[Voyage 2026] Jours 9, 10 & 11 – It’s Raining (Again)
Allez, au moment où j’écris ces lignes, on est officiellement à la moitié du voyage. Et comme pour les deux premiers voyages, c’est assez étrange d’en prendre conscience. D’un côté il y’a une partie de moi qui dit « déjà ? » et une autre qui dit « seulement ? » L’avantage de sortir de la routine et de faire beaucoup de choses dehors c’est que, effectivement, les journées paraissent plus longues, plus remplies, et les semaines deviennent réellement des semaines. Moi qui me plaignait avant de partir que le temps allait toujours trop vite, mais quand nos journées sont quasi interchangeables, ça l’est !
Cinquième billet, donc, et on y termine notre séjour dans le sud du Tohoku donc – si vous suivez – le sud du nord du Japon. Un billet sous le signe de la météo capricieuse, ce qui est, vous l’aurez remarqué, une légère tendance de ce troisième voyage. Je savais que je débarquais en début de saison des pluies, mais je crois que j’avais sous-estimé les conséquences de mon choix, le minimisant en me disant que le Tohoku n’était pas trop touché par celle-ci ! D’autant que à priori on est juste sur une dépression méteo tout à fait classique, le tsuyu (la saison des pluies) ne commençant que dans quelques jours.

Du coup j’ai l’air un peu bête car voilà deux jours où il a plu et où il a fait frais. Pas froid, juste frais. 14/15° dans les zones que j’ai traversée, armé en guise de haut que d’une chemisette et d’un t-shirt, n’ayant absolument pas pris dans mes valises de manches longues ou de vestes. Il faut se rappeler que y’a deux semaines, je faisais les dites valises dans un contexte ultra caniculaire, et que ma principale peur était d’autant douiller en juin au Japon, donc oui… j’avais pas pris de hauts « chauds » pour économiser de la place. J’aurais ptet dû y penser au cas où, surtout en partant du principe que la suite du voyage va me voir continuer à aller dans le nord, mais bon c’est trop tard !
En vrai, le léger souci c’est que le soleil depuis que je suis arrivé, je l’ai pas tant vu que ça – et il commence à me manquer. Je l’ai eu tapant très fort à Tokyo le dimanche de mon arrivée, et depuis que je suis parti de la capitale je ne l’ai eu qu’en soirée couchant, la seule exception étant Yamadera. Du coup toutes mes photos en extérieur sont pour l’instant dans le gris et le nuageux, j’ai vu beaucoup d’endroits formidables dans ce contexte, bref j’ai l’impression d’être de retour en Normandie ! J’espère le voir un peu plus dans la seconde moitié… mais pas trop non plus parce que quand il est là, et bah il tape fort ce bâtard !!! Je veux des ptits nuages blancs tous cotonneux et une température rafraichie par une brise marine agréable, je ne suis pas compliqué !!!
Bref je chouine je chouine mais temps de dérouler la suite du voyage, avec la baie de Matsushima et un séjour unique dans les montagnes !

Jour 9 – Matsushima
On l’avait un peu évoquée au jour 7 quand j’étais allé à l’Umanose – temps maintenant d’explorer plus en profondeur la baie de Matsushima ! Un des plus beaux panoramas du Japon, souvent jugé égal à Miyajima, une baie protégée de l’océan par environ 200 îles de tailles très irrégulières, où se développent parfois de la faune et de la flore unique. Un endroit où on retrouve donc la ville portuaire de Matsushima, surtout aujourd’hui devenue une ville touristique assez typique avec ses musées, ses embarcadères pour des croisières d’une ou deux heures afin de faire le tour des îles, spécialité culinaire spammée dans tous les restos (et comme Miyajima ce sont les huîtres panées), son office du tourisme et, je l’imagine, une mascotte que je n’ai hélas pas trouvée. Mais elle doit exister, j’en suis sûr, je n’ai simplement pas assez cherché…
Bon je vous l’avoue – je me suis levé tard en ce dimanche matin, genre 11h30 post-gros dodo, donc le temps que je saute dans la ligne Tohoku, que je me tape 30mn de train et que j’arrive à la mauvaise gare (faut plutôt prendre la ligne Senseki et descendre à Matsushimakaigan, le quartier touristique, là où la Tohoku te faire arriver à Matsushima qui est située dans la partie « résidentielle » de la ville) – bref m’y voilà vers 13h, en gros. Dans un monde où tout ferme a 16h, cela laisse peu de temps, d’autant que la baie de Matsushima est très large !

Hélas, déjà, vous pouvez le voir – il ne fait pas très beau ! Crachin un peu merdique, vent pas très sympa venant de l’océan, je n’avais pas vraiment froid mais disons que je ne me sentais pas vraiment à l’aise. Et qu’avec mon combo short et chemisette, je détonnais un peu dans le décor, les autres étant bien mieux préparés à ce genre de temps ! Bref, pas vraiment le meilleur temps ni le meilleur mood pour profiter des panoramas de la paie, mais au moins le brouillard ne s’est pas pointé, ce qui est déjà une petite victoire.
Et encore une fois, petite défaite du joueur français parce que je suis arrivé dans la baie sans idées trop claires ni plan très précis pour la journée. J’ai débarqué avec ce mood un peu branleur à base de « j’arrive et je décide sur place ce que je faise », ce qui n’est pas spécialement le plus efficace ici. Parce que la baie de Matsushima c’est plein d’îles, plein de temples, des croisières différentes avec chacune leurs trajets et leurs « angles » et c’est aussi 4 points de vues «officiels » sur la baie, situés à des endroits très différents les uns des autres, avec leurs identités, leurs points forts et leurs gimmicks. Il y’a ainsi la Sokan (vue magnifique) et sa vision à 360° d’une grande partie de la baie. En second nous avons la Reikan (vue élégante) qui nous propose de voir la baie depuis le jardin d’un temple. En troisième il y’a la Ikan (grande vue) qui offre particulièrement un point de vue sur la ville et le port. Enfin, en quatrième, la Yukan (vue spirituelle), particulièrement superbe en automne car prenant place au milieu des arbres orangés.
Alors, à votre avis j’ai choisi laquelle ?
Je vous laisse quelques instants de réflexion…
Ce n’est pas bien dur, vous commencez à me connaître…

Eh oui, je n’en ai pas choisi, je n’en suis allé à aucune !! J’ai découvert le concept des 4 vues en arrivant à Matsushima !!! Et vu le temps maussade et mon absence d’énergie j’ai abandonné l’idée d’y aller pour me concentrer à la place sur les environnements autour du port !!!! J’aurais mieux planifié cette partie du voyage, bah ouais j’aurais sans doute visé la Sokan ou la Reikan ! Et oui, encore une fois, j’ai passé la journée un peu fatigué donc je me suis pas forcé, la veille avait été sportive avec les escaliers de Yamadera et je savais que le lendemain pourrait être assez exigeant donc je n’ai pas voulu forcer ! J’ai juste fait le minimum, à mon rythme !
Et d’ailleurs, avant de visiter quoi que ce soit, je suis allé me faire un ramen dans une échoppe nommée le Uchimi Ramen, tenue par un couple de vieillards. Ah là ayé on est dans du resto en mode hardcore : pas de menu illustré, pas de tablette, juste une liste de plats accrochés sur le mur, faut les lire et les demander. La tenancière parlait un peu d’anglais mais ça restait YOLO, d’autant que le ramen était un peu demandé donc s’agissait de pas trop ralentir le flux général. J’ai réussi à demander un demi-chahan et un bol de ramen « simple », et ce que j’ai eu c’est…
(pleure d’émotion)
… le meilleur chahan de ma vie.

Je surkiffe le chahan. Riz frit, légumes, parfois des crevettes et du poulet, ça défonce, y’a rien qui est mauvais dedans. Là le chahan que j’ai mangé hier il était juste époustouflant – poivré, avec des légumes frais, riz magnifiquement cuit, un peu huileux pile ce qu’il faut. J’étais soufflé. Le ramen à côté il était bon aussi hein ! Ferme, bouillon pas trop lourd, ça se buvait et se mangeait sans aucun problème mais alors ce chahan, pfiooouu… Pourquoi j’ai demandé un demi ? J’aurais pu en avoir deux fois plus…
Et le pire c’est que j’avais mal noté les prix en faisant ma demande donc je m’attendais à payer 1400, et là la gérante a l’addition m’a laché un kyuhyakuen qui m’a tellement sonné que j’en ai oublié tous mes nombres japonais et je lui ai sorti 1900 yens, sous sa légère incompréhension. Non non c’était que 900 yens. 500 yens le ramen, 400 yens le demi-chahan. 2€20 le meilleur chahan de ma vie. J’ai payé moults coca plus chers que ça en restaurant en France… Mon sens des valeurs est perdu… C’est un délire le yen faible…
Bon, mais du coup on a une baie à visiter !

En vrai j’ai surtout visité deux trucs. Le premier, c’est le plus simple et le plus rapide, c’est directement sur le port de Matsushima, c’est le temple Godaido, qui depuis une falaise s’étend face à la baie et signale bonne fortune aux marins et aux voyageurs. On en fait très vite la visite – c’est l’affaire de trois ponts (aux planches extrêmement distantes les unes des autres, à priori ça a été conçu comme ça pour « forcer les gens à être attentif à leurs pas » sauf qu’ils ont rajoutés une planche perpendiculaire par-dessus pour créer un passage haha), le temple est sympa, y’a des bancs avec une vie sympa sur la baie, écoutez c’est plaisant.
Mais le vrai « main-event » de la journée, c’est l’île de Fukuurajima, accessible via un beau pont rouge de 200m.

300 yens l’accès mais, derrière, à vous la joie de vous balader sur l’île qui propose là aussi pas mal de petites activités – quelques chemins de marche qui serpentent toute l’île, un temple, quelques points d’observation, un pavillon et des toilettes… assez jolies. J’ai pas pris en photo l’intérieur mais c’est les plus belles toilettes du voyage jusqu’ici ! Faites-moi confiance, où allez-y et laissez un commentaire sur cet article !

Donc voilà, j’ai fait un ptit peu le tour de Fukuurajima, ça m’a pris 45mn/1h, je me suis pas mal posé pour regarder la baie et les îles – dont principalement une île peuplée de mouettes au loin, mouettes très bruyantes, vous vous en doutez. Moi j’étais juste content car à chaque fois que des japonais arrivaient ils pointaient l’île du doigt et disait à leurs camarades « ooh umineko » et je repensais ainsi au meilleur visual novel de tous les temps. Mes plaisirs sont simples…
En vrai, je recommande beaucoup Fukuurajima, et je pense qu’en été ça doit être super ! L’île est très verdoyante, très forestière, elle n’est pas complexe à explorer, y’a de l’ombre partout ce qui, couplé à la fraîcheur marine, doit en faire une destination estivale vraiment super. Je suspecte que par contre les moustiques se fassent vraiment plaisir dans ce coin là à ce moment-là mais vous prendrez des répulsifs, hein ? Et sinon, en automne, avec les feuilles vertes et les teintes orangées ça doit aussi être incroyable. Bref, là je sonne pas très enthousiaste mais c’est parce que j’y suis allé un jour de juin moche donc l’expérience n’est pas spécialement optimale !

Mais globalement, j’ai un petit regret sur Matsushima parce que j’ai pris l’endroit un peu à la légère et je me suis pas assez préparé – j’ai voulu attraper très vite un train pour rentrer parce que j’avais un petit programme en soirée (visiter 2/3 dernières boutiques avant leurs fermetures) du coup je suis passé très vite dans un autre secteur touristique de la ville et clairement j’ai fait l’impasse sur le principal temple de la ville ainsi que sur les points de vues. J’espère donc pouvoir y revenir un jour, avec un temps plus clément et une idée plus claire de quoi voir.
De même, toujours sur la côte est du Japon, c’est le cœur lourd que je dois vous annoncer que j’ai fait une croix sur Kesennuma, située plus au nord – j’espérais pouvoir m’y rendre depuis Sendai mais à priori le trajet est beaucoup plus long qu’escompté, avec environ 3h pour s’y rendre en train, ce qui commence à faire beaucoup ! C’est un coin qui m’intéressait beaucoup pour sa beauté géographique mais aussi pour son histoire récente (dévasté par le tsunami en 2011) et je voulais aller voir les musées et mémoriaux liés au sujet. Ce sera, là aussi, pour un autre voyage…

Après ça, retour en train, cette fois-ci via la Senseki Line, matage d’un épisode de Kamiina Botan, retour en gare de Sendai et surtout retour dans le bâtiment EBeans situé juste en face pour essayer de finir le tour des boutiques otaku du secteur. Je passe surtout dans le rayon anime du Bic Caméra local, qui propose pas mal de goodies sur des animés et mangas très précis, pas forcément ceux couverts par Animate – y’a ainsi un gros espace Kyoto Animation avec du Euphonium, du Free, du Tsurune et même un peu de K-On. Ailleurs un espace dédié à quelques mangas du Jump+ dont du Girl Meet Rocks. Puis aussi du Kaguya Princesse Cosmique (décidement très populaire au Japon), du Medalist, du Gakuen Idolmaster… Bref, pas mal de choix dans les séries à défaut d’en avoir dans les goodies – sorti du trio badges / stand acrylique / clearfiles, demandez pas plus. Au mieux vous aurez un sticker et un strap…
Plus haut dans le même bâtiment, il y’avait surtout le Gee Store qui m’intéressait. En gros c’est surtout des t-shirts et quelques goodies un peu plus uniques – pas mal de vaisselle par exemple ! Vous rêvez d’une assiette à l’effigie de l’héroïne de Tis Time For Torture Princess ?

Félicitations, ça existe !
La sélection de t-shirt, quant à elle, bah c’est surtout du COSPA – et pas forcément le stock le plus frais et le plus mis à jour. J’avoue que j’avais surtout besoin d’un t-shirt neuf donc je me suis pris un t-shirt Bocchi assez simple et assez modeste, avec la signature de l’héroïne dessus, mais j’ai essayé de me limiter dans les autres achats parce que je sais que quand je retournerais à Tokyo le passage au Gee Store d’Akiba avec toute la gamme Cospa lui il va faire mal !
(Cela ne m’a pas empêché aussi de prendre des ptits porte-clé à l’effigie de persos que j’aime – en l’occurrence j’ai désormais enfin un beau porte-clé Ranka Lee qui pendouille de ma sacoche, presque après 20 ans à en rêver.)

Après ça, c’est soirée gastronomie au Yoshinoya du coin, avant un passage express au Pokémon Center (pas grand chose d’intéressant) et un retour à l’hotel marqué par le test du bain public de celui-ci (il est ok) et une écriture du billet précédent tout en regardant un grand prix de Monaco où les commissaires ont passés plus de temps à regarder au millième de kilomètre/heure près le passage des voitures dans la pitlane que l’état de l’asphalte au dernier virage. Et puis sérieux, trois tours pour décider un drapeau rouge ? Vous pouvez pas faire encore plus loin ? Enfin bon, Antonelli est toujours aussi impressionnant, c’est dingue de se dire que le futur champion du monde 2026 (allez on s’engage, il est quand même bien parti) (et c’est pas Russell qui va l’embêter manifestement hihihi) est plus jeune que l’anime de Suzumiya Haruhi mais- euh bref- passons au jour suivant du coup, non ?
Galerie Jour 9 – Matsushima & boutiques




Jour 10 – Zao-Onsen
Valise remise en place, goodies rangés, vêtements pliés – et on dépose ça au lobby de l’hôtel pour qu’ils puissent s’occuper de l’envoyer vers Aomori, où je la retrouverais d’ici le lendemain. C’est donc déchargé de ma valise mais toujours équipé d’un lourd triangle sac à pc / sacoche personnelle / sacoche de ma machine à apnée que je retourne prendre la Yamagata Line à la gare de Sendai, l’objectif n’étant cette fois pas Yamadera mais bien le terminus… la ville de Yamagata, justement !
Encore une fois très beau trajet en train, la ligne est vraiment superbe entre Yamadera et Rikuzen-Shirasawa, avec vallées, montagnes et parfois crevasses qu’on surplombe de manière assez impressionnante. Et contrairement au samedi précédent, pas grand monde dans le train, ce qui permet de vraiment profiter du décor – même si là encore, le soleil n’est pas au rendez-vous !

On arrive ensuite à Yamagata, capitale de la préfecture éponyme et une préfecture plutôt jugée comme rurale. Alors, après, elle est pas totalement perdue – elle a son ptit accès au shinkansen, et d’un point de vue touristique elle vit pas trop mal l’hiver, avec pas mal de stations de ski et de villes thermales hautes placées qui font le charme des visiteurs, majoritairement japonais. C’est un coin où les étrangers ne s’aventurent pas trop, sauf si ils sont australiens, qu’ils veulent faire du ski, et que tous les bons spots a Hokkaido sont déjà surbookés. Et dans tout ça, moi je suis surtout là pour attendre un bus qui passe chaque heure et qui est là pour me mener à ma destination du jour – Zao-Onsen. Que je rejoins après une quarantaine de minutes et un ticket de 1200 yens (j’ai payé certains trains moins chers que ça.)
Et il ne fait là aussi pas très beau !

Zao-Onsen c’est un endroit qui m’a très vite fait rêver dès que j’en ai entendu parlé – la ville a une réputation admirable, et les sentiers de randonnées autour de la montagne faisaient la promesse de très beaux panoramas possibles pour des efforts relativement faibles vu le contexte. En particulier, un cratère de volcan éteint, le mont Okama, qui me faisait pas mal de l’œil. C’était aussi l’opportunité d’enfin tester l’hébergement en ryokan, qui est quelque chose que je n’avais pas encore fait jusqu’ici ! Hélàs, petit déception avant même de partir – je n’ai pas pu « sécuriser » deux nuits sur place, me forçant très vite à un planning très serré et je savais déjà que je ne pourrais pas prendre le temps de tout voir.
Mais bon, bref, j’arrive au terminal, je constate le temps grisatre, je pose mes affaires dans un locker, je marche quelques minutes, je prends le téléphérique pour le sommet et… bienvenue à Mont Silent Hill, habitants – 2 (et ils veulent te tuer.)

Je suis monté de genre 600m et me voilà donc dans les nuages, littéralement. Crachin et pluie omniprésents. Du coup pas de vue, pas de visibilité, et moi je le rappelle toujours là comme un con avec ma chemisette à avoir là pour le coup un peu froid parce qu’il fait 14° au sommet. Mais tout va bien, j’ai acheté un poncho de pluie à Décathlon avant de prendre l’avion justement pour ce genre de situation !!
… Ah j’ai laissé le poncho dans la valise qui est actuellement partie pour Aomori ? Qui c’est le roi des cons ? C’est moi ? Ah ça oui !! Et si je m’en étais rappelé plus tôt, ptet que j’aurais pu récupérer pour 4 balles un poncho au Lawson situé juste en bas du téléphérique mais non je n’ai pas fait ça car je reste au fond naïf et simple d’esprit, convaincu qu’il fera plus beau en haut qu’en bas malgré la présence explicite de nuages enveloppant le sommet. Écoutez je suis un enfant de la mer moi ! Rien à voir avec le manga et le film, hein, c’est juste que j’ai grandi à Ouistreham, au bord de la Manche ! On avait comme seul cadeau à Noël des algues et l’été les parisiens nous prenaient nos places de parking, eh oui, c’était pas tous les jours facile !

Je m’arrête du coup manger au café d’altitude situé à la sortie du téléphérique, j’y déguste un très bon croissant-sandwich au fromage et au jambon, je suis tout seul dans le café. D’ailleurs j’étais aussi tout seul dans le téléphérique. Oh, et j’étais aussi tout seul dans la montagne. A part l’employée du café, et le petit vieux du téléphérique il y’avait personne d’autre. Moi en chemisette colorée, tout seul face à la pluie et au brouillard. Super !
J’ai hésité un petit moment à juste redescendre immédiatement, faisant un usage très limité de mon ticket aller-retour à 2400 yens, mais au final je me suis dit que j’allais pas laisser la pluie m’empêcher de marcher un peu, d’autant que j’avais récupéré un parapluie au café – ils en prêtaient volontiers. Donc allez, je tente de parcourir un peu le chemin principal, asphalté et bétonné, histoire d’explorer un tout petit peu !

En vrai je vais faire genre un kilomètre et demi, arriver sur des téléphériques éteints et désertés, les prendre en photo, et rebrousser chemin. Car la pluie s’intensifie, car le vent est pas agréable, car la balade est pas super et parce que, vraiment, définitivement, sans l’ombre d’un doute, je suis putain de tout seul. Pas d’autres randonneurs cons comme moi, pas d’employés qui patrouilleraient ou qui feraient la maintenance des routes, non rien si ce n’est la pluie, le silence (parfois entrecoupé par des musiques jazz, manifestement jouées autour de certains téléphériques) et quand même des bruits suspects dans les feuillages avec moi qui repense aux avertissements sur les singes vus dans le terminal de bus 40mn plus tôt. Bref allez on a bien rigolé mais je veux pas mourir lapidé par la merde d’un singe random – j’ai une imagination très fertile – donc on va mettre fin à la catastrophe et on va juste rentrer la queue entre les jambes, avec l’espoir que peut-être demain le temps sera plus clément et qu’on pourra marcher deux ou trois heures dans un contexte plus confortable et plus serein.
Je sais honnêtement pas pourquoi j’ai pris la téléphérique et je suis monté comme ça sur un coup de tête. C’était pas très raisonné, pas très raisonnable. J’aurais dû me dire juste en regardant le mont que y’aurait rien qui m’attendrait vraiment en haut, et que quitte à monter j’aurais dû m’équiper au moins pour la marche sous la pluie (même si heureusement mes chaussures de marche sont parfaites pour ça donc ça aurait pu être pire.) Mais non, j’ai vu le téléphérique, je me suis dit « tiens je vais monter » et je suis monté, sans vraiment penser à ce que j’allais faire là haut.
Maintenant, c’est vrai que les photos sont un peu cools ☝️🤓 !!

Après ça redescente peinée en téléphérique, je sens un peu de pitié de la part du ptit vieux qui checke le ticket et nous accompagne dans le chemin retour. Il a même sorti son téléphone pour lancer Google Translate et me dire « ah c’est dommage par la pluie », ce à quoi je n’ai pu que réponse un « ahhhh it happens. » Du coup il a essayé de discuter un peu avec moi, j’ai essayé au mieux de suivre, il est allé à Paris « y’a très longtemps », j’ai dit « oooh great, it’s still a beautiful city » et voilà. Au Lawson en face du téléphérique, le jeune employé a complimenté ma moustache et m’a demandé si je venais d’Australie, et il semblait incrédule quand j’ai dit France, donc je crois que les gens ici ont la tchatche. J’aimerais être meilleur pour le small talk avec des inconnus pour rendre ces petits interactions un peu moins gênantes mais eh, c’est un peu pour ça que j’essaie de commencer à bosser mon japonais…
Cela étant dit, place maintenant au check-in dans le ryokan ! Du coup je logeais au (très très bien noté) Takasagoya, un ryokan géré en famille. C’était donc mon premier ryokan ! Jusqu’ici j’avais toujours privilégié des logements en ville, et si possible dans des hôtels à l’occidentale, ayant eu une mauvaise expérience de mes quelques nuits en futon lors du premier voyage. N’ayant jamais eu l’opportunité de m’arrêter dans une ville thermale jusqu’ici (même si j’avais envisagé Kurokawa Onsen lors du second voyage), je trouvais un peu excitant et « nouveau » de tenter l’expérience lors de ce passage à Zao-Onsen. L’idée était en plus de « profiter » de l’hotel sur place pour pouvoir prendre mon temps pour explorer la ville et la montagne lors de la journée qui précède ce qui est un plan qui, vous pouvez le constater, a parfaitement marché.
L’image que j’avais des ryokan c’était forcément ce que j’en connaissais via la popculture japonaise, particulièrement Le Voyage de Chihiro et Hanasaku Iroha, du coup j’avais en tête des bâtiments riches, avec des clients riches et un service riche. Ce qui est sans doute une erreur car y’a des ryokan plus familiaux, plus populaires, et le Takasagoya est dans ce cas ! Alors attention, on reste sur une nuit plus chère que dans beaucoup d’autres hôtels – en l’occurrence j’ai payé 95€ pour un lundi soir en période creuse. Un prix surtout gonflé par l’option repas (dîner + petit-déjeuner) auquel j’ai souscrit, qui a rajouté environ une quarantaine d’euros à l’addition. 40€ les deux repas ? Oui mais en même temps, on se fout pas de ta gueule sur la quantité.

Et encore, là sur la photo j’ai pas tout – j’ai encore reçu quelques trucs après, genre des patates et du poulet ou des tempuras de légume, bref pas des trucs doux et légers ! J’avoue que je ne connaissais PAS la légende des repas de ryokan. Je ne savais pas qu’on te REMPLISSAIT LE BIDE. Souvent c’est là pour les gens qui viennent en groupe donc on te fout la masse pour que ça partage au max, mais quand tu voyages en solo c’est juste un méga buffet à volonté où tu as tous les meilleurs ingrédients fusionnés pour les meilleurs plats – sashimis aux poissons frais, boeuf de Yamagata absolument DELICIEUX, soupes misos, riz à volonté, tous les légumes possibles et inimaginables… Tiens d’ailleurs, des légumes !! Je me suis rendu compte en mangeant ce dîner que j’en ai quasiment pas mangé en deux semaines parce que c’est vrai que les restaurants japonais où je vais en fournissent peu, ce qui est peut-être pas bon pour mon équilibre 😭. A noter d’ailleurs encore une fois l’extrême gentillesse de la gérante qui a essayé avec un anglais de bonne qualité de m’expliquer comment manger du bambou cuit, et qui au moment du check-in m’a demandé la liste des aliments auquel je suis allergique / que je n’aime pas. Beaucoup de soin en règle générale – comme y’a que six ou sept chambres, chaque invité bénéficie vraiment d’un soin très particulier, c’est aussi l’avantage de ce genre de petite structure, ce qui explique pourquoi c’est vite booké !
Du coup je suis sorti en roulant de ce repas dont je ne m’attendais pas qu’il soit aussi méchant. Vous me direz que c’est une heure parfaite pour aller digérer dans un bain chaud mais twist, on est dans une narration non-chronologique car le bain chaud j’y suis allé une heure avant le repas !!!

Zao-Onsen a donc pas mal d’établissements de bain, a des prix souvent peu onéreux – en même-temps, certains d’entre eux n’ont pas d’employés, c’est sur entrée « libre. » Je dis libre car on est censé mettre de l’argent dans une petite boîte à l’entrée pour rentrer, mais on a pas d’employé qui fait la caisse et la petite boîte ne conditionne pas l’ouverture – si tu veux rentrer sans payer, comme un connard, tu peux le faire ! Moi ça va, j’avais un petit ticket gratuit en ma qualité de client du ryokan !! Après, à 300 yens l’entrée, eh ça va… Frauder une entrée à 1€70 bon… quitte à frauder, autant frauder sur des projets plus ambitieux…
Et donc du coup la particularité des bains de Zao-Onsen c’est qu’ils sont très chauds (entre 40 et 55°) et surtout très acides ! D’autant qu’il y’a un truc de Zao-Onsen que je ne vous ai pas évoqué jusqu’ici c’est que à cause de ses eaux chaudes, et bah c’est une ville qui a une ODEUR. Et cette odeur c’est celle du soufre ! Cette odeur d’œuf un peu pourri… J’avoue que c’est pas trop mon kiff, et il m’a fallu un peu de temps pour m’y habituer, parce que c’est très dur d’y échapper. D’autant que maintenant elle me suit un peu ! Elle a imprégnée certains de mes vêtements (qui vont aller gentiment à la machine demain matin) et quand je suis sorti du bain chaud (qui était incroyablement relaxant et m’a filé une peau d’une douceur incroyable) bah logiquement moi-même je sentais l’eau chaude de Zao-Onsen donc je sentais le soufre.
Maintenant ça donne aussi à la ville une identité incroyable parce que, comme dans certains coins de Beppu par exemple, la vapeur des eaux extrêmement chaudes de la montagne sort de partout – des cours d’eau, des cascade, de la moindre interstice qui le permet. C’est une ville qui fume, et la nuit, en particulier, ça donne une ambiance incroyable.

Allez petit regret là tout de suite: je suis sorti me balader dix minutes / un quart d’heure après le repas, et j’aurais peut-être dû allonger ma marche pour explorer autre chose que la rue commerçante principale. Parce que c’était vraiment une marche incroyable. Les lumières, la vapeur, le fait que les habitants sont chez eux et que les touristes sont pas très présents en ce lundi moche… c’est vraiment la première fois en trois voyages que j’ai eu ce sentiment très cliché d’être dans un décor de cinéma. Je ne pouvais pas croire que ce que j’avais devant moi était réel – j’étais dans une sorte de simulation virtuelle, un rêve très stéréotypé… Assez époustouflant.

Vraiment une journée un peu bizarre, mais pas dans le sens désagréable du terme: une journée où j’aurais pris un téléphérique pour me retrouver seul dans une montagne pris dans un brouillard infini, où j’étais sous le crachin en chemisette hawaienne, où je me serais baigné dans un bain chaud à 50° puant l’oeuf et l’acide, où je me suis pété le bide avec tous les légumes du Japon et où je me suis retrouvé dans une nuit brumeuse et solitaire. Je sens que c’est le genre d’endroit, d’ambiance, que je vais revoir en rêve de temps à autres.
Là aussi, j’espère vraiment revenir à Zao-Onsen avec une météo plus clémente et surtout, pouvoir y rester deux nuits.

Le reste de la soirée se passera surtout emmitouflé dans le futon à regarder la très intéressante vidéo de Misterfox sur la première moitié de carrière de Bigard (j’aime beaucoup le passage où ça parle du défi technique de faire un show comique au Stade de France) et à essayer de dormir du mieux que je peux. Car là c’est un peu le bât qui blesse: je reste vraiment pas fan des futons ! L’oreiller en particulier est vraiment pas adapté, encore moins pour un utilisateur de machine a apnée. Et globalement je trouve la chambre pas très confortable parce que c’est pas vraiment mes standards culturels de confort – je n’aime pas devoir m’asseoir par terre, mes jambes sont vite crampées ou douloureuses, le matelas du futon reste un peu trop dur et prêt du sol… Hélàs ce n’est pas trop pour moi tout ça :(.
Par contre assez rigolo l’expérience des toilettes qui sont communes et en dehors de la chambre – y’a un moment, j’ai dû me lever durant la nuit pour aller pisser, et je revivais le sentiment chelou de quand j’étais gamin, que je dormais chez un pote ou chez mes grands parents, et que je devais « explorer » dans le nord un endroit que je ne connaissais pas tant que ça pour trouver les chiottes. Un sentiment d’isolation et de solitude assez unique, mais qui m’a rendu immédiatement nostalgique. Héhé…
Galerie Jour 10 – Zao-Onsen
Jour 11 – Voyage vers Aomori
C’est une journée qui va aller plutôt vite !
En gros, lever à 8h pour le petit déjeuner qui est, lui aussi, ultra fat.

Du poisson au petit déjeuner jamais j’ai été préparé pour ça 😭😭.
Je mange bien, je me pète le bide de bon matin, je refais mes sacs, je check out en remerciant la famille de son accueil et… je constate qu’il continue de faire moche et gris en ce bon matin de Zao-Onsen. Un coup d’oeil vers la montagne me rend compte que je ne la vois tout simplement pas sous les nuages du coup, allez, j’annule immédiatement mes espoirs de peut-être passer la matinée en hauteur et un peu mieux explorer l’ensemble, pour à la place me rendre au terminal de bus pour récupérer un car direction Yamagata, qui n’allait pas tarder à partir ! Du coup redescente à Yamagata, retour à la très moche gare de la ville, où je vais attendre une petite demie-heure le train pour Sendai, et reprendre donc la ligne Yamagata pour la quatrième fois en trois jours. Pas mal !
(D’ailleurs instant conseil: en vrai, pour faire Yamagata-Sendai, préférez le bus ! Y’en a un qui fait ce trajet via l’autoroute chaque heure, il le fait 20 minutes plus vite que le train, et un peu moins cher de 50 / 100 yens. J’ai tenu à faire le train d’abord parce que je voulais utiliser et rentabiliser mon JR Pass (même si ok, le trajet Yamagata-Sendai en train c’est genre 1400 yens donc pas la mort non plus), mais aussi parce que j’aime bien le décor sur une partie de la ligne.)
(Même si j’imagine que le bus Yamagata-Sendai doit passer par des jolis paysages aussi, enfin bref j’essaierais de tester ça un jour.)

Après 1h30 de train où j’aurais somnolé pendant les trois-quarts en écoutant du 25-ji, Nightcord de (un peu réveillé par Nihil-san, malgré tout), me revoilà donc à Sendai ! Programme de l’escale: bloquer environ 3 heures pour faire les boutiques une dernière fois. Je réserve vite fait un siège sur le shinkansen pour Aomori, je pose mes sacs dans un coin locker, et me voilà donc à faire un chemin très précis pour récupérer des objets d’importance. Le premier me demande donc de prendre le bus pour me rendre à la préfecture de Miyagi. Mais qu’est-ce que je vais foutre au siège de la préfecture de Miyagi me demanderez-vous ? EXCELLENTE QUESTION ! Et bah, on y trouve là-bas une boutique touristique dédiée à Musubimaru, la mascotte de Sendai !

Je crevais d’envie d’avoir une peluche de lui parce que je le trouve trop rigolo, trop mignon et trop stylé en même temps, et j’ai été dévasté de constater qu’aucune boutique de souvenirs dans la gare ne proposait ça. Et après recherche, il n’y a à priori que la boutique située DANS la préfecture qui le propose ! Et comme c’est à 5mn en bus de la gare, je me suis donc permis cette petite escale rapide ! Et effectivement il y’avait bien une boutique avec plein de petits goodies Musubimaru, j’étais ravi ! J’ai donc pu prendre une petite peluche à 1200 yens. Il y’avait un gros modèle à 3400 yens, il était tentant mais hélàs pas transportable facilement donc… tant pis… Et puis j’avais pas de place chez moi pour lui… C’est ce que je me dis pour me rassurer.
Big up à l’employée qui était manifestement agréablement surprise qu’un étranger vienne récupérer une peluche de leur mascotte, elle m’a filée des stickers gratuits j’étais trop refait 🙏…
Après ça temps de descendre le SS !
Ah attendez faut que je précise.
Le SS. Le Sendai Subway. SS. Tout simplement.

En fait je vous avoue qu’encore maintenant je comprends pas pourquoi Google Maps voulait absolument que je prenne le bus quand le métro fait le chemin entre la gare et le siège de la préfecture en moins de temps. Peut-être est-ce juste une différence de tarif, auquel cas c’est compréhensible. Dans tous les cas, je suis de retour dans le quartier de la gare, où j’ai encore 2/3 boutiques à descendre. Avant ça je m’arrête à un Saizeriya, une chaîne assez populaire de family restaurant thématisés bouffes italiennes, où en gros t’es censé manger beaucoup à pas trop cher, avec des commandes via une appli web. Le fonctionnement est assez bien pensé, avec des codes à entrer et des confirmations à faire pour la commande, le tout pour des trucs à des prix effectivement très alléchants, nous encourageant à sur-commander pour se péter le bide. J’avoue que mon combo Doria + poulet frit + foccacia à l’ail + boissons à volonté qui m’a coûté que 1000 yens (donc, encore une fois, 5€50 un truc comme ça), je vais pas dire que c’était de la méga grosse gastronomie (le Doria avait tous les goûts du monde à la fois et une béchamelle un peu digne d’un produit surgelé Findus) mais ça m’a pas mal calé. C’est clairement un endroit populaire pour les familles et les restaurants !

Après ça retour au bâtiment EBeans que vous commencez à bien connaître via ces articles, puisque c’est lui qui regroupe les boutiques « otakus » du centre-ville de Sendai. Mais j’y suis allé d’abord dans l’objectif de visiter un magasin bien précis – Sakazen. Qui est, grosso modo, une chaîne de vêtements spécialisée dans le « plus-size. » Parce que bon si vous êtes obèse comme moi vous savez que trouver de quoi vous habiller au Japon c’est comme trouver un politicien de droite intègre et non-corrompu: c’est en théorie possible, on sait que ça existe, mais en réalité très compliqué à croiser. Bon bah voilà du coup moi j’avais ce souci qui était que je n’avais pas de trucs à manches longues donc il me fallait une sorte de veste, sauf que trouver une veste à ma taille dans les boutiques japonaises « normales » ça allait être très très galère – déjà que je galère pas mal là dessus en France ! J’ai un peu cherché sur internet, ça a pas mal cité Sakazen et effectivement, coup de pot, j’avais bien croisé le magasin lors de mes escalades récentes dans le centre commercial.
Bref, 20mn plus tard, après un dialogue un peu absurde avec une employée douée dans son domaine (elle a immédiatement identifiée ma taille 😭) mais aussi bonne en anglais que moi en japonais, d’autant qu’on s’est rapidement piégés avec des termes qui ne veulent pas toujours dire la même chose dans la mode japonaise – par exemple je cherchais des jacket, mais on est parti dans les vestes de soirée, alors que je cherchais quelque chose pour l’extérieur et les balades… Au final, elle m’a présentée quelque chose qui marchait bien, dont j’étais assez content, qui sera parfait en France aussi pour que je sorte quand les températures sont douces mais pas froides, bref ayé j’ai fait mon premier vrai achat « mode » au Japon, bravo tout le monde. Le reste du budget ira dans les t-shirts pour otaku, évidemment.

Après ça, dernier passage au Lashinbang de Sendai (et dernier passage à une boutique d’occasion spécialisée avant une bonne semaine à priori puisque je pars dans des endroits où il n’y en a tout simplement pas) avant de reprendre mes sacs et de monter dans un shinkansen pas très rempli direction, donc, Shin-Aomori ! Pendant ce temps, comme pour me narguer, le soleil avait commencé à s’installer sur Sendai et pour la première fois je voyais donc enfin le soleil sur la gare – dommage que ça soit quand je parte ! D’ailleurs le soleil m’a bien accompagné pendant tout le voyage en shinkansen, exposant ses beaux rayons à ma fenêtre, illuminant les décors très campagnards du trajet, comportant entre autres des rizières, des rizières, des rizières et, évidemment, des rizières. Bon je suis peut-être un peu de mauvaise foi, j’ai passé l’heure et demie du trajet à tapoter cet article, je n’ai pas trop regardé le décor. Tout ce que je peux vous dire c’est que dès qu’on est arrivé à 10mn d’Aomori le soleil s’est barré et a été remplacé par de la pluie ! Je tiens à dire que je commence à le prendre PERSONNELLEMENT !

Pas encore grand chose à vous dire sur Aomori pour le moment: j’ai juste fait le changement de train à Shin-Aomori pour aller à la gare de Aomori située plus en centre-ville, j’ai marché 10mn sous le crachin et le froid (il faisait 13° quand je suis arrivé ?????), je suis arrivé à mon hôtel, j’ai pris une bonne douche, je suis descendu au Lawson prendre de la merde et nous y voilà. Maintenant on est à Aomori pour quelques temps puisque j’y passe cinq nuits, avec l’ambition de pas mal explorer ce que le système ferroviaire autour de la ville peut permettre – Hirosaki, la côte… et peut-être même un petit séjour très rapide à Hokkaido ? L’espoir est aussi de rester sur un rythme un peu lent et très apaisé, pour une semaine que je veux être surtout sous le signe du repos, loin des grandes folies. Retour à Tokyo dans une semaine, là on va bouger partout avant de prendre l’avion… Mais en attendant, un peu de calme dans une ville qui a l’air, justement, très calme. J’ai un peu regardé la liste des restos ouverts le soir je désespère un peu… On se débrouillera !!
Galerie Jour 11 – Voyage vers Aomori
Donc voilà pour ce cinquième billet ! L’impression ces trois jours d’avoir surtout fait du repérage pour un futur voyage – car vraiment j’espère un jour revisiter Matsushima et Zao-Onsen dans des meilleures conditions météorologiques. Zao-Onsen a quand même réussi à être assez enchanteur et fascinant dans ce contexte donc c’est moins grave, mais Matsushima c’était vraiment une opportunité manquée. C’est des choses qui arrivent, plus qu’à espérer que l’avenir me permettra de repasser !
Allez maintenant que le billet est écrit, qu’un nouvel Atelier a été annoncé pour l’an prochain et que mon horloge indique 0h50, partons se coucher du sommeil des justes pour un repos bien mérité dans un lit plus à mon goût de p’tit français sensible. Bonne nuit les cocos !




































































































Un commentaire
Elsental
Très heureux que cette intrigue de mascotte de Sendai trouve une bonne conclusion. Et trop chouette l’employée !