Pretty Guardian Sailor Moon Crystal 01 – Lapin Malin

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Etait-il possible de lancer l’article avec une autre capture ?

 

Arez

Si j’ai rejoint Minorin, c’est parce que j’avais une super idée pour une série d’articles sur la deuxième saison de Chuunibyou que j’ai immédiatement abandonnée lorsque je me suis aperçu que j’aurais à regarder la deuxième saison de Chuunibyou j’aime les défis intellectuels de l’extrême. Pour ma première cascade, je vais tenter d’écrire un article frais et original sur un épisode que tout le monde a déjà vu.

Comment je sais que vous l’avez déjà vu ? Élémentaire très cher lecteur. D’abord, c’est l’un des gros blockbusters de cette saison estivale. Repoussé à de multiples reprises pour des raisons que nous explorerons sans doute au cours des 26 épisodes qui s’en viennent, Sailor Moon Crystal a pris son temps pour arriver, mais il arrive en grande pompe, suivi attentivement par une armée de fans affamés des aventures d’Usagi et ses copines. Bref, un truc assez énorme pour qu’on y réfléchisse à deux fois avant de passer à côté.

Et même si ce n’était pas le cas, vous avez peut-être déjà vu le premier épisode de Sailor Moon la première fois qu’ils l’ont fait en 1992, lorsque Junichi Sato, Takuya Igarashi et un certain monsieur Kunihiko Ikuhara sont arrivés et ont imposé leur style, créant par la même occasion l’un des trucs les plus énormes de l’animation dans les années 90. Si si, essayez de vous souvenir, c’était plutôt important

Dernier point de ma démonstration, s’il faut encore vous convaincre : vous avez déjà vu le premier épisode de Sailor Moon parce que si vous lisez ce blog, vous avez, par osmose culturelle acquise au prix d’années d’otaqueries, intégré tous les éléments présents dans le premier épisode de Sailor Moon dans la façon à laquelle vous pensez à n’importe quel autre anime à base de Magical Girl.

Vous ne me croyez pas ? Faisons rapidement le résumé de ce premier épisode. Une jeune fille comme toutes les autres, sans quoi que ce soit de spécial rencontre une petite mascotte mignonne, qui lui confie un objet aux pouvoirs inouïs et pour mission de sauver le monde en rassemblant une équipe de jeunes filles rassemblant toutes les couleurs primaires. La jeune fille se transforme en héroïne à la jupe juste assez courte, tabasse les méchants, tombe amoureuse d’un homme aussi ténébreux que mystérieux, et quelque part il y a un truc sur la destinée.

Avant que vous vous preniez un méchant mal de crâne en comptant le nombre de premiers épisodes que j’ai décrit avec ce simple résumé, on va passer à la revue de détail avec le positif, le négatif, et tout le reste.

Pretty Guardian Sailor Moon Crystal // Toei Animation // Début : 5 juillet 2014 // 26 épisodes // Réalisateur : Munehisa Sakai (One Piece; Smile Precure!; Suite Precure)

LE NÉGATIF : NICONICO

Okay, ça n’a absolument rien à voir avec l’épisode en lui-même, mais je me sens obligé de vous en parler : le seul moyen légal de regarder Sailor Moon Crystal avec des sous-titres en Français, c’est Niconico. C’est super rapide, disponible en tout plein de langues, et c’est incroyablement malin et moderne.

Un truc qui n’est pas moderne, par contre, c’est les serveurs en carton de Niconico. Mais regardez plutôt :

Et c'est sur ma connexion de gros porc qui mate du Twitch en 1080p, yo.

Et c’est sur ma connexion de gros porc qui mate du Twitch en 1080p, yo.

Voilà. Alors je veux bien être un bon garçon qui supporte l’industrie et tout et tout, mais j’ai des captures d’écran à faire pour mes illustrations, alors essayez de me comprendre.

LE POSITIF : LA MUSIQUE 

Donc, l’épisode commence sur une série de plans dans l’espace avec des jolies étoiles et des jolies planètes, qui bascule dans un étrange rêve d’une planète distante. La séquence dure deux bonnes minutes, et c’est l’un des trucs les plus sublimes que vous verrez dans un animé en 2014.

Le début de cet épisode c'est un peu du porn pour astronomes

Le début de cet épisode c’est un peu du porn pour astronomes.

Plus tard dans l’épisode, Usagi acquiert ses pouvoirs et devient Sailor Moon, et sa transformation est encore plus magnifique que ça. C’est le truc le plus gracieux et le plus important du monde au moment précis où vous êtes en train de visionner la séquence. C’est beau à en chialer.

Juste après, la méchante de la semaine dévoile son plan diabolique, et c’est le truc le plus flippant du monde. C’est monumental, insurmontable, et tout semble perdu. Et puis, après un moment, Sailor Moon se relève et donne le coup de grâce, c’est le truc le plus triomphal qui ait jamais eu lieu.

La clé derrière tous ces superlatifs, à mon avis, plus encore que l’animation et la mise en scène, sur laquelle nous reviendrons, c’est la bande-son de Yasuharu Takanachi, qui combine violons, guitare électrique et une chorale. Le résultat est à la fois gracieux, énergétique et théâtral. Et magnifique dans tous les cas.

LE POSITIF : L’OP

Et okay Ami est ma préférée voilà c'est dit

Et okay Ami est ma préférée voilà c’est dit.

Et tant qu’on est en train de parler de la musique, quelques mots sur les génériques de début et de fin, tous deux interprétés par Momoiro Clover Z. Ils claquent un peu grave. Mais surtout l’OP. Et évidemment, c’est parce qu’on y retrouve le quasi-omniprésent Revo qui s’est spécialisé dans la composition de génériques d’ouverture plutôt badass. Pas que, notez, les plans sont super dynamiques et ils racontent très clairement ce qu’est l’intrigue de la série et ce que sont ses personnages principaux, et c’est ainsi chers élèves que l’on fait un bon OP.

L’ending quand à lui est très joli, très romantique et tout, mais, yo, face à un OP de Revo, forcément, ça va moins le faire. Mais c’est super joli.

LE POSITIF : LES DÉCORS

Un autre truc que vous devriez savoir au sujet de Sailor Moon Crystal, c’est que c’est un bel animé. Entendez ici que je trouve qu’il est très agréable à regarder, et c’est parce que ses décors sont absolument sublimes. C’est fin, c’est délicat, on dirait que c’est peint avec amour, et puisque mes mots n’arriveront pas à décrire leur beauté, je vais mettre un joli screenshot ici.

Voilà, bam, si vous aimez l'aquarelle c'est spéciale dédicace pour vous

Voilà, bam, si vous aimez l’aquarelle c’est spéciale dédicace pour vous.

LE NÉGATIF : LE CHARA-DESIGN

L’une des ambitions de Sailor Moon Crystal, c’est de recoller autant que possible au manga original de Naoko Takeuchi. L’adaptation de 1992, aussi culte soit-elle, édulcore certains aspects de l’histoire et ajoute à quelques fillers certaines idées que la mangaka rejette carrément. Bref, cette fois-ci, pas question de partir à la dérive, on reproduit le texte sacré pour une nouvelle génération et on s’en tient à ça.

Je suis totalement pour la démarche, mais était-il nécessaire de se soumettre ainsi au chara-design d’un manga shojo des années 90 ? Les personnages sont sublimes de finesse, certes, mais leurs expressions sont d’une rigidité qui pourrait passer sur la page inanimée d’un manga, mais qui marche beaucoup moins bien une fois animée. Et même l’oeuvre originale de Naoko Takeuchi faisait preuve de plus de dynamisme que ce à quoi nous avons affaire ici.

Par exemple, pendant les gags, ça marche plutôt bien

Mais par exemple, pendant les gags, ça marche plutôt bien.

Oui, parfois ça marche et c’est beau et spectaculaire. Ou bien un gag du manga sera parfaitement retranscrit et tout aussi drôle que dans l’oeuvre d’origine. Mais quand ça ne marche pas, ça ne marche absolument pas. Et pire encore, parfois la technique ne suit pas et le résultat est incroyablement hasardeux.

C'est la même scène que le gag juste au-dessus et si je ne vous l'avais pas dit je vous aurais mis au défi de dviner quelle est son expression là

C’est la même scène que le gag juste au-dessus et si je ne vous l’avais pas dit je vous aurais mis au défi de deviner quelle est son expression là.

L’autre problème, c’est que ce style hyper fin et détaillé ne colle absolument pas avec le style dépouillé des décors, comme si les équipes chargées de l’animation et des décors avaient décidé de s’ignorer jusqu’au dernier moment parce que l’un des gars à l’animation avait oublié de tirer la chasse ou pour une quelconque autre crasse.

LE POSITIF : KOTONO MITSUISHI

C'est la puissance de la voix, vous voyez ?

C’est la puissance de la voix, vous voyez ?

Seule doubleuse à reprendre son rôle de l’animé original, Kotono Mitsuishi n’a absolument rien perdu de l’énergie ou de l’intensité qu’elle avait il y a 20 ans, et ça, mine de, c’est quand même vachement fort et je tenais à le saluer. Personne ne balance qu’un vilain va se punir au nom de la lune aussi bien qu’elle.

Le reste du casting arrivera plus tard, et on en discutera, mais pour l’instant, c’est le show de Kotono, et elle assure un peu grave de chez grave.

LE NEGATIF?? : LA CG

Ici, bon, okay, la 3D est pas terrible.

Ici, bon, okay, la 3D est pas terrible.

Contrairement à certains de mes camarades dont vous pouvez lire l’opinion ici-même, je ne suis pas totalement allergique à la 3D, et à vrai dire, je n’ai pas trouvé la séquence de transformation de Usagi immonde. C’est en partie parce que la musique m’a collé les larmes aux yeux, sans doute, mais pas que. C’est juste une séquence plutôt bien foutue.

Maintenant, c’est en négatif d’abord parce que je sais que ça en emmerde certains, mais aussi et surtout parce je ne suis pas totalement convaincu du fait que la séquence n’aurait pas pu être faite en 2D -ça aurait été beaucoup plus compliqué certes, mais ça aurait sans doute mieux collé avec le reste de l’épisode-.

Je sais que c'est hype de pas pouvoir blairer Tuxedo Mask mais il est tellement dreamy~

Je sais que c’est hype de pas pouvoir blairer Tuxedo Mask mais il est tellement dreamy~

AU FINAL : Alors que les histoires de magical girl ont été démontées, remontées, remixées, parodiées et généralement triturées par le reste de l’industrie pendant des années, Sailor Moon Crystal joue avec ferveur la carte de la plus pure des candeurs. Ici, pas d’intrigue à plusieurs niveaux, ou de métaphores complexes. Juste une héroïne dans laquelle les jeunes filles peuvent se retrouver. C’était déjà vrai en 1991, lorsque le manga est paru, mais à l’heure des gamines torturées de Puella Magi Madoka Magica, c’est presque militant.

Alors certes, Sailor Moon Crystal a de grosses lacunes techniques et manque de cohésion sur le plan artistique. Mais ça reste Sailor Moon, et ça reste important. Et plutôt bon.

Allez, on se retrouve dans deux semaines.

LA NOTE : 8/10

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