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[Critiques] Les jeux vidéo de la Vie Réelle

J'ai acquis il y'a maintenant un bon bout de temps une console nommée la Vie Réelle, qui me semble pourtant être dans le milieu du jeu vidéo extrêmement sous médiatisée. Très indie, très underground, elle n'est pourtant pas dénuée de gros hits et il est au final plutôt rare que je croise des gens qui n'ont pas de consoles Vie Réelle chez eux. Mais pour vous je vais revenir sur quelques jeux que j'ai pu essayer ces dernières semaines et qui m'ont soit vendus du rêve, soit pas mal désespères.


PASSER L'ASPIRATEUR



Le scénario est à première vue intéressant et laisse imaginer un jeu de réflexion intéressante: traquer la poussière et les saletés dans tous les coins pour la détruire. Les premiers pas se font plutôt bien: le bruit de la poussière qui part dans les tuyaux est presque relaxant, sauf que bien évidemment le boucan que fait l'aspirateur en lui-même ruine un peu la chose, preuve d'une ambiance sonore assez baclée de la part des développeurs de chez Phillips. Mais le plus gros défaut c'est bien la maniabiltié ! Si après tout on a besoin que de deux contrôles (pousser/tirer et diriger le tuyau), l'aspirateur est très pénible à manier, fait preuve d'une importante lourdeur dans les contrôles et pour être franc on est jamais sûr qu'il puisse faire ce qu'on lui demande. Pire, chercher la poussière à certains endroits comme les coins où les dessous de lits est pratiquement impossible, la faute à des polygones carrées abusifs pour le bout du tuyau. Bref, le jeu aurait pu être amusant et valoir la chandelle mais il n'est qu'une déception d'énorme importance et la preuve que même avec un concept à priori original et intéressant, on est pas obligé de chier de l'or...

FAIRE LA CUISINE



La première fois qu'on lance le jeu on est ABASOURDI par toutes les possibilités offertes par le jeu, pour peu qu'on achète un pack disposant de tous les accessoires nécessaires. On se lance dans sa première recette, enthousiaste, pour vite comprendre que le jeu est une gigantesque arnaque. A quoi bon permettre de faire la cuisine si quasiment tout ce que l'on doit avoir pour jouer est obligatoirement achetable en DLC ? Je veux dire, rien qu'hier j'ai essayé de me faire la recette "Pates au Beurre." Bon à priori ça n'a pas l'air dur dit comme ça. Eh bah croyez le ou non il faut avoir:

  • L'accessoire "casserole" (au moins 600 MSP)
  • L'accessoire "passoire" (autour de 160 MSP)
  • L'accessoire "plaques chauffantes" (souvent offerte avec le jeu)
  • L'accessoire "eau courante" (offerte avec le jeu, mais j'ai vu sur reallifefaqs que suite à certains bugs, certaines personnes devaient l'acheter en option et ça coutaît BONBON. D'autres personnes émettent l'hypothèse que l'usage de cet accessoire est pris sur votre abonnemment Vie Réele Live.)
  • L'ingrédient "Beurre" (120 MSP les 250 grammes)
  • L'ingrédient "Pates" (120 MSP le paquet pour 3 repas - si vous prenez des coquillettes)


On notera d'ailleurs le choix démesuré et inutile de l'ingrédient "pates": que ce soit le modèle "coquilette", "taglioni", "spaghetti" ou "lettres d'alphabet", le gout est à peu près le même et les différences dans le gameplay sont vraiment trop minces pour que ce soit appelé autrement que "grosse arnarque". Bref, j'ai du payer tous les DLC nécessaire pour ces pâtes, et ce juste pour tester le jeu (je suis vraiment une bonne poire) et rien à dire: c'est plutôt chiant. Je sais que j'ai choisi une recette qui possède un niveau de difficulté de 0 sur 6, mais ce n'était vraiment pas fun. Je décris très vite du coup les actions: j'ai mis de l'eau dans la casserole, j'ai attendu cinq minutes que ça bout, j'ai mis les pates dedans, j'ai attendu six à sept minutes que ça cuise et voilà j'ai ensuite mis du sel, mis les pates et l'eau dans la passoire, rajouté le beurre et voilà. Fin de l'histoire. En gros j'ai payé un prix démesuré pour un jeu ou les 3/4 du temps je devais attendre et dont la durée de vie a été de quinze minutes.

A ce prix là je préfère abuser des DLC "Gateaux secs", "Salades froides" et "Manger les restes qui sont dans le frigo", c'est beaucoup moins couteux !

LE METRO PARISIEN

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Un jeu que j'apprécie de plus en plus et que j'affronte de plus en plus régulièrement, pour un prix en plus plutôt modique (autour de 120MSP la partie, ce qui est plutôt convenable, d'autant qu'on peut acheter un abonnement illimité),"Métro Parisien" est un jeu d'exploration très riche, avec des PNJ extrêmement vivants et des nombreux secrets cachés tout au long du jeu. Le niveau de difficulté est en plus énormément changeant, dépendant de l'heure et de la ligne. Entre la ligne 3bis à 14h30 un lundi après midi et la ligne 13 un jeudi matin à 8h00, le niveau est très changeant ce qui fera que quelque soit le challenge qu'on cherche on le trouve. Je serais juste un peu critique sur les graphismes, assez répétitifs - les développeurs ayant été très feignants et foutant les 3/4 du temps la même texture sur les murs qui entourent le métro, et ce même si sur deux/trois lignes, ils offrent des graphismes beaucoup plus variés et, pour le coup, vraiment superbes - et sur les PNJ parfois dotés d'une IA un peu idiote (comme rester bloquer en face de la porte alors que vous comptiez sortir.)
Je note également une extension de jeu IMMENSE nommée "Le réseau RER & Transilien" avec encore plus de bonus et un nouveau niveau de difficulté nommé "survivra tu a la branche nord du RER B alors que tu es seul dans le wagon avec deux personnes mal habillées et qu'il est 23h30".

Néanmoins je dois également être honnête et souligner que le jeu bénéficie de BEAUCOUP d'opérations de maintenance de serveur et que les administrateurs sont parfois extrêmement susceptibles et peuvent kickbanner tout le réseau si vous les avez un peu agressés. Mais globalement, c'est un jeu vraiment très intéressant auquel il ne manque plus - comme la totale ludothèque de Vie Réelle - un système de succès.

Par contre je pense que le fait que je joue sporadiquement à ce jeu fait que je suis loin d'être aussi négatif à son sujet que pas mal d'autres personnes. Mais d'un coté, ceux qui y jouent quasiment deux fois par jour, c'est quand même des fous. Pas étonnant qu'il saturent.

LES ETUDES D'HISTOIRE

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Très enrichissant, ce visual novel plutôt limité dans les choix et les interactions est une compilation de nombreuses histoires et résumés du jeu. Ca paraît à première vue assez facultatif mais c'est quand même assez solide tout du long et on notera l'ensemble de l'univers qui est vraiment extrêmement bien géré, avec globalement peu d'incohérence malgré la quantité ahurissante d'informations inventées pour l'occasion. On regrettera cependant un jeu à la difficulté inégale, proposant des épreuves continues d'une facilité ahurissante mais offrant parfois des examens très casse-gueule où vous avez grosso modo une chance sur deux de vous planter, quelque soit votre niveau de jeu. Un débutant très n00b peut passer avec du pot et vous, vous retrouver au carreau quand même. Et je vais pas nier que parfois, la narration des événements est parfois très barbante et très inégale: certains narrateurs sont très doués, d'autres à la limite de l'étranglement. Il aurait été préférable d'avoir un casting un peu mieux composé et un peu plus égal.

LA GUERRE



Je triche un peu parce que c'est un jeu auquel je n'ai pas encore joué mais qui a quand même l'air assez intense et franchement impressionnant en terme de possibilité, même si hélàs ce jeu à le défaut de faire disparaître pas mal de joueurs mais qu'importe. En fait je trouve très intelligent l'idée de faire varier les serveurs de jeux et d'avoir ouvert y'a maintenant une cinquantaine d'années une guilde qui permettrait aux personnes de tous les pays de participer à ce jeu. Je suis par contre assez critique sur la gestion actuelle du jeu qui traîne depuis maintenant trop longtemps sur les mêmes serveurs (Irak et Afghanistan), ce qui lasse considérablement les joueurs qui participent à ce qui est tout de même un des jeux les plus anciens de la planète et dont la réputation n'est plus à faire. En fait ce qui manque à ce jeu pour redevenir un immanquable est d'avoir la même ambition qu'il y'a soixante ans, où avait été organisé une GIGA partie qui avait utilisé énormément de serveurs à la fois en plus d'un RP de qualité excellemment bien raconté, dont la fin un peu hatée par quelques cheats n'a même pas su égratigner l'immense qualité globale. Du coup je reproche un peu facilement au jeu de se reposer sur ses lauriers et de ne pas tenter de se casser le bec, proposant exactement la même chose que cet épisode, le génocide en moins. Alors que ce dernier élément mettait tout son sel à la chose ! J'ai encore relu quelques logs hier, sérieusement... quelle maestria dans la narration et le rythme du scénario !

ALLER A ROME



Ou comment un jeu avec du potentiel peut être gaché par une Intelligence Artificielle à la limite de l'insultant. Les graphismes sont sympas (bien que peut-être un poil surestimés - je ne comprends pas tout ce foin autour du Panthéon, mais bon) mais les PNJ sont extrêmement boulets. Soit vous allez tomber sur des PNJ touristes qui vous bouchent le passage et parlent pas dans la même langue que vous - comment les développeurs ont pu penser que faire des PNJ qui parlent pas français soit une bonne idée ? Soit vous allez tomber sur des PNJ d'origine incertaine qui vont tenter de vous vendre des trucs - comment les développeurs ont pu penser que foutre des pop ups par millier dans leur jeu soit une bonne idée ? Soit vous allez tomber sur des PNJ italiens qui ont une voiture et là, vous êtes toujours à deux doigts du Game Over ou de la déconnexion sauvage de partie dès que vous traversez la rue. Le level-design est en plus foutrement étrange et je comprends pas vraiment pourquoi on a toujours tenu à choisir ce jeu quand on devait se faire des raids co-ops à 80 au lycée où au collège. Très surestimé donc, et témoin d'un jeu qui n'est là que pour se faire du fric, aux dépends du plaisir du joueur. Préférez lui des destinations comme Florence ou même Caen.

FAIRE CACA

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Avec Rome je parlais de jeu surestimé, avec Faire Caca je parle là de jeu excessivement sous estimé. Tout ça parce que quelques boulets misent tout sur le graphisme, le jeu se tape une réputation de merde sur tous les forums de VieRéelleKult et ce de manière incompréhensible: enfin on va pas demander à ce genre de commaunauté de kevins de réfléchir plus loin que leur nez et de faire autre chose que d'être des ersatz de critiques. Enfin voilà, "Faire Caca" est un des ces jeux nécessaires mais tellement fantastique. Se retrouver assis, pendant 15mn, à méditer avec soi même où à lire un livre, être certain de ne pas être dérangé, profiter un peu du temps qu'il nous est offert. Je le dis net: Faire Caca est un des jeux les plus oniriques et les plus permissifs qu'il m'ait été donné de lire. En plus chaque partie est différente, et c'est quand même quelque chose d'unique dans notre monde actuel. Bref je ne vais pas aller plus loin en superlatifs et compagnie: Faire Caca est un jeu immanquable, et bien plus encore.

FAIRE DU KARAOKÉ A L'EPITA

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Voilà un des jeux les plus addictifs qu'il puisse être. Malgré une interface très sommaire (une ligne avec les paroles, un truc pour vous dire quelle syllabe chanter et une vidéo qui passe derrière), on possède là un des jeux les plus agréables, qu'il est toutefois nécessaire de faire en multijoueur pour saisir toute la portée émotionnelle. On notera vraiment les mises à jours régulières - et gratuites -, le prix d'entrée lui-même étant souvent gratuit où inclus dans le prix d'un billet global, ce qui en fait quelque chose de vraiment cheap mais pourtant d'extrême qualité. Je regrette juste que son statut de jeu indy l'empêche d'être connu des plus grandes masses. D'ailleurs demain soir et toute la nuit aura lieu une grosse session multiplayer, si ça vous tente, j'y serais !

JOUER A LA XBOX 360



Je ne comprends vraiment pas toute la hype autour de ce jeu. Déjà qu'il coûte très cher, mais en plus il OSE SE PERMETTRE de nous faire payer en DLC TOUS les mini-jeux, et parfois là encore à des prix exhorbitants ! Ok, il y'a peut-être des mini-jeux qui sont d'une qualité tellement travaillée que la Vie Réelle elle-même ne vaut rien par rapport à eux, mais sérieusement c'est quand même une gigantesque arnaque ! Surtout que contrairement aux autre jeux qui possèdent tous des gameplays simples, les mini jeux Xbox 360 nécessitent d'utiliser une manette inutilement compliquée ! Bref, je reste encore extrêment dubitatif face au succès de ces "mini-jeux vidéo" et je pense même sérieusement qu'a long terme, ce genre de chose peut tuer le monde du jeu vidéo, comme un cancer: c'est même une évidence ! Mais non, il y'a encore beaucoup de boulets qui pensent que c'est une "révolution", je me gausse. Savent-ils au moins le mal qu'ils font au VRAI jeu vidéo ?


Pas de JLNV cette semaine. Par contre surveillez le Velvet Video Burger, j'y publierais quelque chose sans doute dans la semaine.

Bully: Scolarship Edition - Oldschool of the dead

Y'a un truc qui m'agace un peu et que j'entend tout le temps, c'est le fait que tous les jeux Rockstar se retrouvent à un moment où à un autre irrémédiablement titulaires de l'étiquette "par les créateurs de Grand Theft Auto". qu'ils se nomment Red Dead Redemption, Manhunt, Table Tennis ou bien encore The Warriors. Le problème, et vous le savez sans doute déjà, c'est qu'il existe plusieurs studios Rockstar éparpilles à travers le monde. Ainsi il est toujours très étonnant d'apprendre que le studio Rockstar North, responsable des GTA est basé... à Edinbourg, en Ecosse ! On doit la saga des Red Dead à Rockstar San Diego (là par contre ça surprend moins) a qui on doit également le très sous-estimé Smuggler's Run ou les Midnight Club ; The Warriors est dû à Rockstar Toronto et Rockstar Vancouver est donc le responsable de ''Bully' !

Et après cette introduction tout en didacticiel qui n'a aucun rapport avec le sujet et qui est juste là pour vous apprendre des trucs que vous savez sans doute déjà, on va pouvoir parler de Bully. Le jeu a déjà 4 ans dans les pattes mais on ne lui en veut pas tellement, il est tellement... unique. Des défauts, des qualités, une personnalité, une ambiance. Pas le genre de jeu qu'on voit tous les jours, et c'est tout à son honneur.

Notez qu'il regarde dans les yeux

E3 2010 - Nintendo a engagé le Père Noël et ce dernier TE BRANLE LA NOUILLE

Le titre est évidemment une reprise telle quelle du strip de Penny Arcade.. mais en français (cette évidence.)

Oh mon dieu, l'E3 est passé ! Il y'a dix ans, cet événement était surtout pour moi le grand questionnement du "eh mais pourquoi y'a plein de previews et de news dans le numéro de mai, ah c'est parce que y'a un salon ha ok je sais pas c'est quoi, retournons détruire la ville de la démo de G Police pour se muscler le cerveau", et maintenant c'est pour moi du SERIEUX, du OH MON DIEU GRÂCE A INTERNET JE PEUX DEVENIR COMME UN JOURNALISTE, MAIS EN MIEUX, PARCE QUE MOI J'AI PAS RECU DE XBOX 360 GRATUITEMENT, HAHAHA JE SUIS INCORRUPTIBLE et aussi parce que les diverses conférences à suivre en live sont toujours un bon moment soit de se faire un peu rêver et de se surprendre à envisager acheter des jeux pour lequel on aurait jamais pensé avoir ne serait-ce qu'une demi-molle, soit de se laisser surprendre par le cours de la conférence et les différentes surprises, soit de se faire chier devant une petite fille qui passe dix minutes à caresser un tigre virtuel et non je ne parle pas de ma bite, où soit de s'éclater entre potes sur mumble à commenter comme des gros beaufs tout ce qui se passe, à troller comme pas permis où à gueuler le nom du jeu dont on voit le trailer passer en faisant genre c'est l'événement de toute une vie.

Et au final ? Bah cet E3 2010 et les conférences ont eues des hauts, des bas, mais aussi et surtout du rire, de l'éclate, des bâillements, du rêve, beaucoup de rêve, des tas de promesses et un étrange retournement de situation.

Et on ne parle pas forcément de hentai

365 jours de jeu vidéo ~ 2009/2010

Ca n'en finit pas de poster ces derniers temps sur le blog ! Ce qui est paradoxal ! Enfin c'est assez normal puisque ce post a été écrit une semaine avant que le lisiez ! Pratique petite fonction "programmé" ! Bref, blague à part, voici l'édition 2009/2010 du bilan vidéoludique de Néant Vert. Comme d'habitude toujours les mêmes: les douzes mois de l'année, chaque mois la description, les souvenirs et les impressions d'un jeu vidéo qui aura marqué ce mois là pour ma poire puis on reviendra de manière beaucoup plus lapidaire sur plein d'autres jeux à la fin de l'article. Bon, inutile de le dire, cette année j'ai commencé à avoir quelques revenus autres qu'argent de poche et compagnie (l'entrée dans la vie adulte, yeah !), donc du coup le nombre de jeu vidéo s'est vite accéléré dans les derniers mois alors que la première partie de l'année bah j'en chiais pour juste m'acheter un jeu. Mais bref, revenons donc sur une année assez faste, surtout pour tout ce qui est next gen !

Mai
Fallout 3 - Xbox360
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J'avais tenté un jour de me mettre au premier Fallout, et hélàs ce fut un certain insuccès. N'étant pas un fan du jeu sur pc de base, l'aspect un peu viellot du jeu avait mis fin à ma motivation déjà assez chancelante, et c'est bien terrible. Puis voilà, quelques mois plus tard, je trouve un Fallout 3 d'occasion à pas trop cher et euh... j'en profite pour le prendre. Ne me demandez pas pourquoi, je m'étais dit que ça pouvait être une bonne expérience. Et la bonne nouvelle ? Ce fut une bonne expérience !

Plus que le scénario (assez faiblard au final, mais bon, peut-on en demander plus à Bethesda), c'est vraiment l'immersion dans l'univers que j'ai apprécié du début à la fin. La vue FPS contribue ainsi énormement, mais il n'y a pas que cet élément qui rentre en jeu, cet univers situé dans un Washington post-apocalyptique se révélait lui même très attachant et l'explorer était un vrai ravissement, d'autant qu'on y retrouve pas les mêmes tares que les autres mondes de Bethesda que j'ai pu parcourir ici où là (note: je donne mon avis sur Oblivion à la fin du post, il n'est pas très bon), avec un monde qui n'abuse pas trop des reliefs, ce qui offre des balades "aisées", le métro, les nombreuses zones à PNJ, le fait qu'il se passe toujours quelque chose... Les PNJ et les quêtes annexes fonctionnaient elles aussi très bien, avec la possibilité de les finir de plusieurs façons, ce qui n'était pas du luxe. J'ai donc passé beaucoup de temps à compléter le jeu, jusqu'a arriver au level 20, avec un excellent karma, avec toutes les quêtes annexes terminées et la carte explorée à fond. Cela a tout de même pris un peu de temps (une vingtaine, une trentaine d'heure ? Je sais plus trop.) mais témoigne bien d'un certain investissement. Par contre, refaire une seconde partie dans la foulée n'a pas forcément aussi bien marché: difficile de s'y remettre ou de refaire le jeu, malgré les possibilités affichées. Et puis c'était sympa de la part de Bethesda de proposer une vue à la troisième personne mais sérieusement, un personnage avec un balai dans le cul...

Maintenant, la motivation pourrait être de choper un ou deux DLC (je sais déjà que Anchorage et Mother Zêta valent pas un clou, et que Broken Steel et Lookout sont eux un peu plus intéressants: je verrais) mais cela redemander le temps de s'y réattaquer... ce que je ne compte pas faire dès maintenant en fait.

Ok I am Off

Lundi, pfeuuu c'est mon tour, dire que quand vous lirez cet article je serais déjà en train de bosser en priant pour voir la fin de ma journée arriver bien vite. Galère ... Comme quelqu'un l'a dit, le lundi au soleil, un truc que je n'aurais (plus) jamais enfin bref.

En manque d'inspiration chronique j'ai honteusement choisi de vous pondre un article sur une série qui à reçu un trop grand nombre d'avis positifs et enjoués de la communauté Thaliste.

Notamment ceux venant du proprio de ce blog (L'individu allant jusqu'à faire une webradio portant le nom d’une des héroines), il s'agit évidemment de K-On dont la deuxième saison est en cours à ce jour.

Sujet à troll puant et dégoulinant je compte bien ici atteindre et dépasser le quota de commentaire atteint par feu Dance in the Vampire Bund.

This is gonna be Legend ...... wait for it !

L'autre Pandora


Gib, in.

Troisième jour de la semaine thaliste, pour laquelle j'ai un peu hésité avant de m'arrêter sur un sujet précis. J'aurais pu vous parler de jeux de rôles papier, de jeux indépendants, de rabattants à chiottes, ou essayer de vous démontrer par A + B pourquoi le catch c'est énorme. Mais au final c'est de Borderlands, le jeu de 2K et Gearbox sorti fin 2009 dont je vais essayer de vous démontrer l'absolue supériorité. J'ai, je crois, accouché au final d'un petit pavé, mais comme je suis tout seul aujourd'hui sur le planning presque militaire de la semaine thaliste, et bien je me venge en écrivant pour deux. Je précise que je me suis appliqué à ne pas spoiler d'éléments importants dans l'article, aussi est il plutôt destiné aux gens n'ayant jamais joué au jeu. Mais toi, vieux briscard blasé du jeu vidéo qui me lit en ce moment et qui a déjà fini le jeu quarante fois, lis quand même, et commente, afin que je puisse gagner le concours implicite de la semaine thaliste en récoltant le maximum de commentaires ( même si Helia et son article sur la cinétique mammaire ont placé la barre assez haut ).


a Little Big Story...

"Je te dis, je suis tendus à mort c'est mon premier billet evar et...Comment je suis déjà à l'antenne!?"

*lache son anti-stress yukkuri en panique, attrape ses lunettes de soleil à la Kamina et les plaque sur son nez*

Bonsoir Je m'appelle Deity Link, je suis un Carapuce parlant qui mord tout ce qui passe à sa portée. Vous m'avez déjà vu dans des séries comme Touhou pour la vie, ou Mon manoir en Gensokyo, ou encore You just lost The Game!

J'aurais changé 5 fois d'avis dans la même journée au sujet de ce dont j'allais parler. D'abord Touhou, que j'ai écarté parce qu'en fait ya vraiment rien à dire de nouveau dessus, ensuite Pokémon que j'ai écarté par manque d'inspiration, puis la communauté des fans de japanim en France que j'ai écarté par manque de motivation...ensuite Starcraft avec quoi j'ai un lien assez particulier depuis un mois... Mais nan, finalement cet article portera bien sur un jeu video, mais pas un jeu récent. J'ai décidé de vous raconter l'histoire du jeu qui m'a rendu amoureux des jeux vidéos en général.

Chers internautes, je vous présente Little Big Adventure, crée par feu Adeline Software International (racheté puis abandonné par Sega)

LBA1artwork oui, 1994 ça date.

Clock Tower

clockcover

Comme je vous avais prévenu sur Thalie, je vais profiter de cette semaine thaliste pour promouvoir un jeu de QUALITÉ. Ce jeu vidéo de QUALITÉ c'est Clock Tower, l'un des premiers survival-horror et l'un des jeux vidéos les plus effrayants EVAR §§§

Clock Tower c'est avant tout un jeu Snes ( ou Super Nintendo pour les perfectionnistes ou Super Famicom pour le puriste qui m'envoie une lettre d'insulte car le jeu n'est jamais sorti en occident ou Syndicat National des Enseignants du Second dégré pour le français moyen qui s'est retrouvé là par hasard) sorti au pays de ceux qui bossent 25 heures sur 24 pour se payer du poisson cru ( ou le Japon pour ceux qui ne comprennent pas cette subtile paraphrase ) fin 1995 ( ou le 14 mai 1995 pour Kitsu Chiri ). Je préviens tout de suite les deux next-gen/HD/3D whore qui sont sur le point de s'évanouir que, malgré une réalisation graphique évidemment en deçà des standards actuels ( et même d'autres jeux de la même époque ), cela ne rend pas pour autant le jeu "moche" et il faut faire preuve de mauvaise volonté pour être rebuté par l'aspect graphique du jeu.

Avant de parler du jeu en lui-même, il faut évoquer le scénario qui n'est pas exceptionnel mais qui a au moins le mérite d'exister et d'inclure un gros plot twist pendant le jeu. Le joueur incarne Jennifer une jeune fille de 14 ans qui est orpheline ( oui c'est un cliché mais ça a une certaine importance dans le scénario). Jennifer et trois amies, orphelines elles aussi, vont être adoptées par Simon Barrows, un noble qui possède un manoir donnant son nom au jeu. Arrivées au manoir, Mrs Mary, leur tutrice, va s'étonner de l'absence de Barrows et elle va aller le chercher. voix off de reportage Et là, c'est le drame. /voix off de reportage Par une incroyable facilité scénaristique, le moment que va choisir jennifer pour aller chercher Mrs Mary qui n'est toujours pas revenue est celui que vont choisir les trois autres filles pour disparaître mystérieusement. C'est après avoir entendu leurs cris que le cauchemar commence.

Dès que vous prendrez le contrôle de Jennifer vous allez vous rendre compte que le gameplay est loin d'être évident. Il ressemble à celui d'un point and click : la croix directionnelle sert à déplacer un curseur qui change de forme lorsque Jennifer peut interargir avec un objet. Ensuite, il suffit d'appuyer sur Y pour que Jennifer interagisse avec l'objet sélectionné. Si aucun objet n'est sélectionné Jennifer marche dans la direction que vous lui avez indiqué. L'autre bouton le plus utile est le bouton B, dans des conditions normales il ne sert à rien mais lorsque le portrait de Jennifer (qui est toujours affihé sur l'écran) clignote, c'est-à-dire lorsqu'elle est dans une situation où elle risque sa vie, il faut le bourriner comme un shmuppeur fou pour réussir à survivre. Ces phases de bourrinage viril peuvent être rendues plus ou moins difficiles selon la couleur derrière le portrait de Jennifer. Elle peut changer en allant du bleu (état normal) au rouge (panique intense) si Jennifer a peur ou fait un effort physique ( notamment lorsqu'elle court).

clocktower01

Après s'être habitué à ces contrôles on peut apprécier pleinement le jeu. Mais apprécier n'est sûrement pas le terme le plus approprié car pendant tout le jeu vous allez avoir PEUR. En effet, contrairement à la plupart des survival-horror actuels dans lesquels vous jouez un héros au corps d'athlète équipé de diverses armes à feu, dans Clock Tower vous jouez une jeune fille sans aucun moyen de se défendre contre le scissorman, un gamin difforme armé d'une paire de ciseaux géante. Ici, si vous voulez survivre, vous n'avez que vos jambes pour courir et votre cerveau pour réfléchir au meilleur moyen d'échapper au scissorman qui peut apparaître n'importe quand et de n'importe où. Une fois que la poursuite aura commencé votre seule chance de lui échapper sera de trouver un moyen de se cacher (ou de profiter de votre connaissance du jeu pour se rendre dans une des pièces dans lesquelles le scissorman n'apparaît jamais). Les phases de poursuite sont rendues plus angoissantes encore par leur musique, c'est d'ailleurs l'un des rares moments pendant lequel il y a de la musique.

Heureusement, une partie ne dure que peu de temps car le jeu se finit très rapidement, ile ne dure pas plus de deux ou trois heures voire moins si vous le connaissez bien. Mais la durée de vie reste correcte car il n'y a non pas une, pas deux mais NEUF fins différentes (quatre bonnes, quatre mauvaises et la fin cachée qui fait office de perfect end). En plus de cette débauche de fins les développeurs ont eu une idée simple mais très ingénieuse : utiliser le hasard. En effet, au début de chaque partie, la magie de l'aléatoire permet de faire en sorte que les pièces ne soient pas toujours au même endroit, que certains objets apparaissent ou n'apparaissent pas et même que certains évènements n'arrivent pas toujours. Et cette idée de génie, même si son application est assez limitée, permet de faire en sorte que deux parties consécutives ne se ressemblent pas et justifie l'obtention des neuf fins.

Je pense donc qu'après avoir lu cet article vous comprenez pourquoi Clock Tower est THE survival-horror et pourquoi vous devez vous ruer dessus tout de suite. Pour y jouer il y a deux solutions:

  • si vous parlez japonais et vous avez une Super Famicom (soit 0,001% des lecteurs de cet article), il suffit d'acheter le jeu original au Japon
  • si vous parlez anglais, vous pouvez vous tourner vers l'emulation car Aeon Genesis a publié un patch de traduction en anglais (je vous encourage d'ailleurs à vous intéresser à la liste de jeux qu'ils ont traduit car elle comporte des jeux très intéressants). Je vous laisse trouver la ROM sur votre site d'emulation préféré. Pour que la ROM soit traduite vous pouvez soit la télécharger déjà patchée soit la patcher vous-même avec l'utilitaire LunarIPS.

Si vous voulez plus d'informations sur le jeu, ses différentes versions et ses suites allez sur clocktower.fr, le site francophone de référence sur la série ou sur Don't cry Jennifer si vous n'êtes pas anglophobe.

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