un an d’anime ~ 2012

Un an d’anime ~ 2012

Le mois de décembre. Ses lumières, sa nuit permanente, son esprit festif et chaleureux, sa générosité, son taux de suicide beaucoup moins élevé que celui de novembre et, surtout, ses bilans annuels disséminés aussi bien sur l’Internet qu’a la télévision, dans la presse écrite ou bien les repas de famille alcoolisés. Et là notez que déjà je commence à ne pas être original puisque je fais quasiment la même intro que l’an dernière. Mais tout de même, n’êtes-vous enthousiastes à l’idée de lire PLEIN de bilans ?

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Donc bref, faisons concis et passons directement à ce qui nous intéresse: donc comme d’habitude depuis cinq ans maintenant, je fais un bilan annuel de mes matage d’anime. Je le fais de manière très personnelle puisque je choisis un anime par mois, pour un total, donc, de douze animes présentés et disséqués sous vos yeux. Je conclus néanmoins l’article en évoquant beaucoup plus rapidement tous les animes que j’ai maté au cours de l’année. Qu’ils datent de 2012 ou non. Même si j’avoue que cette année, à l’exception d’un titre qui date de 2007, c’est quasiment que des animes de 2011/2012 qui vont y passer. Et bah dis donc.

Donc c’est parti pour ce bilan 2011/2012.

DECEMBRE 2011

Boku wa Tomodachi ga Sukunai
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Quelle horrible merde putain. C’est chaud parce que comme je l’ai dit dans l’article que j’avais écrit sur la série celle-ci ne laisse pas présager autant de médiocrité. Enfin si. Mais non. Disons que les quatre, cinq premiers épisodes, c’est ultra vulgaire et ultra bourrin mais c’est justement cet aspect over the top qui rendait la série presque attachante… et au final très drôle. Et puis soudainement la série se tire un tapis dans les pieds, essaie d’être sérieuse, échoue lamentablement et ne fait que les mêmes blagues en boucle, à la manière d’un épisode des Guignols. Cette vulgarité et ce bourrin qui au début rendait la série tout à fait kiffante pour tous ceux qui assument leur amour du mauvais goût ne fait plus que péter les couilles et attiser un profond mépris, une profonde haine.

Dommage donc pour la paire de seins de Sena, de loin la chose la plus cool de la série, qui se retrouve au milieu d’un horrible accident industriel.

Les années précedentes, en Décembre: Fate/Stay Night (2006) ; Serial Experiments Lain (2007) ; Clannad (2008) ; Macross: Do You Remember the Love (2009) ; The World God Only Knows (2010)

JANVIER 2012

Ben-To
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Boku wa Tomodachi ga Sukunai est d’autant plus mal tombé qu’en même temps était diffusé Ben-To qui lui par contre réussit totalement à offrir une histoire totalement over the top, assez bourrin dans son fanservice… et qui miraculeusement ne chute pas qualitativement quand il s’agit d’être plus sérieux. Et franchement, qui aurait misé un seul simflouz sur le potentiel de cette histoire de mecs qui se battent dans les supermarchés à la tombée de la nuit pour avoir le droit d’embarquer dans leur caddie les bento moitié prix ? Et bah moi le premier, je dois avouer que c’est loin d’avoir été une vision vaine et inintéressante: c’est extraordinairement divertissant, les personnages y sont attachants et souvent bien développés (je dis souvent parce que j’attends encore à ce que la binoclarde yaoiste devienne intéressante et utile), techniquement y’a pas grand chose à reprocher et c’est très très drôle.

Bref, une des meilleures surprises de l’année, une révélation pour le studio David Productions et tout ça me rend étrangement impatient pour une éventuelle saison 2.

Les années précédentes, en Janvier: La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya (2007) ; Full Metal Panic (2008) ; Maria Holic (2009) ; Darker Than Black Ryuusei no Gemini (2010) ; Slayers (2011)

FÉVRIER 2012

Ano Natsu de Matteru
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Beaucoup aimé cette comédie romantique. Tiens j’avais même rédigé un (plutôt médiocre) article à la gloire de la série sur Journal du Japon. Le problème c’est que six mois après, j’ai plus beaucoup de souvenirs, à part le fait que j’adorais vraiment le personnage de Remon. Et que les deux derniers épisodes allaient très très loin dans un délire proche d’Inspecteur Gadget mais sinon, c’est vague.

Le seul truc que je me souviens vraiment clairement c’est que j’ai pas détesté une seule seconde et que je me suis laissé un peu porter par une ambiance estivale sympathique et les ufufu de Remon. Et que c’était en général une bonne comédie romantique.

Voilà, je peux pas vous aider plus. Suivez votre instinct.

Les années précédentes, en Février: Death Note (2007) ; Baccano! (2008) ; Soul Eater (2009) ; Baka To Test (2010) ; Panty & Stocking with Garterbelt (2011)

MARS 2012

Steins;Gate
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Ah ouais putain ouais, Steins;Gate c’était cool. Ultra cool. Beaucoup aimé cet univers à la fois ultra ancré dans notre réalité avec des références à des légendes urbaines réelles et qui se permet en même temps quelques folies fantastiques comme un héros avec un super-pouvoir sorti un peu de nulle part et des conspirations mondiales ultra abusées. Il y’a beaucoup de qualité dans cet anime, particulièrement d’un point de vue narratif. On admirera par exemple comment la série arrive à poser en dix épisodes la quasi totalité des éléments qui joueront une importance primordiale dans la série, et à nous offrir derrière une quinzaine d’épisodes au rythme maîtrisé, rempli de rebondissements et qui parvient à masquer tant bien que mal les quelques incohérences scénaristiques assez difficiles à éviter dans un scénario aussi large et avec autant d’élements.

A coté de ça on a le droit à un casting réellement attachant avec un héros ultra charismatique et un peu chtarbé, une sidekick (Kurisu) qui offre enfin un personnage de tsundere à peu près tolérable à la japanimation et je ne vous parle pas du reste du crew qui est tout à fait sympathique et coloré. D’ailleurs n’écoutez pas ces monstres qui disent que Mayuri ne sert à rien ou mérite des baffes ce sont des démons sans coeurs qui mangent des bébés chiots au goûter.

Bref, difficile de ne pas vouloir donner à Steins;Gate beaucoup d’amour. Là aussi une excellente surprise.

Les années précédentes, en Mars: Black Lagoon (2007) ; Sayonara Zetsubou Sensei (2008) ; Cowboy Bebop (2009) ; Durarara! (2010) ; Puella Magi Madoka Magica (2011)

AVRIL 2012

Fate/Zero (Seconde partie)
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Bon en fait j’ai juste maté un seul épisode de Fate/Zero en avril: je me suis maté tout le reste en juillet, mais pour être franc à part VanDread dont j’ai pas envie de parler, avril a été plutôt calme niveau anime.

Alors très vite: la seconde partie de Fate/Zero était extraordinaire. Je sais pas si je la trouve aussi géniale parce que je me la suis matée quasiment d’un seul coup, mais vraiment c’était très très bon. Le scénario est impeccable, les personnages sont tous non seulement extrêmement bien développés mais en plus extrêmement charismatiques (même le sidekick de Rider on apprend à l’aimer), les rebondissements sont légions, y’a peu de limites, y’a des purs coups de pute… bref on tient une pure référence du survival game, avec en plus un univers riche. Y’a juste rien à jeter. Et j’ai trouvé la fin vraiment riche en émotions, pour rien gâcher.

Non vraiment, c’est difficile de pas adorer Gen Urobuchi en à peine deux oeuvres (l’autre étant bien sûr Madoka Magica.) Fate/Zero c’est excellent et c’est, pour moi, le meilleur anime de 2011/2012.

Les années précédentes, en Avril: El Cazador de la Bruja (2007) ; Code Geass R2 (2008) ; Clannad After Story (2009) ; Le film Mobile Suit Gundam I (2010) ; Hanasaku Iroha (2011)

MAI 2012

Rien

Rien. Mais vraiment. A la limite y’a les Chevaliers du Zodiaque la série abrégée qu’on avait diffusé à Epitanime avec Thalie mais sinon rien. Vraiment méchamment rien. J’ai pas maté UN SEUL épisode de tout le mois. C’est assez fou quand j’y pense. J’avoue qu’habituellement mai je mate pas grand chose en général pour une raison X ou Y mais là rien. RIEN.

Les années précédentes, en Mai: Code Geass (2007) ; Bamboo Blade (2008) ; K-On! (2009) ; Giant Killing (2010) ; Fruits Basket (2011)

JUIN 2012

Saint Seiya Omega
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Le truc qui me pète les couilles avec Omega c’est les réactions pseudo ulcérées de nombreux fanboys de la saga qui crient au scandale à la moindre “incohérence.” CA c’est vraiment casse-couilles. Bref, c’était attendu mais n’empêche que ces fanboys qui vous crieront toutes les deux secondes qu’Omega c’est de la merde ça va rester en tête, tout le monde va être convaincu que c’est la vérité alors que… c’est vraiment une bonne série ! Et je dis ça alors que j’ai eu ma période de gros fanboyisme pour la saga – il suffit de voir mon pseudo xbox live pour le constater.

Pour l’instant j’en suis à une petite douzaine d’épisodes, je le reconnais, et j’avoue attendre la fin de la série pour la marathoner, mais néanmoins cette petite douzaine d’épisodes m’a vraiment beaucoup plu et j’ai beaucoup aimé, justement, ces libertés prises avec un univers qui date quand même de presque une trentaine d’année maintenant. Après ce n’est pas exempt de reproches: le groupe des cinq héros, par exemple, me paraît peu présenté, et un peu monté hâtivement. Le chevalier-ninja, par exemple, sort un peu de nulle part ! Le héros et Yuna, la chevalier de l’aigle, semblent vraiment bouffer tous les projecteurs au détriment des trois autres et c’est peut-être dommage… Je dis peut-être parce que Yuna elle est vraiment super cool.

Mais j’avoue que la série m’a vraiment fait kiffer quand elle a introduit certains chevaliers d’or. J’adore cette idée de mettre des vieux dans ces armures. Je trouve ça super cool.

Je devrais pas ?

Les années précédentes, en Juin: Bleach (2007) ; Persona Trinity Soul (2008) ; Ga-Rei Zero (2009) ; Genshiken 2 (2010) ; Ano Hi Mita Hana no Namae o Bokutachi wa Mada Shiranai (2011)

JUILLET 2012

Kokoro Connect
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Et bah c’était pas à chier. Mais ça aurait peut-être pu être un poil mieux. J’aime beaucoup cette idée de se concentrer sur cinq lycéens pétés de traumas et de faire d’eux des jouets pour divertir une mystérieuse force et j’aime bien la manière dont la série le traite. C’est appréciable de voir, par exemple, que le sexe y est traité de manière convenable: ni en tant que fanservice, ni en tant que sujet ultra tabou sa mère. En fait tout le premier arc est, à bien y repenser, vraiment impeccable avec des scènes assez funs (la confession de l’épisode 4) et en même temps des passages assez poignants et émouvants (l’épisode 5.)

C’est après que la série s’embourbe un peu. Parce que de manière incompréhensible, certains événements importants de la fin du premier arc ne sont plus mentionnés ou n’ont au final aucune incidence. On aurait aimé, par exemple, que la confession de Taichi à Iori possède une suite mais au final non, on se retrouve avec un énième status quo, comme si la japanimation ne parvenait pas à se sortir des triangles amoureux sans fin.

Il faudra donc attendre et voir ce que le quatrième arc, prévu pour plus tard, apportera car ce status quo est mentionné à la fin du troisième arc. Mais en attendant on en sort un peu frustré, pas aidé par un troisième arc assez en déça niveau écriture et interêt.

Après on l’a tous maté pour Inaban.

Les années précédentes, en Juillet: Welcome to the NHK (2007) ; Hikaru No Go (2008) ; Umineko No Naku Koro Ni (2009) ; Angel Beats! (2010) ; Cencoroll (2011)

AOÛT 2012

Jinrui wa Suitai Shimashita
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Ah, beaucoup d’amour pour cette série et autre gros coup de coeur de l’année 2012 pour ma part. Je lui avais d’ailleurs dédié un article plein de passion. J’ai beaucoup aimé Jinrui wa Suitai Shimashita car, tout d’abord, c’est un anime qui nous permet souvent de réfléchir, ce qui est au final pas si fréquent que ça dans la japanimation contemporaine. Ensuite, il possède un style graphique assez éblouissant et dont il est difficile de taire les mérites. C’est coloré, c’est joli, c’est “aquarelle”, bref c’est assez unique et c’est tout à fait souhaitable. Riche également en références diverses et variées et, enfin, détenteur d’un casting extrêmement solide avec, une fois encore, une héroïne extrêmement charismatique et qui ne tire pas la série par le bas – ce qui est, là encore, relativement rare dans la japanimation contemporaine.

Bref, je vous conseille vraiment d’y jeter un oeil. C’est pas toujours excellent (l’arc du paradoxe temporel m’a un peu saoulé, pour être franc) mais ça offre une assez grande variété entre les différents arcs pour être au goût de tout le monde. Et puis ces fées sont trop trop trop trop trop choupies <3.

Les années précédentes, en Août: Gurren Lagann (2007) ; Macross Frontier (2008) ; Neon Genesis Evangelion (2009) ; Entre Elle & Lui / Karekano (2010) ; Strike Witches (2011)

SEPTEMBRE 2012

Les Enfants Loups, Ame & Yuki
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Cette fin d’année 2012 elle me marquera surtout par deux grosses claques “cinématographiques”, la première étant les Enfants Loups de Mamoru Hosoda. J’en attendais vraiment rien: j’ai beaucoup aimé la Traversée du Temps mais j’ai pas retenu grand chose de Summer Wars. Donc je m’attendais juste à voir un joli film de presque 2h. Et oh nom de dieu, bam bam dans ma gueule.

Donc là je pourrais vous offrir un paragraphe rempli d’adjectifs élogieux mais je sais d’avance que ça ne servira à rien à cause de mon vocabulaire de plus en plus réduit et parce qu’au final ça va plus vous péter les couilles qu’autre chose. Donc je vais être concis: c’est un film extraordinaire, qui dégage des émotions uniques et qui m’a mis les larmes aux yeux à trois ou quatre reprises. Il raconte en 20mn une très belle histoire d’amour avant de passer l’heure et demi qui reste à raconter une très belle histoire courageuse et familliale, parfois drôle, parfois émouvante, mais toujours très juste. On échappe certes pas à quelques clichés comme le voisin ronchon connard au grand coeur mais en général Hosoda arrive à raconter quelque chose de neuf, et à surtout très bien le raconter, avec beaucoup de silences et une mise en scène toujours au poil.

Ce qui bien quand on parle de loups. Parce qu’ils ont des poils.

Ah ah ah.

Ah.

… je pourrais effacer cette blague finale pour sauvegarder ma crédibilité mais je prends le courage de la laisser. Y’a eu tellement pire par le passé de toute façon.

Les années précédentes, en Septembre: Darker Than Black (2007) ; Higurashi No Naku Koro Ni (2008) ; Bakemonogatari (2009) ; K-On!! (2010) ; Mawaru Penguindrum (2011)

OCTOBRE 2012

Jojo’s Bizarre Adventure 2012
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Un jour de décembre 2010, un haruhiste m’avait laissé lire sur un stand ses tomes de Jojo’s Bizarre Adventure. J’avais beaucoup aimé. Mais c’était pas le début de la série, c’était déjà carrément le deuxième ou troisième arc avec Joe Joestar et Polnareff, enfin bref, vous savez sans doute mieux que moi.

J’avais beaucoup aimé parce que c’était ultra excentrique et, surtout, giga abusé sur les références à l’histoire du rock n’roll. Et ça, ça me parlait. C’était un vrai plaisir à lire, ça partait dans tous les sens tout en gardant une certaine “cohérence”, c’était vraiment l’archétype du truc que tu kiffes lire parce que tu sais que l’auteur kiffe le faire.

Du coup, j’étais assez content à l’idée de découvrir la série par le biais d’un animé par David Productions. Et au final bah si je dois reconnaître qu’ils manquent un peu de budget, ils manquent pas de talent et offrent quelque chose d’assez excellent à mater. Il faut dire aussi qu’ils adaptent pas de la merde, hein. Ca aide bien.

Puis voilà, mettre Roundabout de Yes comme ending, comment je peux pas tomber amoureux.

Les années précédentes, en Octobre: Ouran Host Club (2007) ; Excel Saga (2008) ; Gunbuster (2009) ; B Gata H Kei (2010) ; Fate/Zero (2011)

NOVEMBRE 2012

Deux trucs pour novembre, histoire de compenser pour mai.

Joshiraku
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J’en parlais y’a une semaine: cet anime m’a épaté. Encore un truc dont je savais rien et que j’ai fini par découvrir en apprenant que ça adaptait un manga par l’auteur de Sayonara Zetsubou Sensei. Sans ça j’aurais continué à croire que c’est un truc qui tente de suivre le sillage de K-On en nous offrant des filles mignonnes qui font des trucs mignons et un peu chiants histoire de censé nous mettre de la chaleur au coeur et tout ça et tout ça. Sauf que justement, non seulement Joshiraku parodie ce postulat en permanence mais en plus la série est juste pas chaleureuse parce qu’elle tire à boulets rouge sur tout et tout le monde :’D.

Très sarcastique, souvent juste, parfois un peu débile, Joshiraku fonctionne impeccablement, peut-être même mieux que Sayonara Zetsubou Sensei grâce à un casting plus resseré, mieux exploité et une réalisation au final moins cinglée, ce qui empiète moins sur le contenu. C’est pas toujours très compréhensible à cause de l’abus de références à l’actualité nippo-japonaise mais si on s’arrête pas à ça, on peut trouver une oeuvre capable de nous faire rire tout en nous faisant réfléchir sur pas mal de trucs, ce qui est là aussi suffisamment rare pour, je pense, être souligné.

Bref, donnez lui une chance.

Cinq centimètres par seconde
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Bon, vous avez peut-être lu mon “torchon” d’il y’a deux semaines donc je vais pas spécialement me répéter. Le plus important à retenir avec cinq centimètres par seconde c’est que, non seulement je l’ai vu au moment ou il était susceptible de me parler le plus, mais c’est qu’il s’agit surtout et principalement d’une réelle merveille technique et narrative. En à peine cinquante minutes, le film pose une des plus belles romances de la japanimation, à la fois très jolie mais en même temps extrêmement dure de réalisme, et offre simultanément une retranscription réaliste et frissonnante de la dépression nerveuse. C’est une oeuvre très très ancrée dans le réel au point ou ça en est désarmant.

Mais au final tout y est incroyable, et c’est ce qui compte. Je le conseille si vous êtes dans une mauvaise passe morale… ce que je ne vous conseille, évidemment, paradoxalement pas.

Les années précédentes, en Novembre: Claymore (2007) ; Zoku Sayonara Zetsubou Sensei (2008) ; To Aru Kagaku No Railgun (2009) ; Redline (2010) ; Tiger & Bunny (2011)

TOUT LE RESTE, EN QUELQUES LIGNES

Toradora! OAV – Un épisode bonus de Toradora tout a fait sympathique… et très inoffensif au final. Mais on ne rechignera pas à avoir sa dose de Minorin.
La Colline aux Coquelicots – C’était super pas mémorable. C’était joli, sympa comme tout mais nom de dieu tout oublier dès le lendemain, c’est pas pardonnable à un Ghibli.
Thermae Romae – Le premier épisode était très drôle et assez malin, le reste c’était le premier épisode en boucle. Bref, on s’en souviendra grâce à son format et sa personnalité, mais pas pour son contenu.
Nisemonogatari – Pffff. J’ai vraiment beaucoup de mépris pour cette seconde saison. C’est assez hypocrite de ma part, sans doute, parce que j’avais adoré la première saison et qu’au final cette seconde saison, si elle est plus sexuée, reste néanmoins écrite de la même façon. Mais ça m’a juste lourdé du début à la fin. Je crois que le fait que Karen soit un personnage horriblement mal écrit doit y jouer pas mal.
Black Rock Shooter TV – Assez surprenant parce que ça part sur des terrains dans lequel je ne l’attendais pas et ça soulève des questionnements bien plus “adulte” que je ne l’imaginais. Je lui préfère toujours l’OAV, plus joli, mais ce n’était pas une totale perte de temps.
Higurashi No Naku Koro Ni Kira – Et bah c’était bien naze au final. Super méga naze. Tétra ultra giga naze.
L’Anthologie Rumiko Takahashi – Rigolo sans plus.
Paprika – Beaucoup aimé, mais m’a étrangement moins touché que je le pensais.
OAV Read Or Die – Et bah c’était plutôt cool ! Quand le seul vrai reproche que je pourrais lui adresser c’est cette manière complétement ridicule de prononcer “The Paper” c’est que quelque chose marche bien.

VanDread – Et bah putain c’était pas terrible. Les mecs ont un univers avec plein de potentiel, ils en font juste rien. Et puis y’a tout ce graphisme bien dégueulasse hérité de l’époque 2001/2002 qui fait que vraiment, on a pas très envie d’y rester.
Shirokuma Café – Trois épisodes, c’est suffisant. Malgré tout j’adore l’univers dépeint, et je suis fanboy du panda. Mais ça me suffira pas à rester.
Lupin the Third: Mine Fujiko – Wow attendez, là je viens de tilter que j’ai pas dépassé le troisième épisode alors que c’était super génial. Faudrait que je m’y remette.
Space Brothers – Pareil que Shirokuma. Le héros est cool, mais j’ai pas spécialement envie de mater la suite. J’ai bien fait, la série est paraît-il giga loin d’être terminée :’D.
Danshi Koukousei no Nichijou – Wow, juste aucun souvenir.
Nichijou – J’avais arrêté de mater après dix épisodes qui m’avaient parus insupportables, je m’y suis remis.. .et j’ai adoré tout le reste. Comme quoi.
Hyouka – L’ennui l’ennui l’ennui l’ennui l’ennui l’ennui.
Yosuga no Sora – J’ai maté trois épisodes, puis je suis allé mater directement les scènes de cul. Celle avec la miko est pas trop mal. J’aime beaucoup la miko.
AKB0048 – J’ai maté les quatre premiers épisodes en très bonne compagnie, c’était la foire à la vanne et aux wtf collectifs. Ah, on peut pas nier que c’est une série qui part très très très loin dans son délire.
Jormungand – D’habitude je suis le genre de type qui se fout de l’aspect graphique et technique tant que la série raconte un truc sympa. Et bah pour Jormungand rien à faire, l’aspect graphique et technique est tellement à la masse que j’arrive pas à rentrer dedans.

Rebuild of Evangelion 1.0 – Bon je vais pas y’aller par trente chemins: je me suis globalement fait un peu chier devant 1.0. Surtout le début, parce que y’a beau dire y’a beau faire, je surkiffe toujours autant cet ange qui nécessite toute l’électricité du Japon pour se faire détruire la gueule. Mais j’ai vraiment été un peu déstabilisé par le fait que y’avait au final peu de réel interêt à mater ce 1.0 si on avait maté la série, si ce n’est des plus jolis graphismes (et encore, la série Evangelion a assez bien vieilli !)
Rebuild of Evangelion 2.0 – … et au contraire Rebuild 2.0 est une bonne grosse claque et offre une nouvelle histoire, une nouvelle narration, qui possède beaucoup de sens, qui surprend agréablement et qui démontre que Anno “still got it” comme ils disent dans le petit monde du catch. Bref, ça justifie amplement le premier Rebuild.
K-On (le film) – Et sur un sujet totalement différent, le film K-On est lui aussi très très bien foutu.. Normalement là j’insère un troll sur le premier film Macross Frontier histoire de pouvoir dépasser les dix commentaires sur ce billet mais je suis pas ce genre de type.
Sora no Otoshimono – Ouais et bah après six épisodes j’adore cette merde. Sauf que là je sens le syndrome Boku wa Tomodachi ga Sukunai qui va bientôt pointer le bout de son nez et je sens que je vais être très très triste.
Chuunibyou demo Koi ga Shitai – Le premier épisode m’avait pas super convaincu, j’ai malgré tout maté le second… puis le troisième… et là j’ai rattrapé la série. C’est plus intéressant, plus drôle et plus riche que ce que j’aurais cru. Bonne surprise, là, pour le coup. Et puis voir des filles se manger des louches, c’est presque le truc le plus rigolo de l’année.
Robotics;Notes – Après sept épisodes, difficile de masquer un certain enthousiasme tant on s’approche vraiment d’un Steins;Gate bis au niveau de la construction. J’aime beaucoup Akiho.
Btooom!! – Ouais ok j’aime beaucoup Btooom mais je serais incapable de vous dire si c’est parce que la série est réellement bien ou si c’est juste parce que je trippe secrètement pour les survival game dans les animes. Joker ? En tout cas c’est diablement fun, à défaut d’être très intelligent ni très subtil.

Et voilàààà pour 2012. Une année plutôt calme jusqu’a l’été ou j’ai repris une consommation assez importante. Puis là j’ai pas mal de trucs sur le feu donc je devrais avoir de quoi dire l’an prochain.

Salut salut, en attendant.

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9 réactions au sujet de « Un an d’anime ~ 2012 »

  1. Tu continues de faire la promo de Ben-To et Jinrui wa Suitai Shimashita, deux animes dont on attendait rien et qui buttent à un niveau pharaonique.
    Tu fais aussi la promo de Ame & Yuki et de 5 Centimètres par Secondes, deux films d’animations qui me sont pour toute l’émotion qu’il dégagent et toute la maîtrise que montre leurs réalisateurs.

    Pour ces deux choses, je t’adore.

  2. Haha, c’est marrant parce que je dirais exactement l’inverse sur Fate Zero 2nd 😀 Je crois qu’il est dans notre intérêt de ne jamais aborder le sujet.

    Remiel il est cool (l’ange bleu dans Eva… oui, les noms servent à rien mais spas comme si on en avait quelque chose à foutre). Je me repasse ses scenes réguliérement comme ça. Ses changements de forme me font bander. Dommage qu’il apparaisse en action pas si longtemps que ça 🙁 Je suis octaèdrophile ptetre.

  3. Tout comme ElKaizer je trouve ça également bizarre que tu ais préféré la seconde partie de Fate/Zero ; personnellement j’ai tendance à la considérer comme un gros gâchis n’ayant pour seul intérêt que le premier épisode de l’arc de Kiritsugu qui était assez fantastique au niveau des décors et de la réalisation. Fate/Zero c’est une série qui avait très bien commencé mais qui s’est vraiment essoufflée très vite finalement : à se concentrer sur trop de personnages l’histoire s’est perdue. Je ne sais pas toi mais il y a des scènes qui m’ont fait rigoler alors qu’elles auraient du m’émouvoir et tout ça parce qu’au final la série est très mal écrite. PUIS LA FIN LOL.
    Un gros gâchis pour une série qui avait bien commencé.

  4. Black Rock Shooter c’était quand même pas terrible terrible. Surtout que le plot à la fin c’était du WTF en puissance avec des petites de 11 ans qui chialaient un peu partout.
    Tu n’as pas aimé Higurashi Kira ? Comment peut-on ne pas apprécier des jeunes filles dénudées (+Keiichi en bunny), je ne le saurai jamais…

  5. Tinky -> Tu l’as vue au fur et à mesure de la diffusion, Fate/Zero ? On note une assez grosse disparité entre les avis de ceux qui ont tout vu d’un coup et les autres (comme moi).
    De mon côté, de manière générale ayant lu le bouquin j’ai énormément de trucs à redire mais force est d’admettre qu’il y a quand même quelques scènes excellentes.

    Sympa le bilan en tout cas, ça m’a attiré l’oeil vers Joshiraku, j’étais passé complètement à côté.
    Rien sur Shinsekai Yori et Zetsuen no Tempest ? 🙁

  6. Ce qui est « marrant », c’est que je ne suis jamais d’accord avec les recapitulatifs comme celui ci :
    – trop personnel
    – passe 1/4 du temps à applaudir des animes moyens, 1/4 sur des bons et 1/2 sur des mauvais …

    Jamais ? Et non, car j’approuve globalement tout ton billet SAUF Kokoro Connect. Sérieusement, les personnages sont d’une platitude …
    Et merci, car honte sur moi j’ai loupé l’OAV Toradora et Jojo’s Bizarre Adventure 2012 qui m’a l’air assez original.

    • part vers sa seedbox*
  7. Ton mois de septembre frôle la quasi-perfection depuis 5 ans, seule ombre au tableau c’est K-On !! :p
    Les enfants loups Ame et Yuki, je m’en suis toujours pas remis non plus haha

    Question : as-tu fini par matter tous les eps de Giant Killing? : D

  8. Content de voir ton avis sur Omega, un avis qui n’est malheuresement pas assez repandu à cause du fanboisme des fans.
    La série est bonne, bourée de defauts, mais bonne peut être pas autant que celle de 86(enfin c’est mieux que Poseidon)maisfaut pas mélanger inférieur à l’original et nul.

    Le Fanboisme des fans a d’ailleurs bousiller la saison 2 de la série qui se contente de contenter les fanboy en revenant sur tout les innovation et idée couillue de la série tout en virant tout le staff compétent.
    La saison 2 est une horreur

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