The IDOLM@STER 07 – C’est la fête chez les pauvres.

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– J’ai toujours rêvé d’observer des pauvres dans leur milieu naturel !!

NockThe IDOLM@STER jouit d’un statut un peu particulier parmi toutes les séries que j’ai pu voir : il s’agit de la seule série que j’ai commencé lors du début de sa diffusion (à l’été 2011) et que je n’ai, à ce jour, toujours pas fini, mais pas droppée non plus.
Pour résumer, 3 semaines (et 3 épisodes) après le début, j’ai choisi (un peu par faute de temps) de cesser de regarder la série car elle ne répondait pas vraiment à mes attentes : trop de  tranches de vie et pas assez d’idol à mon goût. Bref, je n’accrochais pas.
Et puis récemment, j’ai repris la série (que je regarde lentement) et je la trouve finalement plutôt bonne.

Je sais, cette introduction ne sert à rien et on n’en n’a pas grand chose à foutre, mais que voulez-vous, j’aime raconter ma vie.

Je commençais à en avoir un peu marre de mes histoires de montagnes et de sac à dos alors j’ai eu envie d’autre chose. Et j’ai aboutit à ça : un article sur un épisode de The IDOLM@STER. J’ajouterais bien « l’épisode 7 pour être plus précis » mais vu que c’est déjà dit dans le titre du billet, cet « effet de suspense » n’a à peu près aucun intérêt.
Et pour la forme, j’ai choisi de changer un peu de style parce que je me vois mal adapter ma méthode « Yama no Susume » à un épisode de 25 minutes. Attention, cet article se veut plus « analytique » (quel grand mot).

The IDOLM@STER // A-1 Pictures // 25 épisodes // Séries diffusée entre juillet et décembre 2011  // Réalisateur Atsushi Nishigori (premier poste de réalisateur) // adapté d’une série de jeux vidéo japonais.

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Durant cet épisode, Iori sera cruellement humiliée par ces sans-gène de pauvres.

Annonçons clairement la couleur d’entrée de jeu : ce n’est pas tant le contenu (plutôt banal, ma foi) de l’épisode qui m’intéresse mais le sous-texte que j’y vois. Une sorte de portrait « fantasmé » du pauvre.

Qu’on se le dise, j’aime quand un anime confronte riches et pauvres, c’est toujours un festival amusants de clichés et raccourcis. Et cet épisode illustre à merveille ce que j’aime le plus dans ce genre de situations (d’ailleurs, il faut vraiment que je songe à regarder Ouran High School).

 Commençons par introduire les personnages de l’épisode (de gauche à droite sur l’image).

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Et zioup, collons à l’arrache 3 images récupérées sur MAL…

Yayoi est le cas typique de la fille pauvre au grand cœur. Quand ses parents sont absents, elle s’occupe de ses cinq frères et sœurs. Elle est gentille et souhaite devenir idole pour soutenir financièrement sa famille (elle pourrait aussi s’engager dans l’armée soit dit en passant).

Iori est la fille d’un (très) riche patron. Elle est hautaine, et pas très gentille avec les autres personnages. Et pour bien coller à son caractère de cochon, elle est doublée par Rie Kugimiya, la doubleuse officielle des tsundere (Taiga, Louise…)

Hibiki est l’une des filles énergiques de la « bande ». Elle se promène toujours avec son hamster de compagnie et semble être capable de comprendre / parler aux animaux.

Bon, intéressons-nous à la situation initiale : Hibiki et Yayoi sont devant la télé dans les locaux de leur boîte de prod’. Un reportage y est diffusé (surement sur une chaîne câblée obscure) où un journaliste s’en va interviewer le président du conglomérat Minase (un puissant groupe « industriel ») et ce, directement à domicile.
Évidemment, le président en question est le père de Iori et le journaliste va donc tomber nez-à-nez avec Iori qui va tenter de s’emparer du micro pour faire son auto-promotion.
Puis on se retrouve à nouveau en compagnie d’Hibiki et Yayoi. Cette dernière déclare peu avant le début du générique d’ouverture de l’épisode que c’est dommage que le reportage soit tournée dans un parc, qu’elle aurait préféré voir la maison de Iori. Ce à quoi Hibiki répond que ce parc et les bâtiments somptueux allant avec sont bel et bien la maison de Iori.

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Premier constat : le pauvre est terre-à-terre.

J’abrège un peu : peu de temps après, Iori est avec Hibiki et Yayoi dans les locaux de leur boîte et déclare avoir envie de se faire une bonne bouffe et invite donc ses deux collègues. Seulement Yayoi ne peut pas : elle doit rentrer chez elle préparer le dîner pour ses cinq frères et sœurs. Mais elle a à son tour une idée de génie : et si ses amies venait dîner chez elle ?
Constat n° 1 Le pauvre est généreux. Il invite ces pique-assiette de riches à dîner chez lui, malgré son manque de moyens. D’ailleurs, ces derniers pourraient facilement inviter le pauvre et toute sa famille. Mais ils ne le feront pas, parce que les riches sont égoïstes, tout juste bons à se faire inviter. Et de toute façon, le pauvre refuserait, parce qu’il est humble et ne veut pas gêner.


Le ton est donné : ce soir, Iori va faire la fête chez les pauvre. Canon à clichés rechargé, paré à tirer une nouvelle salve.


Et ça commence au moment de faire les courses : alors que Iori a tendance à prendre le premier chou, le premier paquet de patates qui se présente, Yayoi la réprimande sévèrement.
Pas de négligence : toujours choisir soigneusement pour se procurer les meilleurs produits.
Constat n° 2 Le pauvre n’a pas beaucoup d’argent alors, à prix égaux, il essaie d’acheter les meilleurs produits, histoire d’en profiter le plus possible.


Puis vient le chef de rayon qui reconnais en Yayoi une cliente gentille et fidèle. Et d’ailleurs comme il sait que sa famille est pauvre, il sort les étiquettes moitié-prix et propose à Yayoi d’en coller sur le produit de son choix.
Constat n° 3 C’est la gentillesse qui fait bouger le monde, pas l’argent. C’est pour ça qu’il ne faut pas hésiter à aider les pauvres.


Une petite conversation entre les filles nous apprend que chez Yayoi, tous les jeudis soir c’est le « Festival des germes de soja ».
Constat n° 4 Le pauvre est fauché, mais chaque repas est une bénédiction, alors même s’il bouffe toujours la même chose, il fait en sorte que ça soit festif.


Yayoi est souvent amenée à préparer les repas familiaux car ses parents qui se tuent à la tâche ne sont pas souvent à la maison.
Constat n° 5 Ah ces pauvres, ils baisent comme des lapins, ils font 6 gosses alors qu’ils n’ont même pas le temps et l’argent pour s’en occuper. Encore une astuce pour toucher les alloc’ et profiter du système.

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Et le pire, c’est que je ne suis pas sûr qu’elle le fasse exprès.

Ouéééé ! Yayoi est de retour. Et elle amène des invités. Ouéééé !

Ouéééé ! Yayoi est de retour. Et elle amène des invités. Ouéééé !

Constat n° 6 C’est pas parce qu’on est pauvre qu’on ne profite pas de la vie. Au contraire, on profite pleinement de tout ce qui arrive. Quand notre grande sœur rentre, c’est la fête. Et quand on a des invités, je n’en parle même pas.

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– Hahaha ! J’aime regarder les pauvres, un rien les amuse.

Constat n° 7 Tu vois, les pauvres ce sont des vrais gens. Eux, ils savent rire de tout, profiter de plaisirs simples.

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Et pour renforcer un peu l’idée du constat n° 7, on a le droit à 2 minutes, le temps d’une chanson (assez inaudible à mon humble avis), d’amusements purs : Hibiki et Iori jouent avec les gosses et c’est la grosse marrade (allez les chiards ! Attrapez les bulles de savon). Pendant ce temps, Yayoi se tape toutes les corvées (faire la cuisine, décrocher le linge etc.) mais toujours dans la bonne humeur et de façon efficace.

Constat n° 8 Les pauvres n’ont peut-être pas d’argent, mais ils mettent du cœur à l’ouvrage.

Constat n° 9 Si vous allez chez des pauvres, préparez-vous à vous faire exploiter.

 
Et on bascule lentement sur ce qui se prépare pour la suite de l’épisode (mais dont on parlera peu dans ce billet). Iori va discuter avec le grand frère, le plus âgé de la fratrie après Yayoi. Il est en train de donner son biberon au plus jeune.
Ne compte-t-il pas jouer avec les autres ?
Si bien sûr, mais quand il aura fini ce qu’il est en train de faire. Son objectif est de soutenir sa grande sœur le plus possible.
Constat n° 10 Entre pauvres, on se sert les coudes, on est prêt à soutenir sa famille le plus tôt possible. La pauvreté, ça vous lie une famille comme pas possible.

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Passons sur le dîner très joyeux, bien que constitué uniquement de germes de soja, comme le fait remarquer Iori. Tout cela nous renvoie à nouveau au constat n° 4 (voir plus haut). J’y ajouterai cependant un alinéa :
Constat n° 4-1 Le pauvre a beaucoup d’appétit. D’ailleurs, il ne mange pas comme les gens bien élevé, il se bâfre. Lors d’un repas chez le pauvre, il faut manger vite si on veut avoir une chance de se remplir l’estomac.


Ah, j’ai oublié de parler d’un des petits frères qui a constamment la morve au nez, mais ne se mouche jamais.
Constat n° 11 Le pauvre est naturellement sale mais s’en moque éperdument.

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Hibiki allume la télé et entraîne une coupure d’électricité généralisée dans toute la maison. Heureusement Yayoi remet vite le courant.
Constat n° 12 Coupure d’eau, d’électricité (etc.) sont monnaie courante chez le pauvre, même lorsque sa maison a l’air décente et normale. Heureusement, le pauvre, débrouillard, sait composer avec.

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Encore une réaction à peine exagérée. C’est pour ce réalisme que j’aime les anime.

Constat n° 4 – 2 / La cuisine du pauvre ne ressemble peut-être à rien, mais elle est fameuse. Les riches devraient en prendre de la graine.

Passons sur la suite moins intéressante : le plus grand des frères (celui qui veut aider Yayoi), dans un élan de responsabilité décide d’engueuler l’un des plus jeune, qui se met à pleurer. Le « fautif » se fait engueuler par Yayoi et, se sentant incompris, décide de fuguer un bon coup.

Le premier réflexe de Yayoi c’est de finir le repas, en se disant qu’il reviendra de lui-même.
Constat n° 13 Rien n’entame la bonne humeur du pauvre. Il sait rester calme en toute circonstance.

Et puis quelque temps plus tard, les personnages commence à s’inquiéter. On en revient au constat n° 10, la famille importe bien plus que tous le reste pour un pauvre.

Et voilà que Yayoi et Hibiki partent à la recherche du petit frère en laissant à Iori la joie de surveiller et mettre au lit les petits.
Arrive le producteur, ce personnage anonyme mais néanmoins important de la série, qui a été appelé à la rescousse par Iori et ne servira à peu près à rien avant la fin de l’épisode.

- Allez les gosses ! Au lit !

– Allez les gosses ! Au lit ! (Je suis peut-être le seul, mais j’aime bien Iori)

Finalement, c’est Iori qui va finir par retrouver le petit frère. Forte de son expérience de fille souvent emmerdée par ses grands-frères, elle se souviendra qu’elle même avait tendance à se cacher dans sa propre maison. Et son intuition est juste puisque le frère de Yayoi est caché dans la « réserve » située dans le jardin.
Et elle va même entreprendre de lui remonter le moral. Et lui donner quelques conseils.

Une Iori gentille, c'est pas tous les jours. Il faut en profiter.

Une Iori gentille, c’est pas tous les jours. Il faut en profiter.

Youpi ! Yayoi est très heureuse qu’il ne soit rien arrivé à son frère, qui dès le lendemain obtient un nouveau statut dans la famille : assistant de sa grande sœur, il va pouvoir écoper, à son tour, d’une partie des corvées. La chance.

Iori, elle, est heureuse. Elle a compris que l’argent ne fait pas le bonheur (ce n’est pas pour autant qu’elle va renoncer à la fortune familiale), et surtout, que ce n’est pas si mal que ça d’être pauvre.
Bah oui, en étant pauvre, on apprécie plus les choses simples. Et puis une famille pauvre, c’est une famille unie et généreuse et ça, ça ne la laisse pas indifférente, elle qui a toujours entretenue des relations conflictuelles avec son père et ses frères, dans l’ombre desquels elle a grandi.

L’épisode est fini. A-1 Pictures nous a convaincu, en à peine 25 minutes, qu’être pauvre, ce n’est pas un fardeau, c’est un style de vie. C’est même mieux que ça, c’est un bonheur sans cesse renouvelé.

Petite anecdote : sur les 13 épisodes de la série épisodes que j’ai vu jusqu’à maintenant, ce n’est pas mon préféré (le 8 est là pour ça, dans toute son epicness), mais je ne le déteste pas pour autant, contrairement à ce qu’on pourrait croire à la lecture de ce billet.

Un commentaire sur “The IDOLM@STER 07 – C’est la fête chez les pauvres.

  1. Amo Amo dit :

    Iori et son GROS FRONT. Non ce personnage est insupportable :’D.

    (mais oui l’épisode 8 de toute façon. L’EPISODE 8.)

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