Mobile Suit Gundam I – Maman ! Achète-moi un Gundam !

Even Amuro is afraid!

Mon premier article sur Minorin ! Even Amuro is afraid!

Shueisha

Jeudi dernier marqua un grand tournant dans ma vie, car j’ai fait mes premiers pas dans la saga Gundam en matant le premier film adapté de la série fondatrice Mobile Suit Gundam 0079 sortie en 1979 (je suis sûr que ça va changer ma vie pour les trente prochaines années à venir). A la base, je voulais mater la série TV d’origine, mais on m’a plutôt recommandé de mater cette trilogie de films car la série TV accuserait de nombreuses longueurs et de fillers destinés à vendre des jouets pour les gosses de l’époque.

Mobile Suit Gundam I // Sunrise // 3 films // Sortie le 14 mars 1981 // Réalisé par Yoshiyuki Tomino (saga Gundam, Zambot 3, Ideon, Brain Powerd, Overman King Gainer etc…)

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Mobile Suit Gundam I

Date de sortie : 1981

Studio : Sunrise

Réalisateur : Yoshiyuki Tomino

Durée : 2h20

Ce qu’il faut savoir sur Gundam, pour ceux ayant vécu ces dernières années sur une autre planète, c’est qu’il s’agit de la saga d’animation japonaise la plus culte et la plus lucrative de tous les temps. Cela fait plus de 30 ans que la série de Yoshiyuki Tomino est une institution au Japon et qu’elle perdure aussi bien dans l’histoire ayant créé les fondements de la série (l’UC Gundam) que dans ses nombreux spin-off (Mobile Fighter G-Gundam, Gundam Wing, Turn A Gundam, Gundam Seed etc…) et bien qu’elle soit passée par de nombreux déboires au fil du temps et que même les fans n’ont pas toujours apprécié ce qu’elle a offert, elle continue encore aujourd’hui à fournir des séries, OAV et films (Gundam AGE et Gundam Unicorn et prochainement Gundam G no Reconguista et Gundam The Origin adaptant un flashback inédit du manga adaptant ce Gundam 0079). La saga est également connue pour ses nombreuses figurines Bandai, les Gunpla, faisant de cette série l’une des plus commerciales au monde à tel point qu’une série animée centrée sur ces figurines a vue le jour récemment (Gundam Build Fighters). L’influence est telle de nos jours que cette saga est qualifiée comme étant le « second impact de l’animation japonaise » (entre Space Battleship Yamato et Neon Genesis Evangelion). Pour tout fan d’animation qui se respecte, la saga Gundam est clairement un incontournable, que l’on apprécie ou non, certains fans au Pays du Soleil Levant vouent un culte quasi-religieux envers celle-ci !

I'm gonna stuff my fist right into your ass, motherfucker!

I’m gonna stuff my fist right into your ass, motherfucker!

Ce film nous propulse donc en l’an 0079 de l’Universal Century où une guerre fait rage entre la Fédération des Forces Spatiales de la Terre et la Principauté de Zeon déclarant leur indépendance envers la Terre. Rei Amuro, un jeune citoyen ordinaire se retrouve malgré lui embarqué au milieu d’une bataille à piloter un nouveau modèle de robot de combat, le Gundam.

Ray Amuro, notre jeune pilote venant tout juste d'essayer le Virtual Boy

Ray Amuro, notre jeune pilote venant tout juste d’essayer le Virtual Boy (il confirme, ça fait mal aux yeux)

Avant de commencer, il faut savoir que Gundam était également l’instigateur à l’époque d’un nouveau genre d’anime, le real robot. Évolution du genre super robot qui consistait à voir des héros à bords de mechas vedettes ultra-puissants dotés de technologies incohérentes et surréalistes pour aller affronter des monstres et des extra-terrestres sortis de nulle part, le real robot comme son nom l’indique se veut avoir une vision beaucoup plus réaliste et terre à terre des mecha et de ses pilotes. Souvent mis en scène dans des histoires de guerres, les mechas ne sont pas ici des super stars que l’on mettra en avant plus qu’autre chose, ce sont avant tout des armes, des outils que les hommes utilisent au même titre qu’un fusil ou qu’un char d’assaut. Malgré le fait que le Gundam reste un mecha qui se démarque du reste par son exclusivité et sa puissance au milieu des autres mechas produits en série utilisés par les deux camps, il est traité de la même façon que tous les autres et rempli les mêmes fonctions. Ce concept du mecha générique sera développé par la suite dans de nombreux animes comme Votoms ou la saga Macross dans lesquels les mechas qu’utilisent les personnages n’ont aucune différence entre eux.

Entièrement démontable ! En vente dans le magasin le plus proche de chez vous ! N'hésitez plus !

Entièrement démontable ! En vente dans le magasin le plus proche de chez vous ! N’hésitez plus !

Ce premier film Gundam se centre avant tout sur le personnage de Ray Amuro préférant laisser les personnages secondaires se développer pour les prochains films. L’avantage est que Amuro est à la base un citoyen ordinaire parmi d’autres réagissant normalement au contexte dans lequel il est placé. Il n’est pas courageux et ne tient pas à faire la guerre. Son sauvetage de la population en pilotant le Gundam va pourtant le forcer à rentrer dans l’armée de la Fédération des Forces Spatiales  de la Terre à bord de la White Base sans que le lieutenant Bright Noah qui la dirige ne lui demande son avis. Ray va alors se montrer très humain vis-à-vis de la guerre, il va refuser de monter dans le Gundam et va fuir la guerre fuyant par la même ses responsabilités, un peu à la manière de Shinji dans Evangelion mais en moins dépressif.

Moment culte, le Bright Slap ! Le moment où Ray devient un homme (l'épisode 08 de Gurren-Lagann en fait référence) !

Moment culte, le Bright Slap ! Le moment où Ray devient un homme (l’épisode 08 de Gurren-Lagann en fait référence) !

L’anime montre aussi la guerre sous un aspect vraiment réaliste. Amuro appartenant à la population au début, le film montre comment elle subissait la guerre. Amuro fera face au cours du film aux meurtres de civils, aux peuples démunis et oppressés par la guerre, aux débordements des soldats de la Fédération profitant de la situation etc… Le film montre sans concession la guerre telle qu’elle est et ce dans un film adapté à la base d’une série adressée aux enfants !

C'est pas joyeux, et ce n'est que le début !

C’est pas joyeux, et ce n’est que le début !

Concernant la réalisation, la série accuse son âge. L’animation et les dessins sont datés, les batailles manquent de dynamisme et l’ensemble fait assez pauvre. Les amateurs d’animes old-school apprécieront bien entendu le charme rétro que dégage la série, mais certains passages restent quand même assez difficiles à regarder pour aujourd’hui. Il est dommage qu’il faille attendre les autres films de la saga qui eux ont bénéficié de retouches et de scènes inédites pour obtenir une réalisation digne de ce nom. En revanche, le mecha design est vraiment excellent, que ce soit celui du Gundam, des Zaku (les mecha de Zeon) ou tout autre mecha utilisé par les deux camps, les modèles dégagent une certaine aura qui donne une impression de puissance immédiate !

L’angle est parfait, vous pouvez prendre la photo !

L’angle est parfait, vous pouvez prendre la photo !

Pour conclure, ce premier film Mobile Suit Gundam 0079 est vraiment pas mal ! Malgré une réalisation vieillote, l’histoire, le contexte et l’évolution du personnage de Ray Amuro suffisent à nous tenir en haleine tout le long des 2h20 que le film compte, d’autant que l’on devine sans mal que la suite nous réservera bien des surprises ! Puis maintenant, je pourrais venir me la péter devant les autres en leurs disant que j’ai de la culture !

Et un plan méga-badass sur un Gundam pour finir !

Et un plan méga-badass sur le Gundam pour finir !

Shueisha

3 commentaires sur “Mobile Suit Gundam I – Maman ! Achète-moi un Gundam !

  1. Nock Nock dit :

    J’ai aussi eu l’occasion de découvrir Gundam très récemment, avec la trilogie de film de 0079. L’envie de m’ouvrir à un pan de la culture animesque combinée à la tentation de découvrir d’autres séries Gundam qui m’attirent un peu plus.
    Du reste, je suis assez d’accord avec toi sur ce film et je trouve le traitement de la guerre dans les séries de l’EUC et l’aspect real robot très intéressant.
    Cela dit, je ne suis pas un grand fan de 0079 et (c’est assez lié) Amuro m’a pas mal gonflé dans les 2 premiers films. D’un côté, je comprends totalement sa réaction, mais d’un autre, il est assez tête à claques et on attend un peu qu’il se décide à monter dans le putain de robot.
    Pour l’instant, j’ai une préférence pour Zeta par rapport à 0079. On va voir si ZZ va changer la donne, mais j’ai quand même quelques doutes, vu les premiers épisodes.

  2. Shueisha Shueisha dit :

    Zeta Gundam serait le chef-d’œuvre de Tomino tandis que ZZ serait dans les moins Gundam (j’en vois souvent dire que le seul intérêt de ZZ, c’est qu’il y a un personnage qui meurt dedans). Enfin, perso, j’en attends surtout de Gundam Unicorn qui est sacrément alléchant !
    Le troisième film est clairement un gros cran au-dessus des deux autres en tout points ! En même temps, la série de base était prévue pour faire 52 épisodes et a été réduit à 43, du coup, le troisième film est constitué à 70% de séquences inédites bénéficiant ainsi d’une qualité de réalisation supérieure et d’une meilleure construction (tandis que dans les deux premiers films, on sent que c’est parfois un peu rushé).
    Quand à Amuro, je savais vers quoi je m’avançais. Quand je regarde du real robot, je sais que le pilote va faire sa tapette et ne va pas vouloir monter tout de suite dans le mecha, du coup ça ne m’a pas dérangé outre mesure d’autant que j’ai trouvé son évolution intéressante. J’ai bien aimé aussi le fait que le second film se centre davantage sur les personnages secondaire que Amuro lui-même.

  3. ElKa ElKa dit :

    Zeta c’est surfait ! Ca a une ambiance et une amtmosphere plus sombre mais ça reste aussi chiant que son ainé, voir plus avec toujours des réactions trés lulzatique de certains personnages « je rejoins le camp ennemi parce que là bas on me regarde comme une femme. Respectez ma décision ! »

    ZZ ça ressemble a une énorme blague, un Tomino qui veut reconquérir le coeur des enfants ou montrer que Gundam c’est avant tout pour eux… ça a un peu le cul entre deux chaises et vu qu’il y a aucun chgt entre ça et Zeta (hormis l’ajout d’un ton comique) je trouves surtout que son plus gros défaut est sans doute son manque flagrant d’intérêt. Et puis Puru était cool, chiante mais pas toujours, elle était un peu autiste et m’amusait parfois. Elle creve deux fois sans que personne semble en avoir quelque chose a foutre, c’est vraiment très perturbant (et ridicule)

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