Shônen Hollywood 01 – Fraîcheur de Vivre

♪ Jus de fruit, joli joli. Tu plais à mon père, tu plais à ma mère. ♫

♪ Jus de fruit, joli, joli, joli. Tu plais à mon père, tu plais à ma mère. ♫

 

Meles Badger

C’est l’été, il fait beau, il fait chaud, une nouvelle saison avec plein de nouveaux anime pour tous les goûts. Et du coup, en tant que mec, et pour ma première chronique sur Minorin, je décide de m’attaquer à Hollywood Shônen parce que, eh, pourquoi pas ? Je ne suis probablement pas du tout le public visé en premier lieu mais ça peut être sympa malgré tout.

Alors oui, comme ça, au premier abord, avec son synopsis de jeunes hommes en fleurs qui s’entraînent à devenir le nouveau super boys band à la mode, ça peut sentir le Uta no Prince Sama 1000%… mais je ne pourrais pas vous dire si c’est mieux ou pas puisque je n’ai pas vu un seul épisode de l’animé sus-cité (le professionalisme est total dans cet article).

Mais bon, la question demeure la même dans tous les cas : c’est-y bien ou pas alors ? Est-ce un nanar, un navet ou un truc légitimement bien ? Et ça veut dire quoi « Holly Stage for 49  » ?

Shônen Hollywood : Holly Stage for 49//Studio Zexcs//Débuté en Juillet 2014// 13 épisodes prévus//Réalisateur : Toshimasa Kuroyanagi

Bon, premier reproche assez général que je pourrais personnellement faire à cet anime, c’est son chara-design… hum… quelconque ? Je sais pas, c’est pas moche, mais des fois ça passe, des fois ça passe pas. C’est assez irrégulier. Enfin, note que le directeur et son assistant sont intouchables à ce niveau-là, ces deux gars-là ont des purs looks qui passent totalement.

A noter aussi que les décors sont de très bonne qualité, franchement, joli boulot de ce côté-là… Dommage que du coup, les quelques personnages et véhicules en CG ressortent tellement, c’est pas visuellement très flatteur et ça se voit immédiatement.

Laisse-moi te faire l'amour avec les yeux.

Laisse-moi te faire l’amour avec les yeux.

Enfin bref, l’anime commence par nous présenter le personnage de Kakeru qui réfléchit à son présent et son avenir dans un relativement long monologue interne (et ce thème de l’avenir semble être le gimmick associé au personnage, comme on le verra plus tard). On le sent partagé entre l’envie de garder un quotidien parfaitement normal et celui de le voir totalement bouleverser. Eh ouais, dés les premières minutes, l’anime nous fait comprendre qu’il va probablement aborder son récit de manière sérieuse. Si vous étiez là pour le délire, circulez, y risque de ne pas y avoir grand chose à voir.

Je passerai sur la musique, qui n’est pas de mon goût, mais eh, les apprécieurs apprécieront. Pour le reste, l’OP est pas forcément foufou mais fait son boulot de présentation des personnages assez efficacement. Ils courent, ils restent debout et font les beaux gosses. Rien d’exceptionnel, mais rien d’horrible non plus (après, mes standards en terme de qualité d’opening sont peut-être biaisé depuis l’OP bien à chier de Nobunagun, j’avoue).

La solitude (allégorie)

La solitude (allégorie)

Comme on peut s’y attendre, ce premier épisode reste extrêmement introductif et le fait efficacement. Déjà, on pourra noter qu’au lieu de différencier les personnages par leur caractère, il y a un véritable effort de fait pour les différencier sur leur background (aussi infime soit-il), et ça, ben c’est plutôt cool. On a donc, en plus de Kakeru, Kira, l’ancien enfant-star et benjamin du groupe, Daiiki, le fan de l’ancien boys band Hollywood Shônen, Ikuma, l’aîné du groupe ayant quitté les études (et partiellement illettré semble-t-il) et euh… Shun, le mec à lunettes.

Ouais, je crois que Shun n’a pas eu le droit à une véritable introduction en bonne et due forme en fait, on sait juste que ça le fait un peu chier d’être là quand même et puis c’est tout.

Enfin du coup, c’est assez sympa de s’intéresser aux personnages de ce point de vue là, ça offre du potentiel pour leur développement avec en plus une teinte de réalisme (le héros s’est fait remarqué comme ça, alors qu’il bossait dans un café, par le directeur, qui lui dit que le potentiel de son avenir se trouve déjà en lui, quand je vous le dis que le thème de l’avenir est apparemment le thème de Kakeru).

Au lieu de s’intéresser aux paillettes, Shônen Hollywood se concentre sur les coulisses dans ce premier épisode, et ça rend l’histoire du coup bien plus intéressante que ce qu’elle pourrait être au premier abord.

La réaction personnes lambdas à la vision de la coupe de l'assistant du directeur.

La réaction personnes lambdas à la vision de la coupe de l’assistant du directeur.

Bref, Kakeru, après ses cours, se rend donc tranquillou au Hollywood Tokyo, un « théâtre » (ouais, désolé Crunchyroll, mais je suis pas sûr que ce soit une bonne traduction-là, j’aurais dit « salle de spectacle » personnellement) qui, il y a quinze ans de cela, avait été à l’origine de la création du boys band le plus connu de l’époque : je vous le donne en mille, les Hollywood Shônen.

Et devinez qui sont les gars qui vont devenir les nouveaux Hollywood Shônen ? Pas besoin de me donner une réponse, c’était une question rhétorique.

Le plus gros de l’épisode se concentre sur une session de répétition des personnages, où l’on découvre qu’ils sont loin d’être bons puisque seul Kira est foutu d’être dans le rythme. A l’aide d’un flashback, on découvre que Kakeru a été découvert sur son lieu de travail par le directeur de l’établissement. Du coup, ça sent le mec avec un keikaku qui espère de faire de joyaux bruts des diamants.

Et il a un hibou.

Si ça se trouve, en fait, c’est un méchant de film d’espionnage ? Ou le Dr Gang qui a troqué son chat pour un hibou ?

Oh ben chouette alors, un hibou ! (Désolé)

Le hibou s’appelle Cat en plus ! Je suis sûr que je tiens quelque chose.

Bref, toujours est-il que le directeur vient à la répétition et demande à tout le monde d’apprendre une catchphrase et de la mettre en scène.

Des phrases d’accroche d’un ridicule achevée, comme le souligne tous les personnages, y compris le directeur. Ouais, Hollywood Shônen se moque des propres tropes du monde des idols, et sans être hilarant, ce passage reste vraiment agréable justement grâce à ce regard désabusé sur ce cliché. D’un autre côté, au-delà de la critique, ce cliché est reconnu et accepté en dépit de son caractère honteux, mais voilà, c’est ce qu’il faut faire pour faire rêver les fans (et bon, c’est la même chose pour les idols femmes, évidemment).

Après la répétition, sans surprise donc, on apprend que le directeur souhaite faire des personnages principaux les nouveaux Hollywood Shônen. Bon voilà, c’est cool, ils vont devenir célèbres. C’est un passage obligé, c’est un peu chiant, mais c’est assez marrant parce que ça appuie encore le côté un peu artificiel du truc : les Shônen Hollywood ne sont pas des gens, c’est juste un concept, rien de plus.

Je suis le leader du groupe ET JE FOUS RIEN (Je suis 100% mauvaise foi sur ce screen)

Là encore, c’est le revers de la médaille, les coulisses, qui approfondissent ce trope, d’abord parce que le directeur reconnaît lui-même que tous les autres groupes qu’il a lancé auparavant n’ont pas fonctionné depuis les Shônen Hollywood (et donc, même si on se doute que ceux-là vont réussir, ben ça rajoute un peu de background au perso du directeur, ça teinte le récit d’un peu de profondeur) mais qu’il a foi en eux, et il souligne leurs points forts et leurs points faibles. Le fond blanc et les lumières pourraient être too much et pourtant, ça passe totalement. Ouais, c’est assez impressionnant comment cet anime parvient à faire passer au premier degré des scènes qui pourraient être ridicules, sans que cela le soit.

La scène suivante porte sur une discussion entre Kekuru et Ikuma sur la célébrité et les regards que celle-ci attire. Et malgré tout, on les voit tous s’entraîner du mieux qu’ils peuvent, auprès d’un public de proches (des parents, des frères et sœurs), ou alors ils lisent un magazine de musique… ou ils foutent rien. On s’intéresse au côté humain des personnages au lieu de les montrer uniquement comme des idols. Alors bon, ça reste très diffus, très confus même, mais l’effort est louable. Parce que franchement, faire du slice of life super sérieux avec un sujet aussi « superficiel » à première vue, faut l’oser.

Cute boys doing cute things !

Cute boys doing cute things !

C’est tout con, mais ça fonctionne. Et ça réussit même à être drôle, avec le gag final de l’épisode : Kakeru s’entraîne à sa catchphrase dans sa chambre quand sa sœur débarque et se moque de lui #LaHonte. Oui, ça paraît pas drôle comme ça parce que je sais pas raconter MAIS c’est drôle dans l’épisode… enfin je crois. Peut-être juste que j’ai un humour moisi.

Sinon, ben l’ending, eh ben il est tout mignon avec les personnages version peluches artisanales. Et euh… c’est tout :’D La musique me fait pas vibrer mais ça fait longtemps que j’ai passé ma période boys band (oui oui, tout gamin, j’étais fan des 2be3… et j’avoue ça sur internet parce que #YOLO).

Bref, ce premier épisode était une surprise agréable. Le premier degré passe totalement, l’anime trouve un juste équilibre entre sérieux et humour et même si c’est loin d’être parfait, ben on a le droit à quelque chose de vraiment pas mal. On verra bien ce que ça donne sur la durée mais en tout cas, on a du potentiel quand même. Alors ouais, ça fera sûrement pas date, c’est ni assez délirant d’un côté, ni assez bien écrit de l’autre pour que ça puisse rester dans les mémoires, MAIS c’était pas mal quand même, un bon divertissement.

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