Yama no Susume (S2) 03 – Désolé…

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Figure 1 : la motivation du blogueur (allégorie).

L’aventure Yama no Susume se poursuit, en exclusivité sur Minorin.

NockEn temps normal, j’ai tendance à appliquer un principe simple à ma vie de tous les jours. Une petite phrase qui se révèle parfois très pratique que j’ai emprunté aux 2 minutes du peuple : « si tu ne sais pas quoi dire, ferme ta gueule ! »
Ce précepte peut facilement être lié à une autre phrase que j’apprécie : « mieux vaut se taire au risque de passer pour un con que parler et ne laisser aucun doute à ce sujet ».

Tout ça pour dire que devant l’épisode 3 de Yama no Susume, je me suis rendu compte que je n’avais aucune idée de quoi dire, mais qu’à cela ne tienne, je fais fi de mes principes pour venir raconter du caca.

Yama no Susume 2 // Série prévue en 24 épisodes // été 2014 // Studio 8-bits // Réalisateur : Yuusuke Yamamoto (NHK ni Yôkoso, Walkure Romanze, Aquarion Evol) // d’après un manga de Siro.
Le premier épisode est disponible sur Crunchyroll. Le reste y sera peut-être un jour.

Dans le dernier billet, j’ai fait part de mon inquiétude grandissante.
Et si la série devenait soudainement potable ? Et si elle m’offrait ce que je lui demandais ?
Si, d’un coup, elle me laissait perplexe, incapable de trouver de quoi me plaindre, de quoi la charrier, de quoi continuer à tirer au lance-flammes sur les petits détails ?

L’angoisse de la page blanche, avec Yama no Susume, je connais un peu, dans le sens où, après visionnage, je sais assez rarement ce que je vais écrire et mes articles sont improvisés autour de captures d’écrans que je dote pour l’occasion de légendes stupides, parfois sans lien avec l’histoire. Mais généralement, je m’en sort après quelques heures de revisionnage d’épisode, de tentative d’écriture et d’intense réflexion (bon, OK, j’exagère un peu, mais pas tant que ça non plus).
Cet épisode est une épine dans mon pied. Il n’est pas mauvais. Il montre ce que j’attends de la série. Il laisse peu de place aux images rigolotes.
Je ne sais même pas comment placer ma légende récurrente des 1001 façon de tuer Hinata.

C’est là toute la difficulté de la chose. Ce troisième épisode n’est pas suffisamment mauvais pour que j’ai envie de m’énerver, pas suffisamment drôle pour me donner d’idées amusantes, mais pas suffisamment bon non plus pour que j’ai à m’extasier.

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Capture random, histoire d’habiller un peu le texte.

Nous sommes dans une série de tranches de vie avec pour contexte l’alpinisme et la randonnée en montagne. Le genre de séries reposantes, pleines de bons sentiments, avec des sous-textes sur l’amitié et, avec l’aspect un peu « sportif » du titre, sur le dépassement de soi.

Et bien cet épisode, c’est totalement ça. Les 4 héroïnes poursuivent leur ascension du mont Mitsutouge.
Voilà déjà pour l’alpinisme.

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– « Banzai ! » disait mon arrière-grand-père. Celui qui a fini encastré dans le pont d’un porte-avions américain en 45.

Et si le début se révèle assez facile, le chemin va se faire de moins en moins praticable et la pauvre Aoi va être bien en peine. Heureusement, ses amies vont l’aider à surmonter cette épreuve, surtout Kaede qui, par ses conseils, va réussir à ramener un sourire sur le visage de la jeune fille.
Hop, l’amitié, c’est fait.

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– Je mets en danger cette mission. Je n’aurais pas du venir.

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Règle n° 1 : trop forcer, ça ne sert à rien, juste à se dégouter… Il faut aller à son rythme et profiter. Non, je ne parle pas de ma consommation d’animation japonaise…

Et qu’importe qu’Aoi finisse par découvrir le pot-aux-roses et se rende compte que le but de l’ascension est de lui permettre de voir enfin le mont Fuji de prêt, elle fera tout son possible pour faire en sorte de dissimuler le fait qu’elle est courant, pour ne pas décevoir ses amies.
Surprise, des bons sentiments…

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Une partie de l’épisode, plutôt mignonne, tient sur le fait qu’Aoi ne sait pas que les filles savent qu’elle sait… (l’art des phrases débiles pour les Nuls)

Finalement, épaulée par Hinata, Kokona et Kaede, Aoi va parvenir à surmonter l’épreuve, ainsi que sa peur du vide.
Ça, c’était pour le dépassement de soi.

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La série, sans en faire des caisses, nous rappelle un des éléments du postulat de départ : Aoi a le vertige.

Et pendant ce temps, on continue de découvrir de beaux paysages et je me dis que ça ne me déplairait pas de m’essayer à ce genre d’ascension.
C’était pour l’aspect reposant / contemplatif.

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Le point brochure touristique. Aujourd’hui, les 88 moines de pierre du mont Mitsutouge.

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Dans le prochain épisode, on atteint le sommet (littéralement, je pense).

Ah, et un petit mot sur l’ending, j’ai oublié ça  la dernière fois. La chanson me faisait vaguement penser à quelque chose et j’ai enfin retrouvé quoi. Kokone est doublée par la même comédienne que Tsukiko Tsutsukakushi (Hentai Ouji to Warawanai Neko), et comme c’est sa voix qu’on entend le plus dans cet ending, ça me fait un peu penser aux génériques de la série en question.

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Moi aussi, j’ai appris l’alphabet sémaphore dans ma jeunesse. (Image de l’ending.)

Donc oui, cet épisode frappe enfin là où on attendait la série. Et ce n’est pas mal. Un gentille petite tranche de vie. C’est mignon, même si ça ne casse pas trois pattes à un canard. Les personnages sont stéréotypés mais humains et, pour depuis l’épisode précédent, même Hinata est plutôt agréable.

Je suis désappointé. Quand, j’ai signé pour une saison 2, je ne m’attendais pas à apprécier Yama no Susume. Je ne pensais pas que 8bits partirait sur un format 15 minutes et qu’il réussirait à en tirer quelque chose de correct (parce que le premier épisode, c’était pas bien folichon). Je ne pensais pas un jour être pris au dépourvu et avoir à écrire une telle excuse en guise d’article.

A voir ce que la suite réserve, mais je ne suis pas sûr de tout commenter du coup. Je n’ai pas encore regardé les épisodes suivants, donc je déciderai ultérieurement si je continue sur ma lancée ou si je ne fais plus que des morceaux choisis.

Extrait de la musique de fond utilisé pour la rédaction aujourd’hui : la version instrumentale de Hazy, le premier ending de Hanasaku Iroha (même si on ne peut pas franchement dire qu’elle m’ait inspiré).

Un commentaire sur “Yama no Susume (S2) 03 – Désolé…

  1. Mian Mian dit :

    Mais… et la bouffe, dans tout ça?

    Je compatis, ce n’est pas pour rien que Minorin est composée en majorité d’animés faciles à tourner en dérision. Trop facile, peut-être? Et je ne suis donc pas le seul à gâcher littéralement une journée sur un article. Le format 1 article = 1 épisode n’aide pas non plus, mais ne perds pas espoir face à un passage moyen, le monde est encore plein de mauvais animes à critiquer.

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