Hai-Furi 01 – Si t’es bon tu montes (sur un bateau)

Un anime qui donne la banane

Un anime qui donne la banane

Badou

Bien le bonjour ! J’ai l’honneur de pouvoir inaugurer mon premier billet sur ce blog, donc on va essayer de se faire plaisir, au calme. Et pour commencer sur de bonnes bases, on va s’intéresser à un anime rempli de filles mignonnes comme tout, la base. Avec des bateaux, encore mieux. Eh, en vérité, je m’attendais vraiment pas à avoir quoi que ce soit à dire là-dessus, je suis juste plus ou moins tombé dessus après m’être fait le premier épisode de Kiznaiver (cimer Wakanim). Voilà, c’était vraiment par pur hasard, je le jure.

Nan vraiment, c’est la vérité.

(bon ok il était déjà dans ma watch list car mon yurimètre s’est sérieusement affolé quand j’ai vu le key visual et le synopsis)

L’anime en question, c’est Hai-Furi, contraction de High School Fleet. On retrouve à l’animation Production IMS, qu’on connaît pour euh… pas grand-chose en fait. Ils comptent à leur actif les deux saisons de Date A Live et de The Testament of Sister New Devil, Active Raid, le sympathique Castle Town Dandelion et Hundred cette saison. Pas grand chose qui puisse t’envoyer de la hype à la figure quoi. Par contre y’a Atto, auteur/dessinateur du manga Non Non Biyori, pour fournir du character design à la pelle. C’est au moins l’assurance qu’on aura du chara design de qualité, et ça, ça ne se refuse pas.

(Je suppose que j’ai pas besoin de le dire mais ça va spoiler, enfin on est jamais trop sûr, tout le monde déteste le spoil, right?)

Trêve de blabla, abordons notre premier épisode…

Hai-Furi // Production IMS // Printemps 2016 // Prévu pour 12-13 épisodes // Réalisateur : Nobuta Yuu // Simulcast sur Wakanim

Deux jeunes filles, meilleures amies pour la vie, se pressent pour pouvoir apercevoir le gros bateau militaire naviguant près de la côté, et arrivent au bord d’une falaise, pour pouvoir faire un coucou des familles à l’équipage (exclusivement féminin). Elles se jurent qu’un jour, elles deviendront elles aussi ce qu’on appelle des Blue Mermaids (c’est-à-dire des femmes qui ont pour mission de s’occuper de la sécurité maritime du pays), et nous récitent leur « devise » : « Vivre en mer, protéger la mer, parcourir la mer ! ». Puis, profitant du setting inespéré, commencent à se rouler dans l’herbe et à se faire des papouilles. Elles se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Fin.

Wait non.

TROP TARD, ELLIPSE !

L'ellipse qui te sauve ta review

L’ellipse qui te sauve ta review

On retrouve donc notre héroïne à couettes, une dénommée Akeno Misaki, sur un jet ski, une banane à la main.

Pause. Un jet ski ? C’est probablement le bon moment pour parler un peu du monde dans lequel se déroule l’histoire. Dans un futur proche (?), de nombreux coins du monde ont été submergés et/ou isolés par la mer à la suite d’un décalage de plaques tectoniques, et la nécessité de reprendre le contrôle d’un territoire maritime bien plus étendu s’est fait ressentir, d’où la création par le Japon de ces fameuses unités Blue Mermaids.

Reprenons. Notre héroïne, dont le capital swag a déjà atteint un niveau indécent, se rend donc tranquillement en jet ski à son lycée maritime. Elle a pas vraiment le choix étant donné que la zone est exclusivement composée d’ îlots artificiels isolés les uns des autres. Une fois arrivée, et après avoir bolossé une random du nom de Munetani Mashiro, elle revoit pour la première fois son amie d’enfance depuis la primaire, une certaine China Moeka. Elles assistent ensuite à la cérémonie de rentrée de leur lycée maritime Yokosuka, et reçoivent leur affectation (les deux amies ne seront malheureusement pas affectées au même navire, bien qu’elles soient toutes les deux commandantes de leur navire respectif).

Raise your flaaaaggg

Raise your flaaaaggg

Et pouf, elles embarquent direct dans leur navire pour un exercice en mer. Le temps de faire connaissance avec l’équipage (dont fait partie cette Munetani Mashiro), Misaki reçoit le premier objectif de cet exercice : rejoindre le point de rendez-vous, une île. Le problème, c’est que le brave navire Harekaze de Misaki, bah c’est pas la joie de ouf. A cause d’une erreur de la manœuvrière et d’un moteur asthmatique, notre équipe de choc se retrouve loin derrière les autres, à encore 4 heures du point de rendez-vous, bref c’est la merde.

La vraie MVP de l'équipage

La vraie MVP de l’équipage

En plus de ça, y’a l’instructrice bien vénèr dans son gros bateau qui commence à canarder le Harekaze en guise de punition, à tir réel. Bon comme elle est plutôt sympa, elle tire à côté pour éviter de tuer ses élèves, mais ça fait quelques dégâts au navire quand même (du style des inondations, rien de grave j’vous jure). Même si la sous-commandante rappelle que cela fait probablement partie de l’exercice, l’équipage du Harekaze commence très légèrement à s’inquiéter, surtout que les tirs se font de plus en plus précis, malgré une manœuvre d’esquive initiée par notre commandant Misaki.

RIP

RIP

Misaki, en bonne commandante soucieuse de la vie de son équipage, décide donc de lancer une torpille (censée être un missile à blanc vu que c’est dans le cadre d’un exercice tout ça tout ça) en représailles. Le navire de l’instructrice se prend la torpille de plein fouet, et Misaki donne l’ordre d’aller prendre refuge au sud d’une île un peu plus loin.

Ça protège la mer sévère dis donc

Ça protège la mer sévère dis donc

Et tout est bien qui finit bien.

Oh oh

Oh oh

Oh oh (superbe plan de Tokyo submergé au passage)

Oh oh (superbe plan de Tokyo submergé au passage)

OH OH

OH OH

Sauf que l’instructrice au regard vénèr rapporte l’incident à des autorités compétentes en faisant passer ça pour une attaque délibérée du Harekaze et donc un acte de trahison, et tout l’équipage de notre vaillant navire Harekaze se rend compte que bordel, ils sont dans la merde jusqu’au cou.

Alors.

Par où commencer.

Comme je suis moi même pas sûr de tout ce que j’ai envie de dire, je vais essayer d’y aller méthodiquement, étape par étape.

Akeno Misaki (à gauche) et Munetari Mashiro (celle qui tire la gueule)

Akeno Misaki (à gauche) et Munetari Mashiro (celle qui tire la gueule)

Premièrement, un mot sur les personnages. On retrouve pour l’instant que deux personnages à peu près définis : on a d’un côté notre héroïne Misaki, une fille pleine d’entrain (la banane au petit déj, c’est un signe qui ne trompe pas) mais responsable et qui prend son poste de commandant très au sérieux. De l’autre, on a le second (ou sous-commandant si vous préférez), une dénommée Munetani Mashiro, qui quant à elle se rapproche dans l’archétype de l’élève modèle rigide, ambitieuse et très légèrement hautaine (d’où sa déception de devoir seconder Misaki). Il est facile de voir la synergie entre les deux, et elles vont donc former le duo principal du Harekaze. Le reste de l’équipage est composé d’une bonne vingtaine de filles, la plupart s’inscrivant elles aussi dans un archétype assez convenu (ce qui n’est absolument pas une critique négative de ma part). Le casting reste toutefois très sympathique (surtout la fille super cool qui s’occupe du guet en haut du navire, interprétée par une Kobayashi Yuu qui encore une fois se ramasse un rôle bien perché, au sens propre comme au sens figuré) et le voice acting en général fleure bon le kawaii, ce qui est tout à fait en accord avec le chara design général des protagonistes. Enfin, il reste l’amie d’avance de l’héroïne, qui a l’air d’être euh… une amie d’avance, vraiment. Très attachée à Misaki en tout cas (ça sent le yuri bait de la saison assurément), mais on reviendra sur son cas un peu plus bas.

Non mais vous avez déjà vu un swag pareil ?

Non mais vous avez déjà vu un swag pareil ?

Sur le plan technique, niveau visuels et animation, ça se laisse très bien regarder. La patte d’Atto a été fidèlement adaptée, l’ensemble est plutôt fluide et la 3DCGI (pour les navires et la mer notamment) de quasi-rigueur passe crème. Concernant les musiques, on a le droit à de la bonne fanfare militaire pour nous mettre dans l’ambiance, et je trouve le fond sonore (je parle surtout du bruit sourd qu’on entend à l’intérieur du navire) vachement apaisant, je sais pas pourquoi. Bref.

OLALA CE PLOT TWIST DE FOLIE

Non mais en vérité, je m’attendais vraiment pas à ça. Je m’étais absolument pas renseigné sur l’anime, et le seul truc dont j’étais au courant, ce que y’avait deux filles sous des cerisiers en fleur. Donc forcément, quand j’ai lancé l’épisode en mode yolo, un Pocky à la fraise dans la bouche, je m’attendais au mieux à un slice-of-life avec des filles moe qui batifolent sur la plage, ou au pire un truc qui parle d’écologie. J’ai capté que y’avait des bateaux seulement au bout de quelques minutes, pour finalement partir avec un mindset de « Ouais c’est cool aussi je suppose ».

L’épisode est incroyablement bien foutu. Si on considère l’épisode en écartant le plot twist de fin, on peut se poser des questions sur le rythme et la narration : la toute première scène avec les deux jeunes filles ne sert strictement à rien, étant donné qu’elles se revoient de toute façon 9 ans après pour réaliser leur rêve, et rien n’a l’air de pouvoir le contrarier. Tout s’enchaîne très vite dans le reste de la première moitié de l’épisode : on a pas le temps de s’habituer au campus, et le couple Mizuki-Moeka doit déjà se séparer, alors même que le synopsis de base insistait quand sur le fait qu’on allait pouvoir suivre leur vie dans ce nouveau lycée maritime. S’ensuit les passages en mer, on a le droit à un peu d’action, voili voilou.

Meh, on a un reboot de Girls und Panzer avec des navires à la place ? Ça se laisse regarder, je prends (eh, en vérité je sais même pas pourquoi je fais la comparaison avec Girls und Panzer, vu que je sais absolument pas de quoi ça parle, derp).

Mais quand on rajoute le plot twist de fin à l’équation… bah ça forme un truc bien plus cohérent. La première scène nous montre une promesse qui ne pourra sûrement pas être tenue, et vu le contexte à la fin de l’épisode, je suis prêt à parier que l’amie d’enfance Moeka (qui est aux commandes du plus gros navire de la flotte au passage) va devenir l’antagoniste malgré elle.

Viens du côté obscur, on a des uniformes

Viens du côté obscur, on a des uniformes

Ça explique aussi ces tirs de « punition » de la part du navire de l’instructrice, pour pousser le Harekaze à répliquer et ainsi pouvoir faire passer ça pour une trahison (ça explique aussi le regard vénèr de l’instructrice qui met grave mal à l’aise).

Et tout ça c’est vraiment enthousiasmant, surtout avec tout le potentiel géopolitique de cet anime, qui a d’ailleurs pas du tout été abordée dans ce premier épisode. Et c’est étrange d’ailleurs, car même si le premier épisode manque d’un réel contexte (les seules infos qu’on a sont celles qu’on trouve dans le synopsis au final), et que des lycéennes qui manœuvrent des navires de guerre, c’est quand même assez farfelu, le tout paraît finalement très crédible : ces lycéennes ont été formées pour ça (durant leurs années de collège je suppose), et une fois les postes assignés, tout le monde sait ce qu’il doit faire et le fait (eh, le Harekaze a réussi à se paumer dès sa première sortie, mais c’est qu’un détail). Du coup, on suit le flot sans trop se poser de questions.

On voit que le staff prend son anime au sérieux : Wakanim explique d’ailleurs dans un article que le staff est allé à l’autre bout du Japon pour pouvoir enregistrer les sons d’un navire ressemblant au Harekaze, en collab avec la Marine Japonaise, ça déconne pas. Et toujours selon cet article, les navires auraient plus de 100 ans. Forcément, ça donne envie d’en savoir plus (des navires de 100 ans ? pourquoi que des femmes ? l’équipage va-t-il réussir à survivre sans cuiseur à riz ?? aura-t-on la fin yuri que tout le monde espère ???). L’opening , tout en badasserie, aussi visuellement que musicalement (et qui pop seulement à la fin de l’épisode pour éviter de nous spoiler qu’en fait, cet anime défonce) nous promet en tout cas de la bataille navale bien hype et sûrement un peu de drama entre Misaki et Moeka.

Des grosses machines, de la géopolitique et une conspiration en guise de twist de fin ? Ça pourrait presque passer pour du mecha dis donc.

M’enfin ça parle serious business, mais l’épisode garde quand même un ton très léger, avec des situations comiques toujours aptes à décrocher un sourire (et sérieux la fille qui fait le guet me tue à chaque apparition).

Je savais pas quoi mettre pour couper mon pavé, donc voilà un chat (et le commandant en chef du Harekaze, respect)

Je savais pas quoi mettre pour couper mon pavé, donc voilà un chat (et le commandant en chef du Harekaze, respect)

Sinon, ouais, j’ai grave kiffé cet épisode, j’adore quand un anime me surprend, et damn je m’y attendais vraiment pas. J’ai rien vu venir, même quand le Harekaze a commencé à se faire tirer dessus j’étais un peu « Ouais mais c’est des filles moe sur des bateaux, ça peut pas mal tourner ». Même si en vérité, je pensais tout bas « Ce serait drôle que ça parte en couilles d’un coup quand même ». Bon après j’suis vraiment naze pour anticiper les trucs dans les anime en général, vu que la plupart du temps je regarde sans trop réfléchir, donc niveau surprise je suis probablement pas the référence.

Wow, je pensais pas faire un truc aussi long, j’espère m’être pas trop éparpillé et que le tout sera pas indigeste. On peut dire que je me suis laissé emporter par le flot de ma pensée et que je me suis finalement jeté à l’eau. Mais j’espère ne pas vous avoir mené en bateau ! OHOHOHOHohohoh, oh.

Désolé.

Bref, ça vaut clairement le coup d’œil pour moi, même dans une saison printanière chargée qui se révèle plutôt sexy cette année. Il reste plus qu’à attendre l’épisode prochain, pour voir comment ça évolue. Si ça se trouve, l’instructrice va juste nous sortir un « lol c’était juste un entraînement », ça va retomber dans du navire + lycéennes, et je serai toujours là pour apprécier du combat naval qui envoie sérieusement du pâté. Mais je serais un peu triste quand même. En attendant, ce sera ma hype hebdomadaire.

tl;dr : ce premier épisode est cool. Merci d’avoir lu !

 

 

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